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'Ah ces mômes !'

Le mariage de Pulchérie : samedi 26 (part 1)

masque-copierComme si l’on pouvait ne pas se réveiller le jour du mariage de sa fille, je passe ma nuit à me réveiller en sursaut pour surveiller le radio réveil. Donc je dors très mal mais bon, j’ai tout de même l’occasion de dormir assez, ayant prévu d’arriver chez mes parents vers 14 H pour y fignoler mon apparence, avec départ à 15 H pour la mairie (c’est dire si le fignolage prend du temps).

Moralité je saute du lit tôt, à 11 H 30 (je vous rappelle que j’insomniaquise depuis des mois), j’avale mon thé et je me précipite vers la salle de bain où je prépare tout ce qu’il faut… Et il en faut peu pour être heureux pour se faire belle le jour du mariage de sa fille.

  • Dring : c’est mon père “tu arrive à quelle heure ? Apparemment c’est toi qui emmène Pulchérie dans la twingo de ta mère” (qui a la clim (la twingo))
  • “Ah bon, je dois emmener Pulchérie à la mairie ?” Première nouvelle. Du coup, je pense arriver vers 13 H 30 (ne me demandez pas pourquoi devoir véhiculer la mariée va me demander 1/2 H de battement…)
  • Raccrochage.
  • Pendant que le bain coule, je m’apprête à repasser ma robe neuve. Fort heureusement j’ai l’idée géniale de tester le fer sur un torchon : gagné il crache du noir. Il faudra que j’arrive chez mes parents vers 13 H (il faut au moins 1/2 H pour repasser cette merveille).
  • Je rentre dans mon bain, je laisse poser le shampoing spécial balayages, et j’étale mon masque (celui qui fait miauler Diabolos, vert à pois roses)
  • Dring !
  • Merde, putain, bordel ! je ne vais pas sortir du bain maintenant. Je m’essuie les mains tout de même car j’ai mon portable à portée de main et que fatalement il va sonner.
  • Même pô
  • Je termine mon bain relativement relax. Puis j’en sors. Tout ceci sous l’oeil dubitatif de Diabolos qui a perdu l’habitude de me voir m’agiter à des heures indues…
  • Je contemple mon boîtier signal d’appel : rien. C’est normal, par un étrange caprice de France j’te cause, quand mes parents m’appellent, ils n’apparaissent pas sur le boîtier depuis 9 mois et je ne sais pas pourquoi car ils sont les seuls. Quand je ne suis pas là, je ne peux pas savoir en rentrant s’ils m’ont appelée…
  • Je rappelle.
  • Je tombe sur Delphine.
  • Elle a oublié son masque à Paris, celui que je lui ai acheté la veille n’est pas le bon (mais je ne le reverrai jamais), est-ce que je peux lui apporter un des miens (VI, j’en ai plusieurs).
  • Mais pas trop tard maman hein ?
  • “SOUPIR”
  • “Je me démêle les cheveux et j’arrive ma chérie”.
  • Reste à préparer un cabas avec mon maquillage, tout ce qui va bien. Je prend une paire de sandales sur les deux paires que j’ai choisies. J’ai un doute sur le confort des sandales et j’ai eu raison, j’avais pris UNE sandale d’une paire et UNE sandale d’une autre paire. J’embarque les 2 paires (bien inspirée, car à l’habillage je tiendrai 10 minutes avec la paire choisie et aurai du change). J’arrive même à ne pas oublier mon parfum, par contre j’oublie mes bijoux. C’est peu féminin, mais la quincaillerie, ce n’est pas du tout mon truc, il faut une occasion spéciale.
  • C’est une occasion spéciale
  • Mais je m’apercevrai de cet oubli trop tard, à 14 H55 alors qu’il faut partir à la mairie.

J’arrive chez mes parents, où règne un charmant désordre qui ne semble pas perturber mon père, seul mâle à la maison avec gendre n° 2 qui aurait tendance à se planquer. Car outre ma mère qui file chez l’esthéticienne, il y a :

  • La mariée dont le chignon est fait
  • Tatie chérie qui a coiffé la mariée
  • Ma soeur qui n’est pas comme les autres
  • Les deux photographes de Pulchérie qui vont dormir là le soir et mitraillent la baraque sous tous ses angles (y compris moi : au secours !)
  • Ma nièce qui parlant l’anglais couramment, a amené les deux photographes
  • Delphine qui se tartine de vert (à pois roses) dès mon arrivée
  • Moi tout de même, maintenant que je suis là…

Devant cet assemblée de femelles en train de se préparer, la lutte pour entrer dans l’une des salles de bain, mon père reste serein. Il a l’habitude des assemblées féminines.

Pulchérie squatte la plus grande salle de bain et évidemment personne ne peut rien dire : elle est la mariée…

Je repasse ma robe (ouf), et Delphine m’intime l’ordre de l’attendre pour me maquiller. On ne sait jamais, dès fois que je me crève un oeil.

Elle me choisit la paire de sandale qui fait le plus mal aux pieds…

Avec ma nièce nous mangeons un morceau (charcuterie prévue pour 10), ayant décidé de nous maquiller au dernier moment. Il fait en effet chaud, et tant qu’à faire, que cela dégouline le plus tard possible. Puis ma nièce va se faire aplatir sa chevelure dont elle pense qu’elle a trop de volume, par tatie chérie, sous mon regard désespéré.

Moi j’ai passé ma vie a essayer de donner du volume à mes cheveux fins et raides. Personne n’est jamais content.

Mon père se marre, et ma mère qui revient d’être allée se faire maquiller chez son esthéticienne favorite, semble ravie de toute cette agitation.

Agitation est un faible mot, on se croise de partout, l’escalier est constamment encombré, la table où la coiffeuse oeuvre, aussi. On ne pourrait jamais penser que la maison fait 200 m2

Il me reste à me maquiller. J’attends Delphine, mais maintenant qu’elle a fait son masque, elle se fait coiffer et je peux attendre.

Du coup, cela me met de mauvaise humeur.

Car la vie n’est qu’un long calvaire…

Posté le 5 juillet '10 par Calpurnia, dans Ah ces mômes !, Histoire de sorcière. 13 Commentaires.

Le mariage de Pulchérie : vendredi 25…

57417023Les futurs mariés devaient arriver le mercredi 23 dans l’après midi. En fait… 21 H 30, ça démarrait mal pour le timing.

Le jeudi, à moi la joie de l’atelier pompons, et pour pas mal le soir, découpage de cocotes en papier (combien en veux-tu ? tu dois dire 3 fois très vite “les chaussettes de l’archiduchesses sont sèches archi sèches”). Je pars me coucher fatiguée, mais cela fait des mois que je dors mal et que je suis fatiguée, alors je peux toujours rêver que DU COUP, je vais bien dormir.

Le vendredi, fort heureusement, de bonnes âmes ont décidé de venir donner un coup de main qui ne sera pas superflu. Moi j’ai peur. Toutes les chaises d’Emmaus à descendre du grenier des parents et à emporter dans le petit bois, tous les tréteaux et planches pour les tables à emporter également, les nappes (de vieux draps à l’ancienne de Mrs Bibelot), la vaisselle, des miroirs, etc…

Depuis deux jour ma mère fait avec plaisir vrombir son lave vaisselle pour la porcelaine Emmaus, et se fait une joie de préparer les bouquets pour les tables et de planter quelques fleurs dans le petit bois.

Virginie, la weeding planer de Pulchérie est là, charmante et souriante, zen attitude, no problem on maîtrise, on va maîtriser. Genre après Hiroshima “on commence par quoi ?”. J’admire.

Je fais la connaissance de Anne So dont l’énergie pourrait pomper le peu de celle qu’il me reste, et de son mari qui prend en main le break de papa pour de nombreux allers/retours maison de famille/petit bois. Papa serait content de voir sa maison se vider s’il n’était pas en train de se farcir les lampes pour éclairer les lampions.

D’un autre côté il ne réalise pas vraiment qu’il y aura le RETOUR du matériel du petit bois… Sur le coup du retour, la motivation sera moins évidente.

En début d’après midi, comme précédemment écrit, je reste pour aider papa concernant les lumières, mais il me faut rappliquer dans le petit bois tout de même, en début de soirée : Pulchérie à l’autre bout de mon portable, est formelle.

Les tentes sont montées : c’est magnifique. On gonfle des ballons dans l’atelier de droite, on les accroche dans l’atelier de gauche. Virginie m’embauche. Je ficelle les ballons, elle les accroche. Anne So ne sait plus où donner de la tête. On transforme mes découpages de la veille en fleurs magnifiques et je m’amuse à voir Albert rappelé à l’ordre par sa fille “papa, je t’attends”, en train de tripatouiller du papier pelure (rose).

Les hommes en nombre enfin suffisant dans ce petit bois, s’activent sans oublier le barbecue, car si l’homme n’est pas en train de faire griller de la viande il ne peut pas accrocher des lampions.

Les lampes arrivent enfin (j’ai appelé papa pour savoir s’il avait encore besoin d’aide, manque de bol non, il avait terminé). Delphine gonfle des ballons, encore des ballons, et toujours des ballons. Blanc ou rose.

Comme elle en a marre, elle décide qu’il n’y a pas de raison pour qu’elle soit la seule à en avoir marre et m’envoie m’occuper des pompons avec Albert, Anne So, Virginie, ma nièce et une de ses copines. Comme ça tout le monde est d’accord car tout le monde en a marre…

Et les tables qui ne sont pas mises…

Les hommes montent les tentes pour ceux qui vont dormir dans le petit bois. L’ambiance du lendemain se dessine lorsqu’un célibataire demande s’il y a une tente baisodrome de prévue et laquelle. Pulchérie commence à dire “oh ça, ce n’est pas grave important”. On débat de la qualité du H qui pourra être fumé le lendemain, certains font bien de ne pas être là…

Je termine mes fleurs roses et commence à accrocher les lampes dans les lampions et les lampions dans les arbres.  Plus exactement ma soeur accroche des lampions dans les arbres avec une copine, et moi je me préoccupe de l’entrée à éclairer absolument sinon c’est un coup à terminer dans des ronciers… Au passage ON me précise que le coin traiteur doit être éclairé aussi. Je risque donc ma vie dans le coin traiteur, avec des lampes traitres qui se cassent la gueule du lampion et se vautrent par terre. Je finis par recoller tout cela comme je le peux : Pulchérie n’y verra que du feu.

Tout ceci sous fond de musique en boucle, prévue pour le lendemain au moment du “vin d’honneur”, play liste excellente (Delphine a mis un an à la mettre au point avec gendre n° 2). Du coup j’accroche mes lampions en chantant des W Disney dont certaines musiques s’alternent avec des chansons assez anciennes. Je sais que mes parents vont adorer !

Précision utile : tout le monde se flanque des claques, rapport aux moustiques dont le blitz ne faiblit pas. Pulchérie m’a expédiée faire quelques courses de dernière minutes (ça me revient, c’est comme cela qu’elle m’a retirée de l’atelier “lampes” pour que j’aille acheter un peu de tout pour un peu tous les présents (mousse à raser, shampoing, gel douche, etc) dont des trucs anti bestiaux, en forme de spirales, à brûler, qui sont exclusivement réservés au LENDEMAIN !

Demain du moustique tu ne te protégeras point mais aujourd’hui est un autre jour…

Et les tables qui ne sont pas mises…

Nous mangeons enfin les hommes mangent leurs grillades et testent le vin (très important de vérifier le vin). Et la bière. Pour la bière c’est traitre ces trucs là : celle que l’on vient de boire était excellente mais il n’est pas superflu d’en tester une autre…

Gendre n° 2 arrive tout content : à 22 H 30 tout doit être prêt. Loupé, on a encore besoin de lui, mais il est accueilli avec joie autour des braises et de la viande qui grésille.

La weeding planer tout à coup, décide que “pour ce soir c’est bon, le reste je m’en occupe demain matin avec Saint Jean Baptiste (son mari)”. Les mariés sont priés d’aller se reposer, tout sera prêt demain.

Pour le repos du guerrier marié c’est un peu loupé : il doit dormir dans le petit bois pour veiller au grain, avec plusieurs potes à lui. Gendre n° 2 réussit à échapper au traquenard pour rentrer avec Delphine chez mes parents. Pour le reste : peu d’écho le samedi sur la nuit du vendredi au samedi entre potes devant un feu de camp. Quasi tous les mecs de l’enterrement de vie de garçon du gentil sont là : je m’amuse bien en rentrant comateuse chez moi à 1 H 30, en imaginant à quel point ils vont bien dormir…

En me demandant tout de même comment le samedi je vais pouvoir avoir l’air détendue, sereine et tout et tout. Surtout en sachant que “me faire belle”, me prend 2 heures de plus qu’il y a 20 ans…

Car la vie n’est qu’un long calvaire… Sauf que je sens déjà que l’ambiance va être bonne et que je compte bien en profiter !!!

Posté le 1 juillet '10 par Calpurnia, dans Ah ces mômes !, Histoire de sorcière. 12 Commentaires.

Mobilisation générale de l’Emmaus de Trappes pour le mariage de Pulchérie

emmausAprès m’avoir kidnappée, ligotée dans le coffre de la voiture trainée à Ikéa traitreusement pour voir le prix des chaises pliantes, des tables pliantes, des tréteaux, des plateaux, des couverts, une vérité s’est imposée à Pulchérie.

Car ce n’est pas le tout, mais faire le mariage dans un petit bois, c’est TOUT prévoir : les tentes (achetées et pouvant être louées après le mariage), le sol, de quoi poser 90 culs maximum (soit 180 fesses), les tables, etc…

Le traiteur pliant les gaules à 24 H ou 00 H 00 et emportant sa vaisselle alors que la fête doit continuer, il fallait en plus prévoir de la vaisselle.

Tout uni pour les chaises, les verres et gnagnagna C’EST MOCHE. Normal, l’ennui naquit un jour de l’uniformité.

Pulchérie a donc eu l’excellente idée que je ne conteste pas, d’aller acheter ce qu’il lui fallait chez Emmaus. Elle pouvait faire une double bonne action en leur achetant ce dont elle avait besoin et en le leur redonnant après pour revente.

Evidemment quelques personnes dont moi, ont demandé si après la fête, elles pourraient récupérer qui des chaises, qui une théière,  qui des tasses, qui 6 assiettes assorties, ce qui fut accordé. Tant qu’à donner…

Première visite chez Emmaüs : Pulchérie ayant une passion perverse pour l’ancien et non pas le nouveau, a commencé à taper dans la vaisselle certainement déposée là par des petits enfants vidant la maison ou l’appartement de leurs grands parents.  Le tout ravissant et désassorti, mais c’était le but.

Vaisselle un peu émouvante aussi : d’une autre époque, mais pas encore redevenue à la mode, preuve de disparitions et de vidages de maisons ou appartements, preuve que le temps passe et nous fauche un jour.

Puis sans le vouloir elle a séduit un monsieur au rayon meubles d’occasion forcément, et lui a expliqué qu’il lui faudrait des chaises, des bancs si c’était possible, des tables, des chaises, des chaises, des chaises, etc…

Première visite : je vais l’attendre à la gare de Trappes avec le break de papa. Pulchérie sait très bien que je suis toujours à l’heure, mais bon, ce n’est pas grave, elle me donne l’heure d’arrivée de son train avec 5 minutes d’avance. Moralité, je poireaute 10 minutes.

L’hiver ça va, quand le soleil tape, bonjour les dégâts…

Tous les samedi pendant un petit moment, nous sommes allées chez Emmaus, où un monsieur charmant, lui mettait toutes les chaises de côté et avait même pris son numéro de portable pour la prévenir d’arrivages exceptionnels.

Tout en l’attendant, quand elle allait choisir de la vaisselle, ou en discutant avec son fournisseur de chaises préféré, j’ai eu l’occasion de rire intérieurement plus d’une fois :

  • Photo à faire : Pulchérie un jour de beau temps (si si, il y en a eu), en combi-short et petit chemisier et vague cardigan, poireautant à la caisse à côté d’une femme voilée du haut jusqu’en bas (en noir évidemment). Le contraste valait son pesant de dragées…
  • Le regard pervers du mari de la femme voilée. M’énervent ceux-la, vu la lubricité qu’ils dégagent, ne pas s’étonner qu’ils voilent leurs femmes (je le dis comme je le pense, et inutile de venir disserter là-dessus, ce n’est pas le vrai sujet)
  • Le(s) petit(s) coups d’oeil appréciateur(s) du réserveur de chaises sur les gambettes de ma fille qui visiblement lui avait tapé dans l’oeil. Dès qu’il le pouvait, il matait gentiment, admiratif et sans lubricité apparente.
  • D’ailleurs il m’a félicitée d’avoir mis au monde une aussi jolie fille, en déplorant que sa soeur ne vienne jamais (HI HI !)
  • D’ailleurs il rameutait des collègues.
  • D’ailleurs il lui a fait plein de prix sympas

Idem pour l’étage (la vaisselle), je pense que l’on se souvient de la “future mariée” à qui l’on emballait tout bien, en faisant un prix également. Certes nous rapporterons pas mal de choses chez eux, mais nous ne savons pas s’il faut ou non, faire un petit geste supplémentaire pour toute la gentillesse rencontrée…

Et ces visites répétées chez Emmaus ont été l’occasion pour Pulchérie, de mentir à sa mère comme un arracheur de dent :

  • “Non je ne prends plus de vaisselle, j’en ai assez”

Comme si je n’allais pas entendre dreling dreling dans un sac plastique qu’elle portait d’un air dégagé pour le planquer dans la voiture…

D’ailleurs c’est Mrs Bibelot qui a tout lavé et moi tout emballé pour le grand jour.

Alors je sais bien qu’elle a acheté je ne sais combien de carafes, dont certaines, magnifiques, ne quitteront certainement pas la famille…

En plus du reste… (65 chaises entreposées dans le grenier de mes parents ont fait que nous avons cessé de hanter ce lieu, mais ce n’est qu’une pause, que faire de ces 65 chaises ?)

Posté le 27 juin '10 par Calpurnia, dans Ah ces mômes !, Crise de nerf, Histoire de sorcière, Nos grands moments de solitude. 15 Commentaires.

Comment se pourrir la vie… (le mariage de Pulchérie ?/?)

pentagrammePiste de danse installée dans le petit bois, voilà t’y pô que Pulchérie a une idée de génie le mercredi soir (ne pense pas ma chérie, ne pense pas !).

Le jeudi, son père doit venir monter la baraque à frites (ou à je ne sais plus quoi d’ailleurs, je commence à m’y perdre dans le petit bois…), donc elle doit venir superviser, le gentil également.

Rajoutez sa soeur et gendre n° 2. Sans doute là pour éviter que je ne flanque à Albert un coup de fourche en le voyant. Meu non, je suis civilisée, tout s’est très bien passé avec Albert. Sauf que cela a traumatisé les filles de nous voir nous faire la bise et avec le sourire en plus, et même deviser toujours avec le sourire, sur surtout un peu n’importe quoi (faut pas qu’on cherche à trop creuser non plus et nous le savons tous les deux).

On se serait mis sur la gueule cela les aurait traumatisées également. Jamais contentes…

D’un autre côté nous ne nous étions pas vus depuis 2004 et puis je me voyais mal serrer la main d’un homme avec qui j’ai conçu deux filles les doigts dans le nez.

Bref la veille Pulchérie avait pris une décision, eu une idée, une de celles qui germent dans le cerveau d’un designer inspiré ou téléguidé, et qui terrorisent tout l’entourage. Quand elle dit “j’ai une idée”, tout le monde se fige (sauf les moustiques).

Fallait peindre la piste de danse EN BLANC. Et en rose vif sur la piste de danse AU CENTRE, une étoile à cinq branches.

Mon ainée aussi adorée que sa soeur, aurait pu décider de faire  peindre l’étoile de David, une croix Zvastika (http://fr.wikipedia.org/wiki/Svastika) levogyre, une croix de Lorraine, une croix potencée,  un symbole de l’infini, la grande Ourse, l’étoile du sud, la constellation d’Orion, du petit baigneur,  ou du petit cheval blanc. Non, elle voulait une étoile à cinq branches ou pentagramme étoilé

QUE CA A FAIRE QUE DE SE PRENDRE LA TETE POUR UNE ETOILE DANS LE PETIT BOIS. Nous n’en avions pas rêvé, elle l’a fait !

Dans des cas comme celui-là, je discute avec Pulchérie APRES, quand elle trouve que le blanc c’est moche et que finalement ce serait mieux en vert, ce qui m’ôte le plaisir de lui faire reconnaître que j’avais raison (elle déteste). Ce que je pensais dès le départ, mais si je m’étais prononcée, rien que pour me contrarier (farpaitement), elle aurait fait projeter des paillettes sur le blanc pour qu’il flamboie.

Bref, une fois les chaussettes des deux gendres pleines de blanc lavable à l’eau, il a fallu dessiner le pentagramme sur le sol en partant bien du centre, Pulchérie ayant bien repéré celui-ci.

Dessiner un pentagramme demande un mode d’emploi précis et tout simple (http://www.kulturica.com/pentagramme.htm). J’ai ramené ma toute petite science (tout en me demandant pourquoi ma fille avait eu cette idée tout à coup, ce qui pour moi n’est pas anodin, car le pentagramme symbolise entre autres : le mariage, le bonheur, l’accomplissement) pour préciser que c’était un symbole ésotérique très fort, et qu’il fallait positionner la dite étoile dans la bonne position.

Laquelle ? C’est une bonne question. Théoriquement quand on arrive, qu’on trébuche sur le rebord de la piste de danse et que l’étoile à cinq branches vous remonte soudain à la gueule (comme une bordure de trottoir l’avait fait à un voisin de mes parents qui rentrait chez lui complètement bourré) on doit voir la branche du haut si l’on n’a pas pété ses lunettes ou perdu ses lentilles de contact.

Albert était plein d’idées, avec Pi2R ou PiR2. Tout faux. Les filles en ont profité pour nous dire que nous étions intoxiqués CM2, mais que pour elles c’était loin (que dire de nous… du coup nous avons ricané en coeur ce qui a rajouté à leur traumatisme primal).

Mrs Bibelot précisait que si les américain avaient un pentagone et non pas un hexagone, un octogone ou un tetragone ce n’était pas pour rien, rapport au symbole.  Comme elle a fait du grec ET du latin jusqu’au bac les moustiques atterrés ont fuit. C’était toujours ça de pris… (mais je vous rassure, cela n’a pas duré).

J’ai suggéré à gendre n° 1 de s’étendre dans la peinture sur la piste de danse en prenant la position de “l’Homme” de Léonard de Vinci qui l’avait intégré (l’homme) dans un pentagramme.

Gendre n° 1 s’est opposé formellement à cette proposition digne d’une future belle doche, qui nous aurait permis de tracer l’étoile à cinq branches autour de lui et on se demande pourquoi il était un peu énervé le soir à castorkarma où nous allions acheter de la peinture verte, parce que le blanc sur la piste de danse, finalement c’était moche…

Albert parti en divisant dans sa tête 360° par 5 (je pose mon 9, je retiens 1), les garçons ont essayé de tracer un nouveau pentagramme sur la piste, au moyen de scotch et avec l’aide d’internet, après avoir recouvert la précédente étoile à 5 branches qui pouvait brouiller les pistes,  de ce qu’il restait de peinture blanche lavable à l’eau (en s’enfermant dans la peinture, gag à mourir de rire pour les autres).

Gendre n°2 cet inconscient, a déclaré qu’il viendrait le lendemain, dès l’aube, à l’heure où vrombissent les moustiques, peindre la nouvelle étoile, et attaquer le vert.

Le soir, nous sommes allés contempler, Pulchérie et le gentil de retour pour le WE (le vendredi ils bossaient), l’oeuvre d’art, en subissant le blitz des moustiques de retour.

En vert pour le fond, c’était nettement mieux. ON m’aurait demandé mon avis (ON étant ma fille) AVANT, ON aurait économisé 2 pots de peinture blanche…

Mais pour l’étoile à cinq branches, il y a une branche plus étroite que les autres, et je pense qu’elle restera comme ça…

Je l’ai dit… Erreur fatale, mais cela sautait aux yeux comme un coup de pied aux fesses…

Personne n’a répondu. J’ai senti à quel point j’avais gaffé. Parce que la veille, Pulchérie s’était mis la rate au court bouillon (et celle des autres avec) à cause de cette fichue étoile, et que sa soeur et moi avions fini par l’envoyer bouler lui dire qu’il n’y avait qu’à ne pas peindre d’étoile et point barre…

La vie n’est qu’un long calvaire… Pas besoin d’en rajouter pour se la pourrir…

PS : Le 6 juin, outre l’anniversaire du débarquement, c’était les 4 ans de mon blog. J’ai complètement zappé les deux dates…

Posté le 9 juin '10 par Calpurnia, dans Ah ces mômes !. 12 Commentaires.

Le Krikitu de l’enfant primate homo sapiens qui ne pionce pas…

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Avant d’arriver à l’adolescence où elles ont commencé à se détester avec des disputes intolérables, tout en s’adorant en chuchotant dans mon dos, les filles ont joué longtemps, avec une imagination débordante (hélas bien souvent).J’adorais entendre la classique conversation des enfants qui jouent :

  • Bon alors je ferais cela et toi tu me dirais…
  • D’accord
  • Et alors je te répondrais…
  • Pas d’accord Mamannnnnn !!!
  • Mère sourde
  • Bon alors je te répondrais…
  • D’accord
  • Et alors tu tomberais par terre
  • Pas d’accord Mamannnnnn !!!
  • Mère estropiée du tympan
  • Etc…
  • Je me faisais le jeu deux fois, en tendant l’oreille tout de même parce que quand on ne les entend plus, règle absolue : aller voir ce que les enfants font et leur dire d’arrêter de le faire. Je ne me dérangeais pas à chaque appel, je les laissais se déplacer (mère indigne)

Un beau jour il était question d’une belle princesse et d’une méchante sorcière. Après s’être étripées pour savoir laquelle serait la méchante sorcière, et de multiples Mamannnnnn !!! elles ont finalement décidé sur ma suggestion, d’être deux belles princesses avec une méchante sorcière cachée dans le placard, qui leur dirait…

  • D’accord.

Le jeu commence. Reste à savoir où habitent les princesses :

  • Dans un château
  • Non dans une maison, elles se cachent de la sorcière
  • Non dans un château Mamannnnnn !!!
  • Non dans une maison Mamannnnnn !!!
  • QUOI ENCORE ?
  • Delphine veut un château et moi je veux une maison.
  • Eh bien vous n’avez qu’à dire que c’est une maison château
  • D’accord
  • On sera dans une maison château
  • Non, moi je veux un château maison :
  • Mamannnnnn !!!

Certains s’étonnent parfois que l’on puisse ne plus entendre qu’un vague bourdonnement qui pourrait évoquer un essaim d’abeilles en train de s’installer dans le salon…

Une chose est sûre : si on me donne 1 euro par krikitu de l’enfant primate homo sapiens : Mamannnnnn !!! que j’ai pu entendre au cours de ma vie, je pourrais m’acheter une maison château.

Ou un château maison. J’hésite…

La vie n’est qu’un long calvaire…

Posté le 1 juin '10 par Calpurnia, dans Ah ces mômes !. 28 Commentaires.

L’arrivée du casse croûte dans le petit bois… (le mariage de Pulchérie ?/?)

femme-horrifieeDonc, le jour de mon anniversaire, Pulchérie et le gentil, seuls depuis la veille dans le petit bois, malgré une petite aide de ma mère et moi-même le samedi après midi, avaient décidé de partir trimer comme des ânes travailler en fin de matinée, de manger sur place pour gagner du temps.

Ils s’y étaient pris comme des manches pour acheter leur bouffe (les jeunes n’ont jamais un euro de monnaie sur eux maintenant, c’est dramatique) et ma mère émue leur avait acheté une baguette, du jambon cru et cuit, du fromage et des fruits.

Comme ils ne s’étaient pas levés très tôt non plus, ils sont partis en coup de vent, en demandant à ma mère de me demander de leur amener leur casse croûte après notre déjeuner… (Il y en a 3 qui suivent).

Donc, déjeuner terminé, je prépare un cabas avec leur nourriture, de l’eau en abondance (ma soeur doit nous rejoindre avec ses mômes), de quoi allumer le feu (hé  hé), et me voici partie…

Petite digression : j’avais vu peu de temps auparavant une émission très intéressante sur les prédateurs, comment que les archéologue à la vue d’un squelette de dinosaure peuvent vous dire si c’était un prédateur ou pas, etc, etc… (je regarde ce que je veux d’abord, et même des documentaires sur la vie des cafards).

Il ressortait que l’homme au fil de l’évolution est devenu le plus grand prédateur de toute la planète (qui nous remercie d’ailleurs) et qu’une caractéristique du prédateur est d’avoir une vision très branchée sur le mouvement (entre autres, suivant les prédateurs). Les non prédateurs aussi, mais leurs yeux ne sont pas disposés de la même manière, ce qui en fait des victimes toutes désignées…

J’ai donc décidé de tester si cette histoire d’immobile ou en mouvement se révélait exacte au moins pour les deux “futurs” et en arrivant dans le petit bois, j’ai commencé à ruser (je suis un prédateur aussi, si, si, vous ne m’avez jamais vu chasser une araignée…).

Donc on rentre dans le petit bois par un chemin de traverse, avant de se retrouver dans la petite allée qui va tout desservir.

Gendre n° 2 me tourne le dos. A 8 mètres de moi, ma fille accroupie est face à moi par contre en train de terrasser les ronces. Je me fige. Elle ne m’a pas vue. Elle se retourne pour poser ses ronces sur son petit tas, j’avance d’un pas. Puis je me fige à nouveau. Le manège continue jusqu’à ce que je me retrouve à 2 mètres d’elle, très peu dissimulée par les petits arbres.

  • “Et bien dit-elle tout à coup, je mangerai bien mon casse croûte maintenant, j’ai sacrément faim”.

Et là, elle se lève et me voit.

Théoriquement je ne pense pas faire peur aux petits enfants, mais là, ma propre fille a poussé un hurlement d’horreur en me découvrant, avec sur son visage le masque de pure terreur de la future proie d’un vampire à qui le soleil ne fait ni chaud ni froid, et qui vient de surgir brusquement de nulle part.

J’aurais dû mettre une cape noire tiens…

  • “Ca ne va pas de nous faire des peurs pareilles ?”
  • Effectivement en l’entendant hurler à ce point, gendre n° 1 a eu peur aussi.

Tout en mangeant et après mes explications brèves, elle a admis que c’était finalement très drôle, mais que c’était le genre de truc à éviter à un cardiaque.

Et elle m’a précisé qu’heureusement elle n’était pas en train de dire :

  • “Putain, elle fait chier mouth, elle pourrait se grouiller, je meurs de faim, j’aurais dû prendre les casses-croûtes moi même, on ne peut jamais compter sur elle…”

Alors quand je fais du feu et que je l’alimente, je ressemble peut-être à une junkie qui vient de trouver sa dose, mais elle quand elle voit soudain sa mère surgir devant elle, un instantané de son visage me ferait gagner un concours de photographies…

Finalement expérience ou pas, je me demande comment je dois le prendre…

Posté le 24 mai '10 par Calpurnia, dans Ah ces mômes !. 14 Commentaires.

La guerre du feu (part 3) (le mariage de Pulchérie)

200471538-001Le WE d’après le feu infernal et les vents tournants, Pulchérie me consterna en me déclarant “pas de feu demain (dimanche)”, on a trop de trucs à faire.

Avec le gentil, plus question de perdre de temps. Dans le petit bois dès la fin de matinée, on mange sur place pour ne pas perdre trop de temps. J’étais chargée de leur apporter leur casse croûte dans le petit bois après avoir fêté mon anniversaire avec mes parents (devinez quel jour c’était ?).

J’ai tenté là une expérience inoubliable que je vous raconterai une prochaine fois (à tenter, c’est à mourir de rire).

Bref, Pulchérie m’annonce que finalement il y a encore à brûler. Ca et là. Mais plus à mon emplacement favori, dans une petite clairière désormais labourée et aplanie pour recevoir la baraque du traiteur/barbecue (endroit prédestiné sans doute).

Je dois reprendre donc le site de leur feu infernal, avec lequel je vais prendre évidemment mille précautions. En allant chercher ça et là (et surtout là d’ailleurs, un endroit où dormiront sous des tentes certains téméraires) de quoi alimenter mon feu.

“Ca” c’est du bois mort à découper en tronçons et “là” des ronces et des épines noires.

Mrs Bibelot s’occupe innocemment de l’endroit “ça”, pour m’amener de quoi alimenter le feu, un sécateur à la main dans sa poche pour terrasser les ronces qui l’obsèdent et dont je crains encore, à l’heure où j’écris ce post, qu’elles ne survivent pas à la fin des préparatifs du mariage, et qui se trouvent dangereusement près de l’endroit “ça”… Forcément à un moment donné, Pulchérie va tourner le dos à sa grand mère…

Un petit clic est si vite fait…

Moi pour aller chercher ce qu’il faut “là”, je prends une fourche et une brouette que je charge bien. Après je gère le contenu de la brouette, et suppute si je peux tout mettre sur le feu ou non. Le vent est faible ce jour là, mais toujours tournant.

Mon petit feu va bien. Il semble aller vite, mais je sais que c’est trompeur. Sous un petit tas de braises, des cendres en apparence… Je charge petit à petit. Fourchée après fourchée…

C’est au moment où l’on décide que c’est terminé pour le feu, que Pulchérie éclate de rire :

  • “Tu sais maman, tout à l’heure quand je t’ai vue avec ta première fourchée de ronces, arriver pour alimenter ton feu, tu avais l’air d’une junkie en manque qui venait de trouver sa dose !”

Faites des gosses tiens !

Je vous raconterai la prochaine fois, à quoi elle ressemblait quand j’ai apporté le casse croûte…

La vie n’est qu’un long calvaire !

Posté le 21 mai '10 par Calpurnia, dans Ah ces mômes !, Histoire de sorcière. 6 Commentaires.