Bienvenue sur le blog de la Gentille sorcière.

'Dans la série Diabolique'

A la recherche de l’acide borique…

La_chaussure_infernale_57210724On m’avait refilé un super tuyau pour les chaussures, qui s’appelait “acide borique“. (shalima mon éternelle reconnaissance).

Restait à trouver la chose et là les choses se sont gâtées rapidement. Car j’étais déterminée à trouver de l’acide borique, et quand je suis déterminée à quelque chose, je peux faire l’armée du Reich qui marche sur Berlin (quand on est déterminé on peut faire n’importe quoi d’abord….)

Première pharmacie dans mon bourg (il y en a deux). Je n’y vais jamais car le pharmacien (oui c’est bien lui) sort du troquet ou s’apprête à y retourner quand il nous reçoit, donc on dérange. J’avais besoin d’acheter des croquettes pour Diabolos chez le gentil petit arabe d’à côté, donc je suis venue lui demander de l’acide borique. Ben il n’en avait pas. Il en reçoit des sacs de 50 kg qui sont vite périmés (à l’écouter) (en fait je pense qu’il ne savait même pas de quoi je pouvais bien lui parlotter)… Je lui ai demandé du périmé avec réduction, il n’a pas voulu me le vendre (”qu’elle foute le camp cette conne, j’ai un coup à aller boire”).

Le lendemain soir (obsession, obsession) me voilou à l’autre pharmacie. Je l’aime bien celle là… Sauf que la préparatrice à qui je demande de l’acide borique se fige. Elle a bien de tous les acides, mais de l’acide borique point… Elle peut me fournir éventuellement en acide nitrique, chlorhydrique, ou en soude caustique ou bicarbonate de soude j’imagine, mais pour l’acide borique… Elle me regarde d’un drôle d’air, j’ai l’impression de faire partie d’un commando terroriste, en étant celle qui touille les mélanges et à qui il manque un ingrédient…

Je vous le dis : il doit être plus facile de fabriquer de la nitro-glycérine (quoi que ce soit très dangereux de faire cela soi-même dans sa cuisine, même si c’est possible, parce que la chose est hautement instable, c’est la raison pour laquelle Nobel l’a solidifiée, on l’admire), que de désodoriser efficacement des chaussures. Car les ingrédients pour la nitro, on les trouve partout (non non, je ne me souviens pas des proportions, Bader, sort de mon corps illico, les terroristes foutez le camp…) (c’est dingue ce qu’on nous apprenait en chimie d’ailleurs…)

“C’est pour quoi ?” “Pour les chaussures…” Ah, mais ce n’est pas un souci, j’ai ce qu’il vous faut”. Tu parles Maurice Albert, j’ai déja testé…

Je me dis qu’à la droguerie du coin je vais trouver. Mme POPO est super. Vous rentrez chez elle, c’est un bordel pas possible et elle vous trouve en 3 minutes ce qu’il vous manque. En plus depuis 30 ans elle ne change pas, c’est merveilleux, j’ai toujours 18 ans. Une courroie pour la machine à laver truc ? Elle l’a. Elle la trouve en plus, ou du morphanganiate de sodium pour tuer les guêpes (ne cherchez pas, ça n’existe pas). Mais d’acide borique elle n’a point. On sent qu’elle va enquêter mais si elle n’en a pas j’ai peur…

Je renonce (voui, moi) et je m’en vas deux ou trois jours après acheter de l’anti migraine dans une autre pharmacie (à Rauchan)… Au hasard et fataliste, je pose la question : “avez-vous de l’acide borique” “mais bien sûr madame, il vous en faut combien de sachets ?”

Je l’avais mon acide borique, vendu à un prix prohibitif (sur le coup j’ai trouvé, mais on n’use pas la chose énormément non plus)…Mais ça marche…. Maintenant mes pompes sentent l’acide borique (soit rien)…

J’atteste ici que l’acide borique ça marche vraiment. Faut assumer aussi de marcher avec les pieds poudrés. J’ai testé de laisser un peu de la poudre dans les chaussures…. La sensation n’est pas super au départ, mais la transpiration est bloquée réellement (ce qui semble curieux), et tout se passe bien.

Et finalement l’acide borique n’est pas si cher, comparé aux produits coûteux qui nous sont vendus et qui ne marchent pas…

La vie n’est pas toujours qu’un long calvaire…

Posté le 28 juin '07 par Calpurnia, dans Dans la série Diabolique. Pas de commentaire.

Mon radio réveil…

R_veil_55949019Mon radio réveil a très exactement eu un quart de siècle en décembre dernier. Il a l’âge de Pulchérie. Albert me l’avait offert cet innocent pour que je n’oublie pas de nourrir la petite. Quand on sait la force avec laquelle elle braillait, pas besoin de réveil du tout, on ne risquait pas de l’oublier.

Cet instrument est devenu capricieux. Depuis 2 ans il change de station tout seul, comme ça, sans me demander mon avis. Un beau jour j’ai été réveillée par un truc super sur les cours de la bourse… Pour se rendormir rien de tel… Ca ne pouvait pas durer, j’ai réussi péniblement à re-régler une radio classique (surtout pas France culture, la culture du chou en Finlande me rendort aussi sec que les cours de la bourse).

J’ai tout testé : l’antenne en plastique et autre (je ne veux pas savoir quoi) là ou là (en fait il faudrait que je la tienne approximativement à bout de bras au milieu de la chambre, c’est pratique pour dormir, et le radio réveil n’est plus d’aucune utilité). A une certaine époque l’engin ne fonctionnait que l’antenne enroulée autour de la tête de lit. Et puis crac un beau jour, RTL, Europe 1 ou autre classique ne fonctionnaient plus qu’avec un terrifiant bruit de fond (ils descendent de la montagne à cheval, ils sont un bon million et ils chantent tous une chanson différente). Su-per, quand on a le réveil glauque comme moi…

J’ai testé toutes les positions possibles et immaginables pour l’antenne (bande de vicieux). Un beau soir, elle était bien placée à l’étage supérieur de mes étagères et je captais hyper bien un match de foot donc j’avais bien capté une bonne chaîne, j’ai fixé l’antenne avec du scotch vu la manière dont il fallait la disposer. Ca marchait hyper bien, pas de bruit de fond, impec.

  • Des chants grégoriens. Je déteste autant que le hard rock et c’est inhabituel sur une radio, mais bon, passons

  • “Il est 7 heures”

  • “La météo du jour… Il va pleuvoir du matin jusqu’au soir et la température ne dépassera pas 18° sur Paris” La météo qui se concentre sur Paris, c’est tout de même rare.

  • “La personnalité du jour : le père Joseph qui nous revient des Carpathes” Interview intéressant, mais j’ouvre vraiment un oeil avec 10 minutes d’avance sur la normale (mon radio réveil est programmé sur 7 H 15 et avance de 15 minutes, cela a toujours été comme ça, ne me demandez pas pourquoi je ne le mets pas à l’heure pour le faire sonner à 7 heures)

  • “Et maintenant les demandes de prières du jour”

  • “Seigneur, assistez ma tante Solange qui a 105 ans et plus la force de vous prier mon Dieu” “aidez là à retrouver la foi”

  • “Je m’appelle Scholastique et je suis au chômage depuis 5 ans, mon dieu, aidez-moi à retrouver du travail”

  • “…”

  • Et maintenant prions mes frères pour toutes ces personnes citées” “Notre père qui êtes aux cieux…”

Je ne me suis jamais levée aussi vite, sans attendre encore 5 petites minutes Monsieur le Bourreau (si je coupe le radio réveil je me rendors aussi sec). Si les filles étaient encore à la maison je pourrais les accuser mais non… Je raconte l’anecdote au boulot et mes 2 collègues se marrent. “T’es tombée sur radio Notre Dame” pronostique Dame Vénézia qui en sait des choses… Le match de foot de la veille (il n’y en avait pas d’officiel retransmis ailleurs) devait être un match entre prêtres et évèques, on ne voyait que ça… On a bien rigolé sauf que…

Sauf que mon radio réveil refuse les grandes ondes, les petites ondes (sauf avec brouillage genre “radio Londres”) et ne capte plus que la FM, et uniquement cette radio là sur la FM.

Donc je me lève avec 10 minutes d’avance dès que s’annoncent les prières à faire… (ça me mine le moral…)

D’un autre côté je cavale moins le matin, mais si cette chaîne là me lâche, j’ai grand peur de ne retrouver que les cours de la bourse.

Changer de radio réveil ? C’est comme si Pulchérie n’était pas née un 18 décembre en 1981. C’est à cause de cette chipie que je me farcie radio Notre Dame tous les matins… Jusqu’où va l’amour maternel ? Quand je regarde ce radio réveil dans la nuit, je pense à la première fois où je l’ai vu et où ma fille trônait à coté de mon lit dans son petit lit (dès fois qu’on la loupe quand elle se mettrait à brailler…)

Priez pour moi mes frères ! et alléluïa ! (je ne veux blesser personne mais l’église ce n’est pas mon truc du tout)

D’un autre côté si vous faites partie des personnes que mon mail ne blessera pas (chacun ses croyances, et je les respecte pour peu que l’on respecte les miennes), essayez de capter cette radio…

Et ne venez pas me dire comme mes collègues incroyants que mon radio réveil est mort et que si je ne capte que cette radio là, c’est parce qu’elle vient direct du ciel…

La vie n’est qu’un long calvaire…

Posté le 26 juin '07 par Calpurnia, dans Dans la série Diabolique, Dictionnaire d'une civilisation tordue, Notre vie quotidienne à nous les femmes. 2 Commentaires.

La vérité(vient d’ailleurs forcément)…

SourireL’heure de la vérité a sonné…

  • J’ai été promeneuse à cheval en Camargue parce que j’étais tombée bêtement amoureuse d’un camarguais. Savoir que je me levais à l’aube pour nourrir les petites bêtes, accompagnais à longueur de journée des touristes ravis de découvrir la Camargue et ses moustiques, me couchais très tard après avoir nourrit les petites bêtes. Histoire d’amour qui m’a fait perdre 9 kg en 9 mois…

  • Et bien oui, j’ai laissé tomber un boulot pour partir en Camargue travailler dans une promenade à cheval. J’avais 19 ans, j’étais très con, car j’avais cru cet homme marié qui devait divorcer de sa femme. Et la vie que j’ai menée là-bas m’a fait perdre 9 kg en 9 mois. J’ai pris la décision soudaine de rentrer chez papa/maman quand j’ai compris qu’il ne divorcerait jamais… (cela ne m’a pas servi de leçon, j’ai fait plein de conneries parce que j’étais amoureuse…)

  • J’ai été secrétaire d’une gynéco homosexuelle (je l’ai sû trop tard), qui m’a virée quand elle a sû que j’allais épouser Albert (un homme quoi). Là j’ai regretté d’avoir quitté mon secrétariat médical à la radiologie d’un hôpital que je n’aurais jamais dû quitter sous prétexte qu’on était mieux payés à l’époque dans le privé. J’y serais encore sans ce prétexte maintenant faux, sans me demander de quoi demain sera fait (à part de malades venus se faire radiographier et échographié et scanner à l’occasion)

  • En fait j’ai été secrétaire dans une société s’occupant de tournage de téléfilms et feuilletons. J’y étais bien implantée, quand j’ai découvert accidentellement que ma chef fréquentait une copine à moi homosexuelle. Quand elle a sû que je connaissais cette fille qui clamait haut et fort ce qu’elle était (depuis le lycée)  (j’étais allée la voir et l’autre était chez elle), elle a eu sans doute peur que je n’en parle dans la boite où elle se donnait un mal fou pour faire croire qu’elle avait un mec. Mon CDD se terminait et n’a pas été reconduit (comme ça se fait dans le spectacle)

  • J’ai eu raison d’un jésuite (avec l’aide d’Albert au départ) après 3 heures de discussion acharnée pour savoir si le christ était le fils de dieu ou non. Il a finit par dire qu’il n’était pas certain… J’étais ravie, sauf qu’en fait je ne lui avais pas fait perdre la foi, il se foutait de ma gueule autant que moi de la sienne. Pas honteux pour un jésuite ? il se devait de me faire changer d’avis.

  • En fait j’ai eu une discussion très intéressante avec un Jésuite sur la chasse aux sorcières et l’inquisition contre laquelle les jésuites se sont très souvent élevés (ben voui, ils ont aussi des qualités). Il ne m’a pas donné la foi mais n’a pas essayé… Cette discussion a été super car il a été ravi que malgré mon manque de foi, je reconnaisse aux jésuites un quelque chose que je ne reconnais à aucun autre ordre… Nous avons été en tous cas OK pour vilipender les Dominicains… Et nous avons trinqué !!!! Et la discussion a été vraiment super : un jésuite ça sait de quoi il parle… Beau gosse en plus. Dommage…

  • Au cours d’une période de chômage, je me suis lancée dans le “métier” “écrivain public” (en tapant également au passage des thèses toutes admirables et passionnantes, surtout une sur un haricot mexicain qui intéresse beaucoup les chercheurs), pour découvrir très rapidement que cela ne payait pas parce qu’on profitait de la misère des autres (et je ne pouvais pas exploiter mon prochain, honte à moi, même si les lettres aux impôts étaient ce que je préférais rédiger, ainsi que les lettres de rupture). Finalement entre le temps que j’y passais, le prix de la cartouche du vieux mac, j’ai renoncé (les thèses par contre c’était pas trop mal payé mais toujours très mal écrit).

  • J’ai travaillé “à la page” pour un scénariste et son fils qui écrivait une thèse sur un haricot mexicain, mais je n’ai jamais été écrivain public. J’ai dit sur mon blog que j’aurais aimé le faire si cela payait bien… Je me sens plutôt douée pour cela. Sinon j’ai fait un jour la trame d’une lettre de rupture pour une copine, ça s’arrête là…

  • J’ai l’intégrale des Beatles et des Moody blues chez moi, en vinyl et CD

  • J’ai l’intégrale des Moody blues en CD et quelques vinyls à eux qui doivent valoir un peu d’argent maintenant… Pour ceux qui ne connaissent pas les Moody Blues c’est dommage parce que tout le monde connaît “night in wight satin”, sans le savoir…

  • Je fais toujours pipi dans mon bain. C’est mon pipi et c’est mon bain, et je n’oblige personne, mais dès que je mets un pied dans l’eau je ne peux pas faire autrement que de faire pipi, même si c’est 3 gouttes… J’ai beau prendre les pires précautions, c’est l’horreur…

  • Ca peut m’arriver accidentellement, mais non. Même à la piscine je sors de l’eau pour aller aux toilettes…

  • J’ai toujours 2 bouteilles de mousseux au frais au caz-ou… avec de la liqueur de cassis pour faire kir princier…

  • J’ai un frigo qui a tendance à faire la gueule, et une petite fête ça se prépare…

Finalement, je vous ai bien eus… Et en plus la vérité était la première de la liste…

Posté le 24 juin '07 par Calpurnia, dans Dans la série Diabolique. Pas de commentaire.

De la maternitude à la béatitude

La_maternitude_2_53329075Donc ma belle soeur était tombée dans la maternitude… Vint le deuxième où elle fut nettement plus décontractée, tout en accouchant toujours dans la clinique de rêve (de ses rêves à elle, moi j’aurais mis le berceau près de mon lit…)

Le top du top fut la naissance du troisième. Un accident (eh oui ça arrive). Un troisième n’était pas programmé après deux césariennes…

Elle accoucha là encore dans sa maternité de rêve (alors qu’elle en avait une très bien juste à côté de chez elle). Là, comme je devais officier comme photographe, elle me laissa le petit sur son lit pour aller voir les deux aînés. Il fut dûment photographié et bisouté par tatie… (gniarf gniarf, elle n’est pas là pour voir…)

Il a survécu j’atteste… Et à d’autres choses… Car sa mère était d’un décontracté pas possible avec lui, à ne pas la reconnaître…

Déjà et d’une, ma belle soeur n’avait plus le nécessaire minimum pour élever correctement un enfant, ayant tout bradé. Elle récupéra le minimum et changeait donc le chiard sur le coin de son lit en deux temps trois mouvements, avec juste une serviette éponge comme matelas à langer (exit la table à langer dernier modèle).

Tant qu’il tint dedans, il prit son bain dans le lavabo, et non pas dans une baignoire étudiée pour (bradée et non rachetée). Après il fila directement prendre son bain avec sa mère, dans la grande baignoire. Il a survécu, j’atteste.

La stérilisation à outrance, est-ce bien raisonnable, avec son frère et sa soeur qui lui donnent un doigt à têter pendant que le biberon chauffe, pour le faire patienter ? Elle a dû stériliser un mois maximum, et encore. De toutes manières il y a des microbes partout, il faut bien qu’il s’immunise ce petit.

Lui changer ses fringues 4 fois par jour parce qu’il régurgite comme les deux autres ? A quoi bon ? Un bon bavoir à changer c’est de la lessive en moins à faire. D’ailleurs le petit dernier peut rester en pyjama toute la journée, c’est super confortable le pyjama.

Fallait pas trop le toucher à la maternité, mais son frère et sa soeur le trimballent partout. Parfois en le laissant choir. La tête fait “bing” sur le carrelage : c’est solide un bébé.  On ne s’affole pas, on console le petit et on le masse avec une pommade spéciale achetée au kilo.

Comment ça les deux grands, vous laissez le benjamin jouer avec le couteau de chasse de votre père ? Vous êtes privés de dessert et au lit plus vite que ça…

Exit également les petits plats équilibrés, cuisinés par maman (pour l’ainée), les petits pots équilibrés (pour le deuxième). A 6 mois le benjamin trempe des frites dans le ketchup et finit le coca cola des ainées. Il a survécu, j’atteste.

Il braille ? C’est son droit. On ferme la porte de la chambre après s’être assuré qu’il se porte bien et que les ainés ne lui ont rien fait de mal. Il a bien le droit de s’exprimer ce bouchon, d’ailleurs, il s’exprime nettement moins que les ainés (le stress de la mère étant absent, le petit ne le ressent pas et n’est donc pas stressé)

Il a de la fièvre ? Un suppo de doliprane, on ne va pas rameuter la Faculté pour un petit 39° (pour l’ainée c’était SOS médecin à 38°, pour le deuxième le siège chez le pédiatre). Ca persiste : on l’emmène chez le pédiatre, après avoir vainement cherché le carnet de santé (resté chez le pédiatre)

Il est en retard pour marcher ? Pas grave, il a bien le temps de cavaler partout, et il saura bien assez tôt cavaler derrière les filles. Merde il marche, il va m’en faire des conneries…

Où comment passer de la maternitude à la béatitude.

Surprenant non ? Le dernier garçon de mon frère a survécu, avec une mère totalement cool (je ne veux pas dire mère indigne non plus, car elle s’est très bien occupée de ses enfants).

J’avais vécu la maternité inquiète pour Pulchérie, nettement plus décontractée pour Delphine, je regrette toujours le petit 3ème que je n’ai jamais eu, et avec qui j’aurais certainement été totalement décontractée (laissez-la jouer avec le tire bouchon, il faut qu’elle fasse son expérience cette petite (eh oui, je voulais une troisième fille))

Quand je vois ma belle soeur (ex) décontractée comme pas possible avec ses 3 grands maintenant, je me demande si la mère de ma première nièce n’a pas disparu dans une 4ème dimension pour être remplacée par une extra terrestre… Plus zen, on meurt…

Posté le 18 juin '07 par Calpurnia, dans Dans la série Diabolique. Pas de commentaire.

La maternitude…

La_maternitude_53329075Pour Pulchérie, je pensais avoir été une mère atroce. Pas pour elle hein, pour les autres…

J’avais tout le temps peur pour elle et j’avais mes raisons (j’y reviendrai). Au secours maman tout le temps… Mais…

Par exemple à la maternité, on m’avait mis la chieuse en puissance (oh combien !) dans un berceau transparent avec l’avis “je suis petit et fragile, seuls mon papa et ma maman ont le droit de me prendre“. Cause toujours… Si le père pouvait la prendre, tout le monde le pouvait, il apportait autant de microbes que les autres le papa… Et vu l’endroit par lequel passe l’enfant pour naître, c’est normal qu’il soit immunisé… J’avais lu plein de livres en plus, et je savais qu’un nourrisson est protégé par les anti-corps de sa mère pendant un mois après la naissance. S’il était au sein, aussi longtemps qu’il se serait (et elle l’était après une lutte corps et biens contre la maternité, j’y reviendrais également).

Donc à la maternité, tout le monde pouvait prendre cette enfant dans ses bras. Jean Poirotte s’empara d’elle le soir de sa naissance sous l’oeil horrifié d’une sage femme que Mrs Bibelot renvoya dans ses 15 mètres parce qu’elle attendait son tour…

Le lendemain, un samedi, tout le monde défila, c’est simple j’ai une photo de tout le monde avec la petite dans les bras !

  • Mon père

  • Ma mère

  • Mon frère et ma soeur (sans marteau je précise)

  • Sa copine de l’époque, ma belle soeur (ex, mais on se cause toujours)

  • Moi un coup : elle avait fait un couac !

  • Mon grand père

  • Son arrière arrière grand tante (tante Hortense)

  • Le père

  • La belle soeur

  • Le beau frère

  • Leur fille

  • Et j’en passe.

Vous n’allez pas le croire : Pulchérie a survécu à tous ces bras mercenaires et ces microbes atroces qui l’attendaient pour la terrasser (d’ailleurs elle va très bien, je confirme).

Ma belle soeur en cloque de la cousiiiiine et nous annonçant qu’elle allait accoucher dans la maternité de rêve. Pour elle c’était quand le môme est dans un endroit soi-disant stérilisé et isolé de sa mère (moi rien que la vue de la chambre de rêve me donnait envie de foutre le camp). Un truc très américain dans le style. On regarde le chiard derrière une glace car la chambre du dit chiard est isolée de celle de la mère avec baie vitrée obligatoire.

Puis elle acheva tout le monde en nous déclarant qu’elle n’était pas d’accord avec le fait que Pulchérie ait été dans les bras de tout le monde (dont les siens) et que du coup, sa fille (on savait ce que c’était), n’irait dans les bras de personne….

On pensait qu’elle nous faisait le coup classique de Trafalgar de la femme en cloque qu’il ne faut surtout pas contrarier sinon elle va faire serial killeuse, mais cela se précisa après la césarienne…

  • La môme était bien dans un berceau transparent dans une pièce théoriquement isolée de sa mère, derrière une vitre

  • Interdiction de se pencher au dessus du berceau sous peine de briser la glace (z’aviez qu’à lire plus haut).

  • La prendre dans les bras ? Vous rigolez vous ? Faut ouvrir la porte, les microbes vont s’engouffrer…

Nous étions à la fois ravis et frustrés. Le Hic fut de voir l’album photo quelques mois plus tard. Parce qu’il y avait des photos de la petite dans :

  • Les bras de son père (jusque là c’est normal)

  • Les bras de la mère de la belle soeur (là c’était moins normal vu que la mère du papa n’avait pas eu le droit)

  • Les bras du père de la belle soeur (idem avec Jean Poirotte qui en mourait d’envie)

  • Les bras de la femme du patron de mon frère…

  • Les bras de la future marraine, alors qu’Albert Parrain présumé n’avait pas eu le droit de la regarder autrement qu’au travers une vitre…

Il y a eu comme un couac général dans la famille. Et la sensation que mon frère n’avait pas apprécié, mais qu’il avait subi… Qui s’est confirmée plus tard lors de la séparation… Mais bon sur ce coup là il a fait solidaire avec sa femme et je pense que cela lui a coûté…

Ma belle soeur était tombée en maternitude… J’appelle ça comme cela. Les femmes qui en font trop, qui en rajoutent une couche, qui ont souffert plus que les autres et dont les enfants sont plus fragiles que les autres… Qui font tout bien et vous pas (pour Delphine qui s’intercalait entre la cousiiiiine et son frère, elle me fit la morale “ne laisse pas tout le monde la prendre” Ben si, et même la grande soeur, et je fais ce que je veux d’abord…. (Delphine est toujours vivante et en bonne santé je confirme…)

Effectivement parfois, plus fragiles que les autres, certains enfants sont (ça sonne bien non ?). A l’abri des microbes ils ne développent pas leurs défenses immunitaires. Séparés de leur mère dès leur naissance, ils n’apprennent pas ce je ne sais comment définir qui les rendra sociables…

Elle a persisté et signé pour le second, s’est un peu relâchée sur le troisième (que j’ai pu manipuler et bisouter parce que j’étais déléguée à la photo et qu’elle s’était absentée pour aller voir les aînés : le chiard a survécu à mes microbes (il est en parfaite santé, je confirme…)

N’empêche qu’il leur manque toujours à ces bayous peut-être, d’être passés de bras en bras à l’heure où ils connaissaient le monde, à leur grande surprise.

Je me trompe peut-être. Mais entre la maternité et la maternitude, je trouve qu’il y a un fossé. Finalement pour Pulchérie j’étais dans la maternité (tremblante), et ma belle soeur était dans la maternitude… Comme ces femmes qui marchent sur la route fières derrière leur landeau, alors qu’il y a un trottoir magnifique qui les attend…

De toutes façons, quel que soit le clan, la vie n’est qu’un long calvaire (surtout quand on a des chiards à gérer…)

Posté le 15 juin '07 par Calpurnia, dans Dans la série Diabolique. Pas de commentaire.

La grande réussite d’Albert…

Albert_repr_sentant_10079627Non je ne vais pas vous coller une photo des filles. D’ailleurs nous étions deux pour réussir ces purs chefs d’oeuvres…

Albert croyait qu’il était fait pour le commerce. Il avait fait une école spéciale. Il vendait de tout d’ailleurs, parce que la vente ce n’était finalement pas son truc et qu’il changeait de secteur régulièrement.

Il a vendu des appartements à la montagne, des aspirateurs, des je ne sais plus quoi d’ailleurs… Puis il rejoignit Jean Poirotte pour le seconder dans son entreprise (ne jamais travailler en famille, ce qu’Albert persista à faire en s’installant après avec son beau frère (et en plus ça rime))

Il était déjà avec Jean Poirotte, mais il lui restait 2 aspirateurs à fourguer quand un beau samedi, dring à la porte. Je me souviens qu’il s’emmerdait vaguement devant un match de rugby qu’il regardait parce que cela fait mec et que Pulchérie bien remise par sa sieste à elle l’empêchait lui d’envisager une sieste crapuleuse (l’avait qu’à s’y prendre plus tôt)…

C’était l’époque où ils se promenaient à deux pour nous annoncer la fin du monde (maintenant qu’elle n’a pas eu lieu on les voit nettement moins). Les témoins de Jéotruc qui refusent les transfusions et autres… J’ouvre la porte, Pulchérie charabiatant à mort accrochée à mes jupes mon caleçon bien moche du samedi “je glande”. Moi en voyant le couple je me fige. Pas le temps d’en placer une sur le “oh le beau bébé il est à vous ?” (non je l’ai emprunté à la voisine pour occuper mon samedi) que voici Albert prêt à les lourder gentiment j’imagine (restons civilisés).

Ben non, il les fait entrer et les installe dans le salon. Ils sont ravis. Ils ont tort. Mais généralement on leur claque la porte au nez sous un prétexte fallacieux et là, ils sont reçus. Ils sont coincés, ils ne sortiront pas comme ça…

Albert alla jusqu’à faire du café et à le servir avec des petits gâteaux qu’il trouva sans mon aide, pendant que je donnais le bain à la petite, ce qui me prenais un moment (c’est igolo l’eau maman). Ca blablatait ferme dans le salon (surtout Albert). Les témoins de l’apocalypse futur ignoraient qu’ils étaient tombés sur le bavard du siècle. Si si, il arrivait à me clouer le bec, c’est dire (coucou Dom !). Je tends l’oreille, ça cause religion et bible et les malheureux ne sont pas sortis de l’auberge, même un jésuite ne tiendrait pas la route face à Albert… (alors que dire de bénévoles non formés à la dialectique, parce qu’un jésuite on peut dire ce qu’on veut, ça tient la route sur le plan conversation…)

Après le bain de Pulchérie qui charabiate (quelle hérédité a cette petite, c’est consternant), quelques rangements, je commence à préparer le repas en passant donc devant le salon et souriant hypocritement à un homme et une femme légèrement crispés, cela se sent nettement… Ils m’évoquent vaguement un insecte englué dans une glue quelconque et qui se débat désespérément pour s’échapper…

2 heures 60 minutes à discuter avec Albert. Tout ça pour quoi ? Je vous le donne en mille. Pour repartir avec un aspirateur sans l’avoir échangé contre une bible, ni surtout converti Albert… De dos, ils faisaient peine avec leur démarche anéantie..

On ne les a jamais revus… ils ont déserté le quartier… Je pense qu’ils se sont suicidés en rentrant chez eux… Ils l’avaient assez dit que la fin du monde approchait. C’était la leur…

La vie n’est pas qu’un long calvaire, j’étais morte de rire… Mais bon, Albert ne pouvait pas passer 3 heures à chaque client pour faire fortune dans les aspirateurs… D’où sa reconversion un jour sur les cours de la bourse…

Posté le 19 mai '07 par Calpurnia, dans Dans la série Diabolique. Pas de commentaire.

L’hérédité c’est curieux…

L_h_r_dit__c_est_curieux_53369318Ce truc bidule chose très artistique, c’est de l’ADN… C’est là que s’inscrit tout ce que l’on va être, via les gènes multiples récoltés ça et là depuis des générations.

C’est là qu’il est écrit quand on aura ses ragnagnas pour la première fois (mesdames et mesdemoiselles), quand on commencera à perdre ses cheveux (messieurs et mes damoiseaux), quand on commencera à avoir du poil aux pattes ou au menton, et quand exactement l’arthrite nous attaquera ou autre chose de bien sournois légué par nos ancêtres.

C’est là qu’il est écrit que les yeux sont de telle ou telle couleur, que le sang sera de tel groupe qui pourra peut-être changer en cours de vie (sauf si l’on est O négatif).

Pour moi l’hérédité c’est autre chose que mes yeux marrons verdâtres, alors que tout le monde a les yeux bleus dans la famille (mes parents étaient vraiment non concentrés).

Non, ce sont des ressemblances curieuses ayant sauté plein de générations, des réparties identiques, des caractères (de merde, je précise) qui viennent d’il y a très longtemps, on l’apprend par hasard.

Exemple : Pulchérie. Pulchérie a les pieds de ma grand mère maternelle. A tel point dit-elle que quand elle s’est glissée dans toutes les paires de chaussures de luxe que lui a refourguées Mrs Bibelot, elle s’y est sentie “comme chez elle”. Formidable non ? Le plus formidable c’est d’avoir retrouvé une photographie de mon arrière arrière grand mère, décédée à 38 ans (la mère de Mrs Morgan, celles dont les chaussures vont à ravir à Pulchérie) : portrait craché de ma fille dont je pensais qu’elle ressemblait plutôt à mon ex belle mère… (ouf !). Maintenant elle tourne plus vers ma mère…

Et puis vint un jour, en visite chez Mrs Bibelot, un survivant de l’époque (96 ans tout de même et toute sa tête), se souvenant très bien de l’arrière arrière grand mère de Pulchérie et nous parlant d’elle. Ma fille chiée ! Elle lui ressemble et en plus elle en a le caractère…

Elle a débuté dans l’existence (Pulchérie), avec une marotte très marquée pour les petites boites et les petits paquets. Elle les collectionnait. Cela apparement elle le tenait d’une autre arrière arrière grand mère, qui avait terminé sa vie en faisant des petits paquets qu’elle semait partout…

Autre exemple. Un bel été de 1977 en vacances, Mrs Tricot pose une question à son mari, “le prisonnier”

  • “Chéri dis moi, tu supporte bien ton nouvel appareil ?” (dentaire)

  • Lui, ne levant même pas la tête de ses mots croisés “je le supporte très très bien, il est dans le fond de ma malette noire…” (avec sa caméra à flamands roses)

Moi Il y 2 deux ans appelant Delphine qui m’avait ruiné la santé et le portefeuille pour avoir des lunettes avec lesquelles elle se trouvait divine (elle l’était) (je précise que Delphine n’a pas connu “le prisonnier” qui est mort avant que je ne rencontre son père).

  • “Ma puce, tes lunettes te vont toujours bien ? Pas de soucis avec tes yeux ?”

  • “Aucun problème avec mes lunettes mouth, elles sont chez toi dans le tiroir de droite de mon bureau, ça fait 2 ans que je ne les porte plus”. (Du coup je les ai récupérées, les lunettes de repos vont très bien à ma pressetruchose naissante)

Les oiseaux maintenant. Le prisonnier était un passionné des oiseaux, un chevronné. Il avait décidé de connaître tous les oiseaux du monde, devant l’ouvrage avait décidé de se cantonner à l’europe et finalement de se contenter de la France. Il avait plein de livres sur les oiseaux et son truc était de partir au petit matin avec des jumelles, espionner les oiseaux, où que nous soyons. Pendant les vacances il passait un temps fou ailleurs, à chercher l’oiseau rare. Jean Poirotte a hérité de cette marotte et a tous les livres de son père. Et puis un beau jour, le fils de ma soeur, admirant les oiseaux dans le jardin de mes parents. Ils les nourrissent l’hiver et il y a vraiment de quoi faire.

  • “Moi je les aime les oiseaux… C’est quoi celui là papy ?

  • “Un bouvreuil mon chéri. Et lui c’est un pinson, regarde : un pic !”

  • “Moi je les aime les oiseaux”.

Du coup il est reparti avec un des livres de mon grand père, qu’il lisait religieusement en nous expliquant les commentaires “là tatie tu vois, ça veut dire qu’ils nichent en France mais qu’après ils repartent ailleurs”. “Là tu vois, le papa de papy a mis une croix, ça veut dire qu’il l’a vu cet oiseau”. Soupir en refermant le livre “j’espère que je les verrais tous…”

Bien sûr comme tout petit garçon il a été rattrapé par d’autres choses, mais l’amour des oiseaux, le vrai, celui du prisonnier est à jamais en lui.

Il a hérité aussi un trait très particulier de son grand père maternel. Quand il se met à neiger vous pouvez être certain qu’à trois km l’un de l’autre, ils sortent régulièrement avec une règle pour mesurer combien ça fait… Cela sans s’être jamais concertés… Il y a Jean Poirotte qui peut attester sur l’honneur qu’il en est tombé 10 cm, et son petit fils qui en a mesuré 15 (y’a de l’herbe)

Pour moi, c’est cela l’hérédité. La belle, qui ne ressemble pas à une spirale parfaite sur laquelle trop de choses mauvaises se balladent pour nous pourrir un jour la vie.

C’est le sens de la répartie, la même à des années de distance, la marotte, la collectionnite aigüe (que Mrs Bibelot a refilé à Pulchérie), mon amour du piano qui vient de mon arrière grand mère, et j’en passe.

Et vous, vous tenez quoi de qui, de particulier vraiment ?

Posté le 17 mai '07 par Calpurnia, dans Dans la série Diabolique. Pas de commentaire.