Bienvenue sur le blog de la Gentille sorcière.

'Dans la série Diabolique'

11 novembre…

C’est affreux, cela tombe demain, un dimanche, mais j’en avais déjà parlé l’année dernière… (ici). Là c’est juste une lettre du front… (je ne vous épargne pas, il a toujours épargné sa femme du pire…)

“Ma chère Georgette, mon très cher amour,
Ne te fais pas de soucis pour moi, je suis à l’abri dans une tranchée. C’est un genre de grand fossé que nous avons creusé face aux lignes allemandes… Nous ne pensons pas que les leurs sont aussi bien faites que les nôtres qui sont très bien aménagées. Nous sommes certains de gagner cette guerre : les allemands sont tellement stupides !
“Le temps me paraît long tout de même à ronger mon frein dans cette tranchée. Nous ne montons à l’assaut que très peu… Mon petit garçon a pris deux années sans que je le vois… Cela paraît si long tout à coup ! J’espère que tu vas bien et continue la vie avec courage. Ne t’inquiètes pas pour moi, tout va bien, je ne risque rien, je suis bien protégé par nos tranchées.
“Je ne peux t’écrire plus car je manque de papier, nous l’attendons de l’intendance… Il me faudrait des chaussettes et des gants, si tu le peux, vois à faire quelque chose… Je t’embrasse et mon petit Henri également. A bientôt de vous retrouver si je peux avoir enfin une permission. Depuis le temps je pense que j’y ai droit.
“Je t’aime et ne t’inquiète pas pour moi, je suis bien à l’abri. Ici cela s’appelle CENSURE, je ne sais pas de quel village il s’agit. Pense à mes chaussettes et mes gants, nous sommes parfois mal chauffés…
“Je t’embrasse très fort et n’oublie jamais que je t’aimais
“Emile”

Le 11 novembre un dimanche : quelle horreur !!!

Le seul survivant mâle de la photo de mariage : le marié. Gueule cassée, gazé, la totale… Nous conserverons coûte que coûte ses médailles et décorations…

Posté le 10 novembre '07 par Calpurnia, dans Dans la série Diabolique. Pas de commentaire.

Au secours !

Marion_57210720Ma dernière nièce, la dernière de mon frère a eu 3 ans au mois d’août.

C’est une enfant absolument ravissante (bouclettes comprises), le vrai clone de sa soeur (née pourtant d’une autre mère, comme quoi les gènes de mon côté sont super méga fortiches (sauf pour moi car j’attends toujours les bouclettes et les yeux BLEUS, parce que moi je frise un cran tous les mètres et que j’ai les yeux caca d’oie c’est tout dire…)).

Pour le caractère également elle ressemble à sa soeur, et donc on souhaite bon courage aux parents pour les années à venir, parce que Pulchérie (Delphine je ne t’oublie pas, mais tu ne m’en as jamais fait voir autant que ta soeur), à côté de sa cousine, c’est petite fille modèle et compagnie…

Ma belle soeur a retrouvé son travail après son congé parental, mon frère cherche. Il a réalisé dimanche dernier que j’étais disponible au caz’où. Disponible ? non, pas vraiment, dans la mesure où j’ai mon appartement à remettre à neuf ou quasi, et où dans la garde d’enfant je me sens légèrement très larguée. Pour une fois que je suis lucide, inutile de me raconter n’importe quoi…

Future grand-mère indigne je suis, mais j’ai perdu l’habitude de pister les filles dans les plantes vertes, de ranger les produits dangereux en hauteur, et de jouer à la marchande en étant la cliente qui demande 3 litres de pommes de terre et en se trompant tout le temps en payant. Exit également les 7 familles dont je ne peux pas avoir la famille Bambi au grand complet… (Les 7 familles c’est Disney ou rien). Sinon j’adore ma nièce et les enfants en général, mais 3 ou 4 heures seule avec eux, c’est pour moi le maximum que l’on puisse me demander. En plus il faut les faire manger, et moi, faire à manger ça me flanque actuellement la nausée. Pour les plus grands (8 et 10 ans) ça va, je tends l’oreille et ça se passe bien parce qu’ils boulottent des appéricubes avec des chips en regardant “Van Elsing” ou en jouant à leur game machin chose, mais les moins de 6 ans me terrorisent.

Je me dis que quand une de mes filles va s’y mettre, on va d’abord me confier (et encore ça peut être à discuter, par les parents entre eux) un nourrisson. Rien n’est moins chiant qu’un nourrisson. Ca dort n’importe où, ça dort beaucoup, ça tête, ça supporte le “gouzi gouzi arrheu arrheu”, maxi une demie heure avant de vouloir re-pioncer (enfin les miennes étaient comme ça). On sait où ils sont, ils ne se déplacent pas tout seuls, on s’extasie sur un sourire, etc… Bref, rien n’est plus facile à vivre qu’un tout petit. Après on s’adapte à sa croissance et aux progrès faits (pour l’ainé jamais assez rapide, pour le deuxième : il aura bien le temps de découvrir comment grimper dans les plantes vertes).

Donc Marion a largement dépassé l’âge du nourrisson et elle est d’une santé fatigante… C’est à cet âge là qu’on devrait les faire bosser. J’ai en plus vu une vidéo prise d’elle et qui m’a fait mourir de rire (ah tu rigoles moins Coraline). On entend “Marion va te coucher”. Et là on voit passer un genre de Marsupilami (je ne sais pas sur quoi elle était grimpée, pourquoi lui ont-ils offert un truc avec un ressort ?), qui passe en sautant au son de “Alouette, gentille Alouette !”. Le père (mon frère donc) suggère : “non plutôt Meunier tu dors“. Et repasse l’engin (à ressort + les bouclettes) dans l’autre sens “Alouette, gentille Alouette !”. Bref. Mon frère m’appelle : il a une mission intérim de courte durée à remplir et puis-je garder Marion lundi, mardi et mercredi. Mon sang se fige, mon coeur s’arrête, ce qu’il me reste de cerveau se liquéfie. Je ne vais pas dire “non”, ils ont besoin de moi, c’est normal que je dise oui.

Sauf que chez moi c’est le chantier qui débute. Je sais bien que la petite n’en a rien a faire de la disposition de mes canapés (et fauteuils), pour regarder des DVD… Mais je sais bien aussi, qu’elle peut à tout moment attraper le chat par la queue, boire mon litron de vinaigre et s’étaler ma crème HR si chère sur le visage pendant que j’ai une distraction pendant que je fais pipi. Il me propose de m’installer chez eux pendant 3 jours. Mais là ça tombe très mal parce que ce lundi, je m’y mettais (je commençais à vider la cave)… Chez moi au moins je peux m’avancer pendant qu’elle dort (forcément dans mon lit). Il se propose de venir m’aider mais ce n’est pas possible : je suis seule à pouvoir trier dans un premier temps. 3 jours ailleurs que chez moi c’est long, 3 jours chez moi avec elle, j’y ai donc songé : c’était faisable mais pas l’idéal pour elle non plus que pour moi, (et je ne sais plus du coup où j’ai planqué l’acide chlorhydrique et mes produits dangereux, dans la cave ? Je les ai planqués dès l’annonce).

Les choses s’arrangent pour tout le monde.  La maman de la meilleure amie de Marion peut la prendre mardi et mercredi. Pour la petite c’est le mieux (avec sa meilleure copine en plus !). Reste le lundi où je ne vais pas les laisser en rade même si j’ai perdu une grosse partie de ma capacité à m’occuper des enfants. Une journée, je devrais pouvoir tenir le coup. C’est aussi à cela que l’on voit que l’on vieillit. Mrs Bibelot qui a été mère et grand mère admirable, a du mal maintenant avec les petits, et perdu le réflexe du “c’est dangereux, à planquer”.

Du coup pour une journée, je vais la garder chez eux, c’est mieux pour tout le monde, parce que le “à planquer” est déjà fait. Elle sera chez elle, avec ses jouets, sa mère ne galopera pas le matin, je pourrais m’occuper de la toilette de la petite, l’emmener promener et faire deux ou trois trucs débiles avec Tatie Coraline, je pourrais m’occuper de mon blog pendant qu’elle fait sa sieste. Donc théoriquement ça se présente cool… Le dimanche : check liste de faite et c’est fou les questions que l’on se pose, que l’on ne se posait pas avec les siens… Rythme ? que mange-t-elle ? j’ai le droit de lui flanquer une tarte ? elle regarde quel film ? comment marche votre lecteur DVD ? biberon au micro onde ? elle becte quoi au déjeuner ? à quelle heure puis-je la coucher ? etc… On se sent bête tout à coup alors qu’il y a 25 ans c’était tout naturel et sans DVD et micro-ondes.

J’ai juste l’impression horrible qu’installée je ne sais où, je ne vais pas arrêter de la voir passer en sautant dans tous les sens sur une truc à ressort, en chantant “Alouette, gentille Alouette !” comme sur la vidéo.

Compte rendu plus tard : à tous les coups elle va être adorable. J’espère qu’elle ne me fera pas le coup de sa soeur, sanglotant “j’en peux plus c’est plus possible, ils m’ont même emmenée au zoo…”. Je ne risque pas de l’emmener au zoo, mais elle pourrait hurler que j’ai osé l’emmener à Rampion, où elle fiche le souk à chaque fois qu’elle y va (elle connait toutes les caissières qui ont un bonbon pour elle)…

A suivre… Et la tête… Alouette…

Edit du soir : quel manque de soutien vraiment ! j’ai dis que j’allais garder ma nièce une journée, pas que j’émigrais chez des zoulous sans internet !!!!

Posté le 5 novembre '07 par Calpurnia, dans Dans la série Diabolique. Pas de commentaire.

Faut s’y mettre…

SourireLe 1er novembre, j’ai “fêté” mon départ de chez Truchon. Les dates anniversaires pour les femmes, ça compte beaucoup, et je savais que je ne pourrais pas relever vraiment la tête sans avoir passé un anniversaire de cette triste date.

Heureusement, mon QG, là-haut, a décidé que ce serait un mois et non pas un an… Sinon nous n’étions pas sortis de l’auberge, mes filles, ma famille, mes amis, mes lecteurs et moi…

J’ai commencé à raconter mon histoire chez Truchon avec une certaine méchanceté je l’avoue, mais qui ne me fait pas monter les larmes aux yeux ou regretter quoi que ce soit. Vous l’aurez en pas mal d’épisodes, car il m’en est arrivé des choses dans cette boîte de cinglés. Et m’en fous, d’égratigner Truchon au passage : ici c’est anonyme et s’il porte plainte il se dénoncera tout seul (gniarf gniarf…)

J’ai pu expliquer au Dr Acromion cette histoire d’anniversaire : il l’a très bien comprise. Aucun regret à avoir sur les mois passés à me battre “pour rien” m’a-t-il dit, même si je délaissais tout au détriment de mon travail auquel je réservais toute mes forces. J’ai fait les choses comme je pensais devoir les faire sur le moment et on ne refait pas le passé m’a-t-il dit avec son sourire et son ton chaleureux habituel.

Sur les 4 semaines passées où je n’ai rien fait sauf me battre pour mes intérets, aucun regret non plus à avoir. On n’a jamais vu quelqu’un se faire jeter comme un kleenex et commencer la remise en état de son appartement, nouvelle disposition, grands tris, etc, dès le lendemain, sauf avec Bree éventuellement (sauf que comme elle boit, je préfère éviter l’option désintoxication).

Jusqu’au 9 décembre, je suis en préavis. J’irai leur donner mon reçu pour solde de tout compte au dernier moment, je ferai un pot avec ceux que j’aimais bien et que je reverrai de temps à autre pour les perdre de vue petit à petit, car ainsi va la vie sauf surprises…

J’ai perdu mon 2 novembre à faire la liste de tout ce que je veux et dois faire… Donc vous aurez pendant quelques temps, la liste pré-établie + le compte rendu du fait réellement le lendemain. Je fais ce que je veux d’abord, je suis chez moi ici.

Je commence mardi. Faut pas non plus exagérer, là c’est le WE qui arrive. Au départ j’avais prévu de commencer lundi, mais lundi je m’en vas paufiner mon blog parce que…

La suite au prochain épisode… (quand on veut le faire tout s’accélère)…

Posté le 3 novembre '07 par Calpurnia, dans Dans la série Diabolique. Pas de commentaire.

Le retour de Maritza (part 1)…

EndoraEt voici Maritza (, et ) revenue pour sa deuxième visite anuelle à Mrs Bibelot (et Jean-Poirotte qui s’est acheté des boules quièèèssss, mon pauvre papa, tu le sais que je suis de ton côté…) Elle ne changera jamais. Elle est rigolote, un peu fatigante par contre. J’ai beau être bavarde, et faire partie d’une famille de bavards, personne à ma connaissance ne lui arrive à la cheville. Et pourtant j’en connais (des bavard(e)s). Sauf qu’elle bavarde à torts et à travers…

La voici donc revenue, arrivée programmée vendredi 19 octobre. Ce qui m’épate toujours chez elle, c’est que malgré sa vie oh combien trépidante, elle semble toujours tomber de l’armoire pour tout (mais finalement c’est peut-être à cause de cela qu’elle a trépidé). Elle ponctue ses conversations de “tu es sûre ?” “Hein ?” “Quoi ?” “Mais quelle horreur !” Elle a pour excuse de vivre en angleterre depuis des années (ça doit marquer. Je n’ai rien contre les anglais mais elle est la première à reconnaître qu’ils ont une mentalité très spéciale, pire que les amerloques, c’est dire, en ce moment il ne faut pas trop m’en causer…), d’y avoir un peu beaucoup perdu son français, et surtout d’avoir vécu des périodes tellement difficiles qu’elle se demandait si elle pourrait se payer un savon. Il n’empêche qu’elle me fatique. Je ne parle même pas de mon père qui doit vérifier l’état de son défibrillateur avant l’arrivée de Maritza. Il faut creuser le déficit de la sécu parce qu’au secours : la voilà. L’ouragan Maritza s’approche des côtes françaises, il est là… Parce qu’il y a forcément un moment où l’envie de meurtre nous vient… Le mercredi 24 octobre Mrs Bibelot a enfin un peu craqué… c’est dire…

Arrivée donc. Je lui propose un thé, Mrs Bibelot faisant sa sieste (ma mère se lève à 5 heures du matin, je tiens de mon père…). Nous prenons le thé, moi tranquillement que je crois, vu qu’elle explique ses périgrination en voiture (anglaise) pour se perdre 3 fois en route, à Jean Poirotte qui n’en peut déjà plus. Elle se retourne gentiment contre moi quand mon père s’esbigne, soi-disant pour s’occuper du jardin (en fait pour aller fumer son cigare tranquille dans son atelier où elle n’ira pas le poursuivre, qu’il croit).

  • Et comment vas-tu ma petite Coraline, et les filles, ça leur fait quel âge déjà ?

  • Quoi ? Bientôt 26 et 23 ans ? mon dieu mais quelle horreur !

  • Et toi donc, ça te fait combien ? Quoi 50 ans en mai prochain ? Mais ce n’est pas possible ! Mon dieu mais quelle horreur, c’est affreux (ne sent pas qu’elle agace un peu, beaucoup, à la folie à insister sur ce coup là, j’avais envie de l’assommer avec la theïère). Jean-Poirotte, tu te rends compte, ta fille va avoir 50 ans, mais quelle horreur ! Ah c’est vrai qu’il est dans le jardin… Quelle horreur, mais tu te rends compte… (je cherche la touche avec une tête de mort sur le clavier pour exprimer ma pensée profonde, avec un marteau si possible, il n’y en a pas et c’est bien regrettable…)

  • Ah Mrs Bibelot, je viens d’en apprendre une bien bonne. Coraline 50 ans ? Mon dieu mais quelle horreur !

  • Je vous épargne la suite qui ne nous fut pas épargnée… Elle a fait le repas du soir avec, ne sentant pas l’exaspération monter un peu partout, parce que mes parents me précèdent de 20 ans… Et qu’ils savent en plus que mes 50 ans le 9 mai prochain, c’est moi injoignable avec une cuite monumentale (la première de ma vie) et un cafard monstrueux (50 ans vous plaisantez, Pulchérie vient de naitre)… A aucun moment elle n’a sentit qu’il lui fallait la boucler sur un sujet brûlant… Non ça, elle ne le sent jamais que c’est brûlant, pas plus qu’elle ne sentait ses ex prêts à s’esbigner (gniarf gniarf).

Sinon elle va très bien, à bientôt 69 ans donc quasi septante ans (ça c’est la Suisse). Elle a divorcé donc (je ne sais pas si je vous l’avais dit, avec elle je m’égare souvent) de Trévor pour la deuxième fois. Va le voir tous les jours pour continuer leurs disputes, dans la maison de retraite dans laquelle il s’est réfugié en vain, le malheureux. Il ne va pas bien du tout d’ailleurs, rien ne va chez Trévor. Elle attend sa mort avec impatience sérénité, en regrettant de ne pas pouvoir dire “je suis veuve”, dans la mesure où ils ont divorcé. On sent bien que Trévor mort, elle va être tout de même perdue, leur histoire dure depuis tellement longtemps. Pour peu qu’il aille vraiment mal, il est fichu de se remarier avec elle  une troisième fois pour la rendre veuve, lui faire plaisir pendant qu’elle lui fichera la paix durant sa tranquille agonie (là il rêvera tout debout, non ? il préfère couché ?), et qu’elle la boucle enfin. (Cette motivation devant le faire réfléchir à mon avis, mais j’ai des doutes sur cette éventualité : qu’elle l’a boucle !)

Elle a laissé les cendres de sa mère à sa fille. Du coup, les cendres lui manquant, elle a récupéré celles de son ex-belle mère qui la détestait et réciproquement, morte “enfin” à 103 ans, ayant battu la reine mère. La boîte à cendre est horrible : d’un rose mauvais goût comme pas possible. Mais bon, sur sa cheminée, ça lui va bien de regarder cette horriiiiible boîte en se disant que c’est la vieille peau qui est dedans…

Elle s’inquiète de tout, pour tout, et là elle est encore plus énervante. Je splashe de la sauce du rôti sur mon haut le dimanche midi et la voici m’enquiquinant (et les autres avec).

  • Ah mon dieu, mais c’est du gras. Ah bon, tu vas le laver ? En machine ?

  • Tu crois que ça va partir en machine ? Oui ? Tu es certaine ? Oui ? Ah !

  • Tu ne veux pas mettre un peu de savon sur la tache ? Non ? Ah la lessive ça suffira ? Tu es sûre ?

  • Oui à près de 50 ans tu sais laver ton linge, mais tout de même c’est du gras… Ah bon tu vas le laver ? En machine ? etc… (c’est la boucle infernale)

Et non, elle n’est pas sourde… Nous si parfois…

Jean Poirotte (une fois sa femme couché) veut-il une tisane ? Elle s’en fait une… Non ? Un café alors ? Non ? un thé ? vraiment pas une tisane ? vraiment pas un café ? ni un thé ? Une soupe en sachet ? Il est certain ? Une tisane alors… Il est certain certain ?

Oui comme moi j’étais certaine d’être montée me coucher en prétextant une migraine, pour terminer mon polar tranquillement… (en fait je mens, j’avais ré-attaqué la comtesse de Ségur née Rostopchine, ce n’est pas de sa faute, elle est née comme ça…)

Mon frère et ma belle-soeur qui ne savaient pas s’ils viendraient déjeuner le dimanche ont décidé que finalement si. Quand Maritza est là, on va vraiment se marrer un coup… Sauf qu’après, ils repartent chez eux, eux…

Sa dernière c’est qu’à la fin de “il était une fois dans l’ouest”, Claudia Cardinale est en train d’ouvrir une cantine… Tête de mon père qui soutient l’argumentation en vain. Elle est certaine qu’elle ouvre une cantine et point barre.

Et pendant sa (première partie de) visite on m’a appelé 7 fois pour que j’aille vérifier sur gogole si… Elle avait tort mais raison quand même…

La vie n’est qu’un long calvaire. On vous la prête quand vous voulez. On ne sait pas comment font les autres pour s’en débarasser toujours avec de l’avance (deux jours pour le moins). Hélas, il faut, je l’ai déjà dit, la sereine distraction de Mrs Bibelot pour la supporter. Jean Poirotte n’a pas la même et je sens qu’il craque, qu’il va craquer…

Pour l’épisode 2 vous aller rire, il sera question de poissons… Les poissons n’ont rien de drôle, sauf quand c’est Maritza qui en parle…

Posté le 30 octobre '07 par Calpurnia, dans Dans la série Diabolique. Pas de commentaire.

Le rugby et moi…

SourireJe regardais de temps à autre le rubgy quand que j’étais (très) jeune. J’aimais bien voir tous ces mecs musclés se battre pour un ballon sans faire les chochottes pour un coup de pied ou autre et ressortant du stade dans un état pas possible avec le sourire… Jean Poirotte refusait généralement de m’expliquer les règles : il le paye aujourd’hui, bien fait  !

Parce que du coup, vu la coupe du monde, Mrs Bibelot a voulu comprendre et donc exigé que son mari lui explique ce qu’il se passait, comment et pourquoi… Pas la peine de regarder un match pour n’y rien comprendre du pourquoi et du comment…

A moi donc les règles du rugby (Albert n’étant pas fan ni Charles Hubert, je n’avais pas revu un match depuis… Depuis ce temps là justement) : je n’avais qu’à me glisser, mine de rien chez mes parents pour tout comprendre. J’ai mal choisi mon moment : pour mon premier match commenté par papa expliquant tout, j’ai fait la demie finale face à la perfide Albion. J’avais vaguement entendu mon père et mon frère commenter que l’équipe de France ayant vaincu les “all Blacks”, c’était bon.

Horrorrification extrême : la perfide Albion l’emporta, avec un buteur donnant l’impression d’aller caguer un coup à chaque tir. Beau garçon certes, mais bon, il pourrait revoir sa position d’avant tir (c’est mon avis et je le partage).

Jean Poirotte me précisa que je n’avais pas vu un vrai match de rugby : point d’essai marqué, enfin du vrai de vrai quoi… Il rouspétait contre les “trop de coup de pied” mais comme c’était défaite mon frère ne lui téléphona pas pour commenter le match, donc je n’ai pas eu droit à tous les commentaires.

Qu’à cela ne tienne, j’allais en voir des essais lors du France/Argentine pour la “petite finale”. 5 pour eux les méchants et seulement 1 pour nous (les français, les meilleurs). C’était horrirrifiant (suivez), sauf qu’en plus des commentaires explicatifs de Jean Poirotte, j’avais ceux de Mrs Bibelot, dans son fauteuil, avec une couverture. La couverture n’est destinée qu’à la protéger d’un moment affreux du match et non pas du froid ambiant (la cheminée flambe). Quand elle prend peur, elle se cache derrière :

  • Ah mon dieu ils vont marquer, je ne veux pas voir ça (remontage de couverture)

  • Il est où le ballon ?

  • Mais enfin je vous dis que le ballon a disparu

  • Tiens le revoilà, c’est louche…

  • Oh le coup qu’il vient de se prendre ! On serait au foot il repartirait sur une civière et l’autre aurait pris carton rouge…

  • Il y en a combien  de ballons ?

  • Un seul tu rigole, ils en ont un dans leur poche ces rats, pour tromper l’arbitre.

  • Il court cet arbitre. Ce n’est pas une sinécure de faire arbitre.

  • Il se passe quelque chose de pas normal

  • Il y a beaucoup trop d’anglais/argentins sur ce terrain. Si si, ils sont plus nombreux que les français…

  • L’arbitre il fait quoi ? Ils sont beaucoup trop nombreux ! Regarde combien ils sont sur un seul joueur !

  • Comment veux-tu qu’il avance ? Ils sont tous dessus !

  • Comment ça on ne peut pas garder le ballon quand on est plaqué ? Si je veux garder le ballon je garde le ballon… Non ? Comment ça…

  • Ce sont des règles merdiques.

  • Je n’arrête pas de te dire qu’il y a trop d’adversaires !

  • Là j’ai l’impression qu’il y a deux ballons et c’est la perfide Albion qui en profite !

  • Tu peux dire ce que tu veux, j’ai bien vu deux ballons, l’Argentine ce n’est pas mieux que l’Angleterre

  • Good save hour gracioux queen mon cul : ils avaient un autre ballon

  • Les arbitres : tous des cons ! Pas foutus de compter le nombre d’adversaires de la France !

  • Bon, et bah puisque c’est comme ça, je vais me coucher (mais je suis certaine qu’ils étaient plus nombreux que nous et qu’ils avaient un ballon de rab planqué).

Bien fait pour Jean Poirotte. L’avait qu’à m’expliquer les règles et à sa femme aussi, quand il en était encore temps… (Il y a longtemps…).

Précision utile : ma mère essaye simplement de détendre l’atmosphère, parce qu’il faut voir la tête de mon père quand les français perdent ou que les anglais gagnent…

La vie n’est qu’un long calvaire (pour lui, parce que moi je rigole…)

Posté le 23 octobre '07 par Calpurnia, dans Dans la série Diabolique. Pas de commentaire.

Le coup du canapé

Vieux_canap__890086_001Mon canapé et mon fauteuil datent de 1986. Les filles les ont toujours connus donc (dans leurs souvenirs).

Le canapé reste encore regardable mais il est légèrement défoncé (c’est un canapé lit, le sommier frotte par terre), dans la mesure où les filles trouvaient qu’il faisait un trampoline très acceptable et ce, malgré de nombreuses punitions, menaces, amendes, etc…

Pour le fauteuil, mon troisième chat (la plus mignonne pourtant par ailleurs) s’est chargé du cuir. C’est en effet sur lui qu’il avait décidé de faire ses griffes (on notera que je décourage toujours Gogole). On y est très bien assis, mais le cuir est totalement ruiné, déchiré et j’ai dû mettre du cache misère dessus.

D’où ma joie, quand tatie chérie m’a annoncé il y a quelques siècles semaines, qu’elle s’achetait un nouveau canapé et me proposait le sien : en parfait état. Restait à régler quelques menus détails. Comme je suis bénie des dieux en ce moment, il fallait fatalement que cela soit compliqué.

  • Trouver de mâles bras musclés. J’ai pensé tout de suite au gentil et à mon beau frère. Exit mon père dont la colonne verticale est ruinée, et mon frère qui vient de faire réparer la sienne.

  • Que les mâles bras musclés soient libres le même jour, un dimanche donc, car…

  • Les jours de congés de tatie qui travaille dans le spectacle, sont le vendredi et le samedi. Le gentil travaille le samedi, donc, aller chercher le canapé ne pouvait avoir lieu qu’un dimanche matin, avant le départ de tatie au boulot.

  • Dans la foulée, les musclés devaient porter mon fauteuil ou mon canapé à la déchetterie

  • Mrs Bibelot qui s’était mis dans la tête que le déménagement aurait lieu un samedi, m’a confirmé que la déchetterie était ouverte jusqu’à midi (réponse à ma question pourtant claire : le dimanche). Les musclés pouvaient tout faire dans la foulée, mais il nous fallait donc partir de bonne heure.

  • Organisation, prise de mesures frénétiques de ma part dans le salon (que je vais entièrement déménager), pour savoir qui du fauteuil ou du canapé partira à la benne.

  • Je pose 2 RTT (le vendredi et le lundi) pour : préparer l’appartement à l’arrivée du nouveau canapé, et tout bien arranger après son arrivée

  • Je me fais virer et je me ruine le nez le lundi de la semaine dont j’ai posé le vendredi - j’ai un super moral : heureusement que je vais avoir un canapé neuf !

  • Mrs Bibelot m’informe le jeudi que la déchetterie est fermée le dimanche. Il va me falloir garder tout jusqu’au samedi où le gentil sera libre pour venir, donc un bout de temps. Je menace d’aller cultiver du clou de girofle en Laponie supérieure, et je déplace tous les meubles pour caser le nouveau avec les vieux… Le bordel ambiant n’aide pas à me remonter le moral, et en plus je me coince quelque chose dans la colonne Vendôme verticale.

  • Le dimanche, tout bien arrangé (!), nous voici partis : Pulchérie et moi dans Copine qui recueillera les coussins, le gentil et mon beau-frère dans la voiture de Jean Poirotte qui est un grand break

  • Les hommes en chient un max pour sortir le canapé de chez Tatie qui est au rez de chaussée, pour le mettre dans la voiture. Ils appréhendent la montée de l’escalier chez moi, à juste titre. Là ils suent sang et eau, car le canapé, d’origine suédoise ou pas, est sacrément lourd. Il l’installent à la place prévue, mais visiblement ce n’est pas la bonne… Je décide de refaire entièrement mon séjour/salon (j’ai du temps devant moi)

  • Diabolos s’installe sur le nouveau canapé, et commence à sortir quelques griffes… Je fais un post-it “acheter du répulsif à chat qui ne répulse pas l’humain en même temps”

  • Pour épargner à tous des souffrances futures, je passe ma semaine à négocier avec Truchon et à repenser entièrement mon salon/séjour. Avantage du fait que mon salon ressemble à un garde meuble : je pense nettement moins à mon licenciement. Truchon cède : c’est bon signe, une bonne fée s’est un peu penchée sur moi. Je peux ne penser de manière obsessionnelle qu’à la disposition de mon appartement (tant qu’à faire). De toutes manières cela faisait un moment que je voulais inverser coin salon et coin salle à manger. Du coup je pourrais peut-être garder le fauteuil recouvert d’un joli tissu (Pulchérie a des idées aussi…)

  • Je réquisitionne Mrs Bibelot qui vient prendre des mesures avec moi et est pleine d’idées. Pas de problème elle viendra m’aider à pousser le piano (qui fait 500 kg et dont 1 roulette est pétée) et à déménager tous les meubles (la pauvre ne sait pas à quoi elle s’expose, moi je sais, depuis que j’ai inversé les coins salon/salle à manger avec l’aide de Delphine qui à son âge était en pleine forme, car c’était approximativement il y a 5 ou 6 ans, avant l’arrivée de 3 bibliothèques désormais garnies…)

  • Dès que j’ai le chèque de Truchon, je m’y mets, marre que mon salon ressemble à un garde meuble… (date prévue : lundi 15 octobre pour la remise du chèque et de la convention que nous signons, eh oui, c’est donc fait)

Le jour de l’anniversaire de Delphine, ma voisine d’en face déménageait. Femme charmante que je regretterai… La voici qui sonne en fin de matinée

“Madame Dabra, j’ai encore plein de choses dans mon congélateur. Cela vous intéresse ?”

Ben oui. Je prends ma glacière, je fais le plein. Je la remercie. Les déménageurs ont presque terminé, cela fait drôle ce grand salon (le même que le mien) tout vide. Curieusement les déménageurs ont laissé son canapé d’angle en velours vert + les deux fauteuils assortis… Jolis, et très confortables, j’ai testé un jour de réunion tupperouaire.

“ah au fait me dit-elle, j’ai acheté du tout neuf pour mon nouvel appartement, si vous en voulez, je vous donne le canapé et les fauteuils, il y a juste à les pousser chez vous, les déménageurs sont d’accords pour le faire…”

Ah ouais ? Mais pas à emmener mon vieux canapé et mon vieux fauteuil à la déchetterie, justement ouverte encore pendant 2 heures. Me faut donc renoncer…

La vie n’est qu’un long calvaire.

Posté le 16 octobre '07 par Calpurnia, dans Dans la série Diabolique. Pas de commentaire.

L’hiver sera rude…

Hiver_JG7558_001Je vais tester mes capacités de voyance… (je me suis assez ridiculisée ici, je peux continuer).

Dernièrement, j’ai pu réaliser que mes intuitions, prévisions, étaient exactes. Pire, qu’il y a des signes à ne pas négliger, que l’on ne réalise parfois que trop tard (je vous expliquerai une autre fois…)

Moi je prédis un hiver rude, après un été pourri (pour l’été, je ne risque pas de me tromper) et voici pourquoi :

  • J’ai changé Titine pour Copine rapport à une histoire de ventilation irréparable, parce que je “voyais”, la ventilation me lâcher un matin d’hiver à devoir dégivrer le pare-brise monstrueusement pris dans les glaces, et ce, depuis des jours et des jours…

  • Je ne retrouve pas mes moon boots

  • Diabolos a commencé sa mue avec trois semaines d’avance et a essayé de recouvrir intégralement la moquette avec son poil d’été (moi la moquette noire, ça me va moyen)

  • J’ai fait de même. Parfaitement, je mue : à savoir que tous les automnes je perds pas mal de cheveux pendant 3 ou 4 semaines. A une époque je me précipitais chez le dermato pour m’entendre dire que non, je n’étais pas menacée d’alopécie précoce, et qu’en automne, c’était normal. Changement de dermato et confirmation : l’humain mue aussi (dommage les poils “superflus” n’ont jamais décidé de tomber car…)

  • Car en parlant de poils “superflus”, plusieurs copines (dont moi) se sont plaintes qu’ils ont pris une vigueur nouvelle. Hors ils sont destinés à nous tenir chaud l’hiver. Là ça craint vraiment…

  • Les glands sont énormes cette année (j’entend les gogolesques requêtes s’affoler). Je parle du fruit du chêne bien entendu. A la campagne c’est un signe qui ne trompe pas. Ils sont monstrueux. Mrs Bibelot et moi n’arrêtons pas d’en ramasser pour tester la plantation de chêne en pots pour : soit les replanter un jour (pour un de mes petits enfants), soit en faire des Bonzaïs. J’en entend qui ricanent : on ne plante pas un arbre pour soi, mais pour les générations à venir…

  • Les araignées sont rentrées avec 3 semaines d’avance, les sales bêtes.

  • Les oignons n’en peuvent plus tellement ils ont de peaux

  • ET : signe qui ne trompe pas : mon frère a fait du bois dans le bois de Mrs Bibelot. Et quand l’homme blanc coupe du bois, c’est signe que l’hiver sera rude.

Le premier qui vient se moquer de moi au printemps si ma prédiction a été fausse, se prend un sort à lui transformer le nez en fraise géante (curieux cette idée qui me vient là)…

De toutes manières, hiver rigoureux ou non, la vie n’est qu’un long calvaire, surtout quand on attend toujours l’été…

Posté le 10 octobre '07 par Calpurnia, dans Dans la série Diabolique. Pas de commentaire.