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Conne, et incompétente en plus !!!!

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En 2009, je vous avais raconté mes mésaventures avec une dermato désagréable que je m’étais promis de ne jamais retourner voir (ICI).

Pendant qu’elle s’apprêtait, à ma demande, à me retirer un ou deux kystes à la tronçonneuse, l’air mauvais, je lui avais montré 3 grains de beauté, deux sous l’oeil gauche, le troisième sur l’aile du nez, pas loin du coin du même oeil.

Ce n’est rien du tout” m’avait-elle répondu toujours aussi peu aimable.

La consultation avait duré environ 10 minutes, et encore, en comptant le temps passé à rédiger les ordonnances.

Cette année, je me suis décidée à retourner voir mon ancien dermato, pour la révision visite annuelle des grains de beauté ou autres trucs pouvant être suspects. Bonne nouvelle, il n’est plus autant débordé qu’avant (d’où mon infidélité de 2009), car il a pris une assistante qui m’a reçue très gentiment et très professionnellement.

Elle m’a regardé le cuir chevelu et a démentit le diagnostic de l’autre d’il y a 2 ans et demi, alors que je me suis littéralement ruinée en produits qui ne servaient à RIEN (si j’aurais sû, j’aurais écouté mon pharmacien…). Il n’y avait pas de dermite machin, ni de carence en fer, encore que le fer ne peut pas faire de mal. Par contre on peut me rescaper la chevelure à moindre frais et efficacement. C’était la bonne nouvelle.

Elle m’a fait déshabiller pour constater que je n’avais rien de louche sur le corps, après m’avoir dit “ça par contre, c’est à retirer, et en urgence”.

“Ca” c’était le grain de beauté au niveau du coin de l’oeil gauche. Qui justement a grandi un peu depuis qu’un moustique m’a piqué juste dessus à la Grande Motte. Je m’étais grattée la nuit, cela avait saigné, et depuis il n’avait plus la même tronche.

Elle ne comprend pas que deux ans plus tôt, on ne m’ait pas précisé que c’était à retirer, sans urgence, alors que maintenant, c’est le cas (l’urgence).

Comme elle n’a pas le temps de pratiquer l’intervention, RV est pris la semaine suivante avec son confrère qui adore nous charcuter ou nous cramer des trucs (un homme charmant et plein d’humour en fait, mais sa vraie vocation devait être chirurgien…).

Qui me confirme, alors que je tremblotte des genoux le jour fixé pour l’excision de la bête, que c’est bel et bien à retirer, que cela n’a pas poussé en quelques mois, et quand c’est que la bête a été vue pour l’avant-dernière fois ?

  • “Il y a deux ans et demi”
  • “Et on ne vous a rien dit ?”
  • “Si, que ce n’était rien…”
  • “Et qui vous a dit que ce n’était rien ?”
  • “Madame de la conne”
  • AH ! CELLE-LA !!!

Déjà son associée avait eu l’air très mécontente, là, il n’en rajoute pas, mais il pense tellement fort que je l’entends… Il consulte ma fiche. La dernière fois que je l’avais vu, en 2007, la bête n’existait pas.

Et malheureusement pour moi, c’est désormais trop proche du coin de l’oeil pour lui, et il va m’adresser à un chirurgien plasticien. Cela doit être fait sous anesthésie générale et avec une technique que lui n’a pas. Maman a vécu la même chose, et je tremble de trouille pour mon porte monnaie anorexique et les complications post-opératoires que je ne manquerai pas de faire…

Je lui expose mes soucis et il appelle un de ses confrères plasticien du côté de Chartres, dont il sait qu’il ne me loupera pas, et qu’il ne m’assassinera pas non plus…

Que j’ai donc consulté ce 11 janvier.

Il m’a bien expliqué ce que c’était, (un carcinome basocellulaire) qu’il fallait enlever cela vite mais qu’il était encore temps, avant que cela ne creuse (glups !) ou ne s’étende vraiment aux glandes lacrymales (reglups) ou à l’oeil, mais que lui, peut faire cela sous anesthésie locale.

Bref il est plus que temps pour m’éviter une vilaine cicatrice.

Ouf pour l’anesthésie locale, parce que moi, j’avais déjà commencé à refaire mon testament. Comme quand je prends l’avion…

C’est donc un sale truc, qu’il faut retirer dès qu’on l’aperçoit, avant qu’il ne grossisse, qui ne tue pas, mais peut détruire les tissus proches et même l’os, nécessitant après, une réelle intervention de chirurgie reconstructrice.

“Et sauf le respect que je dois à mes confrères d’ordinaire, cette dermatologue d’il y a deux ans et quelques, est une conne incompétente qui, je l’espère, ne sévit plus !”

Au revoir monsieur et à très bientôt, puisqu’il précise à sa secrétaire devant moi, qu’elle doit me trouver un créneau rapidement.

3 personnes tout de même pour taxer l’autre d’incompétente !

Je sais qui sera ma cible, la prochaine fois que je rêverai que j’abats quelqu’un avec un flingue (j’ai un mauvais fond sans doute).

Ce ne sera pas Truchon !

La vie n’est qu’un long calvaire !!!

PS : n’allez pas voir comme je l’ai fait, à quoi cela ressemble quand c’est déjà très évolué, vous allez tomber dans les pommes… Le mien n’en est pas là, heureusement, mais j’en veux tout de même terriblement à cette femme…

Posté le 11 janvier '12 par Calpurnia, dans Coup de gueule, Crise de nerf, Histoire de sorcière. 24 Commentaires.

Relique des Galeries Lafayette…

relique-copierCeci est une relique.

Si, si, vous avez l’honneur et l’avantage (je vous gâte) de voir de vos yeux éblouis (et les miens donc…), le scan d’une relique.

Un morceau de relique devrais-je dire pour être plus exacte (je suis très pointilleuse sur mon blog, sinon, je ne sais toujours pas ce que j’ai pu faire de ma boîte…).

Comme il y a des milliers de morceaux de la vraie croix, que du coup, la vraiment vraie devait faire 20 km de haut sur 10 de large, je ne vois pas pourquoi cette relique là, dont je vais vous parler incessamment sous peu, et même avant, n’aurait pas été divisées en plusieurs morceaux.

Mes filles auront probablement reconnu d’un seul regard , avec celui-ci s’embrumant d’un coup, un motif et les couleurs d’une relique familiale.

Une serviette de toilette grand format !

L’histoire sera plus belle racontée à l’envers.

J’y tiens.

DONC :

  • Maman arrive il y a quelques semaines, avec son linge qu’elle vient de détendre. Il vous faut savoir que pour elle je suis incapable d’étendre et de détendre le linge. Quand j’entends le lave linge vrombir je fuis me réfugies dans mes sukodu qui m’énervent parce que j’ai des raisons d’avoir du mal à me concentrer.
  • Elle pose sur la table une serviette de toilette grand format, mais quelque peu abimée, et la contemple, désolée…
  • “Regarde Coraline, cette serviette de toilette a été acheté par ma petite maman en 1955 aux galeries Lafayette, et voila qu’elle est foutue“.
  • Mon coeur se serre. Je fais l’indifférente parce qu’effectivement la serviette de bain a mauvaise mine et que mon style serait de dire “fais des chiffons avec”. Mais, j’ai toujours vu cette serviette chez ma grand-mère (réservée aux invités) et depuis sa disparition, chez maman, (toujours réservée aux invités).
  • Et là voila foutue.
  • Maman, regarde en elle-même ce jour de 1955 où elle était avec sa mère aux Galeries Lafayette et où elles ont choisi cette serviette particulière.
  • Parce que le scan ne rend pas bien, mais elle était très belle.
  • On ne peut compter sur personne. La qualité n’est plus ce qu’elle était. Une serviette de bain qui vous lâche en 2011 alors qu’elle a été achetée en 1955, c’est un scandale.
  • Maman s’empare de la chose pour la déchirer.
  • Mon coeur se serre je m’insurge. “Mais maman, il n’y a que ce morceau là qui est abimé, je t’assure que tu peux rescaper cette serviette d’un seul coup de machine à coudre”
  • “Ah, tu es sûre ?” (espoir)
  • Mais oui, il y a juste à couper le bas et à en faire des chiffons, mais le reste est encore en parfait état (quoiqu’un peu délavé).
  • Tu vas m’aider pour la découpe, je ne veux pas perdre un seul morceau de ce qui se porte encore bien (quoiqu’un peu délavé).
  • Chose faite.
  • Vous avez donc eu droit à un morceau qui va terminer en chiffons encore que Mrs Bibelot soit capable de mettre les morceaux chiffons dans un truc qui s’appelle “coffre contenant des objets de valeur”

Le lendemain matin en me levant, j’ai trouvé Mrs Bibelot en train de faire vrombir sa machine à coudre.

Un ourlet pour la serviette rescapée de la mort, et deux gants de toilettes faits dans ce qu’il restait…

Il m’a fallu le lui promettre :

Moi vivante, jamais cette relique ne serait jetée. Limite si je n’ai pas le choix, j’en fais son linceul.

Ca ne va pas la tête ? et MES souvenirs ???

Donc, je repasse le flambeau aux filles. Qu’elles ne me remercient pas, c’est gratuit.

La vie n’est qu’un long calvaire…

Parce que maintenant de peur que les reliques ne s’usent, elles sont planquées bien à l’abri dans les placards oh combien nombreux de maman.

Je suis la seule à savoir où… (tiens, une mitraillette ?)

Posté le 9 janvier '12 par Calpurnia, dans Histoire de sorcière. 10 Commentaires.

La dent de Mrs Bibelot…

Mal aux dents

Pendant l’hospitalisation de papa à Montpellier, un beau matin pendant notre séjour, je me suis levée pour trouver Mrs Bibelot se tenant la joue et n’ayant pas dormi, parce qu’elle avait souffert d’une dent toute la nuit.

Elle avait une magnifique boufigue qui ne devait rien à un fameux sorbet aux fruits rouges* et j’ai pris immédiatement l’annuaire de la Grande Motte pour lui prendre un RV en urgence chez un dentiste.

Malgré ses protestations…

  • Mais quand est-ce que je vais trouver le temps d’aller chez le dentiste ? (je découvrais soudain et je n’avais pas fini de le constater, mais ma mère n’a jamais le temps…)
  • Je prends RV pour dans une heure…
  • Ah mais non, ça va passer tout seul, et puis dans cette avenue il est très difficile de se garer.
  • Qu’est-ce que ça peut faire puisque je t’emmène ? Je tournerais éventuellement, en t’attendant.

Elle avait un abcès balèze et bien évidemment, la dentiste n’a touché à rien, lui a prescrit des antibio + une radio panoramique, car Mrs Bibelot avait souffert d’une autre dent 3 mois plus tôt.

Là, maman m’a fait la totale.

  • Prendre RV pour une radio : “pas le temps avec tout ce que j’ai à faire“, le “tout” restant parfois nébuleux pour moi
  • Le 3ème jour, elle m’annonce d’un ton victorieux qu’elle en a terminé avec ses antibios.
  • Je contrôle l’ordonnance car il me semblait que le traitement durait 6 jours : elle a pris double dose.
  • J’appelle la dentiste car maman n’a pas le temps.
  • Cette dernière s’alarme pour l’estomac de maman, insiste bien pour que le traitement dure 6 jours comme prescrit, et faxe une nouvelle ordonnance au pharmacien.
  • Comme maman n’a pas le temps, je vais prendre livraison des antibios.

Le temps passe, la radio n’est toujours pas faite car maman n’a pas le temps, et juste avant Noël, je la trouve un beau matin, se tenant la joue, en me précisant qu’elle n’a pas dormi de la nuit, parce qu’elle a souffert de sa dent d’une manière abominable.

Là encore, elle a une boufigue magnifique, qui n’est toujours pas due à l’absorption d’un fameux sorbet aux fruits rouges*.

Comme elle n’a pas le temps de passer plusieurs appels, je m’en charge et lui décroche un RV pour 11 H 45. C’est malin, on ne pourra pas manger à midi pétant.

Mais bon, elle y va, et prend scrupuleusement ses antibiotiques, dont l’un lui donne des nausées et des aigreurs d’estomac qui la rendent assez insupportable. D’un autre côté je la comprends, mais elle refuse de prendre ce qu’il faut pour se soulager, parce qu’elle n’a pas le temps de chercher le fameux sorbet aux fruits rouges médoc qui théoriquement est donné maintenant avec d’autres, pour justement mettre l’estomac à l’abri, et dont elle sait en avoir une boîte.

Nous sommes tous soulagés quand elle termine son traitement, car la voir mourante à longueur de journée, avec tout ce qu’elle a à faire, est assez insupportable.

Sauf que…

Ben la dent étant foutue, il faut l’arracher lui a dit le dentiste, comme celui de la Grande Motte d’ailleurs… Donc elle devait prendre RV le plus rapidement possible après les fêtes (et la fin du traitement), pour faire arracher cette molaire du fond, et résoudre le problème.

Mercredi 4 janvier, le dentiste téléphone.

  • Ah bah non, je ne peux pas en ce moment, mon mari est rentré à la maison après une longue hospitalisation, et je ne peux absolument pas le laisser tout seul.

Regard de papa…

  • Ma chérie tu n’es pas raisonnable, je ne vois pas pourquoi tu n’as pas pris RV, je peux très bien rester tout seul comme ce matin quand tu es allée en courses, et en cas de besoin, Coraline est là (comme Grouprama).
  • Ah mais cela ne va pas non ! Avec tout ce que j’ai à faire !
  • Quoi ?
  • M’occuper de ma voiture (en fait elle attend que je m’en charge) et puis patati et puis patata, et ci, et ça…

Quand je suis partie, le plus rapidement possible, ils étaient en train de débattre de l’emploi du temps de maman, de ce que peut bien être ci et ça, et de son sempiternel “je n’ai pas le temps”.

Moralité, un beau jour, elle va manger un sorbet aux fruits rouges* et là, je crains le pire…

La vie n’est qu’un long calvaire.

* Les visiteurs 1

Posté le 6 janvier '12 par Calpurnia, dans Ah ces parents !, Ah je l'aurai méritée ma place au Sénat !. 8 Commentaires.

Il faut faire les foies gras ma chérie !

scene-de-menage1Depuis plusieurs années, Jean Poirotte et Mrs Bibelot font eux-même le foie gras pour les fêtes.

Ce foie gras a une particularité d’ailleurs, “il était toujours meilleur l’année dernière”…

Nous savions que papa bénéficierait d’une “permission” de sortie pour les fêtes, mais pas encore qu’il sortirait définitivement de sa maison de rééducation le 23 décembre.

Donc, il n’était pas question qu’il puisse faire les foies avec maman (qui voulait à tout prix les faire cuire le mercredi au plus tard), ce qui était bien dommage. Généralement quand j’entends le mot “terrine”, je prends la fuite, après avoir assisté aux tendres échanges concernant le sel, le poivre, les épices, l’alcool à mettre…

Là, je n’allais pas y couper, en me disant qu’après tout, je saurais à l’avenir, comment procéder.

Sauf que, maman est tellement habituée à se boutiquer avec papa pour des broutilles, que ça aussi m’est tombé dessus.

Deux foies de canard au départ. Maman a rouspété parce que le sien était moins propre que le mien et qu’elle avait plus à dé-veiner et dénerver. Du coup elle a échangé les foies, et là j’ai râlé qu’elle était gonflée.

Car moi je m’en tirais comme si j’avais fait des foies gras toute ma vie.

Est arrivé le moment où il fallait peser le plat avant d’y mettre les foies à mariner, pour savoir après remplissage du plat, combien nous avions de foies à assaisonner.

C’est tout simple, il suffit de faire une règle de trois. YAKA !

Ce qui n’était pas simple, car les deux balances de Mrs Bibelot se sont révélées être hors d’usage. Après 40 années d’utilisation, il est scandaleux de voir l’appareillage de cuisine tomber en panne.

Maman a donc appelé Marie Françoise, une de leurs amies, qui nous a gentiment prêté sa balance.

Donc nous avions 835 g de foies gras. Pour lesquels il convenait donc de mettre sel, poivre, armagnac, porto, 4 épices, en partant d’une base de “pour 500 g”.

Les règles de trois ont été faites non sans difficulté, le 5 g devant-il compter ou pas ? c’est après que nous avons attaqué un problème digne du certificat d’étude, concernant l’alcool, dont il fallait 5 cl… (si notre règle de trois était juste)

Ce soir là, nous aurions été recalées direct…

Maman avait sorti un de ses antiques tupperwares mesurant en ml.

  • 5 cl d’alcool ça fait combien Coraline ?
  • Un doute m’étreint
  • 50 ml ?
  • Maman, regardant d’un oeil un peu torve, le mesureur en ml, et ce que représente 50 ml : “ça ne fait pas beaucoup”. Tu es sûre que c’est 50 ml ?
  • J’ai comme un doute, mais 500 ml cela ferait beaucoup trop…

En plus, j’ai une tare désormais, car ayant travaillé 9 ans dans le traitement des eaux, j’ai pris l’habitude de compter en m3/H, ce qui ne nous arrangeait pas spécialement (pour les m3/h ou m3 simples je suis vachement fortiche)

Car toutes les deux nous avions un doute en regardant la contenance indiquant 50 ml…

Du coup nous avons appelé Marie Françoise, qui a eu un doute elle aussi, et a demandé confirmation à son mari.

C’était bien 50 ml.

Ca ne faisait pas beaucoup. Nous avons donc hésité à téléphoner à l’homme de l’art à la Grande Motte, mais nous nous sommes dégonflées… D’autant que nous avions été prise d’un fou rire pas possible, à compter et recompter combien un litre contient de ml, de cl, de dl…

Nous avons donc versé les 50 ml, maman persistant à trouver que cela ne faisait pas beaucoup du tout, quand nous avons touillé délicatement la préparation, avant de la mettre au frais.

Et comme il faut mélanger plusieurs fois, et bien, à chaque fois, nous trouvions que cela ne faisait pas beaucoup, d’autant que le tout se fige au froid. Le lendemain matin, cela a paru sec à maman, et elle a remis, direct, 50 ml de mélange porto/armagnac.

Sur le coup nous n’en avons parlé à personne, nous attendions de savoir si les consommateurs trouvaient qu’il y avait trop de porto et d’armagnac.

Mais non. Le foie gras était délicieux et ne sentait pas du tout trop l’alcool.

Mais il était meilleur en 2010…

La vie n’est qu’un long calvaire

Posté le 4 janvier '12 par Calpurnia, dans Tu l'as vue la spatule ?. 8 Commentaires.

Bienvenue chez moi !!!

Changement_de_disposition_10153858La vie est parfois curieuse. Je suis partie fin août en gambadant, pour aller passer 3 semaines à la Grande Motte.

En pensant rentrer chez moi 3 semaines plus tard, tranquille…

Et puis les choses ne se sont pas passées exactement  comme nous le pensions, et depuis notre retour, n’ayant pas voulu laisser maman toute seule, je ne passais chez moi qu’un jour sur deux, et peu de temps.

Nonobstant le “je peux me débrouiller toute seule” de maman, papa était rassuré de me savoir “à la maison”. Veillant au grain et surveillant ce dont elle refuse de s’occuper (mais refusant également de me farcir les feuilles mortes, ce qui était un scandale).

Elle-même d’ailleurs, rapidement, s’est habituée à ma présence, voire même, en a un peu abusé (à venir).

Papa appelle cela “une parenthèse”, avec philosophie.

“Nous étions au soleil là-bas, et tout à coup, je me retrouve ici, à la maison, après 4 mois de parenthèse”.

Comme il est bien rentré et se débrouille avec béquilles et fauteuil roulant, je suis de ce fait, rentrée chez moi, car ils n’ont plus besoin de moi.

Depuis le 23 décembre, j’ai pu constater que tout se passait bien et qu’il n’y avait pas de mouron à se faire.

Alors je suis rentrée avec armes et bagages chez moi, où rien ne me souhaite la bienvenue.

L’appartement est triste et plein de poussière, les papiers dont j’ai eu besoin pour monter un dossier SS, sont répandus un peu partout, et je n’ai rien pour les classer correctement.

Mais bon, je suis chez moi.

Enfin !

Mes horaires, mes menus, ma manière de vivre. Non pas qu’avec maman nous nous bousculions, car je regardais la TV à l’étage ou y lisait (comme elle est de plus en plus sourde, jamais je n’aurais regardé la TV avec elle en cas d’envie du même programme…).

Enfin chez moi tout de même, même si parfois je m’y sens très seule.

La solitude, j’ai oublié ce que c’était au cours des  derniers 4 mois passés. Il va me falloir me réadapter.

Donc, je range ma vaisselle les affaires d’été laissées en plan, je réorganise mon petit bordel personnel, et je vous souhaite la bienvenue chez moi !

Où je ne suis que de passage, parce que dès que papa va avoir droit à des prothèses des genoux, je vais filer direct tenir compagnie à maman, qui, une fois de plus, ne vivra plus…

C’est pour le printemps au plus tôt, j’ai donc tout le temps devant moi pour vous assommer avec plein d’articles débiles…

Pour vous, la vie ne sera qu’un long calvaire…

Posté le 3 janvier '12 par Calpurnia, dans Ah je l'aurai méritée ma place au Sénat !, Chroniques d'une vie ordinaire, Histoire de sorcière. 22 Commentaires.

Mon flingage de moral annuel… (chacun sa croix…)

A ceux qui se sentent seuls, désemparés, ignorés, mal aimés, abandonnés, isolés, perdus, sans espoir, sans avenir, qui sont malheureux et loin de toute fête.

A ceux qui passeront ce moment à l’hôpital pour eux ou un de leurs proches. A ceux qui ont perdu un être cher juste à cette période…

A ceux pour qui le 31 décembre est tout sauf un jour de joie à venir.

A ceux que les lumières voisines renvoient à une solitude pesante, à ceux qui pleureront à l’heure du réveillon et le 1er janvier, à ceux qui se demandent si la vie a un sens. A ceux qui se demandent si une année nouvelle vaut qu’on la fête.

Je veux vous dire que tout mauvais moment a sa fin un jour, et qu’un jour de l’an, c’est peut-être une fête pour certains, mais que c’est une journée dans la vie et rien d’autre.
Et c’est toujours un jour de notre vie.

Un jour de notre vie c’est encore la vie.
C’est toujours la vie et nous n’en avons qu’une.

Toi qui passes par hasard “chez moi” en ces jours où tu es seul et triste, j’ai quelque chose à te dire d’important, alors lis moi jusqu’au bout.

Les statistiques sont formelles : la période des fêtes est très difficile pour certains, pour beaucoup (donc tu n’es pas seul), et les urgences, les pompiers ne travaillent jamais autant qu’en cette période où des personnes désespérées ont voulu s’arrêter là.

Nous connaissons tous ces moments où l’on pense qu’il n’y a plus d’avenir, plus rien à espérer, où la tristesse est intolérable, où la fête se déroule sans nous, où la seule issue semble être le sommeil éternel. J’ai connu des moments de ce genre, en ces périodes ou autres, car on ne choisit pas les sales périodes et mauvais jours, et grâce au ciel j’ai deux filles à qui je ne voulais pas faire “celà” Mais ce n’est pas parce  que tu n’as pas d’enfant peut-être que tu as une excuse réelle.

J’ai connu maintenant plusieurs personnes qui ont choisi d’en finir, le jour de Noël, le jour de l’an, c’est dire si le sujet m’interpelle. Malgré famille, amis, il n’y avait plus rien pour eux que des problèmes insurmontables, qu’ils ont cru résoudre par la mort.

La mort c’est le rien, la fin de tout espoir ! Parce qu’il n’y a plus rien après ! Tout est terminé sur cette option là, on ne peut pas revenir signer “j’ai coché la mauvaise case”. Quand c’est fini c’est fini. Plus de case à cocher, c’est le rien.

C’est le rien que tu veux vivre chez moi aujourd’hui ?

Réponds que non…

Leurs problèmes ne seraient plus rien à ce jour pour celui qui avait 33 ans et pensait ne plus pouvoir vivre de véritable amour, pour l’autre qui à 50 se croyait désormais inutile parce qu’un patron l’avait jetée comme une malpropre après 25 années de bons et loyaux services, et pour les autres il y avait de beaux jours à vivre encore… Tous laissaient une famille. Ils n’étaient pas seuls, et pourtant le désespoir les a poussés à l’irréparable, parce qu’en finir avec la vie est la seule chose irréparable. Alors je pense à ceux qui se sentent vraiment seuls, ou qui le sont…  Sans oublier que parfois on se sent seuls aux côtés de ceux que l’on aime.

Rien ni personne ne vaut la peine que l’on préfère partir… La solitude se combat, difficilement c’est certain, mais bon… on sort toujours du tunnel, il y a toujours une porte à pousser, un appel téléphonique à passer, et qu’importe que ce soit un anonyme qui saura écouter et répondre. Il y a toujours un mail à envoyer même si on ne connait pas vraiment le destinataire . Il y a une lueur dans la nuit, et par plein de blogs amis une terre où se poser enfin, l’air à respirer, les étoiles à regarder.

La nuit du 31 décembre au premier janvier, et le premier janvier ne sont qu’une nuit, et une journée.

Toi l’inconnu qui passe, ce jour, ici, avec une boule dans le ventre, du mal à respirer, des larmes plein la gorge, du sel plein l’estomac,  et l’impression d’être nul ou qu’il n’y a plus d’espoir, sache que la sorcière te maudira pour tes prochaines vies si tu fais une bêtise !
Tu peux contacter l’auteur, mais ne fais surtout pas de bêtise !!!!

Au pire tu prends un papier et un crayon et tu écris ta peine et ton désespoir. Pour le relire plus tard en te demandant comment tu as pu être aussi malheureux !

Demain sera un autre jour… Il y a plein d’autres jours… Je ne te souhaite pas une bonne année à venir, parce que cela ne veut finalement pas dire grand chose, si nos voeux se réalisaient, la vie serait merveilleuse pour tout le monde.
Je te souhaite simplement de continuer ta route.

Et tu vois, moi j’ai pensé à toi… 31 décembre/1er janvier, sont souvent des jours tristes


(Il m’est arrivé de pleurer tout un premier janvier, en pensant à ma tête, le lendemain, à présenter au boulot, et tu as raison de t’en foutre complètement !)

MAIS je sais DONC de quoi je parle !

TU N’ES PAS SEUL !

Alors vas voir là-bas si j’y suis au dehors les lumières faibles qui s’allument AUSSI pour toi

Et pour d’autres…

Posté le 29 décembre '11 par Calpurnia, dans Coup de blues, Histoire de sorcière. 19 Commentaires.

Et pour tous…

Je reviendrai un jour prochain, mais comme le précisait ma fille sur son blog, entre Noël et le jour de l’An, ce n’est pas le trafic qui va fatiguer le blogueur…

Je reviendrai un jour prochain, mettre mon soutien à tous ceux qui détestent le réveillon du jour de l’an et le jour de l’an encore plus.

Pour moi, si vous le permettez, Noël se présente plutôt bien. Papa est rentré de maison de rééducation ce matin, les foies gras sont faits (post à venir), j’attends mes deux puces pour demain, et j’ai décidé de me mettre en mode zen un petit peu, quelques jours…

Donc, je vais faire dans l’original, et  je vous souhaite à tous un joyeux Noël.

Posté le 23 décembre '11 par Calpurnia, dans Histoire de sorcière. 21 Commentaires.