Bienvenue sur le blog de la Gentille sorcière.

'Nos grands moments de solitude'

A ceux qui se sentent seuls…

A ceux qui se sentent seuls, désemparés, ignorés, mal aimés, abandonnés, isolés, perdus, sans espoir, sans avenir, qui sont malheureux et loin de toute fête.
A ceux que les lumières voisines renvoient à une solitude pesante, à ceux qui pleureront ce jour qui devrait être de joie, à ceux qui se demandent si la vie a un sens. A ceux qui se demandent si une année nouvelle vaut qu’on la fête.

Je veux vous dire que tout mauvais moment a sa fin un jour, et qu’un jour de l’an, c’est peut-être une fête pour certains, mais que c’est une journée dans la vie et rien d’autre.
Et c’est toujours un jour de notre vie. Un jour de notre vie c’est encore la vie.
C’est toujours la vie et nous n’en avons qu’une.

Toi qui passe par hasard “chez moi” en ces jours où tu es seul et triste, j’ai quelque chose à te dire d’important, alors lis moi jusqu’au bout.

Les statistiques sont formelles : la période des fêtes est très difficile pour certains, pour beaucoup (donc tu n’es pas seul), et les urgences, les pompiers ne travaillent jamais autant qu’en cette période où des personnes désespérées ont voulu s’arrêter là.

Nous connaissons tous ces moments où l’on pense qu’il n’y a plus d’avenir, plus rien à espérer, où la tristesse est intolérable, où la fête se déroule sans nous, où la seule issue semble être le sommeil éternel. J’ai connu des moments de ce genre, en ces périodes ou autres, car on ne choisit pas les sales périodes et mauvais jours, et grâce au ciel j’ai deux filles à qui je ne voulais pas faire “celà” Mais ce n’est pas parce  que tu n’as pas d’enfant peut-être que tu as une excuse réelle.

J’ai connu deux personnes qui ont choisi d’en finir, le jour de Noël pour l’un, le jour de l’an pour l’autre, c’est dire si le sujet m’interpelle, (et un jour de premier janvier solitaire, j’ai appelé SOS détresse amitié). Malgré famille, amis, il n’y avait plus rien pour eux que des problèmes insurmontables, qu’ils ont cru résoudre par la mort. La mort c’est le rien, la fin de tout espoir ! Parce qu’il n’y a plus rien après ! Tout est terminé sur cette option là, on on peut pas revenir signer “j’ai coché la mauvaise case”. Quand c’est fini c’est fini. Plus de case à cocher, c’est le rien. C’est le rien que tu veux vivre chez moi aujourd’hui ? Réponds que non…

Ces problèmes ne seraient plus rien à ce jour pour le premier qui avait 33 ans, ni pour l’autre qui à 50 se croyait désormais inutile parce qu’un patron l’avait jetée comme une malpropre après 25 années de bons et loyaux services. Le premier aurait continué sa route, rencontré une autre femme, surmonté ses problèmes (à 33 ans on surmonte tout), la seconde aurait gagné aux prud’hommes. Ils laissaient tous les deux une famille. Ils n’étaient pas seuls, et pourtant le désespoir les a poussés à l’irréparable, parce qu’en finir avec la vie est la seule chose irréparable. Alors je pense à ceux qui se sentent vraiment seuls… S’il y a un vraiment. Car parfois on se sent seuls aux côtés de ceux que l’on aime.

Rien ni personne ne vaut la peine que l’on préfère partir… La solitude se combat, on sort toujours du tunnel, il y a toujours une porte à pousser, un appel téléphonique à faire, et qu’importe que ce soit un anonyme qui saura écouter et répondre. Il y a toujours un mail à envoyer même si on ne connait pas vraiment le destinataire . Il y a une lueur dans la nuit, et par plein de blogs amis une terre où se poser enfin, l’air à respirer, les étoiles à regarder.

Aujourd’hui n’est qu’un jour et rien de plus…

Toi l’inconnu qui passe, ce jour, ici, avec une boule dans le ventre, du mal à respirer, des larmes plein la gorge, du sel plein l’estomac,  et l’impression d’être nul ou qu’il n’y a plus d’espoir, sache que la sorcière te maudira pour tes prochaines vies si tu fais une bêtise !
Tu peux contacter l’auteur, mais ne fais surtout pas de bêtise !!!!

Au pire tu prends un papier et un crayon et tu écris ta peine et ton désespoir. Pour le relire plus tard en te demandant comment tu as pu être aussi malheureux.

Demain sera un autre jour… Il y a plein d’autres jours… Je ne te souhaite pas une bonne année à venir, parce que cela ne veut finalement pas dire grand chose.
Je te souhaite de continuer ta route.

Et tu vois, moi j’ai pensé à toi… 31 décembre/1er janvier, sont souvent des jours tristes
Tu n’es pas seul alors vas voir les lumières faibles qui s’allument aussi pour toi

Posté le 31 décembre '06 par Calpurnia, dans Nos grands moments de solitude. Pas de commentaire.

Ca fait toujours plaisir !!!

Les_grandes_d_cisions_53273203Il y a des petites phrases comme ça, ou petites remarques, ou réflexions soi-disant anodines, ou réflexions tout court, qui font toujours plaisir :

  • Oh t’as un bouton sur le nez : merde, j’avais pas vu dis-donc ! faut dire que je n’ai pas de miroir chez moi… Je peux te piquer le tien ?

  • Toi tu as mal dormi ! je sais que j’ai mal dormi, je suis la meilleure placée pour le savoir, est-il nécessaire de me faire remarquer que ça se voit ?

  • Tu as mauvaise mine : tu as vu ta tronche ? Sauf que moi je suis polie, je ne te dis rien (généralement l’autre est vexé ce qui est un comble)

  • Tu as remarqué que ton pot d’échappement fait du bruit ? non, je suis sourde, merci de me le signaler

  • Tu devrais te coiffer autrement : ah bon ? En pétard explosé comme toi, avec la couleur façon tranche napolitaine ? Queue de vache tu préfères peut-être ?

  • Cette veste est immonde et ne te va pas du tout : je t’ai déjà dit que je te déteste en vert Irlande ? non ? Ah bah c’était le moment ou jamais…

  • Tu vas manger tout ça ? : et toi ? avec tes trois big mac + ta glace et ta grosse portion de frites tu crois que tu fais mieux que moi avec mon jambon coquillettes ?

  • La vache qui rigole c’est ce qu’on fait de pire en matière de fromage : et ton jambon recomposé tu crois qu’il est excellent pour la santé ?

  • Je me fais du souci pour toi : moi ça m’arrive aussi de me faire du souci pour toi, mais je me le garde pour ne pas t’en rajouter une couche !

  • Tu devrais t’habiller autrement : je fais ce que je veux

  • Tu manque d’humour : non je ne manque pas d’humour, mais le foutage de gueule systématique, j’ai arrêté en quittant la terminale moi !

  • Si tu veux mon avis… : non merci (forcément, ça va être désagréable…)

  • Ma belle soeur est restée sur la table pour une simple appendicite : c’est gentil de me remonter le moral avant ma césarienne !

  • Tu consulte le docteur Acromion ? Tu es folle, il est nul : ah bon ? Moi je ne trouve pas, il me convient parfaitement et tu as fait médecine pour juger un médecin ?

  • Tu devrais arrêter de fumer : oui je sais, si c’était aussi simple il y a longtemps que ce serait fait et que d’ailleurs plus personne ne fumerait  !

  • Martine est complètement tarte, elle a adoré tel film : moi aussi dis donc : une tarte de plus !

  • Tiens donc, tu mange ça ? : je t’en fait des remarques quand tu boulotte des bonbons toute la journée alors que tu es soi-disant au régime ?

  • C’est la première fois que je te vois avec une robe qui te va (le furoncle déguisé en sardine géante…)

  • Quel caractère tu as : quand on a tout répondu bien à ceux qui nous les brisent (les pieds)

La vie n’est qu’un long calvaire…

Posté le 21 décembre '06 par Calpurnia, dans Nos grands moments de solitude. Pas de commentaire.

BON ANNIVERSAIRE PULCHERIE !

Bon_anniversaire_Pulch_rie_2_56801209_copierTu le sais que j’y pense depuis déjà longtemps… (surtout que tu as accès à mon blog…)

Tu le sais que le jour où tu a pointé ton petit nez, j’y pense depuis une petit moment, et que ce jour t’appartient. Et qu’il faut bien que comme pour ta soeur, je fasse mon petit coup de cafard…

Ce ne sera pas le même (coup de cafard, il y a des distraits). Depuis toujours je pleure pour des raisons différentes. Quand tu entamais le primaire : je pleurais que tu y étais déjaaaa ! mais j’avais Delphine derrière qui me protégeait du futur. Idem quand tu es rentrée en 6ème, quand tu as eu l’audace de rentrer dans MON lycée (mon dieu, c’est aussi votre passé désormais, peux-tu comprendre ma tristesse parfois devant le temps qui passe ? On verra quand ton cousin y rentrera, dans TON lycée !).

Aujourd’hui c’est Delphine qui déclenche mon plus gros cafard, après toi pendant des années. Car la petite dernière, celle qui me protégeait du futur, finalement n’est même plus au lycée c’est honteux.

Et toi et ta naissance… J’en ai bavé pendant 3 jours ET DEMI  pour te mettre au monde. Je t’épargnerai finalement tout, que tu connais d’ailleurs. J’ai raconté ce qu’il en était que mettre un enfant au monde dans la souffrance et sans aide autre qu’un chirurgien prêt pour une éventuelle césarienne… Je te rassure : je ne regrette rien, et j’espère simplement que tu ne vivras pas cela (oui, bon juste assez pour me comprendre, deux ou trois heures de petites contractions quoi… en comprenant que c’est de pire en pire en regardant le monitoring…)

Je ne revois depuis que les 22 ans de ta soeur sont passés, que le moment où l’accoucheur t’a posée sur mon ventre. Tu avais les yeux grands ouverts, tu semblais surprise de ce qu’il t’arrivait et l’air déjà bien décidé. Tu as tourné la tête vers moi quand je t’ai parlé, toujours les yeux ouverts, et comme une andouille de primipare je n’ai pu que pleurer et te prendre contre moi. Mais tu ne voulais pas du tout pleurer : tu regardais, les yeux toujours grands ouverts, ce monde qui s’offrait à toi.

  • A toi les plantes vertes à escalader

  • A toi le piano sur lequel taper pour nous vriller les tympans et sur lequel éventuellement grimper

  • A toi le shampoing à répandre, sur la moquette pour la décorer

  • A toi le produit lave vaisselle à boire pour voir les pompiers rappliquer

  • A toi de leur dire “patates vous dégagez“”

  • A toi les murs à décorer (via escargots léo)

  • A toi la télévision à regarder, et “Tom Sayer” ton premier héros, savourer

  • A toi les pommiers de l’école maternelle à escalader (sous des yeux éberlués, et les pompiers pour la première fois alertés)

  • A toi les génériques de feuilletons à chanter (Tom Sayer, Tchaou, Flo et les robinsons, sans oublier princesse Sarah quand tu étais déjà très grande et moi très tarte…). Juste je dois le reconnaître, on vois bien que tu tiens par-ci par là de ta mère… (reconnais que ton père chante faux comme c’est pas possible !!!)

  • A toi les fugues à effectuer

  • A toi les chats à exiger et en poussette à ballader, sinon odieusement à câliner

  • A toi la bouffe à ne pas manger

  • A toi le pédiatre à traumatiser

  • A toi le faiseur de vaccins déshonorer

  • A toi ta mère en bourrique faire tourner

  • A toi enfin adulte, ta mère honorer (dans 10 ans, espoir il me faut garder)

  • A toi en tant qu’aîné, ta soeur régenter

Bon anniveraire MA CHERIE ! A 17 H 05 tu as atteint le quart de siècle.
Je sais c’est une horreur…

Posté le 18 décembre '06 par Calpurnia, dans Nos grands moments de solitude. Pas de commentaire.

Mon animal de compagnie et moi…

Mon_animal_de_compagnieIl m’est arrivé pas mal de choses dans ma vie. Tout se brouille un peu, mais je me souviens avoir eu faim et froid, et soif tout à coup, être perdu, sans comprendre pouquoi. Je n’étais pas bien du tout, j’étais malade.  J’avais perdu mon compagnon chéri et je le cherchais partout. Et puis finalement j’ai trouvé plein d’animaux de compagnie qui m’ont mis dans une cage, fait des piqûres, palpé de partout, fait avaler des cachets. Cela encore pouvait passer. J’avais 6 ans… Et là le pire arriva : on m’ôta ce qui faisait ma personnalité sans me demander mon avis… (sinon vous pensez bien que j’aurais dit non…).

Un beau jour que je m’ennuyais dur dans ma cage, et sans plus aucune envie d’aller voir le sexe opposé, j’ai vu arriver deux animaux de compagnie qui se sont extasiés sur moi. C’est vrai que je suis beau. Noir ébène et bien portant (note de la sorcière : j’ai toujours aimé les chats noirs et venger les pauvres victimes d’un sectarisme atroce). On m’a retiré de ma cage, on m’a mis dans un panier et j’ai entendu de drôles de bruits et sentit d’odieuses odeurs, alors que j’étais curieusement balloté. J’avais peur. J’ai miaulé et j’ai bien peur d’avoir fait… Quelle horreur !

Quand on a ouvert le panier, je ne savais pas où j’étais. J’avais très peur toujours, et j’avais beau ne pas vouloir le montrer, je tremblais fort. Les animaux de compagnie n’avaient pas l’air méchants pour deux souris, ils m’ont fait des calins, mais j’avais déjà donné : ça ne compte pas, un jour on les perd. En fait ils pouvaient avoir d’autres maîtres qui m’en auraient voulu d’arriver. Alors j’ai inspecté un petit peu, et je suis remonté dans le panier pour y faire un petit dodo et reprendre des forces en cas de bagarres éventuelles. J’avais toujours super peur et je tremblais. La vie n’est qu’un long calvaire.

LUI était vraiment pénible, il n’arrêtait pas de venir me voir dans mon panier, et me racontait n’importe quoi, je n’y comprenais rien. ELLE a été sympa, elle a fait du bruit avec des croquettes et je me suis risqué hors du panier parce que j’avais faim. Elle m’a donné des croquettes et fait voir où étaient les toilettes. J’ai bien reniflé. Un autre que moi était passé par là, mais il y avait longtemps. Rien à craindre à priori. Mais vous comprenez, après mon tout petit territoire précédant, j’avais beaucoup à explorer. Du coup, comme j’étais fatigué, je me suis réfugié derrière le truc dans lequel ils mettent les boîtes pour que cela soit froid (j’aime pas quand c’est froid), et j’ai dormi un max. Avec LUI qui venait tout le temps me dire “gouzou gouzou il est où le diabolou à son papou…”. N’importe quoi. Personne n’avait prononcé mon nom depuis un moment. D’ailleurs je ne sais plus comment je m’appelais. Je sais comment je m’appelle maintenant, mais n’empêche que mon vieux nom me manque tout de même. C’est bête qu’il m’échappe. Je sais que si quelqu’un le prononçait je le reconnaitrais.

En fait mes animaux de compagnie étaient trois. J’ai vu débarquer une autre elle alors que je visitais un endroit sympa toujours dans l’expectative : plein de cachettes potentielles, des pulls tout doux par terre pour se coucher, un grand lit ouvert et pas fait, des placards plein de linge en vrac : super. De temps à autre cela sentait l’autre, mais qui n’était plus là, ça j’étais formel.

La grande asperge m’a flanqué à la porte de sa chambre (il paraît que c’est comme cela que ça s’appelle), en me disant “toitunépamonchat”. Puis elle a pleuré et j’étais tout malheureux car je sais consoler les gens qui pleurent, mais elle ne voulait pas de moi. Je me sentais ballot. Ce n’était pas de ma faute si l’autre n’était plus là, même si c’était mieux pour moi.

J’ai fait le tour de ce qui s’appelle “l’appart” en trois jours et je dormais peu car je redoutais une présence hostile. Puis j’ai compris qu’on ne me ferait pas de mal et que je n’avais pas d’ennemi sur le territoire et j’ai roupillé 48 heures d’affilée… Après je suis resté longtemps tout seul parce que lui et elles partaient toute la journée.

La grande sauterelle a finit par accepter de me recevoir dans sa chambre et que je me couche sur ses pulls. Elle me parlait beaucoup et me faisait des gratouilles en me disant “onnédépotestouslesdeux”. J’aime bien qu’on me parle, même si je ne comprends rien sauf “croquettes” : là on bouffe. Elle a compris aussi que j’aime bien boire au robinet et qu’on m’asperge. Comme elle se lavait souvent, j’étais super mouillé et super content. L’autre elle poussait des cris en voyant comment le sol était mouillé aussi, mais ce n’était pas de ma faute et ce n’est pas moi qui me faisait gronder alors ça allait.

L’autre elle, était sympa sinon mais sans déparler. On sent que c’est une grande personne, elle a dû avoir des petits un jour (la sauterelle sent un peu comme elle). Lui par contre non, il n’avait pas eu de petits, il avait dû passer par la même case que moi : c’est foutu après. Sinon il me donnait à manger tout le temps dès que je demandais, à savoir 8 fois par jour, et m’arrosait aussi quand il prenait sa douche, mais je pense qu’il ne le faisait pas exprès, comme la sauterelle. Il avait la manie de laisser son linge par terre après la douche, mais il était mouillé et après ma douche à moi j’aime bien les pulls secs et tout doux et pas les grands trucs trempés qui font “splotch”.

Elle la grande, m’ignorait quand je demandais à manger n’importe quand, en l’absence de lui et me disait tout le temps “tétrogro” et je n’y comprenais toujours rien. Elle me met régulièrement dans le panier pour aller voir un monsieur que je n’aime pas trop qui me flanque un truc dans le … et me fait un peu mal en me caressant le cou en disant “cébienmonpépère”. Mais il paraît que “jevébien” et du coup elle est contente et me donne du steak haché quand je ressors du panier à la maison (avec toujours une appréhension : pourvu qu’on ne me change pas encore de crèche ou que l’on ne m’ait pas apporté un rival en mon absence).

Un jour lui est parti. Je me suis retrouvé tout seul avec elle, la sauterelle étant déjà partie (et je l’avais attendue longtemps, trois soirs de suite, sur son lit en soupirant), et ne venant pas très souvent. Mais c’est pas grave elle m’a laissé une couette super sympa et quelques pulls dans un placard. Et quand elle vient on fait la fête. Elle se cache, je me cache, elle fait la grosse souris et crie parce qu’elle a peur : c’est super ! En plus elle m’arrose et me cause tout le temps. Je ne comprends rien mais j’aime toujours bien.

Donc je me suis retrouvé seul avec la grande et on a du mal à se comprendre parfois :

  • Elle m’ignore totalement quand elle prend son bain, alors qu’elle me laisse le placard ouvert pour que j’aille sur les pulls de la sauterelle (d’après l’odeur cela doit être un de ses petits). Donc on ne va pas me dire qu’elle ne comprend pas que je veux être arrosé !

  • Sinon quand il fait chaud elle est sympa, elle me brosse et m’arrose puis me rebrosse, mais bon il faut que je monte sur l’évier et ça me fatigue. Du coup elle me porte et me redit “tégros” et rajoute “tuvieillismonvieux” et je n’y comprends toujours rien.

  • Parfois elle fait “miaoouuu” super bien, mais je ne vois pas pourquoi elle me dit qu’on va sortir, alors qu’on ne sort pas…

  • Le matin elle ne me donne plus rien à manger depuis 2 ans, qui sorte de l’appareil qui fait froid et pas bon, et me dit tout le temps “tadescrokettes !” C’est vrai que j’en ai assez pour la journée, mais j’aimais bien les 3 boîtes par jour que lui me donnait (en douce d’elle, ça j’avais compris, et j’ai appris à regarder sans rien dire, mais elle ça l’énerve le dimanche à 15 heures quand je la fixe, et elle ne cède pas, elle dit “cépaleur” alors je finis par aller me recoucher). Je demande toujours tous les matins, dès fois qu’elle veuille bien, mais ça a l’air de l’énerver une fois de plus. Bon c’est pas grave, elle s’en va vite et je m’ennuie tout seul dans la journée, alors je dors.

  • Le soir elle me donne quand même de la boîte où c’est tout bon quand c’est pas froid. Mais deux fois par an elle change d’heure et ça me perturbe. Un coup c’est trop tôt (une bonne surprise), un coup elle prend une heure de retard et il me faut du temps pour m’en remettre, alors je miaule. Elle aussi, mais elle répond de travers.

  • Elle déteste que je gratte à sa porte, quand elle va faire dodo (je l’entends ronronner) et m’enferme dans la chambre de la sauterelle en me disant des trucs que je ne saisis pas. Je sais qu’elle ne veut pas que je gratte, alors j’attends un peu pour recommencer (1/4 d’heure quoi).

  • Quand elle ne s’en va pas, elle ne sait pas que la journée est faite pour dormir et fait tout un tas de bruits qui me perturbent qu’elle appelle de la musique. La nuit par contre, rien à faire elle ne veut pas jouer ni aller chasser. Pourtant la forêt est juste derrière et si je n’ose pas sauter du balcon, j’irais bien y faire un tour avec elle…

  • Heureusement de temps à autre la sauterelle vient, et on est potes tous les deux (mais bon, elle ne chasse pas la nuit non plus)

Adopter un humain à la SPA c’est pas évident… J’en ai pour des siècles à la dresser et ça me fatigue…

DIABOLOS

Posté le 16 décembre '06 par Calpurnia, dans Nos grands moments de solitude. Pas de commentaire.

Contrôle technique : le bilan

Contr_le_technique_souriant_200405833_001_copierAinsi donc ce matin, dès l’aube à l’heure ou blanchit la campagne, enfin à 8 heures, mettons 8 heures et quart, me voici debout pour aller passer ce fichu contrôle technique.

Je n’étais pas trop fière sur ce coup là, Vikktooor m’attendait et allait certainement se venger des deux lapins involontaires que je lui avais posés…

Bien évidemment j’avais prévu large pour faire 30 bornes à une heure pareille un samedi matin et je suis arrivée à 9 H 05, le niveau d’essence dans le rouge. Vikktooor était en train de passer une voiture à la moulinette sous l’oeil hillare et confiant de deux hommes dans mes âges qui m’ont proposé un fauteuil dans ce qui était pompeusement appelé “salle d’attente”, dans le fond du garage, en plein courant d’air. Vikktooor est descendu de la voiture et m’a saluée en souriant. Bon je me sentais mieux.

Il m’a fait remarquer que j’étais en avance. Ben oui, je suis toujours en avance quand un Brunooooo ne me foire pas mes rendez-vous. La voiture passée à la moulinette avait sa vignette alors qu’elle était pire que la mienne d’aspect. J’ai senti la confiance me revenir. Nonobstant mon avance, Vikktooor a pris une autre voiture avant moi. En 10 minutes c’était torché et la propriétaire qui est arrivée sur la fin s’est vue intimer de passer une contre visite pour faute de pneus usagés. Glups !

Puis Vikktooor s’est occupé de mon cas. Il m’a kidnappé ma carte grise, a arraché l’ancienne vignette avec hargne et a commencé à regarder titine sous toutes les coutures. Zut alors ! Il m’a signalé un soufflet de cardan percé et vide “pas grave m’a-t-il dit, pas pressé de le faire changer”. Ah bon ? Je croyais que c’était très grave au contraire. Il a constaté que mes pneus en apparence normaux (de l’extérieur) était totalement lisses à l’intérieur. Cette voiture a un défaut (toutes celles de la même époque et de la même marque aussi d’ailleurs) : elle bouffe les pneus avant sur l’intérieur. “Inutile de mettre du pneu cher m’a précisé Vikktooor, ils seront bouffés quand même”.

Je sais, depuis 1994 je change mon train de pneus avant à bas prix tous les 30 000 km, car j’ai testé l’inusable pour le retrouver pareillement usé… Il m’a semblé que Vikktooor me faisait du gringue, et ça m’a plutôt remonté le moral (même si Vikktooor est plutôt moche, ça fait toujours plaisir de se faire draguer, surtout par un garagiste…).

Puis Vikktooor a passé titine à la moulinette et j’ai tremblé car il a donné des coups d’accélérateur très dangereux sur le plan décibels, rapport à un petit trou dans le pot d’échappement. Dans une pétarade d’apocalypse, il a testé les amortisseurs, les freins, et tout le bataclan, avec comme conclusion que cette voiture tenait encore parfaitement la route et pouvait encore me faire 4 ans, pour peu que je change les pneus, tout de même, car s’il neige je risque ma vie… Et mignonne comme je suis, ce serait dommage que je me tue à cause de pneus stupides (les moches peuvent crever, j’ai ravalé la réplique… Ca me fait toujours bondir pourtant !)

Il a collé la précieuse vignette, a refusé mes 20 euros et m’a proposé un café. Je déteste le café, mais bon un café contre 20 euros je n’allais pas faire la difficile. J’ai bu le liquide nauséabond (pour moi) avec grâce en me promettant de dépenser ces 20 euros que je pensais sacrifiés, futilement… Vikktooor en a profité pour me demander pourquoi je ne changeais tout de même pas de voiture… Bon elle tient la route, mais elle ne ressemble à rien… “Pas de sous” lui ai-je répondu. Je ne suis qu’une pauvre femme seule avec encore une grande fille à finir d’élever. Consternation : comment puis-je être seule avec un si joli sourire…

Pas grave m’a-t-il dit en conclusion, dès qu’il voit passer une bonne occase il me fait signe. Une bonne occase c’est une voiture appartenant à un infâme mâle désagréable bien pourvu en euros, à qui il dira que le véhicule est foutu… Il ne peut pas laisser une mignonne petite femme dans la détresse… Il a 2 ans devant lui (et du coup mon numéro de téléphone au boulot). Me restera à faire passer par Géraldine le message comme quoi que je ne suis plus seule, dès que j’aurais eu l’occase de rêve.

Ce n’est pas mon style normalement, mais d’un autre côté si les hommes sont assez bêtes pour se laisser prendre par une blonde en minijupe, maquillée suivant les conseils d’Hélène (très réussi, youpee !), vous avouerez que j’aurais tort de ne pas en profiter vu que quelqu’un d’autre en profitera tout de même.

Non ? Ben si…

Posté le 9 décembre '06 par Calpurnia, dans Nos grands moments de solitude. Pas de commentaire.

Lettre à ma voisine…

Lettre___ma_voisine_2__57210786Cela fait un certain temps, un temps certain, que je suis réveillée de manière régulière à 4 heures du matin.

Je déteste me lever de bonne heure, je déteste me réveiller de bonne heure, 4 heures du matin ce n’est vraiment pas mon style, même pour partir en vacances ça me met d’une humeur de dogue, il me faut 2 jours pour m’en remettre. A 4 heures du matin je dors à fond, quand le réveil sonne aussi d’ailleurs.

J’ai découvert accidentellement la semaine dernière ce qui motivait ce réveil intempestif (vous conviendrez que ce n’est pas humain) : c’est ma voisine du dessus, celle que si Dracula la croise, il lui demande l’heure avant de se sauver. Une vieille dame retraitée et pas très aimable, à moitié sourde qui plus est, je l’ai constaté il y a 3 semaines. Il faut brailler un “bonjour” pour qu’elle entende.

Hélas elle se lève régulièrement à 4 heures du matin, et comme elle est à moitié sourde, elle n’entend pas le bruit qu’elle fait. Moi si…

J’envisage de lui écrire un petit mot gentil, mais le problème, comme lundi, c’est qu’au fur et à mesure que le temps passe, et que les bruits m’empêchent de me rendormir, le ton de la lettre change considérablement.

  • 4 H : porte de sa chambre (au dessus de ma chambre) qui s’ouvre violemment et me réveille en sursaut : “chère Madame Vampire…”, porte de la chambre qui claque “Madame Vampire…”, porte des WC ouverte avec violence “Vieille peau…”, porte des WC qui claque “Salope de vieille peau…”

  • 4 H 01 : pipi dans les WC, à cette heure là ça s’entend très bien “depuis quelques temps, et de manière régulière…” Tirage de la chasse d’eau “tous les matins…”, re-porte qui claque “je te hais…”

  • Porte de la cuisine qui s’ouvre à son tour “…je suis réveillée de fort bonne heure (4 heures)…”, ouverture de la porte du placard de cuisine qui claque à son tour “je suis réveillée à des heures indues…”, choc du bol sur la table “en plein milieu de la nuit…”, ouverture et fermeture du frigo “car ton raffut infernal me sort du sommeil avec violence en plein milieu de la nuit tous les jours…”

  • Porte de la chambre qui s’ouvre à nouveau “…et je me suis rendue compte que cela correspondait à votre petit lever…”, porte de l’armoire qui grince à l’ouverture “aux bruits qui me parvienent, il est évident que c’est au moment où vous vous levez…”, porte de l’armoire qui grince encore plus à la fermeture “car il est clair que tu ne sais pas huiler une porte d’armoire ou manipuler une porte normalement, à ton âge c’est franchement nul !…”

  • Piétinements multiples entre la chambre et la salle de bain, genre la charge de la brigade lourde “Je pense que vos mules à haut talons devraient être évitées à cette heure matinale…”, re-piétinement “vous devriez faire un régime et apprendre à marcher à pas de loup”, re-piétinement et re-grincement de porte d’armoire “et que de toute évidence tu ne te rends pas compte du boucan que tu fais ! Achète toi donc un sonotone ! et marche sur la pointe des pieds ! PDBDM !”

  • 5ème grincement de porte d’armoire “…et je suis à votre disposition pour huiler vos gonds de porte d’armoire qui grincent comme dans un film d’épouvante…”, re-claquement de porte “vous pourriez préparer vos affaires la veille au soir”, ré-ouverture de porte et re-grincement de l’armoire, “parce que sinon je porte plainte et ça va chier un max, ou mieux, je te trucide ni vu ni connu”

  • Elle appelle le chien maintenant, elle va sortir (en claquant la porte) “… de plus il me semble que vous avez l’habitude de claquer les portes et très respectueusement…”et moi dans 1/2 heure le réveil sonne “… si je respecte vos horaires matinales il n’en demeure pas moins…”, “qu’est-ce que tu fous debout à cette heure-ci alors que t’es à la retraite ?

  • “…que je suis au regret de devoir vous supplier de veiller à ne pas faire autant de bruit…”, “la prochaine fois je viens et je te pète la gueule”

  • “Votre voisine Madame DABRA”,un voisin qui tient à rester anonyme tu comprendras pourquoi vieille peau, mais gaffe à tes fesses et évite la cave les soirs de pleine lune…”

Je n’exagère même pas, je vous passe tous les détails du raffut, mais c’est incroyable ce que cette femme peut faire niveau décibel, entre 4 H et 6 H 30 à elle toute seule…

Vous feriez quoi vous ? J’ose à peine lui en parler, j’ai peur qu’elle me morde… Les autres voisins aussi… car je ne suis pas la seule à profiter de son petit lever…

Posté le 8 décembre '06 par Calpurnia, dans Nos grands moments de solitude. Pas de commentaire.

Bouder ? Moi ?

Bouder_moiIl y a des gens qui sont super fortiches pour bouder. J’avais une amie quand je passais mon bac, qui se plaignait de son père qui pouvait rester 3 semaines sans parler à personne parce qu’il s’était disputé avec sa femme (explication du fait qu’il n’avait pas répondu à mon “bonjour” poli).

Pour la retrouver 10 ans après, mariée, tirant la tronche à son mari depuis 3 semaines, m’annonçant après le départ du malheureux “encore 3 semaines et il aura compris”.

Comment que je te l’aurais plantée là  si que j’avais été son époux, avec son sage caractère, sa tronche de raie et ses silences obstinés. Comme j’ai failli le faire avec Albert qui m’a fait un jour la tête pendant une semaine après une dispute au cours de laquelle il était 100 % dans son tort (et peut-être à cause de ça). Le soir où il est rentré avec le sourire en ayant retrouvé l’usage de la parole, il était largement temps : j’avais commencé à lui faire sa valise pour qu’il aille tirer la tronche ailleurs. Ca l’a scié.

Quand j’étais petite, quand Jean Poirotte m’avait fait une réflexion oiseuse (on se demande bien pourquoi…), je prenais régulièrement la décision de bouder pendant 8 jours. Disons 7 ou 6. Je tenais très exactement un quart d’heure, et encore, parce qu’on ne m’avait pas adressé la parole. Mon frère par contre était un champion de la bouderie, assortie d’un “puisque c’est comme ça je ne prendrai pas de dessert”. Chic alors, ça en fera plus pour nous !

C’était sans compter sans Mrs Bibelot qui le voyait sans doute au bord de l’inanition… “mais si prends-en” “allez, pour me faire plaisir”. Il nous a fait le coup du dessert jusqu’à ses 25 ans, et le jour où on lui a mangé le gâteau sous le nez sans lui en proposer une part (c’était une conspiration, mais il avait dit qu’il n’en prendrait pas…).

L’âge ne fait pas que nous bonifier, comme le bon vin. Me voici rattrapée par le syndrôme du “je fais la gueule”. Généralement ce n’est pas pour une broutille mais il arrive un moment où je ne sais plus comment m’exprimer en cas de désaccord, au boulot ou en famille, alors je ne dis rien. Mais alors rien du tout. Parce que si j’ouvre la bouche, décroche mon téléphone, me connecte sur msn, répond à un mail ironique, je m’en vas faire l’exorcisme et que je n’ai pas envie. Alors je ravale, je rumine, et forcément on voit bien qu’il se passe quelque chose. En plus je me mine sur ce qui ne va pas et que je ne peux exprimer sous peine de trop en dire. Je m’enterre, je me hais, et je déteste au passage tout le monde (sauf ma psy, et mes lecteurs).

L’avantage du blog, c’est qu’à écrire tout cela, je me sens bête, mais bête… Mais bon, c’est comme ça, je suis contrariée par plein de choses et pour l’instant, je préfère la boucler. En fait je ne boude pas, volontairement comme le faisait mon amie, pour uniquement enquiquiner les autres, c’est juste une incapacité à dire ce que j’ai sur le coeur qui me rend quasi muette (sauf ici bien sûr)… Donc on peut considérer que j’écris avec la mine réjouie du chérubin en illustration… (mignon hein ?)

Et vous ? Vous boudez parfois ? Pour une juste ou une mauvaise cause ?

Posté le 5 décembre '06 par Calpurnia, dans Nos grands moments de solitude. Pas de commentaire.