Ca et là sur la toile fleurissent des idées dont une qu’elle est bonne :
Supprimer le 11 novembre en tant que jour férié.
Les avis divergent, mais il y a des remarques intéressantes :
Je ne m’en lasse pas, d’ailleurs.
- Il n’y a plus de poilus en vie (le scoop !) : à quoi bon commémorer la mort des autres (poilus), tombés au champ d’honneur (cela fait bien hein, le coup du champ d’honneur (un éclat d’obus dans les entrailles et 72 H pour en mourir ?))
- Vu l’existence de l’Europe, cette commémoration ne commémorerait qu’une lutte fratricide.
C’est beau, cela m’émeut. Si je le pouvais, j’irais raconter à mon arrière grand père, qui non existe désormais sous une pierre tombale, qu’il a combattu bêtement pendant 4 ans, avant de perdre un oeil, un bras et une jambe dans une lutte fratricide, il se sentirait mieux dans sa tombe... (mais comme il y non existe, je me déplacerais pour rien…)
On pourrait peut-être demander des-explications-j’attends, aux américains USA sur le traumatisme que reste pour eux, la guerre de succession d’Espagne sécession. Qui est une guerre fratricide et la seule qu’ils ont vécue sur leur sol (en plus !)
Parce que si la guerre de 14/18 n’a été qu’un guerre fratricide qui n’a fait qu’environ 11 millions de morts, à nous les banlieues avec des voitures à brûler… Et puis la capitale aussi, et puis les grandes villes…
On peut faire fratricides isolés avec la réforme des retraites, le merdage de pôle emploi, les délocalisation et la SS (la SECU !), la bouffe de merde que l’on nous propose, la planète qui n’en peut plus de nous, et j’en passe.
Forcément, j’en passe, parce que mon but n’est pas de faire un billet de 15 km non plus…
Naturellement, si vous ne vous sentez pas concerné par les problèmes que nous pouvons rencontrer (éventuellement) en France, vous pouvez toujours passer votre chemin…
Donc, il faudrait supprimer le 11 novembre comme jour férié. Personne par contre, ne suggère et je trouve que c’est bien dommage, de supprimer les fêtes religieuses qui nous restent, en fériées justement :
- Pâques : la résurrection du Christ. Ce serait trop con de se priver d’un lundi qui suit obligatoirement un WE, alors on l’ignore, on fait comme si on ne savait pas qu’il n’était pas uniquement question de cloches revenant de Rome avec des chocolats. Pourtant, si tous nos poilus sont morts, ce jour là nous rappelle bien que le Christ est mort aussi, et il y a plus longtemps que les derniers poilus… Tellement plus longtemps…
- L’Ascension : l’Ascension du Christ. C’est toujours un jeudi. Donc on peut faire le pont. ON ne va pas non plus demander l’abolition d’un jour férié qui nous permet dans le meilleur des cas de poser un RTT pour avoir 4 jours. Je rappelle néanmoins, une fois de plus, au risque de faire celle qui radote, que le Christ est mort depuis plus longtemps que les derniers poilus…
- La Pentecôte (le lundi, encore un WE de 3 jours) : il y a eu une tentative, cela a merdé, donc la Pentecôte a été rétablie comme jour férié, à charge pour ceux qui ont la chance d’avoir du boulot de choisir un autre jour ou de sacrifier un RTT pour la solidarité. Eventuellement si on le souhaite, on peut toujours travailler ce jour là. Qui reste en théorie mais religieux tout de même (la perfection n’existe pas dans notre monde de brutes)
- Le 15 août : la fête de la Vierge. Et son assomption au passage. Le Christ fait l’ascension, sa mère fait l’assomption. Il est clair que tous ceux qui profitent de ce jour férié, songent ce jour là avec émotion au jour où cette sainte femme est montée au ciel dans un nuage, entourée d’anges jouant de la trompette (ou du clairon, je ne suis pas sectaire) avec le choeur de petits zoziaux… Tous ceux qui profitent de ce jour férié, en dehors de souhaiter la fête d’une de leur proche, ne pensent qu’à cette vision céleste. J’en pleure d’émotion.
- Alors là, on va se fâcher tout rouge : NOEL. C’est tout de même une fête religieuse, avant que Coca Cola n’invente le père Noel. C’est la NATIVITE, la naissance du Christ. Qui est mort depuis plus longtemps que nos poilus… (vous l’ai-je déjà dit ?) Qu’est-ce qu’on fout ce jour là à ne rien foutre d’autre qu’à faire bombance ?
Je signale au passage que cette nativité a été créée de toutes pièces aux alentours de l’an 1000, pour mettre en place une fête RELIGIEUSE en lieu et place des célébrations païennes concernant le solstice d’hiver que beaucoup s’obstinaient à célébrer. En fait le Christ serait né un peu plus tard…
Comme je m’énerve un peu, je rappelle à beaucoup que nous sommes un des (rares) états se déclarant démocratiques ET laïcs. D’ailleurs la séparation de l’église et de l’état remonte en France aux débuts du 20ème siècle.
Qui dit Laïc dit que la religion n’a rien à faire dans les jours fériés.
Non ?
Pourquoi ?
Mais que les commémorations y ont une place…
Chacun fera ce qu’il voudra de mon commentaire sur son blog. Ici c’est chez moi, et je le dis comme je le pense…
Je n’ai rien contre les jours fériés, mais j’aurais préférés qu’ils le soient par rapport à notre histoire et non pas par rapport à une religion unique.
Parce que je ne vois pas du coup, pourquoi on ne fait pas férié pour les fêtes religieuses d’autres confessions que la catholique, même si la France a été pendant longtemps la fille aînée de l’église…
Nous retirer le 11 novembre, serait à mon sens une négation de notre histoire, Europe ou pas !
Je l’ai dit ici, pour moi ce n’est pas la célébration d’une victoire, mais la commémoration de millions de morts, de tous les bords…
Mais je suis certainement dans l’erreur…
Mes biens chers frères célébrant avec religion et recueillement, les jours fériés de notre République bien aimée,
PRIEZ POUR MOI !
Posté le 14 novembre '10 par Calpurnia, dans Coup de gueule. 26 Commentaires.
Il ne suffit pas de chercher en vain du travail, d’en déprimer de plus en plus, il faut encore se coltiner une bande de bras cassés un peu partout dans tout ce qui est administratif ou désormais privé mais qui a gardé l’âme administrative…
En décembre, votre sorcière en train de craquer, a fini par écouter les objurgations de son médecin de l’âme : “vous n’êtes pas en état de travailler, donc de rechercher un emploi, si le pôle emploi le découvre vous aurez des problèmes dont vous n’avez pas besoin, etc…” et a accepté un arrêt maladie.
J’ai toujours détesté les arrêts maladie, ils me font culpabiliser.
Mais là, j’étais à bout, et j’ai donc cédé. Un peu tard… Inutile de rêver concernant mon moral et mon sommeil : j’en avais pour des mois…
J’étais échaudée par un précédent, en 2008 avant que je ne trouve l’emploi que je pensais garder. En effet, aucune manifestation de la SS (la Sécu !) à cette époque. C’est une assistante sociale qui m’a dit qu’ils n’allaient pas me demander les papiers ad hoc pour m’indemniser, comme jadis, que je rêvais tout debout, et qu’il me fallait me déplacer.
Ce qui fut fait. Une dame très gentille et visiblement très compétente, m’a torché mon dossier en 15 minutes montre en main, et 1 semaine après je recevais le règlement de mes indemnités journalières (je l’ai su via ma banque, j’attends toujours l’avis de règlement de la SS, car ce monde est imparfait).
Donc là, en décembre, je me suis pointée illico à la SS toujours, avec tout ce qui va bien. Une autre dame, très compétente également, a pris photocopie de ce qu’il fallait, est allée consulter le pôle emploi pour imprimer leurs attestations de règlement, et m’a signifié que tout baignait dans l’huile. Elle m’a précisé que si l’arrêt dépassait 6 mois, mes IJ (indemnités journalières) seraient revalorisées. Et elle a oublié par contre de m’avertir qu’elle parlait d’huile de vidange, ce qui est peu ragoutant…
Je tiens à préciser au passage, qu’en ce qui concerne les relations entre certains organismes qui eux-mêmes rendent compte aux impôts, il n’y a JAMAIS de panne de programme ou d’ordinateur. Là, ça fonctionne toujours.
Donc, le temps passe et mon moral ne s’améliore pas, je me suis laissée aller trop loin. Je reçois donc un courrier circulaire me précisant qu’à telle date mes droit à la SS seront peut-être éteints, et on me joint un document à faire remplir par mon employeur.
Je rêve tout debout, en flippant (plus droit à la SS, et si je me casse une jambe ?). Mon dossier bien monté par la dame était très explicite : je n’ai pas d’employeur…
- Je me déplace, mes papiers sous le bras
- Une hôtesse me précise qu’effectivement je peux être radiée des listes et qu’une conseillère va me recevoir.
- Ce qui est fait
- La conseillère prend photocopies de mes documents (ce qui n’était théoriquement pas la peine puisque l’autre l’avait fait en décembre), va vérifier mon dossier chez eux (OK), puis chez pôle emploi (ce qui n’était théoriquement pas la peine puisque l’autre l’avait fait en décembre)
- Elle note tout : les dates d’indemnisation Assedic, SS, etc, et monte une chemise épaisse comme la connerie humaine.
- TVB, je peux m’en aller, mes droits ne vont pas s’éteindre comme ça, au revoir madame et bon courage (il faut dire que ce jour là j’ai mauvaise mine)
- Au passage elle garde la lettre qui m’a été adressée, et pour cause, ce n’était pas la bonne lettre circulaire… Là on me menaçait de carrément me rayer des listes, alors qu’en fait c’est mon droit aux indemnités journalières qui doit être révisé. J’ai réalisé trop tard que ce courrier m’appartenait et que j’étais en droit d’exiger qu’elle me le rende…
- 1 semaine plus tard, mon portable sonne.
- C’est la SS (la Sécu !)
- La personne examinant mon dossier me pose tout un tas de questions ce qui n’était théoriquement pas la peine puisque l’autre l’avait déjà fait avant et tout vérifié, mais bon, je n’ose le lui faire remarquer, il est interdit de répondre un peu sèchement à ces gens là, sinon, ils vous coupent les vivres.
- J’ai tout bien répondu comme il faut, elle va partir à la pêche des informations pôle emploi et autres. Ce qui n’est théoriquement pas la peine puisque sa collègue l’a fait 8 jours plus tôt.
- Je me demande pourquoi cette autre de 8 jours plus tôt a perdu une heure à monter un dossier tenant la route… Elle s’est cassé un bras sans doute… Puisqu’une autre personne va perdre le même temps à tout refaire…
Le temps passe, pas de nouvelles. Bonnes nouvelles me dit ma mère à qui des années de tracasseries administratives n’ont pas entamé son optimisme.
Mais si : des nouvelles enfin. Lettre écrite le 8 juin, postée le 10 en vitesse lente, que je reçois donc le 14. Comme nous avons 3 semaines pour contester, c’est toujours une semaine de gagnée ! (pour eux)
D’où il ressort que j’ai toujours droit à mes IJ, le refus de me régler mes prestations à compter du 10 juin étant justifié par le fait que mon médecin traitant n’aurait pas répondu à la demande de protocole du médecin conseil. Et non pas par une extinction de mes droits (sinon vous pensez bien, ils se seraient fait une joie de m’avertir que mes droits : prout !)
Médecin conseil qui n’a jamais pris la peine de me convoquer pour constater si oui ou non je ressemblais bien à une méduse échouée, le motif de l’arrêt étant scrupuleusement précisé par mon médecin…
Elle, je le sais, répond toujours aux demandes du médecin conseil et passe sa vie à se battre contre lui. Elle se demande pourquoi d’ailleurs, car en cas de contestation, il est toujours désavoué… “Le médecin conseil m’a-t-elle dit un jour où elle avait été obligée de le prendre au téléphone pendant la consultation, n’est plus un médecin moralement parlant. C’est un fonctionnaire dont le seul but et la seule tâche, sont de faire faire des économies”
Il n’empêche que j’ai failli :
- Faire une crise cardiaque suite au choc ressenti à la lecture de la lettre, (c’était peut-être le but d’ailleurs)
- Faire une attaque, car la colère déclenchée par cette mauvaise foi évidente n’était pas de la tarte
Encore heureux que je reste capable de défendre mes droits, mais comment font ceux qui ne le peuvent pas ?
Encore des RV en vue (assistante sociale formidable, médecin, etc…). Mais bon, ce n’est pas face à ce genre de problèmes que l’on peut essayer de sortir la tête hors de l’eau.
La vie n’est qu’un long calvaire…
Suite à de nombreuses démissions du conseil syndical de la copropriété des immeubles, dont la mienne (de démission), Madame Van Den Connasse, d’origine turque comme tout le monde l’a bien compris, s’est retrouvée propulsée au rang de dictateur absolu du conseil syndical.
Dont l’avis pourtant n’est que vaguement consultatif (d’où les démissions à la chaîne, à quoi bon s’emmerder si votre avis n’est pas pris en compte ?).
Sauf que depuis qu’elle est à la tête du dit conseil, ses ordres sont suivis à la lettre par le syndic (des immeubles).
C’est louche, car c’est du jamais vu. J’en m’en vais enquêter à ce sujet… Si j’avais mauvais esprit je la soupçonnerais de faire des p*pes au responsable de la résidence, mais comme je n’ai pas du tout mauvais esprit, j’écarte momentanément cette hypothèse (le flag risque d’être ardu)…
Depuis qu’elle est (se croit) dictateur en chef, elle promène son chien toute la journée en notant les n° d’immatriculation qui sont garés sur les places de tel ou tel n°. Elle fait assemblée générale sur le parking, elle s’agite, elle brasse du vent (énergie non récupérable) et surtout, elle décide de choses importantes sans demander l’avis de personne (le conseil syndical se réunit 2 fois par an), dont la gestion du chauffage.
Sauf qu’elle habite le petit bâtiment A4, mais régente par la même occasion le B5 et le B6 (que j’occupe), dont les frais de chauffage sont inférieurs. En effet, le A4 a sa propre chaudière, beaucoup moins d’appartements dont beaucoup sont source de déperdition, et bénéficie d’une orientation beaucoup moins protégée que nous (le B5/B6). Donc le chauffage leur coûte plus cher qu’à nous…
Moralité, début octobre, tout le monde se pelait le jonc (comme le bailli du limousin), surtout au B5 dont beaucoup de studios et 2 pièces sont exposés nord est exclusivement.
Au B6 nous bénéficions du nord est, et du sud ouest, il n’empêche que quand le soleil est absent pour nous chauffer via les baies vitrées, on se pèle autant que les autres.
N’écoutant que mon courage, ma mauvaise humeur, et les stalactites qui me pendaient du nez, alors que mon thermomètre intérieur affichait 15°, un beau matin, j’ai appelé le syndic pour lui demander pourquoi le chauffage n’était pas allumé.
Il faut vous dire que depuis que j’habite cette résidence, le chauffage est toujours allumé, sauf 2 semaines en août pour une révision et d’éventuels changements de robinets de radiateurs. Il y a des palpeurs extérieurs qui le remettent en route en cas de besoin (juillet 2000 : 9° + pluie), le baissent quand la T° remonte, ou le mettent en veille quand la T° est correcte à l’extérieur. Ces palpeurs nous ont coûté la peau des fesses, je le signale au passage.
Le responsable de mon immeuble chez le syndic prend mon appel, embarrassé. Madame Van Den Connasse a interdit de rallumer le chauffage avant le 15 octobre.
Devant mon courroux, le pauvre homme convient qu’il ne s’agit effectivement pas de dates, mais de T°. Comme je lui précise que j’emmerde Madame Van Den Connasse qui n’a pas à donner “des instructions”, il s’embrouille un peu et me demande d’aller la trouver.
Ce que je fais derechef. Sauf que la chère dame est partie sur la côte d’azur pour 1 mois…
Je rappelle donc également derechef le syndic qui soupire qu’il ne peut pas aller contre les décisions du conseil syndical et donc, de son dictateur. C’est nouveau, ça vient de sortir… Si ce conseil avait le moindre pouvoir, je n’en aurais jamais démissionné…
Le lendemain matin, le chauffage était rallumé.
Là, ça recommence.
Lundi 3 mai : 3° le matin sur mon balcon. Radiateurs vaguement tièdes dans la journée (donc ce n’est pas coupé), mais obstinément froids à partir de 21 h, jusqu’à 9 H. J’appelle donc le syndic.
Je tombe sur une jeune femme mal assurée, qui me dit qu’en mai on n’a plus besoin de chauffage, et je lui précise à nouveau que ce n’est pas une question de date mais de T°, et que tous les bulletins météorologiques nous rompent les oreilles au sujet de températures basses, hors normes de saison. Le climat peut très bien changer totalement en France un jour, auquel cas on aura besoin de revoir LES DATES.
Mon arrière grand mère m’énervait assez quand j’étais jeune, et qu’elle coupait le chauffage le 15 avril à midi. Il pouvait neiger et geler jusqu’à fin avril : “on ne rallume pas le chauffage passé le 15 avril”. Mon grand père prudent avait gardé le poêle à charbon dans la cuisine et les poêles à bois dans les chambres, au cas où il ne pourrait pas aller remettre en route le tout nouveau chauffage central, sournoisement…
Madame Van Den Connasse a laissé encore ses instructions avant de partir à nouveau pour la côte d’azur (où j’espère qu’elle se pèle avant de s’y installer définitivement ou de s’y transformer en iceberg ce qui nous ferait un souci de moins) : plus de chauffage en mai, juin, juillet, août, septembre et jusqu’au 15 octobre. Eventuellement on peut vaguement chauffer dans la journée, mais la nuit, tout le monde sous sa couette peut très bien survivre sans la chaudière.
Car, même s’il y a deux chaudières, la programmation concerne toujours les deux, jamais l’une sans l’autre. Et Madame Van Den Connasse vote toujours contre le prix exhorbitant que va coûter au A4 la séparation de corps de leur chaudière avec la nôtre… A savoir qu’elle ne peut pas tyranniser UNIQUEMENT ses voisins proches (qui la détestent, on se demande pourquoi…)
Je précise à mon interlocutrice que Madame Van Den Connasse j’en ai par-dessus la tête et que je l’emmerde. L’autre, croyant me faire peur (je me gausse), me dit que ce sera répété. M’en fous, c’est dit pour être répété, et je suis bien assez grande pour aller le lui dire en face quand elle aura survécu à ses congères (en lui pétant la gueule à coup de cric : tentation…)
Je demande à nouveau si les ordres de Madame Van Den Connasse doivent être suivis à la lettre et dans l’affirmative si le règlement de copropriété a changé, ce qui nécessite une procédure extrêmement coûteuse qui ne serait pas passée inaperçue et aurait nécessité un vote à l’unanimité de l’assemblée générale. Je demande également si un coup de batte de base ball dans la belle vitrine de l’agence pourrait être pris pour un ordre précis, et suivi à la lettre également.
Le chauffage a été rallumé réellement, à savoir qu’il suit les instructions des palpeurs…
L’autre connasse, j’attends son retour pour aller lui dire ma façon de penser. C’est mal tombé, j’étais de mauvaise humeur… Je sens, je sais, que quand je vais voir sa chevelure peroxydée à mort (jaune d’oeuf avec 5 cm de racines = tranche napolitaine) sur le parking, je vais retrouver illico cette mauvaise humeur, même si je viens de gagner au loto…
De toutes manières elle a tout de la conne et est l’exemple type de l’adage “donnez de l’autorité à un imbécile et il en profite“.
La vie n’est qu’un long calvaire !
C’est simple, soit vous sentez que vous allez y passer, et vous filez directement au cimetière pour faire gagner du temps à tout le monde. Les cimetières sont assez peu fréquentés en dehors de la Toussaint, donc, théoriquement, vous pourrez vous allonger sur une pierre tombale et crever tranquille.
Soit vous vous décidez à avoir LE malaise, devant tout le monde. Là il vaut mieux qu’il y ait beaucoup de monde. Car tout le monde se dira que quelqu’un fera bien quelque chose, et s’en ira en comptant sur un “autre” hypothétique.
La mort de madame Vampire a été un concours de circonstances fort malheureux. Certains me diront “c’était son heure”. Mais là, tout le monde est un peu révolté…
L’un des 5 enfants de madame Vampire est handicapé mental, placé dans une institution assez similaire à celle où vit ma soeur. Il était en “permission” chez sa maman pour la semaine n° 1. Et il voulait une soupe de légumes…
Il est juste capable de descendre le chien (sans queue) 3 fois par jour, et madame Vampire a toujours refusé les propositions de ses voisins, de lui faire 2 ou 3 courses en cas de besoin (dont les miennes, car je sors tous les jours, contre vents et neige marées).
Hors là, nous venons enfin de tout savoir (parce que c’est un truc à épisodes), madame Vampire avait besoin d’une botte de poireaux, de 3 carottes, de deux litres de lait et d’une douzaine d’oeufs.
Juste le jour où d’ailleurs, je vais faire mes courses à Rampion. Sauf que la malheureuse était très matinale, et moi pas (tout le monde sait ici que je suis insomniaque et que je hante les blogs à 4 H du matin). Il n’empêche qu’elle serait venue me sonner, vu le froid, le temps, et le reste, je serais allée lui faire ses courses (ça m’arrive pour d’autres), et qu’elle serait toujours là.
Bref : malgré l’interdiction de sortir quand il fait en dessous de 0°, madame Vampire a décidé d’aller faire ses courses à Rampion. Cela lui a pris une bonne demie heure pour gratter sa voiture, elle est remontée chez elle pour préciser à son fils qu’elle ne se sentait pas bien, et puis elle est repartie. Ce n’est pas lui qui aurait appelé le SAMU ou un médecin, ou qui aurait tyrannisé sa mère pour qu’elle se repose et se remette, avant d’appeler quelqu’un (dont un voisin éventuellement). Ce n’est pas de sa faute. Ma soeur face à un problème de ce genre serait totalement inefficace.
Quant à elle : “fi donc, un malaise, j’ai accouché 5 fois, et je ne prends pas mes médicaments”. Elle était de ceux qui pensent en effet, qu’un remède est toujours pire que le mal et ne risquait pas de creuser le déficit de la SS (la Sécu !)
Donc la voici partie pour l’ouverture de Rampion à 9 H. Elle fait ses petites courses, elle monte dans sa voiture, boucle les portières et là, sans doute se sent mal parce qu’elle prend son portable pour appeler chez elle. L’heure indiquée par le portable et la réception de l’appel est formelle : il est 9 H 30.
Le fils répond au téléphone, mais n’entendant qu’un souffle rauque, raccroche. Ce n’est pas lui qui va vérifier qui a appelé, ni faire quoi que ce soit…
Là, Madame Vampire s’écroule sur son volant. Si c’était mon cas cela mettrait en marche le klaxon, mais pas pour elle. Elle a dû retenter un appel car on trouvera le portable complètement déchargé.
Cela ne dérange personne de voir une personne avachie sur son volant. Surtout une dame âgée qui n’a rien de la personne en train de cuver son cognac… C’est mon voisin du dessous d’en face qui, se rendant à Rampion à pied (il est sportif et en bonne forme), qui reconnait en même temps madame Vampire et sa voiture.
Madame Vampire toujours avachie sur son volant (c’est ce qu’il a remarqué en premier en passant à côté de la voiture). Donc il appelle immédiatement les pompiers qui sont à 50 mètres et arrivent en moins de 3 minutes.
Il est 11 heures 30 ! Combien de personnes se sont garées de chaque côté de cette voiture ? (c’est jour de marché en plus), combien auraient pu la voir ?
Non, en fait, je pense que personne ne l’a vue… Qui regarde ce qu’il se passe dans les voitures voisines ? Savons nous encore regarder autours de nous ? Beaucoup errent dans le stress et l’urgence et ne voient plus que le bout de la route, leur vision périphérique venant à manquer cruellement.
Quand les pompiers sont arrivés, il leur a fallu péter d’abord la portière pour sortir madame Vampire, et pour tenter le tout pour le tout (défibrillateur).
Mais il était trop tard. Le coeur un peu trop affolé était une chose, l’hypothermie en était une autre, le mélange des deux étant fatal…
Heure déclarée du décès : 11 H 55. A savoir que quand elle s’est avachie sur son volant, il lui restait du temps à vivre, et qu’une intervention musclée était possible…
Et il n’y avait pas de vitres teintées qui empêchaient de la voir, car on ne passe pas son temps à regarder ce qu’il y a dans les autres voitures… Le voisin l’a vue tout de suite, sans tout de suite reconnaître la voiture.
Nous osons juste donc espérer qu’effectivement personne d’autre ne l’a vue.
Combien passent à côté d’un drame sans vouloir le voir, en espérant que quelqu’un d’autre “s’en occupe”, pour l’oublier aussitôt ? D’où l’obligation de légiférer sur la “non assistance à personne en danger”.
Tout était rassemblé pour le “pas de chance” :
- Une envie de soupe chez le fiston. Sans cette envie, elle ne serait pas sortie.
- Des médicaments pas pris depuis 3 jours, car généralement un des enfants passait un jour sur deux pour vérifier. Là il y avait eu des imprévus pour lesquels ils s’en voudront toujours.
- Le klaxon non déclenché en s’écroulant sur le volant, parce que situé ailleurs
- Une température bien au dessous du 0° autorisé
- Un effort fait alors que “défendu” (le grand dégivrage de la voiture, car elle ne pouvait pas se contenter de dégager ses vitres)
- Le fait que personne ne regarde dans les voitures voisines…
- Le fait que personne ne remarque en s’en souciant, une personne avachie sur son volant (j’ai eu le cas une fois, j’ai cogné à la vitre, à l’haleine et au ton du monsieur qui dormait, j’ai compris tout de suite…)
Et c’est là que les cow-boys vont arriver, pour les voisins…
Posté le 13 janvier '10 par Calpurnia, dans Coup de gueule. 30 Commentaires.
Depuis pas mal d’années, j’ai l’impression que les bons voeux qui peuvent se souhaiter jusqu’à fin janvier, portent la poisse.
En effet généralement c’est :
- Bonne année !
- La santé surtout ! (que l’on ne comprend pas quand on est petits)
- Du travail ! (ce que l’on ne comprend pas non plus quand on ahane sur “la légende des siècles” que l’on relirait bien à 50 berges).
- Etc..
Cela part d’un bon sentiment, je suis d’accord, mais bon, quand on regarde l’année écoulée en se souvenant des bons voeux du mois de janvier précédent, on peut rester perplexe :
- Bonne année ! (année de merde oui, comme en 2007 et 2008 + 2009, avec papa pouvant clamser les 2 derniers mois, sans préavis, c’était vraiment une bonne année + ma remise au chômage en février +… je vous passe le +) (évidemment je ne suis pas un cas isolé, chacun ses merdes, non prévues dans la BONNE ANNEE !) Je ne demande à personne de me plaindre, si j’étais la seule je pourrais demander du fric à tous les heureux !
- La santé surtout ! : (vous en causerez à Jean Poirotte avec 10 mois de fatigue inexpliquée et 2 mois d’hosto)
- Du travail ! c’est sur ce voeu le plus important que Sarko compte sur vous pour résorber le chômage, ne rêvez pas, ça ne marchera pas ! (d’ailleurs sur la réussite pour l’instant il a tout faux, faut pas lui en vouloir il aurait dû aller cultiver de l’asperge au pôle nord, au moins il saurait pourquoi cela ne marche pas…)
Donc j’ai l’honneur de ne pas vous présenter mes voeux.
Je vous souhaite la réalisation d’un minimum des vôtres, et surtout, surtout, de la sérénité et du bien être, les moments fugitifs de bonheur qu’il faut savoir saisir, le chemin que l’on continue avec plaisir ou pas,
Je vous souhaite une année à vivre tout simplement, parfois douce et légère.
Avec tout de même mes amitiés les plus sincères, et qu’à l’an fini, nous soyons tous réunis (comme pour l’anniversaire quoi…) (ça fait deux fois l’an à se farcir des voeux de merde) (ca va on en soupe tous).
Sinon, chaque année pour rigoler un peu jaune, je garde l’horoscope de l’année à venir, et je le contemple avec vénération en ricanant, au mois de janvier de l’année suivante : TOUT FAUX.
Pour 2010 on m’annonce des merdes, j’ai peut-être mes chances… J’ai soigneusement découpé l’horoscope… Les autres (d’avant) m’annonçaient des trucs super bien, alors…
Ben si…
La vie n’est qu’un long calvaire… Mais franchement je ne me vois pas dire à tout le monde “je vous souhaite un long calvaire comme de coutume”…
Encore que ce ne soit qu’une triste réalité, même si les calvaires se modifient d’une année à l’autre !
Mais bon, j’ai donné de l’aïeule mourante véridiquement à qui il fallait dire “bonne année”, alors qu’elle nous a quitté en avril, et de même à mon grand père paternel qui lui nous a quitté en août (et à cela nous n’étions pas préparés).
Alors pour vous porter chance, j’ai l’honneur de ne pas vous présenter mes voeux…
Pulchérie m’a envoyé un jour un message qui portait ce titre “quand je serai grande je serai écrivain“
.
Coucou
Je lisais ton post ce matin, et ça m’a fait rire (c’était l’oeil qui fait pouêt).
Et je me suis dit que tu écrivais décidément trop bien pour te cantonner à ton blog. (le reste nous appartient, sauf que j’ai dû rectifier deux fautes de sa part, et que le “décidément trop bien” c’était un peu trop pour moi…. Si vous ne l’avez pas compris, je me hais…).
(Lire la suite…)
L’épidémie de grippe H1N1 a-t-elle réellement frappé, faisant des millions de morts ?
Non, c’est le mois d’août… Et plus le temps passe et plus cela sent pire… (je sais, elle est facile, mais je le pense vraiment)
Si que j’avais été dans le coma jusqu’au 1er août, j’aurais pu me situer dans l’année, en me réveillant, rien qu’en regardant le parking de ma résidence. 3 voitures sur 4 manquent à l’appel, ça fait vide. Moralité on perd l’habitude de faire un créneau et à la rentrée on conduit comme une quiche…
Je ne vous parle pas de la semaine du 15 août, la pire de l’année.
Sur les petites routes, quasi personne. On arrive dans un petit village qui semble désert. Supérette fermée, pharmacie fermée, boulangerie fermée, tout, sauf le café tabac qui assure généralement pendant toutes les vacances. Là encore, les rues sont quasi désertes, les volets fermés partout, on se croirait dans “the day after”, destruction de la faune et de la flore en moins.
Se ravitailler en bonne viande est mission impossible pour ceux qui n’aiment pas l’acheter en grandes surfaces : tous les bouchers des alentours sont fermés. Mes parents sont exclusivement au poisson. Vous me direz qu’il y a pire comme sort, mais bon…
On a beau le savoir, année après année le mois d’août devient un mois au cours duquel on entend régulièrement : c’est un scandale.
Surtout quand il s’agit de la santé…
Je passe sur celle qui accouche en boulet de canon avec votre aide tremblante, les pompiers sont toujours en action EUX. Mais quelle idée d’accoucher en août. On hallucine…
Car il y a le reste.
Faut pas tomber malade au mois d’août. Surtout pas. Le seul médecin en exercice par chez moi est débordé, et un seul autre a pris un remplaçant en son absence. Moralité les urgences sont débordées par ce qui n’est pas forcément l’urgence telle que définie par la loi, mais à soigner tout de même. Et le personnel est réduit, on en a eu la preuve pendant la canicule de 2003… Devoir aller aux urgences pour une angine, otite purulente du petit, gastro du nourrisson, c’est tout de même exagéré…
Les statistiques prouvent d’ailleurs que le taux de mortalité chez les vieilles personnes, est supérieur en août, par rapport aux autres mois… Est-ce normal que l’on refuse un “entrant” faute de “lit de disponible”, pour l’accueillir quand il est trop tard ?
22 coups de téléphone pour une angine, avant de trouver un médecin qui n’est pas parti en congés… Il est à 32 km, c’est juste un détail…
Mrs Bibelot choisit bien évidemment le mois d’août pour avoir une rage de dent. Cabinet voisin avec 4 dentistes : fermé. 18 coups de téléphone pour trouver une dentiste qui débute et n’est donc pas fermée, et accepte de la prendre en urgence. D’ailleurs elle ne fait que cela, des urgences, et elle construit sa clientèle car tous ceux qui ont une chique comme ça, lui sont reconnaissants. Dans 4 ans, elle aura suffisamment de clients patients pour les planter au mois d’août…
Ne peuvent-ils tous s’arranger entre eux, comme cela se faisait il y a quelques années, où l’on n’avait pas totalement l’impression que toute vie s’était arrêtée pendant ce fichu mois ?
Il y a 5 ou 6 ans, Rambouillet, ville assez conséquente tout de même, s’est retrouvée avec une seule boulangerie d’ouverte. La mairie a été dans l’obligation de s’occuper du pain pour les quartiers les plus éloignés de cette boulangerie, de ravitailler les vieilles personnes, et désormais le maire prend un arrêté annuel pour obliger chaque quartier à avoir une boulangerie d’ouverte.
Et je me demande toujours : pourquoi août ? Perso j’ai toujours préféré partir en juillet, et une fois les filles sorties du circuit scolaire classique, en juin ou en septembre. C’est moins cher, il y a moins de monde, le temps n’est pas forcément moins beau (je me souviens de 2007 où Truchon m’avait imposé 3 semaines en août où il n’a fait que pleuvoir, alors que septembre avait été magnifique).
Parfois c’est le serpent qui se mord la queue : la municipalité de mes parents assure un service de car pour les gens se rendant à la gare. Ce service s’arrête en août, donc certains sont dans l’obligation de prendre leurs congés à cette période, contraints et forcés, car tout le monde n’a pas 2 voitures. Du coup la pharmacie voit son chiffre d’affaire baisser, la supérette aussi, et hop : tout le monde fermé en août…
Et ne parlons pas des entreprises qui se voient dans l’obligation d’assurer services et dépannages toute l’année : leurs fournisseurs ne suivent pas… Jamais été aussi tranquille que quand je travaillais en août pour Truchon, c’est le rêve, on se demande pourquoi il n’y a pas plus de monde à vouloir en profiter… Naturellement j’occulte la colère de l’ingénieur à qui on a livré une pièce défectueuse qu’on ne peut pas changer dans les délais les plus brefs parce que c’est le mois d’août, et qui frappait sur son bureau en hurlant : “putain, on dirait que la terre s’est arrêtée de tourner !”. Dans le traitement des eaux, la mise en service c’est généralement en août…
Enfin quoi que je dise, je ne changerai rien à l’affaire, mais bon c’est un mois que je finis par appréhender, mes parents prenant de l’âge, sur le plan de leur santé je m’inquiète souvent. Et je ne suis pas la seule !
Je suis tombée sur un article intéressant : les forçats du mois d’août. Comment se fait-il qu’il y ait des personnes qui travaillent en août ?
Arrêtons tout, réglons le problème, faisons cesser ce scandale :
- Plus de médecins
- Plus d’urgences
- Plus de pompiers
- Plus de dentistes
- Plus de dermatos (dans mon secteur faut pas avoir un problème dans ce genre…)
- Fermeture des hôpitaux
- Plus de gynécos
- Plus d’accouchements (avec implantation d’une puce dans le cerveau pour sanctionner la copulation de novembre prohibée désormais)
- Plus de SAMU
- Plus de pharmacies
- Plus de cinémas
- Plus de restaurants
- Plus d’achats possibles OU que ce soit ! Et pour QUOI QUE CE SOIT !
- Plus d’essence en vente
- Plus de garagistes
- Plus de serruriers
- Plus d’huissiers (OH OUI !)
- Plus de syndic
- Plus de Pôle emploi
- Plus de poste, exit la distribution de courriers
- Plus de connexion internet : car plus de téléphone et plus personne pour gérer les sites
- Plus de banques et de distributeurs
- Plus d’impôts (vous remarquerez qu’en août ils sont silencieux de manière louche)
- Plus de notaire : on n’achète pas en août.
- Plus de CRS ou sauveteurs sur les plages ou ailleurs
- Plus de flics d’ailleurs, mais comme il n’y a plus d’essence, ce n’est pas grave !
- PLUS RIEN ! INTERDICTION DE TRAVAILLER EN AOUT SOUS PEINE DE… BEN NON, PLUS DE TRIBUNAUX, PLUS DE PRISONS, J’AI DIT : PLUS RIEN !!!
- TOUT LE MONDE EN CONGES, PAYES OU NON, NOM DE DIEU ! (qui s’en tape mais à un point qu’on ne peut même pas imaginer…)
On se démerde tous du 31 juillet minuit, au 31 août idem. Après avoir fait des réserves…
Malgré la crise, on a l’impression d’y aller direct ! Moi je me sens isolée sur ce coup là, mais ça me gave, alors je m’insurge…
Je fais ce que je veux ici, les bloggeurs sont en Congés Forcés AUSSI… Enfin c’est l’impression que cela donne, malgré les bonnes volontés qui font comme si on était déjà en septembre…
Sinon, je n’ai rien contre une ambiance “estivale”. Mais entre la TV qui rediffuse et le néant ailleurs, et une ambiance, il y a un gouffre…