'Dans la série Diabolique'
J’ai toujour été très fière de mes filles. Si, si, vous l’aviez sans doute remarqué. En plus je les ai élevées toute seule ou presque…
Je les regarde avec fierté et je me dis que ma vie n’a pas été qu’un long calvaire. Elles sont belles, elles sont cultivées et intelligentes. J’y suis un peu pour quelque chose tout de même.
J’ai réussi cela dans ma vie : mes filles. J’ai fait de mon mieux avec l’aide de mes parents pendant les périodes difficiles, j’ai eu mes ratés, mes loupés, mes gaffes, mais au bout du compte, elles tiennent vachement bien la route mes méchantes pesteuses…
Là c’est la première fois que quelque chose foire et je me suis remise en question à un point pas possible.
Delphine a refusé de venir voter au deuxième tour des présidentielles…
Elle m’avait plus ou moins avertie qu’elle ne viendrait pas, mais elle devait faire une procuration à sa soeur. Sauf qu’elle s’y est prise trop tard. Sauf que son chéri repartant dimanche soir (en loupant le deuxième tour également) elle n’avait pas envie de se coltiner 3 heures de déplacement juste pour voter. Sauf qu’elle le savait bien, elle n’avait qu’à se faire inscrire à Paris pour s’éviter ce déplacement. Sauf que, et bien elle ne viendrait pas voter et point final. “Je suis majeure, je fais ce que je veux“. Je l’ai bien sentie se sentant coupable sur ce coup là, mais elle a persisté et signé. Et bon c’est vrai qu’elle est majeure et qu’elle fait ce qu’elle veut… Sauf que moi aussi je suis majeure et que mes parents ont toujours le droit de me critiquer…
J’ai tout fait pour qu’elle se déplace. Merde c’est important ! Comment l’ai-je élevée ? Ne lui ai-je pas dit et répété que le vote était un droit mais aussi un devoir ? N’a-t-elle pas senti ses arrières grands parents se retourner dans leur tombe d’horreur ? N’a-telle pas senti le frisson qui parcourait l’échine de ses grands parents que sa défection a réellement plus que chagrinés ? Se souvient-t’-elle des soirs où elle avait le droit de se coucher plus tard parce que je partiicipais au dépouillement ?
Sa soeur s’est elle déplacée car elle n’a jamais raté un scrutin (en me rappelant au passage que moi j’en avais loupé un, c’est exact, c’était Charles Hubert qui était parti gambader je ne sais plus où car nous étions partis en excursion, que j’ai attendu pendant une heure, et moralité je suis arrivée au bureau de vote à 20 H 05 : trop tard : il en a entendu parler cet incivique !).
Pulchérie ne s’est pas trop étendue sur la défection de sa soeur, se contentant de me dire “elle a dû être contente de tomber sur mon répondeur quand elle m’a téléphoné pour dire qu’elle ne viendrait vraiment pas”. Car Pulchérie est très capable et miieux que moi, de faire la morale à sa soeur…. Faut dire que pour le lendemain, il y a la surprise préparée par les deux filles. Pas la peine de se friter ce soir là pour une histoire de vote… Non, mais elle va s’en rappeler de son abstention la Delphine…
Ma fille s’abstenant, refusant de se déplacer, confondant “droit” avec “corvée”. Et son copain idem…
Je pense qu’ils en entendront parler pendant longtemps… Moi j’en ai gros sur la patate.
Ma fille s’est abstenue, j’ai raté ma vie, et son éducation…
La vie n’est qu’un long calvaire…
C’est bientôt mon anniversaire qui tombera pendant mes congés de mai (je déteste travailler le jour de mon anniversaire).
Et alors que l’on doit se voir le dimanche 6, car les filles viennent voter sous peine d’être privée de dessert à vie, Pulchérie m’appelle un 30 avril morose.
“Bon bah, tu es invitée par Delphine et moi le 7 au soir pour une soirée surprise“.
Je dormirai chez elle et le gentil, à me faire boulotter les doigts de pied par Sacha (gouzi gouzi, c’est mamie !) et à cloper par la fenêtre… Ce qui n’est qu’un faible inconvénient.
Je suis attendue le 7 mai au soir sur le coup de 19 H 30 à Paris Montparnasse pour une surprise. (Je pense qu’elles n’ont pas trop percuté que j’étais en congés et que je pouvais me pointer à 8 H 30).
Parce que le plus sadique qu’il soit c’est de m’avertir d’une surprise aussi longtemps à l’avance. Elles auraient pu attendre le jour des élections… “ah au fait maman, on t’attends demain soir à Paris pour une soirée surprise”
Parce que là du coup, je suis morte de curiosité (ben voui, la dernière femme de Barbe Bleue c’est moi).
Et oui, je l’avoue, suis une curieuse de nature et elles le savent bien, elles sont comme moi… Du coup je ronge mon frein en essayant de deviner la suprise (j’aurai tout faux). Sur le plan de la concentration au boulot cela n’est pas du tout ça, car la question existentielle est depuis le 30 c’est quoi la surprise ?”
Une soirée surprise à Paris. Quelle surprise ? Où ? Pourquoi ? Comment ? avec qui ?????
Je n’en peux déjà plus…
D’un autre côté il y a surprise et surprise. Là je suis avertie. Pas comme ma soeur dont le mari préparait un anniversaire surprise un beau samedi, et qui avait décidé, elle, de faire une “journée pyjama”. Devant les questions précises et de plus en plus nettes du mari (”je pue ou quoi”), elle s’est décidée à aller prendre une douche en fin d’après midi pour trouver tout le monde arrivant avec la bouffe, en peignoir, avec un turban dans les cheveux.
“Surprise”…. Oui c’était surprise. Sauf que me faire prendre le train par surprise un certain jour est impossible…
On peut féliciter Pulchérie et Delphine pour leur sens du suspense… Des jours à ne pas dormir en me posant des questions… Mes filles me connaissent, normalement elles ont tout bon. Mais c’est quoi la surprise ???? J’aime bien savoir MOI, à l’avance…
J’ai tiré les cartes, je ne vois rien !!!!
La vie n’est qu’un long calvaire…
Edit du samedi 5 mai : Delphine va être privée de dessert je pense, pendant au moins 5 ans… Vais-je supporter la honte dans ma famille d’avoir mis au monde une abstentioniste ? Honte à moi ! Honte à elle surtout… Du coup je révise mon testament et le piano sera peut-être pour quelqu’un d’autre. Dans la famille on ne plaisante pas avec le devoir de vote…
Arrivée au boulot un lundi matin (qu’on imagine glorieux)
La première chose que je fais est généralement d’allumer mon ordi avant d’aller mettre en place la sauvegarde du serveur.
Je reviens à ma place et là curieux, mon écran est comme bloqué… Finalement non. L’ordi cause, mais je n’y comprends rien.
J’appelle un collègue sympa qui vient regarder et me déclare “ça ne sent pas bon tout ça”. Effectivement. Il me conseille F2 et non pas F1 et nous voici sur un message incompréhensible. Moi je suggère que l’ordinateur dise (puisqu’il cause anglais) “I fuck everybody”, là au moins on serait tout de suite fixés.
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Le collègue me suggère de redémarrer. Ce que je fais. Même topo, sauf que le choix F2/F1 n’existe plus. Il s’en veut, je lui en veux, on se hait…
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Un autre collègue qui arrive, nous voyant à deux devant mon ordi, vient regarder et pronostique un décès prématuré de mon disque dur. On redémarre.
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Un troisième collègue nous voyant à 3 derrière mon écran arrive et nous dit qu’il s’y connait. Il tâte l’ordi tel un médecin et déclare que le disque dur tourne mais… Il manque une connexion. Le disque dur est mort où c’est la connexion, va savoir Edouard…
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J’appelle l’informaticien du boulot sur son portable, ignorant qu’il est en décalage horaire d’au moins 6 heures…
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Un quatrième collègue nous voyant à 4 derrière mon ordi, déclare qu’il s’y connaît également. Il fait plein de clics, regarde les messages s’afficher avec consternation, et redescend chercher ses tournevis pour démonter la bête : il y a un faux contact entre le disque dur et je ne sais pas quoi…
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10 H 30 tout de même. Du monde dans mon secteur et mon ordi démantibulé sur mon bureau, m’empêchant d’accéder au téléphone. Dame Vénézia prend les appels et déclare le décès de mon PC à mes collègues éloignés consternés… Une ambiance de deuil règne dans le service et personne ne bosse, tout le monde est agglutiné devant mon PC (c’est moche quand on a retiré le capot)
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Je descend vérifier si je peux retrouver ma session sur un autre ordi. Je peux. Mais pas ce qui va avec (les programmes, dont un, très important, dont je me sers les 2/3 du temps tout est hyper protégé dans la boîte). En fait je ne peux rien faire.
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Le bricoleur ne trouve aucune mauvaise connexion. Mon disque dur est mort. Tous opinent : ils l’avaient bien dit !
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Les autres s’en vont enfin bosser en chantant “de profondis morpionibuuus“
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Je vais et je viens entre plusieurs PC : celui sur lequel j’ai récupéré mes mails, celui sur lequel je peux écrire mais pas imprimer, bref c’est la merde, intégrale et ingérable. Dès que Dame Vénézia lève son cul de sa chaise, je m’y précipite…
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Je prends 3 pilules roses, finalement 5, je suis ZEN !
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L’informaticien téléphone à 15 H 30. Il est à la Martinique, mon message l’a interpellé.
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Il me demande de redémarrer et de tout lui raconter. C’est vachement fastoche à faire, les messages sont hyper rapides avant le “I fuck everybody” qu’on attend vainement…
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Mon disque dur n’est pas mort, ou alors c’est d’une mort suspecte.
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Il me fait taper des tas de trucs. Me demande de le rappeler pour que cela ne soit pas lui qui paye
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Je le rappelle. Oui parce que l’ordi affiche vite, qu’il me faut tout lui lire, et que ça prend un temps fou de le réallumer tout le temps (l’ordi, les hommes n’ont besoin de rien)
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Il trouve la panne. C’est le “SETUP” qui a grillé (moi je ne sais pas ce que c’est). Il me le fait réinstaller illico (là on l’admire, car c’est le petit matin pour lui, il n’a pas d’ordi, mais il visionne bien la chose). Enfin quand je dis “illico”, j’exagère, il faut by-passer les messages de l’ordi, je fais des milliers de clics pour enfin pouvoir taper le message qu’il me dicte “ZA34/F1 WW triple axel, et rétablissement sur un seul pied”
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Tout s’allume tout à coup, tout est normal
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Il me demande d’éteindre et de redémarrer
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Je le fais en tremblant, malgré les 5 pilules roses.
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Je confirme le “SETUP“
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J’ai retrouvé mon disque dur grillé.
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Consternation des mâles alentours qui s’y connaissaient tous… Ils ont déjà changé leur disque dur, chez eux, alors que… Je les ai sentis blessés sur ce coup là… Ils ont tous pensé s’être fait avoir…
Car la conclusion de l’affaire est que je n’éteins plus la bête, je ferme juste ma session. Mais que quand on ne s’y connait pas on peut se faire avoir par n’importe qui… Si cela m’arrivait on me dirait que mon disque dur est mort alors que c’est juste le SETUP qui qu’aurait sauté peut-être… Allez savoir !!!
Parce que là il y avait quasi ouverture de crédit pour carrément me changer l’ordi… 4 codes en fait à taper bêtement (ben voui, sous le commandement du grand chef en Martinique), et j’ai retrouvé un ordi en état de marche.
Je savais que je me faisais couillonner chez certains garagistes, maintenant, faut que je me méfie d’autres choses…
Je vous l’ai dit et répété : la vie n’est qu’un long calvaire…
Mais bon, je le laisse allumé (l’ordi, le garagiste est allumé en permanence), apparement c’est au cours de la dernière coupure que le SETUP s’est vexé…
La vie n’est qu’un long calvaire et le SETUP susceptible (une vraie belle-mère)…
Je ne citerai pas mes sources, bien évidemment (car j’en ai, bien sûr, n’allez pas imaginer que c’est de moi, moi je n’y suis en fait pour rien…). Mais apparement, nous les femmes nous sommes championnes pour dire ce qu’il ne faut pas, au moment X. (oui X). Et les hommes ils n’aiment pas et ils mettent le drapeau en berne. Restons concentrées que diantre et débranchons notre cerveau multi tâches…
A 49 ans bientôt, j’ai eu pas mal de conversation porno légèrement avec des copines (farpaitement, à faire rougir une équipe de rugbymen sous la douche, on est plus fortes qu’eux sur le sujet qu’ils n’abordent qu’en gros, alors que nous n’hésitons pas à nous confier et à aller très loin) (C’est comme ça, les femmes sont pires que les hommes sur certains sujets, malgré une légende qui vient de la vierge Marie sans doute)
A éviter donc absolument pendant le X :
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Décidément il faut refaire le plafond
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Bouge pas, t’as un point noir sur l’épaule
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Il faut décidément que je me décide à nettoyer ces pendeloques (du lustre de la chambre Louis XV)
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Tu as mangé quoi ce midi ?
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Tiens pendant que j’y pense, Gérard a appelé
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Tu te sens vraiment bien ?
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Je me demande ce que font les mômes là.
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Merde, mon rôti
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Faut qu’on aille chez Rikéa changer ce lit, il grince trop
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Tiens tu m’y fais penser, ta mère a cherché à te joindre
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A propos la voiture broute
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Il faudrait changer les bougies et l’allumage merde
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Pfft….
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AAAHHHH Albert (quand l’homme ne s’appelle pas Albert, sinon vous avez le droit)
Il s’est vexé ? Des explications j’attends…
Vous allez me dire que je l’ai cherché avec mon titre de blog : une gentille sorcière… Mais je suis régulièrement perplexe face au gogoleuse request….
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Je ne pensais pas qu’il y avait autant de personnes qui voulaient se débarrasser de leur belle mère. Mais pour de vrai hein ! Moi avec le furoncle j’y pensais vaguement (et si elle avait un cactus dans le myocarde… ?). Mais là non… On m’écrit perso, on me demande le poison qui ne laisse pas de traces. Vous pensez bien que si j’avais la recette je n’irais pas la donner à n’importe qui et que j’aurais éliminé ça et là quelques personnes qui me pourrissent la vie… C’est une requête régulière… J’imagine la tête des assassins en puissance arrivant chez moi pour découvrir que les filles sont infernales et le cabinet de mon médecin surchargé…
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Le poil. Alors là c’est le truc qui interpelle… Comment se débarrasser du poil superflu ? Là, idem, si j’avais la recette miracle je serais quasi toute l’année aux Antilles à me baigner dans une mer plus bleue que bleue (c’est vert turquoise), à 28°, en me tortorant des punchs divins et en mangeant du crabe à tous les repas… Car celui qui trouvera la recette anti-poil pourra terminer ses jours riche et en mauvaise santé (forcément à cause du punch), où il voudra.
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Il est incroyable le nombre de personnes qui peuvent aller sur gogole pour savoir quand la caissière changera son rouleau… Je sais que j’ai écrit un post sur le passage à la caisse, mais je n’en fais pas non plus une affaire d’état. Il y a des extra terrestes parmis nous, c’est comme ça…
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Les jeunes filles qui ont “le vagin rasé” attirent également énormément. Sauf que sur mon honneur, je ne me souviens pas avoir écrit un post sur le vagin rasé. Ou alors il est temps que je prenne ma retraite et la direction de la maison qui va avec…
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“fair l’amoure avec son ginéco” n’est pas de moi, à l’orthographe (même si je cafouille parfois, j’avoue) on le voit tout de suite. Et on imagine la malheureuse débarquant pourtant chez moi, c’est vrai, c’est fou non ? Elle pensait trouver plein de bons conseils pour se faire sauter par son gynéco et elle se retrouve avec Truchon qui a arrêté la clope…
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Je reconnais que j’ai posté sur un article de journal qui m’avait marquée et qui parlait tronçonneuse. Sur mon honneur également, je n’ai pas de truc de sorcière pour que la tronçonneuse oeuvre en silence pendant que l’on découpe belle maman (toujours elle), ni non plus l’autre truc qui fait que les morceaux de cadavres brûlent en sentant la rose… Landru quitte mon blog immédiatement… C’est fou les tueurs potentiels qui se balladent sur le net…
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“Comment changer ampoule dans salle de bain” me laisse perplexe… Tu enlève la vieille et tu en remets une neuve… Faudrait-il que je fasse un post là dessus ? Pas de ma faute moi, si Charles Hubert, ce niais, s’est électrocuté en changeant une ampoule dans la salle de bain, alors qu’il était pied nu, les pieds dans l’eau (non je n’ai pas de piscine, mais il éclaboussait beaucoup…)
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“Combien de km de Paris à Toulouse”… Bien fait pour moi, j’ai écris que je faisais GPS. Mais bon, consternation de l’internaute débarquant (on l’imagine, paumé, avec son ordi penché pour capter un Wifi en plein champs)…
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“Sous les jupes de Lady Diana”… Alors là, je ne vois pas comment on peut arriver chez moi par ce biais… Aidez-moi…
Je vous épargne ce qui ne tient vraiment pas debout, mais j’avoue que je ne vais pas regarder les requêtes gogole trop souvent : ça me mine le moral…
La vie n’est qu’un long calvaire, je ne vous dis que ça depuis un bon moment…
Vous z’allez me dire que c’est la faute à ma vieille voiture etc…
Même pas vrai d’abord.
Il m’a fallu 1 H 30 pour faire 13 km. Les parisiens ou autres banlieusards vont hausser les épaules. Même pas vrai non plus que je suis aux abords du périf ou d’un centre stratégique… Non. J’ai 13 km à faire entre mon boulot et ma maison (ce chiffre fatidique eusse dû m’alerter plus tôt).
Ceci dans les bois, avant une petite arrivée dans une ZA (artisanale mon cul !) dans laquelle mon entreprise se situe juste à l’entrée le matin et à la sortie le soir. Je n’ai donc pas d’embouteillages à affronter si vous voyez ce que je veux dire…
C’était sans compter sans la DDE qui a décidé pour la 13ème fois en 13 ans de faire des travaux sur la route qui mène de chez moi au village d’à côté. C’est simple, depuis que j’habite mon appart, j’ai connu cette route en travaux 6 mois sur 12 en moyenne… Ne pas la prendre c’est emprunter la RN 10 et ses embouteillages réels…
Un coup on creuse pour l’électricité, un coup on creuse pour le gaz, un coup on met des ralentisseurs, un coup on fait un rondpoint (une commune de 200 habitants peut-elle survivre sans rondpoint ?), un coup on change le rondpoint de place pour obliger les gens à ralentir face à l’école (rien ne ralentit un fou du volant), un autre coup un matérialise la bande blanche avec des pavés, c’est sans fin…
Donc Xème travaux depuis que j’emprunte cette route (déjà du temps de mon avocat tordu). Avec une déviation de 5 km pour 300 mètres de travaux. Un feu rouge alternatif suffisait grandement mais cette idée n’est venue qu’aux automobilistes… (tiens, ils creusent encore ? Je passe, je m’en vas voir ce qu’il se passe)
Depuis plusieurs jours un temps fou, comme tout le monde, je faisais comme si j’étais “riverain”… La courtoisie était de règle, on se laissait le passage les uns les autres, un vrai plaisir.
Là, sur ma route dans les bois, un semi remorque portugais. Je n’ai rien contre les portugais, mais il était lui… visiblement perdu, donc roulant au pas et quand je dis au pas, à pied je l’aurais doublé en lui flanquant grave la honte. Prenant suffisement de place pour que l’on ne puisse le doubler (en tous cas moi et tous les autres). Arrivé au carrefour où la déviation est indiquée (mon cul quoi !) le voila qui hésite. Il a bien raison, son semi ne passera jamais le carrefour “déviation” avec son triple virage à franchir avant une montée horrible et pleine de virages également (je l’ai prise une fois cette déviation, il doit y avoir pleins de morts régulièrement sur cette route, et les autorités nous le cachent, comme tant d’autres choses)…
J’ai quitté le boulot à 18 H 30 (c’était il y a 2 semaines, ceci pour les maniaques qui vont regarder l’heure où je poste, et critiquer), avec 1/2 H de retard. Il est 18 H 45 je devrais être chez moi, mais j’attends derrière un semi remorque portugais hésitant…
20 minutes…
Il s’engage finalement, constate qu’il peut passer (15 minutes à rouler à 3 km/h). Je le suis, ravie (enfin presque) et je le double quand je sais que c’est possible sans risques. Je dois passer à la pharmacie (merci Truchon). Las, dans mon bourg c’est également en pleins travaux. Pour la DDE le printemps rime avec “de chaussée défoncement“.
Je prends donc la déviation obligatoire (oui, la pelleteuse est en plein milieu du carrefour), j’arrive à la pharmacie à 19 H 25, 5 minutes avant la fermeture. Je fais le plein de gélules roses, noires, grises, m’en fous, je veux rentrer chez moi.
Et pour le retour j’emprunte bien évidemment la déviation obligatoire cause pelleteuse (même les riverains sont interdits de passage). Pour me retrouver dans une petite rue obligée face au semi remorque portugais. Arrivé là bien sûr en suivant scrupuleusement les panneaux. Sauf qu’il ne peut tourner ni à droite, ni à gauche (et que fait la DDE ? !!!! il est vraiment coincé, ça se voit nettement). Le temps qu’il s’en rende compte et qu’il bloque tout le monde en se demandant quoi faire : marche arrière, c’est simple et pour un semi c’est aisé… Moi je suis coincée en attendant qu’un illuminé derrière moi fasse marche arrière avant lui… Difficile, le virage est dangereux… 30 minutes à maudire le semi remorque. Je fais enfin ma marche arrière, mais trop serrée par le semi je m’y reprends à 10 fois, alors que les manoeuvres et moi c’est OK…
Je prends la petite route de détour pour rentrer chez moi derière une file de voitures hésitant sur la marche à suivre, j’y perds un temps fou, et là je retrouve le semi remorque portugais qui termine sa marche arrière dans la rue dans laquelle il m’a coincée précédemment…
Le temps qu’il fasse sa manoeuvre (finalement pas doué le pépère…), encore 15 minutes d’attente…
Je suis rentrée la bave aux lèvres (ben voui) et j’ai sorti plein de gros mots que je ne connaissais même pas…
J’avais annoncé 1 H 30. Je suis loin du compte…
Mais la vie n’est qu’un long calvaire et la navigation difficile. Je n’ai pas revu le camion le lendemain, dommage, je m’étais acheté un lance roquette…
Ceux qui ont suivi, savent que pour moi le top de l’expédition, c’est d’aller à Paris voir les filles. Ce qui était prévu pour le samedi 31 mars (après un report tout de même, sinon ce n’est pas drôle, mais avec les filles il y a forcément quelque chose qui coince à l’heure dite).
J’allais voir les filles, et mes petits enfants (les chats de Pulchérie). Mrs Bibelot avait décidé de m’accompagner pour voir comment ses petites filles étaient installées, et puis il y avait un bail qu’elle n’avait pas mis les pieds à Paris, elle (3 ans, nous avons compté dans le train…).
Je ne me suis pas méfiée de ma mère, et j’avais tort, quand le vendredi soir elle m’a annoncé qu’elle aimerait bien faire une virée au “quartier latin”, où elle a plein de souvenirs… En me sortant tous ses vieux plans de Paris et du métro (le RER, connait pas). Je n’ai pas voulu la contrarier et lui suggérer de garder ses souvenirs. Elle voulait revoir le “boul’mich” qu’elle arpentait avec ses amis de la fac de médecine, et la rue de la Huchette dans une cave de laquelle elle allait danser… Ceci il y a longtemps maintenant.
Nous voici donc parties pour Paris, et Pulchérie un peu consternée de savoir que l’on arriverait chez elle “tôt” (12 H 45, annoncer cela à Mrs Bibelot qui se lève à 6 H relève de la haute voltige sans accessoire et rétamage sur la moquette obligé). Décision prise d’aller manger quelque part dans le Marais qui est le quartier de prédilection de ma méchante, de retrouver Delphine et gendre n° 2, et d’aller faire le quartier latin, because Mrs Bibelot y tenait beaucoup. Pulchérie généreuse nous invita pour un thé chez “Angélina”, et Mrs Bibelot ravie, me rappela ces périodes ou nous “faisions” la rue de Rivoli avec Mrs Morgan, pour terminer devant un thé divin dans la même boutique… ceci sans oublier pour autant son quartier latin…
Mrs Bibelot avait bien prévu son coup, elle s’était même acheté un portable flambant neuf, dont la sonnerie ne fonctionnait pas. Elle avait pris son plan de Paris et tout ce qu’il fallait, dès fois que je veuille la perdre (moi à Paris je ne sais jamais où je suis géographiquement parlant). Nous sommes arrivées à Montparnasse saines et sauves pour prendre le bus, et je la sentais avide de son Paris de jadis. Arrivées à la bonne station, elle savait très bien où elle était (moi pas). Elle a simplement oublié de me prévenir qu’elle voulait voir le marché aux fleurs et faire les quais et m’a fait faire un détour d’au moins 3 km pour arriver chez Pulchérie dans l’Ile Saint Louis, (qui n’était bien évidemment pas prête, ma fille bien sûr). Moi j’avais faim et déjà mal au pieds (jamais contente).
Nous avons fait “gouzi gouzi arrheu arrheu” avec les chats le temps que ma fille termine de se préparer (3/4 heure). Elle avait prévu elle, de nous emmener déjeuner à côté de chez Delphine, de nous emmener chez elle (Delphine) et après : vive le quartier latin. (Je sentais bien que pour elle c’était “bof”, mais elle n’a pas voulu démoraliser et contrarier sa grand mère qui de toutes manières était incontrariable sur ce coup là).
Le déjeuner a été sympa (un peu cher, mais bon…) avec un serveur non collet monté sachant blaguer juste ce qu’il faut. Pulchérie a réglé le portable de Mrs Bibelot sur “sonnerie hallucinante + Vibreur”, découvert en rigolant que Jean Poirotte avait essayé de joindre sa femme 6 fois, et j’en passe. Ceci avec une maestria qui m’a fait peur vu qu’elle n’avait pas de mode d’emploi : moi avec un portable je vais faire n’importe quoi (eh oui, l’idée germe)… Le temps se détraquait, voici la pluie… Le lendemain il faisait un temps radieux, mais nous n’allions pas retourner à Paris…
Puis nous voiloù parties chez Delphine. Elle habite au 7ème… Là il y a eu un moment de battement entre le 3ème et le 4ème. Pulchérie qui grimpe les étages à la vitesse de l’éclair (l’habitude de son 6ème de chambre de bonne pendant 5 ans) a trouvé très drôle arrivée au dernier étage de commencer à grimper sur une échelle sous mon regard consterné. Je me suis figée nette : moi vivante, je n’irais pas voir Delphine au prix d’une escalade d’échelle après les 7 étages… Non c’était une blague avant le premier avril… La pluie a commencé à tomber de plus en plus fort et le quartier latin c’était moyen pour les jeunes : Pulchérie, Delphine et gendre n° 2… Eux pensaient plutôt à “Angélina” chez qui Pulchérie nous invitait.
Mais il a bien fallu y aller, via le bus n° 3456, sous la pluie, “mamie” insistant quelque peu et bien déterminée à y aller de toutes manières. Pulchérie était d’humeur aimable et avait son regard qui tue (elle fait ça trèèèès bien). Arrivée à Saint Michel et Mrs Bibelot qui fonce droit devant. Les filles constatent avec stupéfaction qu’elle connaît le quartier… Oui, elle retrouve sa rue où elle allait danser dans une cave. Il vase de plus en plus, et Mrs Bibelot ne reconnait plus rien (évidemment 50 ans après…). Du coup elle n’a plus envie d’aller voir le reste, elle veut garder ses souvenirs. On fait machine arrière pour reprendre le bus n° 3456 vers “Angélina”. Nous perdons en route Mrs Bibelot et gendre n° 2…
Là j’admire la technique. Delphine dégaine son portable après 2 minutes d’attente sous un porche de la rue de la Huchette pour appeler son Jules (la rue n’est pas longue, l’absence est anormale). Mrs Bibelot s’est arrêtée avec lui (il la trouve super “funky” la grand mère) dans une boutique de souvenirs pour y acheter des parapluies… Nous voici munis de l’engin essentiel en cet heureux jour. Un noir, automatique, avec une tour Eiffel dorée dessus et écrit en gros “Paris”. C’est divin.
Elle se marre en arrivant sous le porche où nous l’attendons (avec gendre n° 2) avec son pébroque naze et les nôtres, mais ne retournera plus dans son cher quartier latin qui vit désormais dans son coeur avec ses caves où l’on dansait dans la fumée, quand Sartres était déjà bien engagé et qu’au café de Flore il y avait déjà des folles… Maintenant elle veut son Angélina. Tête de Pulchérie à nouveau… On z’y va. On aurait pu s’épargner la station “Saint Michel”… Finalement la virée a duré moins de 15 minutes.
Pas de soucis… On a marché comme pas possible. On l’a eu notre thé, notre chocolat, notre gâteau exquis… Nous avons cavalé vers la province (ou presque) tardivement : nous n’avions pas vu le temps passer. Nous avons bien vu par contre le train partant pour chez nous décoller sous notre nez et l’affichage annonçant 1/2 heure d’attente pour le suivant…
Je suis rentrée moulue, fourbue, crevée, gavée à mort entre le restaurant du midi (enfin 14 H) et l’Angélina, les mollets en vrac rapport aux 7 étages en montée et en descente, à la marche forcée, ravie, nostalique déjà de cette journée…
Mrs Bibelot nous concocte, je le sens, une virée sur les champs Elysées ou bien finalement chez les bouquinistes et les îles (de la cité, + l’ïle Saint Louis)… Voui, elle en a parlé plusieurs fois de ses bouquinistes (tous fermés ces rats). Avec Mrs Morgan nous avions toutes les trois deux destinations sur Paris, régulièrement (et là elle va en rajouter une) :
Donc je sens que l’on va y retourner. Je m’achète des chaussures de randonnées et OK… Je suis un peu triste pour elle tout de même que son quartier latin soit mort, et qu’elle n’ait pas pu nous faire voir “là où j’allais danser”… Elle n’a retrouvé qu’un théâtre qui joue toujours la même pièce depuis jadis… Mais tout le reste s’était envolé.
Toute une époque qui est morte avec comme pierres tombales des boutiques de souvenirs, des marchands de parapluies, de frites et du moche partout.
Pas grave, maman danse toujours dans sa cave enfûmée, elle a déjà rencontré Jean Poirotte et une nouvelle vie sera là… Avec moi pas prévue au programme du départ…
La vie n’est qu’un long calvaire… Sauf pour gendre n°2 ce jour là qui savait bien qu’elle était funky la grand mère…