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'Crise de nerf'

L’homme est malade, épisode 1 (réédition)

hmL’homme est malade de différentes manières, et je m’en vais donc vous les expliquer après en avoir pratiqué plusieurs (et même pas que je serais canonisée…).

Albert est malade (cas n° 1)

Albert a deux états : en bonne santé ou à l’article de la mort qui ne tardera guère.

Au moindre rhume il agonise immédiatement. S’il était croyant on ferait venir un prêtre en même temps que le médecin, car il relève de l’extrême onction au moindre virus ou microbe qui passe. Mais il refuse l’intervention du prêtre et geint “laisse-moi tranquille éteints la lumière” d’un ton lugubre avant de plonger sous la couette.

Le gémissement lugubre (venant de sous la couette toujours) est son seul mode d’expression pendant tout le temps de la maladie et qui nous rassure quand on ouvre la porte de la chambre : il est toujours vivant. Par contre il faut faire taire les enfants (mission impossible), car le bruit le dérange dans sa méditation pré-mortem

Albert a une profonde aversion pour tout ce qui est médicament. Malgré son gabarit il prend de l’aspirine par quart de comprimé et renifle le verre dans lequel vous l’avez fait fondre avec suspiscion, ayant appris au cours de ses études à faire la différence d’un coup de narine entre la mort au rat, le cyanure, et le chlorure de potassium. Seules des gouttes inodores et sans saveur pourraient le berner, mais cela n’existe pas et c’est bien dommage, cela nous permettrait de le soigner en lui faisant son petit café.

Il se soigne avec un sirop (à la menthe et alcoolisé qui ressemble à un pousse café pour lequel je ne ferai pas de pub, détestant la menthe) et pas un autre, qu’il boit à la bouteille : cela lui donne l’impression de se soigner mieux et le rhume va lui très bien par contre, car la bouteille de sirop est un vrai bouillon de culture. Le grog lui plaît bien (sans eau, mais il veut bien une rondelle de citron pour désinfecter), le vin chaud aussi (avec de la canelle qui désinfecte aussi d’après lui). Une bonne suée c’est la preuve qu’il va bien.

S’il a été dans l’obligation absolue de prendre des antibiotiques (rhumatisme articulaire aigü faisant suite à une angine rouge soignée à coup de quart d’aspirine, ou abccès dans la gorge), il écoute avec attention le médecin lui expliquer pourquoi il faut continuer le traitement 10 jours, sans oublier une prise, et arrête ses cachets dès qu’il se sent mieux (le médecin étant comme nous, un âne).

Généralement il finit par avoir un streptoccoque ou un staphyloccoque (doré de préférence c’est plus chic), voire même les deux, et qui résistent à tout vu la manière dont il utilise les antibiotiques.

Mais comme il ne les voit pas, il n’y croit pas. Quand il les sent par contre, il agonise immédiatement.

Albert fuit comme la peste les prises de sang et autre joyeusetés. C’est le genre à se demander s’il va bien se marier vu qu’il y a une prise de sang à faire, alors que les bans sont publiés et le traiteur payé. S’il met les pieds dans un hôpital ou une clinique c’est pour y visiter un nouveau né et la maman. Et encore, l’odeur de l’hôpital le met au bord du malaise.

S’il consent un jour à se faire faire une prise de sang (une fois qu’il est tombé en catalepsie à la vue de la blouse blanche la laborantine peut exercer tout son art), il n’ira jamais chercher les résultats de peur que. La simple vision des résultats d’ailleurs, car on les lui donne, le rend malade car il n’y connaît absolument rien (et ne veut surtout pas savoir). Alors que tout est normal, il monte se coucher et se met à geindre parce qu’il a 5 millions de globules rouges et que c’est certainement trop.

D’abord demain il doit aller chez le dentiste. On n’ose l’imaginer s’avachissant dans le fauteuil et refusant d’ouvrir la bouche (ou la refermant comme Pulchérie, sur la main du dentise mordu grave). Il n’ira pas finalement, il sera mort avant.

C’est l’homme à qui il ne faut surtout pas confier un enfant malade : il ne le soignera JAMAIS.

Réédition du 27 septembre 2006

Posté le 28 février '11 par Calpurnia, dans Crise de nerf, Histoire de sorcière. 6 Commentaires.

C’est si peu dire que je t’aiiii-meuuuu (Aragon)

coeurEn fait, ceci va être un post me permettant de laisser libre cours à ma très légère tendance à rouspéter de temps à autres.

Sinon je suis plutôt pacifiste tendance tentée de devenir poseuse de bombes si que j’aurais la recette… (pour faire des bombes). Et que si d’ailleurs, je pouvais éviter de faire des morts, et juste faire sauter le grand ordinateur des impôts…

Donc là, je rouspète une fois de plus avant de le faire au moment du passage à l’heure d’été qui m’horripile de plus en plus, année après année. Ce sera pour le mois prochain, et je vais essayer de ne pas me tromper de date…

Là, c’est la Saint Valentin qui me gave. Grave en plus. Et ce n’est pas parce que je n’ai pas de Valentin, cela m’énervait déjà quand j’étais en couple, et cela continuera à m’énerver si je le suis de nouveau (en couple).

Déjà :

  • On nous saoule avec la rentrée de septembre. On en prend pour des semaines, avant, pendant, et après. Quand j’étais jeune, on en parlait très vaguement 5 minutes aux infos et point barre. Maintenant c’est l’évènement de l’année, le reste du monde étant prié de ne pas faire de révolution ou de subir un tremblement de terre, ou autres…
  • Après la rentrée de septembre, on hésite à nous lâcher des pères Noël dans les rues.
  • Et puis on nous emmerde avec Halloween en perte de vitesse (la faute à qui ?)
  • L’armistice du 11 novembre est en perte de vitesse : ils sont tous morts. Ca, c’est un scandale (je me répète en plus de rouspéter tout le temps !)
  • Voici les fêêêêêtes !
  • Et tout à coup ce sont les bons voeux et les bonnes résolutions (t’en foutrais moi, des bonnes résolutions… Je n’en ai pas pris cette année, et je m’y tiens)
  • Et voici pour vous tous, la saint Valentin. (A la saint Valentin, prends lui la main, à la Sainte Euphrosine… on plaint les fleuristes)

Des jours et des jours de matraquage à longueur de temps. Faut faire des coeurs, acheter des coeurs, donner son coeur, bref… Si vous ne le savez pas, un gâteau en forme de coeur, n’en sera que meilleur… (Et la poésie a perdu beaucoup, le jour où j’ai décidé de ne pas m’y consacrer…)

Une année avec Charles Hubert, nous avions totalement zappé la Saint Valentin (faut le faire tout de même, mais cela restait plus discret, le matraquage était moins évident). Descendant de notre palmier ce jour là, nous avons décidé d’aller manger au restaurant.

Pour rentrer chez nous dégoutés en nous arrêtant au Mac Do, parce que partout, c’était menu saint Valentin obligatoire et bien cher

Jadis, c’était la fête des amoureux, et il a fallu vraiment du temps pour que mon père aille acheter un bouquet à Mrs Bibelot ce jour là, en prétextant aller s’acheter des clous (elle y croit toujours). Ce n’est pas que mes parents ne soient pas amoureux, mais ce n’était pas une fête de couple “officiel”, c’était l’époque des petits amoureux que Peynet illustrait si bien…

Ce n’était en tous cas, pas une fête commerciale. Les marchands auront notre peau, Barjavel l’a écrit dans “la nuit des temps”.

Maintenant même si vous vous perchez en haut d’un palmier, vous prenez le risque de vous prendre un ballon (en forme de coeur), sur la tronche…

Aimez-vous les uns les autres, surtout ce jour là.

Y a-t-il y pic des naissances 9 mois après la Saint Valentin ?

Même pô.

Cette année, un boulanger de ma commune recycle. Il fait toujours des galettes des rois mais en forme de coeur. C’est beau l’imagination…

Moi la Saint Valentin, ça me gonfle. Et je ne suis pas la seule, même des jeunes se révoltent, y compris mes filles. Comme si l’amour n’existait vraiment qu’un jour par an… Alors ici, comme je suis chez moi, je le dis clairement : les médias, lâchez nous les baskets avec vos rabâchages perpétuellement non renouvelés…

C’est simple, un jour je vais faire une liste de ce à quoi nous avons droit TOUS LES ANS, aux mêmes dates !

Sinon, pour les inconditionnels, une idée de menu !

  • Entrée : coeurs de palmier
  • Plat de résistance : une tranche de coeur de boeuf  à l’ail et au persil (une éternité que je n’en n’ai pas mangé tiens…)
  • Fromage découpé avec un emporte pièce en forme de coeur (bien rincer l’emporte pièce après découpage du munster, avant de faire des sablés)
  • Gâteau au chocolat en forme de coeur
  • Ne pas oublier d’envoyer “coeur” par SMS au 88000 (c’est ce qu’ils disent à la TV)

La vie n’est qu’un long calvaire…

PS : pour ceux qui vivent sur un palmier, ou un autre arbre d’ailleurs, je ne fais pas dans le racisme arboricole, c’est lundi, le 14 février.

Ne me remerciez pas, je me prends pour TF1 aujourd’hui…

Posté le 11 février '11 par Calpurnia, dans Crise de nerf. 18 Commentaires.

Entretien avec le médecin conseil… (part 3)

57520720J’ai donc mon protocole dans mon sac à main et j’hésite à le poster. J’avais raison, 8 jours après la rédaction du protocole par psy chérie, je reçois une convocation du médecin conseil de la SS (La sécu !!!) avec pour motif : avoir sodomisé un homme sandwich avec un tube de dentifrice exonération du ticket modérateur.

Je vais enfin rencontrer le concombre masqué de la SS (La sécu !!!).

Ce mec est complètement fou, malgré ce qui est précisé dans le protocole, comme “troubles graves du sommeil”, il me convoque à 10 H.

Les 3/4 du temps, à 10 H le matin, je dors (mal), depuis seulement 4 H, avec des réveils toutes les heures et demi, de 6 H à 13 H. Si l’on retire les périodes de réveil, je dors à peine 6 H.

Le temps où je m’endormais comme un bébé à 22 H pour me réveiller 9 H plus tard dans la position de l’endormissement, est très loin. Ou alors il s’agissait d’une autre personne, je vis une seconde vie.

Donc à 10 H dans le cabinet du médecin conseil, je vais ressembler à une méduse échouée dans un micro ondes qui a des fuites d’ondes. Maman me suggère de venir dormir chez eux (les parents) pour :

  1. Me réveiller en temps et en heure
  2. M’emmener éventuellement sur un brancard

Je récuse cette aimable proposition, et je lui demande juste de me téléphoner à 9 H pour être certaine que je me lève. Hagarde certes, mais debout les braves !

Nuits de Chine, nuits câlines…

Je me réveille au son du téléphone après avoir fait mes cauchemars habituels et m’être réveillée toutes les heures et demies, avec la trouille en plus, de louper cet important rendez-vous.

Je suis crevée, et je ressemble à une endive. Vu la manière dont j’ai vu mon radio réveil de manière régulière, j’ai dormi 5 heures maxi. Il m’en faut 8… Sans parler de ce que je dois rattraper. A mon avis il me faudra dormir 6 mois pour remettre mon compteur à zéro, en admettant que je retrouve mon parfait sommeil d’antan (enfin d’après le somnambulisme et avant son retour…)

Arrivée dans la salle d’attente du médecin conseil, après avoir présenté mes papiers (c’est nouveau, ils exigent une pièce d’identité, mais bon, je n’ai rien à redire là dessus, il paraît que certains fraudent, je ne vois pas moi, quel intérêt j’aurais à envoyer quelqu’un à ma place…), j’ai l’impression que je vais m’endormir dans la salle d’attente.

  • D’ailleurs je m’endors.
  • Un homme à la belle voix, me secoue.
  • Evidemment il touche la mauvaise épaule, celle qui fait mal.
  • Il me suit vers son cabinet et pas l’inverse.
  • En effet je marche de travers, je veux mon lit, mon chat, mes filles revenues à la maison avec ma jeunesse enfuie, mon tank Shermann pour trimballer la troisième, et travailler à nouveau à l’abri tutélaire d’un patron sympathique dilapidant les deniers de la société en me versant un gras salaire.
  • J’ai du mal à garder les yeux ouverts. C’est normal, je rêve tout debout (voir ci-dessus…)
  • L’homme à la belle voix récapitule l’historique de mon passage à la SS (La sécu !!!)
  • Maintenant c’est informatisé, alors il recopie l’épisode hilarant de mon épaule merdique, de juillet 1996 à mars 1998
  • J’ai toujours du mal à garder les yeux ouverts
  • Il me demande de “préciser” ma dépression
  • Question à ne jamais poser à un dépressif : “que se passe-t-il ?”. Ca ouvre les vannes. On ne sait pas où elles sont placées, mais elles existent…
  • Les vannes sont ouvertes.
  • Je ne pleure pas, je fais tsunami.
  • Le médecin conseil n’a pas de kleenex sur son bureau
  • Psy chérie en a ELLE ! (5 paquets d’avance, au moins…)
  • Je le lui signale gentiment parce que là, le serial killer qui sommeille en moi, est en catalepsie avancée, façon vampire déjà mort mais toujours vivant.
  • Je cherche mes kleenex dans mon sac, éjectant au passage mon portefeuille qu’il rattrape de justesse sans se le prendre dans l’oeil (j’admire) et qu’il me redonne.
  • Maintenant je ne peux plus respirer, c’est malin !
  • Cet innocent continue et me demande si je pense à la mort (en fait il veut savoir si j’ai des idées suicidaires, mais il le précisera trop tard)
  • Je lui précise que oui, je lui décris la pierre tombale idéale, la pyramide qu’il faudra faire construire dans le petit bois de maman.
  • Le mot pyramide semble le consterner.
  • L’idée que je veuille me faire couler dans de la résine pour rester intacte aussi…
  • Ai-je songé à faire conserver mon corps autrement, vu les techniques existantes ?
  • Evidemment ! L’idée de me faire bouffer par des asticots me répugne.
  • Dois-je lui préciser ce que je pense des asticots et de la putréfaction ?
  • Non ce n’est pas la peine, il en pense la même chose que moi.
  • Je vois le mot “incinération” apparaître au dessus de sa tête.
  • Je lui précise que l’incinération, je suis contre. Il ne manquerait plus que je ne sois pas morte et qu’on me brûle vive.
  • Je ne veux pas mourir vivante.
  • Je veux être conservée.
  • Mais pas dans du formol.
  • Il semble dubitatif, je sens qu’il hésite tout à coup. Entre toutes les options son coeur balance.
  • Ce soir, il va revoir sa convention obsèques.
  • Mes filles ont-elles réellement l’intention d’aller s’installer au Texas et en Australie ?
  • Respirez madame ! Il vous reste des kleenex ?
  • Ma secrétaire en a, ne bougez pas.
  • Il insiste. Il reste médecin avant tout, je me sens émuuuuuuueeeee ! Car j’imaginais le concombre masqué comme un méchant croquemitaine… (en fait c’est l’autre qui l’est, paraît-il…)
  • Après la mort, le racontez moi ce que vos salauds de patron vous ont fait (là nous avons été d’accord : il les épinglerait bien s’il en avait le pouvoir, éventuellement je peux lui refiler leurs scalps si cela devient légal…)
  • Ai-je envisager de me suicider en me scalpant ?
  • Ca ne va pas la tête, je tiens à mes trois poils sur le crâne.
  • Ca s’appelle des cheveux, et il en voit plus de trois…
  • Racontez moi vos déambulations nocturnes etc etc…
  • Après les cotes pétées et le ventre ouvert, il m’a répondu que cela lui allait bien et qu’il n’allait SURTOUT pas me refuser une prise en charge à 100 %
  • Surtout pas !
  • Si je suis toujours en arrêt maladie dans un an, il me reverra éventuellement.
  • Parce que peut-être il faudra envisager une invalidité (évidemment ce n’est pas la même caisse).
  • Au mot “invalide”, je me transforme en résidus de méduse explosée par un micro ondes à fuites.
  • Il s’en veut, je le sens bien. Mais je m’en fous. Comme je déprime, je ne vois pas pourquoi les autres n’en feraient pas autant.
  • Je ne suis paaaaas invaliiiiiiiide !
  • Non, il a dit ça comme ça, mais il ne le pensait pas !
  • En fait l’arrêt de travail peut se prolonger 3 ans
  • Après on verra
  • Oui après… Quand il aura pris sa retraite et que son remplaçant me recevra.

Il avait les yeux humides et les mains qui tremblaient en me raccompagnant vers la sortie, après avoir validé les deux protocoles (parce que dès le début je lui avais refilé celui d’Acromion, avant les questions qui fâchent) à grands coups de tampons et signatures qu’il a dû doubler pour plus de sécurité, et d’une voix changée, il a appelé le candidat suivant, qui d’ailleurs était une candidate. Avec béquilles, plâtre, et yeux rouges (le pauvre !)

Arrivée en sanglotant à ma voiture, je me suis trouvé le nez rouge et je me suis demandé ce qui avait pu me mettre dans un état pareil.

Cet homme était charmant. Et en plus, il avait une belle voix, rassurante et tout et tout…

Un peu la voix de Jean Ferrat.

Apaisante…

Et puis il était plutôt pas mal dans sa cinquantaine ayant ricané quand je lui avais précisé “pour du boulot, 52 ans c’est VIEUX ! ON nous traite comme des VIEUX !” en me précisant pour me faire sortir de mes kleenex “merci bien, j’ai 2 ans de plus que vous !”

Par contre pour un plan drague, c’était loupé de ma part. A mon avis s’il me croise un jour par hasard, il se glissera dans la bouche d’égout la plus proche, avec souplesse, élégance, et diabolique habileté…

J’espère qu’il aura survécu et n’aura pas mis fin à ses jours le soir même…

La vie n’est qu’un long calvaire… Hein Docteur ???

Posté le 4 février '11 par Calpurnia, dans Crise de nerf, Histoire de sorcière. 19 Commentaires.

Entretien avec le médecin conseil… (part 2)

57260585Munie d’une copie du protocole rempli par psy chérie qu’elle doit poster elle-même, je prends rendez vous avec Acromion pour un contrôle de routine (tension, etc… tout étant contenu dans le ETC… !).

Dans le ETC, il y a en effet le fait qu’il doit immédiatement et sous mes yeux zéblouis, remplir SON protocole à lui, en accord avec celui de psy chérie. D’ailleurs, je suis formelle : je posterai le protocole moi-même, à l’adresse indiquée par une charmante dame de la SS (la Sécu !!!) qui m’a déclaré qu’Acromion n’a rien envoyé du tout, ou alors à la mauvaise adresse.

Quand c’est la mauvaise adresse, ça se perd. Incroyable au 21ème siècle qu’un papier puisse s’égarer entre Plaisir et Rambouillet… Mais c’est l’administration. MOI, j’ai la bonne adresse…

Acromion me laisse en pâture avec sa nouvelle interne qui passe son temps à aller vérifier sur un site médical, la différence entre le sous-épineux, le sus-épineux, les carpiens ou la prostate, ce qui ne me laisse pas une bonne impression.

Parce que lui, pendant ce temps là, il remplit la paperasse, ayant bien compris que s’il ne le fait pas, je m’étends sur son paillasson en attendant la mort entamant une grève de la faim, ce qui va faire désordre vis à vis des autres patients.

Je n’ai rien contre les internes, mais normalement Acromion assiste à la consultation et oriente. Sauf pour ses deux internes d’avant, déjà bien rodés, qui n’avaient aucune hésitation. C’est d’ailleurs l’un d’eux qui a fait hospitaliser Jean Poirotte illico presto subito en 2009, lui sauvant probablement la vie. Eux se mettaient à leur compte 6 mois plus tard, elle, ne me cache pas qu’elle en a encore pour 2 ans…

Acromion me donne le protocole bien complété, car j’ai exigé de l’envoyer moi-même, et me prend la tension vu que d’après son interne, je n’ai pas d’artère dans le bras droit…

Il est formel : j’en ai une, sinon il l’eût signalé à un journal très prisé par les médecins, et lui fait voir comment faire quand on a affaire à une emmerdeuse dont l’artère du bras droit se manifeste très discrètement

Le tout fait que rentrant chez moi, j’hésite à aller me faire scannériser l’intégralité de mon squelette pour une épaule qui merde… L’interne n’a vu que cela pour me se rassurer… Au cazou ma douleur à l’épaule droite vienne d’un déplacement de la rotule gauche (faut suivre).

M’en fous, j’ai mon protocole…

Mais la vie n’est qu’un long calvaire…

Posté le 3 février '11 par Calpurnia, dans Crise de nerf, Histoire de sorcière. 7 Commentaires.

Entretien avec le médecin conseil… (part 1)

medecin-desespere-1En dépression (en décembre 2009 j’ai craqué, papa à l’hôpital ayant été la baignoire qui a fait déborder la piscine) et arrêt de travail depuis la date mentionnée sus avant, (entre parenthèses), je m’attendais à une convocation du médecin conseil de la SS (LA SECU !!!) depuis février 2010.

Que nenni, mon cas ne semblait pas l’intéresser outre mesure, les arrêts émanant d’un centre spécialisé. Avec un médecin de ville, parait-îl que le médecin conseil se manifeste plus tôt.

En plus du reste (la vie n’est qu’un long calvaiiiiiiiiire !) je souffre de troubles du sommeil de plus en plus graves, avec comme on le dit pudiquement dans le jargon médical “insomnies à répétition avec déambulations nocturnes en phase de sommeil profond, et mise en danger“.

  • Vous n’êtes pas aveugle, vous êtes non voyant
  • Vous n’êtes pas sourd, vous êtes non entendant
  • Vous n’êtes pas paralysée, vous êtes empêché moteur.
  • Vous n’êtes pas somnambule mais vous déambulez en phase de sommeil profond, en vous mettant en danger parce que vous vous pétez la gueule un peu n’importe où en croyant être ailleurs sans vous souvenir de ce qu’il s’est passé au réveil, c’est le principe du somnambulisme
  • Mise en danger il y a eu, puisque je me suis crouté le visage 3 fois, pété des côtes 3 fois (et ça fait maaaaal pendant 3 mois minimum), ouvert le ventre 1 fois, sans parler des fois où, sans me mettre en danger, j’ai flanqué mes chaussons dans le congélateur déménagé mon lit dans ma chambre, c’était devenu sans fin.

Ce retour du somnambulisme qui a rythmé mon enfance, a eu lieu la nuit même suivant mon avis de licenciement de chez Truchon (premier croutage, je m’étais carrément ruiné la partie droite du visage sur la moquette), pour s’incruster de manière grave après mon départ de chez Trucmuche.

La psy s’étant retrouvée impuissante face à cet état de fait, m’a adressée à un centre spécialisé dans les troubles du sommeil fort heureusement gratuit. Au départ on fait un bilan du sommeil au cours de votre vie (5 séances) puis, il faut passer par des examens coûteux…

  • Un scanner cérébral (à tous les coups j’ai un cancer du cerveau en phase terminale)
  • Une nuit ou deux en observation à l’hôpital (ça fait rêver, il y a des infirmières qui tuent, je l’ai lu dans un livre de Robin Cook…)
  • Une prise de sang à faire, que si vous dépliez l’ordonnance, elle arrive chez les voisins du dessous… Bien coûteuse également l’ordonnance, Acromion l’ayant estimé à 600 Euros. Judas a vendu le Christ pour moins que ça.

Si l’on ne parle pas de ma phobie récente des prises de sang car là, on va m’en pomper la moitié (au moins), ou de ma claustrophobie chronique qui va faire que je vais convulser forcément en passant mon scanner après avoir demandé si mes deux plombages n’allaient par ruiner l’appareil (vague espoir) et qu’on va me répondre que non, il y a le ticket modérateur qui reste à ma charge, car je n’ai pas de mutuelle.

Là c’est le banquier qui convulse sauf que les banquiers eux, se remettent toujours…

(Ceci pour des examens à ne pas renouveler par la suite, le traitement de base post résultats, ne risquant pas de mettre la SS (la Sécu !) sur la paille…)

Un petit changement de traitement a pour l’instant éradiqué les crises de déambulation nocturnes rigolotes au cours de la nuit, moments où je serais parait-îl capable de sortir de chez moi et conduire ma voiture !(!). Cela s’est vu. (J’imagine la tronche des flics réveillant le conducteur…)

Depuis que je sais que c’est possible, je dors correctement vêtue, on n’est jamais trop prudente…

Mais bon, il me fallait passer ces examens, rien n’étant possible sans leurs résultats.

Et donc, le temps passant, Acromion s’est décidé en juin 2010 à demander une prise en charge à 100 % pour dépression et troubles du sommeil aggravés dont je vous passe les détails complets.

Sauf que je ne sais pas ce qu’il a fait, enfin si, je sais, il a rêvé qu’il avait envoyé le protocole à la SS (la Sécu !) sans déambuler nocturnement, et que donc, forcément, la SS n’a rien reçu. Parce qu’Acromion LUI, il dort normalement la nuit… (sauf qu’il rêve de trucs qu’il n’a pas faits, mais que c’était tellement plausible, qu’il y croit dur comme fer).

Acromion avec la paperasse, c’est comme moi avec l’anglais. Ca fait 5…

L’autre médecin, non référent, s’est décidé à faire une demande de 100 %, mais qui ne pourrait être valable que 6 mois une fois acceptée, et non renouvelable.

Il revenait à Acromion de remplir le même protocole, qui là, une fois accepté, serait valable à vie.

Comme cela, quand je serai dans une maison de retraite où les filles ne viendront jamais me voir, vu qu’elles seront, une au Texas, et l’autre en Australie (une image que j’avais de ma fin de vie quand Albert m’a quittée), tout le monde saura qu’il est normal que je déambule dans les couloirs en violant des vieux messieurs au passage. Ce qui est ballot, c’est que je n’en aurai aucun souvenir, mais au moins, j’aurai le protocole accepté pour être correctement traitée…

Et c’est là que cela devient drôle…

Sauf ceux dont j’allais transformer la vie en long calvaire (y’a pas de raison !)

Posté le 1 février '11 par Calpurnia, dans Crise de nerf, Histoire de sorcière. 9 Commentaires.

Quelques perles du bac 2007 (je ne m’en lasse pas)

professeur-copierPuisqu’il faut mourir un jour, autant mourir de rire.

Les commentaires sont toujours de mon cru… Et là, franchement, je m’éclate…

Après, ces éditions de perles seront terminées, mais là ça m’arrange parce que je manque d’inspiration

(débarquement impromptu de Pulchérie éructant dans le téléphone “tu te fous de moi, tu as 377 posts en brouillon, s’abstenir, parce qu’il faut que je les relise et les améliore…)

  • L’île de France est une grande île au milieu de la Seine. (la Seine, le fleuve le plus large du monde)
  • Quand il y a des problèmes dans le monde, l’ONU envoie des casquettes bleues. (Pas loin !)
  • Le principe de la musique est de faire des notes avec des bruits de sons. (C’est la raison pour laquelle c’est parfois cacophonique)
  • Les plus grands auteurs de l’époque classique sont Corneille, Racine et Molaire. (Besoin urgent d’aller chez le dentiste)
  • Les hommes politiques financent leurs campagnes avec des dépôts de vin. (Si seulement c’était vrai, on pourrait se dire qu’on a voté pour un con parce qu’on était bourrés…)
  • Dans les villes, le problème de la sécurité est surtout un problème d’insécurité. (C’est d’ailleurs là que le bât blesse)
  • Socrate a été contraint de se suicider lui-même. (Parce que tout le monde s’est débiné quand il a été question de le faire suicider par un autre)
  • Une représentation en trois dimensions, c’est quand on a la longueur, la largeur et la grandeur. (Pensée profonde)
  • Les deux intestins sont le gros colomb et l’instestin grec. (Comment polluer les cours de biologie avec de l’histoire)
  • La loi de la pesanteur montre que c’est toujours le plus gros qui gagne toujours. (Au moins, parfois il est précieux d’avoir du poids en trop)
  • Le mercure est un liquide qui a la particularité d’être solide. (Ce n’est pas comme le vin des dépôts)
  • Il y a deux sortes de gaz : le gaz naturel et le gaz surnaturel. (Le surnaturel pouvant émaner du même humain d’ailleurs, que le simple naturel)
  • Un corps plongé dans l’eau est soumis à la poussée de Chimène. (A la flotte le Cid !)
  • L’acte d’avaler s’appelle l’engloutition. (Dans certains cas c’est tout à fait ça !)
  • Un cercle est une figure en forme de rond-point. (Avant l’invention du rondpoint, le cercle était carré)
  • A la lecture de Freud, chacun peut reconnaître Sally Bido. (Femme très sollicitée, comme il se doit)
  • Dans notre société, le premier motif de l’alcoolisme est la boisson. (Moralité, même un verre d’eau ou un thé à la menthe, c’est dangereux. D’ailleurs l’eau bue éclate…)
  • Bertrand Delanoë est le président de la République de Paris. (Chouans, en avant !)
  • Parmi les Sept Merveilles du monde figurent les jardins suspendus des Batignolles. (Pas loin, c’était presque parfait !)
  • Comme son nom l’indique, le blues a été inventé par les noirs. (Qu’ont inventé les jaunes ? et les blancs ?)
  • Pour arrêter les Allemands, les Français avaient construit le mur de Berlin. (Il était bien temps…)
  • Autrefois, la Belgique s’appelait le Congo belge. (Ce qui a poussé les belges, entre autres, à aller faire chier les africains)
  • L’Europe de l’est est sous la domination du communisme sous le contrôle d’Hitler jusqu’en 1953, à sa mort. (Il était increvable ce mec là, et politiquement hésitant de 1945 à sa mort)
  • L’Asie, elle, se place sur la face atlantique. (Et la Corse sur l’océan indien)
  • La célèbre bourse de Wall Street à Londres. (C’est vrai que ça fait British comme nom)
  • Tout d’abord la ville la plus importante et riche dans tous les domaines au monde, sont les Etats-Unis. Cette ville domine toutes les autres. (C’est THE mégapole !)

Posté le 28 janvier '11 par Calpurnia, dans Crise de nerf, Tous aux abris. 12 Commentaires.

J’ai (encore) emmené Diabolos à Paris… (Part 2)

Mon_animal_de_compagnie

Le mercredi je pars à la recherche de l’itinéraire qui m’avait servi pour me perdre, la bonne rue étant en travaux en septembre dernier…

Impossible de remettre la main dessus, et tous les sites “itinéraires” refusent de me donner le trajet que je connais théoriquement, à savoir quitter le périf sud Porte de Montreuil pour m’égarer dans le 20ème…

Non, ils ont décidé de me faire passer ailleurs. Or, je veux faire 90 % du voyage sur une portion que je connais !!!

Delphine me rassure, Porte de Montreuil n’est finalement pas le plus simple, je t’envoie un mail ma petite maman, pour t’expliquer à partir de la Porte de Vincennes. Elle ne sait pas comment arriver Porte de Vincennes, mais ce n’est pas grave, moi je sais, pour une fois…

Je lis le mail en diagonale. On ne devrait jamais lire les trucs en diagonale, surtout quand “ON” c’est moi, et que je pars à Paris en voiture. En rayé, ce que je n’ai pas lu.

“Porte de Vincennes direction nation
prendre la rue des pyrénées qui se trouve être la deuxième à droite (deuxième à partir de la porte de vincenne). Puis remonter la rue. Prendre la Xème à gauche etc…

Je note donc scrupuleusement NATION, deuxième à droite, puis Xème à gauche, sans oublier le ETC… très important.
  • Je pshitte du Feliway qui rend les chats heureux, dans la caisse de transport de Diabolos qui n’est tout à coup pas du tout heureux, vu déjà que sa caisse à litière a disparu de la cuisine, ainsi que son petit couffin du salon, et qu’il sent l’arnaque arriver.
  • Pour lui phéromones apaisantes = voyage en voiture, c’est clair.
  • Je le récupère dans le clic clac de l’ancienne chambre des filles
  • Il miaule
  • Je miaule en retour, ce qui ne donne aucun résultat,  et j’arrive à le faire entrer dans sa caisse malgré les 4 pattes écartées, je ferme la caisse, et il débute “l’air des bijoux“.
  • Je hais “Faust”
  • En voiture
  • 12 H 45 : ca démarre
  • Jusqu’ici, tout va bien.
  • Ca roule
  • Pas tellement en face, le vendredi après midi les embouteillages commencent sur la RN10 dès 12 H 47 (la preuve) dans le sens Paris =>Province. Je vais me faire chier pour rentrer.
  • Pour l’instant tout va bien
  • Prise du périf sud, curieusement fluide
  • Ah non, un bouchon (cela m’aurait manqué)
  • “Diabolos tais-toi”
  • “Miaou” répond-il en grattant frénétiquement dans sa caisse.
  • Feliway un jour Féliway toujours seulement.
  • Porte de Vincennes, je suis sauvée, je sors.
  • Je zieute mon mémo, NATION est fléché, c’est aisé.
  • Je passe entre les colonnes de NATION
  • Puis je m’engage sur le rondpoint de la place de la NATION
  • Chic il y a une contre-allée, je vais trouver aisément la deuxième à droite.
  • Il est 13 H 45, pour être chez Delphine à 14 H je suis large.
  • Quel dommage de ne pas pouvoir contempler avec admiration dégoût les horribles statues figurant la Nation, la Liberté en avant, la Victoire en chantant et j’en passe. Ce n’est pas de ma faute si sur le plan artistique je les trouve d’un goût douteux…
  • Y’a aussi le mec je ne sais plus où avec le même bonnet, la bouche ouverte parce qu’il chante, à poil avec juste un morceau de chiffon cachant le plus intéressant de l’homme, qui brandit lui aussi un drapeau, mais ne nous égarons pas…
  • Je déteste l’image de la République avec bonnet Phrygien. D’autant que Liberté ou République ont toujours un nichon à l’air. C’est confortable sans doute pour brandir un drapeau.
  • M’en fous de la République et de la Liberté en avant (la Victoire en chantant m’échappant tout à coup totalement), je prends la deuxième à droite. En suivant donc les indications, puisque le nom du boulevard n’est pas visible de là où j’arrive. Le nom du boulevard est visible uniquement pour ceux qui emprunteraient le sens interdit, puisque je suis sur une voie à circulation sens unique.
  • Merde, ce n’est pas le bon boulevard.
  • Si je croise celui qui a accroché les noms des rues dans Paris, je l’émascule.
  • Ceci pour le cas où un masochiste attendant la mort se promènerait tel un homme sandwich avec écrit en gros “c’est moi qui ai accroché TOUS les panneaux dans Paris et je vous emmerde”
  • Même Bruce Willis il ferait pas.
  • Je tourne dès que je le peux.
  • Je reprends la contre allée, nettement moins optimiste qu’il y a 5 minutes.
  • Je demande à trois reprises où est cette fichue rue que je cherche
  • On me répond trois fois que c’est la prochaine à droite.
  • Putain ce n’est pas possible, c’est toujours le dernier Kinder Bueno et la prochaine à droite !!!!
  • A gauche d’un autre côté ce sont ces statues vraiment moches !!!!!
  • La Xème fois (je ne sais plus compter)  je me retrouve Boulevard Charonne. Je sais que je ne suis pas loin, mais la carte du 20ème ne s’est pas incrustée correctement dans mon cerveau.
  • Pourtant je l’ai fixée pendant 10 minutes la veille, avec les jumelles, la loupe de papa.
  • Puisque c’est comme ça, je me gare sur un passage piéton et j’attends la mort.
  • La mort risque d’être lente à venir, même si le jour fatal où elle va se pointer, ce sera forcément trop tôt, on est d’accord, mais je ne suis pas en état de philosopher.
  • Du coup j’appelle Delphine en éructant que j’attends la mort, et qu’une putain de bordel de merde de connasse m’a indiqué la mauvaise direction
  • Delphine me suggère d’être polie,  de ne plus attendre la mort, mais d’aller rejoindre la contre allée de la place de la nation, de me garer où je peux en mettant mes warnings : elle arrive.
  • Au moment où j’ai réussi à me remettre dans la bonne direction, elle me rappelle pour me dire de rester Boulevard Charonne, elle arrive.
  • Putain, je ne peux pas rester Boulevard Charonne vu que je viens tout juste de le quitter retrouver la contre allée. D’ailleurs, je suis garée avec mes warnings entre une station de Vélib et une station RER et j’attends la mort je l’attends de pied ferme.
  • Le prochain qui me demande la direction de l’abbaye des Vaux de Cernay dans mon coin, je le dirige direct sur Trappes zone de non droits,  ha mais !
  • “Miaou” fait le chat
  • “Ta gueule” que je lui réponds.
  • A tous les coups Delphine va me rappeler pour me demander dans quel angle je suis.
  • Place de la Nation et… pas d’indication du nom de la première à droite. Ce doit être visible du mauvais côté.
  • Si un homme sandwich se pointe, vantant les mérites de signal, je l’émascule avant de le sodomiser avec son tube de dentifrice et de l’égorger.
  • Je demande à une dame qui me précise que c’est le boulevard machin truc.
  • Au moment où elle me donne cette précise indication, je vois ma fille dans le rétroviseur.
  • Je suis sauvée.
  • Elle monte dans la voiture en rigolant un peu tout de même, et prend la caisse de Diabolos sur ses genoux.
  • “Miaou” fait le chat sur un autre ton, car il a reconnu sa soeu-soeur…
  • Je précise à Delphine que j’eusse mieux fait de m’en tenir à la porte de Montreuil, où j’ai des potes pompiers ou flics.
  • Plein de potes pompiers ou flics.
  • Elle me dit que l’imparfait du subjonctif fait un peu has been, et qu’effectivement j’ai dû bien m’énerver.
  • Je cause à l’imparfait du subjonctif si je veux, et je trouve hallucinant qu’elle ait trouvé le bon nom du bon temps en même pas une seconde. Parce que si l’on sait parler et écrire, à partir d’un certain âge on ne sait plus quel temps on emploie ou ce qu’est un complément circonstanciel de temps ou de lieu (parce qu’on s’en fout).
  • Sans vouloir me jeter des pétales de roses, il est vrai néanmoins n’est-ce pas, bien sûr, que j’emploie assez facilement l’imparfait du subjonctif.
  • Elle me répond qu’on réformera l’éducation nationale un autre jour et m’intime l’ordre de démarrer. Puis de couper mes warnings…
  • 12 minutes plus tard, après avoir eu pendant le trajet avec Delphine transformée en GPS,  l’explication du fait que j’avais lu le mail en diagonale, je n’avais pas à aller jusqu’à NATION,  Crac, une place de libre, juste au bon endroit, dans la bonne rue.
  • C’est louche.
  • Non me dit Delphine ce n’est pas louche il y a toujours de la place à cette heure là.
  • Comme je n’ai évidemment pas la saleté de carte de paiement spéciale Paris, je suis bonne pour une prune à 11 euros, mais tant pis, dans Paris à vélo on dépasse les autos, à la guerre comme à la guerre.
  • OUF, la livraison du chat va pouvoir se faire…
Des fées se sont penchées sur mon berceau. L’une d’entre elle tenait à la main le livre “plans de Paris rue par rue et arrondissement par arrondissement”, relié tout cuir, bien lourd, et elle me l’a laissé tomber sur la tronche.
J’vois qu’ça…
Et la prochaine diagonale que je rencontre, je lui pète un genou…
Je ne précise plus rien concernant les publicités vivantes…
La vie n’est qu’un long calvaire…

Posté le 25 janvier '11 par Calpurnia, dans Ah ces mômes !, Crise de nerf, Nos grands moments de solitude. 32 Commentaires.