Me restait donc quasi uniquement à emmener le chat chez Delphine et gendre n° 2.
Je ne me soucie pas trop pour lui, Delphine et lui se connaissent bien, et c’est fou comme les gens peuvent s’imaginer que les animaux nous oublient…
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Je ne vous l’avais pas dit, quelle erreur coupable de ma part, mais je pars à la Grande Motte jeudi 2 septembre, pour 3 semaines.
J’ai su assez tard que je partirais, car mes parents n’avaient pas abordé le sujet avec moi, pour découvrir quand moi je l’ai fait qu’ils s’étaient préoccupés de mon problème capital : caser le chat, allias Diabolos.
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Là, plus de temps à perdre, ameuter prévenir tout le voisinage. Tous les gens présents ont des chats et les aiment, on me demande leur description, et pas de soucis, on nous préviendra si l’on retrouve les corps sur la route si on les voit passer, voire même, on leur mettra la main dessus (quels innocents !) (Lire la suite…)
Les bidous ce sont les chats des jeunes mariés, en villégiature chez mes parents pendant le voyage de noce.
Vous avez tout compris, les chats sont partis à Tahiti et les jeunes mariés chez mes parents…
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Copine c’est la voiture qui a remplacé Titine, et que je n’aime pas.
Je n’aime pas ses angles morts, elle est difficile à manoeuvrer, elle démarre quand elle veut de temps à autres (justement au moment où le dépanneur arrive), bref, je ne m’y sens pas à l’aise.
En 3 ans, je n’ai toujours pas réussi à m’y faire.
Je me pointe au garage mardi 10 août pour prendre RV pour le contrôle technique. Font chier avec ça : en 3 ans, j’ai fait 13 000 bornes. Cela pourrait être comme pour les garanties : 3 ans, OU X km, ou carrément tous les X km (il y en a qui flinguent une voiture à faire 250 000 bornes par an, en toute légalité).
Chez mon petit garagiste, ils font un pré-contrôle, et s’occupent de tout. En plus une fois sur deux ils oublient de me faire ma facture (on vous l’enverra : jamais, et quand honnête et tout je me pointe pour régler 6 mois après, ils ne savent plus combien je leur dois).
Le patron avec lequel j’ai un ticket, (on se demande pourquoi), tique un peu : en ce moment ils sont débordés et théoriquement en congés (pourquoi ne suis-je pas mécanicienne ?), il veut vérifier lui-même que je dois faire le contrôle technique avant le 16 août (j’ai acheté la voiture le 17 et il datait de la veille) et me demande ma carte grise.
- “Ah oui effectivement ça urge madame, parce que le contrôle technique il fallait bien le faire en août, mais août 2009“
- Vous êtes sor ?
- Tout à fait sor…
Plus ahurie que moi sur le coup, on ne doit pas pouvoir faire, ma tronche doit valoir son pesant de cambouis, car tout le monde rit dans le garage (moi y compris au bout d’un moment). Dur comme fer, je m’étais mis dans la tête qu’il s’agissait de 2010 pour le contrôle technique.
Du coup ils la prennent en urgence mercredi 11 pour qu’elle passe à la moulinette le jeudi 12 et je n’ai plus qu’à prier St Christophe ET Ste Rita pour que tout se passe bien et que rien de grave ne vienne grever mon budget… (raté, les freins arrières à refaire m’ont plombée de 350 Euros (hors taxes))
Le plus comique de l’histoire, est que je roulais avec une conscience tout à fait sereine, limite j’aurais fait coucou aux flics si j’en avais croisés. Par contre le mercredi 11 j’ai pris le volant la peur au ventre pour aller chez mes parents (3 km) puis porter Copine chez le garagiste (3 km), Mrs Bibelot me suivant avec sa voiture qu’elle me prêtait pour à mon avis 2 jours et non pas 1.
Car mon garagiste a tout de même un défaut : ce n’est jamais prêt à temps… même quand il n’est pas en vacances, ce qui ne sautait pas aux yeux, car je ne l’ai su (qu’il était en vacances) que quand je suis allée récupérer cette PTBDM de voiture le vendredi 13…
Mais bon, il aurait vraiment fallu une malchance extraordinaire pour qu’un contrôle me tombe dessus, justement le jour où je devais aller porter Copine au garage. Ma malchance ne va pas jusque là, ça me rassure un petit peu (mais juste un peu…).
Le moins drôle de l’histoire, c’est la récupération donc de la voiture le vendredi 13. ON la termine. Elle a passé le contrôle, le garagiste certifiant sur l’honneur au contrôleur qu’il doit réparer ce qui pourrait justifier une contre visite.
Je dois d’ailleurs signer un triple de la facture, attestant que le travail a bien été fait, en échange de quoi on me remet le vrai rapport ne mentionnant pas la contre visite obligatoire pour les freins arrières (et celui mentionnant le contraire pour prouver qu’on ne m’arnaque pas)…
Et là, je le sens hésitant tout à coup sur la facturation. Il sait que je suis au chômage/arrêt maladie. Cela le consterne et moi aussi : (ils auraient bien besoin d’une secrétaire, le temps passé à faire une facture permettrait de changer 4 pneus), et me fait cadeau d’une heure de main d’oeuvre. Pour les freins, matériel et liquide, il ne peut rien faire, le prix c’est le prix, et nous pouvons donc discuter à égalité de cette PDBDM de TVA.
Il me fait cadeau de l’essence qu’il a remis (et je découvrirais plus tard qu’il en a remis plus qu’il n’en fallait) et je le sens vraiment mal quand il me tend la facture. Il faut dire que quand il a commencé à dire “797″ sans que je réalise qu’il s’agissait de ma plaque d’immatriculation, j’ai failli disparaître de son comptoir (elle est où la cliente ? Par terre, évanouie…)
Bilan : 498,72 euros. J’ai dû devenir toute blanche (contre coup du coup de la plaque), les larmes me sont montées aux yeux (les grandes eaux c’est mon truc), et j’ai vu le moment où j’allais lui dire que j’allais lui laisser copine en règlement de ma dette, et désormais rouler à pieds…
Ou bien qu’il fallait que je renonce à mes 3 semaines à la Grande Motte. Avec mes parents on mange toujours trop bien, on boit toujours un petit peu trop, j’ai trop de tentation même si je n’ai plus de fille souhaitant se marier pour l’instant. Je garderai mes larmes pour ma rentrée à la maison, et je ne téléphonerai à personne…
La vie n’est qu’un long calvaire…
Mais bon, je roule désormais en toute légalité, avec un compte en banque plus rouge que rouge… Et il faut paraît-il que je remercie le ciel de ne pas m’être pris 90 Euros d’amende pour défaut de contrôle technique…
Remercier le ciel n’est pas trop actuellement, dans mes cordes. S’il n’y avait pas mes filles, j’aurais préféré ne jamais naître…
A qui cela rapporte ce contrôle technique obligatoire, parfois injustes ? Parce que mon garagiste me l’a dit : pour le contrôle mes freins c’était niet, pour la sécurité vraie, ils pouvaient tenir encore 10 000 km… Mais il y a bien quelqu’un à qui cela profite, et comme pour beaucoup de choses, cela me révolte…
Et je le pense : tout finira mal…

HIIIIII, quelle horreur !
Ah, ça n’est que moi…
Ah, c’est moi :-(
Si j’ai parlé du martyre de la photo d’identité, ce n’est pas sans raison.
En effet, pendant le mariage de Pulchérie, la photographe a mitraillé énormément, ainsi que Anne So et d’autres d’ailleurs. J’ai tout fait pour éviter le clic fatal, mais vous pensez bien qu’en tant que mère de la mariée, j’étais carrément cuite…
Je suis tout, sauf photogénique et je craignais donc le pire, quand Pulchérie sous le sceau du secret, m’a transmis les coordonnées du site sur lequel je pourrais découvrir les photos de Marianne Taylor.
Je craignais le pire.
J’avais tort.
En ce qui me concerne personnellement moi je, c’était au delà du pire : en fait il n’y a pas de mot pour ça.
Ca démarrait gentiment le visionnage des photos : la maison de mes parents sous toutes les coutures, la coiffure de la mariée, les deux soeurs en train de se maquiller, Delphine en train de rectifier la barbe de gendre n° 2 (n’a pas le droit au majuscule, il vit dans le péché avec ma toute petite, et ça ne se pardonne pas !-))
Et puis tout à coup “c’est moi ça ?” qui m’a flingué le moral pour plusieurs jours.
C’était moi ça, avec un air que plus ahurie tu meurs, pendant que tatie chérie me donnait un dernier coup de peigne.
Le regard de la femme traquée par le photographe (j’ai dit “ahurie”), un double menton deux fois plus volumineux que dans ma glace de salle de bain (qui serait donc, trop indulgente).
D’ailleurs en ce qui concerne ma glace de salle de bain, elle est aussi indulgente concernant les rides. Sur la photo j’en ai une quantité incroyable. Une seule solution dans mon cas : la crème la plus chère possible, même si elle est radioactive. Un lifting complet serait peut-être à envisager. Et encore, cela sera-t-il suffisant ? Et où trouver le fric ?
Le martyr a continué, à chaque fois que je me suis vue en photo, j’ai retenu mon souffle.
Mon meilleur profil ? C’est quand on me prend de dos.
Si c’est dans le noir d’ailleurs, c’est encore mieux…
D’ailleurs l’objectif rajoute du poids superflu : en plus d’être moche (et vieille, avec l’oeil torve et le cheveu plat sur le dessus du crâne) je suis grosse. Ma balance aussi est indulgente (mais formelle)…
On peut dire que l’objectif rajoute du poids, cela n’empêche pas les autres d’êtres toutes belles, et minces, et tout et tout !
Le visionnage des photos m’a donc déclenché une crise de cafard terrible, d’autant que Delphine m’a précisé que sur une ou deux (mais pas plus), je suis très bien !
Comme je vous le disais dans mon post précédent, si sur une ou deux photos je suis très bien, qu’est-ce que c’est quand je suis très moche ? (en fait ce sont les autres photos)… Donc, je suis très moche…
Mrs Bibelot a pris des photos l’an passé à la Grande Motte. Sur une, je me trouve “assez bien”. D’où le dialogue :
- Ah tiens, pour une fois je ne suis pas trop loupée en photo
- Fais voir ? Oh c’est sombre !
- Oui justement…
Justement, c’est pour cela que j’étais bien…
Les négociations de diffusion des photos avec Pulchérie vont être difficiles, je le sens bien !
La vie n’est qu’un long calvaire !!!!
PS : ceci avec une photographe talentueuse, alors je ne vous dis pas quand c’est ma nièce de 11 ans bientôt qui fait “clic”…
PPS : seul avantage : quand j’ai commencé à regarder les photos j’avais un hoquet qui persistait depuis 2 heures, quand j’ai vu ma tronche il est passé tout seul…
Sur cette photo : la maman de Jean Poirotte, autrement dit ma grand mère paternelle.
Vous pensez bien que s’il s’agissait de moi, cette photo figurerait régulièrement sur mon blog et même ailleurs…
Zolie vous ne trouvez pas ? Elle l’était effectivement, et même plus que jolie. Mais elle n’était pas folle elle, elle allait se faire photographier chez un photographe professionnel qui coûtait moins cher qu’on ne croit et lui tirait 50 exemplaires de ses nombreux portraits (tout le monde en a, dont moi 15 à tous les âges, elle est toujours sublime).
Mon autre grand mère faisait comme elle, et un jour je vous la montrerai : impossible de me reconnaître dans la rue avec les photos de mes grands mères : l’hérédité n’est qu’un long calvaire et mon incognito assuré (surtout quand on sait que Delphine tiendrait plutôt de la photo et que je ne vois pas pourquoi cela saute 2 générations, même si je suis heureuse d’avoir des filles ravissantes (Pulchérie tient de l’autre grand mère…).
De nos jours il est fréquent que l’on ait besoin d’une photographie dite “d’identité” (pas comme ici), et là le parcours du combattant commence, car il est exceptionnel que l’on s’adore via ce biais.
Déjà en règle générale, on se trouve moche, donc on s’adooooore tout particulièrement en photo, surtout quand le bon copain qui fait “clic” choisit le moment où l’on ferme les yeux en disant “bof” avec une grimace, un verre de beaujolpif à la main. C’est divin.
Donc, il faut une photographie qui nous ressemble, respecte les règles strictes imposées (ne pas sourire, etc…) et ne fasse pas peur au douanier ce qui est primordial (mais difficile) pour éviter la fouille… de nos bagages. Une qui ne fasse pas douter le flic qui contemple notre permis de conduire d’un air dubitatif, et contente l’ambassade des USA qui essaye de dépister les terroristes avant de délivrer un visa (en plus la photo est fichée et fera le tour du monde).
On teste la cabine automatique. Généralement quand je récupère les clichés (on a le choix entre 3 prises et on se trompe toujours), je me retrouve rousse alors que je suis blonde, ce n’est plus de vagues cernes que j’ai sous les yeux mais carrément des lunettes, et j’ai le nez en biais alors qu’après vérification il est normal (il faut bien que quelque chose soit normal chez moi). Je déprime donc à mort.
La dernière fois que j’ai été obligée d’aller me faire tirer le portrait en 12 exemplaires, un rat italien m’avait chourré à Rome tous mes papiers avec le portefeuille qui allait avec et donc le fric qu’il y avait dedans. J’étais donc de fort bonne humeur. Contrainte et forcée de me faire refaire : carte d’identité, permis de conduire et passeport. Direction la cabine automatique. J’en suis ressortie avec la bave aux lèvres en déchirant les clichés pour que personne ne les mette dans une sordide collection, et j’ai filé droit chez le photographe.
Une femme en sortait avec la mine d’un abominable tueur psychopathe , et j’aurais dû me méfier car elle n’avait pas l’air d’être en train d’accoucher. Et le photographe n’a pas fait dans la dentelle, a essayé de me refourguer de la couleur à quoi j’ai dit non avec fermeté, m’a demandé de baisser la tête, m’a fait le fond d’oeil et m’a tendu 15 minutes après de quoi rameuter à mes trousses tous les flics de France et de Navarre, Interpool, le FBI et la CIA + la mafia bretonne, en me précisant “vous êtes particulièrement réussie“.
Si cette chose là, sur les 12 carrés c’était moi particulièrement réussie, je n’avais plus qu’à aller m’ouvrir les veines ou aller tuer quelqu’un, comme la femme que j’avais croisée, et que j’aurais dû interroger avant de m’enfuir pour devenir une sans papiers. Mais comme j’étais particulièrement réussie, je n’ai pas osé retenter un autre tirage : de peur que je ne sois ratée au deuxième essai.
Avant… Il y a très longtemps, les photographes faisaient poser avec ou sans sourire, recherchaient le meilleur profil, choisissait le fond adapté à leur modèle et même pour l’identité, ils faisaient du joli (j’étais ravissante sur mon permis qui circule en Italie, mais bon j’avais 20 ans tout en n’étant pas plus photogénique qu’aujourd’hui). Maintenant ils vous font asseoir devant 12 personnes qui attendent, font clac et vous tendent de quoi faire un serial killer de plus. C’est donc à la mochitude absolue que je ressemble sur tous mes papiers d’identité. Manquerait plus que le fisc nous demande notre photographie, je ne vous cause pas des 50 % qu’on se prendrait en pénalités, pour avoir essayé de traumatiser un honnête fonctionnaire…
La vie n’est qu’un long calvaire.
(Réédition d’un post du 5 septembre 2006, qui a ses raisons d’être réédité)…