J’ai été fâchée longtemps avec l’orthographe. Oui vraiment. Je ne comprenais pas pourquoi il était si important d’écrire correctement. Et pourquoi il y avait le plus que parfait (et pourquoi pas la plus que parfaite ? l’imparfait ne me dérangeant pas).
Pourquoi un S à velours ? Pourquoi pas de S à certains verbes à l’impératif et un S à d’autres ? (je prends mon Becherell désormais et comme c’est de l’allemand, m’en fous comment cela s’écrit).
Je détestais la sacro sainte dictée quotidienne du CM2 de mon époque. J’y brillais pourtant, me repassant dans ma petite tête tout ce que l’on m’avait enseigné (les règles d’exception - dieu qu’il y en a + les autres). Elle m’en flanquait des angoisses, plus que le problème qui la suivait à 14 heures (la dictée ayant lieu à 13 H 30).
Je savais toujours combien le fermier aurait retiré d’argent de ses pommiers plantés à 18 par 1/4 d’hectare, donnant tant par arbre, dont 10 % étaient dévolus à la consommation personnelle, 20 % à la vente directe au consommateur, un certain % étant dévoré par les rats, avec le prix d’achat et le prix de revient du litre de cidre rapport au prix des bouteilles… (non là, il n’y avait pas de jour où ça s’évapore, ça c’était le robinet qui fuit, la baignoire qui se remplit, la tuyauterie qui a des ratés, et je vous passe sur quand le train X allait doubler ou croiser le train Z).
Le calcul (on appelait cela comme celà) c’est simple, il suffit de comprendre. Mais l’orthographe il n’y a rien de logique, c’est très con.
Arrivée en 6ème j’y songeais (aux règles de l’orthographe), mais arrivée en 5ème j’écrivis n’importe quoi, oubliant toutes les règles et Mrs Bibelot s’alarma ayant eu la preuve que mes notes n’étaient pas imméritées car alors qu’elle devait pondre ma soeur et nous avait tous placés ça et là (trop tôt PERSONNE n’est parfait), elle avait reçu de moi une missive écrite de chez mes grands parents, qu’elle garde religieusement “ma chaire maman, j’espaire que tu va byen et que le bébé arivera bientaut (oui on ne savait pas à l’époque si c’était fille ou garçon !!!!) je sé me coifer les cheveu toute seul et tu va étr contante, et ausi que je ne mange pas tout le tant du chocolat et des cacaouettes” (menteuse en plus, elle avait dû le sentir)…
Bref il fallait agir, (car j’avais quitté le CM2 en faisant 0 fautes et j’avais intérêt). Cette enfant n’a plus aucune orthographe, et c’est la faute aux nouvelles méthodes, et nous allons y remédier.
Jean Poirotte s’y colla. Juillet était sacré (à la mer) août moins (à la campagne chez mon arrière grand mère et mon grand père, où les soirées ne pétillaient pas trop). Il m’infligea donc UNE DICTEE TOUS LES SOIR.
Enfer et damnation, horrorification suprême (dixit Pulchérie, z’avez qu’à suivre). Le pire de la chose étant que la dernière fois où j’ai parlé des dictées obligatoires du mois d’août, il est parti en claquant la porte en prétextant que je mentais : il m’avait fait subir 2 dictées grand maximum (je venais de l’accuser d’un crime horrible).
Donc tous les soirs la dictée. A me relire je me trouvais forcément des fautes. D’où cette phrase magnifique, corrigée par moi qui avait tout bon au départ mais persuadée que j’avais fait des fautes : “l’homme était assis à l’hombre et prenais le soleil” (c’était n’importe quoi d’être assis à l’ombre tout en prenant le soleil) (je ne faisais pas d’Espagnol et le “t” de prenait ayant été rayé et remplacé, rien n’est pire que d’avoir peur d’avoir fait une faute).
La famille entière se gaussat devant mon “hombre”. Le lendemain soir je truffais ma dictée de fautes énaurmes et là voulues, et attendis le verdict, mâchonnant mon crayon noir (pour effacer les fautes avec une gomme) avec un brin de défi.
Il était clair qu’on ne pourrait rien faire de moi. On me laissa faire mon chemin vers les galères en soupirant, et en biffant les fautes dans mes courriers.
Puis la première arriva. J’avais opté pour “bureau secrétariat” pour faire du droit après en ayant un bagage. J’appris à taper à la machine (mécanique, le moyen âge, je l’ai déjà dit) avec zèle : c’est super chouette de taper plus vite que l’on pense. Pour découvrir que la faute de frappe était sanctionnée d’un point, et la faute d’orthographe aussi….
Fort heureusement notre prof alarmée par notre manque d’orthographe général, décida de nous faire réviser de la sixième à la première, avec humour et dérision, des anectodes rigolotes qu’on ne peut pas oublier, et pour le bac nous étions prêtes et sans fautes….
Depuis j’essaye (je précise) de faire le moins de fautes possible. Pour moi c’est un devoir pour mes lecteurs, dans le boulot, partout. Et c’est avec joie que j’ai découvert sur la blogosphère que l’orthographe n’est pas morte du tout, même chez les jeunes !
Parfois je me relis avec consternation, et je saute sur le post pour le corriger, même deux mois après… Et je lutte contre un certain racisme qui fait de moi une intolérante quand le langage texto déborde dans mes mails, quand je me demande où donc les autres ont été élevés…
Si vous voulez un coup de main, Jean Poirotte se fera une joie de vous faire une dictée…
Et je vous livre la prose de l’aide comptable de mon ex-boîte (désormais), qui avait fait très très fort.
“Coraline, voici le montant de la facture du chantier X. Voit avec frère Bertrand. S’il est OK je fait la facture en bonne uniforme. Me dire si je mais l’échéance à 30 jours ou 60 jours. C’est urgent mais peut nez en moins attendre le retour de frère Bertrand”…
Posté le 26 octobre '07 par Calpurnia, dans Je m'insurge. 1 Commentaire.
Je suis une enfant du mois de mai. Mai se conjugue pour moi avec “Muguet”.
Pour la DDE, le printemps rime avec “de chaussée défoncement” et pour la folle du nettoyage de printemps ce dernier se conjugue avec “détergent”.
Pour moi le mois de mai, c’est le muguet. Bien sûr que j’y suis allée aujourd’hui… J’avais pris mes repères la semaine dernière avec Mrs Bibelot. Nous écumons les mêmes places depuis 30 ans pour moi (dans mes souvenirs) et depuis toujours pour elle.
Le printemps étant précoce et le climat détraqué (ça c’est sûr, les fougères sont bien trop hautes pour l’époque), nous savions que le muguet serait en avance. Pas au point où nous l’avons trouvé un 20 avril… Déjà haut, beau et bien fleuri… Comme nous ne l’avions jamais vu pour cette date. Expédition prévue (pour nous deux) dimanche 29 avril, mais un putain d’orage à nous faire renoncer.
Et nous faire renoncer au muguet il faut le faire. Nous avons écumé les places par tous les temps (quand je dis “écumer” il faut s’entendre, on en laisse ce qu’il faut et ça repousse toujours depuis 30 ans), donc sous la pluie avec pas un péquin dans la forêt (du coup on ricane parce qu’on va le ramasser le muguet et qu’on est les seules).
L’avantage extraordinaire de la fleur, c’est son odeur divine… On se shooterait avec. Je n’ai jamais trouvé de muguet artificiel qui sente vraiment comme le vrai… L’avantage également c’est que cela pousse pendant 4 à 5 semaines, mais que pour le péquin ordinaire, ça se ramasse le premier mai et point barre.
Donc généralement nous évitons d’aller à la cueuillette le 1er mai. Trop de monde. Mrs Bibelot qui ne travaille pas “y va” tous les jours depuis le 20 avril. Moi dimanche j’ai dû renoncer face à l’orage, car le secteur de forêt que nous écumons n’est pas à fréquenter en cas d’orage. Du coup, en attendant mes congés où je vais écumer tous les jours (nous avons nos places, savons quand ça pousse en retard ou en avance, et repérons ce qu’il va pousser pour les jours suivants), il fallait absolument que j’y aille aujourd’hui.
Sinon c’était la mort. Le mois de mai sans mon bouquet de muguet perpétuel, ce n’est pas possible…
C’était super, avec ma petite nièce qui cavalait derrière moi en criant “tatie tatie ! ne te perw pas !” et qui me retrouvait accoupie à ramasser mon plaisir du mois de ma naissance… J’ai repéré ce qui allait sortir, ce qu’il fallait laisser, ce que je ne pouvais pas ramasser faute de place dans ma petite main gauche… En soupirant…
Certaines années où j’étais trop disponible (chômage) j’y allais matin, après midi et soir. Nous avions des bouquets de muguet partout, partout dans la maison, renouvelés tous les jours.
La simple idée d’en céder un brin à quelqu’un me donne des frissons d’horreur. J’ai dû le faire parfois… la mort dans l’âme (peut pas aller se ramasser son muguet ?). Quand le muguet à plein coïncidait avec mon anniversaire que je ne fête plus, j’ai vu des invités baver d’envie pour m’en voler un bouquet et repartir avec (plus un couteau dans le dos, mais cela restait virtuel).
Et me voici rentrant chez moi avec un petit choux fleur et une de mes voisines me suggérant d’aller le vendre pendant qu’il en est encore temps…
5 euro les 2 brins.
Vendre mon muguet ? Elle est folle ! Le jour où je le ferai c’est que je n’aurai plus le choix… J’ai mon choux fleur sous le nez. Samedi, j’y retourne, dimanche et lundi aussi, et pendant tous mes congés…
Ah mon muguet du mois de mai…. Il y aura bien un brin un jour qui me portera bonheur… Ou un vrai parfum qui lui ressemblera vraiment. En attendant, aller se ruiner les chevilles rapport aux ronces, en récoltant des tiques, dans des coins pas possible, c’est toujours un plaisir, pour rentrer avec un énooooorme bouquet tous les jours… (pourquoi croyez-vous que je pose des congés en mai ? Là j’ai loupé le coche, j’aurais dû choisir 2 semaines avec une semaine d’avance…)
La vie n’est qu’un long calvaire : j’ai loupé mes dates de congés rapport au muguet, et que personne ne ricane sur ce coup là, le muguet, c’est important !
Bon premier mai à tous ! le mien c’était chouette (la pétrolette s’est endormie dans sa poussette au retour tellement elle était crevée de m’avoir cavalé derrière… Quand je dis “je trace” sur la cueillette, même Mrs Bibelot n’essaye pas de me suivre, cette innocente si…)
Une fois n’est pas coutume, je poste un dimanche.
Parce que dans la nuit de samedi à ce dimanche on m’a retiré une heure de sommeil, que nous sommes passés à l’heure d’été et que moi, je déteste l’heure d’été…
Pour les avantages et inconvénients de l’heure d’été, c’est ici.
Pour moi je n’y vois que des inconvénients.
Déjà l’heure d’hiver n’est pas notre heure. Nous avons une heure d’avance sur le soleil (sauf pour l’est de la France, savoir qu’entre la Bretagne et l’Alsace il y a une heure de décalage, quand on fait de l’astrologie on le sait fatalement car un thème se monte sur l’heure solaire et c’est pouet pouet les calculs à faire, à s’ouvrir les veines avec une enveloppe…).
Bon, que l’on ait voulu uniformiser l’heure pour la France, j’accepte cette idée. Mais on a uniformisé avec une heure d’avance pour la globalité du territoire. Le passage à l’heure d’été c’est deux heures d’avance sur le soleil. Pour la France et 3 autres pays dont je me tappe complètement. Au nom de quelle uniformisation ? je vous le demande, car l’Angleterre a toujours une heure de décalage avec nous. En hiver ils sont à l’heure solaire, en été ils prennent une heure, mais quand on travaille dans l’export, ne jamais oublier qu’ils ont une heure de retard sur nous… On pourrait uniformiser tout cela et se mettre à l’heure de la Guyanne Française hein ?
Il paraît que cela fait économiser de l’énergie. En règle générale le pétrole économisé par cette grande manoeuvre termine en marée noire quelque part sur les côtes de Bretagne : on aurait pu faire mieux sur ce coup là.
Il parait que c’est super car les soirées sont longues. Pour les adeptes des soirées longues, je suggère d’aller passer ses vacances d’été en Suède. En juillet : minuit le soleil se couche, à 2 heures du matin il fait grand jour. Ce qui n’empêche pas les suédois de dormir comme tout le monde. Mais s’il s’agit de soirées longues, autant faire GMT + 4…
J’ai beaucoup voyagé et j’ai eu l’audace d’aller dans des pays dont invariablement, toute l’année, le jour fait 12 heures et la nuit aussi. Quand on leur raconte que chez nous l’été les jours sont plus longs que les nuits ils ont du mal à nous croire. Et le croirez vous : et bien ils passent de bonnes soirées tout de même ! j’ai également visité des pays qui vivent à l’heure solaire. Quelle surprise de se lever à 6 heures du matin avec un grand soleil : ça motive pour aller de l’avant… Les soirées sont brèves, mais curieusement on ne va pas se coucher pour autant. On vit quand même.
L’hiver, avec notre heure d’avance sur le soleil on se lève à nuit noire alors que normalement on devrait y voir plus clair. Le soleil se couche tôt d’accord. Mais vous ferez ce que vous voudrez, en France les nuits sont plus longues que les jours en hiver… Moi perso je préfère la soirée noire et l’envie de couette et de vin chaud, au petit lever dans la nuit la plus complète…
Là on me bouffe une heure de sommeil, le dimanche si attendu passe bien trop vite. Demain il fera un peu trop nuit le matin et tout mon métabolisme va se perturber pour 3 semaines. Il n’y a que Diabolos qui va être ravi d’avoir sa ration de frais avec une heure d’avance…
Quand les filles étaient petites c’était infernal “on ne va pas se coucher à cette heure là ?” (plein jour absolu en mai et il y a école demain). Idem l’hiver, avec notre heure d’avance, fallait réveiller les trésors dans la nuit noire et Pulchérie de marmonner “c’est honteux de réveiller des petits enfants à des heures pareilles…”. Elles ne prenaient jamais l’heure d’été, elles l’a subissaient. Mais à l’époque, dès fin septembre on récupérait une heure plus normale… Maintenant l’heure d’hiver c’est la minorité de l’année.
Et que je ricane avec les articles que l’on nous a pondus à une certaine époque sur nos rythmes circadiens, dont il fallait tenir absolument compte, surtout en cas de prise de médicaments. Car il est prouvé que telle molécule agira différement prise le matin ou le soir. N’empêche qu’on nous prescrit toujours un “matin” “midi” et “soir”. Et si je déprime moi de me lever quand il fait nuit, on va me rendre l’heure solaire ?
Et encore, moi j’ai toujours connu l’heure d’avance en hiver. Mes grands parents qui avaient connu l’heure solaire étaient déjà perturbés par l’heure d’avance l’hiver et de se lever en pleine nuit ce dont ils avaient l’impression. L’heure d’été leur rappelait l’occupation, c’était super chouette comme souvenir. D’ailleurs ils l’appelaient “l’heure allemande”…
Moi mon métabolisme ne supporte pas l’heure d’été, comme mes filles jadis, et peut-être maintenant. J’ai passé d’excellentes soirées une fois la nuit tombée, et vous n’allez pas me dire que parce que le soleil se couche, vous aller en faire de même et laisser tomber le tarot, le poker, ou la discussion fabuleuse de ce merveilleux samedi d’été. Oui, si nous gardions la même heure toute l’année nous ne nous en porterions pas plus mal…
JE HAIS L’HEURE D’ETE…. (et je suis très intolérante sur ce coup là… mais bon, chacun a le droit de penser ce qu’il pense). Je déteste qu’on nous l’impose au mépris des rapports très sérieux faits là dessus (voir plus haut). Je hais l’heure d’été… Et encore, je ne suis pas comme une collègue d’il y a 20 ans qui avait l’impression qu’on lui volait une heure de sommeil toutes les nuits…
Une sorcière ronchon car la vie n’est qu’un long calvaire (edit à la demande d’un fan…)
J’essaye d’éviter de donner des conseils aux autres, dans la mesure du possible, sauf si on me le demande expressément et en tournant ma langue 7 fois dans ma bouche avant de répondre (sauf à mes filles, mais c’est normal, je suis leur mère, le seul problème étant qu’elles se permettent de me donner des conseils depuis très longtemps, et franchement, là, on rêve).
Parce que les conseils des autres me saoulent, surtout quand je n’ai rien demandé, donc les 3/4 du temps voire plus.
Quand je suis partie avec Pulchérie en Egypte en septembre 2004, j’étais en instance de rupture avec Charles Hubert, et bien évidemment j’ai pas mal soliloqué sur le sujet. Prudente, à ma question “que dois-je faire ?”, elle évitait de répondre et se plongeait d’un air absorbé dans Lewis Caroll, ayant son idée dans sa petite tête et très exacte, que j’avais déjà pris ma décision et que j’en prendrais conscience un jour (le virer quoi…). Mais me donner son avis, elle n’avait pas envie… Dieu qu’elle avait raison et quelle sagesse !, car en suivant son avis, qui était finalement le mien, qu’elle avait déduit à mes discours, j’aurais pu lui reprocher un jour de cafard de l’avoir écoutée !
J’ai une collègue qui a tout juste dépassé d’un an le quart de siècle, qui est la championne du monde du conseil. C’est simple, elle est parfaite elle, et ne voit pas pourquoi on ne profiterait pas de sa grande expérience et de sa perfection. Donc elle n’attend pas qu’on lui demande son avis pour nous le donner (ce en quoi elle a finalement raison, car on est tout un tas qui ne le lui demanderions surtout jamais, de peur qu’elle ne réponde).
Dernièrement ça causait cheveux et couleur dans le lieu fumeur (donc dehors sous la bise glacée). Je ne donne pas mon avis là dessus. Parce que je ne veux blesser personne et que je suis coiffée pareil depuis l’âge de 18 ans (cheveux long et blonds, on a le droit de critiquer mon manque de fantaisie, mais chaque fantaisie s’est soldée par une horreur capillaire). Mais là, j’avais tort de la boucler, car elle m’a conseillé sans préambule oratoire de me faire faire un balayage, vu que je suis blonde mais que ça fonce un peu, et qu’un balayage ce serait bien. Sinon, je ne serai un jour plus blonde, ce qui sera dramatique, car seules les blondes ont le droit d’exister sur terre (je m’insurge contre ce diktat de la blondeur, moi qui aurait tant aimé être brun corbeau…).
Mèches et balayages elle connaît. Je me suis mordue les lèvres pour ne pas lui dire que je trouvais que sa couleur faisait tranche napolitaine, et la psychologue m’a conseillé hier d’arrêter de la boucler. Puisqu’elle me donnait son avis, je pouvais lui donner le mien. Hors elle fait tranche Napolitaire (avec des racines en plus, limite tiramisu pour les racines) avec ses mèches bien claires sur base foncée. Mon autre collègue qui travaille avec elle et ne donne jamais de conseils (sauf voilés “ça te va bien le rouge !”) a plus de goûts et des mèches et boucles plus en harmonie, c’est mon avis. Je me le garde, je signale juste que je trouve cela joli quand c’est vrai. Si je ne dis rien, ne pas me poser de question, je vais éluder.
Mais sa science ne s’arrête pas au capillaire hélas. Elle sait ce qu’est une bonne secrétaire. Elle ferait mieux de se relire et de corriger ses fautes, et d’arrêter de croire qu’on ne voit pas qu’elle fait des conneries comme tout le monde (et du charme à tout le sexe masculin, même pas discrètement). Elle sait également que je devrais changer de voiture, comme si je n’en avais pas envie, et ne voit pas pourquoi je ne peux pas débourser pour ce changement… (elle n’a pas d’enfants, n’en a donc pas élevé deux avec des périodes difficiles qui ont fait des ponctions inquiétantes dans ses réserves). Elle sait que je serais bien perchée sur du 10 cm de talons, avec des bijoux partout qui feraient du bruit, et que je suis ridicule à ne pas m’exposer au soleil.
STOP - PITIE !!!!!
Moi si j’étais toi… Bon ben je ne suis pas toi, alors je la boucle (sauf avec les filles, mais bon j’ai du répondant en face, parce que si elles étaient moi, elles arrêteraient de fumer, c’est tout bête).
Vous avez le courage vous de demander au conseilleur d’en face de la boucler,
ou de lui balancer dans les gencives que la tranche napolitaine vous trouvez ça moche
et le nombril à l’air en hiver ridicule ?
Moi pas… On travaille dur avec la psy…
La vie n’étant qu’un long calvaire, il nous faut affronter régulièrement des questions idiotes (j’ai une prédilection pour celles que les journalistes posent aux autres vu que je ne suis pas célèbre), à laquelle devrait suivre une réponse idiote, mais la répartie nous manque parfois, donc je vous aide :
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Contente d’être rentrée de vacances ? (éviter la bave verte aux lèvres pour la réponse : “non“) - Le patron
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Je vous ai mis quelques dossiers à traiter pour hier, j’espère que cela ne vous dérange pas (”si“) - Le patron (cela ne lui fait pas de mal de temps à autre qu’on lui réponde “si” à son “ça ne vous dérange pas ?” (moi je rajoute “mais je n’ai pas le choix” et il ricane)
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Vous avez vu l’état de votre bureau (non j’ai perdu la vue ce matin, je suis venue en taxi) - le patron
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Acceptez-vous de prendre pour époux… (non je passais par hasard, je ne le connais même pas) - le Maire
- C’est votre première médaille d’or, heureuse ? (non heu… je voulais la quatrième place heu… j’suis vachement déçue) - Un journaliste
- Vous z’avez pas la monnaie ? (si crétine mais je fais exprès de ne pas te la donner jusqu’à ce que mon porte-feuille crève) - la caissière
- Ca vous dérange toutes ces bombes ? (non pas du tout, je vise ma maison depuis avant hier à la roquette pour en rajouter une couche, et je la rate toujours) - Un journaliste en zone sinistrée par la guerre
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Après toutes ces années passées en otage au pôle nord, ça fait plaisir de rentrer chez soi hein ? (Nooonnn j’étais bien moi dans mon igloo, de quoi se mêle le quai d’Orsay ?) - Un journaliste
-
Vous avez remarqué ces quelques ridules au coin des yeux ? (non je ne me regarde jamais dans le miroir) - La vendeuse de la parfumerie
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Que diriez vous si je vous échangeais votre lessive Y par deux bidons de lessive X ? (OK pas de soucis !) - Un vendeur dingo (mais j’attends que ça m’arrive)
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A votre avis c’était quoi ce panneau (un stop) (une sucette géante !) - Le flic
-
Donc vous êtes OK pour divorcer ? (oui grouilles toi de prononcer ce divorce avant que ducon ne change d’avis !) - Le juge
-
Tu es certaine que tu ne m’aimes plus ? (non j’ai des doutes, mais je préfère réfléchir toute seule) - le futur ex
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Quelle est votre réaction face à cette inondation soudaine qui a emporté votre maison ? (chic on va faire casquer les assurances) - Un journaliste
A VOUS !
Posté le 29 décembre '06 par Calpurnia, dans Je m'insurge. Pas de commentaire.
Vous vous dites sans doute que j’ai perdu la tête, à venir vous parler des fêtes de fin d’année à la mi-octobre. Une sorcière vous pensez bien, la pauvre, il y a longtemps qu’elle a perdu son si peu et le reste avec !
Je suis navrée de vous décevoir, mais je m’étais promis de devancer les premières guirlandes de noël en plein milieu de mon bourg ou ailleurs.
Or, on nous les sort de plus en plus tôt (les guirlandes). Un jour, le père noël et ses aides vous distribueront vos tickets de péage un premier juillet sur l’autoroute de peur qu’on les loupe en décembre (on ne sait jamais, une distraction…).
On n’est jamais assez prudent, je fais le post sur les fêtes fin octobre et voilà (et puis en plus je fais ce que je veux c’est mon blog).
Donc, prochaine perspective (outre le quart de siècle de Pulchérie qui a eu la courtoisie suprême (à souligner) de pointer son nez le 18 décembre au lieu du 25 prévu par le grand ponte du terme de la grossesse, manquait plus que cela que je joue la vierge pas vierge et d’une fille en plus (z’avez vu un prophète fille ?! même si ça cause ?) : les fêtes de fin d’année.
Je déteste les fêtes de fin d’année, et que personne ne vienne me dire que je suis folle, je ne suis pas la seule, seulement personne n’ose le dire. C’est aussi mauvais genre que la frange (suivez, je ne le répèterais jamais assez, je suis désolée pour les nouveaux arrivés mais il faut TOUT LIRE).
Je ferais un post sur les noëls de mon enfance, dans la rubrique ad hoc. Pour l’instant je constate que je ne suis plus une gamine et que les fêtes de fin d’année me saoulent grave depuis déjà un bon moment. En fait depuis que les filles sont grandes, jamais là ou si peu pour ces fêtes de fin d’année, depuis que trop de gens ont quitté ma vie à ce moment là (y compris Albert qui a décidé de vivre sa vie sans moi un premier janvier).
Déjà c’est la fête obligatoire (voire même les fêtes), donc c’est ambiance gaie et heureuse obligatoire toujours. Pour commencer on sort les guirlandes, on décore partout (on édite des catalogues pour jouets, bijoux, parfums et autres, faut forcément y laisser un mois de salaire, c’est ceux qui touchent votre salaire ce mois là qui le disent). Je ne peux pas dire que je trouve cela moche (les guirlandes). Je trouve simplement que la lumière qui illumine du rien ne sert à rien et ne vous rendra pas la vie meilleure si vous n’allez pas bien. Les deux dernières années je n’ai pas fait de sapin alors que pour moi c’était sacré, même avant la naissance de l’équipe de fer. Des guirlandes lumineuses partout c’est même horrible à contempler quand on est dans le 36ème dessous ou que l’on sort de la guirlande mortuaire par exemple.
Car figurez-vous qu’il y a des gens qui ont assez mauvais esprit pour mourir juste avant les fêtes de fin d’année (ou même le 25 décembre, 1er janvier), genre novembre, décembre (parfois octobre, franchement on hallucine, le décès devrait être interdit en dernier trimestre, aux alentours de pâques, au printemps et pendant les congés d’été). Leurs proches sont priés de sourire tout de même car c’est la fête, on vous l’a dit et répété. Et puis si tous les ans vous avez le cafard à partir d’octobre, personne ne comprend : il y a plein de trucs à acheter (pour les autres en se plantant forcément, pour nous aussi, mais on n’a pas de sous et pas l’envie d’en dépenser), de la belle musique dans les magasins, les fêtes approchent : on est heu-reux et ra-vi ! Les moutons de Panurge étaient peut-être abrutis, mais on doit l’être encore plus !
Arrive l’holocauste du sapin qui peut crever dans l’indifférence générale. Dès le premier décembre les grands magasins ont leur stand sapins crevés et tout le monde peut avoir des aiguilles plein les pieds le 25 décembre (zut il est vraiment mort, ben oui depuis un mois, c’est obligé). Je sais c’est joli un arbre mort avec ses décorations. Personnellement j’en ai un faux, très bien imité. Il faut juste deux heures pour lui donner une tête de vrai arbre et une bombe de parfum pour qu’il sente le sapin, mais curieusement je ne culpabilise pas (j’ai testé le Nordman en pot, acheté in extemis, devant terminer ses jours dans le fond du jardin des parents : il n’a pas résisté à mon appart surchauffé, malgré mes arrosages et rien n’est plus déprimant qu’un Nordman qui meurt. Il ne perd pas ses aiguilles : il s’effondre vers le bas (ceci pour un prix prohibitif, mais je m’égare)).
Il y a les cadeaux à faire. Je n’ai rien contre le concept du cadeau, mais le moment obligatoire (là encore) où il faut mettre la main dans une poche vide, je suis contre (les impôts se pointent juste avant les fêtes, c’est un don chez eux). Fort heureusement ma soeur fort sage, a décrété un beau jour que trop c’était trop. Elle en était à deux enfants, 8 neveux et nièces (mon beau frère ayant une soeur ayant des enfants, c’est scandaleux), les parents, les beaux parents plus tout le bataclan (les frères et soeurs par exemple, dont moi (et le beau frère ayant une soeur ! on rêve tout debout !)). Même en mettant un bémol sur le prix, par personne, c’était un mois de salaire de parti que les impôts auraient quand même et elle n’en pouvait plus, souhaitant privilégier ses petits, a tiré la sonnette d’alarme pour découvrir qu’elle n’était pas la seule dans son cas.
Depuis cette mise au point fort sage et approuvée par tous, les parents sont OK : rien pour eux (d’ailleurs ils ont tout, et plutôt à donner, surtout à leurs petits enfants, on comprend (mais on leur amène tout de même des chocolats pour critiquer leur cholestérol). Bien sûr j’ai les filles à couvrir d’or (ou un erzatz), et sinon les petits qui y croient encore (aux fêtes de fin d’année !!!!). Ou qui sont trop petits pour ne pas avoir de cadeaux en comprenant. Pour ceux qui ne rentrent pas dans la catégorie restreinte pré-citée : je peux m’abstenir sans passer pour une barbare moyenne comme ma soeur qui restreint également. Tout le monde se sent mieux, c’est affreux comme cela pesait avant. En plus tout le monde dépensait du fric pour offrir une daube “oh !!!! Une serpillère !!!! Thérèse je suis ravi !!!!”.
En plus il faut MANGER, c’est obligé. Si vous êtes accros aux pâtes à la carbonara, vous vous ouvrez les veines dès maintenant parce que pour les fêtes de fin d’année c’est :
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Des huitres (massacrées comme les sapins)
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Du foie gras (on se fout de l’état d’âme des oies et canards, ce n’est que de la volaille)
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Du saumon fumé (ce n’est même pas une bête, c’est un poisson)
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De la dinde si l’on est fauché (comme les sapins quoi)
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Si on a les moyens : poularde, chapon ou autre volatile donnant joyeusement sa vie après avoir donné ses organes de reproduction, pour réjouir la nôtre. J’allais oublier le gibier, les mignonnes biches et les gentils chevreuils : le gibier c’est classe pour noël.
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Du chocolat
- Du marron (moi j’adore, mais beaucoup détestent)
- Du champagne et plein de vin… C’est monstrueux ce que l’on peut boire dans ces périodes là…
- DE LA BUCHE avec des nains débiles et des champignons en meringue. (Berk….)
Si vous passez les fêtes de fin d’année sans crise de foie et sans vous ruiner, vous avez forcément un problème.
- Vous êtes seuls et avez perdu tout le monde, c’est honteux, dans une civilisation décente on vous supprimerait, vous foutez le bourdon !
- Vous n’aimez pas la dinde aux marrons (perso, j’adore, et comme je n’en mange qu’une fois par an, je n’arrive pas à me lasser, mais on a le droit de ne pas aimer).
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Vous n’avez pas d’argent à dépenser : qu’attendez vous pour travailler ?
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Ou changer d’emploi ? pour un mieux rémunéré ? ca grouille partout des petites annonces pour travailler moins et gagner plus…
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Vous n’avez pas d’enfants, le père noël forcément vous oublie, on n’a pas idée de ne pas avoir d’enfants ! (trompes bouchées ? je ne veux pas le savoir !)
Je sais de source certaine qu’à cette période (les fêtes de fin d’année !!!) il y a un pic dans la statistique “suicide”.
On se demande franchement pouquoi les gens n’appellent pas SOS Détresse amitié plutôt que d’en finir avec une vie si belle en ces moments là (les fêtes de fin d’année !!!)
Ben oui ça m’énerve déjà (vous z’aviez remarqué ?)… Je pense que je reviendrais dessus après vos avis toujours si pertinents, genre vers mi décembre… (j’ai appris que les filles étaient là cette année, donc je suis ravie, mais entre le père, les parents des gendres, faut qu’ils s’entendent… seule pour les 5 ans à venir et je pense qu’entre bloggeurs seuls on pourra peut-être faire quelque chose de décent…)
La vie n’est qu’un long calvaire et les fêtes un de plus…
Je tenais absolument à vous faire part de mon indignation plus tôt, mais j’avais d’autres niaiseries à vous raconter, on ne se refait pas.
Je surfe beaucoup sur Internet, au boulot également. Là c’est nettement moins passionnant : je recherche des documentations techniques, des notices d’emploi, et l’andouille qui se fournit ailleurs que chez Trucmuche/Truchon and Co ce qui prouve qu’il se fait truander ailleurs et on va lui changer la vie pour quasiment gratos (via ma voix de déesse cela va sans dire, au téléphone j’ai 18 ans et le tour de poitrine de Marylin). Bon OK j’en profite pour aller voir mes stats et mes coms, mais ça me prend 15 secondes maxi…
ET, c’est important, je vais souvent sur les pages jaunes car mes gentils ingénieurs égarent souvent leurs cartes de visite (au lieu de me les confier religieusement, mais peu à peu ils progressent, dans 100 ans je serai au point et eux avec, et le service tournera rond enfin…).
Ils ont définitivement perdu (entre autre) de préférence la carte de l’hôtel pas cher où ils ont super bien dormi pendant les 3 semaines de mise en service qu’ils ont dû assumer dans une cambrousse infecte, c’était l’horreur. Chambre douillette (on ne saît pas si elle était garnie ou non…), à proximité d’un pub sympa et non bruyant, bonne table, etc… Le tout pour pas cher car Trucmuche prend une grosse loupe pour examiner les notes de frais et dépister la bière illégale (est-elle ou non remboursable, le débat reste ouvert : vaut-il meux une chambre à 95 euro sans bière ou une à 50 avec 2 bières ? C’est crucial et la perte de temps consacrée à cette intéressante question n’est pas comptabilisée pour l’instant.
Bref, le client a été content (nous aussi), il a repassé commande, et le chargé d’affaire va devoir retourner passer 3 semaines chez lui, au bas mot (généralement au bout du compte c’est 8 et l’hôtelier lui déroule le tapis rouge), alors qu’il a perdu la carte de visite de l’hôtel à fréquenter là-bas (et non pas celui qui est à côté d’un feu rouge, car les poids lourds qui freinent et redémarrent la nuit, c’est l’enfer sur terre). Leur vie n’étant qu’un long calvaire, a moi de retrouver la perle rare sur les pages jaunes, avec des précisions diaboliques destinées à m’aider qui font de moi Hercule Poirot (ou Miss Marple, je ne suis pas sexiste) :
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“C’est le repos du pêcheur, ou du chasseur, ou du prêcheur, ou du révérend, ou du rabin, un truc dans ce genre... Comment ça tu ne te souviens pas ? Tu veux dire quoi avec ton Ayatollah ? J’y ai dormi 3 semaines d’affilée il y a 3 ans … Tu devrais t’en souvenir”
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“A triffouillies les oies… Ou Triffouillies les cannes c’est pareil, enfin un oiseau quoi ! Enfin un truc qui vole, mais non : pas une mouche ! Tu le fais exprès ? Oui ? c’est pas drôle. Ca volait quoi ! MAIS NON PAS UN PAPILLON, NI UNE GUEPE, NI UN FRELON, T’ES DE MAUVAISE HUMEUR OU QUOI ? OUI ? COMMENT C’EST MOI QUI T’ENERVE ? JE SUIS POURTANT TOUT A FAIT NORMAL ! Tu as déjà vu un hôtel qui se prénomme “Au frelon, on y dort bien à Trifouillies les papillons ?“”
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“Oui c’est en Bretagne… Peut-être des mouettes… Ou des goêlands… C’est le repos du goéland marin à Triffouillies les Albatros il me semble… j’suis pas certain, ou alors le repos de l’albatros à Triffouillies les goélands, un truc dans le genre quoi pas difficile à trouver tout de même… Non à Toulouse j’étais au “cassoulet du pays” et c’est infâme, et ce n’est pas le problème, Toulouse c’est la semaine prochaine et j’ai perdu aussi la carte de visite… Comment encore ? Ce n’est pas toi qui te ballade et je n’en ai rien à faire du congrès national des pompiers qui a plombé les hôtels de Tours à Bayonne et ce depuis deux ans… Je pars au pays de la mouette rieuse et personne ne me comprends. Tu pourrais faire un effort parce que ce n’est vraiment pas drôle, et où est mon compte rendu en 90 exemplaires ?” (alors là la tentation est grande de prendre un fusil à canon même pas scié et de tirer à bout portant avec du petit plomb au niveau de la rotule, le genou c’est à chier pour la réparation, même avec un excellent chirurgien !)
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“Cherche tu trouveras…d’un coup de mulot sur les pages jaunes, c’est facile ! la Bretagne c’est pas compliqué. Nord ou sud ? je ne sais pas je suis nul en géographie. Toi aussi ? C’est inadmissible !, Je ne peux pas tout faire et ma vie n’est qu’un long calvaire. Il me faut ma chambre d’hôtel et point barre et l’amicale des naufragés et des anti- marées noires qui fait colloque dans le secteur je m’en fous autant que des pompiers à Toulouse” (ne pas tirer surtout !)
Je parlais de quoi ? Je ne suis normalement pas la championne des digressions, mais là, j’ai fait très fort. Ah oui, des pages jaunes. J’y vais donc souvent, pour chercher the hotel qui s’appelle finalement “kyriad” et qui est à Rennes, bon sang mais c’est bien sûr. Hors les pages jaunes ont changé de tronche il y a quelques temps.
Déjà je suis Taureau et je déteste le changement. Mon pré est mon pré, et rien ne me déplaît plus que de changer d’herbage qui réjouit les veaux, Wanadooooo qui se transforme en orange, msne en bleu ciel et voilou en orange vif, sans compter avec Yahoooo qui devient Yahaaaa. Il faut qu’ils changent leur page d’accueil régulièrement, moi ça me perturbe, je cherche où retrouver mes boîtes mails (oui j’en ai plusieurs… j’en reparlerai), et le temps que je trouve j’ai oublié mon mot de passe. En plus ça bloque, le service étant perturbé par le changement.
Un beau jour, donc, le nouvel accueil des pages jaunes (avec une connasse réjouie, habillée en jaune, avec son casque en plus du reste ! (z’avez vu son air niais ? même pas à faire rêver à Kill Bill !))
Avant c’était simple :
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“Activité” (”chieur de première” faisant exploser les pages jaunes, sinon préciser “hôtel”)
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“Nom” (Ducon a des adeptes, qu’on se le dise, pas trop dans la catégorie “hôtels” par contre. Sinon pour “frelon bourdonnant”, ne pas hésiter)
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“Adresse” (précision pour les ignares : “nom de la rue et n°”) (donc : f”ace au pub de la gare”. Au mot “gare”, les pages jaunes frétillent toujours)
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“Ville”
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“Département ou code postal” (NB pour les moins de 80 ans : le code postal c’est le chiffre qu’il faut mettre pour que la poste reconnaisse la ville quand on poste une lettre (faut mettre un timbre, trouver une enveloppe et un stylo, aller mettre la lettre dans une boîte ou à la poste, c’est compliqué mais on peut s’en sortir, juré, craché. Sur Internet ? Non !).
Un jeu d’enfant les pages jaunes. Et voilà t’y pas qu’un beau jour me voilà accueillie par :
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“Quoi ?”
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“Qui”
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“Où”
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Dans le désordre, l’adresse, la ville et le code postal, (par rapport à l’ancien truc, je n’arrête pas de taper le n° du département soufflé par Dame Venezia qui est championne du monde de géographie et moi pas, dans la case réservée jadis à la ville dans la mesure où je fais dans le réflexe conditionné).
UN TECHNOCRATE ETAIT PASSE PAR LA ET AVAIT VOULU MODERNISER LE SITE,
EN CRETINISANT A MORT,
J’INSISTE, JE M’ENTETE, JE M’USE, ET JE ME TUE POURQUOI ? (T’ENTETE TU ? TETUE !)
ET EN PLUS JE ME FAIS DU MAL A M’ENERVER
Mais il a un temps de retard déjà, si j’en juge par les messages texto que mes jeunes collègues s’envoient, (alors que mes propres filles écrivent normalement). Et le technocrate eusse dû programmer :
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YFEKOI ?
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CEKI ?
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OUKIKRECHE ?
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OUKIKRECHEBIS ?
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LA ZONE ?
Ca nous guette pour l’année prochaine je pense, après les élections…. Pour l’instant ils n’osent pas, c’était juste un galop d’essai…
La vie n’est vraiment qu’une merde technocratique infâme (là je vous ai eus)
(Et comme c’est samedi vous devrez plancher là dessus tout le WE) (Et tout cela pour retrouver “le dauphin qui rigole” à “Cambrousse en campagne”, les indications étaient erronées)
Posté le 30 septembre '06 par Calpurnia, dans Je m'insurge. Pas de commentaire.