L’épidémie de grippe H1N1 a-t-elle réellement frappé, faisant des millions de morts ?
Non, c’est le mois d’août… Et plus le temps passe et plus cela sent pire… (je sais, elle est facile, mais je le pense vraiment)
Si que j’avais été dans le coma jusqu’au 1er août, j’aurais pu me situer dans l’année, en me réveillant, rien qu’en regardant le parking de ma résidence. 3 voitures sur 4 manquent à l’appel, ça fait vide. Moralité on perd l’habitude de faire un créneau et à la rentrée on conduit comme une quiche…
Je ne vous parle pas de la semaine du 15 août, la pire de l’année.
Sur les petites routes, quasi personne. On arrive dans un petit village qui semble désert. Supérette fermée, pharmacie fermée, boulangerie fermée, tout, sauf le café tabac qui assure généralement pendant toutes les vacances. Là encore, les rues sont quasi désertes, les volets fermés partout, on se croirait dans “the day after”, destruction de la faune et de la flore en moins.
Se ravitailler en bonne viande est mission impossible pour ceux qui n’aiment pas l’acheter en grandes surfaces : tous les bouchers des alentours sont fermés. Mes parents sont exclusivement au poisson. Vous me direz qu’il y a pire comme sort, mais bon…
On a beau le savoir, année après année le mois d’août devient un mois au cours duquel on entend régulièrement : c’est un scandale.
Surtout quand il s’agit de la santé…
Je passe sur celle qui accouche en boulet de canon avec votre aide tremblante, les pompiers sont toujours en action EUX. Mais quelle idée d’accoucher en août. On hallucine…
Car il y a le reste.
Faut pas tomber malade au mois d’août. Surtout pas. Le seul médecin en exercice par chez moi est débordé, et un seul autre a pris un remplaçant en son absence. Moralité les urgences sont débordées par ce qui n’est pas forcément l’urgence telle que définie par la loi, mais à soigner tout de même. Et le personnel est réduit, on en a eu la preuve pendant la canicule de 2003… Devoir aller aux urgences pour une angine, otite purulente du petit, gastro du nourrisson, c’est tout de même exagéré…
Les statistiques prouvent d’ailleurs que le taux de mortalité chez les vieilles personnes, est supérieur en août, par rapport aux autres mois… Est-ce normal que l’on refuse un “entrant” faute de “lit de disponible”, pour l’accueillir quand il est trop tard ?
22 coups de téléphone pour une angine, avant de trouver un médecin qui n’est pas parti en congés… Il est à 32 km, c’est juste un détail…
Mrs Bibelot choisit bien évidemment le mois d’août pour avoir une rage de dent. Cabinet voisin avec 4 dentistes : fermé. 18 coups de téléphone pour trouver une dentiste qui débute et n’est donc pas fermée, et accepte de la prendre en urgence. D’ailleurs elle ne fait que cela, des urgences, et elle construit sa clientèle car tous ceux qui ont une chique comme ça, lui sont reconnaissants. Dans 4 ans, elle aura suffisamment de clients patients pour les planter au mois d’août…
Ne peuvent-ils tous s’arranger entre eux, comme cela se faisait il y a quelques années, où l’on n’avait pas totalement l’impression que toute vie s’était arrêtée pendant ce fichu mois ?
Il y a 5 ou 6 ans, Rambouillet, ville assez conséquente tout de même, s’est retrouvée avec une seule boulangerie d’ouverte. La mairie a été dans l’obligation de s’occuper du pain pour les quartiers les plus éloignés de cette boulangerie, de ravitailler les vieilles personnes, et désormais le maire prend un arrêté annuel pour obliger chaque quartier à avoir une boulangerie d’ouverte.
Et je me demande toujours : pourquoi août ? Perso j’ai toujours préféré partir en juillet, et une fois les filles sorties du circuit scolaire classique, en juin ou en septembre. C’est moins cher, il y a moins de monde, le temps n’est pas forcément moins beau (je me souviens de 2007 où Truchon m’avait imposé 3 semaines en août où il n’a fait que pleuvoir, alors que septembre avait été magnifique).
Parfois c’est le serpent qui se mord la queue : la municipalité de mes parents assure un service de car pour les gens se rendant à la gare. Ce service s’arrête en août, donc certains sont dans l’obligation de prendre leurs congés à cette période, contraints et forcés, car tout le monde n’a pas 2 voitures. Du coup la pharmacie voit son chiffre d’affaire baisser, la supérette aussi, et hop : tout le monde fermé en août…
Et ne parlons pas des entreprises qui se voient dans l’obligation d’assurer services et dépannages toute l’année : leurs fournisseurs ne suivent pas… Jamais été aussi tranquille que quand je travaillais en août pour Truchon, c’est le rêve, on se demande pourquoi il n’y a pas plus de monde à vouloir en profiter… Naturellement j’occulte la colère de l’ingénieur à qui on a livré une pièce défectueuse qu’on ne peut pas changer dans les délais les plus brefs parce que c’est le mois d’août, et qui frappait sur son bureau en hurlant : “putain, on dirait que la terre s’est arrêtée de tourner !”. Dans le traitement des eaux, la mise en service c’est généralement en août…
Enfin quoi que je dise, je ne changerai rien à l’affaire, mais bon c’est un mois que je finis par appréhender, mes parents prenant de l’âge, sur le plan de leur santé je m’inquiète souvent. Et je ne suis pas la seule !
Je suis tombée sur un article intéressant : les forçats du mois d’août. Comment se fait-il qu’il y ait des personnes qui travaillent en août ?
Arrêtons tout, réglons le problème, faisons cesser ce scandale :
- Plus de médecins
- Plus d’urgences
- Plus de pompiers
- Plus de dentistes
- Plus de dermatos (dans mon secteur faut pas avoir un problème dans ce genre…)
- Fermeture des hôpitaux
- Plus de gynécos
- Plus d’accouchements (avec implantation d’une puce dans le cerveau pour sanctionner la copulation de novembre prohibée désormais)
- Plus de SAMU
- Plus de pharmacies
- Plus de cinémas
- Plus de restaurants
- Plus d’achats possibles OU que ce soit ! Et pour QUOI QUE CE SOIT !
- Plus d’essence en vente
- Plus de garagistes
- Plus de serruriers
- Plus d’huissiers (OH OUI !)
- Plus de syndic
- Plus de Pôle emploi
- Plus de poste, exit la distribution de courriers
- Plus de connexion internet : car plus de téléphone et plus personne pour gérer les sites
- Plus de banques et de distributeurs
- Plus d’impôts (vous remarquerez qu’en août ils sont silencieux de manière louche)
- Plus de notaire : on n’achète pas en août.
- Plus de CRS ou sauveteurs sur les plages ou ailleurs
- Plus de flics d’ailleurs, mais comme il n’y a plus d’essence, ce n’est pas grave !
- PLUS RIEN ! INTERDICTION DE TRAVAILLER EN AOUT SOUS PEINE DE… BEN NON, PLUS DE TRIBUNAUX, PLUS DE PRISONS, J’AI DIT : PLUS RIEN !!!
- TOUT LE MONDE EN CONGES, PAYES OU NON, NOM DE DIEU ! (qui s’en tape mais à un point qu’on ne peut même pas imaginer…)
On se démerde tous du 31 juillet minuit, au 31 août idem. Après avoir fait des réserves…
Malgré la crise, on a l’impression d’y aller direct ! Moi je me sens isolée sur ce coup là, mais ça me gave, alors je m’insurge…
Je fais ce que je veux ici, les bloggeurs sont en Congés Forcés AUSSI… Enfin c’est l’impression que cela donne, malgré les bonnes volontés qui font comme si on était déjà en septembre…
Sinon, je n’ai rien contre une ambiance “estivale”. Mais entre la TV qui rediffuse et le néant ailleurs, et une ambiance, il y a un gouffre…
Ma guerre personnelle est cette année ouverte contre des envahisseurs particuliers chez Mrs Bibelot et Jean Poirotte : des fleurs.
Nous avons connu un jour le nom savant de cette fleur : “impatiens sauvage” (si le nom latin vous intéresse ainsi que l’orthographe exacte, vous vous démerdez, moi je la gerbe l’impatience sauvage). Et je rigole en allant voir sur certains sites qu’il est précisé que c’est “un peu” envahissant dans “certains” départements… Dans le mien c’est certain, c’est tout ce que j’ai (aigrement) à dire, votre honneur.
Elle bordait jadis le mur d’un voisin Monsieur Horloge, sagement canalisée par le macadam et les murs alentours. Enfants nous nous amusions en août et septembre, à toucher ses gousses qui explosaient, envoyant leurs graines jusqu’à 2 mètres. Sauf que dans un pourtours de 2 mètres, elles n’avaient pas le loisir de pousser…
Et un jour Mrs Bibelot trouvant ces horreurs fleurs fort jolies, a voulu en importer chez son père, chez elle maintenant. Pour y voir un petit massif de ce qui reste pour nous “la fleur à Horloge”. Quelle innocence de sa part : ces fleurs ne sont pas conçues pour faire des massifs, mais tout envahir et tout étouffer, telles l’armée nazie ou un serpent constricteur.
C’est une véritable calamité. Chaque graine sautant des gousses trouve chaussure à son pied un endroit idéal pour pousser et maintenant cour et jardin sont littéralement envahis par ce que nous appelons également “cette saloperie“. Poussant assez haut, l’an passé elles avaient réussi à masquer quasi totalement les hortensias, et j’avais passé 2 bonnes heures à les arracher (les fleurs mercenaires, pas les hortensias, suivez un peu, vous êtes nuls !).
Cette année, j’ai décrété qu’il y en avait marre. Sur la pelouse ce n’est pas dérangeant : elles sont tondues au fur et à mesure qu’elles poussent. Mais des pousses qui font maintenant une vingtaine de cm, il y en a partout, même entre les dalles quand il y en a, bref, c’est une vraie plaie, où que porte notre regard, il y a forcément une fleur à horloge qui nous défie en se foutant de nous.
La guerre est déclarée : pourtant je sais qu’elle m’aura (la saleté de fleur) et je vais comprendre pourquoi les hommes ont fait des guerres inutiles dans le passé (où la fleur à horloge vous rendant philosophe…)
A chaque fois que je me rends chez mes parents, outre la tonte de la pelouse et le ratissage, je choisis un petit coin pour arracher les pousses de cette maudite fleur. Il y en a des milliers, on a l’impression que l’on a vaincu le carré, mais de plus tardives vous narguent quelques semaines après : c’est la résurrection de la 5ème colonne, ou je ne m’y connais pas…
Elles prolifèrent avec autant de vigueur que les orties, tout jardinier même en herbe comprendra. Et en parlant d’orties, il y en a toujours quelques unes, bien planquées derrière des fleurs à horloge pour nous faire faire un bon en arrière. Enfer et damnation !
En plus elles poussent même avec un minimum de lumière, sous d’autres plantes. J’essaye d’éradiquer un par un les lieux où elles se voient, mais la tâche est rude. Seul avantage, à l’arrachage cela vient tout seul…
Elles semblent piquer du nez quand elles sont en plein soleil, mais retrouvent toute leur vigueur quand le soleil se couche (vous pensez bien qu’on ne les arrose pas !), et frétillent au petit matin au soleil levant (aux dires de Mrs Bibelot, car moi au petit matin, je me couche…). Je dois reconnaitre avec un certain sadisme que les fleurs à Horloge se plaisent moins en plein soleil toute la journée, mais que cela ne les éradique pas pour autant…
Je sais que je viendrai à bout du maximum visible avant la fin juillet, et je l’espère parce qu’après ce sont les gousses qui commencent à exploser jusqu’à fin septembre, mais le top du top c’est la dernière fois que j’ai tondu la pelouse. Maman est venu me montrer dans le fond du jardin, le long de la cabane, une rangée de FLEURS A HORLOGE en me précisant : “ça tu ne le tonds pas ma chérie, ça fait plutôt joli non ?”.
Ma mère en train de créer une association de sauvegarde de la fleur à Horloge alors qu’il y en a 40 000 pieds (et le pouce) à arracher.
Je ne les ai pas tondues, juste arrachées en rangeant la tondeuse. JE LES HAIS…
Sinon si votre voisin est votre pire ennemi, je peux vous faire parvenir quelques graines (ce sera suffisant, et magnanime je vous offrirai le timbre) pour lui pourrir son jardin pour les siècles à venir… En effet il y aura bien quelques plants qu’il trouvera joli, conservera, ou qui se planqueront derrière des buissons, et qui essaimeront en 5 ans maximum, jusqu’à tout envahir.
Oui je sais, c’est joli, mais quand cela envahit tout, cela perd de son charme, et la canaliser est chose quasi impossible…
D’un autre côté chez mes parents en tous cas, elles pourraient symboliser la continuité de la connerie des hommes politiques.
Mais ne vous inquiétez pas, il en restera, pour le symbole… Et le maire s’en contrefout, pour une fois qu’il pourrait être utile…
Si vous vous êtes égarés ici pour savoir comment gagner plein de sous : perdu !
Je ne vais pas vous parler argent, mais dangers face au soleil. A la veille d’un WE ensoleillé, et juste avant les vacances, cela me semblait utile…
Lorsque j’étais enfant, on ne parlait pas des méfaits du soleil, on ne les connaissait pas. J’ai donc dégusté pas mal avec ma peau de rousse, et j’ai le souvenir de coups de soleils cuisants qui m’obligent maintenant à me faire examiner 2 fois par an.
Et puis curieusement, à l’époque où meilleure amie et moi testions tous les trucs possibles et imaginables pour être belles, maman, exaspérée de nous voir avec masques au concombres, citron, etc, comme elle, quand elle était jeune, décida d’acheter un livre qui venait de sortir “la beauté et la médecine” du Dr Aron Brunetière, dermatologue de son état. “Pour nous faire comprendre”… Perdu pour elle, il n’a jamais rien trouvé à redire contre le concombre et le henné neutre…
Par contre, outre son réquisitoire contre les traitements de l’époque en vogue contre l’acné et autres choses, il consacrait une partie de son livre à révéler les dégâts que causait le soleil à la peau et particulièrement le vieillissement précoce.
Ayant exercé en Algérie à une certaine période (si ma mémoire est bonne), il avait été frappé, simple médecin, par l’état de la peau des femmes voilées, comparativement à celui des femmes du même âge dans les pays où le bronzage était de rigueur (et non, je ne milite pas pour le port du voile).
Il avait donc longuement travaillé là-dessus et proclamait haut et fort que le soleil est le pire ennemi de la peau, en précisant avec humour que l’on pouvait se faire rôtir les fesses le temps d’un été tant que nous le voulions, ces dernières ne voyant pas le soleil toute l’année.
Car notre visage, nos mains (et souvent le décolleté que l’on protège souvent très mal), sont exposés au soleil toute l’année, et même le pâle soleil d’hiver compte…
J’ai donc pris la décision de considérer effectivement le soleil comme un ennemi. Les protections solaires n’étaient pas ce qu’elles étaient aujourd’hui, et j’ai pris encore quelques coups sur le visage qui me terrorisaient. Comme l’auteur du livre, je remarquais que les adeptes du bronzages se repèrent à leur peau, et j’avais l’impression de creuser mes rides au moindre écart involontaire. J’ai déjà évoqué ICI mon obsession de la protection absolue contre le soleil.
Et le temps passe. Aujourd’hui A MON AGE, j’ai régulièrement, et depuis pas mal d’années d’agréables réflexions qui me font penser qu’en me protégeant du soleil comme une folle, j’ai investi à long terme :
- A quel âge as-tu eu tes filles pour qu’elles aient déjà 15 et 18 ans ? (un collègue il y a 9 ans)
- Comment ça bac en 1976, mais vous avez quel âge ? (un futur employeur)
- Inutile de me préciser que vous vous êtes toujours protégée du soleil, ça se voit au premier coup d’oeil (3 dermatologues, dont la dernière, la sadique à la prise de sang)
- Ah, ton aînée a 27 ans (un de mes derniers collègues dont la calculatrice interne se mettait en route sans trop comprendre)
- Putain, tu as le même âge que Fernande ? j’aurais jamais cru (et Fernande elle, avait effectivement abusé du soleil, cela crevait les yeux) (un autre de mes derniers collègues qui s’étonnait aussi que je puisse avoir une fille de 27 ans)
Je me protège toujours, encore et encore, la seule chose que j’expose au soleil ce sont mes cheveux, pour le blond, cela ne fait pas de mal…
Faites en autant. Je ne me suis protégée qu’à partir de 18 ans et j’ai déjà dû me faire retirer un truc qui virait mal. Maman qui a vécu l’époque “pour bronzer il faut brûler” subit 1 fois par an une intervention pour un truc qui vire également mal, alors que depuis l’achat du livre (1976) elle fait très attention.
Bien sûr certaines brunes bronzant très facilement et ayant une peau se défendant bien, peuvent se passer des précautions extrêmes qui sont les miennes. Mais pour la majorité, le bronzage est juste le signe que la peau s’est défendue contre une agression, alors qu’on le confond avec “bonne mine”.
Ah vous avez 20 ans ? 30 ans ?
40 ans, 50 ans, ou 60 ans c’est loin effectivement. Mais je vous le souhaite : ils viendront. Et ce jour là il serait dommage d’avoir des regrets pour avoir abusé du soleil…
Généralement, quand les premiers signes d’abus apparaissent sur le visage, il est trop tard, on ne peut pas revenir en arrière, juste éviter d’en prendre encore plus…
Sachez également que le soleil est dangereux également pour vos yeux (même si vous n’êtes pas éblouis) donc : lunettes de soleil toujours à portée de la main.
Vraie protection = écran total (avec lequel on peut tout de même prendre un léger hâle quand c’est tout ce que l’on peut récolter de toutes manières), parasol, chapeau, T-Shirt ou chemise ample en dehors de la baignade (la réverbération est sournoise)
Et si “je m’insurge” c’est contre cette mode du bronzage à tous prix. Qui aura le courage de faire le contraire de Coco Chanel et de relancer la mode du blanc et laiteux ??? Qui redonnera du charme aux ombrelles, aux thés pris à l’ombre d’un grand arbre frémissant ?
Et si vous voulez voir ce que peut donner l’abus de soleil (et elle persiste et signe), cliquez LA !
(Cette image circule sur le Net depuis 4 ans minimum déjà, je l’avais reçue chez Truchon sous l’annonce “cuir à vendre”).

J’ai une grande question à vous poser. Peut-être se trouvera-t-il un technocrate pour me lire, et répondre avec exactitude. J’adore les technocrates. Si je devais devenir seriale killeuse, ce serait de technocrates…
Donc, j’explique. Pendant des mois, j’ai été obligée de justifier aux Assedics et à l’ANPE que je recherchais bien un emploi, sans me contenter de vivre grassement (bien sûr) sur le dos de tout le monde, à me faire des manucures à répétition en buvant de l’Earl Grey (berk !).
J’ai donc justifié. Vous n’imaginez pas ma joie, le 31 août quand je suis allée actualiser ma situation mensuelle sur le site ad hoc (qui merdait, ça changeait) en précisant que j’avais travaillé du 18 au 31 août.
Pour eux, cela était, je le pensais, une bonne nouvelle. Rien à casquer du 18 au 31. Je cessais d’être un parasite…
Réponse sèche : nous avons bien enregistré votre déclaration, n’oubliez pas de nous adresser une photocopie de votre feuille de paye à telle adresse.
Me demander de ne pas oublier est important, par contre, quiche ou pas, je me suis demandé pourquoi je devais JUSTIFIER avoir retrouvé un emploi :
- Cas n° 1 : j’ai retrouvé un emploi au black, et je ne vais donc pas faire grâce des allocations chômage, au peuple français qui commence à en avoir marre de cotiser pour donner de grasses allocations à des salauds qui bossent au noir et se font plein de thunes.
- Cas n° 2 : si je dis que j’ai retrouvé un emploi c’est que c’est vrai et que l’on peut me faire confiance puisque du coup, ON NE ME PAYE PAS !
Mais non. Ce serait trop simple !
Premier rappel, j’adresse la photocopie de la dite feuille de paye à qui de droit et on me rétorque que c’est bien beau, mais qu’il faut aussi le contrat de travail. Je dois absolument JUSTIFIER avoir retrouvé un emploi… Si je le leur dis, c’est quand même que c’est vrai non ? Qui serait assez stupide pour prétendre avoir retrouvé du taf alors que ce n’est même pas vrai d’abord ?
C’est là que j’ai “une panne de mail”, parce que mon contrat de travail n’est toujours pas signé. Une bonne copine écrit à ma place que mon disque dur débloque et que je recontacte dès que je peux. Sur un malentendu ça peut marcher…
Et mon nouveau patron, heureux d’avoir mis les choses au point avec moi, n’a toujours pas signé ce fameux contrat. Donc, nonobstant ma panne de disque dur, l’ANPE et le reste, me précisent que pour eux je suis en CDI et donc radiée des listes jusqu’à nouvel ordre. Ceci sur un ton menaçant !!!!
M’en fous, je le sais que je suis radiée des listes. J’en suis ravie !
Mais ils ont bien raison d’être menaçants parce que j’ai retrouvé du travail, que je dois en justifier à 200 % et que faute de quoi, je m’en vais m’asseoir sur mes indemnités du 1er au 17 août.
Même punition que si j’avais oublié d’actualiser ma situation…
J’hallucine…
Pouvez vous m’expliquer POURQUOI ces organismes vous pompent l’air quand vous avez besoin d’eux, pour continuer à vous le pomper quand ils vous deviennent inutiles ?
Ne pourraient-ils pas écrire “chère madame, félicitations pour votre nouvel emploi, et tous nos meilleurs voeux pour qu’il se déroule dans la sérénité et la joie. Nous restons à votre disposition pour le cas où votre situation viendrait à se dégrader, ce que nous ne vous souhaitons nullement. Cordialement”
Non ils ne peuvent pas. Et sachez que tant qu’ils n’ont pas tous les papiers, ils ne vous payent pas ce qui vous est dû. Je crains le pire si mon nouveau taf ne marchait finalement pas : peut-être qu’il faudra que je communique ma carte de donneur de sang pour une réinscription, dès fois qu’ils veuillent nous pomper le sang (comme le fisc), comme ils nous pompent l’air…
Mon patron n’arrive pas à comprendre pourquoi il me faut leur transmettre mon contrat de travail. Moi non plus… Mais bon, il y en a bien un quelque part qui comprend…
Je vous laisse, je m’en vais écrire à la présidence de la République. Croyez moi, dans beaucoup de cas, il vaut mieux s’adresser au bon dieu qu’à ses saints….
Je ne sais pas si le petit Nicolas sait à quel point on traumatise les chômeurs pendant et APRES….
Posté le 27 septembre '08 par Calpurnia, dans Je m'insurge. 21 Commentaires.
J’ai donc commencé dans ma nouvelle boîte le 18 août dernier, cela fera un mois aujourd’hui…
Mon patron avait été très clair, vu la peste que tout le monde avait supporté pendant 7 ans, il prendrait ses précautions. Donc il était verbalement prévu un CDD de 3 mois, éventuellement renouvelable une fois, avant le contrat définitif.
Il s’est inquiété de ce contrat toute ma première semaine, le cabinet comptable l’a adressé à la comptable le vendredi 22 août par mail, en fin de journée. Il m’a donc précisé “on se voit lundi à ce sujet, avec Bénédicte” (Bénédicte est la comptable à mi-temps, qui me change beaucoup de la grosse truie violette de chez Truchon, je demande pardon à toutes les truies du monde…).
La deuxième semaine se passe : rien. Je n’entends même plus le mot “contrat” de temps à autre, chuchoté à voix basse alors que j’ai une ouïe fine comme pas possible comme dirait Mrs Bibelot, comme la première semaine. Je m’intègre bien, ça se passe bien, j’ai un peu la tête qui explose par moment, mais bon, je tiens le rythme. De temps à autre on me fait une gentille remarque.
Depuis que je suis là, le patron est beaucoup moins nerveux, les hommes du SAV aussi, et l’ambiance est bonne (il paraît que l’autre était une fouteuse de merde et que l’ambiance n’était bonne que quand elle était en congés). On retrouve les papiers, il y a un suivi, bref, tout va bien.
Troisième semaine, toujours pas question du contrat. Hors, je le sais, la signature d’un contrat de travail n’est nullement une obligation. J’ai une feuille de paye attestant de ma date d’entrée, et par défaut, sans contrat, je suis embauchée en CDI avec une période d’essai de 1 mois (puisque mon embauche date d’août, à partir de septembre c’est un mois de plus pour cadres et non cadres) éventuellement renouvelable, si l’on me précise qu’on la renouvelle.
Ca fait beaucoup et la semaine dernière j’ai commencé à cogiter.
- Je me tais, je ne dis rien et je laisse faire. Le 18 septembre je ferai officiellement définitivement partie de la boîte et il serait éventuellement obligé de procéder à un licenciement pour se débarrasser de moi
- Il s’aperçoit que je suis embauchée définitivement, et il m’en veut à mort de m’être tue : il pourra me pourrir la vie
- Il sait très bien ce qui se passe, mais il me teste pour voir si je suis honnête et s’y prendra à la dernière minute
Je cogite tout le WE et le lundi matin je lui demande gentiment où en est ce fameux contrat, parce que la loi dit que blabla, et que l’échéance approche blabla. Le but pour moi n’est pas d’être embauchée à tout prix et de piéger mon patron (exact). Il sourit, et me dit qu’on se voit le soir même ou le lendemain.
La comptable ne comprend rien à ce que je lui raconte, pour elle je suis en CDD. Il a été signé quand le contrat ? Elle ne comprend toujours pas, elle a bien remis au patron un CDD, donc je suis en CDD (ne cherchez pas à comprendre, elle est très comptable et effectivement elle est gentille, mais il y a des domaines qui lui échappent un peu totalement).
Le lundi il s’éclipse sans que nous n’ayons réglé le “problème”. Le mardi matin, et là, c’est le comble tout de même, je le relance sur le sujet. Il sourit à nouveau mais ne sera pas là de la journée. Ni quasi pas du mercredi, pas du tout le jeudi… Il peut placer la séance contrat pendant ses courtes présences, mais non…
Je me retrouve le cul entre deux chaises car j’ai deux options :
- Soit il est vraiment ringard sur le plan du droit du travail, ou envisage d’exiger de moi une signature anti-datée et là dire non me renverrait à la deuxième option “elle m’a piégé je la hais, je vais lui pourrir la vie”. D’un autre côté comme je lui ai parlé du problème, je pourrais lui rétorquer que je ne l’ai pas piégé du tout et que j’ai été vraiment TROP honnête.
- Soit finalement il trouve que je fais parfaitement l’affaire, et il n’en a rien à faire de signer des contrats, lui qui déteste ce genre de papiers.
Je m’en ouvre à celle qui m’a pistonnée pour rentrer, le mardi 16, qui retient elle, la deuxième option “je fais parfaitement l’affaire”. Un technicien arrivant sur le coup pour le traditionnel 50ème café de la journée est OK avec elle : je fais parfaitement l’affaire et l’ambiance est changée depuis que je suis là, parce qu’une seule personne peut suffire à la pourrir. Si le boss avait des doutes, il ne prendrait pas de risques, le risque qu’après tout, je refuse de signer de l’anti-daté.
Il me précise que je n’ai plus à revenir dessus : mon honnêteté n’est pas à remettre en question, je ne vais pas cavaler derrière le patron en exigeant un CDD ! Ce serait le comble tout de même, alors que tout le monde rêve de décrocher un CDI. D’autant que ma période d’essai est terminée en plus !
Donc voilà, pas de contrat de signé, un mois aujourd’hui, pas de précision de renouvellement de période d’essai. Et la comptable qui n’y comprend toujours rien… Le droit du travail et elle, c’est comme l’anglais et moi, ça fait 5 au minimum.
Mais cela me met mal à l’aise. Parce que pour le CDI, il était question d’un autre salaire… Et que ça, il va falloir vraiment qu’on en cause…
PS : me voilà encore plus à l’aise, avec ceci, envoyé par une copine juriste !
Ce qu’il faut retenir
Lorsqu’un salarié est embauché dans le cadre d’un CDI à temps complet, l’employeur n’a pas l’obligation d’établir un contrat de travail écrit.
Toutefois, si l’employeur souhaite que le salarié effectue une période d’essai il faut :
Un contrat de travail écrit
Une clause indiquant que le salarié est soumis à une période d’essai et précisant la durée de cette période d’essai.
En l’absence de contrat écrit, on considère que le salarié n’est pas soumis à une période d’essai et qu’il est définitivement embauché. De ce fait, si l’employeur souhaite rompre le contrat, il devra respecter les règles du licenciement.
Arrêt de la chambre sociale de la cour de cassation du 16 mai 2007 n° 06-40805
On connaît les arrêts soc-cass, il a pu y en avoir d’autres… Et puis ce n’est pas pour rien que je patauge dans la semoule, car ma lettre d’intention précisait finalement (car je l’avais lue en diagonale il était simplement important pour moi de l’avoir) :
“Nous vous informons blabla… à partir du 18 août blabla… Il vous sera proposé un contrat à durée indéterminée, avec une période d’essai, au salaire envisagé ensemble”
Du coup comme je suis le cul entre deux chaises, je vous quitte, ce n’est pas confortable…
Posté le 18 septembre '08 par Calpurnia, dans Je m'insurge. 8 Commentaires.
C’est bien d’elle de me téléphoner pour me percer le tympan gauche au son de “JE PARS A NEW YORK, TOUS FRAIS PAYES POUR 4 JOURS”. Alors qu’elle déteste téléphoner, msn c’est mieux, et puis ça fait gagner du temps…
Je ne sais même pas vraiment pourquoi on lui a offert ce voyage, je n’ai pas bien compris, parce qu’elle explique trop bien en règle générale… Je l’imagine déjà expliquant à son clone comment faire une division ou comment distinguer une amanite phalloïde d’un cèpe de Bordeaux…
Bref…
Pulchérie se tire à New York avec Deedee et Anne So dans le cadre d’une promotion pour un désodorisant à WC. Pour 4 jours. C’est clair : elle en gambadait à l’avance et a fait peur aux chats… Quant à prendre le taxi à 4 H 45 (du matin bien sûr) avec ses copines : même pas peur. C’est le chauffeur qui va se marrer…
Elle abandonne Vianney, j’hallucine que gendre n° 1 soit approbateur : on ne peut compter sur personne.
Ne connaissant pas personnellement Anne So, j’ai par contre écrit à Deedee de bien veiller sur ma fille, et que comment qu’elle doit regretter (Deedee) de m’avoir rencontrée un jour et de m’avoir révélé son vrai prénom, pour que je me permette de lui écrire que si Pulchérie prend l’ascenseur il faut la tenir à l’oeil et que si elle sort, il faut qu’elle fasse attention en traversant…
Ce que me chagrine le plus n’est pas que ma fille parte pour une ville dans laquelle il y a un sérial killer à chaque coin de rue (quoique…). Non, ce qui me chagrine, c’est qu’elle qu’elle prenne l’avion.
Si vous avez suivi, quand je dois prendre l’avion, je révise mon testament la veille. Et je regarde les étoiles, toujours la veille, en regrettant de devoir quitter un monde aussi beau.
Pulchérie s’est déjà barrée à Bali avec le gentil. Des heures d’avion, 3 vols à l’aller et au retour, j’en ai perdu 2 kg de peur. Delphine est sympa comme tout cette petite mignonne, elle ne prend que le métro. Encore que cela me stresse d’y penser parfois, vu qu’il y a des agresseurs et des attentats (parfaitement !) dans le métro. Je pensais être tranquille pour un moment avec Pulchérie, mais non, PAF ! elle part à New York. Pour y quoi faire d’ailleurs ? je m’interroge m’interroge. Tout ce que je sais, c’est que cela ne va pas être triste.
Vous allez me rétorquer que j’ai déjà pris l’avion. Oui. 50 fois très exactement. 50 décollages (je déteste, la poussée m’est très désagréable, j’ai bien fait de renoncer à faire pilote de chasse) et 50 atterrissages (j’adore). Sauf que moi je ne suis pas ma fille et que je prends l’avion si je veux. En lui léguant mes perles et à Delphine le piano (j’imagine toujours des chamailleries sur l’héritage de Mouth, notre pauvre mamounette qui aimait trop les voyages…).
Donc vous avez saisi le principe : si mes filles veulent prendre l’avion, elles me demandent l’autorisation. Même si elles sont majeures et vaccinées. C’est le moment de leur rappeler que les rappels ce n’est pas fait pour les chiens, même s’il s’agit d’une piqûre… (hein Delphine ? Pulchérie a été obligée pour aller à Bali, mais toi, pas d’excuses…)
Elles ne me demandent pas mon autorisation, n’ayant plus besoin de le faire, et sachant très bien que la réponse sera “non”. Pour le TGV je suis déjà limite, alors un long courrier… Donc je ne suis pas consultée. J’ai juste le droit de dire “super ma chérie ! je suis contente pour toi ! (pour moi, non…)
Entre son départ et l’E-mail qui me précisera (si elle y pense et rien n’est moins sûr, parfois elle a tout du piaf qui ne pense à rien, et surtout pas à sa mère, d’ailleurs elle l’avoue elle-même, mais je suis mauvaise langue, pour Bali, elle ne m’a pas oubliée) qu’elle est bien arrivée, je vais perdre de la graisse et des neurones.
Surtout des neurones d’ailleurs, je m’insurge, je m’insurge, je m’insurge… Mon père avait raison, quand on met au monde un enfant, puis deux, puis… on en prend pour perpète alors que l’on est théoriquement innocent…
QUELLE IDEE D’ALLER A NEW YORK ! HEIN ?
Des araignées dans ma salle de bain, cela ne suffisait pas, il fallait bien que le ciel trouve autre chose pour me glacer le sang. D’un autre côté ça tombait plutôt bien, il commence à faire trop chaud pour moi.
Vous avez bien entendu suivi avec passion mes histoires de courriers, que quand c’est mon bon nom cela part chez mon homonyme qui fait suivre son courrier, et que quand c’est le nom de Charles Hubert, ça part chez lui et qu’il piétine donc tout ce que m’envoient la sécu et le fisc.
3 mois quasiment sans courrier, cela m’a refilé un blues grave. Je suis donc allée souffler dans les poumons du receveur des PTT qui s’en fiche bien pas mal, et j’ai essayé de coincer tous mes facteurs qui n’en n’ont rien à battre non plus. La poste n’est vraiment plus ce qu’elle était et c’est franchement scandaleux. La prochaine fois que je vais souffler dans les poumons du receveur, je mange un big aïoli avant, on verra s’il se décide enfin à prendre mes problèmes au sérieux.
Me restait quelques lettres (un hasard) et les publicités habituelles que j’ai décidé de peser au jour le jour. Je vous annonce donc que nonobstant l’auto collant interdisant de déposer des pubs dans ma boite aux lettres, du 1er avril au 24 juin, il y a eu très exactement 4,760 kg de papier de gaspillé pour moi toute seule et que rapporté à l’ensemble de ma résidence cela doit représenter pas mal d’arbres. Je ne calcule pas pour la France entière, quand je dépasse le million ça ne représente plus rien pour moi. Mais je m’égare…
Le 24 juin au matin, j’ai ouvert machinalement ma boîte pour récupérer les publicités habituelles et là, horreur et stupéfaction : tout un tas de lettres, tout ce que je n’ai pas reçu en temps et en heure. J’ai cru à une blague mais un petit mot de mon homonyme m’a fait comprendre la situation.
Elle a bien reçu toutes mes lettres et elle m’en remercie d’ailleurs. Ce n’est pas par indiscrétion qu’elle a tout ouvert, mais parce que quand c’est dans sa boite c’est pour elle. Ca l’a bien étonnée : 1 : qu’on lui change parfois son prénom, 2 : d’avoir un compte au Crédit Vinicole et je devrais faire attention à mon solde au Crédit Bordelais qui a failli une fois lui flanquer une crise cardiaque avec 8 euros de découvert. Comme elle est sympa, quand elle a réalisé qu’elle recevait le courrier d’une autre, elle l’a gardé pour me le remettre lors de sa visite trimestrielle à sa fille. Elle ne la voit pas plus souvent parce qu’elle est chiante sa fille, et qu’à chacun sa croix n’est-ce pas ?
Je suis priée de faire quelque chose (mais quoi ?), car elle a autre chose à faire qu’à rendre à son facteur les lettres qui ne sont pas pour elle, qu’elle a d’ailleurs ouvertes, et que finalement c’est mon problème.
Son courrier suit pendant encore 3 mois. Elle gardera le mien et me le remettra dans 3 mois, quand elle viendra voir sa fille, si elle n’a pas rompu définitivement avec en la déshéritant au passage parce qu’une enfant qui ressemble à ce point là à son père ce n’est pas possible. Ah oui, elle a failli oublier de me le préciser, mais elle est divorcée…
Elle n’a pas signé “une amie qui vous veut du bien”, ne m’a pas précisé son adresse, ce qui fait que je ne peux pas lui écrire, lui envoyer des enveloppes de réexpédition pour qu’elle puisse m’adresser ce qu’elle ne manquera pas de recevoir pour moi… Bref, je suis toujours dans la merde.
Je n’ai plus qu’à prier pour qu’elle attende encore un peu avant de se brouiller avec sa fille et à m’embusquer tous les matins dans l’attente du facteur du jour pour devenir son pire cauchemar.
Je n’aime pas la paranoïa, mais il y a des moments où je suis tentée de me demander pourquoi ce genre de choses n’arrive qu’à moi dans la famille.
J’aurais pu en effet ne pas avoir d’homonyme qui fait suivre son courrier. Ou bien alors, cette femme aurait sonné pour me rencontrer et me remettre quasi 3 mois de factures et relevés de compte. J’aurais alors eu l’idée géniale de lui faire un thé et de lui demander où lui remettre des enveloppes de ré-expédition en la remerciant à l’avance de les utiliser.
Mais non. Basta. La poste est une merde infâme et mon homonyme une abrutie de première.
La vie n’est qu’un long calvaire.