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'Les hommes et nous'

L’homme bricole…

L_homme_bricole_cr_tinus_55948890_copierL’homme qui bricole se décline de plusieurs manières :

Il y a celui qui n’y connait rien, qui déteste bricoler, qui ne veut pas bricoler.
Un beau jour, poussé par la nécessité il doit changer une ampoule (pour lui c’est du bricolage). Il ne débranche pas la lampe ou ne coupe pas le bouton qui fait arriver le courant là où il met les doigts (dans la salle de bain, les pieds dans l’eau c’est mieux).
C’est Charles Hubert s’électrocutant dans la salle de bain et se refaisant la coiffure. En attendant les pompiers lui mettre un coup de spray ou de laque pour que les mèches en l’air perdurent. Ne pas hésiter à prendre une photo du punk pour immortaliser le jour glorieux où il a bricolé…
S’il plante un clou il s’immole 3 doigts, s’il fait de la peinture il en mettra partout sauf où il faut, on n’ose l’imaginer une scie à la main. D’ailleurs il ne sait même pas que ça existe

Il y a celui qui n’y connait rien, mais qui adore bricoler et bricole tout le temps.
Acheter des étagères à Rikéa ? Vous êtes folle ? Il va vous les faire vos étagères.
Il part acheter son bois lui-même, des clous, un marteau et vous allez voir ce que vous allez voir. Effectivement.
D’abord on entend. La porte qui claque parce qu’il repart acheter une scie et qui reclaque quand il rentre avec une horreur électrique que le vendeur a réussi à lui refourguer. Il va se mutiler avec ça.
Il s’installe (mal) dans la cuisine et on écoute avec horreur la scie vrombir, en rassemblant le matériel de première urgence (merde pas de garrot). Après il cloue : la table de la cuisine ne s’en remettra jamais. “Les voilà tes étagères mon amour”. Oui elles penchent un peu mais la tour de Pise penche aussi, et ça fait tout son charme…
Pour que les étagères ne penchent plus, il met des cales sur la droite. C’est divin. Là on visualise bien qu’une planche est de travers et les clous très apparents. On doute de la solidité de la chose sur laquelle on voulait mettre l’intégrale de l’encyclopédie… La semaine prochaine il va les peindre de la couleur que l’on veut, il n’aime pas le bois brut (adieu moquette). Enfin il le fera quand il n’aura plus de pansements sur les doigts…

Il y a celui qui s’y connait, qui adore bricoler et qui fait tout tout seul
Il rentre un jour tout content parce qu’il a acheté un terrain à pas cher pour construire sa maison tout seul. Super. Pendant des mois, voire des années, il va passer la totalité de son temps sur le terrain à construire la maison. Il fait cela très bien avec des potes à lui à qui vous faites une choucroute monstrueuse le samedi soir pour qu’ils se remettent d’une dure journée. Vous aurez votre maison dans 5 ans parce que la matière première s’achète au coup par coup et qu’à n’y travailler que le week end, ça prend du temps.
Sinon c’est l’homme qui mobilise la moitié du garage (la vôtre) pour installer tout son matériel, et il y a de quoi faire : établi, étagères multiples sur lesquelles il a tout le matériel du parfait bricoleur… Vous avez interdiction de vous approcher d’une boîte à clous et votre voiture dort dehors.
L’avantage c’est que vous n’avez jamais à appeler le plombier, l’électricien, un peintre ou autre spécialiste. L’inconvénient c’est que quand il ne bricole pas il s’ennuie. Il y a donc toujours une pièce en travaux, à refaire absolument.  Ou alors il n’est pas là, il est parti le samedi à l’aube pour aller aider un pote qui n’y connait rien à monter sa maison…
Partir en vacances ? vous êtes folle. Il a acheté un vieux meuble dont on se demande ce que c’était à l’origine, qu’il va rescaper pendant ses congés. Le résultat est divin. Moins toutefois que la croisière sur le Nil dont vous rêverez toute votre vie…

Je sais, les femmes ne sont jamais contentes. La vie n’est qu’un long calvaire

Posté le 27 mars '07 par Calpurnia, dans Les hommes et nous. 3 Commentaires.

Albert et sa voiture, épisode deux

Petite_voitureAlbert enfin rassuré sur l’exacte contenance de son réservoir d’essence s’efforçait après cette importante vérification de mettre les pieds le moins possible dans une station service. Ne me demandez pas pourquoi, je n’en sais rien, personne ne raffole des stations service ni d’y laisser des fortunes, mais à ce point là c’était pathologique.

A l’époque il m’avait offert une petite voiture, sans me consulter ce qui était bien dommage, car la surprise c’était une 205 décapotable. Toujours pratique, j’avais trouvé qu’il était bien regrettable qu’il m’offre une voiture dont l’essentiel ne serait jamais utilisé par moi. Je déteste rouler en décapotable décapotée. Avec de plus, deux filles à l’arrière en train de se demander laquelle prendrait le plus de place à grands coups de pieds et de tirage de cheveux, je ne m’imaginais même pas rouler le cheveux au vent et risquer d’en voir s’en envoler une. Et puis la place dans le coffre était considérablement réduite : pratique pour le plein en grande surface à y caser comme je pouvais.

La première fois qu’il est rentré en me disant “demain je te laisse la mercédès, j’aimerais bien prendre la 205 quelques jours”, je ne me suis pas méfiée. J’avais tort. La mercédès était dans le rouge et j’ai fait le plein.

8 jours plus tard il a eu envie de reprendre la mercédès dont j’avais dû utiliser le quart du réservoir, et j’ai retrouvé la 205 dans le rouge également. Toujours rapide, j’ai soupçonné Albert de me l’avoir laissée pour que je fasse le plein. Il a pris l’air horrifié le soir à ma question directe, sans savoir que je n’avais pas fait le plein de la 205. J’y avais mis juste ce qu’il fallait pour mes déplacements de la journée, d’où la stupéfaction du pompiste à qui j’avais demandé “20 F de super SVP”.

J’ai commencé alors à faire des arrêts quotidiens à la station voisine, expliquant au pompiste que je n’étais ni folle ni radine, et à devenir championne de calcul de besoin en essence pour un jour ou deux (vicieusement j’allais relever le niveau d’essence de l’autre voiture tous les soirs, pouvant ainsi pronostiquer quand Albert aurait envie de changement).

La fois suivante, Albert lors d’un de ses multiples coups de fil quotidiens, me fit remarquer que je lui avais laissé la voiture dans le rouge et qu’il avait été obligé de faire le plein ! Pauvre bouchon ! Précision : c’est lui qui avait voulu prendre ma voiture, pour changer

Je n’ai bien sûr pas moufté, et même prétexté sans honte qu’il rentrait dans mes intentions de le faire justement ce jour là. La confrontation directe pour des histoires aussi stupides n’a jamais été mon truc.

Albert a tenu un an, (moi aussi), et puis sans doute, finit par comprendre. Du coup, il a gardé sa voiture et n’a plus éprouvé le besoin de rouler en décapotable. Car le pauvre malheureux se retrouvait donc toujours systématiquement à devoir aller à la station service ce qui lui coûtait terriblement (à tous les sens du terme). Et puis moi finalement, j’avais mon compte en banque un peu plus garni (d’où l’obstination).

Vous allez me dire “tu étais bien patiente”. J’ajoute qu’il y avait largement motif à conflits avec Albert au sujet de sa mère, de son père et de ses soeurs, j’évitais d’en rajouter…

 

Posté le 22 juillet '06 par Calpurnia, dans Les hommes et nous. 1 Commentaire.

Albert et sa voiture

Petite_voitureAlbert, mon premier mari, aimait bien les voitures.

Cela n’a rien d’extraordinaire en soi me direz-vous, les hommes aiment généralement les voitures, surtout les bien belles, les bien chères, qui peuvent montrer à quel point ils sont des mecs bien.

Certaines femmes aiment aussi les voitures. Moi j’aimerais bien changer la mienne qui est vieille, dépourvue de clim et autres accessoires, mais tant qu’elle roulera et passera le contrôle technique, je la garderai. Je n’ai nulle envie de m’endetter pour un engin qui pour moi n’est qu’un tas de ferraille dans lequel on risque sa vie, et qui me permet d’aller d’un point “A” à un point “B” (sans forcément passer par la ligne droite).

Albert donc adorait les voitures. Il avait une curieuse marotte d’ailleurs, les concernant (et dieu sait qu’il y en a eu, car à une certaine époque il avait les moyens).

Il voulait absolument savoir combien exactement le réservoir d’essence contenait, ceci au litre près. Il étudiait donc la notice allant avec la voiture, notait scrupuleusement dans sa mémoire le contenu annoncé du réservoir, et s’empressait d’aller vérifier. Je suppose qu’en cas d’erreur de notice il rentrait dans ses intentions d’alerter une union de consommateurs. Ch’j’sais pô.

Pour se faire, les garagistes ces crétins, la lui donnant (les derniers temps, vu le prix) avec un plein, il nous fallait rouler jusqu’à ce que la réserve soit bien entamée. Là je descendais de la voiture avec Pulchérie et Delphine, et lui signifiait qu’il continuerait tout seul, car j’avais déjà vécu le cérémonial diabolique (je ferai un post sur le cérémonial diabolique en règle générale).

Albert avec la jauge à zéro et le rouge allumé allait donc tourner autour d’une station service à la sortie de Rambouillet. C’est le pompiste qui devait être surpris de voir une mercédes lui rôder autour pendant un bout de temps (la réserve sur les mercédès s’allume quand on a encore de la marge). Et hop un petit coup de rond-point à proximité du garage, et hop un tour de station service… Il lui fallait en effet tomber en panne sèche (d’où la proximité immédiate de la station service, car, comme je l’abandonnais lâchement, il devait pousser sa voiture tout seul).

Enfin un hoquet signifiait que la voiture avait tout digéré. Curieusement elle choisissait toujours d’éructer en plein milieu du rond-point, au moment d’une arrivée massive de véhicules.

Albert poussait donc la voiture, avec un pauvre malheureux ignorant qu’Albert l’avait fait exprès, et là allait pouvoir faire son plein, et savoir enfin combien contenait le réservoir (sinon il n’aurait pas pu dormir, l’idée le taraudant depuis la réception du véhicule).

Le pompiste après s’être assuré je suppose, qu’il était correctement armé contre les fous, servait Albert qui précisait “jusqu’à ras bord s’il vous plaît”. Donc le pompiste finissait toujours, devant les instances pressantes d’Albert, par en rajouter, en rajouter, de trop. Cela giclait toujours sur les pompes d’Albert qui se demandait à combien de centilitres il devait évaluer la ruine de ses godasses neuves.

Et il rentrait à la maison tout content : le réservoir faisait 5 litres de plus que promis sur la notice. Je souriais bêtement. Que voulez vous, il faut bien les laisser faire joujou de temps à autres….

 

Posté le 21 juillet '06 par Calpurnia, dans Les hommes et nous. Pas de commentaire.

Quelques vengeances mesquines…

Il vous trompe. Vous le savez, vous le soupçonnez, vous en êtes certaine alors….

  • 2 gouttes de nuoc mam dans son après rasage et son eau de toilette

  • Une boule puante sous le tapis passager de SA voiture (ou deux, ne lésinons pas)

  • Ecrire “t’es moche” sur le miroir de courtoisie passager

  • Mettre du dépilatoire dans sa lotion capillaire

  • L’abonner à “femme actuelle” à son bureau, ou bien à une revue gay bien hard voire même les deux

  • Demander à votre collègue Paul qui se meurt d’amour pour vous de lui laisser de torrides messages sur son portable

  • Déclarer que l’abstinence finalement c’est bien tout en se mettant à porter de la lingerie ultra sexy

  • Vider systématiquement sa bombe à raser neuve dans le lavabo pendant qu’il dort la veille d’un rendez-vous d’affaire important

  • Récupérer les longs cheveux bruns que perd votre collègue Sophie, les répandre sur sa veste et lui faire une scène justifiée

  • Devenir la meilleure amie de sa mère

  • Appeler régulièrement son patron en sanglotant

  • Perdre la télécommande

  • Saboter l’antenne systématiquement avant un match de foot de l’extérieur de l’appartement

  • Rayer sa belle voiture de fonction avec votre propre clef de voiture, incognito

  • Ecrire anonymement à l’horrible boudin de la compta de sa boîte qu’il est en réalité fou d’elle mais qu’il faut le violer un peu

  • Le quitter

Posté le 19 juin '06 par Calpurnia, dans Les hommes et nous. 3 Commentaires.