'Dans la série Diabolique'
On ne me refera pas : j’ai un côté maternel, même si j’étais une mère nulle et indigne.
Quand mes petits ingénieurs partent pour une mise en service forcément difficile, ou en visite clientèle importante, je leur ai trouvé un hôtel, confirmé la réservation, imprimé la fiche client (avec le n° de téléphone), le plan, et l’itinéraire ad hoc, et tout le tintoiuin. J’hésite à leur préparer un panneau à accrocher autour du cou “personne à prévenir en cas d’accident, je m’appelle TRUC et téléphoner chez Truchon & Co”, je pense que j’ai tort. Forcément un jour on va me reprocher cette carence.
Mon itinéraire avec amour imprimé ? ils ne le lisent bien entendu jamais, parce qu’ils l’ont oublié sur leur bureau. Donc ils m’appellent, en me demandant avec prudence en premier appel, de préciser au client qu’ils sont en retard. Je m’exécute.
Re coup de téléphone 3 minutes après “Coraline je suis perdu, est-ce que tu peux me guider”. Là c’est super. Je suis douée comme tout pour lire une carte routière (dans quel sens ça se regarde ?) et je me connecte donc sur Internet en essayant de visualiser le véhicule :
Forcément il rappelle d’une cabine qui fonctionne ! Et là je fais le GPS en perdant 2 heures (2 heures de retard chez le client vu qu’il est dans l’est alors qu’il devait rouler nord quart, nord est). Je m’admire au passage vu mon sens inné de l’orientation et j’admire Internet : mon petit ingénieur (ce bouchon !) arrive finalement à bon port (avec 3 heures de retard et un mensonge en béton : “c’est la faute de la secrétaire qui m’a refilé un itinéraire pourri”). (Il est à noter qu’après il s’indigne qu’on ne me laisse pas un message super important et précise que je suis tout à fait compétente !)
Et là depuis peu, j’ai droit à un appel en 06 que je ne visualise pas vraiment vu qu’il me faudra environ 18 mois pour le mémoriser :
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Allô mamaaannnn (tiens, c’est Pulchérie qui vient causer avec sa vieille mère, du boulot j’aime pas papoter parce que j’ai autre chose à faire)
- Je suis perduuuuuuue et je ne me souviens plus de l’adresse de W où je dois me rendre ! Tu peux m’aider sitepléééééé ?
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Ce n’est pas grave ma puce (j’ai juste le big boss derrière, elle a le don) où es-tu, et où vas-tu ? (le big boss ne bronche pas, c’est forcément un de mes petits ingénieurs, il ricane grave)
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Bon alors c’est telle adresse ! (après avoir mis 3 plombes à télécharger les pages jaunes (je ne sais pas ce qu’elles foutent mais c’est l’horreur))
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NON C’est pas CAAAAA ! C’est rue St Lazarre, ça j’en suis suuuuure !
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Je cherche ma chérie (merde, grillée auprès du big boss qui se barre en ricanant)
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J’ai trouvé ma puce, c’est telle adresse
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Merci ma petite mouth !
Je raccroche. Le big boss va revenir au bon moment. C’est un petit ingénieur qui m’appelle soudain.
La vie n’est qu’un long calvaire. Je n’ai pas de GPS dans ma voiture, mais je n’y coupe pas malgré tout….
Cette image idyllique est de la pure intox !
Donc après mon premier mariage (quelle idée aussi de se remarier) je me suis retrouvée ainsi qu’Albert, en possession de la quasi totalité de notre liste de mariage (ouf !) et de :
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Un nappe et des serviettes brodées par une brodeuse ayant la bloblotte, dans des tons orange, vert, marron et violet, à faire se retourner Leonard de Vinci dans sa tombe (ou un autre peintre célèbre, je ne veux vexer personne)
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Un service de verre représentant la tronche de Rabelais (on fait mieux), avec gravé : “beuvez toujours ne mourrez jamais” (j’ai dit Rabelais pas François Villon)
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Un vase marron avec des chiures de pigeons de toutes les couleurs. C’est du “Vallauris” qui coûte très cher, mais pas de bol s’ils font de très belles créations, mon grand oncle a toujours adoré les chiures de pigeons
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Un service à porto dont les verres et la bouteilles étaient entourés de faux cuir de cordoue d’une mocheté infâme, atroce, même pas bien imité.
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Une assiette décorative à accrocher, mais d’un moche tel, que j’ai sû tout de suite que c’était le furoncle qui l’avait achetée (les parents d’Albert ne nous avaient rien offert, ayant contribué à la noce, mais elle avait noté que j’aimais bien accrocher de jolies assiettes)
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Un vase assez joli, offert par les cousines d’Albert non invitées, dans lequel je pouvais au moins mettre un buisson d’hortensias : immense mais joli
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72 mouchoirs offerts par la méchante grand mère, alors qu’Albert et moi étions accros aux kleenex (c’est plus hygiénique)
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12 paires de draps alors que sur la liste de mariage figurait en gros une couette… (c’était les débuts de la couette, ça vous en bouche un coin hein ?)
Que sont-ils donc devenus…
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La nappe et les serviettes brodées avaient été offerts par la femme habillée en Scarlett avec des anglaises. C’était un calvaire pour moi, à chaque fois que nous les invitions son mari et elle, de les retrouver pour les faire trôner sur la table (beurk). Je suis hyper maniaque sur le linge de maison, ça c’était moche, c’était donc toujours dans le panier de linge sale depuis la dernière visite du couple, et non pas avec mes nappes basques ou de chez Souleïad ou venant de ma famille ou toutes simples. J’ai fait bouillir le tout accidentellement en machine le lendemain d’une excellente soirée passée avec eux. Pulchérie avait 2 ans et les avait bien évidemment fait mourir de rire étant en grande forme. Aisé de dire que cette enfant si précoce avait touché au programmateur du lave linge (vu qu’ils l’avaient vue grimper sur le piano)… Hop débarrassée de la nappe et des serviettes avec brio. Personne ne pouvait en vouloir à ce trésor d’avoir escaladé le lave linge et tourné malencontreusement le programmateur sur 90°. J’appris le décès du service de table avec des sanglots dans la voix à cette excellente amie qui avait un goût affreux (pour moi, on a toujours le mauvais goût de quelqu’un d’autre)
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Le service de verres : il était hors de question que l’on s’en serve. C’était une vague relation qui nous l’avait offert, que nous ne recevions jamais : je l’ai donc refourgué au furoncle à l’occasion de son anniversaire une année où je lui en voulais de quelque chose, qui fut ravie d’avoir une bru aussi sympatique “finalement” : elle avait un goût de chiotte.
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Le vase à chiures de pigeons avait été rangé à côté du vase des cousines dans le bas du buffet, sous l’étagère des assiettes et autres plats bien lourds. Un soir où nous regardions la TV avec Albert alors que j’attendais Pulchérie il y eut un grand boum dans le buffet et un bruit de “brisé”. Nous nous sommes regardés avec Albert en disant simultanément “pourvu que ce soit le Vallauris !”. C’était bien lui, le ciel étant parfois clément. Albert a réparé l’étagère branlante et jeté sans larmes les débris de l’objet. Mon grand oncle n’en a jamais rien sû bien évidemment
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Le service à Porto, j’ai essayé de le refourguer au furoncle, mais même elle n’en voulait pas. J’ai testé les brocantes : mais il aurait fallu que je paye pour qu’on me le prenne, il ne faut pas pousser non plus. J’ai donc finit par le descendre aux poubelles bien en vue. Miracle 4 heures après, descendant la vraie poubelle : le service avait disparu (hé hé, qui donc ?)
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L’assiette atroce n’était accrochée que quand le furoncle et staline venaient, à savoir pas souvent (je l’échangeais avec une autre, en risquant ma vie sur un escabeau (j’ai le vertige sur un escabeau)). Albert la trouvait parfaitement atroce frémissait d’horreur en la regardant, et préférait mes assiettes à moi (tout de même, je tiens cette mini marotte de Mrs Bibelot). Un jour, de manière perfide, j’ai saboté l’accrocheur de moche assiette. Ce qui fait que quand le furonce a voulu s’en saisir comme de coutume lors d’une de ses visites, pour s’en extasier elle l’a laissé tomber et l’a cassée. Du coup j’ai pu lui faire une mini scène et déplorer sa maladresse (oui je sais je suis une garce, mais contre elle tous les coups étaient permis). Le seul problème c’est qu’elle m’en a racheté une autre, encore plus moche, mais comme c’était juste avant qu’Albert ne me quitte, j’ai pu lui en envoyer les débris par la poste (je suis assez rancuneuse quand je m’y met) avec une lettre lui expliquant (enfin), ce que je pensais d’elle (d’après sa mère elle a mis 1 an à se remettre de cette lettre et à pouvoir en parler, mais avec joie et à la demande de sa mère qui était adorable, les grands parents d’Albert avaient eu un double de l’exquis courrier en son temps…)
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Albert a refusé de prendre les 72 mouchoirs de sa grand mère en me quittant : c’est super pratique comme chiffon. J’en ai gardé 12 exemplaires pour la postérité, quand Pulchérie montera son musée de l’ancien…
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11 paires de draps sont depuis mars 1981 chez Mrs Bibelot qui d’un coup de machine à coudre, va les métamorphoser en housse de couette. Avec la 12ème paire elle avait fait des petits draps pour Pulchérie et après, Delphine…
J’attends des applaudissements…
J’ai tilté sur une remarque de ma soeur au cours de l’anniversaire de Delphine (ma rapidité de réaction est légendaire ET le restera). Sa fille la petite fée, était en train d’apprendre une chanson dont ma soeur se souvenait soudain, et qui est horriblement triste (horrorrifiante à tout dire, (faut suivre) dixit Delphine qui l’avait chanté à sa soeur qui avait trouvé le qualificatif exact).
Vous devez la connaître : “mon amant me délaisse, O gaie, vive la rose… je ne sais pas pourquoi, vive la rose et le lilas…”
C’est vrai que ce n’est pas drôle du tout, je vais vous en faire quelques unes qui ont bercé mon enfance (et celles de pleins d’autres malheureux), à apprendre à vos chérubins dont vous retrouverez musique et parole sur le net (les chansons, je pense que les chérubins vous les avez sous la main). C’est de la vieille chanson française, ils apprendront un peu d’histoire (peut-être) et sauront pourquoi ils sont fondalement dépressifs plus tard, pas la peine de rechercher un autre trauma existentiel.
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“Mon amant me délaisse O gaie, vive la rose… Il va en voir une autre… Bien plus belle que moi… On dit qu’elle est malade… Peut-être elle en mourra (et gnagnagna, vive la rose et le lilas)”. Bilan des équations : quand la rivale sera morte et enterrée (un lundi), l’amant confus et repentant reviendra pour se faire claquer la porte au nez (le mardi). On démarre bien, mais on peut encore rigoler un coup en imaginant qu’elle lui coincera le nez dans la porte.
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“Auprès de ma blonde, qu’il fait bon, fait bon, fait bon… Auprès de ma blonde, qu’il fait bon dormir“. Ca c’est la chanson par excellence (oui je sais encore des blondes) que tous les malheureux soldats français ont chantée sur les routes de France ou de Navarre, même en 40 (ça rythme bien la marche). Ca tombe bien, il s’agit d’un guerrier prisonnier qui n’est pas sur le point de revenir vu qu’il faudra qu’elle donne “Versailles, Paris et St Denis, les tours de Notre Dame, le clocher de mon pays” (enfin c’est ce qu’elle est prête à donner mais comme cela n’est pas de son ressort, il est mal barré dans sa Hollande (”les Hollandais l’ont pris” et je ne me souvenais pas des hollandais comme ennemis héréditaires : j’avais les anglais et les autrichiens + les allemands, ça me suffisait largement !)
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“Sur le pont du nord un bal y est donné… Marianne demande à sa mère d’y aller… Non non ma fille tu n’iras pas danser… Monte dans sa chambre et se met à pleurer…”. En bref la gamine veut aller au bal, ses parents ne veulent pas, elle y va quand même sur les conseils avisés de son frère avec “sa robe blanche et sa ceinture dorée”, le pont s’écroule, elle ne noie : bien fait pour elle, elle n’avait qu’à écouter sa mère (hé hé : ça c’est de la chanson éducative ou ne je m’y connais pas).
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“Ecoutez cette histoire, que l’on m’a racontée, du fond de ma mémoire je vais vous la chanter, elle se passe en Provence au milieu des moutons, dans le sud de la France au pays des SAN-TONS” (hommage à la cousiiiine qui avait eu la chance extrème d’apprendre cette chanson triste à mort et devait la chanter à Noël). En bref c’est l’histoire d’un âne qui se crève toute sa vie “marchant toujours en tête aux premières lueurs pour tirer sa charette il mettait tout son coeur” dans une ferme qui marche bien “les étables étaient pleines de brebis et d’agneaux”, et qui termine en saucisson d’Arles quand le fermier fait faillite à cause de l’autoroute qui va passer sur ses terres (non en fait il crève tout seul “pauvre bête de somme“, dans son étable, sans remontant et sans tanxène après avoir aidé jusqu’au bout de ses forces le cantonnier après la faillite de la ferme) : c’est super pour fêter Noël : on applaudit.
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“Perrine était servante (bis) chez Monsieur le Curé digue-donda-dondaine“. Elle me terrorisait celle là, de chanson, quand j’étais petite. Voici un amoureux transit qui vient visiter sa belle, servante chez Monsieur le Curé. “Vl’a M’sieur le curé qu’arrive, où je va-t-y ben te cacher ?”. Dans la huche. “Il y resta 6 semaines, les rats l’avaient bouffé” (pourquoi diable l’avait-elle oublié ainsi ce malheureux, le curé s’était-il assis sur la huche pendant 6 semaines ?). “On fit creuser son crâne pour faire un bénitier dgue-donda-dondaine, on fit monter ses jambes pour faire un chandelier et gnagnagna et gnagnagna” : ça me remontait le moral pour 3 semaines et je loupais ma compo de calcul (on ne disait pas “maths”. Je sais c’est nul mais je la loupais quant même).
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“Mon petit oiseau a pris sa volée” : le piaf n’a pas pris une trempe. Il se crashe sur un oranger, il s’est cassé l’aile et tordu le pied (on le sent bien parti, se casser l’aile pour un oiseau ce n’est pas le top). Il veut bien se soigner mais il veut surtout se marier sur un oranger donc on comprend qu’il va crever (et du coca vous reprendrez ?)
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“Marlbrought s’en va en guerre mironton mironton mirontaine… ne sait quand reviendra…” Madame aura beau monter dans sa tour pour guetter le chemin qui poudroie (non là c’est Barbe Bleue), son jules ne reviendra pas, tué par des infidèles ou je ne sais qui. C’est pareil, c’est à se pendre.
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“Mon père m’a donné un mari, mon dieu quel homme quel petit homme !”. Bon celle-là je l’adorais assez aussi. En bref un paternel indigne donne comme mari à sa fille un tout petit homme que le chat prend pour une souris (c’est dire…) Elle est pas belle la vie ? (bon d’un autre côté elle était débarrassée du mari. Je ne sais plus si c’est le chat qui l’a eu ou s’il a crâmé (rescapé du chat) dans l’incendie de la literie vue que cette sotte s’éclairait à la bougie et en foutait partout un vrai cauchemar)
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“C’est la mère Michel qui a perdu son chat” : elle a pas de fric, le père Lustucru ne le lui rendra pas. ET Gnagnagna ! (peut-être qu’il le bouffera ??? et gnagnagna !)
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“Il était un petit navireu, il était un petit navireu“…. Je vous la gardais pour la fin. Sur Gogole elle a été édulcorée, mais à l’origine, quand que j’étais petite c’était “on tira à la courte paille pour savoir qui qui qui serait mangé…, le sort tomba sur le plus jeune et ce fut lui lui lui qui fut mangé”. Ca s’arrêtait sur cette triste fin, donnait envie de naviguer à fond (le Titanic à côté, c’est de la petite bière). Et il fallait chanter cela en classe le samedi après midi, en étant heureux de vivre !
La vie n’est qu’un long calvaire. (vous z’avez tout le WE pour m’en trouver des joyeuses, j’en ai plein de tristes pour faire un deuxième post super déprimant à mort nananéreu…)
Ben oui, on apprend ça à nos gosses pour en faire des joyeux plus tard…

Donc le bilan réel de la journée (où sont mes 23 ans ? qui me les rend ?) :
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Le chignon était très réussi et un grand bravo à tatie, mais je ne remercie pas les photographes qui m’ont mitraillée au vin d’honneur : sur toutes les photos on dirait que je gobe une mouche : honte à eux (et à moi de répondre aux questions : la mariée taisez-vous il y aura toujours la photo prise au moment ou vous dites “quoiiiiii ?”)
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Le chapeau d’Albert était trop petit, il fut donc prié de le tenir dans la main pendant toute la séance photos et de mieux choisir son chapeau la prochaine fois !
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La séance photos devant la petite fontaine rétro et la jolie mairie, ça lasse au bout d’une heure et 60 minutes début mars en petite robe 1900
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La femme du meilleur ami d’Albert s’était déguisée en Scarlett dans “Autant en emporte le vent” avec une robe faite dans des rideaux + des anglaises à l’ancienne et avait voulu poser 42 fois à côté de moi (sinon c’était une femme charmante sauf au téléphone où elle pouvait tenir 3 heures en racontant la vie de gens qu’on ne connaissait pas). Adobe Photoshop n’existait pas : il n’y avait que le découpage fébrile de la photo pour éliminer les rideaux.
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La méchante belle soeur avait cru bon de “terminer” sa robe de mariée pour le soir et de se mettre en crème elle aussi ce qui est d’une impolitesse suprême, mais c’était bien d’elle. En plus elle rigolait comme un trombonne à coulisse et comme le plan de table avait été fait au dernier moment, elle était quasi en face de moi ce qui m’a un peu perturbé le repas et la digestion du vacherin (je pense que je vais faire un post sur elle, ça me soulagera et les filles aussi).
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Le furoncle avait super bien choisi sa toilette : une jupe genre écaille de serpent avec le haut allant avec, les chaussures idem + le sac : elle ressemblait à une sardine géante (ou un maquereau je ne veux insulter aucun poisson, vous avez le choix) (rajoutez la tronche de cake et vous serez définitivement séduits)
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Le mari du furoncle avait fait reluire ses moustaches : il ressemblait encore plus à Staline qu’il idôlatrait d’ailleurs, qu’à l’ordinaire (comment ça vous ne saviez pas qu’il ressemblait à Staline ?) (mon rêve : le raser pendant son sommeil…). Il a pris le chou de ma seule grand mère croyante une partie de la soirée et si elle en avait eu un, cette sainte femme l’eut saigné à blanc avec un chandelier volé dans l’église (si nous y étions allés), en lui éclatant le cervelet discrètement derrière le bar du restaurant…
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Mon grand père paternel m’a manqué terriblement et j’aurais bien consolé ma grand mère en lui refilant un chandelier pour trucider Staline, mais je n’en avais pas…
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Le garagiste de mon père était un con et son ami fleuriste un escroc : deux brouilles, deux chasseurs de moins dans l’équipe de mon grand père (le drame absolu : comment tuer un sanglier innocent à 12 seulement ?).
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La méchante grand mère d’Albert avait complexé tout le monde en faisant à 40 personnes son compliment favori “tu n’as pas un peu grossi toi ? Si si, je trouve, tu as biennnnn grossi…”. Et même à des gens qu’elle ne connaissait pas alors qu’on ne pouvait pas dire qu’elle représentait la ligne haricot…
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Je venais de signer à la mairie devant témoins et tout, avec un homme qui voyait des soucoupes volantes après 32 coupes de champagne et je ne pouvais pas aller dé-signer le lendemain, contrairement à une légende stupide. Un éléphant rose je voulais bien, mais une soucoupe volante vous avouerez… (on imagine la soucoupe volante se posant et l’éléphant rose qui en sort)
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Je m’étais inscrite dans la catégorie “voleuse” en dérobant une jarretière bleue dans un magasin (une chose bleue, une chose empruntée, j’ai craqué, j’ai honte, mais j’avoue enfin (j’ai lavé la chose et je suis allée la remettre à sa place sous l’oeil torve d’un vigile vachement utile (il n’avait jamais vu quelqu’un déposer quelque chose dans le vrac au lieu de le piquer) (on a dit “emprunté”…)
Mais le top du top :
La méchante belle soeur était tout juste enceinte du cousin germain de Pulchérie qui ont un mois et une semaine d’écart (10 novembre - 18 décembre).
Elle avait gardé pour elle cette excellente nouvelle pour ne pas nous gacher notre mariage (?), mais son mari avec un coup dans le pif, vers le milieu du vin d’honneur donc, sur le coup de 19 heures, avant de faire croire à la femme du patron qu’il était pilote de ligne, commença à distiller la nouvelle avec précautions oratoires de rigueur, à savoir raconter à tout le monde que Coraline était enceinte, que cela s’était passé tel jour, à telle heure et dans telle position (eh oui, nous portions le même prénom la méchante belle soeur et moi, je suis donc contre les définitions de la personnalité via le prénom !).
Tout le monde profita de la nouvelle (confirmée le lendemain du mariage), surtout les amis de la famille, du village de mes parents et de mes grands parents, invités au vin d’honneur, qui commencèrent à regarder Albert avec consternation vers 19 H 30 : ce crétin qui épousait une femme enceinte de son beau frère (ils ignoraient bien sûr la similitude des prénoms mais avaient bien repéré qui m’avait mise enceinte). Quant à moi j’étais à jamais perdue de réputation… (et je le suis toujours, une réputation perdue ne se repêche nulle part, mais cela m’a plutôt fait rire)
Nous eûmes la surprise quand mon grand père, tout heureux d’apprendre que j’attendais Pulchérie (un des premiers avertis), eut comme réponse des amis du village à qui il claironnait qu’il allait être arrière grand père pour la première fois : “oh, on le savait depuis longtemps !”… Surprise de mon grand père bien sûr… Questions de tout le monde, la nouvelle étant vraiment fraîche… REPONSE ! après moultes interrogations…
Voilà le bilan de ce mariage : pour tout un village ma grossesse fut vachement, vachement longue… (11 mois, et le premier qui me parle des éléphants aura droit à une claque virtuelle…)
Comment cela a-t-il bien pu se passer ?
J’aurais pu être répandue de chagrin devant-le-temps-qui-passe, mais tout le monde était derrière moi à me soutenir, et je vous aime tous, chers lecteurs pour votre soutien inconditionnel et vos messages d’affection.
Je recevais pour la première fois depuis longtemps et comme à l’ordinaire, j’ai fais un rêve horrible dans la nuit du vendredi au samedi. C’est le rêve classique quand je reçois (que celle qui ne le fait jamais me jette le premier balai, s’il n’y a pas de témoin je me fais hospitaliser d’urgence pour cause de détraquage majeur).
Je n’ai pas fait les courses (si pourtant !), l’appartement ressemble à Berlin en mai 45, je déambule morose en tenue horrible, et je sais que tout le monde se pointe dans une heure tout en étant incapable de bouger le petit doigt. C’est le cauchemar quand je reçois. Je me réveille et je replonge dedans…
Moralité, les courses faites vendredi soir pour environ 70 SDF, j’ai sauté du lit le samedi matin plus tôt que quand je vais bosser, c’est dire comme cela me traumatise de recevoir, parce qu’en semaine à 6 H 30 je dors à fond.
Le chat n’a absolument pas supporté mon irruption dans la cuisine genre “cela doit ressembler à un laboratoire pour ce soir” à une heure indécente, il est arrivé tout frippé en se demandant si la guerre était déclaré, du coup il avait faim et dans ces cas là il est insupportable (donc tous les matins). Il m’a pourri la vie pendant que je rangeais tout et passait les sanitaires à l’HCl (l’eau est calcaire chez moi c’est une horreur, le Viakal n’y peut rien)
J’ai tout fait bien comme il faut. Moralité à 14 H 30 tout était fin prêt et j’avais même poussé les meubles pour faire de la place sans une aide masculine. Je me sentais toute bête ; j’aurais pu dormir 3 heures de plus…
Les filles m’ont appelée pour me préciser qu’elles arrivaient dans l’après midi. A 18 H 30 pétantes, elles étaient là. Delphine avec son sac de linge à laver, Pulchérie avec de quoi faire un cake salé aux olives, mais vu ce qu’il y avait dans le frigo et ailleurs, elle a décrété que son cake pouvait attendre un jour meilleur.
Elles se sont ruées sur l’ordi, Pulchérie pour mettre de la musique qui tienne la route (excellente je dois dire), Delphine pour scanner sa carte d’étudiante et m’envoyer le scan au boulot pour des raisons qui n’intéressent personne). On a un peu “causé” (mais tellement peu que ça ne vaut pas la peine d’en parler).
Et puis la cousiiiinnnne est arrivée et les trois filles ont pris les choses en main. Réquisition de la vaisselle de mon arrière grand mère, découpage des saucissons (obligatoires), et dans quoi je vais mettre la moutarde pour tes 4 kg de mini saucisses ? (elles ont trouvé). Et puis on sort tout pour le buffet et maman-t’es-folle-on ne mangera jamais tout cela (exact).
Gendre n° 1 et 2 sont arrivés tardivement, travaillant le samedi, guettés par les plus petits des cousins qui attendaient gendre n° 2 avec impatience (à l’arrivée : sur une chaise style enfant sage j’attends le nouveau). Ils m’ont déçue : je comptais sur eux pour écluser le buffet et ils m’en ont laissé : on ne peut compter sur personne !
Il y a eu de pauvres malheureux coincés au milieu des femmes (ma mère, moi, les filles, la cousine, ma soeur) qui ont changé de place parce qu’on respirait mieux dans le secteur masculin au moment où l’on s’est mis à parler d’accouchement.
Il y a eu des chansons chantées par tout le monde, radio blog de Pulchérie oblige, les 22 bougies pour Delphine, allumée par son amoureux, du bordel partout, des restes pour le lendemain en over dose, et un petit mal aux cheveux : le ménage c’est très mauvais pour la santé !
Pourtant les filles et les gendres sont repartis de bonne heure, genre 3 H 15 du matin, c’est l’heure où l’on commence à vivre. La cousiiinnne restait dormir chez moi, du coup on a parlotté (quelle honte !)
Dimanche a été difficile surtout pour Delphine qui avait oublié sa lessive à faire et a réquisitionné la machine à laver de Mrs Bibelot ! Moi j’ai rangé en rentrant chez moi en me demandant où était le plumard et en me disant que ce n’était pas raisonnable. On a essayé de terminer les restes chez les grands parents qui en ont pour quelques jours les malheureux : mais bon quand on est grands parents on assume. Ils peuvent congeler (et moi aussi, on ne sait jamais, dès fois qu’il y ait une guerre…)
Et qui dira que la vie n’est qu’un long calvaire ? (oui je sais, c’est de moi, et c’est ce que je me suis dit en rangeant tout dimanche, en rentrant avec la migraine de chez mes parents, la campagne ce n’est pas possible, c’est mortel pour les sinus…)
Je m’adresse ici au divin s’il existe, car pour renflouer mes comptes, j’ai trouvé un truc.
Je vais recevoir un euro (de vous bien sûr, car vous êtes divins !) pour toutes les fois où j’ai entendu prononcer phrases ou mots suivants :
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Mamannnnnn !!! (0,5 euros finalement, ça ira)
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Mamannnnnn t’es où ?
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Allô maman ?
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Maman elle m’embête !!!!
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Oui ma chérie c’est moi
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Oui ma puce c’est moi, je voulais savoir si tu pouvais emmener ta mère à Carrefour (c’était avant que Mrs Bibelot ne se décide à conduire)
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Poussez madame, poussez, poussez, poussez ! (non sale con je suis venue faire un tarot, où sont les cartes ? - 5 euros car deux accouchements seulement, mais 5 euros par “poussez”)
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C’est une angine rouge
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C’est une angine blanche, décidément vous êtes une pro de l’angine (eh bien Thérèse, je suis RA-VIE)
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C’est un effet secondaire du médicament, je ne sais plus quoi vous prescrire
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Pourquoi tu ne change pas de voiture ? (une collègue très intelligente)
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On va encore manger ? mais on a mangé hier !(Pulchérie indignée)
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J’ai faim ! (Delphine n’importe quand)
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Y’a quoi à la TV ce soir ? (Papa, Charles Hubert, Albert, Vincent, François Paul et les autres)
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Tu regarde cette imbécillité ?
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Qu’as-tu exactement contre le foot ? (c’est une imbécillité, ça te va ?)
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Je ne retrouve pas… (la liste est trop longue)
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Qu’as-tu fais de ?… (idem)
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Pourrais-tu ?… (bis repetita)
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Coraline ça vous dérangerait de ?… (je me lasse)
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Bloquez moi les lignes je suis en réunion (tu parle il fume une clope dans son bureau en se buvant un petit café et en roupillant éventuellement)
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MIAOOOUUUU
Et je vais également toucher 1 voire 2 euro pour toutes les fois où j’ai dû dire :
- On verra
- J’en parlerai à ton père d’abord
- Mamaannnn !
- Elle est où maman ?
- Goûte avant de dire que tu n’aimes pas
- Il y a le lave vaisselle à vider
- Finis ton assiette
- Les filles arrêtez de faire les zouaves
- Je ne suis pas votre (ta) bonne
- Moi aussi j’ai été petite et mes parents ne me croyaient pas non plus
- Il me faudrait un rendez-vous d’urgence
- Allô maman bobo…
- Je n’ai pas tapé ton compte rendu il était illisible
- Ah tu vois, même toi tu n’arrive même pas à te relire
- Cherche tu trouveras
- Tu connais un bon plombier par cher ?
- Qu’est-ce que j’ai fait au ciel ?
- Démarre andouille (à ma voiture quand il pleut, elle n’aime pas)
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J’ai changé de nom, combien de fois faudra-t-il que je vous l’écrive ? (aux impôts, plus bouché on crève d’occlusion intestinale)
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Trucmuche Truchon & Co bonjouuuuurrrr !
Si je fais pas fortune comme ça ! (merci de vos dons qui seront reversés intégralement sur mon compte)
Avoir des voisins à la campagne, c’est le top du bonheur, tout le monde souhaitant vivre en bon voisinage. Desperate Housevives à côté c’est un rassemblement de serial killeuses.
Tout va bien se passer. On fera des barbecues de concert, des barbecues communs, chacun amenant quelque chose. Le voisin va nous expliquer comment il fait pour avoir une aussi belle pelouse et du coup on va lui prêter le taille haie et le dépanner en charbon de bois en cas de besoin, on se prendra le courrier quand on partira en vacances, on se gardera mutuellement le chat et le chien éventuellement, voire même les enfants, on sait vivre en civilisés que diantre !
Sauf que :
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Le taille haie confié religieusement le samedi soir, le voisin décide de s’en servir le dimanche matin à 8 heures pétantes, ayant lu l’arrêté municipal précisant bien que tout moteur de tondeuse à gazon, taille haie ou autre, n’est autorisé le dimanche que de 8 H à 12 heures. Dans certains bleds c’est de 10 à 12, mais pas de bol, le maire est matinal, il a des vaches à traire à la main, comme dans l’ancien temps, et pour lui, 8 H c’est la grasse mat. Par contre pour le malheureux prêteur de taille haie, 8 heures le dimanche c’est l’heure où il se couche, ayant planché toute la nuit sur la réplication du virus Ebola (je ferai un post un jour sur le virus Ebola, je suis achement fortiche dessus…).
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Le voisin a des mômes et nous pas (les nôtres sont grands, genre 25 et 22 ans), qu’il nous confie donc religieusement vu qu’on s’est proposés stupidement, un samedi après midi alors qu’on voulait tailler la haie. La tentation est trop grande de tailler les chiards qui sont infernaux et ont accroché une casserole à la queue du chat alors qu’on allait faire pipi. Ces malotros ne savent même pas dire “merci”, mais juste “j’ai faim” et “il n’y a pas de cookies frais ?” et les parents s’incrustent chez Casto. Et on n’ose pas leur confier en retour les 25 ans de peur de passer pour des cinglés… (les jeunes étant volontaires pourtant pour jouer au crétinus maximus pendant 4 heures, c’est un plan super pour un samedi où il vase)
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Un beau midi, on se sent nauséeux légèrement, car la veille au soir, qui tombait un vendredi, on a un peu abusé de la parlotte sur la réplication du virus Ebola, avec des amis sérieux venus discuter d’un problème sérieux. Et tout à coup, un délicieux relents de sardines grillées vient nous chatouiller les narines, car on est plein est par rapport au voisin à mômes et tailleur de haie matinal. Même le bouillon de légume et le comprimé qui fait “pshiiiit” ne passent pas… On ne peut même plus penser tranquille à des choses graves. Et la sardine s’incruste jusqu’au lendemain matin, froid c’est divin.
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On sait pourquoi sa pelouse est splendide, ses 6 bergers allemands c….. dessus à longueur de journée, c’est de l’engrais à pas cher et du parfum garanti, dans la mesure où les clebs adorent la haie, et également c’est du bruit à moindre frais car…
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Les chiens du voisin aboient pour un oui ou pour un non et ce, jour et nuit. Un chat qui passe (le nôtre) les déstabilise, ainsi qu’une voiture, un môme qui piaille, un scooter, un planeur, ou une sonnerie de téléphone dans le bas du village. Par contre la nuit où l’on vous pique votre voiture, ils dorment et ne donnent pas l’alerte.
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En fait et cela arrive, le voisin n’a pas de chiens, mais 3 brebis pour tondre sa pelouse et c’est fou ce que ça fait du bruit ces animaux là, sans parler du crottin (authentique, et il a fallu se farcir le bruit de la construction de la bergerie car une brebis n’est pas à confondre avec un Shetland qui vit dehors).
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Ses invités se garent n’importe où, et surtout devant chez nous. Bon d’accord, la ruelle appartient à tout le monde…
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Pour le seul barbecue commun on a apporté le champagne, le voisin gentil la viande, et le voisin chieur 3 concombres au yahourt… Exit le barbecue en commun, on se réunit en douce avec le voisin gentil en bouffant des radis…
EN PLUS :
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On a fait des sardines grillées un samedi midi un jour de vent d’est avec le voisin gentil lassé des radis, et depuis l’autre fait la tronche et nous rend le taille haie sans essence, ce mal poli. D’ailleurs à ce qu’on a cru comprendre, il s’est acheté le sien qu’il met en route à 8 heures le samedi ET le dimanche (chéri, passe moi le fusil ! (à la campagne le fusil est obligatoire, sinon on n’est pas crédible)).
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Gendre n° 1 adooooore jardiner le dimanche matin et vu l’état de la pelouse, il a décidé de s’y mettre dès 8 heures car il est matinal et que cela pourrait le déprimer toute la famille qui pionce, ce que l’on encourage fortement ayant acheté des boules quiessses. Le voisin contemple la merveille (genre moquette verte) vers 14 heures d’un oeil mauvais, sans nous demander le pourquoi d’une si belle pelouse. En plus il nous espionne sans complexe par dessus la haie, c’est insupportable. Nous il nous faut monter sur le puit pour vérifier qu’il n’est pas en train de trucider sa femme un soir de dispute (c’est gueulard un voisin, c’est affreux, mais on veut rester discret, donc sur le puit avec un périscope et pas tout bêtement par dessus la haie bien en vue).
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Quand les enfants, neveux et nièces sont là, on entend de gros soupirs derrière la haie (toujours elle, il y passe sa vie), alors qu’un jardin c’est fait pour jouer au foot avec toute la famille (les hommes surtout), les femmes essayant de couvrir les bruits footesques à grand renfort de conversations forcément intéressantes.
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La rue appartient à tout le monde, il arrête de faire la tronche, ses invités n’ont qu’à aller se garer place de la mairie, c’est à 100 mètres.
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Il fait peur à notre chat qui adore crotter (c’est le mot que je cherchais) dans ses géraniums en ridiculisant ses chiens qui ont peur des chats ces grosses bêtes crétines et gueulardes. S’il lui donne une crise cardiaque, à nous le somnifère dans une boulette de viande pour lui faire peur avec ses clebs en catalepsie (les tuer, jamais) et en plus on portera plainte !!!!
Bref le voisin à la campagne n’est qu’un chieur. (Surtout celui de Mrs Bibelot et Jean Poirotte qui dégomme les chats à la carabine et a déjà empoisonné 4 chiens sans s’en cacher vraiment, mais il existe d’autres posts pour ces gens là, que je ferai Dies Irae).
Pour ce qui concerne les voisins normaux, la vie n’est qu’un long calvaire, car le voisin gentil que l’on fréquente est assez rare…