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'Nos grands moments de solitude'

Delphine et la fleur à Horloge…

fleur-a-horloge

Depuis qu’elle était petite, Delphine savait que la fleur maudite qui poussait n’importe où, s’appelait “la fleur à Horloge”.J’en ai parlé l’année dernière. Mais mes liens ne fonctionnent plus comme je le souhaite.

Elle n’est pas très calée en botanique, ce n’est pas un truc de la famille : la botanique. Donc,  nous n’avons pas pu seriner les noms latins et l’historique du prunier venant au départ de Chine, à ma descendance (ni aux autres d’ailleurs). Ils ont au moins échappé à cela…

Donc nous avons :

  • La fleur à horloge dont Mrs Bibelot a eu l’inconscience d’en récolter des graines pour les planter chez son père. Maintenant c’est l’envahisseur devant lequel cette année nous n’avons pas renoncé, car l’année dernière, ma guerre personnelle avait tout de même donné des résultats. (Il y en a moins. Je n’ai pas dit qu’il n’y en avait plus, mais bon, cela s’améliore (dans 70 ans, on aura éradiqué la chose…).
  • La fleur à RORO. Une horrible fleur orange et bien moche, qui défigure la cour, et qui s’appelle comme cela car c’est ma première belle mère qui a gracieusement fait cadeau à mes parents du premier plan (un coup du furoncle : un !). Je me demande toujours pourquoi mes parents ont pris le risque de planter cette horreur où elle se trouve, et ils savent POURQUOI je n’éradique pas les fleurs mortes (d’un autre côté, maintenant ma mère a un jardinier, alors j’ai la conscience en paix)
  • Les haricots Philibert… Ceci parce que le premier à en donner des plans à mon arrière arrière grand père, portait ce prénom. Chez mes parents on mange des Philibert, c’est comme ça, mais inutile d’en demander au marché…
  • Dans l’ancienne maison, il y avait “l’arbre à Nénesse”. C’était l’arrière grand père des filles du côté de leur père, via leur grand mère. Le nom scientifique nous a toujours totalement échappé, sauf que nous savions que c’était un poison pour les chevaux. D’un autre côté, comme nous n’avions que des chiens et des chats, PFFFFUIT !
  • C’est sans fin…

En mythologie ou histoire de France nous sommes très calés, en écriture aussi et ornithologie, mais sur le plan botanique c’est zéro pointé de A à Z…

Et donc Delphine, rancunière, me raconte qu’elle est allée se promener dans le parc de Vincennes avec une copine, et qu’elle voit tout à coup des fleurs à Horloge.

  • “Tu es sûre demande la copine suspicieuse-on-se-demande-pourquoi, que c’est le nom de cette plante ?
  • Affirmatif ! on en cause dans ma famille depuis que je suis toute petite !
  • Ah bon ! On dirait pourtant des impatiens sauvages de l’Himalaya…
  • MEU NON, ce sont des fleurs à Horloge.

Mise au point avec mouth (c’est moi)

  • DIS DONC MAMAN, C”EST QUOI LES FLEURS A HORLOGE ?
  • Ben des Impatiens sauvages de l’Himalaya, pourquoi ?
  • Parce que je suis passée pour une conne dans le parc de Vincennes avec une copine…
  • Mais non ma chérie…
  • Bon, si tu fais le marché de temps à autres, ne demande pas des haricots Philibert, c’est privé, c’est un truc de famille…
  • Et le muguet c’est le vrai nom ?
  • OUI (OUF !)

Parce que sinon, il y a aussi un champignon que nous appelons le “raboteux”, et qui est un dérivé du cèpe de Bordeaux. Sauf qu’un cèpe c’est un cèpe, et un raboteux, un raboteux…

Tout comme le “suiiiiit” est un troglodyte mignon…

La vie n’est qu’un long calvaire et nous éduquons mal nos enfants.

D’un autre côté, ils ne gardent pas des souvenirs éblouis des moments où nous les avons VRAIMENT éduqués…

Depuis 2 ans, ma nièce, toujours traumatisée par mes cours d’histoire que ce ne soit pas Vercingétorix qui ait fondé Rome, répond toujours “je ne sais plus les noms”, quand je lui évoque la savoureuse (pour moi) légende de la naissance de Rome. Je crains le pire : à 25 ans, elle dira au recruteur que c’est Vercingétorix qui a fondé Rome. Et il lui mettra 10/10 parce qu’il sera d’accord…

Bon, laissons tranquillement Delphine digérer l’impatiens sauvage du bout du monde…

Posté le 11 août '10 par Calpurnia, dans Ah ces parents !, Nos grands moments de solitude. 13 Commentaires.

Les aventurières… (2)

Les ENFIN aventurières du Rio Grande (et toc papy), avaient le matin, plein de choses à nous dire.Cela allait d’un bruit qu’elles avaient entendu mais pas la chienne, du coup elles n’avaient pas peur, et allaient voir avec la lampe de poche, pour découvrir un hérisson, en passant par la nuit des étoiles, où elles étaient ressorties de la cabane en douce pour regarder un aussi beau ciel et faire des voeux.

Et puis LA découverte, un beau matin. Il faisait grand jour, et il y avait un petit trou dans la porte de la cabane, qui ne laissait pas passer que de la lumière.

Grande excitation au petit déjeuner (vers 10 H, les filles sont aussi matinales que moi) :

  • Tu sais maman, sur le “mur”, en face du trou de la porte de la cabane, nous avons vu l’image de la porte du sous sol et de l’arrière de la maison !
  • Mais à l’envers maman !
  • Fallait se mettre juste au bon endroit qui changeait tout le temps, mais on étaient certaines que c’était bien l’arrière de la maison que l’on voyait !
  • Mais à l’envers maman !
  • C’ETAIT QUOI ? UN MIRAGE ?

Et bien mes aventurières, c’était ce qui avait permis d’inventer la photographie… C’était bien l’image inversée de l’arrière de la maison qui se reflétait via le soleil, sur le “mur” d’en face le petit trou… Et c’est parce que le soleil change tout le temps de place que la terre tourne, que le bon endroit changeait tout le temps…

Pour bien expliquer le principe de la découverte, il a fallu ressortir les “tous l’univers” et pour une fois, faire un petit cours en révisant (chut !) en étant certains d’être écoutés.

Mais quelle horreur pour elles que de constater que pour leur grande découverte, quelqu’un était déjà passé avant elles !!!

J’avais ressenti la même déception en découvrant le pouvoir de la vapeur (en me brûlant, on connait mes dons innés), mais que Denis Papin avait fait la même longtemps avant moi et que le brevet avait été déposé depuis longtemps…

La vie n’est qu’un long calvaire…

Posté le 7 août '10 par Calpurnia, dans Ah ces mômes !, Nos grands moments de solitude. 10 Commentaires.

L’anniversaire de mon “filleul” (réédition du 5 août 2009)

nouveau-neUN AN DEJA ! Et il marche, sourit toujours, et est bien plus mignon que le jour de sa naissance où il m’a flanqué la trouille de ma vie…

Seul le non “gras” est d’origine…

Je voulais vous en causer du mois d’août. L’occasion est trop belle, je vais le faire mais pas comme c’était prévu.

Dans ma cage d’escalier nous ne sommes que 3 appartements occupés sur 9. Tous les autres sont partis, même le vieux con d’en dessous.

Ne restent que mes nouveaux voisins de pallier avec leur petite Marion qui semble bien turbulente, ceux du dernier étage dont la dame devait accoucher le 19 août, et votre sorcière et son chat noir.17 H, coups de sonnette affolés. Quand on sonne dring dring dring dring, c’est soit pressé/urgent, soit quelqu’un qui pense que vous êtes sourd.

Je n’ouvre jamais sans demander de quoi qu’il s’agit. C’est le voisin, du dessus de chez madame Vampire, qui crie au secours…

J’ouvre. D’ordinaire cet homme charmant est noir, là il est gris clair…

  • Ma femme accouche, ma femme accouche ! Vous vous y connaissez en accouchement ?

Heu, je sais pousser en montrant mon kiki à 7 personnes dont un peintre égaré dans la salle d’accouchement, mais mon savoir s’arrête là.

  • Vous avez appelé les pompiers ?
  • Quels pompiers ?
  • Les pompiers… Le 18
  • Venez vite, venez vite, ma femme accouche.

Je le suis dans les escaliers.  Pendant qu’il appelle frénétiquement le 18 sa femme git sur un magnifique canapé blanc, qui apparemment ne va pas le rester longtemps. Elle souffle comme un phoque et me voit arriver telle le messie.

  • Perte des eaux il y a 1 H… contractions… 2 minutes… peux pas bouger…Faites quelque chose ! (ou est la tronçonneuse pour la césarienne ?)

Les pompiers ne peuvent pas être là avant 20/25 minutes minimum, mais ont rassuré le papa : pour un premier il faut le temps. Et puis si une voisine est là, elle va pouvoir aider, c’est bien connu, toutes les femmes s’y connaissent en accouchements.

  • “Essayez un médecin” que je dis, mal aimable, en le voyant toujours gris clair, tourner en rond, qu’on dirait Diabolos qui se prépare à se coucher

Il essaye, aucun n’est joignable, tous les répondeurs renvoient vers le même médecin qui ne peut pas être là avant 2 bonnes heures. Faudrait emmener la mère aux urgences dit-il au père de plus en plus clair. Pour qu’elle accouche dans ma voiture sans doute, son mari n’a qu’une camionnette de société…

Et là, elle précise qu’elle ne bougera pas, parce qu’elle sent que la tête est déjà fortement engagée. Elle est assise donc sur le canapé (blanc), vêtue d’un grand Tshirt, les jambes posées sur la table basse, écartées, donc je vois très bien qu’elle a gardé sa culotte et je sens qu’il va falloir la lui retirer… Elle est dans une bonne position théoriquement mais…

Je transpire. Déjà qu’il fait une chaleur pas possible.

Le père me demande s’il doit mettre de l’eau à chauffer (faut vraiment arrêter avec le coup de l’eau chaude), je lui demande d’aller chercher des serviettes de toilette propres, beaucoup, une cuvette, des ciseaux, du désinfectant, d’ôter la culotte de sa femme en la cisaillant avec une paire de ciseaux puisqu’elle ne peut pas bouger, et je vais me laver les mains dans la cuisine, en les passant au  moment du rinçage à l’eau de javel, verte de trouille : ça en fait des couleurs !!!

Pourvu qu’elle se trompe et que l’enfant attende au moins les pompiers. Mais comment on fait ? J’essaye de me souvenir du chapitre destiné à Albert “comment faire face à un accouchement inopiné” (j’en ai toujours ricané après coup) dans mon premier livre sur la grossesse, mais mes méninges se mélangent les pinceaux. En plus j’ai mal au ventre moi aussi, par solidarité sans doute.

Elle ne semble pas souffrir plus que ça cette emmerdeuse, je la vois reprendre son souffle après une sacrée contraction, et je soulève sa chemise de nuit, pour risquer un oeil. Pas l’habitude de fréquenter les femmes en leur zieutant le kiki. Je peux vous assurer que vous pouvez vous en passer, vous ne perdez rien.

Putain de bordel de merde, je vois confusément quelque chose. Elle n’a pas tort, cela doit être le haut du crâne de l’enfant ou alors elle a le kiki mal foutu. Elle pousse en plus et ça se précise. C’est bien la tête, elle va sortir, elle va sortir, je passe du désinfectant qui ne me semble pas poser de problèmes d’allergies éventuelles,  avec du coton, comme je peux, dans le secteur incriminé, en me demandant quel crime j’ai commis dans une vie antérieure, pour mériter cela.

Un grand boum derrière moi, c’est le mari qui n’est même plus gris qui vient de tomber dans les pommes… Heureusement j’ai toutes les serviettes de toilette de la maison à ma portée, je les dispose un peu partout, et je me demande comment procéder, quand tout à coup après un grand coup de “poussez madame” que même pas j’aurais osé dire, la tête sort complètement, et du sang aussi, du sang partout, maman j’ai peur.

Au même moment l’interphone sonne, enfin les pompiers, et l’autre par terre qui est incapable d’aller ouvrir la porte d’entrée et de préciser qui il est (à mon avis il ne le sait plus, j’aurais dû me méfier quand il m’a dit “quels pompiers”).

Le choix est cornélien. La tête est sortie, théoriquement je devrais tirer dessus (pourquoi est-ce lui et non pas moi qui est dans les pommes ?). Et si je lui arrachais la tête (au BB)  ? je serais inculpée d’infanticide volontaire.

Je sais tout de même, qu’à la prochaine contraction, si elle continue à pousser avec cette ardeur, l’enfant va sortir totalement même si on ne tire pas la tête.

Et tomber par terre si je suis en train d’ouvrir aux pompiers.

Je choisis l’option “je tiens la tête, mais je ne tire pas”, et la mère me précise “allez leur ouvrir, je vais tenter de me retenir”… T’en foutrais moi, quand on accouche en quasi moins d’une heure, tu parles qu’elle va se retenir…

5 secondes pour ouvrir aux pompiers en glapissant “dernier étage à gauche en sortant de l’ascenseur”, et voici le chiard qui sort et que je récupère. C’est gluant, c’est plein de sang, c’est merveilleux.

Je pose l’enfant sur le ventre de sa mère. Couper le cordon, plutôt mourir, d’ailleurs on ne sait jamais, s’il avait des problèmes respiratoires… Mais non, il ne crie pas mais sa petite cage thoracique bouge un peu. Il commence sa respiration doucement.

Les pompiers débarquent donc. Deux pour s’occuper du père (toujours dans les pommes), le médecin qui coupe le cordon, enveloppe l’enfant (un garçon) dans un linge stérile, avant de procéder à la délivrance (j’avais bien fait de prévoir une cuvette).

Moi j’ai la bloblotte, je pleure. D’émotion (une naissance même de petit chat, me fait pleurer), et de peur rétrospective : et si… et si… et si…

Il y a donc une pompière qui s’occupe aussi de moi, le médecin qui me félicite après s’être occupé de la mère que l’on va embarquer avec son môme à la maternité la plus proche et qui m’a embrassée de reconnaissance et demandé si je voulais bien être la marraine. Le père reprend conscience, apparemment il ne s’est pas blessé, mais il va faire un petit passage aux urgences (je peux certifier qu’il ne s’est cogné la tête sur rien).

Il a suffisamment reprit ses esprits pour me proposer un coup à boire.

Je déteste le cognac, 17 H 25 c’est un peu tôt pour l’apéro, mais j’ai bu mon verre de cognac sous l’oeil hilare du médecin (qui m’avait demandé si je devais ou non conduire) et je suis redescendue chez moi escortée, pour réaliser qu’heureusement j’étais en train de bloguer avec un très très long Tshirt, parce que moi, j’étais totalement sans culotte…

Moralité : copulation en novembre à proscrire car = accouchement en août, au moment où la France semble être rescapée d’une attaque nucléaire ou d’un sale virus. Je ne critique pas les pompiers qui étaient déjà sur un accouchement de jumeaux prématurés, mais ne pouvoir trouver personne pour aider, franchement, faut pas charrier…

Et autre moralité : le canapé en tissu blanc c’est à proscrire si vous souhaitez vous reproduire…

Encore autre moralité : comme me l’a dit le père avant de perdre son si peu : ne pas trop se fier aux dates soi-disant exactes à la minute près… Car la dernière fois que j’avais croisé la mère, elle ressemblait réellement à une montgolfière en pleine ascension et que j’avais du mal à croire qu’elle tiendrait encore 15 jours…

MAIS : la vie n‘est qu’un long calvaire

Posté le 5 août '10 par Calpurnia, dans Je m'insurge, Nos grands moments de solitude. 32 Commentaires.

Le mariage de Pulchérie : Les photos !!!

femme-horrifiee

HIIIIII, quelle horreur !

Ah, ça n’est que moi…

Ah, c’est moi :-(

Si j’ai parlé du martyre de la photo d’identité, ce n’est pas sans raison.

En effet, pendant le mariage de Pulchérie, la photographe a mitraillé énormément, ainsi que Anne So et d’autres d’ailleurs. J’ai tout fait pour éviter le clic fatal, mais vous pensez bien qu’en tant que mère de la mariée, j’étais carrément cuite…

Je suis tout, sauf photogénique et je craignais donc le pire, quand Pulchérie sous le sceau du secret, m’a transmis les coordonnées du site sur lequel je pourrais découvrir les photos de Marianne Taylor.

Je craignais le pire.

J’avais tort.

En ce qui me concerne personnellement moi je, c’était au delà du pire : en fait il n’y a pas de mot pour ça.

Ca démarrait gentiment le visionnage des photos : la maison de mes parents sous toutes les coutures, la coiffure de la mariée, les deux soeurs en train de se maquiller, Delphine en train de rectifier la barbe de gendre n° 2 (n’a pas le droit au majuscule, il vit dans le péché avec ma toute petite, et ça ne se pardonne pas !-))

Et puis tout à coup “c’est moi ça ?” qui m’a flingué le moral pour plusieurs jours.

C’était moi ça, avec un air que plus ahurie tu meurs, pendant que tatie chérie me donnait un dernier coup de peigne.

Le regard de la femme traquée par le photographe (j’ai dit “ahurie”), un double menton deux fois plus volumineux que dans ma glace de salle de bain (qui serait donc, trop indulgente).

D’ailleurs en ce qui concerne ma glace de salle de bain, elle est aussi indulgente concernant les rides. Sur la photo j’en ai une quantité incroyable. Une seule solution dans mon cas : la crème la plus chère possible, même si elle est radioactive. Un lifting complet serait peut-être à envisager. Et encore, cela sera-t-il suffisant ? Et où trouver le fric ?

Le martyr a continué, à chaque fois que je me suis vue en photo, j’ai retenu mon souffle.

Mon meilleur profil ? C’est quand on me prend de dos.

Si c’est dans le noir d’ailleurs, c’est encore mieux…

D’ailleurs l’objectif rajoute du poids superflu : en plus d’être moche (et vieille, avec l’oeil torve et le cheveu plat sur le dessus du crâne) je suis grosse. Ma balance aussi est indulgente (mais formelle)…

On peut dire que l’objectif rajoute du poids, cela n’empêche pas les autres d’êtres toutes belles, et minces, et tout et tout !

Le visionnage des photos m’a donc déclenché une crise de cafard terrible, d’autant que Delphine m’a précisé que sur une ou deux (mais pas plus), je suis très bien !

Comme je vous le disais dans mon post précédent, si sur une ou deux photos je suis très bien, qu’est-ce que c’est quand je suis très moche ? (en fait ce sont les autres photos)… Donc, je suis très moche…

Mrs Bibelot a pris des photos l’an passé à la Grande Motte. Sur une, je me trouve “assez bien”. D’où le dialogue :

  • Ah tiens, pour une fois je ne suis pas trop loupée en photo
  • Fais voir ? Oh c’est sombre !
  • Oui justement…

Justement, c’est pour cela que j’étais bien…

Les négociations de diffusion des photos avec Pulchérie vont être difficiles, je le sens bien !

La vie n’est qu’un long calvaire !!!!

PS : ceci avec une photographe talentueuse, alors je ne vous dis pas quand c’est ma nièce de 11 ans bientôt qui fait “clic”…

PPS : seul avantage : quand j’ai commencé à regarder les photos j’avais un hoquet qui persistait depuis 2 heures, quand j’ai vu ma tronche il est passé tout seul…

Posté le 21 juillet '10 par Calpurnia, dans Ah ces mômes !, Crise de nerf, Je m'insurge, Nos grands moments de solitude. 34 Commentaires.

Le long martyre de la photo d’identité…

Simone_02Sur cette photo : la maman de Jean Poirotte, autrement dit ma grand mère paternelle.

Vous pensez bien que s’il s’agissait de moi, cette photo figurerait régulièrement sur mon blog et même ailleurs…

Zolie vous ne trouvez pas ? Elle l’était effectivement, et même plus que jolie. Mais elle n’était pas folle elle, elle allait se faire photographier chez un photographe professionnel qui coûtait moins cher qu’on ne croit et lui tirait 50 exemplaires de ses nombreux portraits (tout le monde en a, dont moi 15 à tous les âges, elle est toujours sublime).

Mon autre grand mère faisait comme elle, et un jour je vous la montrerai : impossible de me reconnaître dans la rue avec les photos de mes grands mères : l’hérédité n’est qu’un long calvaire et mon incognito assuré (surtout quand on sait que Delphine tiendrait plutôt de la photo et que je ne vois pas pourquoi cela saute 2 générations, même si je suis heureuse d’avoir des filles ravissantes (Pulchérie tient de l’autre grand mère…).

De nos jours il est fréquent que l’on ait besoin d’une photographie dite “d’identité” (pas comme ici), et là le parcours du combattant commence, car il est exceptionnel que l’on s’adore via ce biais.

Déjà en règle générale, on se trouve moche, donc on s’adooooore tout particulièrement en photo, surtout quand le bon copain qui fait “clic”  choisit le moment où l’on ferme les yeux en disant “bof” avec une grimace, un verre de beaujolpif à la main. C’est divin.

Donc, il faut une photographie qui nous ressemble, respecte les règles strictes imposées (ne pas sourire, etc…) et ne fasse pas peur au douanier ce qui est primordial (mais difficile) pour éviter la fouille… de nos bagages. Une qui ne fasse pas douter le flic qui contemple notre permis de conduire d’un air dubitatif, et contente l’ambassade des USA qui essaye de dépister les terroristes avant de délivrer un visa (en plus la photo est fichée et fera le tour du monde).

On teste la cabine automatique. Généralement quand je récupère les clichés (on a le choix entre 3 prises et on se trompe toujours), je me retrouve rousse alors que je suis blonde, ce n’est plus de vagues cernes que j’ai sous les yeux mais carrément des lunettes, et j’ai le nez en biais alors qu’après vérification il est normal (il faut bien que quelque chose soit normal chez moi). Je déprime donc à mort.

La dernière fois que j’ai été obligée d’aller me faire tirer le portrait en 12 exemplaires, un rat italien m’avait chourré  à Rome tous mes papiers avec le portefeuille qui allait avec et  donc le fric qu’il y avait dedans.  J’étais donc de fort bonne humeur. Contrainte et forcée de me faire refaire : carte d’identité, permis de conduire et passeport. Direction la cabine automatique. J’en suis ressortie avec la bave aux lèvres en déchirant les clichés pour que personne ne les mette dans une sordide collection, et j’ai filé droit chez le photographe.

Une femme en sortait avec la mine d’un abominable tueur psychopathe , et j’aurais dû me méfier car elle n’avait pas l’air d’être en train d’accoucher. Et le photographe n’a pas fait dans la dentelle, a essayé de me refourguer de la couleur à quoi j’ai dit non avec fermeté, m’a demandé de baisser la tête, m’a fait le fond d’oeil et m’a tendu 15 minutes après de quoi rameuter à mes trousses tous les flics de France et de Navarre, Interpool, le FBI et la CIA  + la mafia bretonne, en me précisant “vous êtes particulièrement réussie“.

Si cette chose là, sur les 12 carrés c’était moi particulièrement réussie, je n’avais plus qu’à aller m’ouvrir les veines ou aller tuer quelqu’un, comme la femme que j’avais croisée, et que j’aurais dû interroger avant de m’enfuir pour devenir une sans papiers. Mais comme j’étais particulièrement réussie, je n’ai pas osé retenter un autre tirage : de peur que je ne sois ratée au deuxième essai.

Avant… Il y a très longtemps, les photographes faisaient poser avec ou sans sourire, recherchaient le meilleur profil, choisissait le fond adapté à leur modèle et même pour l’identité, ils faisaient du joli (j’étais ravissante sur mon permis qui circule en Italie, mais bon j’avais 20 ans tout en n’étant pas plus photogénique qu’aujourd’hui). Maintenant ils vous font asseoir devant 12 personnes qui attendent, font clac et vous tendent de quoi faire un serial killer de plus. C’est donc à la mochitude absolue que je ressemble sur tous mes papiers d’identité. Manquerait plus que le fisc nous demande notre photographie, je ne vous cause pas des 50 % qu’on se prendrait en pénalités, pour avoir essayé de traumatiser un honnête fonctionnaire…

La vie n’est qu’un long calvaire.

(Réédition d’un post du 5 septembre 2006, qui a ses raisons d’être réédité)…

Posté le 19 juillet '10 par Calpurnia, dans Crise de nerf, Nos grands moments de solitude. 14 Commentaires.

Le mariage de Pulchérie : rangement…

mariage-copier1Les jeunes mariés devaient impérativement rentrer chez eux le mardi 29 au soir, travaillant tous les deux le lendemain.

Le lundi, l’ampleur de la tâche était = un travail de romains. Pire que les préparatifs qui s’étaient tout de même étalés dans le temps, sauf les deux jours avant le jour J. Je n’étais pas dans une forme olympique (je découvrirai le lendemain matin que j’avais oublié mon comprimé contre l’hypertension), mais il y avait les tentes de réception à démonter et à ranger dans leurs cartons, les bouteilles à rassembler pour la récupération, les chaises à rassembler, et j’en passe. Le “yapuka” et bien, c’était “enkoretoutça” !

Quelques poubelles à rassembler et à fermer correctement en pensant “voyages à la déchetterie : minimum 3″. La voiture de papa et sa remorque seraient à nouveau réquisitionnées…

Le lundi soir, nous étions tous crevés, et le fort grand séjour salon de mes parents, à nouveau totalement encombré. Il avait fallu rendre bancs, tables et tréteaux à qui de droit, et en particulier à des voisins de mes parents, qui avaient prêté largement du matériel, et offert leur maison en leur absence si nous voulions y faire dormir du monde.

Je dis “chapeau” à ces gens qui ont donné leur clef en toute confiance, à des personnes qu’ils connaissaient à peine. Pulchérie et MON GENDRE avait trié sur le volet les personnes qui pourraient bénéficier du maximum de confort (la maison de mes parents était pleine à craquer).

A charge de revanche, pour ces personnes qui reçoivent beaucoup, les tentes leur seront prêtées en cas de besoin, cet arrangement satisfaisant tout le monde.

Lundi soir donc : dernier barbecue, avec pour le lendemain, le tri du “à donner” ou pas. La simple idée de remettre les pieds dans le petit bois défrisait tout le monde, même moi qui frise un cran par mètre… Les chaises avaient été rassemblées sous une bâche ou reprises par leurs propriétaires. Restait à démonter les tentes restant sur le camping (la mienne et celle de mon ex beau frère), mais personne n’a eu le courage de le faire.

Le mardi, j’ai pratiqué une occupation qui avait été souvent la mienne pendant la préparation du mariage : attendre…

Les deux mariés ont donc trié à n’en plus finir. Un voyage était prévu sur Paris avec le break de papa pour remporter ce qu’ils souhaitaient garder et les deux chats en villégiature à la campagne depuis le mercredi soir.

Ils avaient prévu de partir vers midi, ils le firent, exténués à 14 H 45, le break de papa plein à craquer…

Après leur retour, yavépluka les emmener à la gare afin qu’ils rentrent s’écrouler chez eux.

J’avais compté un peu : tant pour aller à Paris, tant pour vider la voiture et rendre le studio utilisable, tant pour revenir…

Voyant l’heure tourner, je me suis dit que j’allais les emmener au RER de Saint Rémy lès Chevreuse qui les mène en bas de chez eux, et non pas à la gare, car le trajet train + métro prend 45 minutes de plus.

Pour moi c’est quasi une heure aller et retour, mais je pouvais bien faire cela pour eux.

Quand Pulchérie m’a téléphoné d’une voie épuisée, vers 17 H, que ça y’est, ils étaient sur le chemin du retour, elle a pris mon annonce avec une joie non dissimulée : “oh maman, c’est super gentil”. Qui a dit que j’étais méchante ? Cela me semblait normal, je n’avais pas pu donner toute l’aide que je voulais, en maudissant souvent mon dos et mes articulations de merde (merci les parents !).

J’avais par contre beaucoup attendu et véhiculé avant le mariage, la fête vraiment finie je trouvais normal d’être à leur disposition pour le voyage de retour.

Comme je les conduisais vers le RER (25 minutes de route environ), ma fille, fine mouche, me déclara :

  • “Maman tu ne vas pas déprimer maintenant que tout est terminé hein ? (comme elle me connait bien). Et puis tu vas venir plus souvent nous voir à Paris, pas de problèmes pour te coucher.
  • “Et puis tu as promis à Katia et Deedee un thé entre “filles”, alors, pas de cafard hein maman ?

MON GENDRE était bien d’accord, et je les ai débarqués devant le RER, heureuse de leur trajet “direct”, leur économisant du temps.

Bisous “reposez-vous mes chéris”, et départ, vers chez moi.

Où j’ai pleuré comme une fontaine car je n’avais rien promis du tout. La fête, préparée pendant 9 mois  était vraiment finie…

Elle restera dans les annales c’est certain, la minutie, la maniaquerie, l’imagination, le “sortant du commun” ayant payé pour que tout soit parfait, et une bonne fée ayant donnée la météo qu’il fallait, pendant les jours qui convenaient…

Et c’est parce que c’était parfait, que nous avons été nombreux après coup, à cafarder  sur le temps qui n’avait pas suspendu son vol, pour nous faire profiter un peu plus de ce qui était féérie réelle…

Posté le 18 juillet '10 par Calpurnia, dans Histoire de sorcière, Je m'insurge, Nos grands moments de solitude. 10 Commentaires.

Le mariage de Pulchérie : dimanche 27

mal-de-tete-copierLe dimanche, nous devions nous retrouver pour des grillades et autres, dans le petit bois.

Il y avait ceux qui avaient dormi sur place (camping) et les proches géographiquement parlant.

Je me suis réveillée assez tard, avec comme qui dirait un mal de tête louche : une sinusite peut-être, ou alors une dent de sagesse ?

Je me suis préparée en vitesse et j’ai appelé mon GENDRE pour qu’il vienne me chercher.

Ma voiture était chargée de la sono à rendre le lendemain à Versailles. Je me suis donc dit que comme les festivités continueraient un petit peu, j’allais pouvoir à nouveau en profiter.

A mon arrivée dans le petit bois, c’était encore bien animé. Comme de coutume, les hommes s’activaient niveau barbecue. Sur le coup : pas faim et besoin d’un bon jus d’orange. Manque de bol j’ai avalé une grande goulée de punch et j’ai trouvé qu’il était un peu tôt (13 H 30), pour remettre ça tout de suite. J’ai donc carburé au vrai jus d’orange, rejointe par ma soeur. Nous étions sans énergie… La vitamine C : que ça de vrai !!!!

Pulchérie toujours avec sa jolie robe et son chignon encore impeccable commençait à rassembler les bouteilles, et allait de l’un à l’autre, heureuse de voir que ce mariage avait fait l’unanimité. Puis certains sont partis les uns après les autres vers 15 H croisant Mrs Bibelot qui ne voulait pas tout louper du lendemain de fête.

Papa avait précisé que NON pour remonter encore le chemin du petit bois, et qu’un fusil braqué sur son dos l’handicapant n’aurait pas réussi à le faire marcher une fois de plus. Bon il a été ballot, comme l’a dit Pulchérie après, il y aurait eu des volontaires pour le monter en voiture !!!

Nous nous sommes retrouvés donc en petit comité, dont faisaient partie entre autres, deux énergumènes bien sympathiques, deux anciens de l’école Boule. Il n’y a pas à protester : les artistes sont bien un peu tous les mêmes, un peu déjantés (je compte ma fille dans le lot). (L’un des deux étant d’ailleurs le jeune homme qui m’avait fait de crapuleuses propositions :-))

Ils pétaient la forme depuis le petit matin, et avaient parait-il réveillé tout le monde même après avoir vu la mariée sortir de sa tente 4 places, l’air aimable, en éructant “ce n’est pas bientôt fini BDM ?”. EUX n’avaient pas mal à la tête, alors que nous commencions à tester le remède miracle contre la gueule de bois : boire un petit coup.

Le marié avait mis de quoi perfuser tout le monde, au frais, et nous avons donc bu du délicieux pétillant de Touraine pendant que les deux énergumènes faisaient quasi à eux seuls, une animation terrible.

La veille j’avais demandé à gendre n° 2 si je pourrais goûter pour la première fois de ma vie à un joint (ça y’est, la police est là, j’avoue Mr l’inspecteur…). Et puis je m’étais dit que cette première expérience + le vin et le champagne ce n’était peut-être pas raisonnable. Ce manque d’expérience cruel, fut donc comblé le dimanche, j’ai tiré 3 tafs, et cela ne m’a strictement rien fait.

Ou alors si, et c’est peut-être pour cela que j’ai pleuré enfin d’émotion parce que tout avait été tellement réussi. Du coup tous les jeunes gens présents m’ont fait la bise et après, je me suis sentie à nouveau très bien… D’un autre côté une boisson alcoolisée à bulles me fait aussi cet effet d’émotion…

Après, plus question de pleurer, sauf de rire, les deux énergumènes nous racontant (entre autres) qu’en préparant leur BTS avec Pulchérie, ils avaient fait équipe avec elle pour je ne sais plus quel projet.

J’imaginais tout à coup, ma fille, (morte de rire en bout de table, à l’évocation de ce souvenir), si maniaque et précise dans ses travaux, avec l’équipe de fer pas triste.

  • Quelle idée, mais quelle idée j’ai eue de faire équipe avec eux !
  • Ben oui dit le premier. Nous un 12 ça nous convenait parfaitement
  • Sauf que répondit le deuxième, nous n’avions pas réalisé que Pulchérie visait toujours le 20. En dessous de 18, limite elle chialait
  • Et alors nous nous sommes retrouvés dans sa chambre de bonne pour finaliser le projet
  • Et tout à coup, elle a fondu un câble (on se demande bien pourquoi)
  • Elle en a bouffé un bout de papier !
  • OUIIIII précise ma fille, ils me donnent un bout de papier, genre, je ne vais pas remarquer que ce n’est pas découpé correctement ! (les inconscients !)
  • Enfin bref, elle a bouffé un bout de papier, nous avons vu venir le coup où elle allait nous faire bouffer le reste, alors on est allés se réfugier sur le pallier pendant que Vianney essayait de la calmer.
  • On a eu un 12. Nous étions ravis, mais elle en a chialé…
  • Je vous épargne le reste…

Vous ne pouvez pas les VOIR, les ENTENDRE. Nous avons tous tellement ri, que j’en avais des crampes dans la mâchoire. Ils ont fait les zouaves pendant un bon moment, puis il a bien fallu envisager tout de même de faire 2 ou 3 allers et retours chez mes parents pour emporter de la vaisselle et du matériel, le plus gros restant à faire, dans la série “yapuka”.

L’un des deux énergumènes a tout de même eu du mal a descendre des plateaux dans le bas du petit bois : cela tanguait un peu fort.

Ma nièce devait remmener les deux énergumènes + gendre n° 2 à Paris. Après hésitation, Delphine a décidé de rester voyant le travail qu’il restait à faire le lundi où là, nous ne pouvions compter sur aucune aide, MON GENDRE se devant le lundi d’être le seul homme présent, gendre n° 2 devant travailler le lundi…

Nous nous sommes tous retrouvés chez mes parents. Vincent et tous ses copains (en fait lui tout seul) était à son tour “ému”. Il m’a embrassée au moins 4 fois au moment du départ, ma mère idem “ravi d’avoir fait votre connaissance mémé”, puis voulu aussi faire la bise à Jean Poirotte mort de rire lui aussi, qui l’a prévenu “si tu m’appelle pépé, je t’en colle une !”

“Alors bisous PAPA !”

On a casé l’équipe de fer à l’arrière de la voiture de ma nièce, gendre n°2 devant, à la place passager, faire un peu la police au cazoù. En fait non, il paraît qu’il a dormi, pendant que ma nièce se concentrait sur la conduite, avec l’équivalent de l’intégrale du film “Grease” doublé de “la fièvre du samedi soir”, à l’arrière…

Mangeage de fromages achetés à la pelle pour ce dimanche, et puis MON GENDRE m’a raccompagnée chez moi assez tard.

Restaient le lundi et le mardi, pour remise en ordre, démontage de ce qui pouvait l’être, etc…

La fête était presque finie. Restait le lendemain soir où les dernières saucisses et merguez seraient grillées chez mes parents, où ma soeur pourrait nous rejoindre avec ses enfants.

Restait beaucoup de boulot, mais il était trop tôt pour cafarder sur la fête terminée…

Car à un moment ou un autre, le long calvaire nous rattrape toujours…

Posté le 14 juillet '10 par Calpurnia, dans Ah ces mômes !, Histoire de sorcière, Nos grands moments de solitude. 8 Commentaires.