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'Histoire de sorcière'

Halloween 2011

halloweenQuand j’étais petite, on ne parlait jamais d’Halloween, fête américaine soi-disant par excellence,  qui nous est en fait revenue (je dis bien revenue car c’est une fête celte à l’origine, que les irlandais nombreux ont exportée là-bas).

Truc à fric ! N’importe quoi ! Ras le bol des USA ! voila ce que l’on entend…

Ce soir il y aura-t-il des enfants dans les rues ? Il paraît que l’an passé, ils demandaient du fric à défaut de bonbons,  et que c’était donc, vraiment du commercial à tout crin…

Halloween, ce n’était pas le nom que lui donnait les anciens, les miens, les vôtres, les nôtres, à cette veille de la Toussaint, que beaucoup confondent avec la fête des morts qui a lieu le 2 novembre. La Toussaint, c’est la fête de tous les saints, de tout le monde. Et c’était une vraie fête.

Il aura fallu un 11 novembre et des millions de morts, pour faire du 1er novembre une fête triste… Et du chrysanthème, en Europe, la fleur de la mort.

J’ai connu assez de grands parents et d’arrières grands parents. Bien avant qu’Halloween ne débarque chez nous, ils en parlaient de cette fête du 31 octobre au soir.

  • Pour éviter la venue des esprits on allumait une bougie qui ne devait pas s’éteindre d’un coup de vent, ce qui aurait porté malheur, à poser sur la parfois unique fenêtre donnant sur la rue.
  • Alors pour ne pas qu’elle s’éteigne, on la mettait dans un légume ou un fruit découpé : rave, betterave, potiron, grosse pomme, qu’importe. Le légume ou fruit était creusé soigneusement, et laissait apparaître deux yeux et un sourire. Les esprits sont tristes, ils n’aiment pas les sourires qui les font fuir.
  • La maîtresse de maison mettait dans une assiette à la disposition des esprits, quelques gâteaux au miel, quelques caramels maison, des douceurs sortant de l’ordinaire. Chez les plus pauvres, on sacrifiait des châtaignes grillées.
  • Et les enfants se déguisaient en esprits ou fantômes pour aller tout manger. Et les parents faisaient semblant de ne pas savoir que les enfants avaient quitté la maison en douce, pour rentrer à minuit, heure où les vrais esprits risquaient vraiment de se manifester.

Ils portaient des galoches, des sabots, rarement des chaussures de cuir. Ils portaient leur blouse de tous les jours, leur tablier, et un mauvais manteau. Et pour faire l’esprit, rien ne valait mieux que le vieux drap refilé par l’aïeule s’amusant à l’avance, et dans lequel on avait découpé de quoi voir clair… Que de fantômes alentours…

Ils étaient du siècle d’avant le mien, ou bien nés pendant la grande guerre ou juste après, ils étaient d’un autre millénaire. De cette tradition, ils parlaient tous avec nostalgie, parce que tout se perdait pour eux, quand j’étais petite… Et qu’ils trouvaient dommage que leurs arrières petits enfants ou petits enfants, ne se déguisent pas en fantôme pour aller prendre des friandises partout, en faisant faussement peur à la maîtresse de maison…

Témoignages du Béri, de Bretagne, d’Alsace, du Vaucluse, de Savoie, d’un peu partout sauf du nord, parce que je n’ai pas d’ancêtres du nord.

Alors c’est un peu en pensant à eux que j’allumerai avec Mrs Bibelot, une bougie sur une fenêtre ce soir…

Même si les gosses ne passeront pas, parce que la maison de mes parents est au fond d’une ruelle…

Ce que je trouve dommage c’est la tradition qui s’est perdue, qui est revenue via une poussée “consommation” et finit donc par être méprisée en ayant perdu son sens profond que la majorité a oublié.

C’était la tradition d’une vraie/fausse crainte des esprits, une complicité parents/enfants ignorée par les enfants, un lien qui durait depuis longtemps, venu des Celtes. C’était une tradition qui avait défié le christianisme et dieu sait qu’il était risqué de défier l’église à certaines époques. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que la Toussaint a été instaurée le 1er novembre, pour faire oublier la fête des esprits.

Dommage simplement que nous ne puissions pas fêter les esprits la nuit où l’on change d’heure.

Quel meilleur moment pour eux que de sortir à la 25ème heure ?

Cette heure de plus… Cette heure faite pour eux…

Posté le 31 octobre '11 par Calpurnia, dans Histoire de sorcière. 14 Commentaires.

Calamity Coraline…

fusil-copierJe me suis installée chez mes parents pour tenir compagnie à maman pendant ces jours pas rigolos. Depuis notre retour de la Grande Motte, je ne viens donc chez moi que pour ordinateurer, et relever mon courrier généralement affligeant car il n’y a que des factures ou des mots doux de la SS (la Sécu !!!).

Maman a peur toute seule, même si elle prétend que non, alors qu’en fait si. Je suis donc chargée de la sécurité de la maison et de vérifier 3 fois le soir si les portes sont toutes bien fermées.

Au passage je m’occupe également de la chaudière, de l’eau chaude, des pannes de télécommandes, du fonctionnement du lecteur DVD (je me gausse) et de tout un tas de bricoles revenant d’ordinaire à mon père comme le rechargement du téléphone portable à tous points de vue (crédit, courant), etc…

Mes parents dorment avec un fusil de chasse dans leur chambre. C’est le 24 de mon grand-père, avec lequel papa se sent en sécurité parce que justement il y a une sécurité + une histoire de chiens à laquelle je n’ai rien compris, parce que je n’ai toujours pas pris la peine de regarder le 24 dans le blanc des yeux, de peur de me tirer dans un à moi (de yeux).

Cette histoire de chiens sécurise encore plus le 24, c’est tout ce que je sais. Maman l’a mis dans l’armoire de sa chambre et se sent rassurée. Elle est bien la seule, car, j’ai fait l’expérience, comme elle est de plus en plus sourde (et refuse de l’admettre), il faudra qu’un malfaiteur la secoue quand elle dort, pour réaliser qu’il y a peut-être comme un problème. Et l’autre ne l’écoutera pas quand elle lui dira “excusez-moi, j’ai quelque chose à prendre dans l’armoire”.

On ne plaisante pas avec cela dans la famille, depuis que tante Hortense s’est réveillée en pleine nuit, avec 3 mecs au pied de son lit, qui n’ont pas hésité à tabasser une vieille dame de 85 ans pour lui faire dire où étaient ses bijoux.

Moralité, moi qui suis à l’étage avec toute mon ouïe que maman qualifie d’anormalement aigüe, je dors armée.

Enfin, c’est façon de parler.

J’ai débuté avec une canne de mon arrière grand-père qui si on sait la manier, peut faire très mal. C’est une canne épée, mais je ne me vois pas transpercer le corps de quelqu’un avec. Tirer, cela me dérangerait moins, c’est dans la tête que cela se passe.

Un fusil me rassure.

J’aime bien les armes, je dois avoir un mauvais fond.

Elevée dans une famille de chasseurs, j’adore les fusils, regarder dans les canons, le bruit que fait le fusil que l’on referme sèchement, bref, je ne suis pas sortable.

Sauf que là, dernièrement, des individus louches ont rodé dans le secteur. Maman a vérifié auprès de la mairie qui n’avait mandaté personne pour prendre des mesures de rue, de portail, etc, alors elle a pris encore plus peur.

Nous avons donc eu des conversations à ne pas mettre entre toutes les oreilles, sous peine de passer pour une famille de tueurs à gages ou de mafioso avérés, avec papa, mon frère, et maman.

  • Maman : cela me rassurerait que tu prennes un fusil également ma chérie. Vu que tu entends le chat monter l’escalier, tu entendrais quelqu’un défoncer une porte ou une vitre… (ce n’est pas vraiment un critère, ce chat se déplace avec toute la discrétion d’un troupeau d’éléphants obèses, il n’y a que maman qui ne l’entende jamais)
  • Moi : OK. Je ne sais pas où sont les cartouches mais un bon coup sur la tête, ça ne peut pas faire de mal (façon de parler)
  • Je me voyais donc déjà, en train de terrasser un salaud, en tenant le fusil par le canon et en l’assommant avec la crosse… Encore qu’un coup de canon ne puisse pas faire de mal non plus !
  • Papa apprenant la chose : tu dors avec un fusil dans la chambre rose ? (si c’était la chambre verte, cela ne poserait sans doute aucun problème). Il n’est pas chargé j’espère (répété 1000 fois quand nous étions enfants : ne jamais avoir une arme chargée dans une maison)
  • Moi : bien sûr que non. D’ailleurs je ne sais pas où sont les cartouches
  • Lui : dans le meuble de gauche dans le fond du couloir à droite, ne prends pas les chevrotines, ça tue raide (utile précision)
  • Moi : j’ai une tête à tuer quelqu’un ?
  • Lui : … oui… enfin, tu as une tête à ne pas te laisser faire… Je sais que tu es capable de tirer quoi…
  • Mon frère : tu as pris le 16, c’est ridicule, une des détentes ne marche pas (comme si j’allais tirer, et plusieurs fois en plus), prends le 12 plutôt (ce sont aussi des fusils de chasse, la seule chose qu’il manque dans cette baraque, ce sont des mines…)
  • Lui toujours : la sécurité c’est là, et de préférence, si quelqu’un est dans la cour, tire sur les pavés, ça rebondit en faisant mal, c’est mieux que de tuer quelqu’un. Tu fais une sommation d’usage, avant ou après, c’est à toi de voir…
  • Moi : je n’ai pas l’intention de tuer quelqu’un, je veux juste pouvoir faire peur pour nous défendre !
  • Lui encore : tiens, voici des cartouches pour le 12.

Moralité : je dors avec le fusil prêt à être chargé, juste à côté de mon lit, avec deux cartouches sur ma table de nuit. Je vérifie tous les matins qu’il se referme bien (le fusil) pour le ré-ouvrir le soir…

On ne sait jamais, dès fois qu’un malotru ait dans l’idée de s’en prendre à de faibles femmes

Vu que la vie n’est qu’un long calvaire…

PS : maman a remis la canne épée dans sa voiture. Dans le coffre, c’est plus sûr… On ne sait jamais, elle pourrait se blesser…

Posté le 19 octobre '11 par Calpurnia, dans Histoire de sorcière. 20 Commentaires.

Le genou de Jean-Poirotte (chapitre 7), a l’hopital Lapeyronie c’est tout simple aussi !

genou1J’en étais au moment où nous nous sommes dit bêtement que prendre “entrée principale” était la meilleure des solutions, vu que le mot “principal” a marqué tout le monde depuis le collège.

Négligeant donc ainsi, le parking visiteur n°1 et le n°2.

Nous avons donc commencé à suivre le sens unique sur lequel nous étions, à la recherche d’au moins UN parking.

Les parkings visiteurs n’étaient plus fléchés et nous commencions à le regretter quand tout à coup nous en avons vu UN de parking, dans lequel je me suis engouffrée.

Coup de bol, il y avait UNE place. Sorties de la voiture climatisée, nous avons constaté qu’il faisaient encore plus chaud à Montpellier qu’à la Grande Motte et nous nous sommes dirigées vers les bâtiments visibles.

Heureusement j’ai la sale manie d’arrêter les flics, les pompiers, un quidam qui passe pour lui demander si je suis sur le bon chemin, même à pied.

Le chauffeur de taxi nous a précisé que nous dirigions vers le mauvais hôpital (ils sont deux dans la même zone) et que Lapeyronie (je ne sais toujours pas qui c’est), c’était le bâtiment auquel nous tournions le dos.

Demi-tour donc, pour rentrer dans un couloir FRAIS.

Normal.

Nous étions au niveau de la morgue, ce qui fait tout de suite accueillant avec ambiance folle.

Un zombi égaré dans le couloir, nous a dit que l’orthopédie c’était au fond du couloir à gauche et puis à droite, premier étage et a traversé un mur pour retourner d’où il venait.

Nous avons dépassé :

  • La morgue
  • Une autre morgue
  • Le service de thanato-machin-chose
  • L’autre service de thanato-machin-chose
  • 3 salles d’autopsie
  • Une salle du culte (lequel ?)

Tout cela pour passer après, 1/4 d’heure à errer dans les couloirs à la recherche du bon service. Les personnes interrogées ne semblaient pas surprises : apparemment il est normal de se paumer dans les couloirs de cet hôpital. En ce qui concerne celui qui a mis au point le fléchage, je lui ferai bien avaler tous ses panneaux sans lui donner de quoi les digérer et les éliminer sans douleur…

Arrivées ENFIN à bon port, nous avons trouvé père et mari totalement dans le coton, nous demandant si nous étions le soir ou le matin, ce qui nous a tout de même inquiétées. Le patient a retrouvé ses esprits pour préciser qu’il avait oublié sa carte vitale et sa carte de mutuelle aux urgences, maman les cherchant mal partout, frustrée qu’elle était de n’avoir pas procédé à l’admission elle-même.

Et devinez qui c’est qui s’est collée à aller rechercher les dites cartes aux urgences ?

Vous avez deviné. Mais c’était tout simple, les urgences c’était au fond du couloir à gauche et puis à droite, au RC. Nonobstant cette simplicité, j’ai pris mon portable avec moi, on n’est jamais trop prudent.

T’en foutrais moi, du au fond du couloir à gauche et puis à droite ! C’est une publicité mensongère. Je me suis égarée de nouveau, entrant tour à tour et suivant les étages et les couloirs :

  • Dans une salle de plâtrage
  • Dans un salon de thé
  • Dans une salle où l’on faisait les pansements
  • Dans une salle où il y avait des boxes de réanimation
  • Dans… Merde, me voici revenue à la morgue. Il faut dire que le RC côté nord est le 1er SS de la face sud.

Tout le monde a été très gentil, et personne n’a semblé surpris de me voir chercher les urgences avec un air à la longue désespéré.

Un infirmier a été jusqu’à me conduire lui-même sur la fin de mon périple, pour m’abandonner devant le bon guichet. Où il m’a été précisé que mon père était reparti avec tous ses papiers.

J’ai appelé Mrs Bibelot qui m’a précisé au bout d’un moment que les cartes vitales étaient bien dans une chaussure (c’est là que les pompiers les mettent, tenez-vous le pour dit).

Me restait à retourner en Orthopédie.

Au fond du couloir à gauche et puis à droite.

Je me suis égarée à nouveau, et un anesthésiste m’a précisé de prendre l’escalier en face, de monter au premier et puis après c’est fléché n’est-ce pas.

L’escalier devait être un escalier de secours. En effet, une fois prisonnière dedans, et quel que soit l’étage (j’avais perdu 500 calories déjà), impossible d’ouvrir les portes vers l’extérieur.

Arrivée au deuxième (échappant ainsi, je l’espérais, à l’expédition directe vers la morgue), je me suis résignée à cogner dans la porte en criant à l’aide au secours que je voulais sortir.

Cela n’a pas paru surprendre non plus les deux personnes qui sont venues m’ouvrir en commentant “tiens l’escalier n’a toujours pas été remis en service” et en me précisant que l’orthopédie c’était au fond du couloir à gauche et puis à droite, à l’étage inférieur.

J’ai réintégré la chambre de papa la bave aux lèvres, maman un peu tétanisée par son mari complètement à l’ouest.

Comme elle avait sonné pour avoir je ne sais qui, et que depuis 1/2 H personne ne s’était déplacé, j’ai pu m’offrir le luxe d’aller au bureau infirmier au fond du couloir à gauche et puis à droite, demander d’un air mauvais des nouvelles du patient parce que moi je ne l’étais pas, et que quand c’est que quelqu’un s’occuperait de le faire pisser ?

J’ai expliqué tout de même mon air mal aimable par le labyrinthe que je venais de parcourir, et cela a fait rire tout le monde, le bizutage de tous les services étant d’envoyer un nouveau porter un échantillon à l’analyse, au sous-sol au fond du couloir à gauche et puis à droite. Savoir qu’ils comptent que le bizut ne reviendra qu’au bout d’une heure, en sueur, s’il a eu de la chance.

Je me suis moyennement gaussée, car il restait :

  • A ressortir du fond du couloir à gauche et puis à droite
  • A retrouver la voiture
  • A ressortir de l’enceinte de l’hôpital
  • A traverser Montpellier dans le sens retour.

La vie n’est qu’un long calvaire.

Posté le 10 octobre '11 par Calpurnia, dans Histoire de sorcière. 10 Commentaires.

Le genou de Jean-Poirotte (chapitre 4) : la pharmacie de garde

genouLe médecin de garde parti, papa n’avait qu’une hâte, nous voir revenir avec les antalgiques : des patchs de morphine.

Artillerie lourde. La première d’une suite à venir…

Restait à gagner la pharmacie de garde, à Mauguio où nous n’avions jamais mis les roues pieds, juste à 20 km de la Grande Motte.

Nous sommes donc parties, avec une carte et l’ordonnance, avec la diabolique intuition que nous allions nous perdre, et en nous demandant pourquoi diable, il n’y avait pas de pharmacie de garde plus près !

Le médecin nous avait conseillé de suivre la direction “aéroport”. Dans le coin, si on cherche la Grande Motte en venant de Montpellier, il faut suivre la direction “aéroport”, pour le retour aussi.

Un jour, c’est certain, nous allons nous y retrouver à l’aéroport, en nous demandant ce que nous foutons là.

A la sortie “Maugio”, maman m’a hurlé de tourner là, tout de suite à droite, ce que j’ai fait. Puis nous nous sommes retrouvées à une fourche, avec bien évidemment des tas de trucs de fléchés, sauf Maugio.

Au pif, je suis allée à droite, maman déballant sa carte pour découvrir que dans sa panique elle avait pris celle de l’Ile de France.

Au bout de ce qui nous a semblé une éternité, enfin Maugio est arrivé devant nos yeux émerveillés, alors que Mrs Bibelot me tannait pour faire demi-tour, car à son sens, à la fourche, j’avais pris la mauvaise route.

Restait à trouver la pharmacie de garde, au centre ville, ville ravissante mais nous n’étions pas là pour faire du tourisme.

Places rares, je me suis garée sur un emplacement interdit devant une banque, pendant que maman courait sonner à la pharmacie.

Pas de bol, il fallait téléphoner, et j’ai béni mon réflexe de toujours prendre mon portable.

Le temps de faire le plein de morphine, d’anti phlébite, d’antibiotiques, et nous voici reparties de Maugio, en cherchant la direction de l’aéroport, ou, miracle, de la Grande Motte.

Autant rêver, le fléchage n’est jamais utilisé par ceux qui le mettent au point. Il paraît qu’en France nous avons le meilleur du monde : on plaint les étrangers…

A vue de nez, nous repartions dans la bonne direction en tenant compte de tous les sens interdits, et nous nous sommes paumées dans une petite résidence charmante, mais nous n’étions pas là pour faire du tourisme.

En gros, nous avons, à la sortie de la résidence, fait un détour de 10 à 15 km avant de nous retrouver sur la bonne route. Mon portable a sonné. Jean-Poirotte immobilisé sur son canapé, s’était mis dans la tête que nous avions eu un accident, et s’inquiétait vivement (on pouvait le comprendre).

Il nous a vues arriver une demi-heure plus tard, comme le messie, et nous a supplié de lui poser ses patchs, tout de suite. J’ai obtempéré, avant d’avoir lu la notice (un vrai scénario de film d’horreur) concernant les effets secondaires possibles, et en priant pour qu’il soit rapidement soulagé.

Ce qui n’a pas été le cas.

Le lendemain matin, en allant acheter le solde des médicaments dont la pharmacie de garde manquait, nous avons appris que par décision préfectorale, il n’y avait qu’une pharmacie sur quarante qui était ouverte dans le secteur le dimanche, ce qui semblait suffisant.

J’en profite donc au passage pour remercier Monsieur ou Madame le Préfet de je ne sais quoi, car depuis cet épisode, les préfectures et les sous préfectures je m’en bats les nichons, de son intéressante décision.

Je doute fort que ce Monsieur ou cette Dame, ait le souci personnel d’aller s’acheter ses médicaments lui(elle)-même en cas de besoin, ce qui n’est pas une raison pour ne pas envisager que d’autres puissent avoir besoin de le faire.

Heureusement, nous avions une voiture, et papa n’était pas le seul à pouvoir la conduire. Sinon je ne vous raconte pas la note de taxi…

Bref :

La vie n’est qu’un long calvaire.

Posté le 3 octobre '11 par Calpurnia, dans Histoire de sorcière. 10 Commentaires.

Le genou de Jean-Poirotte (chapitre deux avec une digression)

curry-dagneauDonc le mardi, Jean-Poirotte trottait comme un lapin, ou ce que vous voulez d’ailleurs, il s’en fichait, et nous avec, pourvu que cela trotte, gambade, etc…

Le mercredi cela pouvait encore aller et le soir, l’homme de l’art et son épouse devaient venir dîner, donc, il y avait eu débat acharné concernant le menu, ce qui prouvait que mon père allait nettement mieux.

La femme de l’art trancha en préférant un curry d’agneau à des rognons sauce madère, et j’ai eu droit à l’éternelle histoire de mes parents en cuisine… (courage, fuyons…)

Tout était acheté, mais ce n’est pas le tout, vers 17 H, cela urgeait… (au cas où qu’on crève de faim, le ragout n’étant pas cuit, ce qui n’est jamais arrivé, à ma connaissance, mais on n’est jamais trop prudent…).

Dans ces cas là, je reste dans mon coin, je ne pipe mot. J’avais d’ailleurs un Fred Vargas à terminer donc, tous les alibis possibles pour échapper à la chose : la préparation du curry d’agneau. Comptez environ 5 minutes entre chaque réplique :

  • Bibelot ? Comment tu fais pour ton curry d’agneau ?
  • Laisse, je vais m’en occuper… (Mrs Bibelot plongée dans ses sudokus)
  • Pour l’agneau tu fais comment ?
  • Je le fais dorer à la cocotte mais laisse, je vais le faire…
  • Tu mets de l’oignon ou pas ?
  • Oui, mais quand la viande est quasi dorée, mais je vais le faire.
  • Et quand l’oignon et l’agneau sont grillés tu fais quoi ?
  • Je farine, mais je vais le faire…
  • Et quand c’est fariné tu fais quoi ?
  • Je rajoute du bouillon de volaille ou de boeuf, mais je vais le faire…
  • Et après ?
  • Bah, je rajoute le curry et je laisse mijoter à feu doux, mais je vais le faire…
  • Et de l’ail tu en mets ou pas ?
  • Eventuellement… Je vais le faire si tu t’occupes de l’ail…
  • Et tu laisses mijoter combien de temps ?
  • Un bon moment, mais je vais le faire je te dis !!!

Sudokus terminés. Mrs Bibelot se lève pour préparer SON ragout.

  • Ah mais tu as tout fait ? Je t’avais dit que j’allais m’en occuper !!!!
  • Oh quel caractère, tu devrais être contente !
  • Non, quand je dis que je m’en occupe, c’est que je m’en occupe.
  • Trop tard…

Alors là, rendons justice à mon père. Comme maman perd son audition de jour en jour depuis 3 ans, refuse de l’admettre et fait chier tout le monde à faire répéter tout le temps, il profite vicieusement de cette perte d’audition pour faire ce qui lui chante, vu qu’elle n’entend rien de ce qu’il fourbanse dans la cuisine.

Il aurait tort de se priver.

J’en fais autant…

(Le curry d’agneau était délicieux, mais bon, je pense que la prochaine fois, elle mettra la viande sous clefs…)

La vie n’est qu’un long calvaire…

Posté le 28 septembre '11 par Calpurnia, dans Histoire de sorcière. 8 Commentaires.

Départ 2011…

femme-heureuse-copier1

Bon, ce n’est pas une surprise, je pars samedi matin dès l’aube, pour la Grande Motte. (Lire la suite…)

Posté le 25 août '11 par Calpurnia, dans Histoire de sorcière. 24 Commentaires.

Mais qu’est-ce que j’ai fait de cette boîte ? (2)

57417023Dans la série “qu’est-ce que j’ai fait de cette boîte” et l’autre, plus agréable “qu’est-ce que je vais emporter à la Grande Motte ?”, j’ai :

  • En premier lieu regardé dans les endroits les plus incongrus
  • Puis ouvert tous les tiroirs pour fouiller dedans
  • Puis visité tous mes placards
  • Puis regardé sous tous les meubles dans des positions extravagantes parfois
  • Puis me suis découragée.

Quand je pars à la Grande Motte, j’aime bien laisser mon appartement rangé. J’avais du pain sur la planche, mais il était béni, parce que du coup, j’allais tout vider et réorganiser et forcément j’allais tomber sur ma boîte…

En effet pour le côté salle à manger, j’étais déjà dans la panade. Pulchérie et Gendre n° 1, m’avaient en effet confié une commode qui ne leur plaisait pas, quand ils avaient emménagé dans leur studio. Au départ comme c’était un dépôt, je ne me suis pas servie de cette commode, mais petit à petit,  je l’ai remplie.

A bloc. Une horreur…

Quand ils sont venus la récupérer début mars, je me suis retrouvée avec son contenu parfaitement aligné sur ma table de salle à manger et classé par catégories en vrac un peu partout du côté salle à manger.

Au passage ils m’avaient rapporté mon matelas de clic clac qui avait servi au moment du mariage (9 mois c’est un délai raisonnable) qui était également du côté salle à manger qui du coup laissait augurer de ce à quoi ressemble un appartement qui a été visité par des cambrioleurs…

En effet, je ne pouvais pas leur demander de remettre le matelas en place car le clic clac se trouve dans l’ex-chambre des filles.

Et que comme beaucoup de personnes vivant seules, j’ai fait de cette pièce où je ne vis pas, un endroit où je stocke un peu tout et n’importe quoi (surtout les deux d’ailleurs).

Le clic-clac était recouvert depuis juin 2010 d’une grosse couette pour Diabolos, + divers objets fort utiles bien évidemment, à tel point que je ne me souvenais plus de quels objets il s’agissait…

Depuis la mort de Diabolos je me suis dit au moins 100 fois qu’il fallait que je m’occupe du clic clac, mais bon, ma procrastination légendaire a fait le reste, revoir mon petit père agoniser sur sa couette dès que je m’approchais du clic clac m’étant difficile en plus, et je me suis enfin résignée à vouloir préparer mon départ à la Grande Motte, ET retrouver la boîte disparue quasiment au dernier moment…

Mais la vie n’est qu’un long calvaire…

Posté le 23 août '11 par Calpurnia, dans Dans la série Diabolique, Histoire de sorcière. 12 Commentaires.