Pour un 15 août Waterloo morne plaine, vous n’imaginiez pas que j’allais me mettre la rate au cours bouillon…
Vous noterez une fois de plus la scandaleuse absence d’illustration… Car… tout de même… j’ai pris la peine de recopier…
Les maximes (tellement vraies).
- Si tous ceux qui croient avoir raison n’avaient pas tort, la vérité ne serait pas loin
- Quand on ne travaillera plus le lendemain des jours de repos, la fatigue sera vaincue
- Je songe souvent à la quantité de boeuf qu’il faudrait pour faire du bouillon avec le lac de Genève
- Les gens qui ont le menton en galoche et dont les dents se déchaussent, y mettent vraiment de la mauvaise volonté
- Pour la marche, le plus beau chapeau du monde ne vaut pas une bonne paire de chaussures
- Rien ne sert de penser, il faut réfléchir avant
- Le rire est à l’homme ce que la bière est à la pression
- On ne peut pas être et avoir été… dit un proverbe. Pourquoi ? On peut très bien avoir été un imbécile et l’être encore
- L’avenir c’est du passé en préparation
- Un homme parti de rien pour ne pas arriver à grand-chose, n’a de merci à dire à personne
- Tous pour un, un pour tous, et 25 pour cent
- Quand il y a du bromure dans le pinard, il y a du mou dans la corde à noeuds
- Il est incontestable que de tous les arts, l’art culinaire est celui qui nourrit le mieux son homme
- Ceux qui ne savent rien en savent toujours autant que ceux qui n’en savent pas plus qu’eux
- Qu’on le veuille ou non et à toutes choses égales, il vaut mieux s’enfoncer dans la nuit qu’un clou dans la fesse droite
- Parler pour ne rien dire et ne rien dire pour parler sont les deux principes majeurs de tous ceux qui feraient mieux de la fermer avant de l’ouvrir.
ET :
La vie n’est qu’un long calvaire…
Attention, c’est relatif à mon imagination débordante qui parfois me joue des tours que même pas j’oserais vous raconter…
Comme toute femme qui se respecte, j’ai chez moi ce que j’appelle de la quincaillerie, à savoir des bijoux que j’ai accumulés à une certaine époque.
Je n’ai rien contre les femmes qui portent des bijoux, simplement, moi je n’en porte plus pas.
J’ai même oublié d’en mettre le jour du mariage de Pulchérie, c’est tout dire…
Je crois que j’ai commencé à faire un rejet à l’époque où j’étais encore avec Albert, et que ma méchante belle soeur se pavanait même en allant aux champignons, avec rivières de diamants, rubis, émeraudes, perles, etc… pas toujours du meilleur goût (le plus voyant possible était ce qu’elle préférait) et pas toujours assorti avec ses toilettes…
Petit à petit, j’ai eu des collègues de travail qui étaient un peu comme moi quand j’étais chez Truchon, et j’ai perdu l’habitude de penser :
- Boucles d’oreilles
- Bague (à l’exception de mon alliance qui m’a “fait” 2 ans avec Charles Hubert et que je ne quittais jamais)
- Bracelet
- Collier, à l’exception d’un que je ne quittais jamais non plus jusqu’au jour où le fermoir a rendu l’âme.
J’ai du toc, du fantaisie, et des bijoux de famille, comme papa, mais pas les mêmes… (ce dont vous vous doutiez certainement…)
Et je les range depuis longtemps, en mélangeant dans des boîtes diverses, le toc et l’authentique, au cazoù des cambrioleurs auraient l’audace de rentrer chez moi pour y faire le ménage…
Il y a un petit moment que je ne peux plus porter de bagues, mes articulations main droite - main gauche commençant à se déformer, avec de grosses bosses que je suis peut-être la seule à voir (et surtout à sentir) mais qui sont incompatibles avec les bagues.
Tout ce qui est bijoux de famille, vous le comprendrez, c’est pour mes filles.
Delphine étant venue passer 2 jours, j’ai évoqué avec elle, le fait que j’avais l’intention de donner à tout le moins mes bagues, et elle n’a eu de cesse de venir chez moi pour en choisir une ou deux.
Evidemment, elle s’est ruée sur la seule bague au sujet de laquelle je pensais que mes deux filles feraient “berk”… Une chevalière de Mrs Morgan, qui est en fait un Louis d’or (Napoléon III - 20 F Or) monté avec aussi de l’or.
Pour moi il représentait le souvenir de ma grand-mère, Delphine l’a trouvé classe et d’autant plus que c’était un souvenir de famille et de son arrière grand mère. Elle s’est donc précipitée dessus comme la vérole sur le bas clergé breton, prenant également 1 serpent en or ramené d’Egypte, que Pulchérie a toujours trouvé moche. Puis elle a récupéré 2 bagues à elle qu’elle croyait perdues à jamais.
Sauf que, voulant lui montrer ce qu’il me restait comme bijoux de valeur :
- Ma chaîne et ma médaille de baptême
- Ma gourmette de première communion
- Des bijoux offerts par Albert
Il m’est apparu qu’une boîte à quincaillerie, normalement dans ma chambre, était totalement introuvable…
Donc, depuis hier, je suis tarabustée par cette question essentielle :
- Mais qu’est-ce que c’est que cette bouteille de lait que j’ai fait de cette boîte ?
La vraie question étant en fait : “qu’est-ce qu’il m’est passé par la tête quand j’ai voulu planquer cette boîte ?“. Car là, je suis capable de tout… (ici)
Comme Mrs Bibelot en effet, je me dis “je vais le mettre là, c’est tellement incongru comme endroit que personne n’ira le chercher là et que je suis obligée de m’en souvenir”.
Tout faux, une fois de plus…
Je me souviens avoir vu cette boîte il y a 11 mois avant de partir à la Grande Motte, mais je ne me souviens absolument pas où j’ai pu la planquer, et quel est l’endroit où elle est que forcément je devais m’en souvenir…
Ne me reste plus qu’à retourner tout l’appartement, en regardant partout, y compris dans le moindre robot ou recoin. Comme l’appartement est déjà à l’envers, cela va le remettre à l’endroit…
A moins que la boîte me crève les yeux ne soit sous mon nez, ce qui n’est pas exclu.
Mais bon, je vais donc retourner tout l’appartement. Quand je l’aurai retrouvée, je rangerai la boîte ailleurs.
Je vous raconterai… Dans un an, quand je me demanderai une fois de plus : quelle est l’idée saugrenue qui m’est venue à l’esprit quand j’ai rangé cette boîte ?
La vie n’est qu’un long calvaire…
(PS : la première chose que j’ai faite, c’est de regarder dans le congélateur, ce qui vous montre à quel point je ne suis pas sortie de l’auberge…)
Comme toute sorcière je me suis intéressée, outre à l’ésotérisme et l’astrologie, énormément à la magie blanche (ou noire d’ailleurs) (entre autres), et j’ai un jour de délire, acheté un livre que je ne peux pas jeter parce qu’un livre ça ne se jette pas. Je donne de temps à autre à un hôpital, mais celui là je ne peux pas, sauf si je veux que l’on me garde d’office dans une pièce capitonnée, ce qui ne fait franchement pas vraiment envie…
Je l’ai lu en diagonale en trouvant que l’on poussait le bouchon un peu loin Maurice, et je l’ai donc gardé, on ne sait jamais…
Dans ce livre j’ai retrouvé un sort pour s’attirer l’amour dont je veux absolument vous faire profiter. J’ai toujours pensé que les sorts c’était très bien, le tout étant d’y croire. Cela change notre perception du monde et notre attitude. Persuadée de rencontrer l’amour, on cesse de raser les murs, on devient toute séduisante et ça marche.
Donc celui là est imparable. Valable pour les deux sexes.
“Procurez vous un coeur de boeuf entier“. Aller rôder aux alentours d’un abattoir ne vous tentant pas vraiment, testez le “je voudrais un coeur de boeuf entier” pour voir la tête du boucher devant cette demande somme toute assez incongrue. Il a bien du coeur, mais tranché…
Obstinez vous et passez lui une commande pour dans deux semaines, quand il aura ameuté son abattoir pour avoir un coeur de boeuf entier. Après avoir pris possession du coeur (et ensanglanté toute la voiture), changez de boucher chez qui vous êtes désormais fiché (il a peut-être même alerté les RG cet incapable).
“Prenez des clous de girofle et plantez les dans le coeur de façon à ce qu’il soit intégralement percé de clous de girofle, sur les deux côtés, en disant à chaque fois que vous plantez un clou de girofle “on va m’aimer, on m’aime, l’amour est là”. Là je n’ai pas testé, je sais seulement que le clou de girofle n’est pas vendu en gros, au kilo. A mon avis vu la taille d’un coeur de boeuf (j’en ai vu un une fois petite, le deuxième mari de ma grand mère étant boucher), il faut compter 3 kg de clou de girofle et du temps pour réussir ce sort. Parce que planter des clous de girofle, je l’ai fait pour Mrs Bibelot, mais dans une orange pour faire un truc destiné à parfumer la penderie, et sans commentaire. Là, ça rallonge le parcours.
Isolez vous de vos proches surtout si ce sont des enfants influençables, pour accomplir ce cérémonial diabolique, ailleurs que dans la cuisine.
Car attention, le lieu où l’on fait un sort est important :
- Dans la cuisine c’est l’histoire d’amour popotte qui se profile
- Dans les toilettes on n’en parle même pas
- Dans la salle de bain : l’amour sera sous le signe de l’eau (éviter les croisières)
- Dans la cave (si vous en avez une) vous serez obligé de cacher au monde vos turpitudes…
L’idéal est le salon, un soir de pleine lune (on vous l’a dit et répété, la pleine lune c’est l’idéal pour tout un tas de choses y compris planter les graines de basilic et se couper les cheveux pour qu’ils repoussent mieux, s’épiler en lune noire, c’est mieux) des bougies rouges allumées partout (le rouge c’est important, c’est le symbole de l’amour pour les bougies, et puis cela va bien avec le sang qui dégouline du coeur de boeuf sur la moquette).
Pour le reste aucune précision. Que fait-on du coeur giroflé après ? Le mettre au congélateur c’est risquer une passion glaciale, le faire cuire n’est pas indiqué (on se consumera d’amour), le ranger dans un bocal avec du formol me semble dangereux vu le symbolisme du formol qui est aussi difficile à trouver qu’un coeur de boeuf et vendu à un prix abusif. Mais on peut je pense, et avec courage, tester la tête du pharmacien à qui l’on demande 5 litres de formol SVP (zut fiché là aussi).
Conserver le toujours coeur de boeuf estampillé clou de girofle dans de l’alcool à fruit c’est faisable mais fait courir le risque de rencontrer un poivrot ou de sombrer soi même dans l’alcoolisme ET sous la dangereuse dépendance d’un produit exotique (comme de la drogue dure, au hasard…).
Je vais me pencher sur cette très intéressante question… Je vous tiendrai informés quand j’aurais trouvé quoi faire du coeur de boeuf après le sort…
Sans oublier que la vie n’est qu’un long calvaire…
(réédition du 23 juillet 2006, avec quelques modifications tout de même, donc on admire le boulot…)
Je ne parle pas de la dernière entrée, la petite stagiaire, “la petite”.
Non je parle d’une personne qui n’est pas très grande. J’en ai eu une sous le nez chez Trucmuche pendant près de 6 mois, et c’est fatigant. Enfin, elle était fatigante.
(Attention, je ne prétends pas que les femmes “pas très grandes” sont toutes comme cela. J’en ai néanmoins connu 2 qui en faisaient un complexe à mon avis ridicule…).
La nature l’a dotée d’une petite taille. A vue de nez vous diriez 1 m 55 avec talons, pas plus. Sa vie va bien tout de même, elle a pondu ses 4 enfants, est bien en ménage (généralement avec un homme grand d’ailleurs, qui semblent attirés par les petites puces)…
Mais naturellement elle ne supporte pas votre mètre 65 qui est propulsé rapidement au mètre 70 avec un peu de talons.
Elle ne dit pas “tu es trop grande” même si elle le pense vu qu’elle vous arrive à l’épaule, mais précise que quand vous marchez vous faites du bruit avec vos talons.
Pas plus qu’elle avec les siens qu’elle a bien fait ferrer…
Sympa le lendemain, vous mettez ballerines ou mocassins pour vous réduire un peu, mais là, comme elle constate qu’elle est toujours résolument plus petite que vous (et pour cause), elle trouve que vos chaussures font “splitch, splotch”.
Elle ne veut absolument pas qu’on l’aide pour attraper un dossier sur l’étagère là-haut. Moralité on la regarde sautiller pour attraper le dit dossier. C’est toujours au moment où elle se résigne à monter sur sa chaise, au risque de se rompre le cou, que Trucmuche rentre dans le bureau.
“Enfin, vous auriez pu l’aider, vous avez vu comme elle est petite ?” vous murmure-t-il loin d’elle pour ne pas la vexer. En clair, vous êtes un bourreau sans coeur.
Idem, elle profite du moment où vous êtes coincée au téléphone avec le chieur du siècle (minimum une heure), pour aller toute seule chercher à l’étage (en sautillant toujours) les boîtes à archives destinées (comme c’est curieux), à archiver l’exercice précédent. Elle a vite fait de disparaître sous la charge et on vous demandera encore une fois pourquoi vous ne l’avez pas aidée… 7 cartons de boîtes archives dépliés c’est le camouflage idéal pour elle, et lui permet de passer pour une bête de somme.
Même à 50 berges tassées, elle joue toujours de sa petite taille et de sa soi-disant faiblesse pour passer pour une victime, et ça marche…
Vous aurez votre revanche le jour où aucun mâle ne sera à disposition pour changer l’ampoule des toilettes. Et vous, vous êtes à bonne hauteur, mais pas de bol, tout ce qui est électrique vous rend phobique… Et vous savez, vous, pisser dans le noir…
Sinon, vous n’aimez pas dire du mal des gens, mais effectivement elle est gentille, la petite…
La vie n’est qu’un long calvaire…
Bon, celui là je l’aimais bien malgré tout, et nous gardons de loin en loin, des relations téléphoniques, lui s’inquiétant de savoir si j’ai “retrouvé quelque chose”, et s’en voulant de ne pas pouvoir m’aider.
Fabrice. L’éternel distrait. Battant largement Pierre Richard (si, si…).
Il a mis 2 semaines à réaliser que mon bureau était occupé, par moi… Il a donc passé 2 semaines à ne pas me dire bonjour ou au revoir, et à ne pas réaliser que ce n’était pas Sandra qui lui passait les communications.
Non, il m’a découverte alors que j’étais descendue fumer une clope dans le lieu ad hoc, qu’il venait faire de même, et m’a demandé qui j’étais, d’un air soupçonneux…
Il s’est insurgé : on aurait pu le prévenir qu’il y avait une deuxième secrétaire, c’était la moindre des choses… (j’étais juste en face de lui à 3 mètres environ…)
Il a oublié sa distraction 2 heures après, en m’apportant un manuscrit de 10 pages à taper, écrit en mode “mec bourré deuxième langue”.
Après nous avons été très potes, surtout quand il a perforé son ulcère qu’il ne faisait plus surveiller (une distraction), et que j’ai été celle qui a appelé les pompiers en urgence nonobstant l’avis des autres “il fait une crise de foie” en lui sauvant limite la vie. D’ailleurs, j’ai été la seule à aller le voir à l’hôpital (qui refusait de le transférer dans le 91 à côté de chez lui), un jour sur deux. Cela il s’en souvient toujours et sa femme qui ne pouvait pas se déplacer tous les jours, aussi.
Mais Fabrice…
- Arrive un matin avec un sac poubelle, à ma grande surprise : ce n’est rien, il a juste oublié de le jeter dans le container… en bas de chez lui. Du coup il me le confie…
- Arrive systématiquement avec une heure d’avance ou de retard, au moment du passage à l’heure d’été, ou d’hiver (d’ailleurs à ce sujet…. blablablablabla…)
- Vient me voir parce que son ordinateur ne marche pas : normal, l’engin est débranché.
- Ou alors il a oublié de l’allumer (plus courant, ainsi que la panne d’écran qu’il n’a pas rallumé…)
- Me dit : “je te laisse le dossier Shmurts, je compte sur toi pour t’en occuper pendant mes congés”, et part avec…
- Oublie son mot de passe pour l’ordi, et au bout de 3 ans me le confie sous le sceau du secret le plus absolu. Avec à chaque demande un “tu es certaine ?”
- Oublie qu’il a mis un gros bout de bois pour que la fenêtre ne se referme pas tout le temps. En a marre des courants d’air, et vient refermer la fenêtre d’une main ferme, la dégondant au son de “arrêtez de ricaner, et venez m’aider putain bordel !”
- Oublie sa fille qu’il devait déposer à la crèche et qu’il me confie pour la journée (heureusement il ne l’a pas oubliée dans la voiture)
- Part de chez lui en prenant ses clefs, mais en refermant la porte avec celles de sa femme qui est du coup enfermée chez elle. Je ne vous dis pas ce que je me suis pris dans les oreilles quand elle a découvert qu’elle ne pourrait pas sortir avant le retour de son homme, Fabrice étant parti en clientèle et ayant bien évidemment oublié de recharger son portable…
- Part précipitamment du bureau (toujours), remonte 2 minutes après : “Coraline on m’a volé ma voiture”.
- Non Fabrice, tu as laissé ta voiture au garage ce matin, et tu as encore 20 minutes pour aller la récupérer, je t’emmène en partant…
- Part en Nouvelle Calédonie pour 3 semaines, pour une mise en service en oubliant le dossier technique indispensable
- Et le billet d’avion que j’avais scotché sur son écran d’ordi…
- Laisse une étiquette sur son téléphone portable qu’il oublie partout, en précisant de l’appeler sur… le portable en question.
- Part déjeuner avec moi, papote dans sa voiture, descend au bon endroit, m’oublie et referme la voiture avec l’alarme (je suis restée coincée 1/4 d’heure, le temps qu’il réalise que l’alarme était la sienne…)
Bref, le collègue super sympa par ailleurs, mais derrière lequel on fait voiture balais, parce que finalement, tout est de la faute de la secrétaire… Comme j’en avais un autre à pister pour réparer les erreurs (le chef du service commercial), je me sentais parfois lasse…
D’autant que concernant le calcul de ses commissions, Fabrice n’avait aucune distraction, et repérait une erreur d’un euro sans prendre le temps d’y réfléchir…
Et puis il s’occupait de ses dossiers de A à Z sans emmerder personne et c’était toujours impec… (pour les laisser sur son bureau avant de partir procéder à l’installation…)
Comme quoi…
La vie n’est qu’un long calvaire
(Fabrice, si par un hasard curieux tu me lis, ne m’en veux pas, tu sais que je t’aime beaucoup tout de même…)
TOUJOURS PAS D’IMAGE, JE SQUATTE TOUJOURS !
Je regarde très peu d’émissions, voire même aucune, mais de temps à autres, le samedi, attendant le journal de 13 H pour juste prendre connaissance des gros titres, j’entends d’une oreille distraite, l’émission qui précède.
Normalement instructive.
Samedi 14 mai, j’ai sursauté, devant l’énormité de la réponse donnée à la question “qu’est-ce qu’une lapalissade”. Le candidat a bien répondu “une évidence évidente”, et le commentateur, lisant ses notes de préciser :
- Oui, le terme Lapalissade vient de Monsieur de La Palice (orthographe d’origine) célèbre pour ses vers énonçant des vérités évidentes et donc, ridicules.
Sauf que…
J’ai appris, au lycée, à l’époque où les profs espéraient nous voir repartir en juin, moins ignares qu’en septembre (et parfois le temps passant, espérant au passage ne jamais nous revoir…), l’origine des lapalissades… J’ai été obligée d’aller tout vérifier sur Wikipédia, mais bon, je savais que le commentateur de l’émission culturelle avait dit une connerie (écrite par un autre…).
Lapalissade vient du nom de Jacques II de Chabannes, seigneur de la Palice, maréchal de François 1er, mais contrairement à ce que l’on pourrait croire, il n’a été l’auteur d’aucune lapalissade. Ses soldats, pour illustrer son courage lors du siège de Pavie en 1525, où il trouva la mort, écrivirent une chanson à sa mémoire, dans laquelle se trouve la strophe suivante :
Hélas la Palice est mort,
Est mort devant Pavie,
Hélas, s’il n’était pas mort,
Il ferait encore envie… (par son courage et sa bravoure)
C’est peu à peu, que la chanson a été déformée en :
Monsieur de la Palice est mort
Est mort de maladie
Un quart d’heure avant sa mort
Il était encore en vie…
Etc…
Je trouve tout à fait inadmissible d’entendre des “vérités” totalement fausses, dans des émissions théoriquement culturelles.
C’est mon problème…
Il y a aussi les aneries que l’on dit aux informations, les non-sens et les mots maltapropos… Désormais je regarde avec un carnet à portée de main, pour noter les perles, en attendant celles du bac 2011…
CAR : la vie n’est qu’un long calvaire…
ILLUSTRATION LAISSEE A VOTRE LIBRE IMAGINATION ! (je squatte toujours)
Notez par ailleurs que je n’ai rien contre les fans de fringues (j’en ai été une un jour, mais avec modération rapport au budget) toujours à la pointe de la mode. Sauf en ce qui concerne celle-là…
Déjà elle se croit à la pointe de la mode. Oui, pour triffouilly les oies, c’est la pointe de la mode. Si elle partait pour Paname vêtue telle qu’elle l’est, elle ferait pas mal sourire.
Non pas que la parisienne soit TOUJOURS bien fringuée…
Elle calcule tout : lundi jean noir avec pull rose, montre rose, boucles d’oreilles roses, bottines roses qu’on dirait des patins à glace, etc…
Le lendemain on a droit à l’inverse : pantalon rose, petit top noir, montre noire, boucles d’oreilles roses, bottines noire qu’on dirait des chaussures du moyen âge tellement elles sont pointues.
Etc… Tout est toujours trop bien assorti, même dans les magasines, on ne voit jamais ça. De toutes manières c’est souvent de très mauvais goût…
Mais, et c’est là son problème, après s’être préoccupée de son aspect, elle se préoccupe de celui des autres.
Son adage : porté une fois = linge sale. Pour une culotte c’est normal, pour un jean, chacune voit midi à sa porte.
Et donc, avec la comptable (au hasard), la voici détaillant les tenues des autres…
“C’est le 3ème jour pour le pantalon de Florence, et gnagnagna…”
“Elle a toujours la même montre et gnagnagna…”
“Et les mêmes pompes et gnagnagna…”
“Elle pourrait faire des efforts et mettre des bijoux et gnagnagna…”
“Elle avait le même jean l’année dernière et gnagnagna…”
“Pire encore, ses pompes aussi sont de l’année dernière et gnagnagna…”
Alors après l’avoir surprise une fois en train de déblatérer sur les autres, on se prend à la surveiller un peu. Et à trouver de plus en plus qu’elle a pas mal de paires de pompes qui ressemblent à des patins à glace…
Et un jour, le jean rose, normalement lavé puisqu’elle l’a porté il y a 12 jours, porte la même tache qu’il y a 12 jours, sur les fesses.
On le lui fait remarquer. Elle va nous haïr, mais tant pis, nous on la hait déjà…
Parce qu’on s’habille comme on le veut et qu’on l’emmerde, dans la mesure où l’on n’est pas du genre à remettre le lendemain, un pull dans lequel on a transpiré (ça existe, cela a déjà été évoqué)…
Et que parfois on remet peut-être plusieurs jours de suite les mêmes fringues pour cause de garde robe anorexique, mais non sans les avoir lavées et puis collées pour sécher dans la nuit sur le radiateur… (non sans regretter de ne pas pouvoir claquer un peu de fric pour se fringuer un peu mieux…)
Alors cette dingue de fringues si mal accoutrée, elle peut parfois aller se faire foutre voir…
Car le trop justement et trop bien assorti, n’est pas toujours du meilleur goût…
La mienne était surnommée “miss Morue”. Vous l’avez donc normalement reconnue…
La vie n’est qu’un long calvaire…