Bienvenue sur le blog de la Gentille sorcière.

'Dans la série Diabolique'

Gastronomie : nos idées reçues.

Gastronomie

Suite à un post sur “un dîner presque parfait” (émission qui m’émeut toujours…), l’idée de dresser une liste de nos idées reçues en ce qui concerne la gastronomie, me semble intéressante (Zette semblait d’accord à l’époque en plus, c’est donc une idée qu’elle est bonne…). (Lire la suite…)

Posté le 27 janvier '12 par Calpurnia, dans Dans la série Diabolique. 22 Commentaires.

Comment supporter nos collègues de bureau : l’éternelle absente

Il n’y a pas d’image, parce que justement, il n’y a personne.

Je me dois d’être honnête : je n’en ai connu qu’une, mais elle battait tous les records. (Lire la suite…)

Posté le 25 janvier '12 par Calpurnia, dans Dans la série Diabolique, Histoire de sorcière. 18 Commentaires.

Optimisme/pessimisme

6222-000049Le verre est à moitié plein
Le verre est à moitié vide

Il vous reste 5 rouleaux de PQ
Il ne vous reste QUE 5 rouleaux de PQ

Le médecin vous regarde curieusement : il se dit que votre visite de révision était totalement inutile.
Le médecin vous regarde curieusement : il sait que vous êtes foutu. (Lire la suite…)

Posté le 23 janvier '12 par Calpurnia, dans Dans la série Diabolique. 16 Commentaires.

Les purges…

Belle_m_re

On découvre un jour avec affliction que chaque famille a la ou les siennes. Je parle des purges. De ceux qui nous pompent l’air à défaut de nous pomper le sang (le fisc s’en charge, je cherche toujours les vampires avec espoir….). J’en ai connu de magnifiques spécimens, et la liste sera non exhaustive…  Bien évidemment, vous aurez le droit de parler de vos purges à vous, je suis là pour ça… (Lire la suite…)

Posté le 16 janvier '12 par Calpurnia, dans Dans la série Diabolique, Histoire de sorcière. 8 Commentaires.

Les conseils…

L’absence d’illustration est due uniquement à la mauvaise volonté de wordpress et non pas à la mienne !!! (F…)

(une heure à essayer de mettre l’image de mon choix, sauf le respect que je vous dois, ça suffit !)

Les promesses des hommes politiques n’engagent que ceux qui y croient (ces innocents)

Les conseils c’est totalement le contraire : cela n’engage que celui qui les donne.

Il faut en effet avoir un peu beaucoup d’expérience pour écouter les conseils des autres, et encore pas toujours, parce que certains sont rois pour vous conseiller dans des domaines qu’ils ne connaissent absolument pas…

En avançant en âge, on fini par savoir quels conseils sont bons à prendre, et même à en quémander dans certains cas.

Mais comme on ne nait pas avec l’expérience (la sienne et celle des autres) infuse, il y a une période où les conseils des autres,  et bien les autres, leurs conseils, ils peuvent s’asseoir dessus (ou fermer leur gueule, c’est mieux).

Surtout quand le conseilleur et non le payeur, est de la génération d’avant. Jusqu’à un âge assez avancé, la génération d’avant voire pire, celle encore d’avant, ne représente qu’un amas de vieux croûtons qui ne connaissent rien à la vie !

Alors qu’en fait ils savent mieux que nous ce qu’est la vie globalement, même s’ils n’avaient pas internet et tout le bataclan, dans leur jeune temps. Ils ont vécu, ils ont vu vivre, ils savent à peu près ce qui depuis que le monde est monde, est éternel chez les humains.

En gros c’est romanesque :

  • L’amour
  • Le sexe
  • L’argent

Je ne remercierai jamais assez mon grand-père maternel, divorcé après des coups durs que lui avait assénés Mrs Morgan, qui m’avait conseillée, un jour où justement j’estimais avoir besoin d’un avis éclairé : le sien, puisque je vivais ce qu’il avait vécu. C’est la première fois de ma vie que j’ai suivi un conseil.

En donner est très compliqué :

  • On vous le demande
  • On ne le vous demande pas
  • Vous avez un avis à votre sens éclairé à donner

On vous le demande :

  • Faites très attention à ce qu’on vous demande. C’est un vague conseil ? C’est très important ? Vous avez connu ou vécu des cas similaires ? Vous avez une conclusion à donner ? Votre conseil sera-t-il bon ?
  • Partez du principe que de toutes manières toute personne de moins de 40 ans ne suivra pas votre conseil, et acceptez ou non de le donner.
  • Avec certaines personnes contrariantes de nature, donnez le conseil inverse pour avoir une chance qu’en faisant le contraire de ce que vous avez dit, la tête de mule d’en face fera le bon truc
  • Si la personne de moins de 40 ans suit votre conseil (cas aussi rare que la variole de nos jours), et que cela se termine mal, ce sera de votre faute.
  • Si la personne de moins de 40 ans ne suit pas votre conseil, ce sera aussi de votre faute, parce que vous n’avez pas assez assorti ce conseil d’exemples, et que vous n’avez pas assez insisté.

On ne vous le demande pas :

  • Vous le donnez quand même et vous vous faites envoyer paître. Du coup, quand votre conseil après coup semblera avoir été bon, mais qu’on regrette de ne pas l’avoir suivi, vous aurez deux choix :
    Dire : “je t’avais prévenu”, ce qui est toujours risqué et ne changera rien au problème, donc on la boucle.
    La boucler tout de suite, exaspéré par tant de mauvaise foi, et ruminer pendant 6 mois le “je t’avais prévenu” qui vous est resté coincé dans les cordes vocales
  • Vous ne donnez pas le conseil qui vous vient spontanément à l’esprit, et quand les choses se gâtent, vous culpabilisez. Pour vous consoler, vous direz “si j’avais su je t’aurais prévenu”.
    Du coup ce sera de votre faute.

Vous avez un avis à votre sens éclairé à donner :

  • Vous avez vécu la même chose
  • Votre meilleure amie a vécu la même chose
  • Vous connaissez plein de gens qui ont vécu  la même chose
  • Vous pouvez donc citer ce qui a marché ou pas.

BOUCLEZ-LA !

Un conseil que l’on vous demande, se donne par écrit, celui le recevant devant vous signer une décharge datée et dûment annotée. Vous rangerez la décharge dans un tiroir secret, pour pouvoir la ressortir le jour où l’on voudra vous reprocher votre conseil.

Ce jour là, vous aurez le droit d’obliger l’autre à bouffer le papier.

Il est à noter que quand vous avez donné un conseil qui :

  • A été suivi
  • A fait ses preuves
  • A donné le résultat escompté

Personne ne vous remerciera jamais…

Car la vie n’est qu’un long calvaire !

Posté le 10 décembre '11 par Calpurnia, dans Dans la série Diabolique. 12 Commentaires.

Le chien de garde (que nous gardons en fait…) (1)

skd186195sdcL’homme de l’art est tombé dans un piège qui n’était pas un PAC*, car à l’occasion de son anniversaire, son épouse avait projeté de lui faire la surprise de l’emmener faire l’Arctique en raquettes, ce qui était son rêve de toujours (et à elle donc…)

Nous avions été mis au courant à la Grande Motte, avant que papa ne nous prenne la tête avec son genou (je m’admire une fois de plus  :-))

Pourraient-ils garder le chien, Tibère, pendant une absence de 10 jours (j’ai dit l’Arctique), en gardant le secret puisque c’était une surprise ?

Evidemment la réponse a été” oui”, malgré le fait que Tibère, cocker noir, soit un chien d’une dangerosité sans pareille et d’une férocité sans précédent.

Les circonstances étant ce qu’elles sont (je reprendrai la saga de Jean-Poirotte plus tard), et papa étant en maison de rééducation, c’est maman et moi qui avons pris livraison du fauve dimanche soir.

Avec tout ce qu’il faut pour qu’il survive :

  • Sa grande petite couette
  • Ses petites croquettes
  • Sa petite brobrosse
  • Son petit comprimé pour le coeur à prendre tous les jours
  • Ses petites gouttes pour les noeils (décidément c’est mon trip actuellement)
  • Sa petite grande serviette de toilette au cazoù
  • Ses petites gamelles au cas où l’on penserait à le nourrir et l’abreuver.
  • + quelques conseils concernant son bien être : l’emmener en voiture n’importe où : il adore (d’ailleurs après s’être amusé comme un fou chez moi, il y dort serein), et lui donner une petit morceau de pain après chaque repas, etc…

Tibère avait déjà séjourné chez mes parents, donc il a très vite pris ses marques, le chat étant même venu lui faire ses amitiés (c’était mignon…) que Tibère avait bien rendues. Ils se congratulent actuellement plusieurs fois par jour et réciproquement, donc tout va bien de ce côté là.

Comme chien de garde, je n’ai aucune confiance en lui par contre : j’ai trop été habituée à ma malinoise qui était vraiment de bonne garde, et lui a comme seule qualité de donner l’alarme en aboyant (sauf que pour l’instant nous n’avons pas encore compris contre quoi il nous alertait). Mais bon, pour la nuit, c’est toujours cela de pris, donc, je dors un peu mieux sur ses deux oreilles à lui.

  • Le premier jour il a sauté férocement sur les deux jardiniers, en aboyant et remuant la queue pour réclamer une caresse.
  • Le deuxième jour il a gémit de voir le facteur s’éloigner sans avoir eu une caresse.
  • Puis il a été très traumatisé par l’absence de son ami le chat, parti passer sa journée chez le vétérinaire (mais c’est une autre histoire, la suite en fait).

Ce chien souffre par contre d’un syndrome que je ne connaissais pas, enfin qu’aucune des chiennes de la famille n’a jamais présenté.

Je vous explique.

  • Nous sommes deux dans la maison depuis son arrivée.
  • Dès que l’une de nous deux claque la porte d’entrée pour sortir, il doit recevoir comme une décharge électrique au niveau des pattes et du cerveau…
  • La jonction des deux décharges se situe sans doute au niveau de la glotte.
  • Moralité, il se met à hurler à la mort. A 20 mètres on l’entend.
  • Du coup celle qui est restée et s’était traitreusement dissimulée dans les toilettes, ou prenait sa douche, surgit tout à coup en lui demandant si cela va la tête.
  • Alors il sort une bulle au dessus de sa tête “ah bah merde alors, je croyais qu’on m’avait abandonné”.
  • Et il se recouche.

Il souffre également d’un autre syndrome, celui du chien de traineau.

Dès qu’on le met en laisse, il a sans doute le souvenir d’une vie antérieure au cours de laquelle il a dû tirer des charges énormes, et il tire de toutes ses forces.

Si l’on n’est pas dûment prévenu, on peut faire le drapeau derrière et/ou s’écraser par terre car il démarre sans prévenir.

Nous avons proposé à papa de l’atteler à son fauteuil roulant, mais Jean-Poirotte s’est dégonflé… Même pour un petit tour, il préfère se déplacer tout seul

La vie n’est qu’un long calvaire…

Surtout qu’il a fallu lui donner un bain…

*PAC = Piège A Cons ou Couillons, suivant votre état d’esprit… Piège qui a parfaitement fonctionné puisqu’il n’a rien vu venir…

Posté le 30 novembre '11 par Calpurnia, dans Dans la série Diabolique. 8 Commentaires.

La vache à lait…

allaitementJe ne vais pas vous parler des automobilistes ou des contribuables pas du tout riches…

Encore que comme vaches à lait, ils se posent là…

Il y a pas mal de temps, un article de la Mère Joie sur l’allaitement et le lactarium a ranimé en moi de tendres souvenirs…

J’ai allaité mes deux filles par désir et même besoin profond, me heurtant pour l’ainée à des consignes données qui ne me convenaient pas trop, préférant donc suivre les conseils de Mrs Bibelot qui avait allaité 4 fois.

Pour mes deux filles, à la fin de la montée de lait, à la tombée de la nuit du troisième jour, quand on y voit plus clair,  j’étais transformée en représentation vivante de ce qu’il ne faut surtout pas demander à un chirurgien qui vous propose d’augmenter la taille de vos seins.

Je pouvais poser mon menton dessus, cela résume bien le truc. Surtout que mes seins, à la base, ce sont des oeufs sur le plat…

Avec Pulchérie, le démarrage s’est fait un peu lentement, malgré la quantité de lait qui finissait par se répandre dans le lit. Pour Delphine qui a trouvé le mode d’emploi du truc tout de suite, j’étais un peu soulagée mais pas top.

J’ai donc demandé une tireuse pour me soulager un peu, que l’on m’a refusée, suivant le principe que le corps fabrique le lait qui a été bu (ou tiré, enfin bref, évacué, enfin, OUF !), et que donc, le soulagement ne serait que temporaire sans amélioration en vue…

Là mon corps s’imaginait sans doute que j’avais eu des triplés, et la production ne baissait pas, malgré l’ardeur de Delphine qui parfois donnait l’impression qu’elle allait s’étouffer en tétant, semblant savoir d’instinct qu’une guerre carence puisse être  en vue et qu’il fallait VRAIMENT faire le plein A CHAQUE FOIS.

J’ai finalement (attendant en vain une tireuse)  vu débarquer à l’aube du 5ème jour, quand on n’y voit plus clair du tout, les 3 obstétriciens de la clinique qui avaient besoin de lait.

Par pour eux, je vous rassure immédiatement, pour un petit prématuré qui ne tolérait pas le lait maternisé et  dont la mère restait désespérément sèche.

On m’a donc proposé une tireuse (OUF !), ou bien d’allaiter l’enfançon moi-même. Je n’avais rien contre le fait d’allaiter un autre enfant, mais sa mère étant bien portante, il me semblait préférable qu’elle donne elle-même le biberon rempli de mon lait, à son rejeton. C’était mon point de vue et je le partageais totalement.

J’ai donc exigé réclamé accepté une tireuse.

La livraison eut lieu dans l’heure suivante, la faculté n’en ayant subitement plus rien à foutre de la hauteur de ma production. Pire, ils m’ont dépêché une femme du lactarium de Versailles, qui est venue m’encourager à continuer à donner mon lait après ma sortie de la maternité (à l’époque c’était 8 jours de séjour minimum, mais 10 c’était mieux).

Enfin, non, à le vendre. S’il s’agit d’un don aujourd’hui, en 1984, le lait maternel était acheté par le lactarium à hauteur de 90 F le litre, tout de même.

Les contraintes étaient légères quoique : tirer mon surplus après le passage de ma petite gourmande, via une “tireuse” qui me faisait songer au sort des vaches, mais me soulageait tout de même. Sauf qu’après ma petite gourmande, il me fallait essayer de m’aseptiser un maximum et que je trouvais cela très chiant.

Après chaque grattage tirage je mettais mon surplus non écrémé au congélateur, la tireuse donnant directement sur un biberon stérilisé.

3 fois par semaine, un homme charmant m’apportait des biberons de rechange et emportait ma production 100 % bio.

Et pendant ce temps là, Albert faisait les comptes.

  • 90 F le litre, en admettant que j’arrive à un litre par jour, cela permettrait de changer la literie et le buffet dans 3 mois
  • 90 le litre, en admettant que j’arrive à un litre et demi par jour, cela permettrait de changer la voiture dans un an
  • 90 F le litre, en admettant que j’arrive à 2 litres par jour, Delphine étant déjà passée au steack haché, je puisse maintenir la cadence pendant encore un bon moment, et on pourrait s’acheter une belle voiture, le lait bio maternel n’étant pas imposable…

Aux 4 mois de Delphine j’ai arrêté la tireuse, envisageant de la sevrer deux mois plus tard. Ma production s’est très rapidement adaptée, et le sevrage deux mois plus tard s’est parfaitement passé, étalé sur 4 semaines parce que je ne voulais pas traumatiser l’enfant.

Je n’ai eu comme déboire, vu ma production, qu’un engorgement se présentant comme une clémentine dans le sein gauche, bien évidemment un dimanche matin sinon-ce-n’est-pas-rigolo…

Et pourtant, j’avais sevré vraiment petit à petit… En commençant par stopper le tirage du superflu…

Bref ! Albert a vu la tireuse quitter l’appartement avec les larmes aux yeux, et tous les jours, quand il voyait son héritière téter encore avec application, je voyais bien une infecte machine à calculer réglée sur “perte sèche” s’afficher au dessus de sa tête.

A 90 F le litre, songez donc, nous aurions peut-être pu acheter une villa grandiose en bord de mer, dans le midi de la France… Un jour…

Mais bon, je n’avais pas de rêves fous. Et puis Albert a été désolé d’apprendre qu’ayant supporté la corvée de la tireuse et de la désinfection maximum à chaque tétée,  j’estimais que le chèque de 1590 F que j’ai reçu un beau jour, m’appartenait à moi seule et qu’il attendrait pour payer des enjoliveurs à la R5 (les hommes ont de curieuses priorités).

C’est peut-être à cause de ces 90 F le litre qu’il m’a quittée un jour. Parce que franchement, j’ai vraiment gaspillé à cette occasion là…

Allez savoir…

La vie n’est qu’un long calvaire…

Posté le 28 novembre '11 par Calpurnia, dans Dans la série Diabolique. 21 Commentaires.