Depuis plusieurs années, Jean Poirotte et Mrs Bibelot font eux-même le foie gras pour les fêtes.
Ce foie gras a une particularité d’ailleurs, “il était toujours meilleur l’année dernière”…
Nous savions que papa bénéficierait d’une “permission” de sortie pour les fêtes, mais pas encore qu’il sortirait définitivement de sa maison de rééducation le 23 décembre.
Donc, il n’était pas question qu’il puisse faire les foies avec maman (qui voulait à tout prix les faire cuire le mercredi au plus tard), ce qui était bien dommage. Généralement quand j’entends le mot “terrine”, je prends la fuite, après avoir assisté aux tendres échanges concernant le sel, le poivre, les épices, l’alcool à mettre…
Là, je n’allais pas y couper, en me disant qu’après tout, je saurais à l’avenir, comment procéder.
Sauf que, maman est tellement habituée à se boutiquer avec papa pour des broutilles, que ça aussi m’est tombé dessus.
Deux foies de canard au départ. Maman a rouspété parce que le sien était moins propre que le mien et qu’elle avait plus à dé-veiner et dénerver. Du coup elle a échangé les foies, et là j’ai râlé qu’elle était gonflée.
Car moi je m’en tirais comme si j’avais fait des foies gras toute ma vie.
Est arrivé le moment où il fallait peser le plat avant d’y mettre les foies à mariner, pour savoir après remplissage du plat, combien nous avions de foies à assaisonner.
C’est tout simple, il suffit de faire une règle de trois. YAKA !
Ce qui n’était pas simple, car les deux balances de Mrs Bibelot se sont révélées être hors d’usage. Après 40 années d’utilisation, il est scandaleux de voir l’appareillage de cuisine tomber en panne.
Maman a donc appelé Marie Françoise, une de leurs amies, qui nous a gentiment prêté sa balance.
Donc nous avions 835 g de foies gras. Pour lesquels il convenait donc de mettre sel, poivre, armagnac, porto, 4 épices, en partant d’une base de “pour 500 g”.
Les règles de trois ont été faites non sans difficulté, le 5 g devant-il compter ou pas ? c’est après que nous avons attaqué un problème digne du certificat d’étude, concernant l’alcool, dont il fallait 5 cl… (si notre règle de trois était juste)
Ce soir là, nous aurions été recalées direct…
Maman avait sorti un de ses antiques tupperwares mesurant en ml.
- 5 cl d’alcool ça fait combien Coraline ?
- Un doute m’étreint
- 50 ml ?
- Maman, regardant d’un oeil un peu torve, le mesureur en ml, et ce que représente 50 ml : “ça ne fait pas beaucoup”. Tu es sûre que c’est 50 ml ?
- J’ai comme un doute, mais 500 ml cela ferait beaucoup trop…
En plus, j’ai une tare désormais, car ayant travaillé 9 ans dans le traitement des eaux, j’ai pris l’habitude de compter en m3/H, ce qui ne nous arrangeait pas spécialement (pour les m3/h ou m3 simples je suis vachement fortiche)
Car toutes les deux nous avions un doute en regardant la contenance indiquant 50 ml…
Du coup nous avons appelé Marie Françoise, qui a eu un doute elle aussi, et a demandé confirmation à son mari.
C’était bien 50 ml.
Ca ne faisait pas beaucoup. Nous avons donc hésité à téléphoner à l’homme de l’art à la Grande Motte, mais nous nous sommes dégonflées… D’autant que nous avions été prise d’un fou rire pas possible, à compter et recompter combien un litre contient de ml, de cl, de dl…
Nous avons donc versé les 50 ml, maman persistant à trouver que cela ne faisait pas beaucoup du tout, quand nous avons touillé délicatement la préparation, avant de la mettre au frais.
Et comme il faut mélanger plusieurs fois, et bien, à chaque fois, nous trouvions que cela ne faisait pas beaucoup, d’autant que le tout se fige au froid. Le lendemain matin, cela a paru sec à maman, et elle a remis, direct, 50 ml de mélange porto/armagnac.
Sur le coup nous n’en avons parlé à personne, nous attendions de savoir si les consommateurs trouvaient qu’il y avait trop de porto et d’armagnac.
Mais non. Le foie gras était délicieux et ne sentait pas du tout trop l’alcool.
Mais il était meilleur en 2010…
La vie n’est qu’un long calvaire
La vie est parfois curieuse. Je suis partie fin août en gambadant, pour aller passer 3 semaines à la Grande Motte.
En pensant rentrer chez moi 3 semaines plus tard, tranquille…
Et puis les choses ne se sont pas passées exactement comme nous le pensions, et depuis notre retour, n’ayant pas voulu laisser maman toute seule, je ne passais chez moi qu’un jour sur deux, et peu de temps.
Nonobstant le “je peux me débrouiller toute seule” de maman, papa était rassuré de me savoir “à la maison”. Veillant au grain et surveillant ce dont elle refuse de s’occuper (mais refusant également de me farcir les feuilles mortes, ce qui était un scandale).
Elle-même d’ailleurs, rapidement, s’est habituée à ma présence, voire même, en a un peu abusé (à venir).
Papa appelle cela “une parenthèse”, avec philosophie.
“Nous étions au soleil là-bas, et tout à coup, je me retrouve ici, à la maison, après 4 mois de parenthèse”.
Comme il est bien rentré et se débrouille avec béquilles et fauteuil roulant, je suis de ce fait, rentrée chez moi, car ils n’ont plus besoin de moi.
Depuis le 23 décembre, j’ai pu constater que tout se passait bien et qu’il n’y avait pas de mouron à se faire.
Alors je suis rentrée avec armes et bagages chez moi, où rien ne me souhaite la bienvenue.
L’appartement est triste et plein de poussière, les papiers dont j’ai eu besoin pour monter un dossier SS, sont répandus un peu partout, et je n’ai rien pour les classer correctement.
Mais bon, je suis chez moi.
Enfin !
Mes horaires, mes menus, ma manière de vivre. Non pas qu’avec maman nous nous bousculions, car je regardais la TV à l’étage ou y lisait (comme elle est de plus en plus sourde, jamais je n’aurais regardé la TV avec elle en cas d’envie du même programme…).
Enfin chez moi tout de même, même si parfois je m’y sens très seule.
La solitude, j’ai oublié ce que c’était au cours des derniers 4 mois passés. Il va me falloir me réadapter.
Donc, je range ma vaisselle les affaires d’été laissées en plan, je réorganise mon petit bordel personnel, et je vous souhaite la bienvenue chez moi !
Où je ne suis que de passage, parce que dès que papa va avoir droit à des prothèses des genoux, je vais filer direct tenir compagnie à maman, qui, une fois de plus, ne vivra plus…
C’est pour le printemps au plus tôt, j’ai donc tout le temps devant moi pour vous assommer avec plein d’articles débiles…
Pour vous, la vie ne sera qu’un long calvaire…
A ceux qui se sentent seuls, désemparés, ignorés, mal aimés, abandonnés, isolés, perdus, sans espoir, sans avenir, qui sont malheureux et loin de toute fête.
A ceux qui passeront ce moment à l’hôpital pour eux ou un de leurs proches. A ceux qui ont perdu un être cher juste à cette période…
A ceux pour qui le 31 décembre est tout sauf un jour de joie à venir.
A ceux que les lumières voisines renvoient à une solitude pesante, à ceux qui pleureront à l’heure du réveillon et le 1er janvier, à ceux qui se demandent si la vie a un sens. A ceux qui se demandent si une année nouvelle vaut qu’on la fête.
Je veux vous dire que tout mauvais moment a sa fin un jour, et qu’un jour de l’an, c’est peut-être une fête pour certains, mais que c’est une journée dans la vie et rien d’autre.
Et c’est toujours un jour de notre vie.
Un jour de notre vie c’est encore la vie.
C’est toujours la vie et nous n’en avons qu’une.
Toi qui passes par hasard “chez moi” en ces jours où tu es seul et triste, j’ai quelque chose à te dire d’important, alors lis moi jusqu’au bout.
Les statistiques sont formelles : la période des fêtes est très difficile pour certains, pour beaucoup (donc tu n’es pas seul), et les urgences, les pompiers ne travaillent jamais autant qu’en cette période où des personnes désespérées ont voulu s’arrêter là.
Nous connaissons tous ces moments où l’on pense qu’il n’y a plus d’avenir, plus rien à espérer, où la tristesse est intolérable, où la fête se déroule sans nous, où la seule issue semble être le sommeil éternel. J’ai connu des moments de ce genre, en ces périodes ou autres, car on ne choisit pas les sales périodes et mauvais jours, et grâce au ciel j’ai deux filles à qui je ne voulais pas faire “celà” Mais ce n’est pas parce que tu n’as pas d’enfant peut-être que tu as une excuse réelle.
J’ai connu maintenant plusieurs personnes qui ont choisi d’en finir, le jour de Noël, le jour de l’an, c’est dire si le sujet m’interpelle. Malgré famille, amis, il n’y avait plus rien pour eux que des problèmes insurmontables, qu’ils ont cru résoudre par la mort.
La mort c’est le rien, la fin de tout espoir ! Parce qu’il n’y a plus rien après ! Tout est terminé sur cette option là, on ne peut pas revenir signer “j’ai coché la mauvaise case”. Quand c’est fini c’est fini. Plus de case à cocher, c’est le rien.
C’est le rien que tu veux vivre chez moi aujourd’hui ?
Réponds que non…
Leurs problèmes ne seraient plus rien à ce jour pour celui qui avait 33 ans et pensait ne plus pouvoir vivre de véritable amour, pour l’autre qui à 50 se croyait désormais inutile parce qu’un patron l’avait jetée comme une malpropre après 25 années de bons et loyaux services, et pour les autres il y avait de beaux jours à vivre encore… Tous laissaient une famille. Ils n’étaient pas seuls, et pourtant le désespoir les a poussés à l’irréparable, parce qu’en finir avec la vie est la seule chose irréparable. Alors je pense à ceux qui se sentent vraiment seuls, ou qui le sont… Sans oublier que parfois on se sent seuls aux côtés de ceux que l’on aime.
Rien ni personne ne vaut la peine que l’on préfère partir… La solitude se combat, difficilement c’est certain, mais bon… on sort toujours du tunnel, il y a toujours une porte à pousser, un appel téléphonique à passer, et qu’importe que ce soit un anonyme qui saura écouter et répondre. Il y a toujours un mail à envoyer même si on ne connait pas vraiment le destinataire . Il y a une lueur dans la nuit, et par plein de blogs amis une terre où se poser enfin, l’air à respirer, les étoiles à regarder.
La nuit du 31 décembre au premier janvier, et le premier janvier ne sont qu’une nuit, et une journée.
Toi l’inconnu qui passe, ce jour, ici, avec une boule dans le ventre, du mal à respirer, des larmes plein la gorge, du sel plein l’estomac, et l’impression d’être nul ou qu’il n’y a plus d’espoir, sache que la sorcière te maudira pour tes prochaines vies si tu fais une bêtise !
Tu peux contacter l’auteur, mais ne fais surtout pas de bêtise !!!!
Au pire tu prends un papier et un crayon et tu écris ta peine et ton désespoir. Pour le relire plus tard en te demandant comment tu as pu être aussi malheureux !
Demain sera un autre jour… Il y a plein d’autres jours… Je ne te souhaite pas une bonne année à venir, parce que cela ne veut finalement pas dire grand chose, si nos voeux se réalisaient, la vie serait merveilleuse pour tout le monde.
Je te souhaite simplement de continuer ta route.
Et tu vois, moi j’ai pensé à toi… 31 décembre/1er janvier, sont souvent des jours tristes
(Il m’est arrivé de pleurer tout un premier janvier, en pensant à ma tête, le lendemain, à présenter au boulot, et tu as raison de t’en foutre complètement !)
MAIS je sais DONC de quoi je parle !
TU N’ES PAS SEUL !
Alors vas voir là-bas si j’y suis au dehors les lumières faibles qui s’allument AUSSI pour toi
Et pour d’autres…
Je reviendrai un jour prochain, mais comme le précisait ma fille sur son blog, entre Noël et le jour de l’An, ce n’est pas le trafic qui va fatiguer le blogueur…
Je reviendrai un jour prochain, mettre mon soutien à tous ceux qui détestent le réveillon du jour de l’an et le jour de l’an encore plus.
Pour moi, si vous le permettez, Noël se présente plutôt bien. Papa est rentré de maison de rééducation ce matin, les foies gras sont faits (post à venir), j’attends mes deux puces pour demain, et j’ai décidé de me mettre en mode zen un petit peu, quelques jours…
Donc, je vais faire dans l’original, et je vous souhaite à tous un joyeux Noël.
Filou tente vainement de rentrer en hibernation, mais la nature n’a pas prévu la véritable hibernation pour les félins, donc, le malheureux est obligé au moins deux fois par jour, de se lever pour aller manger, avant d’aller dehors s’occuper d’une évacuation obligatoire, dans la mesure où il est bien connu qu’un clou chasse l’autre et que fréquenter une litière, il déteste…
Sur cette photo que vous connaissez déjà, il a les yeux ouverts, mais dans la réalité actuellement, il est très rare de voir la prunelle de ses très beaux yeux. J’en profite donc brièvement.
Filou pionce. Le félin est l’ancêtre de l’homo ça pionce !
Il a largement de quoi s’allonger pour faire ses 22 heures de sommeil par jour.
Quoi que…
Depuis que je séjourne avec maman, il a interdiction d’entrer dans la chambre rose que j’occupe (premier outrage), car les poils de chat sur mon lit font très mauvais ménage avec mon nez.
Toujours depuis que je séjourne avec maman, j’ai fermé la porte de la grande chambre verte (deuxième outrage) dont j’ai coupé le radiateur.
Maman rouspète concernant le prix du fuel, mais elle n’hésite paradoxalement pas à chauffer la chambre verte, uniquement pour que le chat aille dormir sur le grand lit et sa grande couette à lui qui du coup ne sert actuellement à rien… Donc Filou n’a plus à l’étage, que deux fauteuils roses très confortable et le billard, pour aller s’avachir au premier.
Maman, furieuse de la fermeture de cette chambre (rapport au chat, vu qu’elle n’y met les pieds qu’environ 3 fois l’an), m’a menacée : “tu vas voir, je vais en parler à ton père, il ne sert à rien de couper le chauffage des chambres quand elles ne sont pas occupées, au contraire, ça risque d’épuiser la chaudière (!)”…
Comme je n’ai eu aucun écho, j’en ai donc déduit avec l’intelligence monumentale qui me caractérise (je plaisante hein !) que papa était d’accord avec moi, sauf que lui, n’avait pour l’instant, jamais pu se faire entendre, vu qu’il ne monte à l’étage que rarement, pour vérifications et que maman peut donc lui raconter n’importe quoi… Tel que je le connais, il a dû ricaner dans son fort intérieur ou à l’extérieur, c’est au choix…
Au RDC Filou a deux fauteuils dûment garnis de coussins et petits polaires pour son confort, un canapé avec fausse fourrure à son usage, et le lit de ma mère sur les oreillers duquel il aime bien s’incruster se fourrer.
Maman laisse le chat sur les oreillers et s’arrange comme elle le peut, quand papa va sortir de sa maison de rééducation (demain), le chat va souffrir parce qu’il devra bien dégager des oreillers…
Vous l’aurez compris, c’est un animal malheureux, et maltraité, etc, d’ailleurs j’attends encore la plainte que Maritza doit déposer à la SPA concernant cette pauvre bête.
A qui nous parlons.
- Ma mère se lève et j’entends “ça va, tu n’es pas trop fatigué par ta nuit ?”
- Quand je me lève et que je vais refermer la trappe de la cheminée, le chat est à nouveau répandu avachi comme une bouse sur un fauteuil “ça va ? tu ne fatigues pas trop ?”
- Ma soeur arrive : “tiens tu es là toi ? tu es certain que tu ne va pas t’épuiser ?”
- Maman va regarder sa TV le soir, et est obligée de chasser le chat (tout de même) pour prendre son fauteuil “tu ne vas pas me faire croire que tu es fatigué, tu as l’autre fauteuil”.
Généralement la question est “ça va ? tu ne fatigues pas trop ?”. Comme elle est posée environ 8 fois par jour on pourrait penser qu’il en a marre.
Non.
Il s’en fout.
Il pionce…
La vie n’est qu’un long calvaire, pour le félin, en hiver…

Et voici une nouvelle rubrique, inspirée par les vacances scolaires qui ont commencé vendredi.
En effet, les vacances scolaires sont la terreur du blogueur impénitent et inguérissable, comme je le suis moi-même.
Je tiens le coup depuis juin 2006, je le rappelle, d’abord et moi je. Les vacances scolaire c’est l’absence de commentaires qui fait que l’on a l’impression que TOUT LE MONDE prend juillet/août, la Toussaint, Noël, février, le printemps et j’en passe.
Ce sera un peu de tout, du n’importe quoi, mes réflexions intenses (si, si…), mes humeurs, des faits divers…
Bref.
J’attaque :
- La blonde en photo (j’ai rusé, Pulchérie n’a pas encore vraiment attaqué donc résolu le problème (et moi non plus…)) : c’est moi quand j’étais moche.
- Il y aurait des bactéries sur Mars. J’ai été ravie de l’apprendre. J’espère qu’ON va nous les ramener bien vivantes pour transformer enfin notre vie sur Terre en chemin parsemé de pétales de roses.
- On apprend à ma dernière nièce, Marion, “le petit chapeau rond rouge”, apprendre à un enfant de 7 ans ce qu’est un “chaperon” devant bien évidemment le traumatiser.
- Pendant ce temps là, la petite fée en cinquième, passe directement de Philippe Auguste et Bouvines à Jeanne d’Arc. Faut pas chercher à comprendre.
- Pendant ce temps là toujours, Tristan l’aîné de la petite fée, s’appuie en deux cours seulement de “Dantzig à Hiroshima”. Faut le faire. D’ailleurs je le refais avec lui, cela me permet de réviser beaucoup et… vite.
Petite annonce :
- Contre belle-mère hargneuse ou qui vous le voulez, je vends 7 boîtes antibiotique redoutable terrassant tout y compris l’hôte des saletés de bestioles, en niquant : les reins, le foie, les globules rouges et l’oreille interne. Ne pas suivre avis médical disant d’arrêter illico mais persévérer. Prix prohibitif, me contacter, discrétion assurée, emballage discret, posologie indiquée.
La vie n’est qu’un long calvaire…
WORDPRESS N’EST PLUS QU’UNE DAUBE QUI NE VEUT PLUS D’AUCUNE IMAGE, DES EXPLICATIONS J’ATTENDS…
Vous sentez tout de suite, et dès la lecture du titre, que je suis de mauvaise humeur.
Vous êtes plein de sagesse et d’intuition, diantre !
En plus du plus, impossible depuis plusieurs jours de charger une image A MOI sur mon interface, donc, je me suis bouffé les ongles jusqu’au coude.
BREF !
Quand Pulchérie (qui ne répond jamais au téléphone, mais j’ai prévenu que j’étais de mauvaise humeur, donc inutile qu’elle me rappelle la bave aux lèvres, moi aussi je sais faire), a décidé de m’offrir en 2007, un téléphone portable, pour que je ne fasse plus office de dinosaure dans la famille, elle m’a mise direct sur SFR (SS !) pour que sa soeur et elle puissent m’avoir en n° gratuit.
Téléphone dûment chargé avec un coupon VALABLE 30 JOURS !
En me prévenant : maman, il faut recharger avant le 30ème jour, sinon tu perds ton crédit.
On sait bien qu’on perd beaucoup généralement, mais là, j’ai trouvé cela anormal.
Je me suis dit que cela sentais l’arnaque mais bon, j’ai scrupuleusement rechargé mon crédit de communication avant la date fatidique, pour ne pas tout perdre.
Le temps passant j’ai accumulé du crédit de communications mois après mois. Pour en perdre une bonne partie il y a deux ans, quand ma soeur a décidé de faire son intéressante avec sa vésicule, et que je l’appelais de la Grande Motte, de mon portable, matin et soir, vu qu’elle n’était joignable que sur le sien.
Papa a donc décidé d’arrêter de me dire qu’il ne servait à rien d’accumuler du crédit, puisque tout à coup, le mien servait.
Et c’est ce que je me disais “cela peut servir”. Genre je suis en panne de voiture au milieu de la forêt de Rambouillet et j’attends l’assistance, et comment que je serais contente d’avoir plein de crédit !
Sauf que le crédit, faut pas charrier non plus, mais vous avez 30 jours.
Donc j’ai accumulé, depuis mai 2007, du crédit.
Beaucoup.
209 Euros au bas mot.
En pestant tous les mois.
Quand vous êtes dans la merde financièrement parlant, il est enrageant de DEVOIR recharger, 15 euros par 15 euros, alors que vous avez de la réserve. Sauf que la réserve, vous pouvez la perdre…
Mais bon, un contrat, ce serait un contrat qu’on dirait. Sauf que moi, je n’ai passé de contrat avec personne.
Vous sentez venir le gag, suivant l’adage qui veut qu’un gag c’est une tuile qui arrive aux autres…
Donc, je rechargeais scrupuleusement mon engin, coupon après coupon, en ayant l’impression de me faire arnaquer à chaque fois, jusqu’au moment où je me suis mis dans la tête que pour décembre 2011 la date de rechargement serait le 18 décembre. Pas un hasard si je me suis plantée avec la date de naissance de Pulchérie (qui ne répond jamais au téléphone, et moi aussi, la bave aux lèvres, je sais faire).
D’ordinaire, depuis 2007, à 10 jours de la date du rechargement (10 jours, tout de même, pas fait pour qu’on oublie ?), une voix sirupeuse me sussurait dans d’oreille gauche (puisque j’écoute de la gauche) “la date de validité de votre crédit de communication est bientôt atteinte”… Et puis je recevais deux SMS la veille et l’avant-veille pour me proposer une super promo d’abonnement.
Sauf que.
- Là je n’ai pas eu de voix sirupeuse, vu que je n’ai pas téléphoné et que la voix sirupeuse n’exerce pas quand vous recevez un appel.
- Je n’ai pas reçu de mail me proposant une super promotion, ce qui m’aurait alertée
- Et que je m’étais mis dans la tête que le rechargement c’était pour l’anniversaire de Pulchérie (qui ne répond jamais au téléphone) qui va devenir vieille, subitement, le 18 décembre à 17 H 05, vu qu’elle va avoir 30 ans (je me gausse).
Dimanche, je prends mon portable pour appeler, je ne sais plus qui du coup, et j’entends la voix sirupeuse me dire d’un ton joyeux :
- La date de crédit de validité de votre crédit a été dépassée. Pour recharger en toute sécurité…
J’ai le cerveau qui m’est tombé dans les genoux et les jambes qui se sont coupées.
J’ai perdu 209 euros de crédit de communication, parce que je me suis trompée de date.
Papa qui était “en permission”, m’a dit de ne pas pleurer pour cela, et je lui ai demandé de s’occuper de son genou et pas des miens. D’ailleurs depuis dimanche, genou pourrait prendre un S au pluriel, je m’en tape. Et puis Louis XVI et son velourS j’en m’en fous encore plus.
- Parce que c’est quoi cette arnaque ?
- Il est devenu quoi mon fric ? J’ai raqué pour ces 209 euros, et on me les sucre. IL EST OU ?
- Même le fisc (c’est dire), si vous avez payé trop, il vous rembourse ou il reporte sur l’année suivante, c’est vous qui décidez !
- On paye pour des communications, est-il normal de nous limiter dans le temps pour utiliser notre fric et les dites communications ? Parce que même si les communications augmentent, le fric reste le fric. Simplement on passera moins de coups de fil…
- On ne peut même pas utiliser le reste quand on est dans la merde ? Comme si c’était rare de nos jours…
- A quand le billet de banque qui brûlera au bout de 30 jours si on ne l’a pas utilisé ?
- Et la petite culotte valable un an… Année bissextile ou non ? avant qu’elle ne tombe sur le quai de la gare, en miette, parce que c’était à utiliser avant un an ?
Bref, je suis encore et toujours plus que furax, parce que là, c’est de l’arnaque pure et simple. Je le pensais tous les mois, maintenant je sais que c’est une arnaque.
Parce que, par exemple, au hasard, sans te tromper de date, tu peux te retrouver à l’hosto, sans science et conscience et que là, hop, on va te sucrer ton crédit de communication parce que tu auras dépassé la date. Et même si tu as ta conscience et personne pour aller chercher le coupon à ta place, et bien ton crédit d’avance, tu peux te le carrer au cul. Et comme tu seras à l’hosto, et bien ce ne sera pas la peine de t’en rajouter.
On pourra me dire “tu payes bien ton fixe”. Oui, je paye l’abonnement. Si je ne me sers pas de ma ligne, on ne me facture rien de plus. Depuis quand il faut payer ET utiliser ? Avec une date limite ?
Personne ne peut, par exemple, aider un de ses proches dans la merde en lui payant du portable pour l’année. NON. Il y a une date limite…
Là, s’il n’y avait pas eu ce “valable 30 jours”, je pouvais être tranquille pour au moins un an. Et même si cela avait été 60 jours ou 90 d’ailleurs. C’est le principe qui me hérisse.
Sauf que j’ai tout perdu.
Et que je m’interroge sur la légitimité de ce genre de contrat… Un coupon cadeau, vous avez deux ans pour l’utiliser…
La vie n’est peut-être qu’un long calvaire, mais là, je suis prête à aller faire sauter SFR…
Le coupon de rechargement est un piège à con. Qui fonctionne très bien.
Parce que depuis pas mal d’années on nous prend de plus en plus pour des cons…
Et que nous nous laissons faire : la preuve : j’ai attendu de tout perdre pour me révolter…
Donc, je suis une conne…
PS : si quelqu’un tient une info vachement valable sur les problèmes de mise en page d’images sur Wordpress, qu’il m’informe sans tarder vu que Pulchérie ne répond jamais au téléphone pour avoir droit, pour les fêtes, à une bise de ma part, c’est le truc valable 60 jours, et pas plus…
Posté le 13 décembre '11 par Calpurnia, dans Coup de gueule. 32 Commentaires.