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'Dans la série Diabolique'

Je suis de mauvaise humeur…

Visite_chez_le_m_decin_53272152Ayant un oeil pleurant quasi continuellement (environ 18 heures par jour) depuis fin septembre, j’ai attendu que cela passe tout seul à coup de serum physiologique et de truc machin bidule à l’acide borique, et je me suis résignée à aller voir un ophtalmo (tout de même, les miracles sont rares, c’est une honte !).

Même si le larmoiement passait tout à coup, une visite de routine ne pourrait faire de mal qu’à mon compte en banque, dans la mesure où ma dernière consultation remontait à 2006…

Obtenir un rendez-vous dans des délais convenables n’a pas été trop difficile, avec l’impression d’avoir à l’autre bout du fil (ben oui, j’appelais de mon fixe) un robot :

” Bonjour ! Le docteur Jyvoiclair reçoit de telle heure à telle heure. Le règlement doit avoir lieu par chèque ou espèces, car nous n’avons pas de borne CB. Dépassement d’honoraires oblige, la consultation est de 50 euros, merci de venir avec votre carte vitale et votre carte de mutuelle”.

“Le docteur Jyvoiclair vous recevra mardi 22 novembre à 15 H 20 très exactement, merci d’être à l’heure”.

Shlark (raccrochage sauvage après m’avoir extorqué mon n° de SS (la Sécu !) que j’avais donné d’un ton machinal, en pressentant sans trop me tromper que la secrétaire n’en aurait rien à  faire de ce n°…

Avertie par ma frangine (deux heures d’attente) et Mrs Bibelot (deux heures d’attente avant de repartir en prenant un autre RV, puis donc, au second RV 1 H 30 d’attente), je m’étais munie d’un bon livre, évitant comme la peste les mauvais, mon oeil pleurant toujours.

J’ai donc été reçue par le robot :

  • Bonjour. Le règlement doit avoir lieu par chèque ou espèces, car nous n’avons pas de borne CB. Dépassement d’honoraires oblige, la consultation est de 50 euros, merci de me remettre votre carte vitale et votre carte de mutuelle”.
  • Je paye maintenant ?
  • Non à la tombée de la nuit on y verra plus clair tout à l’heure. Je vous rends votre carte vitale et votre carte de mutuelle qui ne me servent à rien, car nous n’avons pas non plus de borne carte vitale.

Cela commençait bien…

  • Jyvoiclair est à l’heure ?
  • Comptez une bonne demie heure de retard (et le pouce). La salle d’attente c’est la première à droite, les toilettes sont en face (utile précision pour éviter l’explosion de vessie).
  • 12 personnes dans la salle d’attente, je me suis ruée sur la 13ème chaise de libre, en espérant que cela ne me porterait pas malheur.
  • J’ai ouvert mon livre pour constater que la salle d’attente était très mal éclairée, ce qui est un comble chez un ophtalmo…
  • Ophtalmo qui se manifestait à peu près toutes les 10 minutes en hurlant le nom du patient suivant à l’autre bout du couloir.
  • Pouvait pas se déranger pour venir chercher le client suivant ce vieux con ?
  • Ah non me suis-je dit, au bout d’une heure, quand on a hurlé mon nom, ce n’est pas un vieux con, c’est un jeune con…
  • Et pendant l’heure d’attente, régulièrement, le robot se manifestait, au téléphone ou avec un arrivant : “Le docteur machin reçoit de telle heure à telle heure. Le règlement doit avoir lieu par chèque ou espèces, car nous n’avons pas de borne CB. Dépassement d’honoraires oblige, la consultation est de 50 euros, merci de venir avec votre carte vitale et votre carte de mutuelle”.
  • Et pendant l’heure d’attente, on est donc régulièrement énervé d’entendre préciser “merci d’être à l’heure”…

Dans le temps, jadis, à l’époque préhistorique où j’étais jeune, on lisait de loin ou de près, en se cachant un oeil puis l’autre, le spécialiste vous regardait le fond d’oeil etc… maintenant c’est terminé.

Vous posez donc votre menton là, votre front là, et un appareil va tout faire à la place de l’ophtalmo qui vous précise tout de même de regarder son oreille droite ou gauche, suivant votre oeil en cause (faut regarder l’oreille droite quand ça s’occupe de l’oeil gauche, et inversement)…

Ca mesure tout : longueur, largeur, profondeur du globe oculaire (et donc détection de problèmes éventuels), ça vous fout des flashes dans la rétine sans prévenir et à vous rendre aveugle pour quelques secondes, ça détecte les problèmes de macula ou autres, et ça vous tire dans l’oeil.

De l’air comprimé d’accord, mais on pourrait prévenir également.

ON est obligé tout de même de vous demander ce que vous lisez. Vous vous exécutez, on ne sait jamais, ON pourrait encore vous tirer dans l’oeil pour se venger d’une inutile lenteur…

Bilan, j’ai une vue de loin excellente (je le savais même si je la trouve imparfaite par rapport à il y a 10 ans), de près ce n’est vraiment pas mauvais, nonobstant le :

  • POUR VOTRE AGE la presbytie est vraiment légère (t’en foutrais moi des “pour votre âge”, sale con !)
  • Ah vous trouvez que votre vue de loin a baissé ? C’est que vous aviez vraiment une vue plus qu’excellente QUAND VOUS ETIEZ JEUNE ! (et je suis vieille maintenant connard ?) parce qu’actuellement vous êtes encore à 13/10ème…

Je suis repartie avec une ordonnance incompréhensible. Le pharmacien a planché dessus.

  • Appliquer une compresse chaude sur l’oeil.
  • La paupière est fermée. Heureusement, essayez donc de vous appliquer une compresse chaude sur l’oeil ouvert, vous retournez direct chez ducon.
  • Masser pendant 15 secondes (dans quel sens ? je masse l’oeil sans bouger la compresse, ou je bouge la compresse ?)
  • A renouveler un mois (à partir de quand ?)
  • Pour le collyre, la posologie était tellement nébuleuse que le pharmacien a fait une évaluation personnelle après avoir consulté son vidal sur ordinateur.
  • En gros cela doit peut-être durer 3 semaines (le collyre), vu que ducon m’a précisé, tout de même, avant de me dire au revoir, que si cela pleurait toujours, il me fallait revenir dans 21 jours…

A mon avis il a un accord avec un ORL du secteur, car quand il hurle le nom du patient (…) suivant, vous êtes à moins d’un mètre et avez l’impression que votre tympan ne résistera pas…

Et comme j’avais été obligée en plus de me garer le plus loin possible, quand j’ai retrouvé copine (que je n’aime pas), j’étais d’une humeur exquise, et le suis toujours d’ailleurs (vu les massages de n’oeil…)

La vie n’est qu’un long calvaire…

La semaine prochaine j’ai rendez-vous chez le dermato, c’est ma révision des 10 000 100 000…

Posté le 23 novembre '11 par Calpurnia, dans Crise de nerf, Dans la série Diabolique. 14 Commentaires.

Ceci est mon briquet…

briquetUn peu de douceur dans ce monde de brutes… Changeons-nous les idées… (et oublions ces maudites vacances scolaires où la blogosphère se met en grève…)*

J’ai craqué devant ce briquet, vendu honteusement 2,50 Euros au tabac de mon bourg, au lieu des 1,50 Euros pour un briquet normal.

En ce qui concerne le normal, je parle de taille (de briquet), les mauvais esprits comptez-vous…

Non, je n’ai pas de petites mains, mignonnes et tout et tout, j’ai de grandes mains pour une femme (d’ailleurs c’est pour cela que j’ai pu jouer des accords plaqués de Chopin).

Car vous avez l’honneur et l’avantage de voir la paume de ma main gauche, pour que vous visualisiez bien le briquet (dont vous vous foutez).

Briquet qui est donc de grande taille…

J’ai craqué devant ce supermatozoïde (Delphine petite) rigolo, devant la taille de la chose (le briquet), et devant le fait qu’il était rechargeable, lui, tout de même. A ce prix là, c’était la moindre des choses.

Il vous faut savoir que le vol de briquet a été longtemps un sport familial, vu que personne n’est parfait, que je fais partie d’une famille de cinglés moyens, et que nous piquons donc, ce que nous pouvons, sans devoir passer par la case commissariat + juge d’instruction…

Là je me suis dit : ce briquet là est difficile à embarquer mine de rien. Même pas qu’il tient dans une poche de chemise sans dépasser. D’ailleurs il ne tient pas dans un paquet de clopes, alors que j’ai la manie d’y planquer mon briquet normal, d’ordinaire, pour éviter les emprunts intempestifs.

Forcément, du coup, j’utilise un briquet de taille normale, me gardant celui-ci en réserve, en cas de panne d’essence définitive.

Et puis, j’ai trouvé surtout, que ce briquet pourrait me donner l’occasion de poser des questions sortant de l’ordinaire :

  • OU est mon spermatozoïde ?
  • QUI m’a piqué mon spermatozoïde ?
  • QUELQU’UN a-t-il vu mon spermatozoïde ?
  • OU ai-je mis mon spermatozoïde ?
  • JE SUIS ASSISE sur mon spermatozoïde
  • ETC…

J’attends la sortie de la version “ovule”… un rien m’amuse…

*toutes mes confuses aux fidèles qui commentent sans jamais se lasser…

Posté le 26 octobre '11 par Calpurnia, dans Dans la série Diabolique. 8 Commentaires.

A la fêteuuuuu !

feteIl y a des choses que je déteste depuis ma plus tendre enfance : le cirque et particulièrement les clowns (mais j’ai appris que je n’étais pas un cas isolé), et les fêtes foraines qui me semblent trop chargées d’une joie artificielle et coûteuse.

Le reste de ce que je déteste fera l’objet d’un roman de 300.000 pages que la bible à côté c’est peanuts…

Pour la fête foraine j’ai fait longtemps une exception : celle qui se tenait JADIS, dans le village de mes parents.

Avec les auto-tamponneuses dans lesquelles j’ai dragué et me suis faite draguer, le stand de tir, et tout et tout.

Tant qu’elle a existé, je ne l’ai jamais loupée.

Il y avait la retraite aux lampions du samedi soir, avec la fanfare du village jouant les mêmes airs, et dans le même ordre depuis ma plus tendre enfance, et nous chantions tous en choeur.

Adulte, tout à coup c’était l’occasion de retrouver des copines et copains d’enfance.

  • T’es marié(e) ?
  • T’as des mômes ?
  • Combien ?
  • Et ton frère ? Comment va-t-il en gros, et combien de mômes ? 5, quel courage !
  • Et ta soeur ?
  • Et tes parents ?
  • Et tes grands-parents (ils vivaient vieux et cela nous faisait plaisir de l’évoquer)
  • Après coup : merde il/elle fait quoi dans la vie (pas important)

Je me souviens d’une retraite aux lampions alors que j’étais en cloque de Pulchérie jusqu’au menton, Albert et mon frère ayant enfilé un slip moule burnes sur leur jean pour rigoler, et d’une autre en cloque de Delphine quasi jusqu’au nez, avec deux copines retrouvées dans le même état que moi sauf qu’une commençait à compter les contractions..

C’était vraiment l’occasion de rencontrer un peu tout le monde. Papa lui-même ne loupait pas le ball-trap et de tailler une bavette avec les copains d’enfance (qu’il comptait bien battre en remportant le premier prix et lycée de Versailles) le soir quand tout le monde se retrouvait après la retraite aux flampions (Pulchérie).

Maman après son père, préparait les lampions de ses petits enfants, et s’empressait de les porter quand les gamins en avaient ras le bol, donc assez rapidement…

Vint le moment béni, où il nous fallut passer par le moment le plus exaltant de la fête (samedi soir ET dimanche après midi, nous allions faire croire aux gosses que le lundi c’était terminé) : regarder tourner la chair de notre chair sur un manège.

L’instant le plus glorieux de la vie d’une mère rapport à ses enfants n’est pas l’orgasme qui a fait qu’ils sont nés (chéri, c’est le jour où je t’ai arraché la peau du dos, ou celui où je suis grimpée aux rideaux en ruinant la tringle ?) ou quand elle chie sa pastèque, c’est QUAND elle s’avachit ENFIN sur un banc pour les regarder tourner sur un manège.

Même si elle est accompagnée de copines dans le même cas qu’elle, parfois enceintes à nouveau (comme elle).

Perso, je suis prête à exécuter de quelque manière que ce soit une personne qui menacerait la vie d’une de mes filles, puis de l’enterrer dans le jardin de mes parents à minuit une nuit de pleine lune après l’avoir percé de clous de girofle, plutôt que de revivre une épreuve pareille (chaque année renouvelée).

Il y a eu donc cette fête glorieuse où Pulchérie tournait sur le manège en flanquant des baffes à un pauvre gosse (dont la mère ne m’a jamais identifiée pour me demander des dommages et intérêts), sous prétexte qu’elle voulait tourner les DEUX volant de l’avant de la voiture.

Sa cousiiiiiiine était dans l’avion juste derrière et faisait la même chose. Les ainées de la famille de mon côté étaient de charmantes enfants…

J’étais en cloque de Delphine et ma belle soeur et moi avachies sur le banc destiné aux sacrifices humains pour le dieu du soleil sacrifié(e)s du manège, nous étions soulées grave par l’absence de nos conjoints partis faire des cartons au stand de tir, en nous laissant contempler notre progéniture en train de tourner (et d’imaginer comment plus tard, nous réglerions le cas de tueurs potentiels de nos petites filles, le temps passant nous rendant potentiellement de plus en plus dangereuses).

Mrs Bibelot, toujours généreuse, leur avait acheté un “abonnement”, le  truc infâme qui fait   que vous n’avez même pas l’excuse de ne plus avoir un sous pour que le cher bambin  fasse un tour de plus.

D’ailleurs elle le leur avait précisé, aux chères trésors, qu’elles n’avaient pas à se faire de soucis et qu’elles pourraient tourner autant qu’elles le souhaitaient… Avant de remonter faire la soupe des chiens et préparer le diner (chacun sa croix, mais la sienne nous semblait légère)

Fans de tir également et nous débrouillant plutôt bien, nous regardions du côté du stand, et nos hommes ne nous voyaient soi-disant pas. Nous avons donc eu le temps en cogitant, légèrement énervées,  de décider de flanquer la révolution rapport  à :

  • Le premier prix des dames (une pendule de merde avec des zozieaux à la place des chiffres)
  • Le premier prix des hommes (une carabine)

A mesure que les mômes tournaient, il nous apparaissait de plus en plus qu’il était totalement injuste qu’une femme tirant aussi bien qu’un homme, soit classée dans une catégorie à part. C’était la révolution féministe qui nous rejoignait et nous avons eu gain de cause (cette fête là vit l’abolition des privilèges de la ségrégation homme/femme pour les prix au stand de tir, et cela fit plus d’UN vexé (surtout l’homme qui avait gagné la pendule).

Nous étions aussi remontées que la pendule du premier prix féminin quand les hommes firent l’erreur de venir nous rejoindre avec leurs cartons magiques :

  • Tu as vu mon amour, j’ai trois mouches
  • Et moi j’en ai 2 mais plus de bons coups que lui

Papa venu contempler sa descendance féminine en train de flanquer des bourres pifs à leurs compagnons d’infortune tourner, jugea plus sage de dissimuler ses cartons à lui, on sentait l’expérience… Comme j’étais en cloque en plus, il savait que j’avais un foutu caractère dans ces moments là, et a du remercier le ciel que je ne ponde pas 10 lardons… Cela aurait fait 10 ans de calvaire (comptez l’allaitement en ne comptant pas large, parce que moi c’était 6 mois ou rien)

Ma belle-soeur, exaspérée, explosa à ce moment là :

  • Bon, asseyez vous sur le banc et regardez vos gamines tourner, Coraline et moi, on va tirer un coup ! Chacun son tour !

Certains, coincés du cul, nous regardèrent d’un drôle d’air, surtout moi, avec mon gros bidon (qu’est-il devenu snif !).

Le premier prix de tir cette année là a été classé “toutes catégories”. C’était cela ou l’émasculation pure et simple du chef de la fête…

Et remporté par une femme… C’est un homme qui a eu droit à la pendule de merde devenue 10ème lot… après plein de femmes !!!

Ca valait le coup d’aller tirer un coup en taxant de misogynie le chef de la fête foraine qui n’en menait pas large…

La vie n’est qu’un long calvaire.

PS : oui, j’aime bien cette photo représentant une faible femme sans défense

PPS : je pense que vous admirerez le fait que nonobstant les vacances scolaires, je ne fais pour l’instant pas de rééditions.

Posté le 24 octobre '11 par Calpurnia, dans Dans la série Diabolique, Les hommes et nous, Notre vie quotidienne à nous les femmes. 7 Commentaires.

Mais qu’est-ce que j’ai fait de cette boîte ? (2)

57417023Dans la série “qu’est-ce que j’ai fait de cette boîte” et l’autre, plus agréable “qu’est-ce que je vais emporter à la Grande Motte ?”, j’ai :

  • En premier lieu regardé dans les endroits les plus incongrus
  • Puis ouvert tous les tiroirs pour fouiller dedans
  • Puis visité tous mes placards
  • Puis regardé sous tous les meubles dans des positions extravagantes parfois
  • Puis me suis découragée.

Quand je pars à la Grande Motte, j’aime bien laisser mon appartement rangé. J’avais du pain sur la planche, mais il était béni, parce que du coup, j’allais tout vider et réorganiser et forcément j’allais tomber sur ma boîte…

En effet pour le côté salle à manger, j’étais déjà dans la panade. Pulchérie et Gendre n° 1, m’avaient en effet confié une commode qui ne leur plaisait pas, quand ils avaient emménagé dans leur studio. Au départ comme c’était un dépôt, je ne me suis pas servie de cette commode, mais petit à petit,  je l’ai remplie.

A bloc. Une horreur…

Quand ils sont venus la récupérer début mars, je me suis retrouvée avec son contenu parfaitement aligné sur ma table de salle à manger et classé par catégories en vrac un peu partout du côté salle à manger.

Au passage ils m’avaient rapporté mon matelas de clic clac qui avait servi au moment du mariage (9 mois c’est un délai raisonnable) qui était également du côté salle à manger qui du coup laissait augurer de ce à quoi ressemble un appartement qui a été visité par des cambrioleurs…

En effet, je ne pouvais pas leur demander de remettre le matelas en place car le clic clac se trouve dans l’ex-chambre des filles.

Et que comme beaucoup de personnes vivant seules, j’ai fait de cette pièce où je ne vis pas, un endroit où je stocke un peu tout et n’importe quoi (surtout les deux d’ailleurs).

Le clic-clac était recouvert depuis juin 2010 d’une grosse couette pour Diabolos, + divers objets fort utiles bien évidemment, à tel point que je ne me souvenais plus de quels objets il s’agissait…

Depuis la mort de Diabolos je me suis dit au moins 100 fois qu’il fallait que je m’occupe du clic clac, mais bon, ma procrastination légendaire a fait le reste, revoir mon petit père agoniser sur sa couette dès que je m’approchais du clic clac m’étant difficile en plus, et je me suis enfin résignée à vouloir préparer mon départ à la Grande Motte, ET retrouver la boîte disparue quasiment au dernier moment…

Mais la vie n’est qu’un long calvaire…

Posté le 23 août '11 par Calpurnia, dans Dans la série Diabolique, Histoire de sorcière. 12 Commentaires.

Merci Monsieur Pierre Dac (2)

Dans la série “pourquoi se fouler au mois d’août”, quelques petites annonces de ce cher homme.

Même pas peur de ne pas mettre d’illustration…

Evidemment il y en a beaucoup que les moins de 20 30 ans ne peuvent pas comprendre totalement…

  • A céder : thermomètre médical double pour ménage : 9 F. Modèle multiforme pour famille nombreuse ou ville de garnison : 11 F. Le même avec prise pour pick-up : 12,75 F.
  • A vendre,  jolie collection pots de vins. S’adresser à n’importe qui, Hôtel de ville, Paris.
  • Besoin argent, vendrais très cher objets sans grande valeur
  • On recherche Monsieur ne sachant pas lire possédant belle écriture pour travaux copie textes secrets. S’adresser au 2ème bureau
  • On demande personne ayant des vapeurs pour faire marcher locomotive
  • On demande des personnes sachant très bien compter jusqu’à 10 pour vérification des doigts dans une fabrique de gants.
  • A vendre un lot de passoires non percées pouvant servir de casseroles. 2 F.
  • A vendre un lot de casseroles percées pouvant servir de passoires. 2,50 F.
  • Monsieur atteint strabisme divergent cherche dame atteinte strabisme convergent pour pouvoir ensemble regarder les choses en face
  • Faux rasoirs pour personnes portant fausses barbes : 13,25 F.
  • Je done lessons d’ortaugrafe par quoraispondence
  • Professeur bègue donne répétition…

La vie n’est qu’un long calvaire…

Posté le 12 août '11 par Calpurnia, dans Dans la série Diabolique. 8 Commentaires.

Merci Monsieur Pierre Dac (1)

rugbyVous sentez poindre la fatigue morale de la blogueuse au mois d’aout,  et vous n’avez pas tort.

Heureusement qu’il y en a qui ont pris la peine de faire rire tout le temps, et qu’on en profite toujours !

PIERRE DAC (je ne sais pas de quand ça date) :

ON REJOUERA AU RUGBY AVEC LES BRITANNIQUES

Le championnat de France de rugby n’a pas plu aux dirigeants anglais. Les joueurs de Grande Bretagne refusaient depuis huit ans de jouer en France à cause des coups de pied qu’ils avaient reçus en 1931. M’étant rendu à la Rugby Union, j’ai réussi à connaître les conditions auxquelles les joueurs britanniques consentiraient à revenir disputer un match en France. Les voici :

TERRAIN :
Le terrain sera divisé en deux parties : la britannique et la française. Les français n’auront pas le droit, sous aucun prétexte, de pénétrer sur le territoire britannique. Ils devront botter les buts de leurs poteaux, les yeux bandés, et en regardant de l’autre côté. Les britanniques eux, pourront se mettre à cinq pour porter le ballon sur une civière jusqu’aux buts français. L’orchestre jouera “Tipperary”. Chaque fois qu’un anglais fera une chute, il aura droit à être éventé pendant 10 minutes par le président de la Fédération Française de rugby déguisé en danseuse orientale.

EQUIPEMENT :
Le maillot des anglais sera couleur de gazon. Celui des français devra obligatoirement n’avoir qu’une manche dans laquelle seront pris les deux bras. Même avantage pour la culotte. Les souliers des français seront en crêpe georgette avec crampons à l’intérieur.

REGLE DU JEU :
Au coup de sifflet, les français devront se coucher par terre et faire semblant de dormir. Les anglais seront transportés en pousse-pousse jusqu’à la ligne des 22 mètres. Les pourboires des pousse-pousse seront payés par la FFR. Les poteaux des buts français seront abattus et maintenus au sol pendant qu’un employé de la FFR habillé aux couleurs britanniques, passera le ballon par-dessus la barre…

La vie n’est qu’un long calvaire… (surtout pendant les grandes vacances…)

Posté le 10 août '11 par Calpurnia, dans Dans la série Diabolique. 23 Commentaires.

Préservez-vous… (1)

200535027-001Généralement nos parents nous ont élevés pour faire de nous au minimum, des adultes capables de se défendre et d’affronter la vie.

Avec quelques lacunes que l’on découvre en prenant de l’âge. Personne n’aime vieillir, mais l’âge présente quelques avantages malgré tout :

  • On sait plein de choses, qu’à côté à 20 ans, on était ignares
  • L’expérience, la nôtre et celles de nos proches ou moins proches, ou juste de vagues relations, fait que l’on devient un puits de sagesse, juste avant de tomber dedans, mais avec des étapes.
  • J’ai 20 ans : je suis grande (ça c’est l’argument massue, car être grande empêche forcément de faire des conneries). Donc à 20 ans on fait des conneries mais on en prend de la graine pour l’étape suivante.
  • J’ai 30 ans : je suis adulte. L’est-on réellement un jour ? Là encore cela ne met nullement à l’abri des conneries que l’on fait avec l’impression que cela n’en est plus (mais ce n’est qu’une impression)..
  • J’ai 40 ans, je suis grande, adulte,  et je sais ce que je fais. Surtout moi, qui ai épousé Charles Hubert à 44 ans alors que s’il y a bien une connerie que j’ai faite dans ma vie c’est celle-ci. Pourtant j’étais grande, adulte, etc…
  • J’ai 50 ans, je commence à faire attention…
  • J’ai 60 ans…
  • Rappelez moi quel âge avait Napoléon avant de s’engager dans la campagne de Russie ? Pourtant il était grand (enfin je m’entends), adulte et Empereur en plus. Comme quoi on n’est jamais à l’abri de faire des conneries…

On ne se préserve jamais assez, c’est ce que l’on découvre en prenant de la bouteille sagesse par degré. Je vais parler au féminin, mais au masculin, cela reste tout à fait valable et cela m’évitera de mettre des parenthèses partout pour préciser il(elle).

Sur le plan des sentiments :

  • Croyez moi, évitez au maximum la personne qui vous fait vraiment chavirer le coeur. Prenez plutôt son copain qui n’a rien d’attrayant, comme cela le jour où il vous quittera pour une autre, vous n’aurez pas besoin de prendre des forces pour lui réclamer la moitié des biens communs et lui planter une fourchette en argent dans la fesse (sans louper le nerf sciatique c’est mieux)  sous prétexte que c’est Tante Hortense qui VOUS l’a offerte.
  • Et de plus, vous attendrez sereinement le prochain niais qui se prendra dans vos filets.
  • Evitez avec le niais, de vous amouracher de la belle mère dont l’amabilité est forcément suspecte. Que cette femme soit adorable c’est un fait (louche), mais bon, il vaut mieux prévoir le jour où vous n’aurez plus le droit de la voir. Ne pas l’aimer et la fréquenter le moins possible vous évitera à coup sûr de sangloter en pensant à elle dans quelques années.
  • Dans le même ordre d’idées, évitez de trouver les amoureux de vos filles sympathiques (j’ai précisé pour le sexe que tout serait au féminin). Votre futur gendre doit rester pour vous un salaud de première qui a dévoyé la chair de votre chair. Idem, quand ils divorceront pour de sombres prétextes (lunette des toilettes non rabattue, le goût immodéré de votre fille pour les chaussures ou son goût immodéré à lui (le salaud, le kidnappeur de pure petite fille) pour les chaussettes de sport), vous ne pleurerez pas à l’idée de ne plus le revoir. Au contraire : chic, exit le gendre, ou les gendres, ne soyons pas avares, il n’y en a pas un pour racheter l’autre c’est ce qu’il faut se dire.
  • Toujours dans la même optique, évitez comme la peste de vous faire des amies passé un certain âge (30 se devant d’être la limite absolue, car alors vous avez déjà une ou deux très très bonnes amies de toujours).
    Parce qu’un jour on se répand sur son canapé alors qu’elle vient de nous apprendre qu’elle est foutue, que son jules l’a quittée et qu’elle va s’ouvrir les veines, ou qu’elle a perdu son fils ainé. Vous serez obligée d’aller pleurer avec elle et de lui remonter le moral, avec vraiment l’impression que c’est à vous que cela arrive.
    Epargnez vous cela.
  • Inutile de vous préciser que tout copinage au boulot est à proscrire totalement, une trahison restant toujours possible.
  • Vos voisins, vous ne les voyez même pas. Rendre service surtout pas, et encore moins aller prendre l’apéritif auquel ils vous ont si gentiment invitée. On s’attache on s’attache, et puis un beau jour, les traitres décampent pour laisser l’appartement à une vieille mégère. Cela ne se pardonne pas.
  • Toujours côté boulot, ne trouvez jamais votre patron sympathique (ça existe), et n’entretenez pas avec votre chef si gentil des relations trop cordiales. Cela se retournera fatalement contre vous le jour où la boîte va couler et où cela sera “chacun pour soi”. Et ayant toujours gardé vos distances, à votre corps défendant, vous pourrez toujours répondre à Truchon qui est obligé de vous remercier “j’ai toujours su que vous n’étiez qu’un rat”, après avoir mis le chèque d’indemnités dans votre poche.
  • Prendre un animal de compagnie, chat ou chien : vous êtes maso ou quoi ? Vous allez vous attacher et il vous quittera un jour, vous laissant telle une serpillère, à user des tonnes de papier absorbe tout…

Pour le sentiment j’ai la sensation d’avoir fait le tour. Déjà qu’il y a la famille à laquelle on s’est très attachée avant de devenir une personne sage…

La vie n’est qu’un long calvaire.

Pour préserver votre santé, je vous retrouve lors d’un prochain épisode…

Posté le 26 juillet '11 par Calpurnia, dans Crise de nerf, Dans la série Diabolique. 13 Commentaires.