Le gâteau de riz
Je vous en ai déjà parlé, Jean Poirotte (papa), adore faire la cuisine (ici)
Vendredi 3 novembre, l’heure est grave, il lui vient à l’esprit de manger un gâteau de riz. Manque de bol, Mrs Bibelot s’esbigne avec une amie en séjour chez eux pour quelques jours, afin d’aller faire les boutiques et probablement éviter de faire le gâteau elle-même. Elle lui précise tout de même “la recette est dans le placard de droite au dessus des plaques gaz”.
Je suis arrivée à la fin de ce grand moment de l’histoire culinaire et je ne suis pas restée dîner, ayant des choses importantes à faire (pas l’envie de goûter la chose).
Ma mère est comme moi, (enfin je tiens d’elle) quand elle a fait un plat une fois elle se souvient de la marche à suivre. Comme moi elle note sur un papier les ingrédients et point barre + quelques codes éventuels que nul ne saurait décrypter et c’est à cause de cela que sa grand mère a emporté dans la tombe son exquise recette de rillettes de lapin… (quelle famille !)
Jean Poirotte s’est donc retrouvé avec un papier sur lequel était inscrit “180 g de riz, 1 litre de lait, 150 grammes de sucre etc…“.
En avant pour trouver le riz (au lieu de chercher un livre de recettes). Comme elle savait elle, qu’il faut du riz rond, elle ne l’a pas précisé sur le papier (d’ailleurs tout le monde sait cela). Jean Poirotte a donc fait cuire de l’incollable de chez l’eusse-tu cru dans le lait avec le sucre. Il a sorti un moule et s’est rappelé qu’il fallait faire un caramel (non indiqué sur le papier non plus, faisant certainement partie du etc… ce sont les proportions du riz au lait dont Mrs Bibelot ne se souvient jamais). Quand je suis arrivée il était en train de se brûler les doigts avec le moule en y répandant le caramel (c’est chaud).
Puis le dialogue du siècle : Elle/lui :
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Où diable as-tu mis les raisins secs qui trempent dans le rhum ?
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Quels raisins secs ? putain ça brûle ce truc ! passe moi un dessous de plat viiiite !
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Tu sais bien qu’on met des raisins secs dans le gâteau de riz ! Remarque ça tombe bien, il n’y en a plus… Tiens le voilà ton dessous de plat fait gaffe à ma nappe.
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Tu ne met pas toujours de raisins, ta grand mère n’en mettait jamais, d’ailleurs ce n’est pas écrit sur le papier
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Et dis-moi qu’as-tu pris comme riz ? Il a une drôle d’allure ton riz au lait, arrête il y a assez de caramel et fais attention à ma nappe !
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J’ai pris le paquet de riz dans le placard de gauche
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Mais non pas celui là, il faut du riz rond pour le riz au lait, pas du riz long !
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Et il est où ton riz rond à riz au lait ?
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Dans l’arrière cuisine sur l’étagère de gauche, tu sais bien qu’il faut du riz rond, tout le monde sait cela
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…
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Bon maintenant il te faut battre les oeufs en omelette
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Quels oeufs ?
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Ceux qu’il faut mettre pour que le gâteau tienne ! Il en faut 4
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(moi) : non 6 : 4 entiers + 2 jaunes
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Ah zut il n’en reste plus que 2. Comment cela se fait que je nous laisse manquer d’oeufs? Bon bah ça ira avec 2.
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Je bats les oeufs et j’en fais quoi ?
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Tu les mélange au riz refroidi ou tiède, tu mets dans le moule et tu fais cuire (soupir)
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45 minutes plus tard : c’est bon, tu peux sortir le gâteau du four
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Il a une drôle de tête on dirait du riz au lait tout simple !
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Evidemment il n’y avait pas assez d’oeufs. Ca nous fera du riz au caramel…
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….
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Tu ne reste pas dîner ma chérie ?
La vie n’est qu’un long calvaire ! (et oui je sais je fais partie d’une famille un peu originale, c’est ce qui fait tout son charme)




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