Je ne regarde que peu le journal de 20 H trop long, je préfère le 6 minutes sur M6. C’est vrai, la vie est assez triste parfois pour ne pas s’infliger toutes les misères du monde (et le foot).
J’ai été particulièrement ravie ce soir là, à tel point que j’ai pris des notes.
- Madame OBAMA caressant le dos de la reine d’Angleterre. J’ai déploré qu’elle n’ait pas terminé par une petite claque sur le royal postérieur. Notez que je ne critique pas la première dame des USA, mais juste le protocole anglais. Il paraît que personne n’a le droit de toucher la reine. On se demande comment le prince Philips a réussi à lui faire des enfants. C’est un virtuose cet homme là, on l’admire.
- Il y a des problème à la SNCF dans certaines régions, avec les aiguilles du chemin de fer. Magnifique.
Mais le top du top étant notre Président, parlant du G 666 qui venait de s’achever. Parce que voyez-vous :
IL FAUT BIEN PROCEDER AU REFONDEMENT DU SYSTEME.
Ca fait plaisir, mais ça fait craindre le pire.
Parce que d’une part la REFONTE je voulais bien l’accepter et applaudir des 2 pieds, mais le REFONDEMENT, forcément, on va se faire avoir quelque part, car si ça ne fonctionne pas, ils auront toutes les excuses.
Et, d’autre part, soit il improvisait, soit celui qui lui écrit ses discours ne doit JAMAIS devenir ministre de l’éducation nationale.
Nous sommes donc dans de beaux draps, mais on le sait déjà…
Car la vie n’est qu’un long calvaire (parsemé (le calvaire) ça et là de fous rires inexpliqués devant les informations)…
Edit du samedi : les aiguilles pour la SNCF n’était pas une faute. Mea culpa…
Retour de chez mon avocat tordu, en février 1996 (comme le temps passe). C’est un mercredi, je crains le pire. Pour pallier les défaillances éventuelles de ma progéniture chargée de certaines corvées ménagères comme : passer l’aspirateur, vider le lave vaisselle, étendre le linge, j’ai pour habitude de téléphoner à 18 H en annonçant “attention j’arrive”. Donc je suis là dans 20 minutes…
Combien de fois ai-je ri en descendant de voiture, en entendant l’aspirateur vrombir 2 étages plus haut (mon père l’avait surnommé “le cyclotron”), en catastrophe. Ce truc faisait un bruit abominable, et évidemment, elles s’y mettaient toujours au dernier moment. Je les imaginais bien émergeant de leur plumard en hurlant “au secours, elle arrive !”
Ce jour là, elles ont tout bien prévu, sans doute passé l’aspirateur en début d’après midi, fait leurs petites corvées, en temps et en heure. Mon arrivée est grandiose : sur le visage de mes puces une certaine fierté inhabituelle et aucun relent de disputes ce qui est louche par définition…
La table est mise, la salade composée prévue est faite, et au milieu de la table, trône un magnifique gâteau au citron qui sent fort bon. De plus, comble de la surprise, l’évier est intact, aucun signe de cuisine (je découvrirai l’état du lave vaisselle le lendemain matin en voulant y caser mon bol).
Du coup je me détends, et j’accorde toutes mes félicitations pour le travail bien fait et la surprise du gâteau.
Le dîner se déroule donc dans la bonne humeur, nous tombons d’accords sur le programme du soir, TVB. Ce sont des instants à savourer et que l’on n’oublie pas.
Le lendemain matin, je pars, juste après elles because nos horaires, et je croise ma voisine d’en dessous.
- “Alors, il était bon ce gâteau ?”
- “… Oui… Comment savez-vous qu’elles m’ont fait un gâteau ?
- “Elles sont venues m’emprunter 4 oeufs hier pour faire un gâteau à leur petite maman. Qu’est-ce qu’elles sont mignonnes vos filles”
Le soir, je relève la boîte au lettre, ma voisine de pallier arrive.
- “Alors, il était bon ce gâteau ?”
- “Oui… Vous étiez au courant ?”
- “Elles sont venues m’emprunter 250 g de farine. Je leur ai donné le kg, c’est cadeau”.
Je récapitule donc pour vous éviter toutes les demandes “alors il était bon ce gâteau ?” (question posée par tout l’escalier, jour après jour…)
- La voisine du dessous : 4 oeufs
- La voisine d’en face : la farine
- La voisine du dessous mais en face : de la crème fraiche
- La voisine du dessus de l’époque, qui n’était pas madame Vampire : 2 sachets de sucre vanillé et de la levure
- Celle d’en face : du dessus : 1 citron et une râpe à zest tupperware
- Pour le dernier étage : encore 4 oeufs car elles avaient loupé la séparation blanc/jaune, et mobilisation de la dernière femme pour qu’elle leur désigne ce qui dans mes moules était un moule à manqué…
Tout ceci au son de “on veut faire une surprise à maman qui travaille dur, mais il nous manque…”
Je crois que pour un homard à l’armoricaine, tout le monde se serait mobilisé. Je vois bien le monsieur du 3ème filer à la poissonnerie d’ailleurs, et se proposant pour tuer et découper la pauvre bête…
Car tout l’escalier m’a demandé si le gâteau était bon et précisé que j’avais des filles adorables. D’un autre côte quand elles cuisinaient comme ça, par surprise, elles évitaient de se hurler dessus, donc cela a dû les changer.
Ce qui ne retire rien à l’attention adorable du petit gâteau pour maman, à qui on va faire une super surprise.
OUINNNNNNN ! (ce n’est rien, juste un coup de mou dans le genou, comme dirait Louisianne)…
C’est beau les pubs. J’avais oublié pendant pas mal de temps à ne jamais regarder la TV. Là, je suis un peu réconciliée avec (j’ai dit “un peu”), et donc, j’ai redécouvert les pubs.
Dimanche c’était grandiose. Nous avons fait journée pubs…
- Ma belle soeur est arrivée avec sa nouvelle tenue à 60 Euros : une paire de lunettes fushia. Elle avait oublié les fleurs, mais comme elle était à poil, personne n’y a prêté attention (aux fleurs).
- Mon frère était en train de devenir maboule à force de comparer les occasions du Lion, et toutes les autres voitures, que, bientôt on nous paiera pour les acheter. Il était connecté 100 % pub voiture et on pouvait presque l’entendre crier “j’achète !” comme un traider véritable .
- Mais mon père n’a pas cru bon le reprendre. Il mangeait du boeuf. En entrée, en plat de résistance, en lieu et place des fromages et dessert. Car qui mange du boeuf mange du boeuf. Il n’a pas arrêté de nous dire que ça ne voulait rien dire, mais c’était comme ça : il mangeait du boeuf.
- Mon neveu aussi d’ailleurs, qui piquait dans l’assiette de son grand père qui lui faisait miroiter le jour où, grâce au boeuf, il ferait West Point.
- Pendant ce temps là, ma nièce se rongeait les coudes pour séparer les moutons avec juste 3 cordes. Ouais, parfaitement, à table. Ca ne se fait pas… Mais la console machin, c’est la console machin.
- Elle m’a prêté la console pour un programme bidon qui m’a révélé que j’avais l’âge mental d’une femme de 89 ans, c’est de la daube. J’aurais bien voulu pouvoir dire “je me sens à l’aise dans ma quarantaine, j’ai le cerveau d’une femme de 28 ans” (en français dans le texte de la pub)
- Et sa cousine de 4 ans n’était pas choquée d’avoir sa mère à poil mais voulait des tartines de Nutellla, puisque c’est dit tout le temps : avec le boulot qu’elle s’était cognée le matin à jouer avec ses barbies, il lui fallait bien ça.
- Mais ma soeur n’a rien vu concernant les enfants, qui avait amené 2 T Shirt repassés avec une tache. Et Mrs Bibelot lui faisait une démonstration de Vanish dans la salle de bain (sans manger de boeuf). Le temps d’un lavage, essorage, séchage, vous n’avez qu’à compter.
- Pour le dessert il y avait des paniers. Mais SI ! les vrais, les derniers, les trucs aux fruits frais. J’ai amené le dessert : des vavouts comme aurait dit Delphine.
- Super le dessert. Vous savez : quand on les mange, la pub de l’ex été le précisait bien : n’importe qui peut frapper à la porte, on le regarde dans les yeux et puis on retourne à son vavout. C’est ce qu’on a fait avec le voisin qui apparemment nous demandait d’appeler les pompiers vu qu’il avait une panne de fixe ET de portable. N’importe quoi : il s’imaginait qu’on allait lui répondre en mangeant des vavouts, du boeuf, et pour le reste j’en passe…
- Mon beau frère n’était pas là, il est parti faire le tour du monde à reculons…
- Ma tante n’était pas là non plus, elle s’était retrouvée statufiée par du plâtre à prise rapide dans un magasin où une conne avait payé par chèque. 2 heures pour la dégager…
Ce fut un dimanche magnifique ! Comme les pubs…
Edit du soir (espoir). Le jeu finalement c’est de reconnaître le produit. Dans le cas contraire, la pub a loupé son but…
J’ai été longtemps une fan de cet écrivain, dès son premier livre à ne pas manquer réellement : “la nuit du renard”. Pendant donc un temps appréciable, j’ai acheté ses livres sans attendre qu’ils ne sortent en livre de poche.
Je garde un souvenir ému du livre “un cri dans la nuit” que j’ai lu à la maternité, Delphine sur mon ventre (comment ça mon enfant dans le berceau ? faut pas rêver ! ), avec horreur, car il y a justement un bébé qui meurt.
Et puis petit à petit, les années passant si vite, je me suis lassée du style, toujours un peu le même.
Elle reste un écrivain à succès, mais bon, peur d’être déçue, je ne l’achète plus.
Là, je viens de relire mes préférés, sans déception, mais mon esprit devenu très critique depuis quelques temps, a pris des notes.
- La maison (ou l’appartement) est bien meublée de vieux meubles, et le chauffage ronronne (moi dans mon appartement la chaudière fait du bruit, elle ne ronronne pas)
- Le peignoir est toujours d’une blancheur parfaite et moelleux à souhait (ça c’est le jour de l’achat), tout chaud à la sortie de la douche
- On se lève tôt et on se couche tard
- On prend l’apéritif en rentrant OU un verre de chardonnay (sans chardonnay, point d’intrigue)
- La salade d’asperges est incontournable, et la salade tout court également.
- Les crevettes aussi sont incontournables et les restaurants sont toujours parfaits. On ne mange pas bien ailleurs qu’aux USA, et ce, sans obèses. Car les restaurants italiens servent du diététique.
- Les procureurs sont intègres, ou les avocats, rarement les deux à la fois (sinon le procès est morne)
- Les femmes sont toujours minces et bien habillées (sauf les suspectes)
- Bien habillées avec un tailleur
- En tweed de préférence
- Avec des couleurs toujours parfaitement assorties
- Il y a forcément quelqu’un qui cache quelque chose de son passé
- On va à l’église ou au temple, l’auteur n’est pas raciste, mai dieu reste présent
- Les chiens sont toujours bien élevés
- Les secrétaires sont fouineuses (n’ont que ça à faire, moi je sens que le toubib est cinglé, je me fais mettre en arrêt maladie pour dépression ou sciatique)
- Les enfants sont sages, raisonnables, trop sages d’ailleurs, rien à voir avec les têtes à claques que l’on voit régulièrement dans les séries ou les films made in USA.
- Il y a un monde fou à cap Cod…
Et j’en passe.
Néanmoins, je vous en conseille vivement quelques uns, parmi les premiers :
- La nuit du renard ****
- La clinique du dr H (un des meilleurs à mon sens, car on connaît l’assassin dès le début) ****
- Un cri dans la nuit ****
- La maison du guet ***
- Ne pleure pas ma belle ***
- Dors ma jolie ****
- Nous n’irons plus au bois **
- Ce que vivent les roses ***
- Souviens-toi **
Cela fait tout de même quelques bonnes lectures…
J’ai des regrets parfois de l’avoir lâchée, mais la peur de la déception est trop forte, ce qui fait que j’ai peut-être loupé quelques grands moments de suspense…
Quant à l’heure d’été, vous savez ce que j’en pense, je n’en rajouterai donc pas une couche… (si, si vous aimez les longues soirées, allez vous installer près du pôle nord l’été…)
Tout le monde l’aura compris : nous ne serons tranquilles que quand l’appartement en dessous de chez moi, n’aura plus le gaz (surtout moi, je suis aux premières loges pour descendre d’un étage, me faire volatiliser dans l’explosion, j’en passe et des meilleures).
Les sécurités c’est bien beau, mais ça peut avoir ses ratés non ? Bref nous ne sommes pas tranquilles et pas près de l’être.
En effet, le fils a demandé depuis longtemps à GDF de couper le gaz chez son père (pourquoi cet andouille ne s’est-il pas fait passer pour son père ? les pieux mensonges ça se pardonne). GDF refuse. Le risque d’explosion ce n’est pas son problème. Un client de moins et c’est la banqueroute.
Donc le fils a rencontré Monsieur le Maire, pensant naïvement que ce dernier pourrait faire pression sur GDF, n’oublions pas que c’est le premier magistrat de la commune.
Ben non, Monsieur le Maire ne peut absolument rien faire, sauf avoir conscience qu’il y a danger maintenant… GDF, les maires, il s’en tape. A notre avis du député aussi alors on renonce… Et puis se déplacer armés ça va faire désordre et on va fatalement péter la gueule de la mauvaise personne.
Il faut donc mettre le vieux monsieur sous tutelle, et après son fils pourra faire couper le gaz. Si GDF accepte. Et une mise sous tutelle, cela prend du temps…
On fait quoi en attendant ? Pensez-vous qu’un courriel à l’Elysée pourrait nous donner un coup de main (via le site de la présidence de la république) ?
Vous, croyez, vous, que notre président pourrait faire couper le gaz ? Vous croyez que GDF s’inclinerait enfin dès la première sommation ? Quelque part nous avons des doutes… Parce que notre président est peut-être le chef des armées, et blablabla, mais certainement pas de GDF…
Incroyable non ? Et en plus, personne dans cette institution ne se sent coupable de quoi que ce soit… Les pétitions, connaissent pas plus que le maire. Un juge d’instruction les laisserait tous de marbre alors on se demande si un président de la république pourrait leur faire se remuer le cul jusque chez nous, pour juste couper une alimentation.
Vos avis sont les bienvenus… Ca urge, nous en avons marre de nous relayer la nuit pour renifler dans la cage d’escalier, il y en a qui vont forcer les locaux protégés pour couper le gaz eux-mêmes et se mettre ainsi hors la loi. Moi je n’en peux plus de renifler en attendant que madame Vampire se lève à 4 H du matin en me signifiant de 4 coups de balais, qu’elle prend le relais…
La vie n’est qu’un long calvaire…
Et le Sidaction c’est pour le prochain post. Vous avez signé chez moi, c’est pour en chier PDMDM
La vie est un long fleuve tranquille, parsemmé ça et là d’embuches ???? (où juste un long calvaire ???)
Ben oui, il y a des jours comme ça, on on va se promener chez les autres.
C’est là donc : LALALA
A bientôt !
PS : je vous raconterai comment, révolver sur ma tempe virtuelle, il m’a obligée à écrire, moi qui déteste ça !
L’Etat c’est nous paraît-il. Je ne me sens pas concernée c’est curieux.
Donc j’ai fait connaissance avec le pôle emploi. Les mêmes locaux séparés, du personnel un peu perdu par contre, et j’ai eu affaire à deux personnes réellement charmantes, qui ne m’ont pas caché que les structures peinaient à suivre. Ceci exception étant faite de l’hôtesse d’accueil côté assedics toujours aussi désagréable et à qui un monsieur lui a fait remarquer que si elle se retrouvait sans boulot, cela ne lui ferait pas de mal. Des années qu’elle sévit celle-ci. Faudra que j’en parle…
Au pôle emploi-assedic : inscription prise en compte dès le 19 février dernier, car la jeune femme a parfaitement compris mon problème de connexion internet et serveur téléphonique (elle doit entendre cela toute la journée), et décrété que du coup j’étais inscrite depuis le 18 février et non pas le 2 mars. Changement par rapport à mon inscription de décembre 2007, elle m’a demandé “que s’est-il passé ?”, malgré les papiers du patron causant juste CDD. J’ai pu me lâcher un peu, et elle a soupiré.
“Ras le bol m’a-t-elle dit, d’entendre des histoires comme les vôtres, de voir chaque jour des gens révoltés et découragés”.
Car cerise sur le gâteau, elle a calculé mes droits par rapport à mon dernier emploi, avec mes droits précédents :
Tenez-vous bien :
- En décembre 2007, j’avais droit à 35,45 Euros par jour sur une durée de 700 jours (moins de 50 ans, mon patron y avait veillé).
- En février 2009 j’ai droit à 34, 75 Euros par jour (mais pendant 36 mois). C’est moins qu’avant, donc ils sont dans l’obligation de reprendre mes anciens droits.
- Sauf que ces anciens droits, c’était 700 jours et que cela ne change pas. On ne peut pas m’accorder mes anciens droits sur les 36 mois auxquels j’ai droit avec mes 50 ans passés. Pour 70 cents de différence, je n’ai même pas le droit d’exiger mes nouveaux droits.
Ne pas mordre surtout. Elle avait l’air réellement navrée. Elle a recommencé les comptes plusieurs fois, et là j’ai vu la tête de mon patron tournoyer au plafond : la prime qu’il m’avait promis et qu’il a réduite de moitié, m’aurait réellement sortie de cette nouvelle ornière, à 100 Euros près. J’ai bien vu qu’elle hésitait. Pour si peu, pouvait-elle se permettre une faute de frappe ? Elle m’a juste demandé si j’étais certaine de la dernière paye, puisqu’il y avait eu une prime de résultat. Le patron ne s’était-il pas trompé ? Sous-entendu “arrangement possible ?”. Bref, je l’ai remerciée et je suis préparée pour mon RV avec le conseiller pôle emploi-ANPE prévu au départ tout de suite derrière, mais reporté à l’après midi pour une raison indépendante de la volonté de tout le monde. 2 allers et retours à Rambouillet dans une même journée, ce n’est pas énorme, c’est juste très chiant. Et la raison indépendante de leur volonté c’est un homme en fin de droit, qui a décidé de péter la gueule à la conseillère ANPE qui ne fait pas les lois et fait avec les annonces qu’elle a. Et là, vous devez le savoir : je suis totalement contre péter la gueule à cette pauvre fille qui ne m’annonce pas que je dois aller dans un cabinet de consultants…
Jeune femme charmante là encore, me demandant de lui raconter un peu pourquoi j’avais l’air si triste (Moi ?). C’est la question à poser à une personne qui a une boule dans la gorge, mais elle était équipée : elle m’a tendu une boîte de kleenex. On se croirait chez le psy…
Après elle a actualisé mon CV, et nous avons regardé ensemble les petites annonces. Elle était la première à soupirer devant les exigences du patronat “secrétaire bilingue, et blabla et blablabla, 40 H, et gnagnagna : 1300 Euros brut par mois”.
“Il va savoir que cela cesse m’a-t-elle dit. Plus ils en demandent, moins ils payent, c’est scandaleux ! et nous n’arrivons pas à les raisonner”.
Elle a estimé que j’étais très capable de rechercher toute seule comme une grande, sans cabinet de consultants “ah, ceux-là, tout le monde m’en dit du mal ! mais quand le logiciel les désigne comme conseillers, nous ne pouvons rien faire ! Vous trouvez cela normal ?”.
Nous étions d’accord. Elle m’a offert un thé, car j’avais comme en décembre 2007, la gorge nouée. Elle m’a tout de même au cours de la recherche de petites annonces (c’est le néant horrible), fait sans le vouloir, un compliment : “50 ans ? Je n’aurais jamais cru”.
Je n’ai pas mentionné mon âge sur mon CV, mais bon, vu l’âge que j’avais quand j’ai eu mon dernier diplôme, on ne peut que voir que je ne suis pas un perdreau de l’année…
La différence par rapport à décembre 2007 : des personnes désormais confrontées au côté “sous” et “recherche vaine” donc : découragement. Des personnes plus humaines, désemparées elles aussi. Peut-être est-ce voulu… Qu’elles soient désemparées ne me dérange pas : cela les rend humaines enfin.
Mais bon, qui ne risquent pas de perdre leur emploi, on est d’accord. Et les 70 cents qui m’ôtent mes droit à 36 mois d’indemnisation, même si je souhaite de tout coeur retrouver un emploi bien avant, cette petite assurance sur l’avenir qui me passe sous le nez, et bien, je l’ai carrément en travers.
Et 70 cents en travers de la gorge, ça ne va pas arranger mon angine qui allait mieux… Celui qui m’a suggéré que mon angine était peut-être dû à ce que j’avais en travers de la gorge, avait sans doute raison.
D’où ma question au Dr Acromion : comment le microbe mute-t-il quand on ne va pas bien ?
Il me remercie de repasser dans 2 ans. Il étudie trop de chose à la fois, et là c’est la question piège. Il sait pourquoi on en “a plein le dos”, “pas les épaules pour”, ” plein le ventre”. Mais l’angine on ne la lui avait jamais faite et donc, il sèche…
Quand je le dis QUE LA VIE N’EST Qu’UN LONG CALVAIRE !
Et qu’en plus le parcmètre ne vous oublie pas avec le SCRATCH 5 minutes de passées : PV.
Même si on a mis un petit post-it “Assedics”. L’Etat (c’est moi) n’aura jamais pitié ?
Un petit geste de l’état (c’est moi), ce serait le truc à mettre sur le pare brise, parce que l’on est chômeur, aux alentours des assedics et de l’anpe, pas au supermarché. C’est rêver tout debout… Mais bon, juste le droit de se garer sans payer.
C’est peu, mais cela peut empêcher une révolution qui couve…