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'Ah ces mômes !'

Le Krikitu de l’enfant primate homo sapiens qui ne pionce pas…

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Avant d’arriver à l’adolescence où elles ont commencé à se détester avec des disputes intolérables, tout en s’adorant en chuchotant dans mon dos, les filles ont joué longtemps, avec une imagination débordante (hélas bien souvent).J’adorais entendre la classique conversation des enfants qui jouent :

  • Bon alors je ferais cela et toi tu me dirais…
  • D’accord
  • Et alors je te répondrais…
  • Pas d’accord Mamannnnnn !!!
  • Mère sourde
  • Bon alors je te répondrais…
  • D’accord
  • Et alors tu tomberais par terre
  • Pas d’accord Mamannnnnn !!!
  • Mère estropiée du tympan
  • Etc…
  • Je me faisais le jeu deux fois, en tendant l’oreille tout de même parce que quand on ne les entend plus, règle absolue : aller voir ce que les enfants font et leur dire d’arrêter de le faire. Je ne me dérangeais pas à chaque appel, je les laissais se déplacer (mère indigne)

Un beau jour il était question d’une belle princesse et d’une méchante sorcière. Après s’être étripées pour savoir laquelle serait la méchante sorcière, et de multiples Mamannnnnn !!! elles ont finalement décidé sur ma suggestion, d’être deux belles princesses avec une méchante sorcière cachée dans le placard, qui leur dirait…

  • D’accord.

Le jeu commence. Reste à savoir où habitent les princesses :

  • Dans un château
  • Non dans une maison, elles se cachent de la sorcière
  • Non dans un château Mamannnnnn !!!
  • Non dans une maison Mamannnnnn !!!
  • QUOI ENCORE ?
  • Delphine veut un château et moi je veux une maison.
  • Eh bien vous n’avez qu’à dire que c’est une maison château
  • D’accord
  • On sera dans une maison château
  • Non, moi je veux un château maison :
  • Mamannnnnn !!!

Certains s’étonnent parfois que l’on puisse ne plus entendre qu’un vague bourdonnement qui pourrait évoquer un essaim d’abeilles en train de s’installer dans le salon…

Une chose est sûre : si on me donne 1 euro par krikitu de l’enfant primate homo sapiens : Mamannnnnn !!! que j’ai pu entendre au cours de ma vie, je pourrais m’acheter une maison château.

Ou un château maison. J’hésite…

La vie n’est qu’un long calvaire…

Posté le 1 juin '10 par Calpurnia, dans Ah ces mômes !. 28 Commentaires.

L’arrivée du casse croûte dans le petit bois… (le mariage de Pulchérie ?/?)

femme-horrifieeDonc, le jour de mon anniversaire, Pulchérie et le gentil, seuls depuis la veille dans le petit bois, malgré une petite aide de ma mère et moi-même le samedi après midi, avaient décidé de partir trimer comme des ânes travailler en fin de matinée, de manger sur place pour gagner du temps.

Ils s’y étaient pris comme des manches pour acheter leur bouffe (les jeunes n’ont jamais un euro de monnaie sur eux maintenant, c’est dramatique) et ma mère émue leur avait acheté une baguette, du jambon cru et cuit, du fromage et des fruits.

Comme ils ne s’étaient pas levés très tôt non plus, ils sont partis en coup de vent, en demandant à ma mère de me demander de leur amener leur casse croûte après notre déjeuner… (Il y en a 3 qui suivent).

Donc, déjeuner terminé, je prépare un cabas avec leur nourriture, de l’eau en abondance (ma soeur doit nous rejoindre avec ses mômes), de quoi allumer le feu (hé  hé), et me voici partie…

Petite digression : j’avais vu peu de temps auparavant une émission très intéressante sur les prédateurs, comment que les archéologue à la vue d’un squelette de dinosaure peuvent vous dire si c’était un prédateur ou pas, etc, etc… (je regarde ce que je veux d’abord, et même des documentaires sur la vie des cafards).

Il ressortait que l’homme au fil de l’évolution est devenu le plus grand prédateur de toute la planète (qui nous remercie d’ailleurs) et qu’une caractéristique du prédateur est d’avoir une vision très branchée sur le mouvement (entre autres, suivant les prédateurs). Les non prédateurs aussi, mais leurs yeux ne sont pas disposés de la même manière, ce qui en fait des victimes toutes désignées…

J’ai donc décidé de tester si cette histoire d’immobile ou en mouvement se révélait exacte au moins pour les deux “futurs” et en arrivant dans le petit bois, j’ai commencé à ruser (je suis un prédateur aussi, si, si, vous ne m’avez jamais vu chasser une araignée…).

Donc on rentre dans le petit bois par un chemin de traverse, avant de se retrouver dans la petite allée qui va tout desservir.

Gendre n° 2 me tourne le dos. A 8 mètres de moi, ma fille accroupie est face à moi par contre en train de terrasser les ronces. Je me fige. Elle ne m’a pas vue. Elle se retourne pour poser ses ronces sur son petit tas, j’avance d’un pas. Puis je me fige à nouveau. Le manège continue jusqu’à ce que je me retrouve à 2 mètres d’elle, très peu dissimulée par les petits arbres.

  • “Et bien dit-elle tout à coup, je mangerai bien mon casse croûte maintenant, j’ai sacrément faim”.

Et là, elle se lève et me voit.

Théoriquement je ne pense pas faire peur aux petits enfants, mais là, ma propre fille a poussé un hurlement d’horreur en me découvrant, avec sur son visage le masque de pure terreur de la future proie d’un vampire à qui le soleil ne fait ni chaud ni froid, et qui vient de surgir brusquement de nulle part.

J’aurais dû mettre une cape noire tiens…

  • “Ca ne va pas de nous faire des peurs pareilles ?”
  • Effectivement en l’entendant hurler à ce point, gendre n° 1 a eu peur aussi.

Tout en mangeant et après mes explications brèves, elle a admis que c’était finalement très drôle, mais que c’était le genre de truc à éviter à un cardiaque.

Et elle m’a précisé qu’heureusement elle n’était pas en train de dire :

  • “Putain, elle fait chier mouth, elle pourrait se grouiller, je meurs de faim, j’aurais dû prendre les casses-croûtes moi même, on ne peut jamais compter sur elle…”

Alors quand je fais du feu et que je l’alimente, je ressemble peut-être à une junkie qui vient de trouver sa dose, mais elle quand elle voit soudain sa mère surgir devant elle, un instantané de son visage me ferait gagner un concours de photographies…

Finalement expérience ou pas, je me demande comment je dois le prendre…

Posté le 24 mai '10 par Calpurnia, dans Ah ces mômes !. 14 Commentaires.

La guerre du feu (part 3) (le mariage de Pulchérie)

200471538-001Le WE d’après le feu infernal et les vents tournants, Pulchérie me consterna en me déclarant “pas de feu demain (dimanche)”, on a trop de trucs à faire.

Avec le gentil, plus question de perdre de temps. Dans le petit bois dès la fin de matinée, on mange sur place pour ne pas perdre trop de temps. J’étais chargée de leur apporter leur casse croûte dans le petit bois après avoir fêté mon anniversaire avec mes parents (devinez quel jour c’était ?).

J’ai tenté là une expérience inoubliable que je vous raconterai une prochaine fois (à tenter, c’est à mourir de rire).

Bref, Pulchérie m’annonce que finalement il y a encore à brûler. Ca et là. Mais plus à mon emplacement favori, dans une petite clairière désormais labourée et aplanie pour recevoir la baraque du traiteur/barbecue (endroit prédestiné sans doute).

Je dois reprendre donc le site de leur feu infernal, avec lequel je vais prendre évidemment mille précautions. En allant chercher ça et là (et surtout là d’ailleurs, un endroit où dormiront sous des tentes certains téméraires) de quoi alimenter mon feu.

“Ca” c’est du bois mort à découper en tronçons et “là” des ronces et des épines noires.

Mrs Bibelot s’occupe innocemment de l’endroit “ça”, pour m’amener de quoi alimenter le feu, un sécateur à la main dans sa poche pour terrasser les ronces qui l’obsèdent et dont je crains encore, à l’heure où j’écris ce post, qu’elles ne survivent pas à la fin des préparatifs du mariage, et qui se trouvent dangereusement près de l’endroit “ça”… Forcément à un moment donné, Pulchérie va tourner le dos à sa grand mère…

Un petit clic est si vite fait…

Moi pour aller chercher ce qu’il faut “là”, je prends une fourche et une brouette que je charge bien. Après je gère le contenu de la brouette, et suppute si je peux tout mettre sur le feu ou non. Le vent est faible ce jour là, mais toujours tournant.

Mon petit feu va bien. Il semble aller vite, mais je sais que c’est trompeur. Sous un petit tas de braises, des cendres en apparence… Je charge petit à petit. Fourchée après fourchée…

C’est au moment où l’on décide que c’est terminé pour le feu, que Pulchérie éclate de rire :

  • “Tu sais maman, tout à l’heure quand je t’ai vue avec ta première fourchée de ronces, arriver pour alimenter ton feu, tu avais l’air d’une junkie en manque qui venait de trouver sa dose !”

Faites des gosses tiens !

Je vous raconterai la prochaine fois, à quoi elle ressemblait quand j’ai apporté le casse croûte…

La vie n’est qu’un long calvaire !

Posté le 21 mai '10 par Calpurnia, dans Ah ces mômes !, Histoire de sorcière. 6 Commentaires.

Backdraft… (la guerre du feu part 2) (…)

200471538-001Après un premier feu de ronces et de bois mort, la semaine suivante après 3 jours de pluie, il nous fut impossible d’allumer un deuxième feu, et le débroussaillage continuait, dont les ouvriers les plus acharnés mettaient les débris en tas. Tas qui grossissaient…

Pulchérie a une haine particulière pour les ronces qui s’entassaient dans son coin, les hommes s’occupaient plutôt des arbres morts. Bilan : 2 énormes tas, encore de quoi alimenter un feu. En attendant le reste à venir…

Quand j’étais adolescente, l’équipe de chasse de mon père et de mon grand-père, consacrait un ou deux dimanches après la fermeture, pour dégager un ou deux layons sur le territoire du patron de la dite chasse. Pour dégager là aussi, il fallait terrasser les ronces, les épines noires surtout, les arbres envahissant l’endroit normalement essarté, le tout étant brûlé dans une clairière bien dégagée. Certains dimanches, le tas de braise pouvait faire près d’un mètre et en fin d’après midi, tout le monde faisait griller merguez et saucisses sur un feu que l’on n’entretenait plus, le laissant s’éteindre.

On m’a donc inculquée très jeunes des bases importantes de prudence élémentaire face à un feu, concernant particulièrement le retour de flammes ou de chaleur soudain. Les moins de 18 ans s’approchant trop du feu s’en prenaient une (sans que personne ne porte plainte). S’assurer que le feu est vraiment éteint avant de partir faisait également partie des règles de base, donc tout le monde ne partait qu’à la nuit tombante, quand la moindre petite braise se repère bien.

Là dans le petit bois de Pulchérie, le dimanche suivant celui où faire un feu s’était révélé impossible, il avait fait très beau toute la semaine et tout était sec archi sec. J’ai pu allumer mon feu du premier coup, le seul problème étant que ce jour là, il y avait du vent assez fort, tournant sans cesse, et que l’alimentation de MON feu se faisait donc au fur et à mesure à petite dose.

Plus haut, les “jeunes” ont eu l’idée saugrenue d’allumer LEUR tas de ronces et de bois mort (le tout bien sec), plutôt que de le déplacer au fur et à mesure chez moi.

Le résultat fut que le tas bien haut s’embrasa d’un coup, projetant des flammes tournantes à plus d’1 mètre de haut. Ma soeur fut persuadée quelques minutes s’être crâmé les cils et les sourcils, et il fut impossible de s’approcher du brasier pendant près d’1/2 heure, pendant que je rouspétais un peu plus bas sur une telle imprudence. Peine perdue, la vieille prône toujours une prudence excessive et est toujours en train de flipper pour RIEN !

Avec mon petit feu dont j’ai passé 3 heures à faire le tour pour éviter les flammes tournantes et les fumées faisant de même, il parait donc que je “flippais” stupidement. N’empêche que quand le brasier du haut commença à se calmer, on m’apporta les brouettes de “à brûler” au lieu d’alimenter l’autre feu qui en avait pour des heures, c’était évident.

Ceci avec ma petite nièce gambadant autour de MON feu, inconsciente totalement du fait qu’elle pouvait trébucher et tomber dedans, ou qu’un brusque retour de flamme pouvait l’atteindre (c’est impressionnant des flammes qui partent tout à coup à l’horizontale, pas pour longtemps, mais de quoi vous brûler grave) .  Seule la menace de “s’en prendre une” la calma un peu, l’idée d’être happée par une flamme soudaine l’interpelant peu, tout comme l’idée qu’elle pouvait se casser la figure.

Vint le moment où il fallu cesser d’entretenir les feux, pour qu’ils s’éteignent, ceci en plein bois pour le feu “des jeunes”, avec le risque que le vent (particulièrement fort et tournant ce jour là (bis)) n’emporte des braises assez conséquentes pour enflammer le sous-bois. Et un pompier vous le dira : une braise conséquente cela peut être une cigarette non éteinte… Vous visualisez la taille de la braise…

Gendre n° 1 fut vraiment sensible à mes avertissements, les autres aussi d’ailleurs (depuis je fais la vestale et ma soeur vérifie que le feu est bien éteint).

Car là, cela aurait pu être “adieu petit bois pour le mariage”… On ne sait jamais avec le feu. Tout peut s’embraser d’un coup, ou refuser de s’allumer…

Mon feu vraiment éteint, toutes braises écrasées et ne dégageant plus de chaleur ou de fumée, il fallu se résigner à recouvrir de terre l’autre foyer qui pouvait visiblement vivre de lui-même plus ou moins en douce, pendant des heures.

Les garçons ont donc recouvert de mottes de terre glaise l’ensemble de ce foyer, et nous sommes partis la conscience en paix.

La semaine d’après nous attendaient de magnifiques briques de toutes les formes sur le fameux foyer…

Grâce au mariage de Pulchérie et du gentil, nous venions de ré-inventer la poterie… Ils auraient pu faire des boules rondes pour un kit pétanque, mais même pas… Ne parlons pas de jarres ou de timbales…

Ce qui ne m’empêche pas de penser que puisqu’on inflige à ces pauvres gosses le code de la route au collège, on pourrait faire se déplacer des pompiers pour 2 ou 3 heures afin de leur expliquer, les dangers du feu, ce qu’il faut faire ou pas.

Combien d’accidents de barbecues chaque année ? Combien de friteuses qui s’enflamment ? Combien de victimes qui auraient pu être épargnées ?

Faire du feu c’est sympa. Ne JAMAIS oublier qu’il se nourrit de tout, et que sa vie souvent nous échappe, car elle est incompréhensible même si fascinante

Hommage au passage, à tous ces hommes et femmes qui ont donné leur vie pour lutter contre lui. Le véritable héros du film Backdraft est bel et bien le feu.

Nous le maîtrisons finalement à peine pour peu qu’un vent tournant vienne nous dérouter, alors n’oublions pas nos limites !

Mais bon, Pulchérie et le gentil n’en avaient toujours pas fini ce jour là, avec le petit bois…

Posté le 19 mai '10 par Calpurnia, dans Ah ces mômes !, Histoire de sorcière. 14 Commentaires.

La guerre du feu (part 1) (Le mariage de Pulchérie…)

200471538-001J’ai découvert ce livre très jeune, et plus tardivement que JH Rosny Ainé avait écrit d’autres livres sur la préhistoire, dont un concernant l’ancêtre de Naoh… (collection Bouquin ou Omnibus, je ne sais plus trop, car offert à papa et donc dans sa bibliothèque alors que je suis chez moi).

Je suis donc allée, en cloque de Pulchérie jusqu’au menton, voir le film de JJ Annaud en 1981. Pour ressortir de la salle en me demandant comment je pouvais marcher sur du macadam, tellement le film était prenant. Film tellement extraordinaire que l’on n’a pas besoin de vrais dialogues pour tout comprendre. Car de dialogues, il n’y a pas vraiment…

Deux choses m’avaient frappée dans ce film. La véritable angoisse nait quand on sait que l’homme n’est pas loin. Plus forte que face aux animaux féroces, la peur de l’homme domine l’histoire. De la tribu trop proche, on doit se méfier. C’est toujours valable. C’est en nous, ancré profondément que l’homme est un loup pour l’homme (et ce n’est pas sympa pour les loups). La peur de l’autre a engendré le racisme et elle vit toujours en nous. Perdus je ne sais où, à la vision d’un feu ou d’une lumière, nous ne nous rendrions pas immédiatement d’où vient la vision, sans appréhension…

Et puis évidemment, il y a cette attraction pour le feu qui réchauffe, qui cuit, qui protège, qui éclaire la nuit incertaine, ce feu qui fera que l’homme dominera le monde animal parce qu’il le maîtrise.

Enfin, qui sait le conserver avant de savoir l’allumer… C’est le plus important du film, ceux qui savent et ceux qui apprennent… Il y a ceux qui partent chercher du feu pour le conserver, et ceux qui vont leur apprendre à le créer.

Dans le petit bois de Pulchérie que l’on dégageait, j’ai pu constater que cet attrait pour le feu était toujours d’actualité.

Via moi tout d’abord. Allumer, entretenir un feu de cheminée ou autre  j’adore. Je fais cela très bien, même si je me sers d’allumettes et de papier journal en me demandant parfois comment putain diable nos ancêtres pouvaient procéder sans ces ingrédients du progrès.

Et puis mon neveu et ma nièce étaient aussi impatients que moi à l’idée d’allumer un feu et de l’entretenir. La première fois, le tas de brindilles et de ronces refusait de s’embraser et j’allais y laisser mon briquet. Mon neveu est donc parti dare dare chercher de quoi procéder à l’allumage chez mes parents. Puis sa soeur arriva avec des herbes archi sèches en gros paquets et avant le retour du minot, le feu flambait.

Qu’elle revenait alimenter en m’apportant d’autres morceaux de bois et de ronces, sans se lasser. Son frère revenu, mis de côté journaux et allumettes pour entretenir lui aussi ce feu quelque part sacré, que nous avions pu allumer (avec un briquet…).

La soirée et notre départ approchant, il fallu bien laisser s’éteindre le brasier, à leur grand désarroi. Ils étaient prêts à l’entretenir toute la nuit ce feu… Me voir épier les dernières braises et les noyer d’eau a été pour eux un moment de grande tristesse…

Instinct,  souvenirs ancestraux ?

Avec tout de même ça et là, un certain manque d’instruction concernant les dangers du feu…

Mais vu le boulot dans le petit bois, nous n’étions pas prêts de voir se terminer notre film à nous…

Car : la vie n’est qu’un long calvaire !

Posté le 16 mai '10 par Calpurnia, dans Ah ces mômes !, Histoire de sorcière. 17 Commentaires.

Le mariage de Pulchérie (6/?)

Endora

Le nouveau petit bois me déconcerte quelque peu quand je rentre de la Grande Motte. Une brèche a été faite dans les épines noires, effectivement ce bois est plus agréable que l’autre, mais… Quel boulot.

Il faut éliminer les ronciers qui ont prospéré pendant plus de 20 ans (alors que dans le petit bois de mamie il n’y en a quasiment pas, because manque de lumière), aplanir le terrain aux endroits stratégiques. En ce qui concerne les ronciers, c’est digne de “la belle au bois dormant” et à mon avis le dessinateur avait dû en éradiquer contre mauvaise fortune bon coeur et s’est bien vengé…

Le débroussaillage, je n’en parle même pas, c’est ce qu’il va falloir faire en premier pour accéder au fond du terrain…

Pulchérie fait ses plans, ses calculs, mais on commence mollo… Début octobre le 26 juin semble loin. Pourtant il va falloir franchir l’hiver et des périodes où il sera impossible d’aller dans le bois.

Puchérie déclare la guerre aux ronces. Certaines ont un pied gros comme son poignet, et grimpent jusqu’en haut des arbres : qu’importe, elle a leur peau. Gendres n° 1 et 2 s’attaquent eux, au sol pour éliminer les arbrisseaux inutiles et qui de toutes manières sont étouffés par les ronces. Le temps passant, l’urgence apparaît de s’activer beaucoup plus, et à plus nombreux, quand la neige est enfin fondue. Il faut notamment niveler chaque zone de la fête, et les garçons s’y collent avec une énergie et une efficacité dignes d’un passé de cultivateur à l’ancienne (avant l’invention du motoculteur entre autres).

Evidemment je profite de cette période pour faire mon intéressante me ruiner au cours de crises de somnambulisme (qui réapparait, mais c’est une autre histoire) :

  • L’épaule gauche (6 semaines)
  • Le ventre
  • Deux côtes dont une flottante dont on se demande à quoi elles servent (les côtes flottantes)

De toutes manières quand je ne somnambulise pas, mon dos, héritage de papa (on le remercie), se rappelle à mon bon souvenir. Je ne suis pas d’une grande aide, sauf pour un truc.

MON TRUC :

Faire du feu…

Pour brûler ce qui est coupé et arraché. Mon instinct de vestale se réveille dès qu’est prononcée la phrase fatale “ce n’est pas le tout, mais il va falloir brûler au fur et à mesure”. Ma mère a des instincts de pyromane qu’elle assouvit dans son jardin, elle hésite avec les ronciers qu’elle déteste également, mais ne pourra évidemment pas résister à son désir d’entretenir avec prudence, le feu du dimanche…

Une guerre va bientôt éclater. Les futurs mariés ont délimité les zones (repas, danse, petit salon, traiteur, etc), qui sont donc nivelées, et Pulchérie tient absolument à conserver un petit rosier sauvage qui fera une petite séparation entre le coin “repas”, et le coin “dont l’attribution change tout le temps”.

Or, ce rosier est également envahi par les ronces et ma mère chaque dimanche depuis février, s’insurge, sécateur à la main, coupée dans son élan par sa petite fille “non mamie, là on ne touche à rien”…

Tous les dimanches, Mrs Bibelot lorgne en douce le roncier, toujours armée de son arme favorite anti ronces, en suivant du coin de l’oeil sa petite fille. Pulchérie pas si folle, n’est jamais bien loin, elle connaît sa grand mère.

Je ne prends pas position. Surtout pas. D’autant que j’ai droit à chaque thé quotidien au “il faudrait vraiment éradiquer ce roncier”… Je crains fort qu’elle n’aille un jour, dans le dos de tout le monde, accomplir son forfait au son après de “quelles ronces ?”

Quand le roncier par ma mère en douce aura été terrassé, du chou en Finlande je m’en irai planter…

Posté le 12 mai '10 par Calpurnia, dans Ah ces mômes !. 30 Commentaires.

Le mariage de Pulchérie (part 5/?)

Endora

Le dimanche suivant, Pulchérie me téléphone, enthousiasmée. Les amis de mes parents ont retrouvé rapidement l’emplacement de leur terrain.

Les buissons d’épines noires posaient un problème pour y pénétrer. Sur le coup ma fille s’est dit que si tout le terrain ressemblait à cela ce n’était même pas la peine d’y songer.

Mais le gentil et l’homme de l’art réussissent à ouvrir un passage dans les épines en dérangeant un sanglier mécontent…

Et la c’est un autre terrain. Bien exposé contrairement au petit bois de mamie, bien éclairé, avec ce qu’il faut d’arbres pour accrocher les lampions chers au coeur de ma fille qui voit tout de suite comment exploiter le terrain légèrement en pente, avec de petites clairières qu’il faudra dégager des ronces (ces trucs là n’ont besoin d’aucun engrais…).

C’est un autre petit bois, plus clair, plus smart, dans lequel ils peuvent faire ce qu’ils veulent même couper un arbre ou deux (alors que chez mamie c’était niet).

C’est abordable à pied, et il y a plein de place pour se garer en bas du chemin.

Et c’est officiellement que le petit bois de mamie est abandonné. Sauf que dans ce terrain là, il y a du boulot aussi pour que tout puisse être installé…

Car il faut penser “pluie”, “toilettes”, etc…

Et ma fille diaboliquement, de penser en fonction de nouveaux plans.

Avec des plans sur la comètes dans ce qui n’est plus de la lande, vous retrouverez votre sorcière en Finlande…

Posté le 11 mai '10 par Calpurnia, dans Ah ces mômes !. 6 Commentaires.