Me restait donc quasi uniquement à emmener le chat chez Delphine et gendre n° 2.
Je ne me soucie pas trop pour lui, Delphine et lui se connaissent bien, et c’est fou comme les gens peuvent s’imaginer que les animaux nous oublient…
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Je ne vous l’avais pas dit, quelle erreur coupable de ma part, mais je pars à la Grande Motte jeudi 2 septembre, pour 3 semaines.
J’ai su assez tard que je partirais, car mes parents n’avaient pas abordé le sujet avec moi, pour découvrir quand moi je l’ai fait qu’ils s’étaient préoccupés de mon problème capital : caser le chat, allias Diabolos.
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Delphine tire légèrement la tronche dans la voiture, alors que nous allons à Conforama.
Je pourrais peut-être les emmener à Ikéa tout de même, s’ils ne trouvent pas (ils ne trouveront pas, les dés sont pipés).
Je peux bien faire cela pour eux (1 euro pour chaque fois où j’ai entendu “tu peux bien…”, valable aussi pour les Jules d’ailleurs…)
Evidemment, ils ne trouvent rien à Conforama, le fauteuil qu’il y a le même en moins cher à Ikéa n’existe pas dans cette enseigne, et ils le savaient très bien.
Devant la trombine de ma cadette, je cède, furieuse. En route pour Plaisir…
Il me faut préciser que jamais je n’ai pu aller chez le suédois en conduisant, sans me perdre à l’aller, ou au retour. Un jour j’ai erré dans je ne sais plus quelle commune en maudissant les ponts et chaussées et leur fléchage de merde, pendant 1 heure, chargée de 3 bibliothèque qui faisaient un bruit suspect à l’arrière…
Là nous avons fait la totale, l’iphone de Delphine ayant rendu l’âme de ses batteries en cours de route, adieu GPS. Nous nous sommes donc paumés à l’aller, et nous avons erré à la recherche d’un panneau fléchant “Ikéa”.
Plaisir c’est grand. Puis nous avons vu le panneau, après une errance diabolique et mal fléchée, mais nous nous sommes trompés de route pour rejoindre l’enseigne, bien en grand, et nous narguant, alors que nous étions sur une sombre déviation. Ce sont les grandes vacances, il y a des travaux partout.
Enfin, nous sommes arrivés à bon port, et les deux jeunes ont bien compris que j’étais plutôt mal lunée et qu’ils avaient intérêt à trouver la merveille en magasin en 50 exemplaires (Delphine avait vérifié avant la panne de batteries).
Finalement nous avons trouvé le fauteuil, leur carte bancaire faisait l’objet d’une erreur, et j’ai réglé avec la mienne, et nous voici repartis vers la voiture et l’aventure.
Car évidemment au rondpoint fatidique, c’est toujours aussi mal fléché, et nous avons pris la mauvaise direction. Les dernières fois, c’était le jeune marié qui conduisait et quand je ne conduis pas j’ai peur je ne regarde pas les panneaux…
Evidemment la direction de merde nous a menés immédiatement sur une voie rapide d’où il était hors de question de sortir. Les fléchages suivants, toujours aussi merdiques, me proposaient tous de mauvais choix. Tout à coup, un bon => Trappes.
Je suis la route, mais Trappes passe à la trappe à un moment donné. En fait la sortie qui y mène n’est pas fléchée, il faut avant s’engager sur la bretelle pour voir le panneau indicateur… en haut de la bretelle. Donc on le voit trop tard…
Je suis totalement incapable de décrire notre périple. L’oeil sur mon compteur m’a permis de constater que nous avions fait 35 km au lieu de 12, quand enfin, j’ai pu rejoindre la RN10 salvatrice.
De bonne humeur, vous l’imaginez bien…. Je rêvais d’un thé au lait avec un croissant au beurre, mais arrivés enfin dans le village de mes parents, nous avons constaté non sans irritation qu’en fait le boulanger ne fermait pas le dimanche à venir, mais avait fermé le dimanche précédent.
Et un “fermeture annuelle”, n’a jamais rempli un estomac criant famine et calmé une colère juste en train de s’éteindre.
Je ne sais pas QUAND l’une des chairs de ma chair osera prononcer le mot Ikéa ou Emmaus devant moi…
Car là, je risque pour une fois, d’être très ferme. Je suis comme ça, il me faut le temps, mais quand trop c’est trop, c’est la goutte d’eau qui met le feu aux poudres, ou l’étincelle qui fait déborder le vase, et là, je peux être très butée et obstinée.
M’en fous, j’irai pas… j’irai plus, sauf bien sûr si on me kidnappe sournoisement et que l’on m’orne d’un baillon, dans le coffre fermé ce sera mieux.
Parce que, qu’est-ce que j’ai pu éructer et dire des gros mots pendant ce long calvaire…
Delphine et gendre n° 2, sont venus passer 4 jours chez mes parents, pour se mettre un peu au vert.
Ca tombait super bien, mes parents n’osaient pas leur demander de venir garder la maison et les 3 chats (ils ont récupéré ceux des jeunes mariés pour 3 semaines) pendant 2 jours où ils devaient s’absenter.
Ils sont donc arrivés (les jeunes) le mardi, la piscine a été gonflée et remplie, mais manque de bol le temps s’est détraqué le mercredi, nous empêchant de profiter de l’eau. Et puis nous préparions une petite soirée pour le départ des jeunes mariés pour Tahiti, et l’anniversaire du marié.
Au cours du repas du soir, Delphine m’a demandé avec un air innocent dont je me méfie toujours trop tard, si je pouvais les conduire le lendemain ou le vendredi, chez Emmaus. Ca me manquait tiens ! Mais bon, ils ont besoin d’un fauteuil, et comme je vais leur emporter mon chat pour 3 semaines en septembre, ça tombe hyper bien maman, tu nous apporteras le fauteuil par la même occasion (avec le chat chantant ramona à l’arrière, dans sa boîte…).
Je pense que mes filles pourraient faire fortune avec le mode d’emploi qu’elles n’ont pas manqué de rédiger un jour : “comment truander Mouth (c’est moi) en 15 leçons et lui faire avaler n’importe quelle couleuvre”. Mode d’emploi contenant bien sûr les éléments suivants :
- Comment amener la conversation sur le sujet qui peut fâcher
- Utiliser le conditionnel c’est primordial
- Comment avoir l’air triste de me déranger éventuellement
- Comment me laisser entendre que si je dist “non”, je suis une mère indigne
- Et gnagnagna !
C’est subtil, c’est très bien joué, j’admire toujours… Après coup…
Donc, comme ni l’un ni l’autre n’ont le permis, je ne pouvais pas y couper : j’allais bien entendu les emmener chez Emmaus, le temps ne me permettant pas de dire qu’il fallait me laisser mourir tranquille dans la piscine…
Saloperie de météo…
Donc, arrivée chez Emmaus, où l’on m’a demandé des nouvelles du mariage. Delphine et gendre n° 2 ont fait le tour de la boutique en 7 minutes pour constater que rien ne leur plaisait.
Eventuellement au retour, pourrais-je les arrêter à Conforama, c’est sur le chemin ?
Parce qu’il y a un fauteuil qui leur plait bien sur le site de Confo.
D’ailleurs, il y a le même en moins cher à Ikéa, mais bon, ils savent bien que Ikéa et moi, ce n’est pas du tout la grande histoire d’amour. Sinon ils pourraient éventuellement aller chez le suédois parisien, mais le fauteuil à trimballer dans le métro, bonjour l’angoisse.
Et puis ben non, ils n’ont pas de copains à voiture pouvant leur rendre un petit service…
Qu’à cela ne tienne, nous allons aller chez Conforama…
Les jeunes mariés devaient impérativement rentrer chez eux le mardi 29 au soir, travaillant tous les deux le lendemain.
Le lundi, l’ampleur de la tâche était = un travail de romains. Pire que les préparatifs qui s’étaient tout de même étalés dans le temps, sauf les deux jours avant le jour J. Je n’étais pas dans une forme olympique (je découvrirai le lendemain matin que j’avais oublié mon comprimé contre l’hypertension), mais il y avait les tentes de réception à démonter et à ranger dans leurs cartons, les bouteilles à rassembler pour la récupération, les chaises à rassembler, et j’en passe. Le “yapuka” et bien, c’était “enkoretoutça” !
Quelques poubelles à rassembler et à fermer correctement en pensant “voyages à la déchetterie : minimum 3″. La voiture de papa et sa remorque seraient à nouveau réquisitionnées…
Le lundi soir, nous étions tous crevés, et le fort grand séjour salon de mes parents, à nouveau totalement encombré. Il avait fallu rendre bancs, tables et tréteaux à qui de droit, et en particulier à des voisins de mes parents, qui avaient prêté largement du matériel, et offert leur maison en leur absence si nous voulions y faire dormir du monde.
Je dis “chapeau” à ces gens qui ont donné leur clef en toute confiance, à des personnes qu’ils connaissaient à peine. Pulchérie et MON GENDRE avait trié sur le volet les personnes qui pourraient bénéficier du maximum de confort (la maison de mes parents était pleine à craquer).
A charge de revanche, pour ces personnes qui reçoivent beaucoup, les tentes leur seront prêtées en cas de besoin, cet arrangement satisfaisant tout le monde.
Lundi soir donc : dernier barbecue, avec pour le lendemain, le tri du “à donner” ou pas. La simple idée de remettre les pieds dans le petit bois défrisait tout le monde, même moi qui frise un cran par mètre… Les chaises avaient été rassemblées sous une bâche ou reprises par leurs propriétaires. Restait à démonter les tentes restant sur le camping (la mienne et celle de mon ex beau frère), mais personne n’a eu le courage de le faire.
Le mardi, j’ai pratiqué une occupation qui avait été souvent la mienne pendant la préparation du mariage : attendre…
Les deux mariés ont donc trié à n’en plus finir. Un voyage était prévu sur Paris avec le break de papa pour remporter ce qu’ils souhaitaient garder et les deux chats en villégiature à la campagne depuis le mercredi soir.
Ils avaient prévu de partir vers midi, ils le firent, exténués à 14 H 45, le break de papa plein à craquer…
Après leur retour, yavépluka les emmener à la gare afin qu’ils rentrent s’écrouler chez eux.
J’avais compté un peu : tant pour aller à Paris, tant pour vider la voiture et rendre le studio utilisable, tant pour revenir…
Voyant l’heure tourner, je me suis dit que j’allais les emmener au RER de Saint Rémy lès Chevreuse qui les mène en bas de chez eux, et non pas à la gare, car le trajet train + métro prend 45 minutes de plus.
Pour moi c’est quasi une heure aller et retour, mais je pouvais bien faire cela pour eux.
Quand Pulchérie m’a téléphoné d’une voie épuisée, vers 17 H, que ça y’est, ils étaient sur le chemin du retour, elle a pris mon annonce avec une joie non dissimulée : “oh maman, c’est super gentil”. Qui a dit que j’étais méchante ? Cela me semblait normal, je n’avais pas pu donner toute l’aide que je voulais, en maudissant souvent mon dos et mes articulations de merde (merci les parents !).
J’avais par contre beaucoup attendu et véhiculé avant le mariage, la fête vraiment finie je trouvais normal d’être à leur disposition pour le voyage de retour.
Comme je les conduisais vers le RER (25 minutes de route environ), ma fille, fine mouche, me déclara :
- “Maman tu ne vas pas déprimer maintenant que tout est terminé hein ? (comme elle me connait bien). Et puis tu vas venir plus souvent nous voir à Paris, pas de problèmes pour te coucher.
- “Et puis tu as promis à Katia et Deedee un thé entre “filles”, alors, pas de cafard hein maman ?
MON GENDRE était bien d’accord, et je les ai débarqués devant le RER, heureuse de leur trajet “direct”, leur économisant du temps.
Bisous “reposez-vous mes chéris”, et départ, vers chez moi.
Où j’ai pleuré comme une fontaine car je n’avais rien promis du tout. La fête, préparée pendant 9 mois était vraiment finie…
Elle restera dans les annales c’est certain, la minutie, la maniaquerie, l’imagination, le “sortant du commun” ayant payé pour que tout soit parfait, et une bonne fée ayant donnée la météo qu’il fallait, pendant les jours qui convenaient…
Et c’est parce que c’était parfait, que nous avons été nombreux après coup, à cafarder sur le temps qui n’avait pas suspendu son vol, pour nous faire profiter un peu plus de ce qui était féérie réelle…
Le dimanche, nous devions nous retrouver pour des grillades et autres, dans le petit bois.
Il y avait ceux qui avaient dormi sur place (camping) et les proches géographiquement parlant.
Je me suis réveillée assez tard, avec comme qui dirait un mal de tête louche : une sinusite peut-être, ou alors une dent de sagesse ?
Je me suis préparée en vitesse et j’ai appelé mon GENDRE pour qu’il vienne me chercher.
Ma voiture était chargée de la sono à rendre le lendemain à Versailles. Je me suis donc dit que comme les festivités continueraient un petit peu, j’allais pouvoir à nouveau en profiter.
A mon arrivée dans le petit bois, c’était encore bien animé. Comme de coutume, les hommes s’activaient niveau barbecue. Sur le coup : pas faim et besoin d’un bon jus d’orange. Manque de bol j’ai avalé une grande goulée de punch et j’ai trouvé qu’il était un peu tôt (13 H 30), pour remettre ça tout de suite. J’ai donc carburé au vrai jus d’orange, rejointe par ma soeur. Nous étions sans énergie… La vitamine C : que ça de vrai !!!!
Pulchérie toujours avec sa jolie robe et son chignon encore impeccable commençait à rassembler les bouteilles, et allait de l’un à l’autre, heureuse de voir que ce mariage avait fait l’unanimité. Puis certains sont partis les uns après les autres vers 15 H croisant Mrs Bibelot qui ne voulait pas tout louper du lendemain de fête.
Papa avait précisé que NON pour remonter encore le chemin du petit bois, et qu’un fusil braqué sur son dos l’handicapant n’aurait pas réussi à le faire marcher une fois de plus. Bon il a été ballot, comme l’a dit Pulchérie après, il y aurait eu des volontaires pour le monter en voiture !!!
Nous nous sommes retrouvés donc en petit comité, dont faisaient partie entre autres, deux énergumènes bien sympathiques, deux anciens de l’école Boule. Il n’y a pas à protester : les artistes sont bien un peu tous les mêmes, un peu déjantés (je compte ma fille dans le lot). (L’un des deux étant d’ailleurs le jeune homme qui m’avait fait de crapuleuses propositions :-))
Ils pétaient la forme depuis le petit matin, et avaient parait-il réveillé tout le monde même après avoir vu la mariée sortir de sa tente 4 places, l’air aimable, en éructant “ce n’est pas bientôt fini BDM ?”. EUX n’avaient pas mal à la tête, alors que nous commencions à tester le remède miracle contre la gueule de bois : boire un petit coup.
Le marié avait mis de quoi perfuser tout le monde, au frais, et nous avons donc bu du délicieux pétillant de Touraine pendant que les deux énergumènes faisaient quasi à eux seuls, une animation terrible.
La veille j’avais demandé à gendre n° 2 si je pourrais goûter pour la première fois de ma vie à un joint (ça y’est, la police est là, j’avoue Mr l’inspecteur…). Et puis je m’étais dit que cette première expérience + le vin et le champagne ce n’était peut-être pas raisonnable. Ce manque d’expérience cruel, fut donc comblé le dimanche, j’ai tiré 3 tafs, et cela ne m’a strictement rien fait.
Ou alors si, et c’est peut-être pour cela que j’ai pleuré enfin d’émotion parce que tout avait été tellement réussi. Du coup tous les jeunes gens présents m’ont fait la bise et après, je me suis sentie à nouveau très bien… D’un autre côté une boisson alcoolisée à bulles me fait aussi cet effet d’émotion…
Après, plus question de pleurer, sauf de rire, les deux énergumènes nous racontant (entre autres) qu’en préparant leur BTS avec Pulchérie, ils avaient fait équipe avec elle pour je ne sais plus quel projet.
J’imaginais tout à coup, ma fille, (morte de rire en bout de table, à l’évocation de ce souvenir), si maniaque et précise dans ses travaux, avec l’équipe de fer pas triste.
- Quelle idée, mais quelle idée j’ai eue de faire équipe avec eux !
- Ben oui dit le premier. Nous un 12 ça nous convenait parfaitement
- Sauf que répondit le deuxième, nous n’avions pas réalisé que Pulchérie visait toujours le 20. En dessous de 18, limite elle chialait
- Et alors nous nous sommes retrouvés dans sa chambre de bonne pour finaliser le projet
- Et tout à coup, elle a fondu un câble (on se demande bien pourquoi)
- Elle en a bouffé un bout de papier !
- OUIIIII précise ma fille, ils me donnent un bout de papier, genre, je ne vais pas remarquer que ce n’est pas découpé correctement ! (les inconscients !)
- Enfin bref, elle a bouffé un bout de papier, nous avons vu venir le coup où elle allait nous faire bouffer le reste, alors on est allés se réfugier sur le pallier pendant que Vianney essayait de la calmer.
- On a eu un 12. Nous étions ravis, mais elle en a chialé…
- Je vous épargne le reste…
Vous ne pouvez pas les VOIR, les ENTENDRE. Nous avons tous tellement ri, que j’en avais des crampes dans la mâchoire. Ils ont fait les zouaves pendant un bon moment, puis il a bien fallu envisager tout de même de faire 2 ou 3 allers et retours chez mes parents pour emporter de la vaisselle et du matériel, le plus gros restant à faire, dans la série “yapuka”.
L’un des deux énergumènes a tout de même eu du mal a descendre des plateaux dans le bas du petit bois : cela tanguait un peu fort.
Ma nièce devait remmener les deux énergumènes + gendre n° 2 à Paris. Après hésitation, Delphine a décidé de rester voyant le travail qu’il restait à faire le lundi où là, nous ne pouvions compter sur aucune aide, MON GENDRE se devant le lundi d’être le seul homme présent, gendre n° 2 devant travailler le lundi…
Nous nous sommes tous retrouvés chez mes parents. Vincent et tous ses copains (en fait lui tout seul) était à son tour “ému”. Il m’a embrassée au moins 4 fois au moment du départ, ma mère idem “ravi d’avoir fait votre connaissance mémé”, puis voulu aussi faire la bise à Jean Poirotte mort de rire lui aussi, qui l’a prévenu “si tu m’appelle pépé, je t’en colle une !”
“Alors bisous PAPA !”
On a casé l’équipe de fer à l’arrière de la voiture de ma nièce, gendre n°2 devant, à la place passager, faire un peu la police au cazoù. En fait non, il paraît qu’il a dormi, pendant que ma nièce se concentrait sur la conduite, avec l’équivalent de l’intégrale du film “Grease” doublé de “la fièvre du samedi soir”, à l’arrière…
Mangeage de fromages achetés à la pelle pour ce dimanche, et puis MON GENDRE m’a raccompagnée chez moi assez tard.
Restaient le lundi et le mardi, pour remise en ordre, démontage de ce qui pouvait l’être, etc…
La fête était presque finie. Restait le lendemain soir où les dernières saucisses et merguez seraient grillées chez mes parents, où ma soeur pourrait nous rejoindre avec ses enfants.
Restait beaucoup de boulot, mais il était trop tôt pour cafarder sur la fête terminée…
Car à un moment ou un autre, le long calvaire nous rattrape toujours…
Ils ont dit OUI, ils sont bien arrivés dans le petit bois, ils ont enfin le droit de s’embrasser et ne s’en privent pas, les groupes électrogènes fonctionnent, TVB !
Qu’ils sont beaux, amoureux, et que le les aime ! Je n’ai pas eu de fils, mais ce gendre (comme l’autre), je l’adopterais bien…
Je suis ZEN et décontractée. J’ai confié mes clefs de voiture au mari de la Weeding planer Virginie. En effet, les mariés ont décidé d’avoir recours à un chauffeur musulman, donc ne buvant pas, pour aller chercher les personnes invitées à la fête dès 22 H 30 à la gare, et pour raccompagner au plus proche, les personnes ayant trop bu pour prendre le volant. Idée géniale, ma voiture est de la partie donc (celle de papa a beaucoup servi, celle de maman est une 4 places, la mienne est idéale). Pour ne pas m’ennuyer vers 22 H avec ce détail, Baptiste me confisque donc mes clefs de voiture et mes papiers, tôt dans la soirée.
Excellente idée qui me prive de ma voiture pour le lendemain, mais me permet de ne pas me faire de soucis : ON va me raccompagner chez moi.
Le buffet est à la hauteur des espérances des mariés qui voulaient du “changeant de l’ordinaire”. Tellement d’ailleurs que les mini hamburgers passeront en rase motte sur la fête et que je n’aurais pas l’occasion d’en choper un. Je vais me rabattre sur les mini hot dog, mais ce n’est pas la même chose.
Tout est bon, je me régale avec plaisir, et je mange des fleurs pour la première fois de ma vie, mais rapidement, je vais suivre le principe du buffet : me déplacer. Ma table comporte un bon nombre de célibataires femmes (dont ma tatie, ma soeur, ma nièce, moi-même, 3 copines de Pulchérie) et même si je n’ai pas l’intention de me caser spécialement, en tant que mère de la mariée, je me fais un devoir d’aller voir si tout va bien (sauf à la table d’Albert) (sinon pour le devoir, on sent la contrainte tout de suite).
Je parlotte pas mal à la table des blogueuses de Deedee et Katia que je connaissais d’avant, je vais déconner un max (sous la contrainte) avec ce qu’il reste de la bouteille d’hélium (un traître fera un film !), bref, je m’amuse comme une petite folle. IL Y A LONGTEMPS que je ne m’étais autant amusée ! Mes soucis vrais sont mis de côtés depuis l’avant veille au soir. A ma connaissance, jamais la mère de la mariée n’a autant manqué d’une dignité que qu’en faire d’ailleurs ? (de la dignité). Peut-être que ma mère, lors de mon mariage avec Albert n’avait pas toute la dignité exigée ce jour là… :-)
Mes parents sont ravis. Papa souffre de son dos et ne tardera pas trop, mais la joie générale est bien perceptible. Seul un tout petit petit bastion pro traditions fera sa tronche dans un coin, et s’esbignera trop tôt sans gâcher quoi que ce soit.
Puis les mariés ouvrent “le bal”, avec une danse bien à eux, non immortalisée à ma connaissance et c’est bien dommage, et puis c’est le déferlement des arrivés pour la fête (avec leur tente et duvet). Au programme : danse jusqu’au bout de la nuit, feu de camp (sans moi ?????), lever du soleil…
Je n’ai pas pu m’approcher du gâteau quand il a été présenté à la foule, avec des mariés sortant de l’ordinaire. Je rirai le lendemain quand on me présentera les personnages créés de toutes pièces par un ami de Pulchérie, témoin du gentil.
MES JEUNES irradient de bonheur : Pulchérie et le gentil, Delphine et gendre n° 2. Je suis heureuse pour eux. Tout va toujours bien, et NON LOUISIANNE : il n’y aura pas de moment où les ennuis commencent…
Un jeune homme vient se présenter à moi en me demandant qui je suis.:
- Je suis la mère de la mariée
- “Et bien la mère de la mariée, nous allons danser ce slow langoureux, et après nous irons faire l’amour dans ma tente…” ‘Heu, ben… j’suis pas bégueule mais…” (heureusement que c’était moi, j’en connais d’autres qui en seraient tombées raides…)
Ca c’est le dimanche qui se profile déjà, avec le lendemain de noces animé par deux potes de l’école Boule de Pulchérie… Le programme animation IRL dont vous ne pourrez que rêver…
Très très tard, je manifesterai le désir de rentrer chez moi. Charmant le chauffeur, d’autant que sans son appui, je ne sais pas trop comment j’aurais descendu le chemin sans me vautrer dans une ornière (saletés d’ornières ! PDBDM de municipalité qui n’entretient pas ses chemins comuunaux))
Les filles ironiques (faites des gosses qu’ils disaient !), me regardent quitter la piste de danse “pompette”. C’est le terme exact qui me convenait. J’étais gaie, totalement incapable de conduire, pas bourrée ou sur le point d’être malade, mais surtout gaie.
Pompette quoi… Pas au point de ramper pour chercher des éléphants roses dans le fossé, sous peine de voir mes filles intervenir avec rhorreur (où est le charme d’ailleurs de se retrouver dans un état tel…). Pompette…
Gentiment, le chauffeur me ramène à la maison, attend mon ouverture de porte pour s’en aller (depuis mon agression j’ai peur). Je re-précise “pompette”, car j’ai bien mis la clef dans la serrure sans hésitation, et qu’arrivée à la maison, je pourrai poster un petit billet sur mon blog sans faire de fautes.
Après par contre, je vais bien dormir en ricanant toute seule, avec du bonheur plein la tête…
On dit donc “pompette”…
D’ailleurs, restait le lendemain de fête !
Avec un réveil genre dent de sagesse qui pousse tout à coup…
La dentition définitive n’est qu’un long calvaire…
(PS : photo piquée à Pulchérie sans son autorisation, vu qu’elle l’avait balancée à la planète entière AVANT ma propre publication !)
(PPS : c’est bien une barbe à pape que le marié tient dans sa main. En forme de colombe… Quand je le dis qu’ils sont bénis des dieux ! depuis leur mariage… CHAQUE WE AVANT et APRES il a plu comme vache qui pisse au mauvais moment)….