Bienvenue sur le blog de la Gentille sorcière.

'Crise de nerf'

La dernière de Madame Vampire…

Cette femme est une manne pour la blogueuse compulsive que je suis et gnagnagna et gnagnagna.

  • La dernière.
  • La meilleure.
  • La parfaite.
  • L’inattendue.
  • La surprenante.

Elle a renoncé définitivement à faire grincer son robinet le matin à 4 H 00 devant mes protestations conjuguées avec celles de tout le monde… Du coup elle s’ennuie. On la plaint. On NOUS plaint.

Parce que du coup, nouveaux bruits curieux venant de chez elle à n’importe quelle heure (moi 8 H le dimanche matin c’est n’importe quelle heure, et curieusement pour mes voisins aussi, et 23 H 30 en semaine aussi…).

ILS ont enquêté bien avant moi pour apprendre cette extraordinaire nouvelle :

Madame Vampire qui s’ennuie a décidé de réaliser un rêve de jeunesse.

Elle s’est inscrite à un cours de claquettes…

Si si…

Sauf qu’elle ne peut pas s’exercer en charentaises, elle n’est pas certaine d’avoir bien tapé le rythme. Donc elle fait cela en talons, sur la moquette, là elle se sentait sympa avec nous, elle aurait pu le faire dans la cuisine sur le carrelage où le bruit rend mieux.

Nous pouvons d’ailleurs confirmer que les après midis des samedi et dimanche, quand elle se sent le droit de faire des claquettes sur le carrelage, le bruit rend nettement mieux. (En semaine on bosse alors on ne peut rien dire on n’entend rien…)

Y’en a trois qui rigolent dans le fond de la salle, dehors ! merci !

Le voisin d’en face a respiré un grand coup à ce moment là, en m’expliquant le truc. J’ai vu sa glotte se coincer, j’ai cru que c’est moi qu’il allait tuer. Parce qu’elle en a marre madame Vampire : peut pas faire la vaisselle à 4 heures du matin, peut pas laisser brailler son chien et son téléphone quand elle s’absente, peut pas avoir une porte qui grince (toujours pas huilée) maintenant on lui retire le droit de faire des claquettes.

Autant la tuer tout de suite. On veut bien, mais qu’elle nous signe un papier hein ?

Là le voisin a craqué et l’enfer s’est déchaîné. Il lui a donné le choix entre l’épée, le fusil ou le poison et du coup, elle lui a claqué sa porte au nez parce qu’elle n’a aucun humour. Ce faisant, elle a coincé la queue du chien dans la porte et depuis c’est la guerre pour savoir qui doit payer les frais de vétérinaire… Parce que le chienchien a perdu sa queue (pauvre bête) même s’il semble s’en être plus vite remis que si cela avait été le cas du voisin (là je n’imagine même pas le carnage). Tout cela à cause de voisins trop à cheval sur le bruit, et elle, pauvre innocente, qui a bien le droit de faire des claquettes… Elle a porté plainte pour le coup de la queue de son chien et j’imagine la trombine du flic recevant la plainte… Surtout que c’est elle qui a claqué sa porte. D’ailleurs, elle claque toujours sa porte, c’est la femme la plus bruyante et la plus irrespectueuse des autres que je connaisse… Il était fatal qu’un jour ou l’autre son York y laisse la queue… Il aurait pu carrément se faire décapiter, il a eu du bol.

Ca me fait moyennement sourire, à l’époque où j’étais en cloque de Pulchérie et donc toujours en train de dormir, j’avais une voisine obsédée sexuelle qui faisait des vocalises…

Et quand une obsédée sexuelle se met à chanter “ahhhh je ris de me voir si beellllle en ce miroir” à chaque orgasme, vous pouvez dire adieu à tous vos dodos.

Avec madame Vampire c’est un peu pareil, sauf que pour l’instant, elle ne chante pas…. (PRIONS) et que sa vie sexuelle semble assez calme, parce que je le sais moi : son lit grince autant que son armoire…

Sinon pour la guerre vétérinaire, c’est le statu quo… Tout le monde se marre, donc Madame Vampire fait la gueule et quand madame Vampire fait la gueule, elle se fait discrète…

Jusqu’au jour où elle décidera de se mettre à la batterie… Ou aux vocalises…

Posté le 29 septembre '08 par Calpurnia, dans Crise de nerf, Dans la série Diabolique. 17 Commentaires.

Une journée qui compte… part 1

Il y a des jours qui comptent dans notre vie. Des dates qui marquent, dont on se souvient. Le 30 juin 2008 sera du nombre des jours marquants, pour moi tout au moins. Je me permettrai donc de rappeler à Delphine qu’elle a quitté la rue des Tournelles, Paris 3ème, le lundi 30 juin 2008, quand la naissance de ses enfants et autres joyeusetés lui auront fait perdre de vue ce jour mémorable (pour moi).

Donc tout a commencé avec une question toute bête : si j’étais disponible, pourrais-je éventuellement “s’il te plaît ma petite maman” (sans hypocrisie, je suis une toujours hyper petite maman) aider Delphine à déménager ? A savoir prendre une voiture, au hasard le break de mon père, venir avec la voiture tant qu’à faire, qui serait chargée par Delphine et ses aides, dont gendre n° 2, emporter le contenu de la voiture à la nouvelle adresse pour déchargement ?

J’ai dit “oui” bien sûr, sous condition de ne pas avoir retrouvé de travail, ce que tout le monde comprenait.

Hors, il faut que vous sachiez que la simple idée de prendre ma voiture pour aller à Paris et y circuler, me réjouit tout autant que celle d’avoir un furoncle me poussant au coin du nez. Faire chez moi/les Saintes Maries de la mer ne me pose aucun problème, aller à Paris si.

Je déteste rouler dans Paris, qui est une ville pleine de parisiens qui traversent n’importent comment, de parisiens qui roulent sans mettre leur clignotant et trop vite, de parisiens qui se garent n’importe où, de parisiens qui ne maîtrisent ni vélo ni scooters, de parisiens impatients qui ne comprennent pas que vous cherchiez votre chemin, parce qu’eux, savent où ils sont. Bref, à Paris il y a trop de parisiens, et quand on s’y perd et qu’on demande son chemin à un péquin à portée de voix, c’est un anglais qui ne pas comprendre et lui of course cherche le Notre Dame de la Paris please. Ces gens qui se perdent, c’est crispant.

Donc Delphine m’avait assuré que le break de Jean Poirotte était suffisant. J’ai eu des doutes, même si sa chambre de bonne faisait 9 m2, mais je n’ai rien dit parce que je la sentais crispée. En effet, le programme avait changé entre la demande et la réalisation du projet : il fallait aller chercher ses affaires et les stocker une quinzaine avant le véritable emménagement, l’appartement de rêve trouvé n’étant disponible que le 10 juillet.

Devant ma mine consternée, mes parents m’ont rappelé qu’ils avaient de la place et ils ont eu tort : j’ai sauté sur l’occasion en leur disant merci d’avoir vidé une des cabanes de la cour pour la rendre disponible. Mon père qui connaît très bien Paris en voiture ne m’a par contre pas du tout proposé ses services, malgré mes allusions qu’un enfant de 6 mois aurait parfaitement pu comprendre. A moi donc de prendre son volant le 30 juin dans un premier temps, pour aller chercher les affaires.

Si je déteste aller à Paris en voiture, outre les parisiens, c’est que c’est une ville où je me perds. J’y connais plein de quartiers très bien pour y avoir travaillé ou habité (eh oui, 6 mois), mais je ne sais pas les relier entre eux. Je ne sais jamais si je vais vers l’est ou l’ouest, le nord ou le sud, et le premier qui me parle du soleil s’en prend une. Où est la Seine ? je n’en sais jamais rien, il paraît qu’elle fait des méandres. Quand je sais où elle est c’est que je suis sur les quais, donc, déjà perdue. Bref dans Paris je suis paumée. La seule chose que je sais faire c’est d’aller de chez moi aux champs Elysées sans hésitation aucune, après, c’est tout juste si je situe la rue de Rivoli par rapport à l’arc de triomphe, c’est vous dire mon niveau de néantitude.

C’était donc bien parti pour ma bonne humeur, d’autant que planchant sur Internet le meilleur itinéraire possible, j’ai eu droit à 3 itinéraires totalement différents, mais tous très compliqués. J’avais le choix entre entrer dans Paris par l’Est, l’Ouest, le Sud. Par le sud j’avais déjà donné, arrivant à Montparnasse avec 1 H 30 de retard après avoir suivi une benne à ordures pendant un temps infini, j’ai donc choisi l’ouest parce que l’itinéraire comportait moins de lignes…

Et me voici partie, au volant du break de Jean Poirotte, à 10 H du matin, pour retrouver Delphine pour 11 H 30…

Bien évidemment, itinéraire à portée de main, ainsi que portable chargé, bouteille d’eau et trousse de survie.

Tout de même…

Posté le 16 juillet '08 par Calpurnia, dans Crise de nerf, Histoire de sorcière. 13 Commentaires.

L’horreur était dans la salle de bain…

Ainsi donc l’oeil était dans la tombe et regardait Caïn.

C’était pendant l’horreur d’une profonde nuit une journée comme les autres, sauf que j’avais décidé de suer un bon coup en passant l’aspirateur, en vidant des cartons d’affaires d’été, bref j’avais décidé de me faire suer à tous les sens du terme.

Je ne dois pas être la seule, mais quand j’ai des projets suants, je repousse ma toilette pour après, quand ce sera fini. Et quand je sais que je peux avoir des courbatures le lendemain, et bien écolo ou pas, je prends un bain.

Donc vers 17 H, je me fais couler un bain, avec sels parfumés traditionnellement offerts par Delphine, qui sentent tellement bon que c’est presque du gâchis de s’en servir. Et je me coule délicieusement dans ce bain, décidée à le savourer totalement.

Il faudrait que j’arrête de prendre des décisions, car fatalement il y a toujours quelque chose pour venir me contrarier.

Je me cale la tête : c’est divin d’avoir une baignoire assez grande, surtout pour moi qui ai grandi dans un appartement nanti d’un bac à laver faisant office de baignoire, dans lequel on se baignait plié en 4. Evidemment mon regard se porte sur le plafond et là c’est l’horreur absolue. Une énorme araignée se promène au dessus de moi.

C’est un monstre, une abomination aux pattes velues, bien noire et grasse, énooorme, semblant alerte et tout, que le requin des dents de la mer à côté c’est peanuts. D’ailleurs le scénariste de ce film a dû être un jour dérangé pendant son bain par une horreur pareille et là il a jailli de sa baignoire en criant “euréka ! A l’aide !”.

Je me fige, que dis-je, je me tétanise, mon sang ne fait qu’un tour et mon débit cardiaque augmente considérablement (oui votre honneur !). Mon esprit toujours rapide envisage toutes les solutions.

  • Je prends mon bain tranquillement (!), et après je reviens vider l’intégralité d’une bombe anti insectes rampants (j’en ai au moins 4) dans la salle de bain que je condamne jusqu’au lendemain matin.
  • Pendant que je prends mon bain tranquillement (!), l’horreur poilue s’écroule dans l’eau.
  • Je m’évanouis et commence doucement à me noyer
  • Pendant que je me noie le monstre du loch Ness poilu me mord un orteil.
  • Mon instinct de survie ayant joué, je reviens à moi pour constater l’horrible blessure de mon orteil qui est déjà en train de se gangrener.
  • Je songe soudain à quel point je tiens à cet orteil, pendant que le monstre fait des brasses dans la baignoire.
  • J’arrive à attraper mon portable et j’appelle les pompiers, avant de m’évanouir à nouveau, le monstre reluquant un autre orteil.
  • Ils arrivent à 8 et me sauvent de la gangrène et du reste. Hélas un homme courageux, fatalement le mieux de la troupe, laisse sa vie dans le combat contre le requin velu qui faisait toujours la brasse en les narguant.

Je décide que j’ai assez cogité de conneries et d’employer mon arme habituelle contre les monstres à je ne sais plus combien de pattes (au moins 10 ou 12 vu celui-ci) : l’aspirateur. C’est foudroyant, le tout étant de mettre l’aspirateur en route au moment précis où le tuyau est suffisamment près du prédateur pour l’aspirer. Et non, l’araignée ne ressort pas de l’aspirateur vu qu’à l’entrée du sac il y a un truc pour broyer les particules trop grosses, y compris les monstres velus. Au caz’où on peut toujours pulvériser une bombe d’insecticide dans le tuyau de l’aspirateur, c’est plus sûr.

Ne prenant pas mon bain avec l’aspirateur à proximité, ce qui est un tort dans ce cas précis, je sors donc de l’eau avec une promptitude qui troue Diabolos qui adore me regarder prendre mon bain avec envie. Je trempe intégralement les tapis de bain et la moquette du couloir, alors qu’une bulle se dessine au dessus de la tête de mon chat : “la pauvre vieille, ça ne s’arrange pas !”. Je reviens avec l’aspirateur, donc il se barre, et là, je ne m’occupe pas de ses états d’âme et je me fige à nouveau, glacée et dégoulinante : le monstre a disparu.

Où est-il ? Il y a plein d’endroits pour se cacher dans une salle de bain : dans les replis d’une serviette, derrière un flacon, derrière la poubelle, sous un tapis de bain.

Je l’imagine me guettant de ses yeux verts pervers, s’apprêtant à se jeter sur moi au moment où je ne m’y attendrai pas. C’est un coup à se flanquer un coup de crayon dans l’oeil, à louper son démêlage, à déraper quand le monstre se glisse sur un pied. Pitié !!!

J’ai donc pris mon bain, aux aguets, tout le plaisir gâché. Puis j’ai déménagé l’indispensable jusqu’au soir et je suis revenue vider une bombe dans la salle de bain après avoir mis toutes mes serviettes moelleuses dans le lave linge. 90° ce doit être suffisant pour trucider une araignée.

Après la pulvérisation fatale, Diabolos a fait atchoum, le voisin d’à côté aussi, et je me suis souvenue que ces produits là, j’y étais légèrement allergique.

Trop tard pour le collyre anti-allergique : la salle de bain était condamnée.

Je n’avais pas le choix, la chose aurait pu se glisser jusque dans ma chambre, et la vision d’une araignée au dessus de mon lit, voire même SUR mon lit, me rend légèrement hystérique.

Parce que là, je ne l’étais pas, j’étais juste lucide…

Posté le 10 juin '08 par Calpurnia, dans Crise de nerf. 18 Commentaires.

Restons calmes surtout !

  • Le vendredi soir on est rentré du boulot pour trouver un avis de recommandé (l’horreur absolue). On se pointe à la poste le samedi et on tombe derrière un petit retraité qui a toute sa semaine pour lui, qui profite du samedi matin pour venir faire ses comptes avec la postière. Une heure d’attente…

  • A Rampion il y a un type qui collectionne les bons de réductions et passe 3 caddies pour bénéficier des dits bons, devant nous avec notre quart de pomme et un litre de lait. Une heure d’attente…

  • Le chat nous prend pour une grosse souris pendant que l’on repasse re-li-gieu-sement (surtout moi), et passe son temps à se planquer pour nous sauter dessus.

  • Le téléphone sonne à 0 H 30 : une erreur

  • L’eau chaude et l’eau froide sont coupées avec 1/2 d’avance sur l’horaire prévu un matin de semaine forcément…

  • Le fisc ne veut toujours pas savoir que l’on a changé de nom

  • Truchon s’ennuie. Du coup il veut refaire le catalogue avant ce soir 18 heures

  • L’ex téléphone le bec enfariné en disant juste “c’est moi”. Moi qui ? Quel ex ? J’ai dit “lequel” ?

  • El système Doctor décide de squatter l’ordi et a au moins 835 erreurs à éradiquer dare dare faute de quoi c’est l’explosion

  • Encore un homme politique bourré d’idées à la TV, je préfère encore la petite maison dans la prairie

  • Le collant file à l’enfilage

  • Le train avait de l’avance et n’a pas attendu les retardataires

  • Le talon de chaussure se casse net à la base, dans les escaliers, dans le métro, devant une foule hilare

  • La voiture déteste l’humidité et nous le rappelle juste avant un rendez-vous important

  • La voisine du dessus (madame Vampire) décide un beau jour que finalement elle se lèvera à 3 heures et non pas 4 heures du matin, et qu’il faut qu’elle commence par sa douche…

  • Internet merde… Le haut débit n’est qu’un souvenir depuis 8 jours…

A vous (si je mets tout vous en avez pour 2 plombes à me lire…)

Posté le 30 avril '08 par Calpurnia, dans Crise de nerf. 1 Commentaire.

Respectez donc les limitations…

Contr_le_technique_recadr__200405833_001S’il y a une chose avec laquelle je ne plaisante généralement pas, c’est la conduite en voiture.

Je fais donc partie des crétins qui marquent les stops, des andouilles qui ne passent pas à l’orange, des civilisés stupides qui laissent traverser les piétons et comble de l’horreur, des abrutis qui respectent les limitations de vitesse (entre autres multiples choses).

Une fois par semaine minimum, je suis dans l’obligation absolue d’aller me promener vers le cabinet délégué par l’ANPE pour m’aider à retrouver du travail. J’adore cette promenade hebdomadaire qui se devrait d’avoir lieu le plus souvent possible : je ferais plus sérieuse. Qu’importe si je m’y rends pour faire ce que je fais chez moi en ayant économisé de l’essence, une fois par semaine seulement, mon “coach” trouve que c’est léger.

Pour me rendre là-bas, j’emprunte des routes que je connais par coeur, et les planques de la maison poulaga également. Mais généralement ce n’est pas seulement la peur du gendarme qui motive le fait que je respecte les limitations de vitesse. Dans mon secteur, il y a des traversées de grands animaux, et ça, ça ne pardonne pas.

Pour me rendre là-bas toujours, j’emprunte également une route limitée à 50 sans aucun motif. 4 voies, terre plein central, rien de dangereux comme carrefour à l’horizon, bref, une brimade totalement injustifiée !

C’est bien pour cela qu’ils sont souvent là, avec leur radar et leur pile de papiers à vous retirer le permis sur le champ. C’est dans ce secteur que Truchon s’est fait retirer son permis pour 3 mois (bien fait !).

Donc je respecte les limitations de vitesse, la limitation à 50 particulièrement (curieusement parfois, sur 50 mètres on a droit à 70…). Et ça donne quoi ? Comme hier par exemple ?

  • Le crétin de derrière qui se demande qui est cet incapable au volant de copine, et me colle au cul en faisant des appels de phares tant qu’il ne peut pas doubler.

  • Enfin il peut me doubler : ce qu’il fait en klaxonnant et en me faisant un bras d’honneur

  • Coup de sifflet maléfique : le voila grillé, vu la manière dont il m’a dépassée il était au moins à 80…

  • Envie pour moi de m’arrêter pour lui dire “bien fait”. Non mais il ne sait pas lire les panneaux ?

  • Je passe, ironique, pendant que le flic commence à regarder les papiers afférents à la conduite du véhicule.

Au retour j’étais d’autant plus prudente qu’ils changent de secteur régulièrement. J’avais bien raison, car c’est sur le tronçon sur lequel le “50″ est le moins justifié qu’ils se sont déplacés pendant que j’apprenais à rédiger un CV correct. D’ailleurs ils avaient demandé du renfort.

Je vérifie que je ne dépasse pas 55 au compteur et je me mets sur la file de gauche, car je vais devoir tourner, quand arrive derrière moi un 4X4 qui me demande ce que je fous à grand renfort d’appels de phares, de klaxon. J’ai même l’impression que le type a ouvert sa vitre et me crie des injures. Il me double (sur la droite) et se rabat en me faisant une magnifique queue de poisson pour se retrouver devant 4 brigades éblouies… Moi on m’a fait gentiment signe de passer (encore heureux) et on a continué à verbaliser ceux qui m’avaient précédemment doublée…

Et là, lâchage total de ceux qui avaient été épargnés par l’embuscade, me suivaient encore, et ne comprenaient pas que je m’obstine à 50. Ils ont compris, après m’avoir doublée avec sans doute moultes jurons, quand 4 autres brigades leur ont sifflé dans les oreilles de bien vouloir s’arrêter, alors que moi je pouvais passer.

Je le sais bien moi, qu’après le premier barrage, il y en a un autre, mais ce n’est pas la seule raison de ma conduite exemplaire… Grosso modo, je préfère respecter les limitations de vitesse (tout en pestant quand c’est injustifié et dans ce secteur ça l’est). La simple idée en effet que l’on puisse me retirer un point de mon permis me file de l’urticaire…

Mais quelque part je ne suis pas gentille quand je ricane. Que les autres ne veuillent pas respecter, c’est leur problème. Mais qu’ils arrêtent d’engueuler le conducteur devant eux, qui est à la vitesse limite… Parce que déjà que l’on prend sur soi pour ne pas écraser l’accélérateur, alors en plus, s’il faut se farcir des andouilles à klaxon, merci bien !

Au volant aussi la vie n’est qu’un long calvaire…

Posté le 28 février '08 par Calpurnia, dans Crise de nerf. Pas de commentaire.

Ode à…

EndoraElle tenait le coup depuis 10 ans. Elle résistait à tous les coups du sort. Elle luttait avec vaillance, fidèle au poste chaque jour.

Je n’y faisais même pas attention, honte à moi. Je n’avais pas de pensée particulière pour elle, jour après jour, nuit après nuit.

Pourtant, elle était malade et avait besoin de soins, d’attentions particulières, d’être mise au repos définitif peut-être.

J’ai des remords. Ce n’est pas souvent pourtant. J’aurais dû m’alerter plus tôt, y faire attention, lui parler gentiment, lui faire voir qu’elle comptait pour moi.

J’ai tout loupé en ce qui la concerne.

Est arrivé le dernier jour, qui pour nous tous arrivera un jour.

Dans un grand vent de tempête du mardi 15 janvier, la cordelette de mon store de droite dans le séjour/salon a décidé de rendre l’âme en claquant net, malgré le remontage des stores au maximum, alors que je constatais la triste fin de mon ficus dont je m’était fort bien occupée par contre.

A savoir que le store s’est écroulé par terre avec un manque de grâce total, fort heureusement freiné par deux pots de fleurs sans fleurs qui trainaient sur le balcon.

Depuis, je vis à moitié dans le noir, attendant samedi où deux mâles costauds vont pouvoir démonter le store pour passer avec moultes jurons la nouvelle cordelette dans le trou ad hoc. J’attends avec impatience de pouvoir à nouveau remonter cette saloperie de store et retrouver un semblant de vision pour dépoter la plante décédée et la remplacer par une autre (bouger le pot ? Et mes lombaires !!!)

2 décès dans une même journée, c’était peut-être ce qu’il me fallait pour aller à nouveau de l’avant…

La vie n’est qu’un long calvaire…

Posté le 18 janvier '08 par Calpurnia, dans Crise de nerf. Pas de commentaire.

Le bilan 2007

EndoraCompte à rebours commencé pour 2008. L’année dernière, j’avais décidé d’y croire, après avoir lu un billet de Katia (ici) qui m’avait remonté le moral (j’en ricane).

Je reprends donc mon post concernant 2007.

Car 2007 rimait avec plein de trucs sympa, dont “chouette” (je ne vous parle pas de l’oiseau de nuit…) et galipettes (je parle de sport, vous avez mauvais esprit)

  • 2007 donc sera une année chouette : raté ça a été une année grave merdique et je sais que ique ne rime pas avec 2007 mais c’est comme ça (le premier qui me dit que ça rime avec nique s’en prend une).

  • 2007 pourra même être croquignolette : ça dans le genre croquignolette dans la série “film d’horreur” ou “film d’angoisse”, elle a été croquignolette.

  • 2007 sera peut-être l’année où je terrasserais enfin la cigarette (je vais être d’une humeur de dogue si ça marche, je ne vais pas arrêter de rouspéter, vous êtes prévenus, pendant au moins 3 semaines) : je n’ai pas été d’une humeur de dogue du tout, cherchez l’erreur. J’ai juste été abattue par un con de patron (là ça rime)

  • 2007 verra enfin la mère et la fille arrêtez de se disputer à en être bêtes : ah ça a marché !

  • Pour 2007 j’arrête de me prendre la tête : là c’était l’illusion la plus complète, parce que me prendre la tête je n’ai fait que ça, avec de l’aide bien entendu : on remercie Truchon pour sa prestation ! clap clap clap !

  • Dès début 2007 je signale à tous qu’il est inutile de me prendre la tête (ça marchera plus, c’est cassé) : bien si, ça marchait encore, fallait trouver le bon bouton et certains sont doués pour ça (et revoilà Truchon !!!! sur le ton de “et revoilà la sous-préfète” dans le film des nuls) car ils ont pris des cours…

  • En 2007 je me remets à faire moi même des chouquettes : était-ce d’une importance si capitale ?

  • En 2007 je me damne peut-être, mais je fais tout pour changer enfin ma moquette ou la recouvrir de carpettes : la carpette c’était moi, je ne pouvais pas trouver plus joli à acheter en boutique…

  • En 2007 j’apprends à faire la différence entre tournevis et clef à molette : pari gagné également, étagères démontées avec succès (et blessures, et alors ?)

  • J’AVAIS DRAMATIQUEMENT NON ENVISAGE LE : du boulot je passerai aux oubliettes : j’avais tort, mais c’est chose faite !

Pour 2008, pratique je n’ai rien trouvé de valable qui rime avec. Mais j’ai intérêt à faire gaffe, mon horoscope me prédit une grande opportunité pour le travail avant la fin de l’hiver. J’ai intérêt à ne pas la laisser passer (à condition de la reconnaître, surtout si je suis sur deux voire trois pistes). Je m’en vas garder ce fabuleux horoscope pour le relire avec délectation en décembre 2008, quand je serai sous les ponts…

En attendant comme la fin 2007 sur la blogosphère n’est point trop chouette (c’est même un mortel désert), je m’en vais vous laisser jusqu’au 2 janvier vous prélasser sur vos canapés (moi j’ai du boulot de fin de remise en état chez moi). Bonne fin d’année à tous et attention à vos foies ! (Noël et le jour de l’an sont trop rapprochés, on ne le dira jamais assez !)

Posté le 28 décembre '07 par Calpurnia, dans Crise de nerf. Pas de commentaire.