'Nos grands moments de solitude'
J’ai toujours été fascinée par l’histoire du Titanic… Et j’ai adoré le film de Cameron.
Je ne sais pas si vous vous en souvenez, mais il y a un moment, à la fin, où une femme pleure en disant “ce sera bientôt fini, ce sera bientôt fini…” Même si c’est la mort au bout, il faut que cela finisse.
Et donc j’ai coulé ce soir. Depuis des mois et des mois tout allait mal dans ma boîte. Nous avons eu petit à petit des explications sur la fonte du câble de Truchon en février. Puis il y a eu restructuration. Puis il y a eu réorganisation. Il y a eu le moment où je ne me sentais plus spécialement visée car en fait c’était tout le monde qui l’était.
Et puis ce soir : “Coraline venez me voir s’il vous plaît”. Je monte avec mon cahier, et là je sens que… Il a l’air triste et il l’est vraiment. Les amerloques ont eu sa peau (d’ailleurs il a perdu du poids depuis un petit moment). Il était parti d’une petite structure qu’il a fait grossir et là, les amerloques coupent la société en deux, lui rendant uniquement le département qu’il avait créé au départ (ça nous le savions depuis 3 semaines). Sauf que les américains gardent la main sur ce département qui actuellement perd de l’argent.
Et ils m’ont pointée d’un doigt vengeur : “à pousser à la démission”, “lui trouver une faute grave”, etc… 50 ans bientôt ce n’est pas possible.
Truchon m’a déclaré, et je sais qu’il était sincère : “je n’ai poussé personne à la démission, ou alors sans le vouloir (mais personne n’a démissionné, sauf mon ancien chef qui ne voulait pas être licencié, avait trouvé autre chose et qui à 55 ans était sur la liste rouge américaine), je suis conscient que j’ai été infernal, mais ils me font toujours une vie d’enfer, je ne sais pas si je ne vais pas partir moi aussi au bout du compte” “jouer à ce jeu là avec vous je n’en ai pas envie, ni avec les autres qui vont devoir partir, vous êtes effectivement la plus ancienne, et nous avons vécu des choses très sympas ensemble, ce n’est pas vous que j’aurais fait partir en priorité, compte tenu de votre âge et de votre situation de famille en plus du reste”… Je vous passe ce qu’il a pu me dire de gentil, pour constater finalement ce que je savais : qu’il m’aime bien… Nous avons pu parler un peu à part du boulot. J’ai appris que pour lui j’étais de confiance et très psychologue, et a sû qu’il aurait dû s’excuser de sa sortie impardonnable de février et l’a fait.
Mais c’est comme ça, je dois dégager, et il doit justifier que j’ai dégagé. Les prud’hommes les amerloques s’en foutent : ça prend du temps et sous entendu pour lui “le temps que ce qu’on me laisse coule et personne ne touchera rien…” (ça c’est ce que les américains pensent, mais ils ont tort : il faudra qu’ils casquent)
Donc il me propose un deal : tant qu’il a la main, et ce pour encore 2 mois, il souhaite négocier avec moi, comme il a pu le faire avec d’autres (certains refusant l’accord, et là cela s’est mal passé). Il m’a accordé et signé 4 jours de récupération (du jamais vu) pour que j’aille voir un conseil, un avocat, qui prendra contact avec l’avocat de la boîte afin que nous trouvions la transaction idéale pour moi, que les américains ne rejetteront pas puisque c’est encore lui le patron jusqu’au 31 décembre au plus tard… Il annoncera lui-même demain que je l’ai sollicité suite à un problème personnel grave… Ceci reste bien entendu confidentiel entre lui et moi et il sait que je ne le trahirai pas sur ce coup là…
Donc c’est fini. Je me suis battue, accrochée, comme d’autres, mais en vain, comme il le fait lui-même, en sachant très bien qu’on l’a collé sur le bateau qui coule, et il m’a précisé que c’est en me convoquant moi, qu’il en prenait vraiment conscience…
Mon Titanic à coulé… C’est fini, alors que comme tout le monde je me demandais comment cela allait finir… Mais rien n’est jamais fini… Reste à se débattre dans l’eau glacée du chômage avec mon grand âge, et à continuer à vivre avec la trouille au ventre. Plus la même, mais encore la trouille.
Et puis c’était le bon jour pour m’annoncer la nouvelle : aujourd’hui je fêtais mes 9 ans de boîte.
Et j’ai pleuré en rentrant, comme une pauvre gamine… Il n’y a pas de sorts contre la connerie américaine, et là, je les hais (je sais ce n’est pas bien, mais c’est comme ça !). (Ne me laissez pas barbotter dans la flotte comme ça, faites quelque chose !)
Edit de la rediffusion le 16 octobre : j’ai bien gardé tous vos gentils commentaires, sauf ceux trop “personnels ou directs”, mais que je ne peux pas remettre en ligne pour l’instant, à moins de nombreuses heures de travail, et je n’ai pas trop le courage…
Encore merci à tous.
Mon chat est la première personne avec laquelle je cause en dehors du boulot, quand je rentre à la maison direct. (Les filles me négligent à un point pas croyable…) (j’ai le pressentiment qu’il y en a une qui va surgir en glapissant, mais c’est parce que je suis une sorcière et que du coup je visionne l’avenir…) (je rigole mes chéries, un peu d’humour quoi…)
Il faut que je précise mes relations avec Diabolos. J’avais Isis, le chat le plus crème de l’histoire des chats. Elle dormait dans le lit des filles, sur les filles qui regardaient la TV (en se disputant la meilleure place), c’était un pot de colle pas possible auquel je n’étais pas allergique, j’adorais ce chat (c’était une femelle mais je feinte les moteurs de recherche gogole). Je l’avais recueillie dans la rue pleine de puce, avec la gale etc… mais exempte de leucose. 8 ans avec elle. Et puis elle est tombée malade à la période de Noël, elle vomissait, et je l’ai emmenée trop tard chez le vétérinaire. En fait Noël tombait un mardi, le lundi je voulais l’emmener chez le véto, mais Charles Hubert s’y est opposé, son père nous attendait. Et moi en bonne poire (plus jamais !!!) j’ai cédé. Le mercredi il était trop tard et le vétérinaire m’a assuré que le lundi aussi il était trop tard, mais je pense qu’il m’a mentit en voyant mon désespoir. Elle se mourrait lentement d’un problème rénal grave et je n’ai pas voulu rentrer avec elle en sachant qu’elle n’en avait pas pour plus de 24 H.
Dès le vendredi Charles Hubert trouvait l’appartement insupportable sans chat et le samedi nous voiloù partis à la SPA, moi, moyennement enthousiaste : je n’avais pas fait mon deuil de la petite mignonne, et c’est ainsi que Diabolos débarqua à la maison… J’ai été tout de suite gaga et inquiète pour lui, mais il s’est révélé emmerdeur de première, encouragé par son papa sur ce plan là. Je n’ai pas avec lui les relations que j’avais avec celle d’avant. Mais je précise que je l’aime beaucoup et que je ne pars pas en vacances cet été parce que je n’ai personne pour s’en occuper pendant mon absence…
Le dialogue est très variable suivant les circonstances (j’ai un chéri ou non, ça se passe plus ou moins bien au boulot, je me suis disputée avec les filles, etc… (comptez 1000 lignes pour le etc…))
Lui reste égal à lui-même : il a faim et il veut être arrosé car il adore l’eau (c’est un problème que le véto n’arrive pas à résoudre et Delphine fait psycho pour les humains et non pas pour les chats et vous avouerez que c’est scandaleux dans ce cas très précis)…
Donc je rentre, alerte ou non, de bonne humeur ou non, et lui m’attend derière la porte. Je l’entends miauler du bas quand j’ouvre la porte du rez-de-chaussée : il a reconnu le bruit de ma vieille titine ; on l’admire (surtout depuis que j’ai un pot d’échappement neuf). Il miaule donc (pauvre petit père/Quel abruti, emmerdeur en plus !).
J’arrive : il a faim : le scoop du siècle. Il a toujours faim et les croquettes lui permettent juste de survivre toute la journée avant ma rentrée. Survivre est un faible mot, il a tout bouffé et plus ça passe et plus il bouffe. Ce chat est obèse mais ce n’est pas à son âge que je vais le mettre au régime… Depuis le départ de Charles Hubert (septempre 2004), il n’a plus de frais le matin. Ceci pour m’éviter qu’il ne gratte à la porte à 4 heures du mat parce qu’il a un petit creux et qu’il est temps que je me lève… Il a enfin compris que le matin c’était niet, mais surtout qu’il avait de la mousseline de chez Caviar and Co tous les soirs… D’où sa joie à me voir rentrer.
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Oh mon pauvre diabolos ! c’est maman qui rentre, oh qu’il est content le pépère à sa maman : tu as des croquettes mon trésor, la boîte c’est 20 H. Atchoum ! (je suis allergique à son poil, c’est ballot)
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Oh mais lâche moi les baskets, arrête de te frotter dans mes jambes tu vas encore me faire tomber, crétin ! Tu as des croquettes. Atchoum ! Tu m’allergise en plus, dégage un peu dans la cuisine (claquement de porte)
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Il veut de la floflotte le bébé à sa mamounette. Je t’ouvre le robinet à petit filet comme tu aime, et je pose mon sac (atchoum !)
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Je me change et j’arrive, je ne suis pas ta bonne !
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Oh qu’il est mignon le pépère à sa maman la tête sous le robinet
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Non mais tu t’es regardé en train de te doucher : tu es la honte de 99 % des chats en France (faut que je fasse une photo)
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Non mon petit pépère, il faut attendre 20 heures pour la bonne boubouffe…
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Tu as des croquettes ! et c’est quoi ce gnome sur mon blog ?
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Je suis au TELEPHONE tu peux attendre 20 H 45 !
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Maman va se coucher ! T’es bien installé mon pépère ? (rassurez-vous, il est toujours bien installé après avoir bouffé sa demi boite de frais, et où il veut, sauf dans ma chambre, territoire interdit)
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Je vais me pieuter. Si tu gratte à la porte, je te transforme en pâtée pour chien…
Il est sympa, il répond toujours la même chose : “miaou”. Mon gros drame c’est mon allergie à son poil que je n’avais pas avec le précédent chat… Les câlins je ne peux pas trop voire même pas du tout. Si je lui gratouille derrière les oreilles il me faut du pshitt dans le nez… Bref après lui j’ai prévénu tout le monde : plus de chat… Pas de cadeau surprise qui ressemble à un chat (à un chien encore moins, en appartement ce n’est pas une vie pour lui comme pour moi qui travaille encore)
Mais tu es en pleine forme mon petit Diabolos chéri ? (fils d’andouille - (Charles Hubert)), tu ne vas pas faire de pei-peine à ta mamounette ?
Là j’ai ressorti mon vieil argentique avec ses objectifs de 1 kg et 750 g. Il est amoureux depuis toujours de la trousse dans laquelle je trimballe mon matos de pro et il se couche juste à côté, la tête dessus, en s’enroulant la bandoulière autour d’une papate… Quand je vous le dis qu’il est trimbré… (il faudrait que je laisse la trousse perpétuellement sortie dans le salon)
La vie n’est qu’un long calvaire…
Je suis bourrée de défauts, je l’avoue, je me suis assez ridiculisée ici…
Je tiens un trait de caractère pervers de Mrs Bibelot : l’idée saugrenue quand il s’agit de ranger quelque chose.
Pas n’importe quoi, entendons nous bien. Quand il s’agit de ranger la poêle à frire, je sais très bien où la mettre. Je parle du truc bidule chose, dont on se sert une fois tous les deux ans voire même moins souvent, que l’on doit juste mettre de côté pour quelqu’un d’autre…
Un exemple pour Mrs Bibelot, avant que ce ne soit mon tour. Mon frère faisait son service militaire en Allemagne et lui avait, je ne sais pourquoi “confié” des marks pour le cas où il y retournerait un jour (faire son service militaire du tourisme).
Elle s’est dit “tiens je vais les ranger là, c’est tellement biscornu comme endroit que je m’en souviendrai forcément”. Sauf qu’elle a cherché le fric partout le jour où mon frère a voulu aller faire un tour en Allemagne 18 mois plus tard. Il a été retrouvé le jour du déménagement vers la maison de tante Hortense, bien planqué derrière la TV. C’est vrai que l’endroit était biscornu, le problème, c’est qu’elle ne se souvient jamais à quel point. Quand elle dit “où diable ai-je bien pu le ranger”, Jean Poirotte se plonge dans ses mots croisés.
Je suis désordonnée de nature (ben voui) sur certains plans. Mais je déteste ça, j’aime que tout soit rangé. Donc régulièrement “je m’y colle”, pour tout ranger bien. Savoir que si je fais une méga crise et que j’ai tout rangé l’appart, je ne retrouve plus rien du tout… Quand ce n’est pas rangé je sais qu’à 15 cm de profondeur dans le tas de papier je vais retrouver la dernière lettre du GAN qui a comme de coutume tout perdu. Quand c’est rangé je peux chercher pendant des plombes…
Forcément je tombe sur un truc (voire plusieurs hein, faut pas radiner non plus !) dont je ne me sers jamais mais que je ne veux pas jeter, ou bien dont je me sers très rarement. Et là, je le range ailleurs que là où je l’ai trouvé (d’ailleurs je ne me souvenais plus de son existence). Erreur diabolique, parce que je vais forcément le ranger là où je n’irai jamais le chercher en cas de besoin.
Comme Mrs Bibelot, je me dis “tiens je vais le mettre là” (avec la boite à cirage), “je me souviendrais forcément que j’ai rangé le moule à cake là”. Comme j’étais en pleine crise de rangement j’ai rangé la boite à cirage dans le vieux meuble que je dois vendre, le contenu du vieux meuble qui doit remplacer l’autre dans le vieux placard de Delphine (enfin des filles), etc…
Donc pendant mes congés de mai, j’ai fait du rangement. Pas méga des masses parce qu’il fallait aller au muguet, mais tout de même, je me suis occupée de la cuisine, de la salle de bain et de certaines autres choses.
Je suis donc tombée sur des moules “mous”, les premiers à avoir été commercialisés. J’ai été ravie de retrouver le moule à cake que j’ai rangé illico presto avec les autres moules à cake sous l’évier comme il se doit. C’est comme ça, mes moules à cake je vais direct les chercher sous l’évier après avoir déménagé le vinaigre, l’huile et le reste : je SAIS qu’ils sont là.
J’avais acheté en même temps deux autres moules “mous” : un à muffins (dont je me suis servie une fois) et un autre pour faire des minis tartelettes comme si que j’étais traiteur, avec le truc à découper qui va avec. Je ne me suis jamais servie du moule à tartelettes et j’ai donc retrouvé le truc à découper avec mes semences de capucine. Je l’ai rangé dans un endroit où je suis certaine de le retrouver (tellement c’est biscornu comme idée, alors que le plus simple serait de le ranger avec le moule à tartelettes), ainsi que le moule à muffins…
Car celui-là, j’ai promis à Dame Venezia de le lui prêter. J’ai cherché partout. J’ai bien retrouvé le moule à tartelettes (dans un placard mais sans le truc à découper bien sûr…) mais pas le moule à muffins dont je me revois très bien le roulant (c’est mou) pour le mettre….
Où diable l’ai-je rangé ? Dans quel endroit biscornu vais-je le retrouver le jour où je m’en vas ranger un meuble ?
Une chose est certaine : je l’ai mis justement là parce que du coup, j’étais sûre de m’en souvenir…
Pas de bol : dame Venezia en a besoin pour dans bientôt, très bientôt, et je ne vais pas non plus retourner tout l’immeuble pour retrouver ce PDBDM de moule à muffins… (et oui, j’ai vérifié, il n’est pas avec les serpillères ou tout bêtement avec les autres moules (c’était tellement simple que ça m’a échappé))
Edit du 21 au soir : j’ai laissé le moule un jour chez Mrs Bibelot qui l’a rangé dans un endroit particulier pour être certaine de se souvenir du dit endroit… La maison est grande ça fout les jetons…
Défi relevé chez Madame Patate : montrer son fond de culotte son fond d’écran à tout le monde (je reconnais qu’elle était odieusement facile celle-là).
Je précise que pour garder mon anonymat j’ai tout de même modifié les noms… Peut-être pouvez-vous agrandir la photo, je ne sais pas, débrouillez-vous…
Alors les commentaires.
Qui que cela peut-il bien être dans le centre du fond d’écran ? Celui qui trouvera aura le droit de descendre un pot de Nutella. Dom tu peux te rabattre sur du Tobleronne c’est autorisé… Ceux qui n’aiment pas le Nutella peuvent terminer le pot de ce qu’ils veulent. Le défi est grand ! Pour le corser un peu, je pose une question : où cela se passe-t-il ?
Moi qui suis quelqu’un de désordonné de nature, il y a un truc avec lequel je ne plaisante pas, c’est mon écran ordi. Là dessus je suis maniaque au possible. Les filles arrêtez de ricaner, c’est vrai !
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En bas, tout en bas, il faut que cela soit toujours dans le même ordre… En partant de la gauche : lecteur Windowss médiaa, wanadooo. Normalement spider ne devrait pas se trouver là, mais la capture écran a été faite dans l’urgence (j’étais rappelée à l’ordre par Madame Patate). Au bureau c’est toujours le même ordre également et l’informaticien qui me désintègre la barre du bas va se faire désintégrer un jour, faut que celà soit toujours dans le même ordre… Pour ce qui est tout en bas à droite je ne maîtrise pas et je ne regarde d’ailleurs jamais…
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En haut maintenant : toujours de gauche à droite : la corbeille vide, comme il se doit. A quoi bon mettre un truc à la poubelle si on ne la vide pas après ?. Puis “sauvegarde blog” pas mis à jour depuis septembre, pas bien, privée de dessert. Puis “comptes.xls” : ça c’est un fichier que j’ai préparé un jour de délire où je pensais tenir mes comptes sur l’ordi… N’empêche que ça fait bien et sérieux, donc je le garde et puis on ne sait jamais dès fois que le virus de la compta ne me rattrape… Microsoft autoroute installé là par un chéri qui ignorait que sauf sous la menace d’un commando terroriste je ne prendrais pas l’autoroute avec titine qui a des rhumatismes.
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Juste en dessous, toujours de gauche à droite (je ne préciserai plus) : “raccourci bureau N”. Je ne sais pas ce que c’est, ça date de Charles Hubert. J’ai peur de piéger l’ordi en supprimant ce dossier qui m’insupporte. “Maman”, dossier installé là par Pulchérie (en fait 52 photos sur 2 desquelles je suis passable), “Calpurnia” : ça c’est mon dossier perso dont le nom est bien entendu un pseudonyme, je ne sais même pas ce qu’il y a dedans, je n’y vais jamais (c’est donc très utile)… “blog de mouth” : c’est le dossier que m’a recopié Pulchérie après avoir fait ma mise en forme il y a des mois et dans lequel j’entrepose toutes les photos que je mets sur mon blog.
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Etages en dessous (5 étages) : tout ce qui concerne internet dont Mozilla truc chouette qui ne fonctionne pas… et l’imprimante qui ne fonctionne plus qu’en mode “scan”. C’est peut-être rangé, mais ça fonctionne comme ça peut…
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A droite, du haut en bas : ma déclaration de revenus 2005 (en deux exmplaires, vu les problèmes que je pressentais avec raison), une image rigolotte envoyée par Pulchérie, la photo du meuble qu’elle a magnifiquement réussi comme créateur (et l’article qui va avec), et deux captures écran de quand Pulchérie était favorite chez Canalblog (depuis, j’ai renoncé sous peine de trop envahirla photo du milieu).
Celui qui me change mes icones de place en aura terminé avec la vie…
Merci à Madame Patate de m’avoir fait découvrir que l’on pouvait être maniaque tout de même (le “tout de même” a le mérite d’être réel…).
Comme je culpabilise un peu de voir cet ordre et cet alignement, je m’en vas aligner mes produits dans la salle de bain… Et je passe le relais à ma méchante, Dom, Manou, Missrainette…
Je détestais la rentrée des classes quand que j’étais petite. Je la détestais également quand Pulchérie et Delphine repartaient vers l’école, toutes contentes (elles) avec leur cartable neuf et tout l’attirail nécessaire dedans pour qu’elles deviennent prix nobel un jour à tout le moins (une trousse Barbie, un taille crayon Barbie, un agenda Barbie, une règle Barbie, l’avion de Barbie, je m’égare).
Déjà je revivais mes rentrées (l’horreur). Sinon ce n’est pas que je détestais prendre des vacances quand elles terminaient les leurs à l’époque où je ne travaillais point (volontairement ou au chômage), mais le premier soir elles rentraient de l’école avec des livres. Des livres à couvrir…
Je soupçonne ces innocentes facétieuses d’avoir toujours choisi volontairement des livres non couverts pour que je les recouvre moi-même de papier transparent immonde, impossible à ajuster et assembler correctement avec du scotch qui ne colle pas, ou trop, où il ne faut pas…
Je suis déjà incapable de faire un paquet cadeau. J’admire les personnes qui vous en font un en 2 temps et 3 mouvements chez n’importe qui (je ne vais pas sélectionner le magasin non plus). Je regarde : c’est facile comme tout, je prends note. Je m’y colle : c’est impossible, ça ne ressemble à rien, j’ai pris trop de papier, ou pas assez, ça se retrouve en vrac et moche. J’ai testé le genre “paquet cadeau = bonbon géant” mais sortant de mes mains cela ressemble à la serpillère de Thérèse qui manquait à l’autre pour descendre ses poubelles…
Je ne sais pas quels jurons épouvantables et horribles j’ai pu prononcer en recouvrant les livres de classe. Les filles s’installaient pour me regarder en riant à l’avance (même pas en douce…) dès que j’entamais mon chemin de croix avec le papier dûment choisi par elles ou bien du transparent (ne pas prendre d’adhésif si vous êtes aussi doué que moi). C’était leur plaisir personnel de la rentrée que de voir leur mère rouge, transpirant à fond, éructant des insultes, les ciseaux et le scotch à la main pour tout louper… Elles avaient les livres les pirement recouverts de la classe et de toute l’école, mais là même pas honte parce qu’elles avaient bien rigolé (et les livres étaient recouverts, c’était tout ce qu’on leur demandait).
Fort heureusement, la vie ayant ses revers (il faut bien qu’il y ait l’envers de la médaille et quand la médaille est moche, le revers est sympa), je me suis retrouvée un beau jour chez mes parents pour 4 ans, et découvrir que Mrs Bibelot adorait recouvrir les livres cette sainte femme (ma mère). Elle faisait cela avec brio et maestria (deux potes à elle) devant le regard consterné des filles qui ne pouvaient même plus rigoler un bon coup en me voyant me scotcher les doigts après m’être coupée un tendon avec des ciseaux en disant plein de gros mots…
Quand je le dis que la vie n’est qu’un long calvaire…
Et vous vous arrivez à faire des paquets cadeaux ou recouvrir des livres ? Moquez-vous….

Est-il mignon…
Tout a commencé à mon adolescence. L’adolescence est un moment magique atroce où l’on ne sait plus qui l’on est, qui que l’on va devenir, mais où pointent tout de même des traits de caractères qui vont aller en s’affirmant et s’accentuant (au secours !!!!)
Donc, j’avais 14 ans et si ce n’est pas l’adolescence en plein, vous repasserez un beau jour. C’était donc en l’an 1000 avant JC (Jules César) et fleurissait dans les magasines une publicité pour une ombre à paupières.
A l’époque où que j’étais bête et en pleine restructuration (déjà), et là je fais appel à mes lectrices de la même génération que moi, genre 1956/1962 pour date de naissance, existait un magasine qui s’appelait “Mademoiselle Age Tendre”. Je l’achetais régulièrement (enfin maman me l’achetait en soupirant et en regrettant que je ne lise plus “Lisette” ou “15 ans fillette”). Tous les ans, ce mensuel élisait une “mademoiselle Age tendre” (qui enterrait miss France) + 2 dauphines. Les dauphines ont mieux réussi que les mademoiselle Age tendre en règle générale. Pour exemple : la mère de Marcel Pagnol dans “la gloire de mon père” et “le château de ma mère”, est Nathalie Roussel : une dauphine de l’élection d’une certaine année… (Alzaeïmer frappe quand il veut)
Quel rapport avec les écureuils se demandent les malheureux qui sont arrivés là par hasard avec une recherche gogole mentionnant “écureuil” ? Aucun. Il n’y a aucun rapport, c’est juste une introduction pour une publicité d’ombre à paupières… Et un rappel sur le fait que l’écureuil fait des réserves… (dont il oublie le lieu, moi pas)
Donc une dauphine élection Mlle Age Tendre, vantait les mérites d’une ombre à paupière comme maintenant ils n’oseraient jamais en vendre. Une base bleue ou verte bien flashant à bien tartiner. Rajouter du lumineux avec le deuxième pinceau, via des paillettes. Troisième couche avec deux ou trois étoiles à coller sur le tout. Hideux, maintenant que j’y pense.
Meilleure amie et moi rêvions de cette ombre à paupière qui nous agressait dans tous les journaux que nous lisions (le monde, figaro, science et vie…). Un beau WE nous voici chez Mrs Morgan dans sa maison de campagne. Meilleure amie adorait y aller, moi aussi (c’était magique). Mrs Morgan était une femme de grande intelligence, de haute culture, ET sophistiquée à mort, avec un goût très sûr. Il fut acquit pour elle que nous ne pourrions survivre sans cette ombre à paupière qu’elle qualifiait “d’atroce“, et nous donnat généreusement 500.000 dollars à claquer dans la parfumerie de son bled. Petit bled, mais parfumerie trèèèèèèèès bien pourvue, car pourvoyant à 50 Km à la ronde.
En ce qui concerne l’ombre à paupière en 4 teintes, je pris le vert, meilleure amie le bleu. Au passage je pris également de “l’air du temps”, meilleure amie n’osat pas : c’était ma grand mère et pas la sienne qui payait la facture.
En rentrant, meilleure amie, se maquillat immédiatement. Si Mrs Morgan souffrait d’un théorique problème cardiaque, il ne se manifesta pas ce jour là. Quant à moi, je rangeais soigneusement mon ombre à paupière pour “le jour où”…
Ah, vous voyez pointer l’écureuil… Oui, je n’allais pas séduire l’élu avec cette ombre à paupière verte. Je la gardais pour quand je sortirais avec lui. Donc l’ombre à paupière c’était pour plus tard, un jour… Elle n’a jamais été utilisée…
Depuis mon adolescence, c’est horrible ce que j’ai pu acheter comme ça, pour plus tard, pour “quand”. Le sérum que je mettrai quand j’aurai mauvaise mine, l’anti ride que je mettrai quand j’aurai un jules. Le merveilleux maquillage que j’utiliserai pour quand je passerai à la télévision… Tout ceci gardé précieusement pour le jour où (n’importe quoi fait l’affaire)… Et je continue à faire des réserves pour l’avenir…
Les filles ont vite repéré à l’adolescence qu’il y avait des choses dans mes placards de salle de bain, intactes et non descellées… Mouth n’y verra que du feu, et comment que je lui pique ses collectors Dior et Yves Saint Laurent pour moi m’en servir. Sauf que Mouth a rencontré un mec et qu’elle recherche le collector Yves Saint Laurent acheté il y a 3 ans mais toujours intact, pour se faire une mine de rêve. Mouth hallucine : disparu de sa salle de bain (au prix que ça coûte, au pire elle pensait les renvendre sur internet, les collectors ça vieillit bien et c’est très demandé, pour payer sa vidange).Les filles interpellées d’urgence ramènent un collector avec bouchon cassé et poudre diminuée de moitié. Ou comment ne pas trucider sa descendance parce que cela ne se fait pas.
Je peux affronter une grève des parfumeurs et para-pharmacies avec sérénité : j’ai de quoi me tartiner la peau pour les 120 ans à venir… Oui j’ai tout acheté pour plus tard… Ce n’est pas maintenant… Maintenant j’utilise une crème ruineuse (+ le contour des yeux qui va avec) donnés par Pulchérie qui travaille dans une boîte de luxe.
Je l’aurais bien gardée pour plus tard, au cas où, mais quand elle viendra, ell va vérifier que je me sers bien de sa crème. Je n’avais pas le choix (d’un autre côté elle est super, j’aurais eu tort d’attendre…).
Ce syndrôme ne m’atteint que sur le produit de beauté ou de maquillage, de luxe, voire même le parfum… J’ai ainsi quelque part à la maison, mais je ne sais plus où, deux poudres libres de Caron, dont finalement je me servirais bien actuellement. Malgré leurs dénégations, je soupçonne les filles (hou la vilaine mère !) de les avoir poudrenapées.
Par contre, du jour où j’ai utilisé le produit une fois, je vais jusqu’au fond, sauf si bien entendu il me donne des boutons…
Et vous, vous gardez quoi pour l’avenir “un jour” (en vous souvenant de la planque, contrairement aux écureuils) ?
Après je vous laisse tranquille, mais je ne voudrais pas terminer bonne dernière !!!!