Elle est rentrée dans l’appart un jour où il faisait beau et où j’avais donc ouvert ma porte fenêtre de cuisine. C’est dire que cela fait un bail…
Le premier soir, en pleine forme, elle est venue vrombir autour de moi, visiblement attirée par l’odeur “fleur de cerisier” dont je m’étais aspergée le matin.
Rien ne m’énerve plus qu’une mouche.
Si… deux mouches, encore qu’elles arrivent à nous foutre un peu la paix si elles ont décidé de faire des petits. Un essaim de mouches, je préfère ne pas y songer…
J’aime bien les animaux, mais pas les mouches… Elles sont agaçantes. Vous pensez que vous allez les avoir avec votre journal roulé et hop, elles décollent en vrombissant de plus belle.
Celle-ci était dans une forme éblouissante et elle m’a emmerdée toute la soirée, allant jusqu’à se poser sur ma quiche aux poireaux, sans pouvoir y rester. J’ai dû faire attention à ne pas l’avaler en même temps qu’un morceau de quiche, ce qui aurait définitivement résolu le problème mais bon, mon nom n’est pas bégon…
Le lendemain soir alors que je m’installais pour regarder la 456ème rediffusion de la marquise des anges, la mouche est revenue en frétillant des ailes, et comme la veille, m’a fait suer toute la soirée.
Le lendemain elle avait moins bonne mine. Elle bourdonnait curieusement et j’ai eu l’espoir un moment, de la voir mourir en plein vol et tourbillonner jusqu’au sol. J’ai commis l’erreur d’essayer de l’avoir avec le journal toujours roulé à proximité, mais cela lui a redonné une vie nouvelle, et elle a passé son temps à vrombir autour de moi, en se posant sur moi, en me faisant peut-être les yeux doux. C’est con une mouche.
J’ai assisté à la déliquescence de la mouche, avec en tête une question fort importante :
- Ca vit combien de temps ces bestioles, sans manger et sans boire ?
Parce que vous imaginez bien que j’avais tout mis en oeuvre pour qu’elle ne trouve rien pour se sustenter…
J’ai la réponse.
7 jours.
A l’aube du 8ème jour, si l’on peut considérer que pour moi 11 H c’est l’aube (je vous rappelle que je cours après un travail qui n’existe pas…) j’ai trouvé la mouche les pattes en l’air, sur ma table basse.
Où elle avait dû se poser pour attendre ma venue à sa portée, le soir, mais bon ce soir là, j’ai pu regarder la 245ème réédition des experts, sans être emmerdée par une mouche.
Je comprends qu’un vague JP Sartre en ait fait une pièce de théâtre… Sauf que le titre me fait frémir : LES moucheS !
La vie n’est qu’un long calvaire…
Généralement nos parents nous ont élevés pour faire de nous au minimum, des adultes capables de se défendre et d’affronter la vie.
Avec quelques lacunes que l’on découvre en prenant de l’âge. Personne n’aime vieillir, mais l’âge présente quelques avantages malgré tout :
- On sait plein de choses, qu’à côté à 20 ans, on était ignares
- L’expérience, la nôtre et celles de nos proches ou moins proches, ou juste de vagues relations, fait que l’on devient un puits de sagesse, juste avant de tomber dedans, mais avec des étapes.
- J’ai 20 ans : je suis grande (ça c’est l’argument massue, car être grande empêche forcément de faire des conneries). Donc à 20 ans on fait des conneries mais on en prend de la graine pour l’étape suivante.
- J’ai 30 ans : je suis adulte. L’est-on réellement un jour ? Là encore cela ne met nullement à l’abri des conneries que l’on fait avec l’impression que cela n’en est plus (mais ce n’est qu’une impression)..
- J’ai 40 ans, je suis grande, adulte, et je sais ce que je fais. Surtout moi, qui ai épousé Charles Hubert à 44 ans alors que s’il y a bien une connerie que j’ai faite dans ma vie c’est celle-ci. Pourtant j’étais grande, adulte, etc…
- J’ai 50 ans, je commence à faire attention…
- J’ai 60 ans…
- Rappelez moi quel âge avait Napoléon avant de s’engager dans la campagne de Russie ? Pourtant il était grand (enfin je m’entends), adulte et Empereur en plus. Comme quoi on n’est jamais à l’abri de faire des conneries…
On ne se préserve jamais assez, c’est ce que l’on découvre en prenant de la bouteille sagesse par degré. Je vais parler au féminin, mais au masculin, cela reste tout à fait valable et cela m’évitera de mettre des parenthèses partout pour préciser il(elle).
Sur le plan des sentiments :
- Croyez moi, évitez au maximum la personne qui vous fait vraiment chavirer le coeur. Prenez plutôt son copain qui n’a rien d’attrayant, comme cela le jour où il vous quittera pour une autre, vous n’aurez pas besoin de prendre des forces pour lui réclamer la moitié des biens communs et lui planter une fourchette en argent dans la fesse (sans louper le nerf sciatique c’est mieux) sous prétexte que c’est Tante Hortense qui VOUS l’a offerte.
- Et de plus, vous attendrez sereinement le prochain niais qui se prendra dans vos filets.
- Evitez avec le niais, de vous amouracher de la belle mère dont l’amabilité est forcément suspecte. Que cette femme soit adorable c’est un fait (louche), mais bon, il vaut mieux prévoir le jour où vous n’aurez plus le droit de la voir. Ne pas l’aimer et la fréquenter le moins possible vous évitera à coup sûr de sangloter en pensant à elle dans quelques années.
- Dans le même ordre d’idées, évitez de trouver les amoureux de vos filles sympathiques (j’ai précisé pour le sexe que tout serait au féminin). Votre futur gendre doit rester pour vous un salaud de première qui a dévoyé la chair de votre chair. Idem, quand ils divorceront pour de sombres prétextes (lunette des toilettes non rabattue, le goût immodéré de votre fille pour les chaussures ou son goût immodéré à lui (le salaud, le kidnappeur de pure petite fille) pour les chaussettes de sport), vous ne pleurerez pas à l’idée de ne plus le revoir. Au contraire : chic, exit le gendre, ou les gendres, ne soyons pas avares, il n’y en a pas un pour racheter l’autre c’est ce qu’il faut se dire.
- Toujours dans la même optique, évitez comme la peste de vous faire des amies passé un certain âge (30 se devant d’être la limite absolue, car alors vous avez déjà une ou deux très très bonnes amies de toujours).
Parce qu’un jour on se répand sur son canapé alors qu’elle vient de nous apprendre qu’elle est foutue, que son jules l’a quittée et qu’elle va s’ouvrir les veines, ou qu’elle a perdu son fils ainé. Vous serez obligée d’aller pleurer avec elle et de lui remonter le moral, avec vraiment l’impression que c’est à vous que cela arrive.
Epargnez vous cela.
- Inutile de vous préciser que tout copinage au boulot est à proscrire totalement, une trahison restant toujours possible.
- Vos voisins, vous ne les voyez même pas. Rendre service surtout pas, et encore moins aller prendre l’apéritif auquel ils vous ont si gentiment invitée. On s’attache on s’attache, et puis un beau jour, les traitres décampent pour laisser l’appartement à une vieille mégère. Cela ne se pardonne pas.
- Toujours côté boulot, ne trouvez jamais votre patron sympathique (ça existe), et n’entretenez pas avec votre chef si gentil des relations trop cordiales. Cela se retournera fatalement contre vous le jour où la boîte va couler et où cela sera “chacun pour soi”. Et ayant toujours gardé vos distances, à votre corps défendant, vous pourrez toujours répondre à Truchon qui est obligé de vous remercier “j’ai toujours su que vous n’étiez qu’un rat”, après avoir mis le chèque d’indemnités dans votre poche.
- Prendre un animal de compagnie, chat ou chien : vous êtes maso ou quoi ? Vous allez vous attacher et il vous quittera un jour, vous laissant telle une serpillère, à user des tonnes de papier absorbe tout…
Pour le sentiment j’ai la sensation d’avoir fait le tour. Déjà qu’il y a la famille à laquelle on s’est très attachée avant de devenir une personne sage…
La vie n’est qu’un long calvaire.
Pour préserver votre santé, je vous retrouve lors d’un prochain épisode…
Bon, je veux bien bloguer pendant l’été, alors que TOUT LE MONDE PART PENDANT 2 MOIS ET DEMI, mais faut pas charrier, le dimanche ce sera réédition…
Nanméheu…
L’homme qui bricole se décline de plusieurs manières :
Il y a celui qui n’y connait rien, qui déteste bricoler, qui ne veut pas bricoler.
Un beau jour, poussé par la nécessité il doit changer une ampoule (pour lui c’est du bricolage). Il ne débranche pas la lampe ou ne coupe pas le bouton qui fait arriver le courant là où il met les doigts (dans la salle de bain, les pieds dans l’eau c’est mieux).
C’est Charles Hubert s’électrocutant dans la salle de bain et se refaisant la coiffure (il était divin je regrette de ne pas avoir immortalisé cet instant magique). En attendant les pompiers, lui mettre un coup de spray ou de laque pour que les mèches en l’air perdurent. Ne pas hésiter à prendre une photo du punk pour immortaliser le jour glorieux où il a bricolé…
S’il plante un clou il s’immole 3 doigts ou le genou (?), s’il fait de la peinture il en mettra partout sauf où il faut, on n’ose l’imaginer une scie à la main. D’ailleurs il ne sait même pas que ça existe (les scies).
Dès qu’il parle “bricolage”, on appelle directement le SAMU, c’est toujours du temps de gagné… (quitte à être fichée définitivement au 15, au 18 et à “allo maman bobo !).
D’ailleurs dès que leur gendre ou ce qui en tient lieu, prononce le mot “bricolage”, vos parents mettent en place une cellule de secours et la trousse qui va avec…
Il y a celui qui n’y connait rien, mais qui adore bricoler et bricole tout le temps.
Acheter des étagères à Ikéa ? Vous êtes folle ? Il va vous les faire vos étagères. Vous craignez le pire, vous avez raison, mais pas le courage de le lui dire…
Il part acheter son bois lui-même, des clous, un marteau et vous allez voir ce que vous allez voir. Effectivement.
D’abord on entend. La porte qui claque parce qu’il repart acheter une scie et qui re-claque quand il rentre avec une abominafreuse chose électrique que le vendeur a réussi à lui refourguer. Il va se mutiler avec ça, et si la peine de mort existait encore vous pourriez toujours aller en menacer le vendeur. Mais votre sort “pire que la mort” l’indiffère totalement et même, le fait sourire (le vendeur)…
Il s’installe (mal) (pas le vendeur, l’homme, suivez un peu !) dans la cuisine et on écoute avec horreur la scie vrombir, en rassemblant le matériel de première urgence (merde pas de garrot). Après il cloue : la table de la cuisine ne s’en remettra jamais. “Les voilà tes étagères mon amour”. Oui elles penchent un peu mais la tour de Pise penche aussi, et ça fait tout son charme…
Pour que les étagères ne penchent plus, il met des cales sur la droite. C’est divin. Là on visualise bien qu’une planche est de travers et les clous très apparents. On doute de la solidité de la chose sur laquelle on voulait mettre l’intégrale de l’encyclopédie… La semaine prochaine il va les peindre de la couleur que l’on veut, il n’aime pas le bois brut (adieu moquette). Enfin il le fera quand il n’aura plus de pansements sur les doigts…
Il y a celui qui s’y connait, qui adore bricoler et qui fait tout tout seul
Il rentre un jour tout content parce qu’il a acheté un terrain à pas cher pour construire sa maison tout seul. Super. Pendant des mois, voire des années, il va passer la totalité de son temps sur le terrain, à construire la maison. Il fait cela très bien avec des potes à lui à qui vous faites une choucroute monstrueuse le samedi soir pour qu’ils se remettent d’une dure journée. Vous aurez votre maison dans 15 ans parce que la matière première s’achète au coup par coup et qu’à n’y travailler que le week end, ça prend du temps.
Sinon c’est l’homme qui mobilise la moitié du garage (la vôtre) pour installer tout son matériel, et il y a de quoi faire : établi, étagères multiples sur lesquelles il a tout le matériel du parfait bricoleur… Vous avez interdiction de vous approcher d’une boîte à clous et votre voiture dort dehors.
L’avantage c’est que vous n’avez jamais à appeler le plombier, l’électricien, un peintre ou autre spécialiste. L’inconvénient c’est que quand il ne bricole pas il s’ennuie. Il y a donc toujours une pièce en travaux, à refaire absolument. Ou alors il n’est pas là, il est parti le samedi à l’aube, à l’heure ou blanchit la campagne, pour aller aider un pote qui n’y connait rien (et dont la femme étrangement vous hait…) à monter sa maison… (pendant 15 ans vous pourrez le tromper tranquille, il n’y verra rien…)
Partir en vacances ? vous êtes folle ! Il a acheté un vieux meuble dont on se demande ce que c’était à l’origine, qu’il va rescaper pendant ses congés. Le résultat est divin. Moins toutefois que la croisière sur le Nil dont vous rêverez toute votre vie…
Je sais, les femmes ne sont jamais contentes. La vie n’est qu’un long calvaire !
(réédition du 27 mars 2007, vu le trafic pendant les vacances, je suis encore bien bonne de travailler la semaine, d’autant que j’ai 1 livre à fournir, en espérant qu’il conviendra…)
David Vincent les a vus. Moi j’ai des doutes terribles, et comme aurait dit Pulchérie petite, c’est “l’horrorification” extrême (je n’oublierai jamais cette expression qui était le résumé de l’horreur de sa vie : “vas ranger ta chambre” “non c’est trop horrorifiant !”).
Ils sont là et vous ne voyez rien. J’en suis attristée, déconfite, consternée, dépitée, isolée, ennuyée, tout bêtement horrifiée, au bord de m’ouvrir les veines. Mais non, ils ne m’auront pas, ce serait trop simple.
Dans un moment d’égarement, je suis allée faire un tour au supermarché et pour moi c’est la galère, pire que d’aller à Paris maintenant que je m’y suis faite (à aller à Paris, z’avez qu’à suivre) (d’où l’égarement donc).
Pour 4 yahourts, deux litres de lait, un mascara et 25 sacs poubelles me voici à la caisse et comme de coutume j’ai fait la totale.
Je m’étais glissée habilement et ricanant devant ma ruse, derrière une dame seule avec un caddy tellement peu rempli que je me suis demandé pourquoi elle n’avait pas pris un panier. Personne devant elle. J’ai eu l’explication rapidement : son mari et ses 3 grands fils sont venus la rejoindre avec 4 caddies débordants, alors qu’elle avait mis sur le tapis déroulant, 4 tranches de jambon et 2 litres de lait. 1/2 heure d’attente et pendant ce temps là tous les autres, aux autres caisses, passaient comme l’éclair.
Panne de rouleau de la caissière quand est venu mon tour. Et pendant ce temps là tous les autres, aux autres caisses, passaient comme l’éclair.… Puis mes sacs poubelles ne passaient pas au code et il a fallu rameuter un jeune homme en rollers. Et pendant ce temps là tous les autres, aux autres caisses, passaient comme l’éclair.…
J’ai un don extrême pour les caisses qui merdent et étant chanceuse (vous l’aurez compris) je pensais que c’était moi qui m’attirait les foudres de je ne sais qui.
Que nenni. J’ai découvert jadis que Dame Venezia (suivez toujours) attirait également les caisses en panne ou en relâche le temps que l’on trouve le prix de l’article au troisième étage, fond du couloir à droite, ceci sous fond de caissière sentant très légèrement la transpiration (suffisement pour qu’on la sente pendant 1/2 heure).
A nous deux un midi à Maqueudonald c’était épique. On choisit une caisse et hop, pendant ce temps là… Pour 2 hamburgers on regarde passer les autres : à l’autre caisse. On change de caisse : elle tombe en rade. La machine refuse la carte bleue, un vigile arrive avec l’air aimable + 3 flics pour nous coffrer au caz’où, et il y a de l’attente pour un royal bacon sur deux.
Voguant ça et là sur les blogs tristes bien évidemment car j’aime bien me faire pleurer, je suis tombée sur plusieurs personnes se plaignant de ne jamais être dans la bonne file. C’est pareil que moi : panne de rouleau, prix qui ne s’affichera pas, na, carte bleue refusée, cliente précédente bloquant tout le monde pour un vernis à ongle pour lequel elle ne dira jamais “pas grave je ne le prends pas” (ce que je fais moi pour ne faire chier personne et surtout pas moi, cela peut toujours attendre).
J’en parle à ma soeur et meilleure amie. Et voici qu’elles aussi sont des maudites des caisses… Cela finit par faire du monde, Mrs Bibelot vivant quotidiennement le même calvaire. Tout le monde vit un calvaire aux caisses, c’est général.
Alors dites moi… QUI passe à la vitesse de l’éclair, sans soucis aucun, et avec le sourire de la caissière ? QUI ?
Je vous le dis, ils sont parmis nous… On ne sait pas de quoi ils se nourrissent, ce qu’ils achètent, ni de quelle planète ils viennent. On les reconnait juste à leur diabolique faculté de passer comme l’éclair A LA CAISSE. Sans panne de rouleau, sans hordes de fils avec caddies pleins, sans prix qui ne s’affichent pas. Ils sont là, ils nous narguent en plus…
Et pendant ce temps là… Le monde est menacé. Et en plus on ne fait rien.
Cette phrase redoutable, vient souvent clore une intéressante conversation au cours de laquelle, un Quidam vient de vous confier :
- Son intention de divorcer pour refaire sa vie avec un danseur du Bolchoi
- Qu’il est atteint d’un cancer du bras gauche
- Qu’il a le SIDA
- Qu’il a vidé le compte joint pour jouer aux courses, 150000 euros tout de même…
- Qu’il ne se lave les pieds qu’une fois par mois
- Qu’il est bien le meurtrier de son conjoint dont le corps est dissimulé dans le puits de tante Hortense (noter de ne plus boire de l’eau quand on va chez tante Hortense qui radine avec la compagnie des eaux)
- Et gnagnagna…
Généralement le Quidam est un proche, très proche, plus que proche et le “personne” englobe toute la famille, cousins issus de germain des germains compris.
Quand le Quidam est un(e) ami(e) vrai(e), c’est plus facile à gérer, vu que généralement le “personne” englobe SA famille et SES ami(e)s, et que l’on peut tout de même se décharger un peu chez un proche à nous (qui nous remercie au passage, sauf s’il ne connaît pas personnellement le Quidam, et donc s’en bat les oreilles sans problème).
Et sinon, vous vous retrouvez comme un con (le Quidam se sent mieux de s’être confié), avec un secret à garder pour vous et qui vous empêche de dormir la nuit dans certains cas.
Je ne parle pas bien sûr, des secrets que l’on peut parfaitement garder en dormant la nuit :
- J’ai un amant
- J’suis amoureuse de truc
- J’ai une touche pour un autre job mais il ne faut pas que Truchon le sache
- Etc…
Je parle des choses vraiment graves.
Sans avoir bénéficié d’une question préalable importante “j’ai un secret à te confier, il ne faudra le répéter à personne, est-ce que je peux me lancer avec toi ?”
Là vous avez toujours l’option de répondre “non” au risque de passer pour une mère, fille, soeur, belle-soeur, cousine, amie, indigne (ne rien rayer, liste plutôt non exhaustive).
Dur.
Très dur.
Très très dur, surtout quand c’est grave, et généralement ça l’est.
Ce n’est évidemment pas Martine, la conne de comptable, qui vient vous raconter qu’elle trompe son mari et qu’il ne faut le répéter à personne. Martine vous vous en tapez et vous serez de confiance.
Ou pas… Surtout si le “personne” c’est “tout le monde dans la boîte” et que tout le monde se fiche de Martine comme de sa première chaussette (qui a le mérite, elle, de nous avoir réchauffé les pieds il y a longtemps)…
Ca rime à quoi ces secrets ? C’est la mode dans certaines familles. Celle d’Albert était gratinée. Cela allait du truc grave (la grand-mère furoncle est dans un état grave, mais il ne faut le répéter à personne), (la grand-mère furoncle est morte mais il ne faut pas le dire aux filles… (!) (je me suis gênée tiens…)) au truc anodin dont on ne comprend pas le pourquoi du comment : pourquoi ne faut-il pas dire à la cousine Berthe que l’on a mangé du poulet le dernier dimanche ? La cousine Berthe risque-t-elle de déclarer une guerre intra-familiale que les invasions barbares à côté c’était de la petite bière, parce qu’à elle on ne fait jamais de poulet ?
Ou bien, on lui a piqué un poulet dans sa basse cour, et il ne faudrait pas qu’elle puisse penser que c’est justement celui-là que l’on a mangé ?
Le mystère peut rester entier jusqu’à la fin des temps…
La pire histoire que j’ai connue a été celle d’une pauvre femme, pourtant forte de caractère et tout et tout (malgré son âge, parce que l’âge ne vous rend pas forcément sénile et incapable d’affronter la vie), à qui l’on avait caché “pour l’épargner” que l’un de ses fils était gravement malade puis, carrément mourant.
Elle a donc vu débarquer un beau mardi, ses 3 enfants survivants venant lui déclarer que le 4ème était enterré le lendemain. Pour l’épargner, c’était vraiment réussi !!!
Bref, les secrets, personnellement moi je, vu mon âge, j’en ai un peu soupé.
Tout le monde est prévenu, je ne suis plus une tombe, qu’on se le dise. Je veux bien faire une exception pour les enfants encore enfants, mais il est inutile désormais de me raconter n’importe quoi, en me précisant :
- Tu ne le diras pas aux parents (comme s’ils étaient débiles et séniles, et incapables d’affronter certaines vérité, c’est limite la pire injure à leur faire)
- Tu ne le diras pas à tes filles (29 et 26 ans, c’est vrai qu’elles sont trop jeunes…)
- Tu ne le diras pas à machine (qui m’appelle toutes les semaines et se pose des questions, cela rend la situation encore plus inconfortable)
- Tu peux le dire à untel, unetelle, sauterelle et Isabelle, mais à personne d’autre. Poil à la maquerelle !
Avec meilleure amie nous en avons longuement discuté. Sa soeur et elle ont brisé l’omerta qui régnait dans leur famille depuis plusieurs décennies, et elles ne s’en portent pas plus mal et la famille non plus. L’avantage est que leurs enfants ne soupçonnent jamais leurs mères de leur cacher quelque chose : ils savent que TOUT sera toujours dit, et n’ont pas à soupçonner un complot dans leur dos…
Désormais je vais faire pareil. Tout en faisant une exception pour mes filles, mais c’est normal n’est-ce pas, ce sont mes filles… Non pas que je vais leur dissimuler quoi que ce soit, mais elles pourront toujours se confier à moi…
On dit tout, ou on ne dit rien. Après c’est le choix de chacun…
Et psy chérie est formelle : un secret, on demande si l’on peut vous le confier AVANT. C’est la moindre des choses.
Pas pour rien que beaucoup d’hommes d’état avaient des SECRETaires.
Ils pouvaient se décharger sur eux…
Sauf qu’eux, ils étaient payés (et grassement), pour ça…
Poil au bras…
La vie n’est qu’un long calvaire
Après m’avoir fait une crise d’adolescence tardive, Monsieur l’ordinateur joue “tatie Danielle”
Il a ATTENDU que l’homme de l’art reparte dans le sud, pour me refaire un coup de Trafalgar…
C’est-t-y pas vicieux à souhait ?????
Après mise à jour d’Avast, il a refusé de redémarrer, enfin de se connecter sur Windows.
L’homme de l’art a fait la hot line pendant 1 H 30, mais impossible de faire quoi que ce soit d’autre que le démarrer en mode “sans échec”. Maintenant je sais faire, mais nous ne sommes pas plus avancés.
J’en ai donc pour 3 semaines à squatter chez ma soeur une petite heure par jour (quelle sainte femme !) et à regarder haineusement mon ordi quand je passe devant (20 fois par jour)…
A très bientôt (dimanche ou lundi)
La vie n’est qu’un long calvaire…
Sauf que…
Tout fonctionne impec du jeudi au vendredi soir, je me sens l’âme sereine (pauvre innocente…). Jusqu’au moment où, attendant un mail de Delphine (ma maman est-ce que tu peux relire mon bidule truc ? car je fais correctrice à l’occasion), je décide d’aller jeter un coup d’oeil sur ma boîte mail.
Au moment où je clique dessus, PAF ! l’écran s’éteint…
Je coupe tout, paniquée, je redémarre, et là, mon bureau s’affiche, mais il clignote affreusement et une seconde sur deux, l’écran est noir avec une petite lueur bleue dans le centre.
Je pense de nouveau à un virus. Il est trop tard pour appeler l’homme de l’art, ce que je fais le lendemain à une heure décente.
Là à nouveau, je le sens dubitatif. Le virus il n’y croit toujours pas mais trouve qu’un nouveau décès d’écran serait une coïncidence extraordinaire.
C’est sans compter avec mon côté “poissarde” de première, qui fait toujours les effets secondaires indésirables qualifiés de “exceptionnels” au moindre médicament, à qui on prend sous le nez le dernier kinder bueno à la boulangerie, et tout un tas de trucs qui font que moi, une coïncidence extraordinaire j’y crois (parce que c’est moi)…
Il souhaite étudier le problème et me demande de le rappeler le lendemain (et s’occuper un peu de ses affaires aussi, on n’a pas idée d’avoir affaire à une emmerdeuse pareille…)
Le lendemain, au moment où je l’appelle, il allait m’appeler, il arrive. C’est de la télépathie et mon ordi ne va pas supporter et exploser…
Et connecte l’écran installé le jeudi sur son ordinateur portable, enfin, il effectue des connexions, ne me demandez pas lesquelles…
Et là, en 10 minutes, nous allons assister au décès effectif de l’écran. Tout se déforme, cela s’assombrit (autant que moi) jusqu’au noir le plus total. Comme il me garantit que c’est le décès de l’écran, je le crois sur parole. Je l’ai déjà dit, je n’ai confiance qu’en lui.
Cela ne vient pas de mon disque dur. Ce n’est pas un virus. C’est vraiment la mort de l’écran…
Lui reste à trouver un écran de rechange, ce qu’il fait, mais c’est la dernière option, d’autant que là, il s’agit d’un prêt et qu’il va falloir résoudre le problème.
Nous discutons un peu. Je suis psychologiquement prête à racheter un ordi et un écran et le débat s’ouvre concernant le choix : portable ou nouvelle tour, etc… Mon anniversaire approche, je vais récolter un peu d’argent et j’avais mis de côté ce qu’il fallait pour changer de TV lors des merdes que j’ai eu lors du passage au numérique (mais c’est une autre histoire, hilarante également…)
Je vous épargne les détails.
L’écran de prêt a fonctionné jusqu’au 9 mai, normalement, mon ordi aussi, j’ai et le temps de réfléchir, l’homme de l’art aussi.
J’ai prié sainte Rita tous les jours pour qu’elle protège cet écran prêté, vieille génération, introuvable maintenant. En songeant avec rogne à tous les écrans semblables qui ont été jetés par Truchon dans une benne, quand il avait doté ses favoris d’écrans plats… Quel gaspillage !
Si que j’aurais su, j’en aurais embarqué 3 chez moi sur les 10 jetés, et puis les claviers qui allaient avec, et puis les souris, et puis… Quel gaspillage ! (bis repetita placent)…
Mais on ne sait jamais tout, la vie n’étant qu’un long calvaire, sauf quand elle met sur votre chemin, un homme de l’art à qui l’on peut faire 100 % confiance de A à Z !
Sauf quand Marie-C m’envoie un écran plat FLAMBANT NEUF. Une lectrice que je ne connais pas, une générosité que j’admire et qui me fait dire que sur le net, c’est le pire ou le meilleur (là, c’est le meilleur)
Et que GENDRE va me faire cadeau de sa tour (remplacée par un portable et nettement plus récente que la mienne) et de son écran plat également + un clavier un peu amoché il faut le dire, mais à cheval donné, on ne regarde pas les dents (d’autant que mon clavier fonctionne parfaitement et que le clavier je m’en bats les… pieds…).
J’ai reçu le tout pour mon anniversaire.
La roue de la fortune tourne… C’était le jour ou jamais…
L’homme de l’art m’a mis en place l’écran plat de GENDRE, celui envoyé par Marie C étant un brin plus sophistiqué, et risquant de vexer mon ordi.
La tour de GENDRE est l’ordinateur le plus clean qu’il ait pu voir, mais n’accepte pas mon CD d’installation internet. C’est pour plus tard. Et là, il s’occupera de m’installer la tour neuve ET l’écran de Marie C compatible avec, quand il aura vraiment le temps, l’essentiel ayant été que je sois sortie de la merde (je croise les doigts, je touche du bois, et je louche un coup)…
Là encore, pour tous les tests qu’il fait, sans coup férir et sans trembler, j’admire. Je le lui dis d’ailleurs…
Et je remercie ici, de manière solennelle, Marie C et son don généreux, et GENDRE pour la tour qui va un jour me sauver la vie, quand l’homme de l’art qui ne va pas en dormir la nuit avant de trouver la solution, va réveiller sa femme qui me pardonne certainement, à deux heures du matin, en lui disant “EUREKA”t (mon modem a 10 ans) “j’ai trouvé comment lui réinstaller Wanadoo”.
Je remercie également ici, tous ceux qui m’ont proposé personnellement une tour, un vieux portable, un clavier, une souris, tout ce qu’il fallait pour me dépanner.
Je vous embrasse tous !!!
Vous êtes tous les meilleurs !!! (l’homme de l’art restant à part, un genre de Léonard de Vinci de l’informatique…)