Une fois n’est pas coutume, mes réponses en vrac feront l’objet d’un post, au sujet du précédent…
Merci à tous de votre soutien chaleureux, massif, à ceux qui m’ont écrit personnellement en plus de leur commentaire. Et voici quelques explications pour les tenants des prud’hommes et autres procéduriers…
J’ai travaillé dans le droit du travail assez longtemps, et déjà avec Truchon je ne m’en suis pas trop mal sortie.
Je savais que Trucmuche avait un caractère particulier, et il faut le fréquenter jour après jour pour comprendre ce que “particulier” veut dire. Je pense qu’il a franchement un problème mais contrairement à Truchon, il n’est pas méchant, et il est vraiment de parole, je dois l’admettre. Ce qui ne m’empêche pas de le mépriser pour son comportement en général, sans pouvoir le détester.
Il m’avait demandé de débuter chez lui avec un CDD de 3 mois renouvelable une fois avant un CDI. Il ne voulait pas se planter dans l’embauche, il estimait que 6 mois “d’essai” étaient nécessaires. J’avais accepté.
J’ai débuté le 18 août, j’ai donc eu une fiche de paye fin août. Feuille de paye vaut contrat de travail. Le CDD n’était pas signé, je savais que le 18 septembre de par la loi, je serai considérée comme en CDI période d’essai légale de 1 mois terminée.
Il ne semblait pas décidé à signer enfin ce fameux contrat. Tout le monde m’a prévenu que les papiers ne sont pas “son truc”, un des techniciens étant là depuis 4 ans, toujours sans contrat. Je n’ai pas voulu qu’il s’imagine que j’essayais de le piéger, et je l’ai donc relancé au sujet de ce contrat avant le 18 septembre, j’avais tout de même assez cerné le personnage pour sentir l’arnaque éventuelle.
Vers le 10 octobre il est enfin venu avec ce contrat et nous avons sympatiquement discuté. C’est là qu’il m’a avoué en me donnant raison (il est tordu) que cette histoire de contrat était un test de sa part.
“Vous m’auriez dit ce soir que légalement parlant vous étes en CDI, je vous virais sur le champ”. Ca ne lui aurait rien coûté, vous pensez, vu mon ancienneté.
Il a donc déjà souligné mon honnêteté et précisé qu’il respectait toujours ses engagements et attendait une réciprocité. Jusque là rien de choquant même si j’ai trouvé cela tordu… Il avait lu mon CV et savait que j’avais travaillé chez un avocat (tordu également) spécialisé en droit du travail…
Le 1er CDD a donc été signé. C’est là qu’il m’a fait part de sa stupéfaction devant ma capacité à partir à 17 H 02 et du fameux premier jour où j’avais décampé à 12 H 30 pétantes (sur ses injonctions, mais ça, il ne s’en souvenait curieusement pas)… Pour lui il est inconcevable de pouvoir être à l’heure à ce point là, il n’a jamais eu semble-t-il à prendre un train pour rentrer chez lui tous les soirs… Mais au final, malgré ce petit problème de ponctualité, tout allait bien, les autres étaient ravis, je m’adaptais bien, et bon… De plus j’avais prouvé qu’en cas de besoin je ne regardais pas ma montre, tout allait bien finalement.
Le 18 novembre je n’ai pas cru bon lui rappeler que le second CDD devait être signé, et que faute de quoi, à nouveau, je serais considérée comme étant en CDI de par la loi, sans période d’essai.
Et puis le temps a passé. J’ai été mise à la même sauce que les autres pour les fêtes de fin d’année, tout se passait bien. La comptable à mi-temps a démissionné et il traînait pour la remplacer. C’est là que je lui ai parlé d’une ex collègue à moi, de chez Truchon, recherchant un poste de comptable à mi-temps. Mais il ne se décidait pas et c’est elle qui a finit par l’appeler.
Convocation, test avec la future ex-comptable. Embauche dernière semaine de janvier pour une mise au point avec l’ancienne, en 2 jours 1/2.
Tout roulait, mais le 18 février approchait, date de la fin du 2ème CDD non signé…
Et puis le jeudi 12 février, tout à coup, il ne peut pas me garder. Je vous l’ai dit, sa culpabilité semblait grande, il m’a demandé ce qu’il pouvait faire pour moi (à part m’embaucher), et là, j’ai parlé d’une prime éventuelle pour ne pas y perdre trop aux assedics (il paraît qu’il faut dire pôle emploi maintenant). Il a accepté tout de suite en précisant “pas au delà de 5000 euros”.
J’ai signé donc le 2ème CDD. De toutes manières que pourraient m’apporter les prud’hommes ? RIEN. Avec 6 mois d’ancienneté je n’aurais eu droit à RIEN, sauf à un préavis bien inférieur à la somme à laquelle il estime sa culpabilité. Tout cela en 2 ou 3 ans… Là cette prime est d’autant plus acquise qu’il m’a répété qu’il tenait toujours ses engagements comme j’avais su tenir les miens. Et j’ai bien précisé “prime” pour ne pas me retrouver avec un délai de carence aux assedics comme jadis avec la transaction chez Truchon. Rien ne l’oblige à me la donner, la fin d’un CDD c’est une chose, se battre pour un CDI qui ne vaut rien, en est une autre… Avec Truchon j’avais 9 ans d’ancienneté et j’étais la plus ancienne, il se savait perdu d’avance…
L’insulter, m’énerver, n’aurait servi à rien. C’est mon calme et tout ce que finalement je faisais si bien qui ont joué en ma faveur ce maudit soir. Il s’attendait certainement à une révolte, des menaces. Il m’a d’ailleurs dit “ne signez pas et envoyez moi donc aux prud’hommes” et s’est retrouvé très con quand j’ai précisé que je tenais moi aussi mes engagements jusqu’au bout et qu’il me donne ce maudit papier à signer, et franchement qu’est-ce que je vais aller faire aux prud’hommes ? Vous me prenez pour une courge ?
Je ne lui ai même pas laissé entendre que je pensais qu’il y avait anguille sous roche, il le saura bien assez tôt.
Car bien sûr qu’il prépare quelque chose… Comme par hasard, celle qui m’a fait embaucher était en voyage d’affaire et injoignable. Elle aura la surprise en rentrant lundi et je doute fort qu’elle prenne bien mon départ car elle se reposait beaucoup sur moi et appréciait la bonne ambiance que j’avais su mettre, ce qu’il a souligné également (parmis toutes mes qualités).
Soit il a la femme ou la fille d’un pote prête à prendre ma place, parce que les potes c’est très important pour lui (et lui coutent un max d’ailleurs en ne réglant pas leur facture),) soit, il m’a fait scier la branche sur laquelle j’étais assise et je penche vers cette réponse.
En effet, en réorganisant totalement le secrétariat, j’ai mis en place des procédures que tous les techniciens peuvent utiliser. Je pense que sa vision est une comptable à plein temps qui reprendra la partie “facturation” qui me prenait la moitié de mon temps, et que les “garçons” devront se démerder avec mes procédures…
Je ne pense pas beaucoup me tromper. Là où je lui garde tout de même un chien de ma chienne, c’est cette organisation du secrétariat qu’il m’avait demandée, avec déjà certainement une idée derrière la tête (dont celle donc, de virer ma petite copine de chez Truchon qui ne peut pas faire un plein temps). Car s’il m’avait proposé un CDD de 6 mois pour mettre tout en place, je ne l’aurais pas refusé, de bonnes références, c’est toujours bon à prendre.
La suite un jour, forcément je vais avoir des retombées rapidement… La seule chose amusante c’est que dès que j’ai reçu mon solde de tout compte, la comptable se barre… Car je n’ai pas joué la carte de la discrétion jusqu’au bout : elle est prévenue (et c’est une tombe) et elle préfère se tirer avant qu’on ne lui ait bien pompé l’air avant de la remercier.
Remercier… C’est bien le cas de le dire…
Et pour l’abandon de poste je me suis couverte, quoique abandon de poste à 4 jours de la fin d’un CDD, cela ne lui rapporterait rien…
ON m’en a fait part ce soir, jeudi 12 février, et je brûle donc de vous les faire connaître.
Si si, lisez jusqu’au bout.
Donc ce soir mon patron se pointe, souriant comme depuis un bon petit moment, et me dit “au fait il faut qu’on se voit un de ces jours…” Et moi de lui répondre “et bien je suis là”. En effet le 18 février, se termine le deuxième CDD (toujours pas signé) devant déboucher sur un CDI. Bien sûr qu’il va falloir qu’on cause…
Il m’objecte qu’il est 17 H et là je comprends tout de suite. “Ce n’est pas grave, justement nous sommes tranquilles pour parler”. Car c’est un lâche, je l’ai constaté, qui repousse toujours les entretiens désagréables.
Il ne me garde pas. Finalement. Comme j’ai déjà le coeur dans les godasses, je ne bronche pas. J’attends, je le laisse s’enliser.
- Il est homme de parole et a voulu aller jusqu’au bout des 6 mois d’essai via 1 CDD de 3 mois renouvelable 1 fois, mais finalement il ne me garde pas.
- Pourquoi ? Attendez la fin, et restez assis.
- Au niveau de la facturation, elle est parfaite maintenant
- Il est vrai que je connais désormais très bien les clients redondants et les fournisseurs à problèmes
- Pour taper les devis et corriger les fautes je suis d’une rapidité admirable, remarquable etc… (je sais)
- Pour le téléphone je suis parfaite, tant avec les clients qu’avec les fournisseurs
- Pour certains programmes informatiques, heureusement que je suis là bien souvent
- Pourquoi ?
- Le suivi des dépannages est très bien fait
- Je me suis bien intégrée dans l’équipe et suis appréciée de tous
- Le secrétariat a été super bien organisé enfin !
- Mes initiatives ont été parfaites : le bureau ressemble à un bureau
- Je suis une personne cultivée
- Je suis toujours aimable et souriante, d’ailleurs, j’ai allégé l’atmosphère, ce que d’autres m’avaient déjà dit
- Pourquoi ?
- Je suis de confiance, et honnête avec ça, puisque je ne vais pas lui chercher des poux dans la tête sous le prétexte fallacieux que le renouvellement de contrat n’ayant pas été signé le 18 novembre, je suis légalement parlant en CDI (on vient de signer les papiers, et être en CDI ne m’aurait rien apporté de plus)
- D’ailleurs ce n’est pas pour rien qu’il me confie les chèques signés en blanc pour d’éventuelles livraisons contre remboursement, et m’a fait une procuration à la poste
- Tout est bien rangé, on ne cherche rien, car on trouve tout
- J’ai mis au point des formulaires qui conviennent à tous
- Celle qui m’a fait embaucher est ravie de travailler avec moi et je fais vraiment du bon boulot étant très réactive
- Pourquoi ?
- Depuis que j’ai en charge les relances clients, j’ai fait rentrer de l’argent qui dormait
- Il sait qu’il peut compter sur moi.
- Comme j’ai une larme qui coule un peu et que j’ai besoin d’un kleenex il se tortille un peu sur sa chaise.
- Il veut que je m’en aille dans les meilleures conditions possibles. Il m’offre une prime conséquente pour que mes indemnités assedic ne me mettent pas dans la misère. 5000 Euros ce serait peut-être un peu beaucoup. Je note de lui demander 4800.
- Pourquoi ? Il n’a que des compliments à me faire. A chaque fois que je pointe un truc du doigt, il n’a rien à redire… TVB
Et bien je vais vous le dire le pourquoi. Lorsque nous avions fait notre première mise au point au bout d’un mois, il n’avait déjà que des compliments à me faire, nonobstant ce que je ne pouvais pas encore savoir, et qu’il trouvait normal, MAIS :
Le premier jour, alors qu’il était en train de m’expliquer le fonctionnement du logiciel que je découvrais, il m’avait dit à 12 H 30 “ah, il est 12 H 30, l’heure d’aller déjeuner”. Ce n’était pas une question, sinon j’aurais bien évidemment répondu que rien ne pressait. J’ai donc dit OK et je suis partie.
A 12 H 30. Et le soir à 17 H02, tout torché, je partais également et il n’arrivait pas à comprendre cette ponctualité qui le dépassait. Evidemment, lui quand il a un RV à 14 H à 1 H de route, il part à 14 H 15. A noter que le premier soir où il m’a fallu assurer un dépannage après 17 H, je n’ai pas rechigné à rester jusqu’à la résolution du problème.
Donc j’ai après, fait bien attention à ne pas partir à l’heure. Et combien de fois suis-je restée parce qu’il débarquait à 16 H 45 et avait un milliard de choses à me donner ? Et mon sens de la ponctualité qui me faisait arriver le matin et l’après midi avec 1/4 d’heure d’avance ?
N’empêche que, le premier jour, je suis partie à 12 H 30. Il ne se souvient pas me l’avoir proposé, mais, j’ai commis là un crime impardonnable… Tellement impardonnable que 5 mois après l’avoir évoqué, en concluant que finalement tout le monde était ravi du changement d’assistante, il ne peut pas continuer avec moi.
Donc, je suis une secrétaire parfaite, mais la mauvaise impression de ce départ à 12 H 30 l’empêche d’envisager une prolongation de notre collaboration (en français dans le texte).
Je devais terminer mercredi midi (12 H 30) puisqu’il me reste une demie journée de récupération, et là il m’a précisé de faire comme je le sentais. Comme je le sentais c’était de lui rendre mes clefs tout de suite et je l’ai senti soupirer d’aise. Comme Truchon, il ne m’aurait pas interdit de revenir le lendemain parce qu’il me sait honnête, que je n’aurais rien saboté et fait mon boulot jusqu’au bout (exact, mais je n’aurais pas trop eu le goût).
Sauf que je ne pouvais pas y retourner demain, ce n’était pas possible.
Et malgré mes multiples qualités, j’ai pleuré dans la voiture… Tout charmant qu’il soit par certains côtés, je lui connaissais un caractère de merde, mais je ne le pensais pas con…
Ou alors il me manque un facteur à l’équation, mais comptez sur moi pour savoir, quand tout sera réglé et que j’aurais mon fric.
Pour Truchon, je ressens toujours de la haine. Pour l’autre qui m’a engluée avec gentillesse dans l’idée que je faisais désormais partie de la société, je ne ressens que mépris et je me demande ce qui est le pire.
PS : ne vous faites pas de mourron, il n’y a pas d’abandon de poste. Pour qui me prenez-vous, j’ai formalisé notre entretien par mail et lettre RAR…
Un bonheur n’arrive jamais seul. Jeudi dernier affiché en gros dans le hall : coupure annoncée de l’eau chaude lundi 9 et mardi 10 février inclus. Une chance, ils peuvent maintenir le chauffage. Pour le lundi ça ne me gène pas trop, je suis en congés et j’aurais le temps de faire bouillir de l’eau. Pour le mardi matin, ça va être plus coton.
Votre sorcière, depuis une coupure inopinée alors qu’elle avait les cheveux plein de mousse, a toujours chez elle 3 jarrons de 5 litres (genre le bidon dans lequel on vend l’eau pour les fers à repasser, ou cubitainers), pleins d’eau, qu’elle renouvelle régulièrement (en arrosant les plantes). Je me dis donc que je vais poser les dits trucs sur les radiateurs, je vérifie le lendemain : c’est bon, c’est bien tiède, en tous cas suffisant pour se laver le matin sans claquer des dents.
Ca et là, on s’empruntait ou achetait de quoi stocker de l’eau sur les radiateurs. 2 jours sans eau chaude c’est long, quand on n’est pas équipés comme nos ancêtres de brocs multiples, de chaudrons et de cheminées.
Et puis est venu l’avis de tempête et par ici on se souvient très bien de 1999. Mon secteur n’avait pas été privé d’électricité, mais d’autres si, et pendant 2 semaines.
Mon voisin un peu paniqué avec son petit garçon et sa femme qui va accoucher du second bientôt (et tout le monde sait que pour accoucher il faut de l’eau chaude), est venu me demander si j’avais le gaz. Non, j’ai le tort d’avoir tout électrique et je m’en vas y remédier… Aurais-je par hasard de quoi stocker de l’eau en grande quantité ? Oui, et pas par hasard. Truchon m’avait donné 2 bacs de stockage de 100 litres que je destinais à la récupération de l’eau de pluie chez mes parents, mais ils avaient trouvé mieux, et j’ai les bacs de stockage dans le fond d’un placard, coup de bol, je savais lequel. Je lui en ai donc prêté un, le second me paraissant très bien pour mon usage personnel, à savoir eau tiède + eau réchauffée sur les plaques électriques en perdant 20 minutes de sommeil.
Oui sauf que lui, voyait le scénario catastrophe.
- Pas d’eau chaude dès le lundi matin, et même si on a profité de la dernière pour remplir son bac, elle va forcément refroidir.
- La tempête passe dans la nuit de lundi à mardi, coupant l’électricité.
- Macache l’eau à chauffer sur les radiateurs, car évidemment, plus de chauffage (sans électricité, la chaudière se coupe)
- Du coup au premier gel suivant la tempête, l’électricité-n’étant-toujours-pas-rétablie ce sont toutes les canalisations de l’immeuble qui explosent.
- Plus d’électricité, plus de chauffage et plus d’eau du tout…
- Plus de réchauds butagaz dans le coin non plus d’ailleurs, ni de bougies, on se demande pourquoi, et les magasins dévalisés de leur eau minérale ou non… Il semblait désespéré (et m’avait donc contaminée, vu que c’est un homme qui semble avoir la tête sur les épaules)
- J’ai donc très bien dormi dans la nuit de lundi à mardi, dès la première rafale. Pour l’eau chaude elle n’avait pas été coupée dans la journée, c’était déjà ça, j’avais pu en stocker de la bien brûlante le soir, (le stockage étant prévu pour), qui serait forcément tiède le lendemain matin.
- L’électricité n’a pas été coupée.
- J’ai pu prendre ma douche normalement le mardi matin…
- Et prendre la route sans découvrir la dévastation de 1999
N’empêche que l’alerte étant passée, je vais tout de même m’acheter 4 réchauds de secours un petit réchaud, et beaucoup de bougies, et continuer à stocker de l’eau, on n’est jamais trop prudent…
Et je me demande si les immeubles ou particuliers ne devraient pas prévoir un groupe électrogène pour le futur…
Je ne pouvais pas me confier uniquement sur la toile au sujet de madame Vampire…
Et oui, toujours elle, encore elle…
Une semaine après avoir ramassé ma vieille dame dans le caniveau sur la bordure du trottoir, je rentre le soir et je croise un monsieur que je ne connais pas, qui trimbale un York sans queue, au bout d’une laisse. Je reconnais le hideux animal qui en veut à mes mollets et a échappé 2 fois à un coup de latte dans les dents. J’aime bien les animaux, mais pas ceux qui veulent me mordre à tout prix, alors que cela fait rigoler leur maître, parce qu’il y a des propriétaires de chiens contre lesquels il devrait y avoir des lois.
Je saisis l’occasion au passage : cet homme doit être le fils que je ne connais pas. De Madame Vampire. Je connais une des filles, 2 des fils, celui-là manquait à mon tableau de chasse.
Et là, je me permets de lui poser la fatale question. Est-il le fils de madame vampire X ?
- “Oui me dit-il, mais je vous rassure, elle va beaucoup mieux”
- Je suis rassurée : elle va désormais faire grincer ses gonds à 3 H, piétiner dès 3 H 30 et aller saler son pare-brise à 4 H, donc j’enchaîne :
- “Si je peux me permettre, il y a un vrai problème de bruit avec votre maman…
Et voiloù les coups de téléphone tels que je vous les ai décrits : jusqu’à 40 sonneries d’afilée, et ça recommence 2 minutes après, et pendant ce temps là le chien aboie, et ça peut durer toute la journée…
- “C’est une chienne” (je suis ravie de l’apprendre). Nous sommes au courant, cela vient de mon frère, vous voyez, et nous étudions la question depuis plusieurs mois (les enfants de leur mère : toujours rapides…)
- “Votre maman pourrait tout simplement décrocher son téléphone quand elle s’absente. Ou bien s’abonner à top messages, ou couper sa sonnerie. Je connais le problème, j’ai une soeur comme votre frère, en centre pour adultes, qui a un jour totalement saturé la messagerie de mes parents… (restons compréhensive, l’autre, ce n’est pas de sa faute)
- “Ca la perturbe de devoir faire toutes ces manipulations éventuelles…”
- “Il y a la solution adoptée par mes parents : prévenir le centre et l’empêcher de téléphoner à tout va… Cela marche bien”. Il n’y avait pas pensé. Ils pensent à quoi ses enfants, au courant des vrais problèmes ? Et je suis ravie que ça la perturbe et je le précise. Et les autres, cela ne les perturbe pas d’entendre le téléphone sonner de l’aube à la minuit ?
J’en profite pour préciser que cela ne la perturbe pas du tout par contre (sa mèèèèère) de faire grincer son armoire 40 fois le matin, dès 4 heures, maintenant qu’elle a renoncé à se servir de son robinet à la même heure.
Il reste perplexe. Que peut-il faire contre des gonds qui grincent ? Je vous le demande ! Je suggère un aimable graissage… Il opine… Il est vraiment désolé, mais sa mère a toujours été terriblement bruyante. Tous ont quitté le domicile familial dès que possible à cause de cela. Il comprend bien que pour de simples voisins, c’est difficile. Mais régler le problème du téléphone, connu, et s’occuper d’une vieille armoire, il ne peut pas, sans suggestions… Il a quoi ? 50 ans. Mon âge. Et aucune imagination, c’est dramatique…
J’ai fini par apprendre que Madame Vampire qui allait mieux, descendue par des températures polaires, s’occuper de sa voiture (avec du gros sel j’imagine) à 4 H du matin, a eu un malaise, du mal à rejoindre l’entrée et à sonner chez qui elle pouvait. Heureusement pour elle, pas chez moi, parce qu’à 4 H du matin, je n’entendrais pas l’interphone.
Donc les voisins du 1er, entendant un halètement louche évoquant un satyre, ont appelé la police qui a trouvé madame Vampire en proie à une hypothermie doublée d’un malaise cardiaque… Elle a été embarquée par les pompiers alors que j’étais encore dans les bras de Morphée…
J’aurais dû me méfier quand son fils m’a dit qu’elle allait mieux : depuis 3/4 jours c’était silence suspect, mais je pouvais penser qu’elle était partie en vacances. S’il fallait rameuter les voisins quand elle est silencieuse, aussi souvent qu’on le fait quand elle fait du bruit, il faudrait tenir une assemblée générale dans le hall, chaque jour que dieu fait. Généralement entre tous ceux qui s’entendent bien, on prévient quand on part en vacances… Sauf elle, bien entendu. Et elle a tort, parce que si l’on voyait son appartement se faire déménager, on se dirait “chic”…
La méga gaffe c’est que je n’ai pas du tout relevé qu’elle allait mieux (normal, elle m’a toujours semblé onduler de la toiture et je ne voyais pas comment cela pourrait s’arranger), et que j’ai dit ce que j’avais à dire (je vous ai épargné les mules à talons, les cris, etc…, son fils ne semblant pas spécialement surpris…).
Je ne voulais pas sa mort à cette vieille peau, mais j’aimerais qu’à son retour, les gonds soient huilés, le téléphone correct, les cris résorbés, le chien dressé, le robinet réparé, avec une belle paire de charentaise l’attendant dans l’entrée, etc…
Pour le chien c’est mal barré. Ils viennent juste le sortir le matin et le soir, personne n’a trouvé le moyen de prendre ce sale clebs chez lui… Le fils (qui a maison et jardin) m’a même demandé si je pouvais m’en occuper le matin. Non mais on rêve. Déjà que j’émerge avec problèmes à 6 H 30, je ne vais pas me lever 1/4 d’heure plus tôt pour me faire bouffer les mollets…
Et quand on a maison et jardin, je le lui ai précisé, on peut assumer un peu un petit chien (certes insupportable) pendant l’hospitalisation de la môman ! Autrement qu’en venant le faire sortir le soir.
Parce que madame Vampire est certes à l’hôpital, mais les voisins restant chez eux toute la journée, en ont marre d’entendre la pauvre bête aboyer pitoyablement ou hurler à la mort pour s’arrêter lorsque la clef tourne dans la serrure pour la promenade du soir. Finalement, on le plaint !!!
Et je plaignais d’avance l’inconscient venant promener le clebs le prochain WE, parce que mon voisin d’en face n’est pas du genre à l’écouter hurler à la mort tout son WE sans faire quelque chose…
J’avais bien raison, il y a eu des échanges un peu désagréables (et mon voisin d’en face a une voix grave qui porte bien), les enfants sont repartis avec le chien.
Comme je le disais, je ne veux pas la mort de madame Vampire, mais ça fait du bien à tout le monde d’entendre un peu le silence…
Edit au moment où je vous livre ce post : madame vampire est rentrée chez elle. Le chien n’aboie plus, le télphone ne s’entend plus, plus de grincement d’armoire, plus de robinet, plus de mules à talon.
Elle va mieux donc, puisqu’elle est rentrée chez elle, mais d’où vient cet étrange silence émanant de chez elle ? Je sais que je n’ai pas été la seule à traumatiser ses héritiers… Faut-il en passer par là ?
Qu’importe. Nul ne souhaitait sa mort. Juste un normal silence… Enfin, une absence de bruits anormaux à des heures anormales…
Je l’attendais de pied ferme celui-là…
J’ai la nostalgie de mon ancien facteur, qui rendait vraiment des services, à me guetter sachant à quelle heure je rentrais, pour me remettre un recommandé, ou bien à me le représenter le lendemain quand ça tombait un vendredi. Il allait même remettre mes colis chez ma soeur qui ne faisait pas partie de sa tournée, et j’en passe
Maintenant ce service public est pour moi bel et bien mort, et mon nouveau facteur qui s’incruste n’est qu’un nul qui n’en a rien à faire. Je ne suis pas la seule à avoir des problèmes. Par exemple quand il a un colis, que la personne n’est pas là, il le pose sur les boîtes aux lettres. J’étais outrée il y a 3 mois de voir un colis de j’la redoute qui était conséquent. N’importe qui aurait pu le prendre…
Bref, donc, pour la tournée des calendriers je l’attendais de pied ferme, mais faut pas pousser non plus, pas dès le premier jour.
Aux 4 premiers passage, j’ai fait le coup de la petite voix “maman n’est pas là”.
Il faut dire que les vendeurs de quelque choses ont tendance à insister avec la sonnerie de l’interphone. Un vicieux leur a refilé le plan de l’immeuble et tous les noms, ils ont vu qu’il y avait de la lumière chez vous, alors ça redrelingue tout le temps, alors que vous êtes dans le bain, aux toilettes, ou chez le voisin en train de parler de Madame Vampire.
La 4ème fois il a précisé à la petite grande fille qu’il repasserait lundi mais qu’il ne pourrait plus après.
Donc le lundi, je lui ai ouvert la porte.
- “Bonsoir madame et joyeuses fêtes”. Sourire niais et extatique figé sur les lèvres.
- “Vous tombez bien, entrez donc”…
- Sourire niais le quittant en voyant mon air glacial et en entendant mon ton du même motif que mon air…
Vous devinez la suite : je lui ai énuméré mes démêlés avec mon courrier et j’y ai pris le temps, prouvé par A + B que je recevais de temps à autre des lettres pour l’autre Coraline qui ne me renvoyait jamais les miens, demandé s’il savait lire vu qu’entre bâtiment A4 et bâtiment B6 il y a une légère différence, et que son calendrier il pouvait se le carrer où je pensais.
Comme je lui avais précisé que je m’étais renseignée tout de même et que c’était lui le responsable du suivi et de sa tournée, il n’a rien osé me rétorquer d’autre que :
- “Je ne le fais pas exprès” !
- “ENCORE HEUREUX que vous ne le faites pas exprès !”
Il est parti tout pêteux, après m’avoir tout de même donné un calendrier avec des chatons, comme ils savent si bien les faire depuis 2000 ans.
Et je ne lui ai pas dit merci. NAN MAIS il n’aurait plus manqué que ça !
Et vous ne le croirez pas : mais il continue. Là je peux me dire qu’il se venge… Depuis 3 semaines, pas une seule lettre. Seule solution à mon avis, aller porter plainte. Je pense qu’on peut… D’ailleurs j’y vas de ce pas…
Je fais partie du secteur recensé cette année, depuis la première fois depuis 1999. Maintenant on recense par tronçons, pour mieux fausser les données…
Les recenseurs passent à des heures indues et n’importe quel jour. Je ne suis jamais désagréable avec eux, ils sont embauchés juste pour ça et ils font un boulot de merde. Mais il n’empêchent qu’ils me gonflent.
Bref dreling dreling à mon interphone : c’est le recensement. J’ai déjà été recensée hier ou quasi. Ah non, j’avais les filles à la maison… Enfin Delphine. Deux fiches à remplir en plus du reste… Bref c’était hier et le temps qui passe, je supporte de moins en moins…
J’ouvre, peu encline à parlotter quelque peu. Il faut dire que j’ai revêtu ma tenue de combat pour que quand j’écris (il n’y a pas que le blog hein !), et que là dedans, je ferais fuir un commando de terroristes (ce qui est tout de même un point positif). Donc, je passe juste la tête, je récupère les papiers avec le sourire, et au revoir madame (21 H la pauvre, j’aurais pu être madame Vampire et dormir…)
Je pose les papiers sur le bureau à côté de Mr Mac, au sujet duquel, je vous le signale puisque personne ne s’en inquiète, je recherche toujours les disquettes… Il y a une quatrième dimension quelque part dans mon appartement, ou alors elles me crèvent les yeux.
Et puis, allez-vous le croire ? J’oublie les papiers du recensement. J’oublie qu’elle repasse le mercredi.
Ca me revient quand elle bipppppe à l’interphone. MERDE, c’est mercredi, c’est la recenseuse, et je n’ai pas rempli les papiers (comme c’est étrange).
Je décroche.
- Oui bonjour madame Dabra née Abraca (elle sait tout sur moi en plus), c’est le recensement…
- Je respire un grand coup
- Je prends ma petite voix, mais pas trop de petite fille, j’ai précisé que je vivais seule. Une voix de jeune fille quoi. Je fais ça très bien, on me dit toujours “mademoiselle” au téléphone…
- “maman n’est pas là et je ne sais pas où sont les papiers” (horrible garce immonde que je puis être)
- Ah bon, je repasserai samedi
Samedi même topo. Je n’arrête pas de regarder les papiers à remplir, mais j’ai autre chose à faire. Ca sonne à 21 H. Faut pas pousser tout de même ! (pauvre femme)
- “Maman est à l’hôpital pour une appendicite aigüe (je ne risque rien, j’ai déjà donné)
- “Ah mon dieu, pourvu qu’elle aille mieux”
- “Oui elle va beaucoup beaucoup mieux” (horrible garce indigne)
- “Mais je dois lui emmener les papiers à remplir sur son lit d’hôpital” (même pas de qualificatif pour ça) “et je vais les déposer à la mairie, à l’état civil, comme elle m’a dit”
- “C’est parfait ma petite fille, je ne repasserai donc pas” OUF.
Comme j’ai tout de même une conscience civique, j’ai bien rempli les papiers pour le recensement (7 minutes, c’était bien la peine de remettre au lendemain).
Fallait que ça merde de toutes manières.
Je me suis retrouvée le même jour avec : une enveloppe de chèques à déposer à la banque impopulaire pour ma boîte, et mes papiers dûment remplis pour le recensement, destinés au service d’état civil de la mairie.
La Banque Impopulaire et la mairie sont face à face. Vous sentez le gag, et distraite par un article que j’écrivais dans ma tête je n’ai pas fait attention (le premier qui dit “comme d’habitude” s’en prend une…).
Car j’ai mis “mairie, état civil, recensement” dans la boite aux lettres de la banque impopulaire et inversement. Je l’ai su car la mairie a bêtement téléphoné à la boîte en tombant sur moi, en me demandant quoi faire de l’enveloppe destinée à la banque impopulaire. J’ai suggéré à la dame qu’elle traverse la rue pour mettre l’enveloppe dans la bonne boîte : elle m’a remerciée de mon excellente idée…
Mais bon, ça c’est bien passé, la banque impopulaire a eu ses chèques en temps et en heure. Banque que j’ai appelée en lui signalant ma bévue qui était déjà réparée, puisqu’ils étaient allés mettre l’enveloppe dans la bonne boîte (sans suggestion de ma part)
Parfois je me dis que moi, on dirait ma mère…
Et que la vie n’est qu’un long calvaire…
Mais surtout que la vie n’est qu’un long calvaire.
Donc, si vous avez un petit peu d’intuition, vous avez senti que j’avais aussi des problèmes avec EDF.
Des problèmes de règlement bien sûr. Ils se manifestent beaucoup plus quand on ne paye pas que quand ils nous coupent le courant pendant la cérémonie d’ouverture des JO de Pékin. Panne pile poil tombant pendant la cérémonie, pour cesser juste au moment de “THE END”.
Je suis mauvaise langue. Quand il y a des tempêtes ou autre, il faut tout de même voir le boulot qu’ils abattent, quitte à faire revenir des retraités comme en 1999.
Non, là c’est encore un problème avec la banque.
L’ordinateur ne supporte pas la vision “EDF” et rejette le prélèvement automatique, pour lequel j’ai signé pour toute l’année en cours. En oubliant que généralement, si j’ai signé, c’est pour en chier… Engagez-vous, rengagez-vous qu’ils disaient…
Ils envoient donc des rappels qui partent direct à Cannes (z’avez qu’à suivre d’abord) et puis ils appellent.
Nettement plus sympa que france truc que je cause dans le combiné.
Je rentre donc chez moi pour trouver 15 appels sur mon “signal d’appel”. En XXXXXX c’est plus facile à identifier. Mais ça peut être ma copine truc qui est sur liste rouge…
Et puis un midi, cela sonne. Heureusement les menaces de service restreint d’EDF sont décalées par rapport à ceux de france j’te cause dans l’combiné qui se contente de signaler que finita la vadrouilla, mais tu ne peux plus téléphoner (sauf aux pompiers).
- Je décroche
- “EDF bonjour, vous n’avez pas réglé votre dernière facture et nous allons être dans l’obligation de vous mettre en service restreint” Je me demande ce que c’est vu le peu d’électricité que je consomme, mais bon, ils risquent de me restreindre au niveau de ma connexion internet
- “Pour régler immédiatement avec votre carte bleue, appuyer sur la touche dièse de votre téléphone”
- Je m’exécute.
- Là je me retrouve sur un serveur apparemment rôdé, qui me demande sobrement mon numéro de carte bleue et la date d’expiration de cette dernière
- Je réponds
- “Nous avons bien pris en compte votre règlement”
- “SCLLLHAAARK” : raccrochage sauvage.
Alors que sur france je blablate dans le combiné, on donne TOUJOURS une référence de règlement. Là, pas. Je me demande si je n’ai pas payé une paire de chaussures à je ne sais qui…
Je vais donc voir sur le site internet. Sauf que l’on me demande mon n° de facture et que ma facture est à Nice, non Cannes, vous le voyez bien que je suis énervée.
Je comprends tout à coup, pourquoi certains deviennent serial killer…
Car la VIE N’EST QU’UN LONG CALVAIRE.
Il me faudra retrouver une antique facture, appeler le service, tomber sur une employée sympa qui voudra bien écouter mes explications d’adresse bonne, mais qu’il y en a une à qui le facteur renvoie tous mes courriers, et blabla, qui va me rassurer.
Mon paiement a bien été pris en compte.
Et le facteur qui est passé avec son calendrier, et bien, c’est une autre histoire…