… Ma soeur m’appelle vers 16 H : ils sont toujours aux urgences, tout le monde s’engueule pour savoir dans quel service Jean-Poirotte va être admis.
Pas trop gênée (comme moi), elle a consulté les notes de la pierre tombale du SAMU qui discute toujours avec le réanimateur des urgences, et me donne ses conclusions sur les anomalies de l’ECG et le reste. Je note. Le soir nous allons squatter Internet pour comprendre le jargon des pierres tombales.
Ce n’est pas la peine de nous faire la morale, si c’est secret, ils n’ont qu’à garder leurs papiers avec eux. C’est grâce à une négligence de ce type que Jean Poirotte a su en novembre qu’il était atteint d’une infection nosocomiale…
Finalement Jean-Poirotte est admis en USIC (Unité de Soins Intensifs Cardiologiques). Ma soeur apprend au cours du retour avec maman, qu’il a eu des palpitations il y a 3 jours mais qu’ils n’ont pas voulu nous inquiéter.
Curieusement, ça m’énerve… Faudrait peut-être que je fasse reconversion gentille sorcière/bonne soeur contemplative.
Mais bon, pour les parents c’est un fait acquis désormais, il nous appartiendra de nous gendarmer en cas de besoin.
Maintenant c’est le parcours du combattant qui démarre avec les pierres tombales (les médecins hospitaliers), parcours d’autant plus difficile que Jean Poirotte a un seuil de tolérance très élevé face à la non information, et pose peu de questions.
Le samedi, maman va le voir avec une amie. Elle sait juste au retour, qu’il a des anomalies sur l’ECG, qu’il n’a pas vu de médecin, et qu’il est dans l’ignorance la plus totale de ce qu’il lui arrive. La seule chose qui est sûre, c’est que tout le monde a écarté l’hypothèse de l’embolie pulmonaire.
Le soir, il l’appelle un peu abattu : il a finalement vu un médecin qui lui a dit qu’il avait le coeur fatigué. Cela remonte le moral c’est sûr. Il ne va plus rien faire sans se demander si ce n’est pas de cueillir une pâquerette qui va le tuer, et maman ne va plus pouvoir supporter de le voir se lever avec 1/4 d’H de retard…
Maman ne se sent pas bien du tout, et je lui rappelle que Tante Hortense est DCD à 99 ans et 11 mois, avec un coeur fatigué depuis 30 ans et un traitement nettement moins au point que ce qui se fait de nos jours…
Me revoici sur Internet à chercher le pourquoi du comment, à essayer de comprendre, de savoir. Acromion m’assommerait : il déteste que l’on prenne des renseignements médicaux sur Internet. Mais j’ai besoin de savoir, et j’y passe une partie de la nuit.
Dimanche midi : papa a téléphoné à sa femme. Il a revu un autre médecin qui lui a parlé potassium surtout et l’a collé la veille au soir sous diurétique à haute dose. Moralité, il a passé sa nuit à aller pisser tous les quarts d’heure. Sa femme n’a pas osé lui dire qu’il avait eu un aperçu de ce que c’est qu’être enceinte de presque 9 mois : elle le lui dira plus tard.
Il doit passer un angioscan le lundi. Il ne sait pas ce que c’est mais la pierre tombale est partie trop vite pour qu’il pose des questions. La bonne nouvelle c’est qu’il a quitté l’USIC et qu’il est au troisième étage où l’on trouve de tout (y compris des peintres), mais qui n’est pas un service cardiologie. On lui a dit que son ECG était à nouveau normal, que l’oedeme était résorbé, et qu’il restait à attendre les résultats de l’examen.
Maman va le voir avec celle qui n’est pas comme tout le monde. Elle rentre assez rassurée. Elle l’a trouvé rajeuni de 10 ans, tellement il est dégonflé et reconnaît que j’avais raison (tout de même), mais qu’elle ne s’est rendu compte à quel point il était gonflé avant, qu’en le voyant débarrassé du superflu…
Le lundi, nous attendons les résultats de l’angioscan. Rien à l’horizon, et enfin, Jean Poirotte va sortir de sa non curiosité pour enquêter. Comme on lui a retiré sa perf, il peut gambader dans les couloirs et ne va pas s’en priver…
- Car déjà, sa femme ne vient pas le voir avec moi comme prévu, pour ne pas arriver pendant qu’il passe son examen auquel on le prépare depuis la veille car il est allergique à l’iode (donc je prévois limite une réanimation suite au choc à l’iode)
- Il sait que du coup j’ai entraîné ma mère au muguet pour lui changer les idées (ça marche toujours)
- A 16 H comme personne n’est venu le chercher pour l’examen il se déplace jusqu’au bureau des infirmières, où il apprend ravi, qu’il n’a jamais été prévu qu’il passe un angioscan. En tout état de cause le service interrogé n’a pas eu connaissance d’un Jean Poirotte à examiner ce jour là. Là il commence une grosse colère car on le traite tout de même contre une allergie éventuelle. C’est incohérent ! Qu’il s’énerve est très rare chez lui, mais généralement ça compte.
- Le cardiologue de service du 3ème le prend de haut “mais monsieur je ne vous connais pas, je n’ai même pas votre dossier”.
- Jean-Poirotte peut crier plus fort que le médecin dont il note le nom, il le prouve et donc ça s’entend. Des portes de chambres s’ouvrent discrètement.
- Après avoir dit sa façon de penser au connard, après une discussion houleuse avec un homme plein de morgue, il descend à l’étage inférieur (la cardiologie), et tombe par le plus merveilleux des hasards sur son cardiologue. Qui lui demande stupéfait ce qu’il fait là, en PYJAMA !
- Jean Poirotte le lui explique
- L’autre (et son service) n’a jamais été averti de son hospitalisation. Sinon sa collègue l’aurait bien entendu visité le vendredi après midi (celle qui a opéré 2 fois Jean Poirotte, et qui était de garde le WE)
- Il examine son patient et trouve que tout est parfait. Pourquoi un angioscan ?
- Il appelle l’USIC
- Les médecins s’engueulent
- Mon père est furieux. Du coup pour arpenter les couloirs, il n’a plus mal au dos (il y a des miracles)
- Son cardiologue aussi est furieux, qui revoit l’ordonnance tout de même suite à ce que l’on vient de lui transmettre, et compte rendu pris du boîtier du défibrillateur qui fait aussi big brother et note toute anomalie.
- Mon père toujours furieux décide de gambader jusqu’à l’USIC pour avoir des explications j’attends.
- On lui répond que l’oedeme résorbé son ECG redevenu normal, tout est rentré dans l’ordre.
- C’est un fantôme sans doute demande-t-il, qui lui a parlé de l’angioscan alors qu’il ne connaissait même pas le terme et n’avait pas pu l’inventer. (Pour la coronaro, le scanner simple, l’échographie intra oesophagiene il est imbattable par contre…)
- Il remonte voir son cardiologue qui lui dit qu’il sort le lendemain… En fait il suffisait (de ce qu’on lui en dit) de terrasser le taux trop haut de potassium et de le faire pisser pendant 8 H. Mais nous avons eu raison d’appeler le SAMU tout de même.
- Donc, ordonnance renforcée, mais le cardiologue/rythmologue est rassurant : le coeur va bien, il n’est pas “fatigué”. Lui par contre (le cardiologue) si, par les multiples merdes de communications entre services, dont certains vont entendre parler…
Donc je suis à nouveau exaspérée. Par le manque de coordination entre les services, le mutisme de certains médecins, ET le fait que putain j’en ai marre d’avoir toujours raison (enfin dans certains cas).
Quand je lui avais signalé que je le trouvais gonflé, il lui aurait suffit de voir Acromion ou son remplaçant, et jamais il n’en serait arrivé à avoir les poumons engorgés (d’où les symptômes), un ECG perturbé et j’en passe.
Parce que le peu qui lui a été fait à l’USIC (terrasser le potassium et le faire éliminer), Acromion pouvait le faire tout seul vu que la cardiologie c’est tout de même beaucoup son rayon… Son cardiologue a confirmé que s’il était venu le voir “entre deux” 8 jours plus tôt, il n’y aurait pas eu d’hospitalisation…
Mais rien ne s’est passé normalement, car la vie n’est qu’un long calvaire.
J’ai fait jurer sur la Bible à ma mère de m’écouter, ou d’écouter ma soeur ou mon frère, la prochaine fois.
Cause toujours : elle est totalement athée…
Vous pensiez tout savoir sur les filles avec mon billet de 3 km sur “conseils utiles aux ignorants…”, et les autres. Et bien NON. Et encore je suis loin de la fin !
Un jour où elle ne sait pas quoi faire “mamannn j’m'ennuuiiiie”, la fille décide de faire de la cuisine.
La première fut Pulchérie qui devait avoir 12 ans, et s’ennuyait mortellement pendant ses vacances, les occupations proposées par Mrs Bibelot et moi même étant ringardes comme de coutume, et sa meilleure amie partie.
La fille ne va pas se faire la main sur du bête pain perdu ou des oeufs sur le plat, ni même une salade de tomates. Elle attaque direct avec une recette de dessert de préférence, bien compliquée.
Munie de tous les ingrédients et du livre célèbre “la cuisine de Tante Hortense” que Mrs Bibelot tenait de sa grand mère et annoté de partout, Pulchérie s’est donc enfermée dans la cuisine pendant 3 longues heures, sa soeur regardant pour la 35ème fois “la folie des grandeurs” et ayant décidé de fuir la cuisine avec un instinct très sûr.
De la cuisine nous parvenaient des bruits de casseroles, de plats violemment posés sur la table, tout un remue ménage inquiétant, d’autant qu’aucun bruit d’eau ne venait nous rassurer sur l’état futur des ustensiles de cuisine qu’elle avait tous monopolisés.
Quand elle a émergé pour aller regarder une niaiserie à la télévision, la cuisine ressemblait à Berlin en mai 1945 et une superbe tarte aux fraises nous attendait. A nous le récurage des plats (il en faut autant pour faire une tarte ?) et de la cuisine.
Pour la tarte elle avait pris pour la pâte la recette de “la pâte à sablés” (le gâteau) et non pas la recette de la pâte sablée. La tarte était exquise (rendons lui cette justice), mais ne résistait pas au découpage, c’était dramatique et le grand père y a laissé sa réputation de découpeur hors pair.
Comme elle s’ennuyait ferme, nous avons eu droit aux éclairs au chocolat faits maison, à la tarte à la rhubarbe, à la bête mousse au chocolat, aux îles flottantes pralinées, à la crème renversée, à la tarte au citron meringuée, aux choux à la crème, à des charlottes multiples et variées. Il était temps que sa meilleure amie (Vivi) rentre de vacances, nous avions tous pris 3 kg.
Ne pas rentrer dans la cuisine pendant que la fille oeuvre, c’est dangereux :
-
Elle peut vous réquisitionner pour laver les plats et saladiers, vous avez tout le temps, toute la nuit devant vous
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Vous lui faites peur : elle relève le fouet des blancs qu’elle bat en neige sans arrêter le batteur et vous vous retrouvez entièrement moucheté
-
Vous pouvez glisser sur une coquille d’oeuf : un accident est si vite arrivé
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Elle vous demande l’oeil mauvais si les fraises sont fraîches : vous jouez avec votre vie.
Pulchérie était la reine du riz au lait. Elle mettait le riz au lait en route et l’oubliait. 4 casseroles de flinguées dé-fi-ti-vement… (j’ai tout essayé même le HCl pur et la soude caustique, pas en même temps, mais contre 5 cm de carbonisé, on ne peut rien…)
Delphine elle, a directement attaqué une salade ultra composée. On n’a jamais retrouvé la recette, elle avait fait des variantes délicieuses mais ne se souvenait plus lesquelles…
En règle générale elle préférait cuisiner du salé, ce qui est à remarquer car assez rare… Du coup, elle est assez bonne cuisinière ce qui n’est pas le cas de toutes les jeunes femmes filles de sa génération…
Quant au nettoyage de la cuisine après avoir oeuvré, elles ont mis du temps à s’y mettre… Une fille en cuisine c’est du boulot pour la mère, même si elle a fait le repas…
La vie n’est qu’un long calvaire…
Cet article n’est bien évidemment pas sponsorisé…
Je suis généralement peu réactive aux publicités (sauf concernant tout ce qui touche aux cheveux), et en plus je regarde très peu la TV.
Souffrant chez moi d’une eau qui est tellement calcaire que l’on pourrait se croire dans une grotte pétrifiante, j’ai des problèmes constants avec ma cuvette de WC.
Elle est vieille, le calcaire la rend grise.
Depuis que j’habite cet appartement j’ai du dépenser l’équivalent d’un an de salaire en :
- Anti-calcaire classique
- HCl
- Eau de javel
- Huile de coude pour frotter tout cela.
Pour la robinetterie normale ça va, mais les toilettes me posent un problème. Et si je suis d’une nature bordélique, j’aime bien que mes sanitaires soient propres. Ma cuvette de WC prend régulièrement une allure à déprimer un moustique gorgé de sang et donc théoriquement content.
Je suis donc tombée tout à fait par hasard sur une publicité pour un produit WC, en forme de canard, dont je tairai la marque. La dame a des chiottes vraiment crades (jamais je ne pourrais laisser les choses aller jusque là…), elle met le produit, elle tire la chasse et la c’est plus blanc que blanc (donc quasi transparent).
J’ai fait un genre de projection curieuse… Et hop, lors de mes dernières courses, j’ai acheté le dit produit en ricanant à l’avance devant la tronche que ferait le tartre après l’attaque.
Il est indiqué :
- NOUVEAU
- Power plus
- Le gel nettoyant SURPUISSANT
- Enlève les taches les plus tenaces
- Désinfecte
Je réalise soudain (toujours rapide) qu’il n’est pas indiqué que c’est détartrant et que donc toute plainte contre le concepteur du produit m’est interdite.
Devant m’absenter tout le samedi, avant de partir, je vide la moitié du produit dans les WC, bien partout comme il faut. Je ricane toujours. En rentrant il ne me restera qu’à tirer la chasse d’eau pour retrouver une cuvette transparente neuve.
Je rentre le soir et je tire la chasse d’eau, frétillante de bonheur (quand je vous le dis que je suis givrée…).
Non seulement les taches grisâtres de tartre ne sont pas parties, mais le produit a laissé lui, son empreinte, encore plus grisâtre, qui résiste à la brosse… Ma cuvette semble 3 fois plus sale qu’avant le passage du produit.
Je suis consternavrée, par ma connerie et les fils de pub…
Il me faudra me résoudre à y aller avec de l’HCl (dilué), pour venir à bout du problème, en me souvenant qu’il ne faut JAMAIS écouter les publicités.
D’ailleurs je me demande si Delphine achète désormais du Mr Pr*pre. Elle avait compris “Mr Pr*pre fait des taches partout, et non pas “détache tout”.
Du coup, elle m’interdisait d’en acheter…
Parfois, les pubs loupent complètement leur message, mais parfois elles réussissent à nous avoir…
La vie n’est qu’un long calvaire…
Si vous ne le savez pas, vous êtes un bienheureux (et restez-le), mais nous sommes nombreux à cultiver une relation curieuse avec notre boîte aux lettres.
- Il y a l’insouciant qui prend son courrier tous les soirs, l’ouvre, le lit, et rédige les chèques qui vont avec pour les envoyer LE LENDEMAIN.
- Il y a le moins insouciant qui prend son courrier tous les soirs, et ne l’ouvre pas quand ça ressemble à une facture. Il a une boîte spéciale “factures” (qu’il n’ouvre jamais d’ailleurs, alors à quoi bon ?)
- Il y a donc le moins insouciant qui ne rédige les chèques que quand il reçoit le dernier recommandé AR “avant poursuites“. Celui là ouvre sa boîte quand ça lui chante : le jour où ses angoisses sont au minimum…
- Il y a celui qui ne va jamais chercher ses recommandés. Il sait de quoi il retourne, vu que dans la grosse boîte spéciale “factures”, il y a plusieurs relances.
- Il y a celui qui ne relève sa boîte que le vendredi soir, en cas d’avis de recommandé AR que, vu ses horaires, il ne pourra aller chercher que le samedi matin. Un avis le lundi soir, ça lui flanque un ulcère en attendant le samedi matin, où là il sautera de son lit mutin et tout pour aller à la poste (c’est toujours un grand moment, faire la queue à la poste).
- Il y a celui au contraire qui ne relève JAMAIS sa boîte le vendredi. Au cas où il y ait un problème épineux insoluble le WE parce que l’organisme en cause est fermé le samedi et le dimanche. Qui va donc se ronger les sangs tout le WE, merci bien.
- Il y a celui qui ne relève sa boîte que le jour où elle commence à déborder, ce qui finalement ne change rien aux problèmes…
- Et il y a ceux qui relèvent leurs boîtes 4 fois par jour, au cas où ils y trouvent une nouvelle pub.
La vie n’est qu’un long calvaire !
Toute personne fréquentant ce blog (hautement littéraire) sait que je suis contre l’heure d’été.
J’ai mes raisons, et à ceux qui vont me dire que les longues soirées sont sympas, je vais rétorquer comme de coutume qu’ils n’ont qu’à émigrer en Suède. Eux ils ont des périodes où le soleil se couche limite à 24 H et à 2 H il fait grand jour.
Je trouve déjà extravagant d’avoir une heure d’avance sur le soleil l’hiver. Bon, je ne renâcle pas trop non plus, la France couvrant un fuseau horaire entre la pointe de la Bretagne et l’Alsace, il fallait bien uniformiser tout cela.
J’ignore pourquoi, dans la famille il était acquis que le changement d’heure aurait lieu dans la nuit du samedi 20/21 mars.
Il y a des choses importantes à noter :
Je regarde très peu la TV, et je zappe systématiquement les informations, sur l’ordre de ma psy (j’emmerde Freud mais pas ma psy). Donc je n’ai pas vu les informations du samedi.
Les parents étaient persuadés que le changement d’heure avait lieu ce WE là.
Ma soeur avait décliné une invitation à déjeuner le dimanche “je suis crevée, je vais dormir, et avec ce putain de changement d’heure”… (vous voyez, je ne suis pas la seule à détester l’heure d’été).
Etc… Même ma nouvelle voisine pestait le samedi en rentrant chez elle contre ce changement d’heure qui perturbe sa fille (ce sont des gens discrets comme pas possible).
Donc je me réveille le dimanche matin, dans le coton le plus dense possible. Depuis que je suis au chômage je me suis décalée. Je hante la blogosphère jusqu’à 4 H du mat pour me lever à 12 H… Je peux même faire pire, je n’ose même pas vous raconter…
Donc le dimanche, en maudissant les technocrates (économies d’énergie mon cul), je me lève hagarde (le terme minimise l’état réel), je vais me faire mon thé et je me demande pourquoi Diabolos a la gueule de travers : à chaque changement d’heure il n’y comprend rien, mon lever le perturbe, (sauf qu’au passage à l’heure d’hiver, il gratte à ma porte). Je prends mon traitement obligatoire contre la HTA et je pars me faire couler mon bain.
Puis je viens jeter un oeil sur l’ordi. Cet andouille n’a pas changé d’heure comme il le fait de coutume (pour le passage à l’heure d’hiver, comme je peux être très conne et me coucher très tard, j’avais guetté le moment où l’heure changeait toute seule, on s’amuse comme on peut).
Je m’apprête à changer l’heure moi même, quand un doute m’étreint… Et me voici partie à la recherche du calendrier des changements d’heure, sur Internet : pour découvrir que cette année, c’est le 28 mars…
Je suis furax, consternée, crevée, mais bon, je suis levée, je vais le rester, et j’en profite pour me faire quelques soins de beauté, en pestant…
Pendant ce temps là A carracas, Mrs Bibelot a été la première à aller voter, dès l’aube à l’heure où blanchi la campagne, et a programmé tout son repas à l’heure d’été. Mon père aussi matinal que moi (ou c’est le contraire), a pris sur lui de se lever une heure plus tôt, étonné de voir que tous les réveils etc, étaient à la bonne heure. alors que généralement c’est lui qui s’occupe de toutes les pendules, heures sur les fours, etc… Oui, tout était à l’heure : l’heure d’hiver… Mrs Bibelot ne s’était absolument pas occupé des pendules et autres… Et comme elle n’avait pas écouté les infos pour une fois, pensait que c’était son mari qui, avant de se coucher, avait tout mis à la bonne heure (d’été)
Quasi toute la famille s’était levée avec une heure d’avance, en maudissant l’heure d’été…
Il ne nous reste plus qu’à faire la même chose dimanche prochain.
JE HAIS LE PASSAGE A L’HEURE D’ETE qui me sera infligée 2 FOIS cette année….
Et je déteste d’ailleurs globalement l’heure d’été qui me perturbe mon métabolisme qui a besoin de soins exigeants et d’attentions…
LA VIE N’EST QU’UN LONG CALVAIRE !!!
Je ne trahirai aucun secret en disant que Pulchérie et Vianney vont se marier le 26 juin prochain. Je ne veux pas trahir la logistique et l’organisation, mais bon, Pulchérie avait passé une commande qui devait être livrée chez mes parents par DHL
Chez mes parents c’est là qu’il y a le plus de place… On peut les plaindre, ils sont encombrés de partout…
Fort heureusement elle a pensé à nous prévenir à temps, puis a reçu le mail de la boîte chez qui elle avait passé la commande, la livraison devant se faire entre le 24 et le 29 février.
Je me suis dit que si c’était le 29 février nous étions mal barrés, parce que le prochain 29 février c’est pour 2012.
Donc, le mercredi 24, je me suis pointée chez mes parents plus tôt que prévu pour qu’ils ne soient pas dérangés pendant leur sieste. Pulchérie m’appelle : la livraison aura lieu le lendemain entre 10 H et 15 H. Je me suis prise d’un amour immodéré pour DHL (déjà que je les avais dans les narines quand je travaillais chez Truchon), car j’étais (comme depuis 6 mois) dans une phase “insomnies intraitables avec déambulations inconscientes au cours des phases de sommeil profond” (cela s’appelle du somnambulisme et j’y reviendrai).
Donc depuis 6 mois environ, j’envie les animaux qui hibernent, je dors comme je peux, je m’endors à l’heure où ma mère se lève, et à 10 H, je suis dans le potage. Ne voulant pas abuser de maman qui part à 10 H faire ses sacro saintes courses quotidiennes, je me suis donc pointée le lendemain chez mes parents à 10 H 30, maman devant ma mine d’endive, acceptant de décaler ses courses de 1/2 H.
Emballé c’est pesé, je suis arrivée le jeudi 25 chez mes parents à 10 H 30 précises, limite en somnambulisant. Début de l’attente de DHL, visionnage des cagibis divers pour voir où ranger les colis, ennui profond. Rien n’est plus chiant qu’attendre.
Pulchérie qui vient d’avoir DHL m’appelle à 13 H 30 : finalement c’est pour demain, entre 10 H et 13 H. F…. ai-je dit : “mais comment tu parles ma chérie ?”. Ben mal…
Vendredi 26 rebelote, sauf que je suis encore plus dans le gaz, la tempête (pas la vraie, celle d’avant, une toute petite…) passant sur mon immeuble m’ayant empêché de dormir (les stores c’est l’idéal en cas de grand vent sur le plan du bruitage “film d’horreur”).
Attente. 11 H 30 : chic un camion : c’est DHL. Je me précipite, mais non, c’est une dépanneuse pour la voisine. Là, je le dis haut, fort et clair : vu la loi de l’emmerdement maximum, c’est forcément au moment où la dépanneuse va obstruer la ruelle que DHL va se pointer. Je le dis haut, fort et clair, car après, c’est vachement trop facile de dire “je l’avais prédit“.
Une fois de plus j’avais raison, pendant que le dépanneur en pestant, embarquait (non sans difficultés) la voiture de la voisine, DHL est venu sonner à la porte, n’ayant eu d’autre choix que de bloquer la ruelle…
- L’homme le plus exquis du monde m’a demandé de lui tenir les colis pour qu’il les descende du camion avec un diable ou je ne sais quoi (le mot m’échappe).
- Il a refusé de les ranger de manière à ce que je vérifie les n° sur chaque carton (j’avais en effet la consigne de vérifier 1/8, 2/8, 3/8, etc… pour signaler un manque éventuel et un doublon à Pulchérie)
- Avec son machin chose, il a manqué rayer le magnifique camion de dépannage flambant neuf. Les deux hommes ont manqué en venir aux mains, l’un s’énervant avec son treuil, l’autre n’en ayant rien à foutre (dixit).
- Le livreur a trouvé qu’il manquait de place pour aller déposer les cartons où il le fallait et papa a déplacé sa voiture (normal). Sauf que le déplacement a été demandé au son de “le vieux il ne peut pas bouger sa caisse ?”. Je n’ai rien dit au “vieux” qui peut encore avoir le coup de poing un peu fatal… (papa est encore très costaud et a été un grand sportif, je ne voudrais pas me prendre une simple claque de sa part, malgré les émotions qu’il nous a données)
- Puis l’homme exquis a tout benné sans ménagement. J’espère qu’il ne livre JAMAIS de porcelaine ou d’objets fragiles.
- Il y avait une pioche bien en vue, j’avais des envies de meurtre, mais je me suis retenue : que faire du corps après n’était pas le vrai problème (il y a un puits et puis on peut creuser dans le jardin), le problème aurait été de bouger le camion qui bouchait la ruelle et d’aller s’en débarrasser discrètement… avec un témoignage toujours possible du dépanneur…
- Il a rangé les cartons toujours en refusant de mettre les n° en évidence. Enfin “rangé” est un bien grand mot, j’ai cru après me démettre toute la colonne verticale en essayant de les aligner pour les recouvrir d’une bâche afin de les protéger du beau temps.
- Il a fait la gueule quand maman lui a tendu le BL avec la mention “sous réserve de déballage”.
- Car on se dégonfle toujours, mais on finit par signer en mettant des réserves, au lieu de laisser le livreur repartir avec son bon vierge (la signature du client est obligatoire)
- Il s’est assis sur son pourboire. On se dégonfle toujours là également, mais je regrette de ne pas lui avoir montré le billet de 5 euros préparé à son attention en lui précisant que finalement je m’achèterais un Hamburger avec…
- Il est parti sans dire au revoir, pour dégager la ruelle, alors que le dépanneur n’avait pas fini de treuiller la voiture en panne : donc, pas vraiment d’urgence…
- Moralité : il y a des gens qui ont de la chance. Si Pulchérie avait fait elle même la réception, face à la pioche, l’autre con aurait bien montré les n° de carton. Si. Je connais ma fille, il aurait cédé… Car un petit bout de femme à l’air innocent qui se met en colère, ça impressionne curieusement plus qu’une femme de gabarit normal (moi) dans le même état…
- Autre moralité : malgré notre expérience mes parents et moi sommes encore capables de céder devant la tête de pioche con qui va finir par nous mettre en colère… La colère est mauvaise conseillère, ça par contre, on le sait…
Me restait à vérifier les colis : impossibles, ils étaient trop lourds pour que je les remue. Fort heureusement Pulchérie après avoir fait “youpee” m’a précisé qu’ils viendraient s’occuper de cela, samedi 27 avec Vianney.
Moi les livraisons DHL j’avais déjà donné, mais pas à ce point là…
MAIS, on le sait bien, la vie n’est qu’un long calvaire…
Posté le 28 février '10 par Calpurnia, dans Crise de nerf. 8 Commentaires.
Pour ceux qui ont un peu suivi, j’ai des problèmes de courrier récurrents depuis près de 2 ans maintenant (déjà Darling ? Comme le temps passe ! Une autre tasse de thé ?).
Suivant les facteurs qui se suivent et ne se ressemblent pas, les organismes et l’adresse qu’ils mettent (souvent incomplète, cela en fait des hypothèses), je ne reçois PAS certains courriers. Forcément quand on sait que telle facture tombe tous les 2 mois et qu’elle n’arrive pas, il y a de toute évidence un blème…
Donc là : tadadam : l’assurance domicile, responsabilité civile chef de famille. Débutée un 13 avril (date d’achat de mon appartement) payable semestriellement pour la période du 13 avril au 12 octobre, et du 13 octobre au 12 avril.
Avril : rien, mai, rien. J’appelle le courtier dont la directrice est une “amie” de mes parents, qui me dit mollement de na pas m’inquiéter, ils ont du retard. Qu’une compagnie d’assurance puisse avoir du retard pour me payer je connais, pas pour percevoir son dû.
Juin enfin, m’arrive un courrier via le recouvrement contentieux de la compagnie d’assurance, mais pas du courtier, de Nanterre directement. Et là je m’énerve car une fois de plus mon adresse est incomplète : un miracle que cette lettre me soit parvenue.
Je prépare mon règlement illico, nous sommes le 13 juin. J’appelle “l’amie” à qui j’expose mon problème de courrier, qui me répond mollement toujours que pour la prochaine échéance, en cas de non règlement dans les 30 jours, elle me passera un coup de fil pour que j’évite des pénalités, et qu’éventuellement je pourrai aller lui porter le chèque directement chez elle, elle habite à 3 minutes. De plus, elle complète illico mon adresse (mon cul), et préfère que je lui envoie le règlement à elle, cela ira plus vite pour régler le dossier et elle s’occupe de Nanterre… J’obtempère avec naïveté.
J’ai la conscience plus nette que mon découvert : j’ai réglé mon assurance avant la dernière lettre (recommandée) me laissant 30 jours pour régler (cela m’était arrivé une fois, j’avais réglé, mais c’est une autre histoire).
Mi octobre : rien. Et puis novembre et décembre… Les problèmes de santé de papa me font perdre un peu la notion du temps. Janvier est un sale mois aussi, mais je réalise que je n’ai PAS reçu mon avis d’échéance de la mi octobre NI de lettre de rappel, NI de dernier avis avant poursuite, NI d’avis de recommandé (oui je sais, ma rapidité de réaction est légendaire…)
Je décroche mon téléphone et j’appelle la mollasse pour savoir ce qu’il en est. Tranquillement, elle me répond que je n’ai répondu à aucune sommation (lesquelles ?), et que mon contrat a été résilié au 1er octobre 2009. Je découvre que je ne suis plus assurée depuis cette période, et j’ai rétrospectivement des sueurs froides.
Elle n’a trace d’aucun règlement dans son dossier (ce culot, c’est à elle que j’ai adressé le courrier !)
Toujours mollement elle me précise de ne pas m’affoler “la terre ne s’est pas arrêtée de tourner“. Pour moi, si, un peu… Il me faut retrouver ma preuve de paiement et elle verra ce qu’elle pourra faire. J’ai l’impression de causer avec une personne qui répond au ralenti, c’est simple, à chaque fois qu’on l’a en ligne, on a l’impression de la réveiller ! Elle a gardé mon courrier sous le coude ou l’a égaré, ce n’est pas possible autrement !
Je file illico à la banque, retrouve ma chère conseillère dynamique qui en 4 minutes retrouve le prélèvement présenté par l’assurance le 2 septembre ! Donc mon courrier a bien été gardé sous le coude. Elle imprime la feuille qui va bien, met les tampons nécessaires, et appelle la mollasse de courtière pour avoir son n° de fax.
On sent bien qu’on l’emmerde, mais il y a urgence, et je vais prendre mon assurance domicile responsabilité civile à la banque. Je suis ravie des deux assurances que j’ai déjà chez eux, les autres me gonflent.
Echange un peu tendu entre les deux femmes, la mollasse, et la banquière qui précise qu’elle a le dernier courrier que j’ai reçu sous les yeux, que l’adresse est incomplète. Qu’il est donc normal que les autres courriers ne me soient pas parvenus, ce qui n’aurait rien arrangé à l’affaire, parce qu’en juillet et août, je n’aurais pas pu avoir la preuve de mon règlement qui n’a été présenté à la banque que le 2 septembre.
L’autre s’incline. Il lui faut faire une attestation comme quoi c’est bien l’assurance qui m’a résiliée mais que je ne dois rien, pour que je m’assure à nouveau… C’est ennuyeux, elle perd une cliente. La banquière lui rétorque que c’est ennuyeux, mais que depuis le 1er octobre ne ne suis plus assurée et que cela aurait pu avoir des conséquences fâcheuses, voire même dramatiques.
Donc me voici signant un nouveau contrat : moins cher, avec plus de couverture, bref plus avantageux. En plus je paye par prélèvement tous les mois ce qui va passer quasiment inaperçu pour moi, un souci de moins.
Espérant peut-être rattraper le coup, la mollasse m’appelle chez moi en fin d’après midi. “Tu comprends (voix morne, indescriptible), comme j’avais le double de l’avis de résiliation, je pensais que tu l’avais eu, et je ne t’ai donc pas appelée”. Je comprends subitement que certains puissent passer à l’acte et devenir des assassins…
Je lui fais remarquer qu’elle n’a pas modifié mon adresse comme elle me l’avait précisé, et qu’elle m’avait dit qu’elle m’appellerait au moindre souci, que c’est elle qui a BIEN reçu ma lettre puisque le prélèvement a été effectué en septembre. Recevoir un avis de résiliation à l’encontre d’un client, n’en est sans doute pas un pour elle, de soucis. Laissez là dormir…
Je n’y connais rien en assurances. Ils m’ont résiliée, mais pas continué les poursuites légales pour recouvrement de la somme due. Donc ils ont bien pris en charge mon règlement présenté par eux le 2 septembre. C’est le bordel et point barre. Pourquoi me résilier au 1er octobre, le paiement ayant été effectué ?…
La mollasse ne répond pas. Je suis certaine qu’elle se sait en tort pour la date du prélèvement, et qu’elle n’a RIEN fait pour régler le problème avec la maison mère. La bise à mes parents et au revoir Coraline, j’envoie l’attestation à la banque aussi vite que possible (sauf qu’en cas de retard ce n’est pas à moi qu’elle aura affaire, mais à la banquière qui a toutes les preuves et était vraiment révoltée par la situation).
J’ai flippé comme pas possible pendant 2 H, et je me suis bien énervée. Ce genre de personnes, totalement inertes, sans énergie aucune (c’est simple, déprimée comme je le suis, j’ai plus de peps qu’elle), sans réaction, sans émotion, INCAPABLES, ça me troue !
Ce sont des émotions comme cela qui abrègent une vie.
Posté le 24 février '10 par Calpurnia, dans Crise de nerf. 40 Commentaires.