Bienvenue sur le blog de la Gentille sorcière.

'Coup de gueule'

Z’avez intérêt à dire amen, d’abord !!!

57519856Il y a des blogs sur lesquels vous êtes invités à commenter avec une condition absolue (article un de la constitution du blogueur facho) :

Etre d’accord avec l’auteur, cela va de soi. D’ailleurs cela va être en vigueur chez moi bientôt parce que je suis une facho en puissance qu’il paraît (farpaitement, z’vez qu’à voir la photo !), c’est bien connu, tous ceux qui me connaissent le savent.

Merci de ne venir que pour me dire que je suis formidaaable et que oh combien j’ai raisooon !

Je ne m’emmerde pas non plus, à poster même pendant les périodes estivales pour me faire descendre par des lecteurs mal embouchés (je n’en ai quasiment jamais mais bon, c’est tout de même inadmissible) qui osent donner un avis contraire au mien :-)

Si vous n’êtes pas d’accord donc, avec l’auteur : exit du blog, les commentaires passent à la trappe (quand ils ne sont pas malhonnêtement modifiés), et vous êtes une méchante sorcière vilaine (ou un vilain plombier, ou architecte, ou n’importe quoi d’ailleurs)  et con, mais con en plus,  c’est grave. Si ON pouvait ON nous retirerait le droit de vote !

Miss Julie avait soulevé le problème le mois dernier sur son blog, et je viens d’être confrontée au même chez une personne pour laquelle j’avais de l’estime, mais dont le post m’avait fortement frappée par son agressivité : pour ou contre le port de la Burka en France. J’ai donc pris du temps pour commenter, allant quêter des avis divers dans l’ensemble de la population XX que je fréquente.

J’ai donné mon avis (je suis contre la burka et pas qu’en France), sans regarder trop les commentaires. Mal m’en a pris, car la réponse a donné ceci (et moi, hélas, je ne censure pas, surtout les conneries des autres) :

Mais si, je comprends, et ta réponse est d’autant plus facile à assumer qu’elle illustre parfaitement ce que je décris.
Je comprends que tout t’agresse finalement.
Et je comprends que tu ne comprends rien.
Mais que tu rêves d’ordre, et que les choses, les idées et les gens soient bien rangés à leurs places et n’en bougent pas.
Que le droit français, tu t’en bats les flancs, que tu élèves le micro-trottoir au rang de Loi.
Que d’ailleurs, tu confonds la loi et l’usage, c’est bien pratique pour désigner des coupables. Mais l’usage, comme dit plus haut, au prix d’être regardé de travers, on peut librement s’en affranchir. Ce que je vais faire :
Tes remarques sont vraiment très connes. Tu es téléguidée par la peur et l’intolérance. Je me dis que les gens comme toi, il ne faudrait surtout pas leur filer une nanoseconde de pouvoir, tant un petit dictateur sommeille en eux. Des gens comme toi sont bien plus inquiétants pour la liberté que les femmes voilées. Et tu as le style à regarder les Z’amours avant de te fader Jean-Pierre Pernaut au JT de TF1.
(Voilà comment on s’assoit sur un usage, par exemple. Tu comprends mieux ?)

J’étais totalement sciée avant-hier soir (ou hier matin, je vis beaucoup la nuit) !  rigolant tout de même au passage du “et que les choses, les idées et les gens soient bien rangés à leurs places et n’en bougent pas“, bordélique comme je le suis, c’est plutôt marrant… Désormais quand je ne comprendrai pas quelque chose, je pourrai filer chez elle lui demander son avis (neutre comme vous avez pu le constater), ainsi que pas mal de personnes. C’est fou chez elle ceux qui ne comprennent pas…

Je ne vois pas quel est le rapport entre la TV et nos opinions, mais il doit être significatif : tu regarde NCIS ou Pékin Express allez hop : aux galères ! En tous cas, elle, connait les z’amours et JPP c’est peut-être un signe ! (Nostradamus, sors de mon corps tout de suite !)

Pour le reste, et c’est toujours pratique pour ceux qui tiennent un blog et modifient ou suppriment des commentaires, mes références aux marques distinctives comme l’étoile jaune pour les juifs pendant la dernière guerre, sont passées  à la trappe d’une certaine manière…. Et ON n’a pas évoqué ma révolte allant de pair avec la Burka, contre l’excision pratiquée encore illégalement dans notre pays sur d’innocentes petites filles (et ailleurs que chez nous d’ailleurs, cette pratique me rend littéralement malade).

NON, je ne suis qu’une CONNE téléguidée par la peur et l’intolérance.

Mes commentaires sont donc désormais indésirables (elle en a d’ailleurs supprimé deux, très emmerdants pour elle concernant ma tolérance ou non), et ne seront plus jamais publiés (m’en fous, de toutes manières je ne remettrai pas les pieds là-bas, il faudrait me payer, et cher en plus ! (si vous voulez que je retourne la lire, aboulez l’oseille…)

L’intolérance par contre, ne touche pas du tout la personne tenant le blog et ayant bien traité à l’avance de cons tous ceux qui ne seraient pas d’accord avec elle. C’est la raison d’ailleurs pour laquelle j’ai attendu quasi une bonne semaine avant de commenter…

Je n’ouvre pas le débat ici sur le sujet sensible de la burka… Je voulais simplement évoquer l’intolérance qui règne sur certains blogs, les mises à la porte sommaires, les commentaires qui sont scratchés voire chez certains, modifiés, les insultes gratuites qui sont mises en pâture aux lecteurs, contre le commentateur malheureux (encore heureux que tout le monde ne soit pas d’accord). Car il s’agit bien d’insultes ! Madame la Flic élève à son sommet l’art de la grossièreté, de la vulgarité et de l’impolitesse, sans aucune élégance (surtout pas !). Ce n’est pas nouveau d’ailleurs, ce doit être un style qui donne un genre intéressant… Ou alors sa religion à elle, allez savoir !

Vous allez me dire qu’on peut éviter d’aller lire n’importe quel blog : j’ai bien choisi cette option, mais on peut toujours être surpris par un blogueur ! (d’ailleurs un de ses lecteurs a commenté dans le genre “décontenancé” (pas envie d’y retourner pour retrouver le terme exact))

J’avoue qu’ici il y a peu de motifs à se quereller, mais il n’est pas dit que cela ne sera pas le cas un jour. En dehors des assassins en puissance et demandes de sorts (qui sont bloqués automatiquement), je réponds toujours aux commentaires de tous,  même désagréables (ce qui est très rare), avec je le pense, courtoisie mais fermeté : l’épisode du problème du gaz en a été l’illustration d’ailleurs, c’était la première fois que j’envoyais vraiment péter un lecteur, sans supprimer son com.

Là cela n’a pas été le cas. Certaines suffisances finissent par exaspérer. D’autant que le droit de réponse est purement et simplement  supprimé. La daaame filtre, et ne garde que le meilleur (pour elle), genre le pire qu’on lui poste parce que l’on est exaspéré, et là, comme par hasard elle répond. Hors si on ne veut pas polémiquer, si on ne l’accepte pas, on ne met pas en ligne des sujets à polémique… Certains savent très bien les gérer avec courtoisie et politesse !

Nous sommes peut-être des cons d’être contre la Burka quand c’est le cas, mais supprimer le droit de réponse, c’est le signe de quoi ? En tous cas, pas celui d’un respect de la démocratie derrière laquelle madame FLIC se réfugie…

D’un autre côté, pour un flic qui cesse d’être sympa, c’est normal sans doute… La matraque virtuelle, elle la manie très bien ! Sa prochaine révolte sera peut-être que tout le monde puisse se promener avec une matraque, en toute impunité !

J’ajoute que je ne suis pas la seule à avoir eu une réponse  insultante, d’autres s’en sont également pris plein la tronche… En voici un exemple, (et la courtoisie de la réponse de la victime est tout à son honneur qui a réussi à rester zen (ne pouvant la joindre, je ne me permets pas de recopier ses réponses et commentaires ici)) :

“Tu ne vois pas ? Tu ne vois rien. Ta burqa, c’est ton mépris et ta suffisance.
Tout ce que tu écris pue le mépris.

Pourquoi j’ai parlé de “blancs” ? Pour faire une allusion qui renifle le bon vieux temps des colonies peut-être, pour une image que tu n’as pas saisie.
Tu emploies des mots et des concepts dont tu ne connais pas le sens. Histoire de malaxer quelques préjugés de plus dans ta soupe islamophobe et péremptoire.
Cite moi la loi qui impose à l’usager de la voie publique d’avoir le visage découvert. Les principes de la République, c’est avant tout les libertés fondamentales, constitutionnelles, et manifestement ça ne te parle pas. Toi, ce qui te parle, c’est la voix du plus nombreux, du plus haineux, mort de peur et de froid devant ce qui ne lui ressemble pas.
La moindre des courtoisies n’est pas de respecter ta culture étriquée de petite beauf ignare, mais juste le respect. Le respect des différences aussi. C’est peut-être pour ça qu’on appelait la France le pays des Droits de l’Homme. Le port de la burqa n’est synonyme d’irrespect que dans l’esprit de gens comme toi. Ceux qui parlent pour faire du bruit avec leur bouche.”

Je précise que le commentaire de la personne ainsi traitée, était plus que correct et raisonnable…Je n’en rajouterai pas plus car tout le monde est assez grand pour se faire une opinion sur l’ironie involontaire de la réponse, sauf que de la part de madame flic :

C’EST L’HOPITAL QUI SE FOUT DE LA CHARITE !!!
(Surtout concernant ceux qui parlent pour faire du bruit avec leurs bouches, car qui l’a entendue en direct s’exprimer saura de quoi je parle…)

PS : au départ je ne voulais pas mentionner le blog en question, mais 3 personnes sont venues me soutenir chez moi ce jeudi 9 en le faisant sortir de l’anonymat, suite à leurs problèmes de “droit de réponse” également, sur mon post concernant “les envahisseurs”.

PPS : j’avais déjà moyennement apprécié son post “le blogueur est malade, il faut l’achever” sans bien comprendre où elle voulait en venir (j’aurais dû l’interroger pour comprendre), et rigolé à la conclusion : Amputez-vous du blog. Ou supportez le microscope sur vos gueules inconnues.
Maintenant je me dis : qu’elle donne l’exemple… Dommage que je ne puisse pas le lui écrire : elle m’a fait subir une reconduite à la frontière

EDIT DU 12 AU TOUT PETIT MATIN : me voici devenue chez madame FLIC : CRAPUNIA. Sadique je n’ai pu m’empêcher de lui poster ce qui suit  (qu’elle n’éditera pas, bien sûr) :
CRAPUNIA !!!!
C’est l’heure où tu ne sais plus lire et écrire ???!!!
Pour que tu comprenne bien, c’est le coup du mec qui a gagné une nuit avec CRAPUNIA
(là elle prend des risques, genre mère maquerelle, c’est le pompon pour un flic !)
Je connais le clavier par coeur, ce n’est pas qu’une faute de frappe !
A LA TIENNE ! YOUPEE ! (Mûre ou cassis ?)

Posté le 9 juillet '09 par Calpurnia, dans Coup de gueule, Histoire de sorcière. 106 Commentaires.

Feu le chêne de Mr N…

le-chene

Ce n’était pas un chêne comme les autres.

C’était un descendant du chêne planté par Victor Hugo lors de son exil volontaire à Guernesey :

“Aujourd’hui 14 juillet 1870, à une heure de l’après-midi, mon jardinier Tourtel m’assistant en présence de mon fils Charles, petit Georges et petite Jeanne étant là, j’ai planté dans mon jardin le gland d’où sortira le chêne que je baptise : “Chêne des Etats-Unis d’Europe”.

Victor Hugo s’opposait à la guerre, il avait l’idée très en avance des Etats Unis d’Europe… (alors que nous n’avons pas su faire une fédération).

Pour Monsieur N, ce chêne en devenir était un symbole très important. Il l’a planté dans le jardin de l’école primaire, au cours d’une petite cérémonie, avec tous ses élèves, le maire, et un journaliste venu là pour immortaliser ce grand moment. La “promotion” 1985/1986 s’en souvenait toujours avec émotion, ainsi que des premiers glands qui avaient été recueillis et que les enfants avaient plantés avec plus ou moins de bonheur dans le jardin de leurs parents.

Ce chêne c’était l’école “à l’ancienne”, comme l’était Mr N, instituteur fils spirituel de “la gloire de mon père”. L’instituteur qui avait à coeur de mener ses CM1/CM2 vers le meilleur sans être bloqué par de délirantes ordonnances de l’éducation nationale ou pouvant les contourner sans déclencher de révolution. C’était l’homme qui ne supportait pas les excuses pour le “pauvre petit chéri”, et qu’aucun parent n’affrontaient jamais. Non pas parce qu’on ne pouvait pas discuter avec lui, mais parce qu’il ne verbalisait jamais pour rien, et savait rembarrer le râleur “vous n’avez qu’à mieux éduquer votre gamin”… (On rêve ou quoi ?)

Ce chêne c’était toute une histoire. En quittant l’école le soir, il passait toujours devant pour regagner sa maison de fonction. Mes parents habitaient juste derrière l’école, et Pulchérie qui était l’élève admirative de Mr N, le regardait parfois contempler son chêne, limite larmoyante : “c’est lui… Il est beau… Il est intelligent… Tellement intelligent… IL SAIT TOUT…” et cela nous faisait sourire.

Par temps de canicule il venait lui apporter un ou deux seaux d’eau chaque soir en nous faisant coucou au passage. Il le regardait grandir son arbre, comme on regarde grandir un arbre : on n’en plante pas un pour soi, mais pour les générations à venir… C’est de l’espoir, de l’avenir pur qui pousse, et celui-là avait bien grandi, et il était beau…

Ce chêne c’était autre chose qu’un arbre ordinaire qui mérite déjà l’admiration, quand on sait le temps qu’il faut pour qu’une graine quelconque ne devienne un arbre vrai…

(Lire la suite…)

Posté le 4 juillet '09 par Calpurnia, dans Coup de gueule. 15 Commentaires.

Bien joué… (ou : les pouvoirs publics et la période estivale)

le-chene

1er juillet : nous sommes informés dans le petit village de mes parents, qu’il est prévu d’abattre deux arbres à l’arrière de l’école primaire.

Motif : il est prévu de mettre en place un “dépose express”. Les enfants ne pouvant plus marcher ne serait-ce que pour 200 mètres, ils sont généralement conduits à l’école en voiture. Le “dépose express” se doit donc d’être le plus proche possible de cette dernière.

Outre que tous les arbres de ce lieu sont magnifiques, l’un d’eux, un chêne de Guernesey est hautement symbolique : c’est le chêne de l’ancien directeur pendant plus de 20 ans, Monsieur N, que Pulchérie a eu en CM2 il y a 17 ans. Les bucherons eux-mêmes sont consternés de devoir l’abattre.

Cet arbre représente quelque chose de très fort pour beaucoup d’anciens habitants du village, pour les anciens élèves aussi, dont certains habitent toujours la commune.

Apparemment tout le monde : la mairie, l’architecte,  est allé au plus simple, alors que la topographie des lieux offre d’autres possibilités que d’abattre des arbres.

La voiture est prioritaire, le monde végétal ne l’est pas, les symboles non plus.

COMME PAR HASARD de plus, cet abattage doit avoir lieu le premier jour des vacances scolaires. Si l’actuelle directrice n’avait pas vu les bucherons, tout le monde aurait été mis devant le fait accompli !

COMME PAR HASARD toujours, en cette période il commence à être difficile de mobiliser du monde prêt à aller s’enchaîner aux pieds des arbres dont la mort est programmée pour le jeudi 2 juillet.

ET PENDANT CE TEMPS LA (à Carracas), un peu partout, y compris à l’assemblée nationale ON profite de cette période ESTIVALE pour nous faire avaler toutes les couleuvres possibles et imaginables, voter des lois qui passeront inaperçues, abimer notre patrimoine, ET J’EN PASSE (vous connaissez mon mauvais esprit légendaire…). C’est la raison pour laquelle je dis bien joué !

Ce n’est pas dans mes habitudes, mais je vais vous demander s’il vous est possible d’aller pétitionner à l’adresse mail suivante : mairie.auffargis@wanadoo.fr

Même si bien sûr vous ne connaissez pas l’endroit, c’est une pétition de principe, une manière de montrer que beaucoup en ont assez du n’importe quoi, conçu n’importe comment, en sacrifiant tout pour du pas forcément utile. En cette période où l’attitude écologique se doit d’être de rigueur, un arbre ça ne s’abat pas comme ça, sans mures réflexions.

J’ai rédigé ce post dans l’urgence, très en colère.

Inutile si vous me soutenez, nous soutenez, de faire allusion à moi : la gentille sorcière, la mairie ne connaît pas…

Merci d’avance de la part de tous !

Edit du 2 juillet dès l’aube : il ne sera jamais trop tard pour PROTESTER à l’adresse que je vous ai transmise, contre le PRINCIPE d’abattre des arbres sans voir plus loin que le bout de son nez. J’ai contacté notre député, qu’il soit trop tard ou pas. J’aimerais que notre protestation laisse une trace, et surtout que nos arbres soient sauvés !

F…. la période estivale qui sert finalement souvent de mauvais desseins…

EDIT DU 2 AU SOIR : les bucherons ont épargné le chêne à litige, jusqu’à demain matin 7 H. Il est donc encore temps de manifester…

Posté le 1 juillet '09 par Calpurnia, dans Coup de gueule. 14 Commentaires.

La machine à café est en panne…

dv1823002Bien évidemment, détestant le café, je suis totalement insensible au drame qui peut couver dans n’importe quelle société : la machine à café, ou toute bête cafetière, est en panne (ou entartrée).

J’adore le thé avec un sucre et un nuage de lait s’il vous plait, mais si on me signale que la bouilloire est en panne, je n’en fais pas un drame et je retourne m’asseoir à ma place : tant pis pour le thé que je n’aurai pas.

Alors qu’avec le café, ça ne rigole pas du tout du tout. Et quand on n’aime pas le café, cela fait rigoler (sadiquement).

C’est tout l’étage ou toute la société qui se rassemble devant la machine (ou la cafetière)  agonisante, chacun donnant son avis ou posant des questions, le tout avec une grande intelligence :

  • Il y a de l’eau qui coule ailleurs ?
  • La cafetière est branchée ?
  • On a appuyé sur le bouton “ON” ?
  • Il y a du courant dans la cantine ? (ben oui, le néon fonctionne)
  • La détartrer c’est bien beau mais cela va prendre combien de temps ? (2 H de travail de perdues par la sacrifiée de service et 3 H à attendre le café salvateur : l’horreur)

C’est mon père, parti régler les problèmes de sa retraite à l’organisme ad Hoc. Tout à coup, la porte du Mr avec lequel il débattait en triant ses papiers, s’est ouverte et un homme affolé est entré : Monsieur, il y a une alerte atomique, la machine à café est en panne ! Mon père a revu le Mr décomposé 1 H 30 après : la machine à café avait rendu l’âme… (et lui perdu sa patience, il ne s’est pas gêné pour le dire).

Parfois c’est le drame complet : la machine à café fonctionne très bien (ou la cafetière) mais il n’y a plus de café, acheté pourtant à la tonne. Là, c’est vital, il faut que quelqu’un se dévoue pour aller en acheter afin que la société survive à la journée à venir. Le patron est en manque, ça ne rigole pas, la comptable s’en fout d’un coup du bilan et se dévoue pour aller à Rauchan acheter les 82 paquets de moulu qui font juste le mois (et encore). Quant aux responsables de l’achat du café, ils risquent leur place, autant qu’ils soient prévenus dès le départ.

J’ai vécu ça chez Truchon (avec 2 cafetières changées tous les 6 mois, car même le détartrage ne pouvait rien pour elles qui vrombissaient de 7 H du mat à 19 H) et Trucmuche (bien pire, avec la machine à café comme il y a au bistrot, avec le café en grains et le moulin à café raccordé à la machine à café, c’est toute une organisation).

Perso je trouve cela pathétique. On dirait moi que si j’avais oublié mes clopes (sauf que ça n’arrive jamais). Pathétique je vous dis.

Chez Trucmuche le top du top c’était plus de café et il avait oublié ses clopes. L’horreur encore. Il appelait son beau frère (le spécialiste des machines à café) à 7 H 45 “PUTAIN Y’A PLUS DE CAFE”, puis il envoyait un SMS (lui)  “PS : J’AI OUBLIE MES CLOPES”…

Que ce soit chez Trucmuche ou chez Truchon, la panne de café quel que soit le problème, se résumait par une quantité importante de personnes INCAPABLES de travailler. J’ai bien dit INCAPABLES et là une certaine intolérance de base de ma part me hérisse le poil. Parce que c’est quoi ce trip ? Plus de café : la France en grève ? On peut appeler les pompiers s’ils sont en train de se pencher sur la machine à café ?

Et n’allez surtout pas leur signaler que le téléphone sonne : il n’y a plus de café, ils vous le signalent avec hargne. Et puis du coup ils ne savent plus se servir du copieur sans leur dose de ce breuvage immonde, nauséabond salvateur.

Tentez le coup du “je ne peux rien faire je n’ai pas eu mon thé” et vous verrez comment vous allez vous faire ramasser par ceux qui ne carburent qu’à la caféïne. S’en foutent de votre thé, ils s’assoient dessus.

Et puis, signalez “il n’y a plus de thé” et vous serez surpris de voir qui lève son nez de son ordi et de ses mails pour compatir et se proposer d’aller en acheter…

Le racisme commence là.

D’un autre côté s’il y a le feu, au lieu de crier “au feu” (ce qui est déconseillé par les pompiers), hurlez d’une voix terrorisée “il n’y a plus de café !” vous aurez toute l’attention requise après une parfaite évacuation des bureaux locaux, tout le monde se rendant à l’endroit stratégique pour vérifier… Reste à espérer qu’en fait ce n’est pas la cafetière qui a foutu le feu dans la cuisine… Ou bien si c’est le cas, ne pas appeler les pompiers tout de suite, tout le monde se mobilisant pour sauver la cafetière au péril de sa vie…

La vie n’est qu’un long calvaire…

Edit un peu tardif : j’ajoute que je n’ai rien contre la très conviviale pause café. Je trouve énervant que les pauses “thé” ou “cigarettes” soient dans certaines boîtes plus règlementées que la pause café… C’est en tout cas ce que j’ai vécu sauf chez mon avocat tordu chez lequel il n’y avait pas de cafetière, tout le monde ne buvant que du thé tout en continuant à décrocher le téléphone…

Posté le 25 mai '09 par Calpurnia, dans Coup de gueule, Histoire de sorcière. 13 Commentaires.

J’ai testé pour vous : un téléfilm très con, en deux parties en plus…

meteoreJe dédie ce test aux pauvres malheureux n’étant pas partis pour le pont de l’ascension (on y danse, on y danse) et ont donc l’option de venir me lire (on les plaint).

J’avais mis en enregistrement ce vendredi 22 mai, les deux parties d’un téléfilms américain : météore.

En fait, je testais pour vous, je voulais voir s’ils avaient réussi à faire encore plus con qu’Armaguedon : je vous rassure, ils l’ont fait (sans la bande de crétins chantant : “l’oiseau va bientôt partir, est-ce qu’il pourra bientôt revenir ? comme s’ils n’allaient pas au casse pipe). Et il fallait deux parties pour faire encore plus nul.

Donc je plante une fois de plus le décor :

Un astéroïde dans la ceinture d’astéroïdes qui gravite je ne sais plus où car on nous le dit pas, l’instruction n’étant pas la base première du téléfilm (en deux parties), se reçoit de plein fouet une comète qui a dévié de sa trajectoire. Les comètes sont des salopes annonciatrices de merdes, on le sait depuis l’antiquité. Là la comète prend la place de l’astéroïde qu’elle coupe en deux et dont elle dévie la trajectoire en l’envoyant se balader dans le système solaire. Enfin les deux morceaux (on sent le piège venir dès l’impact)

NON, l’astéroïde coupé en deux ne part pas direct vers Jupiter, mais vient sur nous avec une précision hallucinante… Sinon il n’y aurait pas de film. Tout le monde s’en tape de Jupiter !

Comme personnages vous avez :

  • Le savant tellement génial qu’il connaît par coeur les trajectoires des astéroïdes, tellement génial qu’il est obligé de sévir au Mexique, un grand ponte de l’astro-physique américain l’ayant décrété fou.
  • Son assistante qui n’a l’air de rien. Généralement ce sont ceux qui n’ont l’air de rien qui sont capables de tout, donc on la suit bien.
  • Un flic devenu fou qui veut la peau de son ex co-équipier en tuant d’abord sa fille et son père (enfin ceux de l’ex co-équipier), pour que l’ex co-équipier comprenne bien ce qu’il a vécu (nous on ne comprend pas, mais il y a une évidence quelque part et se revisionner le début, non merci)
  • Une femme médecin dont le fils va être hospitalisé dans son hôpital après une chute de météorite (attendez la suite)
  • Le père du flic pas fou qui est lui, shérif, et qui décide de discipliner les gens de sa communauté face à l’adversité
  • Un staf de militaires et d’astro-physiciens qui doivent résoudre le problème de l’astéroïde qui fonce droit sur nous. Evidemment on sait comment on lutte contre ces sales bêtes : à coup de missiles atomique, vous n’avez jamais regardé la TV ? Si les dinosaures y sont restés, c’est parce qu’ils n’avaient pas de missiles atomiques.

Au départ, l’astéroïde chemine tranquillement vers la terre, même pas en tournant sur lui-même (grave erreur, tout corps céleste subit la gravitation universelle). Il est précédé de morceaux de lui, qui vont s’anéantir en tant que météorites sur la terre, particulièrement sur la côte ouest des USA.

Et pas ailleurs.

Quand les extra-terrestres débarquent c’est au pied de la maison blanche en demandant à causer au président des Etats Unis, quand il y a des météorites, c’est de préférence sur la côte ouest, dès fois qu’ils nous mettent un cataclysme volcanique en plus ou un tremblement de terre, à cause de la techctonique des plaques perturbée par la chute des dits météorites.

Donc les météorites tombent à plus va. La femme médecin et son mari en ont une qui tombe dans leur jardin. Quand on voit le cratère on a envie de ricaner quand on vous annonce que la bête faisait 1 km/3, mais bon, on ne peut pas téléphoner à la production pour leur signaler qu’il y a un blème autrement que sur la côté ouest.

Et les météorites pleuvent toujours un peu partout, strictement sur la côte ouest et Los Angeles. Quand une percute une tour, cela fait moins de dégâts que les boeings du 11 septembre, ce n’est pas crédible.

Evidemment l’une d’elles tombe à 3 mètres du bus scolaire du fils du médecin. Fils hospitalisé dans le service de sa mère. Au 4ème étage. Et la météorite suivante percute le 3ème sinon pas de suspense…

Le savant fou a réussi a convaincre son ancien employeur qu’il a toutes les données sur le séïsme à venir. L’ex employeur l’attend avec impatience, pour une fois on est ravis. Manque de bol, le savant fou, en regardant avec horreur une pluie de météorites s’en prend une sur la gueule, se fait renverser par un chauffard. Il meurt en confiant son ordi à son assistante, qui va essayer de rallier le Mexique/la base militaire de Los Angeles à pied pour donner les bons tuyaux pour les lancers de missile. Elle a 24 heures. Au mieux. Et elle le sait, ce qui est le pire.

Pendant qu’elle fait de l’auto-stop pour accéder à un téléphone (toutes les liaisons satellites ont été coupées car les satellites ont été niqués (poil au nez) par des météorites et que personne ne s’arrête pour l’aider (poil au pied), la fille du flic est rattrapée par l’ancien pote de son père qui la prend en otage. Un hasard, mais le hasard aime beaucoup aider les tueurs psychopathes (poils aux pattes, je sais, c’était facile).

Après c’est morne, il tue tout le monde au fur et à mesure qu’il s’approche du père de son ex pote. Car comme par hasard, le père de l’ex pote est shérif à 2 km de la base militaire qui doit régler le problème de l’astéroïde à coup de missiles.

La mère médecin essaye de rejoindre son fil au 4ème étage. Quand on voit la blessure de l’hôpital après la percussion au niveau du 3ème on ricane, ça ôte du suspense…

L’assistante du savant fou réussi enfin à joindre le centre spatial pour donner les nouvelles coordonnées de l’itinéraire de l’astéroïde. 25 secondes avant le départ des missiles. Puis elle repart à pied et réalise qu’il manque une équation à son histoire. Lui reste à trouver : du courant et un téléphone qui fonctionne autrement que par satellite. Elle ne fait pas demi-tour on se demande pourquoi.

Le flic sympa recherche le flic fou. L’astéroïde est détruit par le tir de missiles, tout le monde est content. Sauf le flic sympa qui s’en fout de la fin du monde : il veut sauver sa fille pour qu’elle meure avec lui pendant la fin du monde qui pour lui, reste à venir (c’est le héros voyant de l’histoire).

Evidemment bien sûr l’astéroïde a été coupé en deux, et seule l’assistante le réalise, et elle se bat pour s’alimenter et trouver un téléphone pendant que tout le monde au centre spatial rentre se coucher (tous des cons). Parce que le morceau qui reste est le plus gros (sinon…). C’est la fin du monde en vue. Surtout pour les USA, le reste viendra après, mais le reste du monde, ils s’en foutent alors… Il y a tout de même une météorite qui atteint NY c’est le clou du film.

Après maintes et maintes pérégrinations (tout le monde l’arrête, personne ne croit qu’elle veut sauver le monde, c’est normal, faut voir son brushing par rapport à la tronche des autres…) l’assistante du savant fou arrive à joindre le centre spatial pour donner les bonnes instructions. Grâce au flic sympa qui sauve de justesse sa fille et son père, et qu’elle a croisé par hasard. Sauf qu’en fait le méchant a fait semblant d’être mort : il avait un gilet pare-balle (y’a des salauds, je vous jure !)

Pendant ce temps là (à Carracas), le médecin héroïque gagne le 4ème étage où est son fils, grâce à des bouches d’aération. Son mari arrivé un peu tard mais pas trop, est là pour récupérer les rescapés. Je note une fois de plus que les bouches d’aération sont capitales dans les films. Chez moi, même le chat ne passerait pas : je suis cuite.

Le centre spatial se décide à joindre les chinois et les russes, qui dormaient sans doute devant leurs écrans radars. L’Europe ? Quelle Europe ? Ca n’existe pas pour les américains et d’ailleurs cherchant tous les missiles atomiques disponibles, ils ne pensent même pas à la France. Qui va songer à des mangeurs de baguettes et de camemberts déambulant avec un béret, pour sauver le monde ?

Bref tout le monde se met d’accord pour un moment, et puis la jeune assistante a une idée de génie : on ne va pas faire sauter l’astéroïde dont les morceaux vont forcément causer quelques dégâts… Non, on va changer sa trajectoire en faisant sauter les missiles (les derniers missiles existant sur terre) juste avant l’impact.

Et le tout se termine avec la terre ayant une deuxième lune (l’astéroïde, c’est dire la force de frappe de leurs missiles), que l’assistante et le flic sympa qui a réussi à buter l’autre d’une balle en pleine tête (pour être sûr de ne pas l’avoir loupé) contemplent ensembles d’un air attendri (et niais).

THE END avant la scène érotique laissant augurer la naissance de pleins de flics ou astro-physiciens (avec l’accord de la fille du flic mais bon, on la sentait OK sur ce coup là), que nous aurions pourtant bien méritée. Généralement je suis bon public, mais pour vous faire un compte rendu exact, je me suis fait un devoir, de regarder jusqu’au bout…

Sinon bien entendu, tous les blessés du 4ème étage de l’hôpital ont survécu. La pouponière du 3ème a été intégralement détruite, mais comme c’était des tétards venant de naître, tout le monde s’en foutait…

Posté le 23 mai '09 par Calpurnia, dans Coup de gueule, Histoire de sorcière. 19 Commentaires.

Il y croyait… 11 novembre 1918 - 8 mai 1945

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Il y a eu un jour 3 frères très proches, qui s’adoraient. Une enfance de rêve malgré la tourmente passée et celle à venir.

Des enfants de la soeur de Louis, pas d’Alphonsine. Des enfants de Léontine.

Des garçons. A une époque la famille côté maternel pour moi, ne savait fabriquer que ça. D’ailleurs de tous les côtés, il n’y avait que cela : des garçons.

Et les cris ont commencé bien avant 1940. Les hurlements de 3 hommes juste adultes et pas d’accord du tout du tout. Léontine en tremblait dans sa chambre de ses fils s’insultant tout à coup, se détestant, chacun étant certain de détenir la vérité.

Il y avait l’aîné qui avait gardé une jambe raide depuis la guerre d’Espagne à laquelle il avait participé de son plein gré, soutenu par le petit dernier et un silence poli de la famille. Il y a des silences OUI et des silences NON, c’est ainsi dans la vie… Là, le silence poli c’était “oui” et il se savait totalement soutenu.

Hurlant plus fort que les autres :  le cadet, résolument pour la grande Allemagne, une Europe déjà, promise pour un Reich de 1000 ans.

Alors ça gueulait tous les soirs,  l’aîné obligé de se servir d’une canne pour marcher et menaçant le cadet avec, le petit dernier étant admiratif, et l’autre criant au boiteux qu’il avait choisi le mauvais camp, qu’il boitait pour rien, pour du faux, que l’avenir était dans la dictature, l’ordre strict, l’épuration ethnique. Alors cela hurlait encore plus. Et entre frères c’était la haine. Il y en avait toujours 2 ou 1 qui manquaient pour le dîner sacré du soir, ils avaient pu juste s’entendre sur ce point très particulier.

Et Léontine en était malade, chaque soir. Son mari, grand blessé de 18 n’entendait quasiment pas, sauf le mot “allemagne” qui lui déclenchait des crises d’épilepsie. Ses fils attendaient que lui, dorme enfin, avant de s’affronter, comme 3 fauves, dans l’arène du salon familial, la haine aux yeux, la voix rauque, les muscles gonflés prêts à servir pour du vrai…

Son opinion, le cadet l’a tenue jusqu’au bout du bout, du tout.

Il est vrai que pour toute la famille, être rentré dans la résistance ou être resté neutre (il n’y avait que peu de héros finalement, sauf Robert Benoist (ICI)) était le mieux que l’on puisse faire. Mais il était seul contre tous. Peut-être que cela a été une vraie motivation. En tous cas il avait choisi son camp en étant sincère. Il y croyait. C’est ce qu’il a dit à sa mère avant d’être fusillé en 1944. A une époque tellement troublée qu’on ne sait pas qui avait tort ou raison.

Il y croyait vraiment, aux forces mauvaises des juifs, aux races inférieures, à l’horreur des francs maçons. Il le pensait vraiment que les allemands se battaient pour du pur. Il voyait vraiment les bolchéviques sur le sol français. Il oubliait tout simplement que des francs-maçons, il y en avait beaucoup dans la famille et qu’ils ne voulaient de mal à personne, sauf qu’ils ne lui ont pas, au moment crucial,  pardonné de trahir leur camp car rien n’est neutre dans les temps troublés. Tous les francs maçons de la famille se sont élevés contre lui, se sont révoltés contre une image fausse d’eux qu’il renvoyait. Juste comme ça, juste avec des attitudes, des négations bien montrées, sans rien de plus. Eviter de lui parler, faire celui qui ne l’a pas vu, pour ne pas répondre à une provocation, pour oublier de l’inviter à un anniversaire, une fête de famille.

Il oubliait et reniait tout, parce qu’il y croyait vraiment.  Il avait été avalé par la doctrine, subjugué par la grande Allemagne. Il revivait l’ancienne guerre à sa manière. Mais il y croyait et se sentait tellement seul chez les siens, qu’il a trouvé une autre famille.

Il n’a pas reculé devant ses vraies croyances. Disparaissant devant ses frères pour tout de même ne pas trop en savoir et ne rien avoir à dire, il a été un collabo actif, avant d’entrer dans la milice, sa vraie famille désormais,  avec au coeur, l’idée qu’il avait raison. Il y a cru jusqu’au bout.

Toute la famille, même ses frères, ont eu tout de même de l’admiration pour lui, jusqu’au bout. Parce qu’il s’était battu pour un idéal auquel il croyait. Pour la famille c’était important, même si tout le monde pensait qu’il se trompait, et qu’en se trompant, il avait approuvé trop d’horreurs qu’il appelait des erreurs.

Beaucoup de ses proches se sont détournés de lui. Pour aller le voir en prison, juste avant son exécution, il n’y a eu que sa mère (mais une mère reste une mère, et la résistance l’a laissée passer),  le benjamin qui pourtant s’était battu de l’autre côté du miroir, donc on l’a laissé passer également. Pour s’entendre dire : “tu t’es trompé”.

Et un oncle grand maître d’un ordre qui lui a tendu la main de la franc-maçonnerie en se refusant de juger, restant fidèle lui aussi à lui-même et à ses croyances profondes. L’aîné avait disparu avec sa canne dans “nuits et brouillards” pour revenir en 1945, mais tout le monde disait qu’il serait allé malgré tout voir son frère, la veille et le jour de son exécution. Il l’a confirmé en rentrant, fantôme survivant au bout du compte et au bout des erreurs de son frère.

Et celui qui croyait a répondu, fidèle en ses croyances : “non c’est vous qui vous trompez… Moi j’y croirai jusqu’au bout”.

“Pourquoi papa n’est-il pas venu ?, pourquoi ne m’a-t-il pas écrit ?”.

Le père, mutilé de 18, avait renié son fils, mais “faisait” comme s’il ne s’en rendait pas compte. L’a-t-il regretté ? nous ne le saurons jamais. Sans aucun doute a-t-il entendu de loin la salve, tueuse de la chair de sa chair et en a-t-il été anéanti. Car il n’était pas loin du lieu d’exécution en ce petit matin blême où celui qui croyait ou n’y croyait pas, a refusé qu’on lui bande les  yeux pour affronter ses bourreaux, tous ceux qui se trompaient…

Parce que le fils croyait, lui, qu’il avait raison et ne s’était pas battu inutilement… Qui peut accepter de s’être battu pour rien ? Qui meurt pour rien ?

Il y croyait, tout le monde s’en souvient. L’oncle grand maître a décrété que chaque opinion est valable quand elle se vit jusqu’au bout et qu’il n’y avait pas à renier le sang de son sang. Jamais il n’a dit quoi que ce soit contre le sang de son sang, contre une pensée réellement sincère, même si, nous l’avons compris bien après, cela avait dû lui peser.

Mais dans la famille, cette foi obstinée  faisait penser aux inquisiteurs de jadis. Eux aussi pensaient qu’ils avaient raison.

Où est la vérité ? Quand tout bascule autour de nous ?

Il n’avait pas de tombe, alors les franc-maçons de la famille honnis par lui, lui ont érigé un petit mémorial, quelque part dans la forêt, à un endroit que seuls ceux qui ont du coeur et connaissent l’histoire familiale peuvent retrouver.

Curieusement, ce mémorial n’est pas loin de l’endroit où Madeleine a choisi d’en finir.

Destinée ?

Il n’a pas su, le 8 mai 1945, qu’il faisait parti du camp des perdants, il s’était déjà anéanti dans la terre d’une fosse commune, avec toujours la foi chevillée au corps, la certitude d’être une victime… Alors que le monde d’après le 8 mai 1945 faisait de ses frères les vrais héros.

Et qu’on nous épargne à toi et moi si possible très longtemps, d’avoir à choisir un camp.

Je sais que certains m’en voudront de rendre hommage à un homme qui avait tout faux et que d’autres en profiteront pour venir me dire que ce post rend enfin hommage à la vérité. Je les mets tous dans le même panier : allez voir ailleurs… Ce blog n’est pas politique mais juste le reflet de vies ordinaires…

Posté le 8 mai '09 par Calpurnia, dans Chroniques d'une vie ordinaire, Coup de gueule. 7 Commentaires.

L’euro et moi (et vous…)

Moi l’euro je n’arrive pas à m’y faire, même si quand on voyage en union européenne, c’est pratique… D’ailleurs pour l’instant je ne voyage plus en union européenne et je ne suis pas prête de le refaire, vu mes moyens…

Déjà les prix ont augmenté, même si l’on a longtemps prétendu le contraire (dans les médias). J’ai gardé la sale habitude de multiplier par 7 pour avoir une estimation en francs (6,55957 d’estimation du départ ça m’esclave grave mes 12 neurones).

Premier exemple : la boulangerie qui augmente sa baguette du jour au lendemain de 10 cents… Vous avez vu une boulangerie jadis, augmenter d’un coup de 65 ou 70 centimes ? jamais… Là c’est monnaie courante. Et le Saint Honoré a augmenté lui de 50 cents (3,50 F). S’il n’y avait que les boulangeries…

Je suis bien placée pour savoir que dans ma boîte de l’époque, on avait tout bien converti au cent près, la première année. Après on a arrondi… Sauf que on a arrondi vers le supérieur.. Cela ne représente pas la même chose quand on passe de 110,75 € à 115…

A Rampion, l’autre soir, une vieille dame à qui la caissière ne pouvait pas rendre 5 cents (en gros 35 centimes de F). Jamais une caissière ne se serait permis de dire “je vous dois 35 centimes”. Là, elle a déclaré “oh, pour 5 cents ! je vous les dois”.

La vieille dame s’est révoltée. Tout d’abord si cela avait été elle qui devait 5 cents, elle n’aurait pas embarqué sa marchandise, et même remarque sur la conversion en F. Et une dame derrière elle de l’apostropher “madame vous raisonnez toujours en F, ce n’est pas bien. Un centime c’est un centime”.

Et la vieille dame lui a parfaitement répondu ce que je pensais : “à une époque un centime c’était un pourcentage de ma retraite, maintenant ce n’est plus du tout le même pourcentage, alors j’ai le droit de penser ce que je veux et je veux mes 5 cents”.

Elle a raison. Un centime d’euro ce n’est pas le même pourcentage sur ma future basse paye que le centime de F de jadis.

Si nos salaires avaient été multipliés par 6,55957 (on va dire 6 pour faire soft), on ne se plaindrait pas…

Certains demandent le retrait du cent, des 2 cents, voire même des 5 cents, inutiles et gonflant le porte monnaie… Alors qu’ils supportaient très bien les 5 centimes de F (moins d’1 centime d’Euro).

Et vous avec l’euro c’est comment ? Moi je n’arrive pas à m’y faire. Je calcule, je constate que ça a vachement augmenté, que je me fais gruger… Car on ne peut pas nier que notre panier de “ménagère” ou de “folle de fringues” a considérablement augmenté, et pas en rapport avec nos salaires… D’ailleurs les premiers à vouloir la mort des petites pièces ne sont pas les derniers à trouver que les prix montent vachement trop…

Edit du 20 au soir : la boulangerie vendant de si délicieux petits fours frais, à 10 euros la barquette de 20, les vend désormais à 11 euros la barquette de 18… Et on ne se fout pas de nous…

Posté le 20 avril '09 par Calpurnia, dans Coup de gueule. 19 Commentaires.