Depuis deux ans, je donne des cours de soutien en histoire, géographie et français (voire même instruction civique), à ma nièce la petite fée. Depuis la rentrée, j’assiste son frère Tristan, en histoire et en français. (Lire la suite…)

TATATA-TAM (c’est la cinquième de Beethoven, vous l’avez tous reconnue…)
Je suis donc allée voir le chirurgien plasticien, en consultation hospitalière, le mercredi 11 janvier.
- Sans dépassement d’honoraires (à noter, c’est de plus en plus rare. (Lire la suite…)

En 2009, je vous avais raconté mes mésaventures avec une dermato désagréable que je m’étais promis de ne jamais retourner voir (ICI).
Pendant qu’elle s’apprêtait, à ma demande, à me retirer un ou deux kystes à la tronçonneuse, l’air mauvais, je lui avais montré 3 grains de beauté, deux sous l’oeil gauche, le troisième sur l’aile du nez, pas loin du coin du même oeil.
“Ce n’est rien du tout” m’avait-elle répondu toujours aussi peu aimable.
La consultation avait duré environ 10 minutes, et encore, en comptant le temps passé à rédiger les ordonnances.
Cette année, je me suis décidée à retourner voir mon ancien dermato, pour la révision visite annuelle des grains de beauté ou autres trucs pouvant être suspects. Bonne nouvelle, il n’est plus autant débordé qu’avant (d’où mon infidélité de 2009), car il a pris une assistante qui m’a reçue très gentiment et très professionnellement.
Elle m’a regardé le cuir chevelu et a démentit le diagnostic de l’autre d’il y a 2 ans et demi, alors que je me suis littéralement ruinée en produits qui ne servaient à RIEN (si j’aurais sû, j’aurais écouté mon pharmacien…). Il n’y avait pas de dermite machin, ni de carence en fer, encore que le fer ne peut pas faire de mal. Par contre on peut me rescaper la chevelure à moindre frais et efficacement. C’était la bonne nouvelle.
Elle m’a fait déshabiller pour constater que je n’avais rien de louche sur le corps, après m’avoir dit “ça par contre, c’est à retirer, et en urgence”.
“Ca” c’était le grain de beauté au niveau du coin de l’oeil gauche. Qui justement a grandi un peu depuis qu’un moustique m’a piqué juste dessus à la Grande Motte. Je m’étais grattée la nuit, cela avait saigné, et depuis il n’avait plus la même tronche.
Elle ne comprend pas que deux ans plus tôt, on ne m’ait pas précisé que c’était à retirer, sans urgence, alors que maintenant, c’est le cas (l’urgence).
Comme elle n’a pas le temps de pratiquer l’intervention, RV est pris la semaine suivante avec son confrère qui adore nous charcuter ou nous cramer des trucs (un homme charmant et plein d’humour en fait, mais sa vraie vocation devait être chirurgien…).
Qui me confirme, alors que je tremblotte des genoux le jour fixé pour l’excision de la bête, que c’est bel et bien à retirer, que cela n’a pas poussé en quelques mois, et quand c’est que la bête a été vue pour l’avant-dernière fois ?
- “Il y a deux ans et demi”
- “Et on ne vous a rien dit ?”
- “Si, que ce n’était rien…”
- “Et qui vous a dit que ce n’était rien ?”
- “Madame de la conne”
- “AH ! CELLE-LA !!!“
Déjà son associée avait eu l’air très mécontente, là, il n’en rajoute pas, mais il pense tellement fort que je l’entends… Il consulte ma fiche. La dernière fois que je l’avais vu, en 2007, la bête n’existait pas.
Et malheureusement pour moi, c’est désormais trop proche du coin de l’oeil pour lui, et il va m’adresser à un chirurgien plasticien. Cela doit être fait sous anesthésie générale et avec une technique que lui n’a pas. Maman a vécu la même chose, et je tremble de trouille pour mon porte monnaie anorexique et les complications post-opératoires que je ne manquerai pas de faire…
Je lui expose mes soucis et il appelle un de ses confrères plasticien du côté de Chartres, dont il sait qu’il ne me loupera pas, et qu’il ne m’assassinera pas non plus…
Que j’ai donc consulté ce 11 janvier.
Il m’a bien expliqué ce que c’était, (un carcinome basocellulaire) qu’il fallait enlever cela vite mais qu’il était encore temps, avant que cela ne creuse (glups !) ou ne s’étende vraiment aux glandes lacrymales (reglups) ou à l’oeil, mais que lui, peut faire cela sous anesthésie locale.
Bref il est plus que temps pour m’éviter une vilaine cicatrice.
Ouf pour l’anesthésie locale, parce que moi, j’avais déjà commencé à refaire mon testament. Comme quand je prends l’avion…
C’est donc un sale truc, qu’il faut retirer dès qu’on l’aperçoit, avant qu’il ne grossisse, qui ne tue pas, mais peut détruire les tissus proches et même l’os, nécessitant après, une réelle intervention de chirurgie reconstructrice.
“Et sauf le respect que je dois à mes confrères d’ordinaire, cette dermatologue d’il y a deux ans et quelques, est une conne incompétente qui, je l’espère, ne sévit plus !”
Au revoir monsieur et à très bientôt, puisqu’il précise à sa secrétaire devant moi, qu’elle doit me trouver un créneau rapidement.
3 personnes tout de même pour taxer l’autre d’incompétente !
Je sais qui sera ma cible, la prochaine fois que je rêverai que j’abats quelqu’un avec un flingue (j’ai un mauvais fond sans doute).
Ce ne sera pas Truchon !
La vie n’est qu’un long calvaire !!!
PS : n’allez pas voir comme je l’ai fait, à quoi cela ressemble quand c’est déjà très évolué, vous allez tomber dans les pommes… Le mien n’en est pas là, heureusement, mais j’en veux tout de même terriblement à cette femme…
Ayant un oeil pleurant quasi continuellement (environ 18 heures par jour) depuis fin septembre, j’ai attendu que cela passe tout seul à coup de serum physiologique et de truc machin bidule à l’acide borique, et je me suis résignée à aller voir un ophtalmo (tout de même, les miracles sont rares, c’est une honte !).
Même si le larmoiement passait tout à coup, une visite de routine ne pourrait faire de mal qu’à mon compte en banque, dans la mesure où ma dernière consultation remontait à 2006…
Obtenir un rendez-vous dans des délais convenables n’a pas été trop difficile, avec l’impression d’avoir à l’autre bout du fil (ben oui, j’appelais de mon fixe) un robot :
” Bonjour ! Le docteur Jyvoiclair reçoit de telle heure à telle heure. Le règlement doit avoir lieu par chèque ou espèces, car nous n’avons pas de borne CB. Dépassement d’honoraires oblige, la consultation est de 50 euros, merci de venir avec votre carte vitale et votre carte de mutuelle”.
“Le docteur Jyvoiclair vous recevra mardi 22 novembre à 15 H 20 très exactement, merci d’être à l’heure”.
Shlark (raccrochage sauvage après m’avoir extorqué mon n° de SS (la Sécu !) que j’avais donné d’un ton machinal, en pressentant sans trop me tromper que la secrétaire n’en aurait rien à faire de ce n°…
Avertie par ma frangine (deux heures d’attente) et Mrs Bibelot (deux heures d’attente avant de repartir en prenant un autre RV, puis donc, au second RV 1 H 30 d’attente), je m’étais munie d’un bon livre, évitant comme la peste les mauvais, mon oeil pleurant toujours.
J’ai donc été reçue par le robot :
- Bonjour. Le règlement doit avoir lieu par chèque ou espèces, car nous n’avons pas de borne CB. Dépassement d’honoraires oblige, la consultation est de 50 euros, merci de me remettre votre carte vitale et votre carte de mutuelle”.
- Je paye maintenant ?
- Non à la tombée de la nuit on y verra plus clair tout à l’heure. Je vous rends votre carte vitale et votre carte de mutuelle qui ne me servent à rien, car nous n’avons pas non plus de borne carte vitale.
Cela commençait bien…
- Jyvoiclair est à l’heure ?
- Comptez une bonne demie heure de retard (et le pouce). La salle d’attente c’est la première à droite, les toilettes sont en face (utile précision pour éviter l’explosion de vessie).
- 12 personnes dans la salle d’attente, je me suis ruée sur la 13ème chaise de libre, en espérant que cela ne me porterait pas malheur.
- J’ai ouvert mon livre pour constater que la salle d’attente était très mal éclairée, ce qui est un comble chez un ophtalmo…
- Ophtalmo qui se manifestait à peu près toutes les 10 minutes en hurlant le nom du patient suivant à l’autre bout du couloir.
- Pouvait pas se déranger pour venir chercher le client suivant ce vieux con ?
- Ah non me suis-je dit, au bout d’une heure, quand on a hurlé mon nom, ce n’est pas un vieux con, c’est un jeune con…
- Et pendant l’heure d’attente, régulièrement, le robot se manifestait, au téléphone ou avec un arrivant : “Le docteur machin reçoit de telle heure à telle heure. Le règlement doit avoir lieu par chèque ou espèces, car nous n’avons pas de borne CB. Dépassement d’honoraires oblige, la consultation est de 50 euros, merci de venir avec votre carte vitale et votre carte de mutuelle”.
- Et pendant l’heure d’attente, on est donc régulièrement énervé d’entendre préciser “merci d’être à l’heure”…
Dans le temps, jadis, à l’époque préhistorique où j’étais jeune, on lisait de loin ou de près, en se cachant un oeil puis l’autre, le spécialiste vous regardait le fond d’oeil etc… maintenant c’est terminé.
Vous posez donc votre menton là, votre front là, et un appareil va tout faire à la place de l’ophtalmo qui vous précise tout de même de regarder son oreille droite ou gauche, suivant votre oeil en cause (faut regarder l’oreille droite quand ça s’occupe de l’oeil gauche, et inversement)…
Ca mesure tout : longueur, largeur, profondeur du globe oculaire (et donc détection de problèmes éventuels), ça vous fout des flashes dans la rétine sans prévenir et à vous rendre aveugle pour quelques secondes, ça détecte les problèmes de macula ou autres, et ça vous tire dans l’oeil.
De l’air comprimé d’accord, mais on pourrait prévenir également.
ON est obligé tout de même de vous demander ce que vous lisez. Vous vous exécutez, on ne sait jamais, ON pourrait encore vous tirer dans l’oeil pour se venger d’une inutile lenteur…
Bilan, j’ai une vue de loin excellente (je le savais même si je la trouve imparfaite par rapport à il y a 10 ans), de près ce n’est vraiment pas mauvais, nonobstant le :
- POUR VOTRE AGE la presbytie est vraiment légère (t’en foutrais moi des “pour votre âge”, sale con !)
- Ah vous trouvez que votre vue de loin a baissé ? C’est que vous aviez vraiment une vue plus qu’excellente QUAND VOUS ETIEZ JEUNE ! (et je suis vieille maintenant connard ?) parce qu’actuellement vous êtes encore à 13/10ème…
Je suis repartie avec une ordonnance incompréhensible. Le pharmacien a planché dessus.
- Appliquer une compresse chaude sur l’oeil.
- La paupière est fermée. Heureusement, essayez donc de vous appliquer une compresse chaude sur l’oeil ouvert, vous retournez direct chez ducon.
- Masser pendant 15 secondes (dans quel sens ? je masse l’oeil sans bouger la compresse, ou je bouge la compresse ?)
- A renouveler un mois (à partir de quand ?)
- Pour le collyre, la posologie était tellement nébuleuse que le pharmacien a fait une évaluation personnelle après avoir consulté son vidal sur ordinateur.
- En gros cela doit peut-être durer 3 semaines (le collyre), vu que ducon m’a précisé, tout de même, avant de me dire au revoir, que si cela pleurait toujours, il me fallait revenir dans 21 jours…
A mon avis il a un accord avec un ORL du secteur, car quand il hurle le nom du patient (…) suivant, vous êtes à moins d’un mètre et avez l’impression que votre tympan ne résistera pas…
Et comme j’avais été obligée en plus de me garer le plus loin possible, quand j’ai retrouvé copine (que je n’aime pas), j’étais d’une humeur exquise, et le suis toujours d’ailleurs (vu les massages de n’oeil…)
La vie n’est qu’un long calvaire…
La semaine prochaine j’ai rendez-vous chez le dermato, c’est ma révision des 10 000 100 000…
Mais moi, j’adore tout particulièrement trouver ce genre de commentaire en attente de modération… ou dans mes spams…
Je vais toujours tout vérifier, parfois un lecteur assidu se retrouve en spams, alors je reste vigilante, et ai donc la joie de lire un truc dans ce style…
REXsfj hyraffnmphhr, [url=http://ajlautxhmnfk.com/]ajlautxhmnfk[/url], [link=http://blbgdgullcgp.com/]blbgdgullcgp[/link], http://nbtpghcjzlwi.com/
Si quelqu’un sait de quoi il s’agit, qu’il me fasse signe…
Si quelqu’un sait également ce que cela rapporte à l’envoyeur, qu’il m’explique…
Et faisez gaffe les gens, c’était dans les spams, donc théoriquement, suspect… Alors vous cliquez ou pas, mais moi, c’est OU PAS, et direct poubelle…
C’est encore tout pour aujourd’hui, car ce n’est pas le tout, mais je dois faire mes compte-rendus de la dernière visite de Maritza…
Donc, n’est-ce pas…
Posté le 9 novembre '11 par Calpurnia, dans Crise de nerf. 12 Commentaires.
Je suppose que vous êtes comme moi, il y a des choses qui vous hérissent le poil immédiatement…
Il y a des choses que je ne veux pas entendre…
Qui m’énervent… Qui m’exaspèrent. Cela peut venir de personnes très proches, de l’administration, de n’importe qui aussi…
Mes filles :
- Maman ne t’inquiète pas ! je vais juste faire de la spéléologie dans les catacombes, du saut à l’élastique, faire du vélo dans Paris, ne rien rayer, en rajouter…
Cela signifie que j’aurais des raisons de m’inquiéter. Ce simple préambule est inquiétant en lui-même…
- Maman… Ah non, ce n’est pas pour cela que je t’appelle…
J’ai laissé un message la veille, en précisant “rappelle moi, mais rien d’urgent”. En réalité elle ne me rappelle pas. Elle appelle tout simplement. Pour prendre des nouvelles ou me demander quelque chose.
Quand je précise “ah tu me rappelles suite à mon message”, elles pourraient avoir l’hypocrisie de prétendre que oui, les pieux mensonges n’ont jamais tué personne.
- Pulchérie/Delphine m’a fait gnagnagna, je ne veux plus en entendre parler gnagnagna, ne tente surtout pas d’arranger les choses.
Surtout pas. Ne jamais se mêler des engueulades des deux soeurs, sinon elles vont se retourner contre moi, le même jour, s’étant réconciliées sur mon dos. Quand je ne serai plus de ce monde, je ne sais pas sur le dos de qui elles se réconcilieront, mais je lui présente toutes mes condoléances.
- “Maman, je vais avoir un an de plus, je suis vieilllllllle !’
Et moi donc… Je ne compatis même pas…
- Mais maman, tu n’es pas vieille, tu n’as que 53 ans (mais elle, bientôt 30 c’est le drame…) (j’appelle cela le comble de la mauvaise foi !)
Mes parents
- Faut que je te quitte ma chérie, je vais chercher ton père à l’hôpital, où il s’est fait opérer de la cataracte.
Je sais bien que c’est une opération bénigne, mais j’aurais aimé savoir qu’il avait une cataracte et une opération en vue…
- Ton père ne se sent vraiment pas bien, je termine de déjeuner et je l’emmène aux urgences.
Non tu ne finis pas de déjeuner, pour l’emmener aux urgences après, j’arrive et j’appelle le SAMU…
- Quand je serai mort vous ferez ce que vous voudrez, je n’ai pas d’exigences particulières, vous pouvez me foutre dans un sac poubelle, je m’en fous complètement (mon père il y a quelques années).
Alors, les sacs poubelles de la bonne taille sont introuvables, la récupération ne sera pas d’accord, et on fera effectivement ce que l’on voudra (puisque tu nous le dis) mais on ne terminera pas au tribunal pour avoir mis ton corps aux ordures dans la joie et la bonne humeur…
- Tu pourrais être plus sympa avec X/Y, on sait bien qu’il/elle est insupportable mais ce n’est pas de sa faute.
Ce n’est pas de la mienne non plus.
N’importe qui :
- Bon, bah maintenant que tu es au courant, tu ne le dis à personne !
Le téléphone :
- Votre attente est estimée à moins de 70 minutes BIP !
- Ne quittez pas, nous allons donner suite à votre appel (un jour)
- Appuyez sur la touche dièse de votre téléphone, puis sur la touche étoile
- Tous nos conseillers étant en ligne, nous vous prions de rappeler ultérieurement
- Nos services sont ouverts de 8 H à 12 H et de 14 H à 18 H (il est 15 H 30)
- Pour gnagnagna, faites le 1, pour gnagnagna faites le 2, pour gnagnagna faites le 3, pour revenir au menu principal faites le 4, sinon, veuillez patienter, un de nos agents va répondre à votre appel
- CLIC ! BIP BIP BIP…
Les impôts :
- Je constate effectivement qu’il y a un problème avec votre nom, je rectifie cela immédiatement
- Je constate effectivement qu’il y a un problème avec votre adresse, je rectifie cela immédiatement (en me redonnant un mauvais nom)
- Je constate effectivement qu’il y a un problème avec votre nom et votre adresse, je rectifie cela immédiatement
- Je constate que ma collègue en charge de votre dossier, est en réunion
- (5 ans que cela dure…)
La vie n’est qu’un long calvaire…
Attention, c’est relatif à mon imagination débordante qui parfois me joue des tours que même pas j’oserais vous raconter…
Comme toute femme qui se respecte, j’ai chez moi ce que j’appelle de la quincaillerie, à savoir des bijoux que j’ai accumulés à une certaine époque.
Je n’ai rien contre les femmes qui portent des bijoux, simplement, moi je n’en porte plus pas.
J’ai même oublié d’en mettre le jour du mariage de Pulchérie, c’est tout dire…
Je crois que j’ai commencé à faire un rejet à l’époque où j’étais encore avec Albert, et que ma méchante belle soeur se pavanait même en allant aux champignons, avec rivières de diamants, rubis, émeraudes, perles, etc… pas toujours du meilleur goût (le plus voyant possible était ce qu’elle préférait) et pas toujours assorti avec ses toilettes…
Petit à petit, j’ai eu des collègues de travail qui étaient un peu comme moi quand j’étais chez Truchon, et j’ai perdu l’habitude de penser :
- Boucles d’oreilles
- Bague (à l’exception de mon alliance qui m’a “fait” 2 ans avec Charles Hubert et que je ne quittais jamais)
- Bracelet
- Collier, à l’exception d’un que je ne quittais jamais non plus jusqu’au jour où le fermoir a rendu l’âme.
J’ai du toc, du fantaisie, et des bijoux de famille, comme papa, mais pas les mêmes… (ce dont vous vous doutiez certainement…)
Et je les range depuis longtemps, en mélangeant dans des boîtes diverses, le toc et l’authentique, au cazoù des cambrioleurs auraient l’audace de rentrer chez moi pour y faire le ménage…
Il y a un petit moment que je ne peux plus porter de bagues, mes articulations main droite - main gauche commençant à se déformer, avec de grosses bosses que je suis peut-être la seule à voir (et surtout à sentir) mais qui sont incompatibles avec les bagues.
Tout ce qui est bijoux de famille, vous le comprendrez, c’est pour mes filles.
Delphine étant venue passer 2 jours, j’ai évoqué avec elle, le fait que j’avais l’intention de donner à tout le moins mes bagues, et elle n’a eu de cesse de venir chez moi pour en choisir une ou deux.
Evidemment, elle s’est ruée sur la seule bague au sujet de laquelle je pensais que mes deux filles feraient “berk”… Une chevalière de Mrs Morgan, qui est en fait un Louis d’or (Napoléon III - 20 F Or) monté avec aussi de l’or.
Pour moi il représentait le souvenir de ma grand-mère, Delphine l’a trouvé classe et d’autant plus que c’était un souvenir de famille et de son arrière grand mère. Elle s’est donc précipitée dessus comme la vérole sur le bas clergé breton, prenant également 1 serpent en or ramené d’Egypte, que Pulchérie a toujours trouvé moche. Puis elle a récupéré 2 bagues à elle qu’elle croyait perdues à jamais.
Sauf que, voulant lui montrer ce qu’il me restait comme bijoux de valeur :
- Ma chaîne et ma médaille de baptême
- Ma gourmette de première communion
- Des bijoux offerts par Albert
Il m’est apparu qu’une boîte à quincaillerie, normalement dans ma chambre, était totalement introuvable…
Donc, depuis hier, je suis tarabustée par cette question essentielle :
- Mais qu’est-ce que c’est que cette bouteille de lait que j’ai fait de cette boîte ?
La vraie question étant en fait : “qu’est-ce qu’il m’est passé par la tête quand j’ai voulu planquer cette boîte ?“. Car là, je suis capable de tout… (ici)
Comme Mrs Bibelot en effet, je me dis “je vais le mettre là, c’est tellement incongru comme endroit que personne n’ira le chercher là et que je suis obligée de m’en souvenir”.
Tout faux, une fois de plus…
Je me souviens avoir vu cette boîte il y a 11 mois avant de partir à la Grande Motte, mais je ne me souviens absolument pas où j’ai pu la planquer, et quel est l’endroit où elle est que forcément je devais m’en souvenir…
Ne me reste plus qu’à retourner tout l’appartement, en regardant partout, y compris dans le moindre robot ou recoin. Comme l’appartement est déjà à l’envers, cela va le remettre à l’endroit…
A moins que la boîte me crève les yeux ne soit sous mon nez, ce qui n’est pas exclu.
Mais bon, je vais donc retourner tout l’appartement. Quand je l’aurai retrouvée, je rangerai la boîte ailleurs.
Je vous raconterai… Dans un an, quand je me demanderai une fois de plus : quelle est l’idée saugrenue qui m’est venue à l’esprit quand j’ai rangé cette boîte ?
La vie n’est qu’un long calvaire…
(PS : la première chose que j’ai faite, c’est de regarder dans le congélateur, ce qui vous montre à quel point je ne suis pas sortie de l’auberge…)