'Dans la série Diabolique'
Vous sentez poindre la fatigue morale de la blogueuse au mois d’aout, et vous n’avez pas tort.
Heureusement qu’il y en a qui ont pris la peine de faire rire tout le temps, et qu’on en profite toujours !
PIERRE DAC (je ne sais pas de quand ça date) :
ON REJOUERA AU RUGBY AVEC LES BRITANNIQUES
Le championnat de France de rugby n’a pas plu aux dirigeants anglais. Les joueurs de Grande Bretagne refusaient depuis huit ans de jouer en France à cause des coups de pied qu’ils avaient reçus en 1931. M’étant rendu à la Rugby Union, j’ai réussi à connaître les conditions auxquelles les joueurs britanniques consentiraient à revenir disputer un match en France. Les voici :
TERRAIN :
Le terrain sera divisé en deux parties : la britannique et la française. Les français n’auront pas le droit, sous aucun prétexte, de pénétrer sur le territoire britannique. Ils devront botter les buts de leurs poteaux, les yeux bandés, et en regardant de l’autre côté. Les britanniques eux, pourront se mettre à cinq pour porter le ballon sur une civière jusqu’aux buts français. L’orchestre jouera “Tipperary”. Chaque fois qu’un anglais fera une chute, il aura droit à être éventé pendant 10 minutes par le président de la Fédération Française de rugby déguisé en danseuse orientale.
EQUIPEMENT :
Le maillot des anglais sera couleur de gazon. Celui des français devra obligatoirement n’avoir qu’une manche dans laquelle seront pris les deux bras. Même avantage pour la culotte. Les souliers des français seront en crêpe georgette avec crampons à l’intérieur.
REGLE DU JEU :
Au coup de sifflet, les français devront se coucher par terre et faire semblant de dormir. Les anglais seront transportés en pousse-pousse jusqu’à la ligne des 22 mètres. Les pourboires des pousse-pousse seront payés par la FFR. Les poteaux des buts français seront abattus et maintenus au sol pendant qu’un employé de la FFR habillé aux couleurs britanniques, passera le ballon par-dessus la barre…
La vie n’est qu’un long calvaire… (surtout pendant les grandes vacances…)
Généralement nos parents nous ont élevés pour faire de nous au minimum, des adultes capables de se défendre et d’affronter la vie.
Avec quelques lacunes que l’on découvre en prenant de l’âge. Personne n’aime vieillir, mais l’âge présente quelques avantages malgré tout :
- On sait plein de choses, qu’à côté à 20 ans, on était ignares
- L’expérience, la nôtre et celles de nos proches ou moins proches, ou juste de vagues relations, fait que l’on devient un puits de sagesse, juste avant de tomber dedans, mais avec des étapes.
- J’ai 20 ans : je suis grande (ça c’est l’argument massue, car être grande empêche forcément de faire des conneries). Donc à 20 ans on fait des conneries mais on en prend de la graine pour l’étape suivante.
- J’ai 30 ans : je suis adulte. L’est-on réellement un jour ? Là encore cela ne met nullement à l’abri des conneries que l’on fait avec l’impression que cela n’en est plus (mais ce n’est qu’une impression)..
- J’ai 40 ans, je suis grande, adulte, et je sais ce que je fais. Surtout moi, qui ai épousé Charles Hubert à 44 ans alors que s’il y a bien une connerie que j’ai faite dans ma vie c’est celle-ci. Pourtant j’étais grande, adulte, etc…
- J’ai 50 ans, je commence à faire attention…
- J’ai 60 ans…
- Rappelez moi quel âge avait Napoléon avant de s’engager dans la campagne de Russie ? Pourtant il était grand (enfin je m’entends), adulte et Empereur en plus. Comme quoi on n’est jamais à l’abri de faire des conneries…
On ne se préserve jamais assez, c’est ce que l’on découvre en prenant de la bouteille sagesse par degré. Je vais parler au féminin, mais au masculin, cela reste tout à fait valable et cela m’évitera de mettre des parenthèses partout pour préciser il(elle).
Sur le plan des sentiments :
- Croyez moi, évitez au maximum la personne qui vous fait vraiment chavirer le coeur. Prenez plutôt son copain qui n’a rien d’attrayant, comme cela le jour où il vous quittera pour une autre, vous n’aurez pas besoin de prendre des forces pour lui réclamer la moitié des biens communs et lui planter une fourchette en argent dans la fesse (sans louper le nerf sciatique c’est mieux) sous prétexte que c’est Tante Hortense qui VOUS l’a offerte.
- Et de plus, vous attendrez sereinement le prochain niais qui se prendra dans vos filets.
- Evitez avec le niais, de vous amouracher de la belle mère dont l’amabilité est forcément suspecte. Que cette femme soit adorable c’est un fait (louche), mais bon, il vaut mieux prévoir le jour où vous n’aurez plus le droit de la voir. Ne pas l’aimer et la fréquenter le moins possible vous évitera à coup sûr de sangloter en pensant à elle dans quelques années.
- Dans le même ordre d’idées, évitez de trouver les amoureux de vos filles sympathiques (j’ai précisé pour le sexe que tout serait au féminin). Votre futur gendre doit rester pour vous un salaud de première qui a dévoyé la chair de votre chair. Idem, quand ils divorceront pour de sombres prétextes (lunette des toilettes non rabattue, le goût immodéré de votre fille pour les chaussures ou son goût immodéré à lui (le salaud, le kidnappeur de pure petite fille) pour les chaussettes de sport), vous ne pleurerez pas à l’idée de ne plus le revoir. Au contraire : chic, exit le gendre, ou les gendres, ne soyons pas avares, il n’y en a pas un pour racheter l’autre c’est ce qu’il faut se dire.
- Toujours dans la même optique, évitez comme la peste de vous faire des amies passé un certain âge (30 se devant d’être la limite absolue, car alors vous avez déjà une ou deux très très bonnes amies de toujours).
Parce qu’un jour on se répand sur son canapé alors qu’elle vient de nous apprendre qu’elle est foutue, que son jules l’a quittée et qu’elle va s’ouvrir les veines, ou qu’elle a perdu son fils ainé. Vous serez obligée d’aller pleurer avec elle et de lui remonter le moral, avec vraiment l’impression que c’est à vous que cela arrive.
Epargnez vous cela.
- Inutile de vous préciser que tout copinage au boulot est à proscrire totalement, une trahison restant toujours possible.
- Vos voisins, vous ne les voyez même pas. Rendre service surtout pas, et encore moins aller prendre l’apéritif auquel ils vous ont si gentiment invitée. On s’attache on s’attache, et puis un beau jour, les traitres décampent pour laisser l’appartement à une vieille mégère. Cela ne se pardonne pas.
- Toujours côté boulot, ne trouvez jamais votre patron sympathique (ça existe), et n’entretenez pas avec votre chef si gentil des relations trop cordiales. Cela se retournera fatalement contre vous le jour où la boîte va couler et où cela sera “chacun pour soi”. Et ayant toujours gardé vos distances, à votre corps défendant, vous pourrez toujours répondre à Truchon qui est obligé de vous remercier “j’ai toujours su que vous n’étiez qu’un rat”, après avoir mis le chèque d’indemnités dans votre poche.
- Prendre un animal de compagnie, chat ou chien : vous êtes maso ou quoi ? Vous allez vous attacher et il vous quittera un jour, vous laissant telle une serpillère, à user des tonnes de papier absorbe tout…
Pour le sentiment j’ai la sensation d’avoir fait le tour. Déjà qu’il y a la famille à laquelle on s’est très attachée avant de devenir une personne sage…
La vie n’est qu’un long calvaire.
Pour préserver votre santé, je vous retrouve lors d’un prochain épisode…
Je ne parle pas de la dernière entrée, la petite stagiaire, “la petite”.
Non je parle d’une personne qui n’est pas très grande. J’en ai eu une sous le nez chez Trucmuche pendant près de 6 mois, et c’est fatigant. Enfin, elle était fatigante.
(Attention, je ne prétends pas que les femmes “pas très grandes” sont toutes comme cela. J’en ai néanmoins connu 2 qui en faisaient un complexe à mon avis ridicule…).
La nature l’a dotée d’une petite taille. A vue de nez vous diriez 1 m 55 avec talons, pas plus. Sa vie va bien tout de même, elle a pondu ses 4 enfants, est bien en ménage (généralement avec un homme grand d’ailleurs, qui semblent attirés par les petites puces)…
Mais naturellement elle ne supporte pas votre mètre 65 qui est propulsé rapidement au mètre 70 avec un peu de talons.
Elle ne dit pas “tu es trop grande” même si elle le pense vu qu’elle vous arrive à l’épaule, mais précise que quand vous marchez vous faites du bruit avec vos talons.
Pas plus qu’elle avec les siens qu’elle a bien fait ferrer…
Sympa le lendemain, vous mettez ballerines ou mocassins pour vous réduire un peu, mais là, comme elle constate qu’elle est toujours résolument plus petite que vous (et pour cause), elle trouve que vos chaussures font “splitch, splotch”.
Elle ne veut absolument pas qu’on l’aide pour attraper un dossier sur l’étagère là-haut. Moralité on la regarde sautiller pour attraper le dit dossier. C’est toujours au moment où elle se résigne à monter sur sa chaise, au risque de se rompre le cou, que Trucmuche rentre dans le bureau.
“Enfin, vous auriez pu l’aider, vous avez vu comme elle est petite ?” vous murmure-t-il loin d’elle pour ne pas la vexer. En clair, vous êtes un bourreau sans coeur.
Idem, elle profite du moment où vous êtes coincée au téléphone avec le chieur du siècle (minimum une heure), pour aller toute seule chercher à l’étage (en sautillant toujours) les boîtes à archives destinées (comme c’est curieux), à archiver l’exercice précédent. Elle a vite fait de disparaître sous la charge et on vous demandera encore une fois pourquoi vous ne l’avez pas aidée… 7 cartons de boîtes archives dépliés c’est le camouflage idéal pour elle, et lui permet de passer pour une bête de somme.
Même à 50 berges tassées, elle joue toujours de sa petite taille et de sa soi-disant faiblesse pour passer pour une victime, et ça marche…
Vous aurez votre revanche le jour où aucun mâle ne sera à disposition pour changer l’ampoule des toilettes. Et vous, vous êtes à bonne hauteur, mais pas de bol, tout ce qui est électrique vous rend phobique… Et vous savez, vous, pisser dans le noir…
Sinon, vous n’aimez pas dire du mal des gens, mais effectivement elle est gentille, la petite…
La vie n’est qu’un long calvaire…
Bon, je veux bien bloguer pendant l’été, alors que TOUT LE MONDE PART PENDANT 2 MOIS ET DEMI, mais faut pas charrier, le dimanche ce sera réédition…
Nanméheu…
L’homme qui bricole se décline de plusieurs manières :
Il y a celui qui n’y connait rien, qui déteste bricoler, qui ne veut pas bricoler.
Un beau jour, poussé par la nécessité il doit changer une ampoule (pour lui c’est du bricolage). Il ne débranche pas la lampe ou ne coupe pas le bouton qui fait arriver le courant là où il met les doigts (dans la salle de bain, les pieds dans l’eau c’est mieux).
C’est Charles Hubert s’électrocutant dans la salle de bain et se refaisant la coiffure (il était divin je regrette de ne pas avoir immortalisé cet instant magique). En attendant les pompiers, lui mettre un coup de spray ou de laque pour que les mèches en l’air perdurent. Ne pas hésiter à prendre une photo du punk pour immortaliser le jour glorieux où il a bricolé…
S’il plante un clou il s’immole 3 doigts ou le genou (?), s’il fait de la peinture il en mettra partout sauf où il faut, on n’ose l’imaginer une scie à la main. D’ailleurs il ne sait même pas que ça existe (les scies).
Dès qu’il parle “bricolage”, on appelle directement le SAMU, c’est toujours du temps de gagné… (quitte à être fichée définitivement au 15, au 18 et à “allo maman bobo !).
D’ailleurs dès que leur gendre ou ce qui en tient lieu, prononce le mot “bricolage”, vos parents mettent en place une cellule de secours et la trousse qui va avec…
Il y a celui qui n’y connait rien, mais qui adore bricoler et bricole tout le temps.
Acheter des étagères à Ikéa ? Vous êtes folle ? Il va vous les faire vos étagères. Vous craignez le pire, vous avez raison, mais pas le courage de le lui dire…
Il part acheter son bois lui-même, des clous, un marteau et vous allez voir ce que vous allez voir. Effectivement.
D’abord on entend. La porte qui claque parce qu’il repart acheter une scie et qui re-claque quand il rentre avec une abominafreuse chose électrique que le vendeur a réussi à lui refourguer. Il va se mutiler avec ça, et si la peine de mort existait encore vous pourriez toujours aller en menacer le vendeur. Mais votre sort “pire que la mort” l’indiffère totalement et même, le fait sourire (le vendeur)…
Il s’installe (mal) (pas le vendeur, l’homme, suivez un peu !) dans la cuisine et on écoute avec horreur la scie vrombir, en rassemblant le matériel de première urgence (merde pas de garrot). Après il cloue : la table de la cuisine ne s’en remettra jamais. “Les voilà tes étagères mon amour”. Oui elles penchent un peu mais la tour de Pise penche aussi, et ça fait tout son charme…
Pour que les étagères ne penchent plus, il met des cales sur la droite. C’est divin. Là on visualise bien qu’une planche est de travers et les clous très apparents. On doute de la solidité de la chose sur laquelle on voulait mettre l’intégrale de l’encyclopédie… La semaine prochaine il va les peindre de la couleur que l’on veut, il n’aime pas le bois brut (adieu moquette). Enfin il le fera quand il n’aura plus de pansements sur les doigts…
Il y a celui qui s’y connait, qui adore bricoler et qui fait tout tout seul
Il rentre un jour tout content parce qu’il a acheté un terrain à pas cher pour construire sa maison tout seul. Super. Pendant des mois, voire des années, il va passer la totalité de son temps sur le terrain, à construire la maison. Il fait cela très bien avec des potes à lui à qui vous faites une choucroute monstrueuse le samedi soir pour qu’ils se remettent d’une dure journée. Vous aurez votre maison dans 15 ans parce que la matière première s’achète au coup par coup et qu’à n’y travailler que le week end, ça prend du temps.
Sinon c’est l’homme qui mobilise la moitié du garage (la vôtre) pour installer tout son matériel, et il y a de quoi faire : établi, étagères multiples sur lesquelles il a tout le matériel du parfait bricoleur… Vous avez interdiction de vous approcher d’une boîte à clous et votre voiture dort dehors.
L’avantage c’est que vous n’avez jamais à appeler le plombier, l’électricien, un peintre ou autre spécialiste. L’inconvénient c’est que quand il ne bricole pas il s’ennuie. Il y a donc toujours une pièce en travaux, à refaire absolument. Ou alors il n’est pas là, il est parti le samedi à l’aube, à l’heure ou blanchit la campagne, pour aller aider un pote qui n’y connait rien (et dont la femme étrangement vous hait…) à monter sa maison… (pendant 15 ans vous pourrez le tromper tranquille, il n’y verra rien…)
Partir en vacances ? vous êtes folle ! Il a acheté un vieux meuble dont on se demande ce que c’était à l’origine, qu’il va rescaper pendant ses congés. Le résultat est divin. Moins toutefois que la croisière sur le Nil dont vous rêverez toute votre vie…
Je sais, les femmes ne sont jamais contentes. La vie n’est qu’un long calvaire !
(réédition du 27 mars 2007, vu le trafic pendant les vacances, je suis encore bien bonne de travailler la semaine, d’autant que j’ai 1 livre à fournir, en espérant qu’il conviendra…)
Puisque vous savez presque tout de moi, vous qui avez la chance incroyable de connaître mon blog, vous savez que j’ai eu des mésaventures avec mon ordi.
En plusieurs épisodes… Sinon ce n’est pas drôle, vous pensez bien… (Je ne peux pas TOUT vous raconter parce que l’ordi ne doit pas savoir que l’homme de l’art/sauveteur est reparti dans le sud alors CHUT pour l’instant…)
Donc j’ai squatté chez ma soeur qui se promène désormais avec une auréole derrière la tête.
Le jeudi de l’ascension, nous déjeunions Delphine, ma soeur et moi, chez mes parents, et ma soeur me précisa que le lendemain, je pourrais squatter à partir de 16 H 15, mon neveu (13 ans) sortant du collège à 16 H. Et moi stupide :
- Il saura allumer ton ordinateur ? (pour moi à ce moment là, les portables étaient hermétiques, mais maintenant ça va mieux sauf que je n’aime pas leurs claviers qui m’empêchent de frapper à mon rythme très rapide…)
- Delphine : maman, ils savent tous allumer un ordinateur dès 3 ans, et même avant, et se servir en plus de toutes les télécommandes tout en programmant un antique magnétoscope avec les doigts de pieds …
- Suis-je bête…
Un peu comme Mrs Bibelot, un peu naïve parfois. J’arrive chez elle un bel après midi, et je la trouve toute excitée. Elle a retrouvé dans un placard, dans le troisième grenier au fond du couloir à gauche, sa collection de boîtes de chocolats (j’ai déjà précisé que ma mère garde TOUT).
- Tiens, qu’est-ce que tu fais ?
- Ah ma chérie, je suis en train de préparer 2 boîtes à couture pour tes filles. Tu comprends, j’ai trop de mercerie (ayant récupéré en plus de la sienne, celle de sa belle mère, celle de sa mère, celle de sa grand mère, celle de sa grand-tante : moralité il y a 1700 bobines de fils de couleurs, environ, et les aiguilles je ne vous raconte pas, ni les élastiques, ni les boutons…)
- Maman, tu sais, si les filles se précipitent la bave aux lèvres sur une boîte à couture, c’est qu’elles auront été atteintes par un nuage toxique ou auront mangé des champignons hallucinogènes…
- Je n’avais pas pensé à ça (déçue la grand-mère, qui n’avait pas remarqué que ses petites filles ne savent même pas enfiler une aiguille, sans avoir l’excuse de la presbytie)
Pour la consoler, j’ai accepté d’en prendre une.
Qui s’est rajoutée à la mienne, dont les filles hériteront un jour, on a les parents que l’on mérite…
Car la vie n’est qu’un long calvaire…
Bon, celui là je l’aimais bien malgré tout, et nous gardons de loin en loin, des relations téléphoniques, lui s’inquiétant de savoir si j’ai “retrouvé quelque chose”, et s’en voulant de ne pas pouvoir m’aider.
Fabrice. L’éternel distrait. Battant largement Pierre Richard (si, si…).
Il a mis 2 semaines à réaliser que mon bureau était occupé, par moi… Il a donc passé 2 semaines à ne pas me dire bonjour ou au revoir, et à ne pas réaliser que ce n’était pas Sandra qui lui passait les communications.
Non, il m’a découverte alors que j’étais descendue fumer une clope dans le lieu ad hoc, qu’il venait faire de même, et m’a demandé qui j’étais, d’un air soupçonneux…
Il s’est insurgé : on aurait pu le prévenir qu’il y avait une deuxième secrétaire, c’était la moindre des choses… (j’étais juste en face de lui à 3 mètres environ…)
Il a oublié sa distraction 2 heures après, en m’apportant un manuscrit de 10 pages à taper, écrit en mode “mec bourré deuxième langue”.
Après nous avons été très potes, surtout quand il a perforé son ulcère qu’il ne faisait plus surveiller (une distraction), et que j’ai été celle qui a appelé les pompiers en urgence nonobstant l’avis des autres “il fait une crise de foie” en lui sauvant limite la vie. D’ailleurs, j’ai été la seule à aller le voir à l’hôpital (qui refusait de le transférer dans le 91 à côté de chez lui), un jour sur deux. Cela il s’en souvient toujours et sa femme qui ne pouvait pas se déplacer tous les jours, aussi.
Mais Fabrice…
- Arrive un matin avec un sac poubelle, à ma grande surprise : ce n’est rien, il a juste oublié de le jeter dans le container… en bas de chez lui. Du coup il me le confie…
- Arrive systématiquement avec une heure d’avance ou de retard, au moment du passage à l’heure d’été, ou d’hiver (d’ailleurs à ce sujet…. blablablablabla…)
- Vient me voir parce que son ordinateur ne marche pas : normal, l’engin est débranché.
- Ou alors il a oublié de l’allumer (plus courant, ainsi que la panne d’écran qu’il n’a pas rallumé…)
- Me dit : “je te laisse le dossier Shmurts, je compte sur toi pour t’en occuper pendant mes congés”, et part avec…
- Oublie son mot de passe pour l’ordi, et au bout de 3 ans me le confie sous le sceau du secret le plus absolu. Avec à chaque demande un “tu es certaine ?”
- Oublie qu’il a mis un gros bout de bois pour que la fenêtre ne se referme pas tout le temps. En a marre des courants d’air, et vient refermer la fenêtre d’une main ferme, la dégondant au son de “arrêtez de ricaner, et venez m’aider putain bordel !”
- Oublie sa fille qu’il devait déposer à la crèche et qu’il me confie pour la journée (heureusement il ne l’a pas oubliée dans la voiture)
- Part de chez lui en prenant ses clefs, mais en refermant la porte avec celles de sa femme qui est du coup enfermée chez elle. Je ne vous dis pas ce que je me suis pris dans les oreilles quand elle a découvert qu’elle ne pourrait pas sortir avant le retour de son homme, Fabrice étant parti en clientèle et ayant bien évidemment oublié de recharger son portable…
- Part précipitamment du bureau (toujours), remonte 2 minutes après : “Coraline on m’a volé ma voiture”.
- Non Fabrice, tu as laissé ta voiture au garage ce matin, et tu as encore 20 minutes pour aller la récupérer, je t’emmène en partant…
- Part en Nouvelle Calédonie pour 3 semaines, pour une mise en service en oubliant le dossier technique indispensable
- Et le billet d’avion que j’avais scotché sur son écran d’ordi…
- Laisse une étiquette sur son téléphone portable qu’il oublie partout, en précisant de l’appeler sur… le portable en question.
- Part déjeuner avec moi, papote dans sa voiture, descend au bon endroit, m’oublie et referme la voiture avec l’alarme (je suis restée coincée 1/4 d’heure, le temps qu’il réalise que l’alarme était la sienne…)
Bref, le collègue super sympa par ailleurs, mais derrière lequel on fait voiture balais, parce que finalement, tout est de la faute de la secrétaire… Comme j’en avais un autre à pister pour réparer les erreurs (le chef du service commercial), je me sentais parfois lasse…
D’autant que concernant le calcul de ses commissions, Fabrice n’avait aucune distraction, et repérait une erreur d’un euro sans prendre le temps d’y réfléchir…
Et puis il s’occupait de ses dossiers de A à Z sans emmerder personne et c’était toujours impec… (pour les laisser sur son bureau avant de partir procéder à l’installation…)
Comme quoi…
La vie n’est qu’un long calvaire
(Fabrice, si par un hasard curieux tu me lis, ne m’en veux pas, tu sais que je t’aime beaucoup tout de même…)
David Vincent les a vus. Moi j’ai des doutes terribles, et comme aurait dit Pulchérie petite, c’est “l’horrorification” extrême (je n’oublierai jamais cette expression qui était le résumé de l’horreur de sa vie : “vas ranger ta chambre” “non c’est trop horrorifiant !”).
Ils sont là et vous ne voyez rien. J’en suis attristée, déconfite, consternée, dépitée, isolée, ennuyée, tout bêtement horrifiée, au bord de m’ouvrir les veines. Mais non, ils ne m’auront pas, ce serait trop simple.
Dans un moment d’égarement, je suis allée faire un tour au supermarché et pour moi c’est la galère, pire que d’aller à Paris maintenant que je m’y suis faite (à aller à Paris, z’avez qu’à suivre) (d’où l’égarement donc).
Pour 4 yahourts, deux litres de lait, un mascara et 25 sacs poubelles me voici à la caisse et comme de coutume j’ai fait la totale.
Je m’étais glissée habilement et ricanant devant ma ruse, derrière une dame seule avec un caddy tellement peu rempli que je me suis demandé pourquoi elle n’avait pas pris un panier. Personne devant elle. J’ai eu l’explication rapidement : son mari et ses 3 grands fils sont venus la rejoindre avec 4 caddies débordants, alors qu’elle avait mis sur le tapis déroulant, 4 tranches de jambon et 2 litres de lait. 1/2 heure d’attente et pendant ce temps là tous les autres, aux autres caisses, passaient comme l’éclair.
Panne de rouleau de la caissière quand est venu mon tour. Et pendant ce temps là tous les autres, aux autres caisses, passaient comme l’éclair.… Puis mes sacs poubelles ne passaient pas au code et il a fallu rameuter un jeune homme en rollers. Et pendant ce temps là tous les autres, aux autres caisses, passaient comme l’éclair.…
J’ai un don extrême pour les caisses qui merdent et étant chanceuse (vous l’aurez compris) je pensais que c’était moi qui m’attirait les foudres de je ne sais qui.
Que nenni. J’ai découvert jadis que Dame Venezia (suivez toujours) attirait également les caisses en panne ou en relâche le temps que l’on trouve le prix de l’article au troisième étage, fond du couloir à droite, ceci sous fond de caissière sentant très légèrement la transpiration (suffisement pour qu’on la sente pendant 1/2 heure).
A nous deux un midi à Maqueudonald c’était épique. On choisit une caisse et hop, pendant ce temps là… Pour 2 hamburgers on regarde passer les autres : à l’autre caisse. On change de caisse : elle tombe en rade. La machine refuse la carte bleue, un vigile arrive avec l’air aimable + 3 flics pour nous coffrer au caz’où, et il y a de l’attente pour un royal bacon sur deux.
Voguant ça et là sur les blogs tristes bien évidemment car j’aime bien me faire pleurer, je suis tombée sur plusieurs personnes se plaignant de ne jamais être dans la bonne file. C’est pareil que moi : panne de rouleau, prix qui ne s’affichera pas, na, carte bleue refusée, cliente précédente bloquant tout le monde pour un vernis à ongle pour lequel elle ne dira jamais “pas grave je ne le prends pas” (ce que je fais moi pour ne faire chier personne et surtout pas moi, cela peut toujours attendre).
J’en parle à ma soeur et meilleure amie. Et voici qu’elles aussi sont des maudites des caisses… Cela finit par faire du monde, Mrs Bibelot vivant quotidiennement le même calvaire. Tout le monde vit un calvaire aux caisses, c’est général.
Alors dites moi… QUI passe à la vitesse de l’éclair, sans soucis aucun, et avec le sourire de la caissière ? QUI ?
Je vous le dis, ils sont parmis nous… On ne sait pas de quoi ils se nourrissent, ce qu’ils achètent, ni de quelle planète ils viennent. On les reconnait juste à leur diabolique faculté de passer comme l’éclair A LA CAISSE. Sans panne de rouleau, sans hordes de fils avec caddies pleins, sans prix qui ne s’affichent pas. Ils sont là, ils nous narguent en plus…
Et pendant ce temps là… Le monde est menacé. Et en plus on ne fait rien.