Bienvenue sur le blog de la Gentille sorcière.

'Nos grands moments de solitude'

J’aime pas le train…

EndoraPour revenir de Paris, j’ai été bien entendue obligée de prendre le train, la cariole à âne se faisant rare dans Paris. Et puis 45 km en cariole, avec Diabolos mourrrrrrant de faaaaiiiim à l’arrivée malgré la tonne de croquettes que je lui avait laissée samedi, j’ai préféré éviter.

Je n’avais pas pris d’arme cette fois ci, pas plus qu’un quart de pomme ou un quart de flotte (faut suivre), je me sentais en confiance.   Delphine m’a accompagnée jusqu’à Paris Montparnasse parce qu’entre Cité et ma gare de réception, je peux toujours m’égarer c’est certain et puis on avait à parlotter entre mère et fille loin des oreilles de sa soeur (non pas qu’on en dise du mal, mais être deux par deux c’est sympa aussi). J’étais sciée par ma valise (je vous parlerai du coup du billet expiré plus tard et les courbatures feront l’objet d’un post exclusif) et je me suis écroulée dans le premier wagon qui est celui à prendre pour être à côté de la sortie quand en arrive à Champignac en Cambrousse (z’avez qu’à lire Spirou, les vieux, c’est à mourir de rire).

Les flics sont passés en bande de 18 pour faire remarquer à un jeune homme bien sous tous rapports et lisant Quafqua, qu’il n’avait pas à mettre ses pieds sur le siège devant lui. J’ai cru qu’ils montaient dans le train, j’avais tort, ils regardaient juste où l’on mettait nos pieds et SE SONT ROULES UN JOINT SUR LE QUAI, alors que Delphine m’avait fait remarquer que je n’avais pas le droit de fumer sur le même quai ! C’était un peu hallucinant, d’un autre côté ils dialoguaient sympa avec des fumeurs en manque, je peux comprendre (par 18 les flics armés c’est peut-être un peu beaucoup non ? Ou c’est moi ?).

Juste avant le décollage, mais alors juste avant, (après vérification sans doute que les flics restaient bien sur le quai) 6 loubards bien blancs et sans accent (je précise), sont montés dans le wagon. Alors que j’étais seule dans le wagon le jeune homme quafqua ayant décrété aller poser ses pieds ailleurs, ils se sont installés juste en face de moi, à côté et tout et tout, ce qui fait louche tout de suite. Je les ai ignorés mais eux ne m’ignoraient pas et j’étais à 1000 km de la sonnette d’alarme.

Ils avaient un look d’enfer et des idées plein la tête, certainement pas des meilleures… J’en ai eu la certitude dès qu’ils m’ont apostrophée “ça va miss ?” “Miss” ? MOI ? Bigleux en plus… Et puis je n’ai pas gardé les lapins avec ces types avec leurs bottes, leur portable dans lequel l’un criait à un autre qu’il faisait grimper les filles aux rideaux (c’est quoi un rideau au fait miss ?)

On a juste bousculé ma valise. On m’a dit “elle fait quoi la vioque c’est pas une miss t’as plus l’oeil (rires intelligents c’est mieux) elle n’est pas contente que des jeunes sympas s’intéressent à elle ?”. J’ai méprisé, le coeur dans les godasses et révisé mon testament. Le plus moche (bien sûr) m’a fait un clin d’oeil en me précisant que j’avais de beaux restes, ça fait toujours plaisir, quand on me parle de restes ça m’évoque un gigot, et lui ferait mieux de faire un clin d’oeil dans son miroir pour voir comment il est séduisant ainsi…. Je n’avais plus peur, juste envie de lui défoncer la tronche mais pas la santé de l’héroine de Kill Bill (et sa maestria). Sinon je pense que… Ayant laissé mon sabre fabriqué par Atory Henzo à la maison j’ai pris la décision de descendre à la prochaine, en maudissant ma distraction.

J’ai courageusement pris ma valise l’air de rien, ne jamais faire voir à un prédateur qu’il nous fait peur, écrasé le pied du plus moche qui voulait m’empêcher de passer en le fusillant du regard, pour me diriger vers la sortie et descendre à Clamart comme si j’avais fait cela toute ma vie (descendre à Clamart, connais pas). Il a attendu que je descende pour me dire que je ne savais pas ce que je perdais, vu qu’il avait été légèrement tétanisé (tout de même) par mon écrasage urgent de ses arpions et mon regard qui tuait, enfin j’espère. Comme une conne je lui ai répondu “je t’emmerde” une fois sur le quai parce que m’écraser trop, je ne peux pas (il aurait pu descendre avec ses potes, j’ai été conne sur ce coup là). Trop tard pour qu’il descende (heureusement) il était coincé dans le train qui repartait, et moi sur le quai à attendre le prochain train une heure plus tard…

Quand le train suivant est arrivé deux siècles après, j’avais toujours peur et envie de chialer, mais à 48 ans ça n’attendrit plus personne. Je me suis assise à côté d’une famille sympa, la maman m’a dit que je n’avais pas l’air bien et m’a proposé des chips (elle pensait que j’étais en hypoglycémie). Je déteste les chips alors j’ai lâché le morceau en restant digne (enfin j’espère). Du coup elle m’a proposé un coca et j’ai eu envie de chialer une fois de plus parce que je déteste le coca, que je ne pouvais pas lui faire de peine et que du coup je l’ai bu et le coca excusez moi, mais c’est atroce, ça devrait être interdit par la loi en ce qui me concerne.

Ca tombait bien, ils descendaient à la même station que moi. Ils m’ont ramenée en voiture chez moi car j’étais incapable de marcher tellement j’avais la bloblotte… et qu’ils sentaient bien que sur les 800 mètres à faire à pied je n’étais pas top. Ils m’ont demandé mon n° de tél pour vérifier que je ne m’ouvrais pas les veines en rentrant (je les ai rassurés, MAIS ILS ONT APPELE C’EST SUPER) Je me suis dit qu’il y avait des gens bons sur terre et j’ai remercié en regrettant de ne pas avoir de pain à l’ail à leur refiler (les pauvres). J’ai pensé à mon petit fils Georges lancé dans cette jungle avec des parents indignes qui lui font des calins et lui donnent à manger quand il a faim. Je me suis dit que ce n’était pas grave parce que j’étais entière, que si cela se trouve je ne risquais vraiment rien, et que j’avais passé une bonne soirée la veille. J’ai effacé tous les messages de ma boite mail blog toute seule tant j’étais perturbée quoi que pas au point de négliger de me précipiter sur le net. J’ai fini par pleurer un bon coup avant de reprendre une vie normale (je me suis fait 2 masques dans mon bain rapport à la pleuraison, mais bon le lendemain matin je ressemblais à une grenouille abligeoise tout de même et ça craint).

La prochaine fois que je pars à Paris, je prends mon cran d’arrêt, une bombe de gaz lacrymo et un pistolet à eau chargé en jus de citron pour tirer dans les yeux : ça les fait briller ! (du coup c’est malin, je vais baliser tous les jours en sachant les filles dans le métro à longueur de journée, ces innocentes…)

La vie n’est qu’un long calvaire. JE HAIS LE TRAIN ET LES TRANSPORTS EN COMMUN.(Non Pulchérie tu n’y échappera pas, je viens avec Mrs Bibelot qui viendra visiter son premier arrière petit fils dans 3 semaines, mais je n’ai même pas peur parce qu’elle aura ses petits ciseaux pliants…)

Posté le 31 octobre '06 par Calpurnia, dans Nos grands moments de solitude. Pas de commentaire.

Me voilà grand mère c’est trop affreux !

Georges_7659722Ca me pendait au nez bien évidemment, vu mon grand âge (quasi canonique), mais je ne pensais pas que cela me tomberait dessus du jour au lendemain, c’est le cas de le dire.

Grossesse dissimulée à sa mère ? Accouchement dans le salon de maman qui s’attendait à tout sauf à ça en plein repas dominical après la messe (hum) ? Hospitalisation pour un deuxième appendice à retirer (les médecins étant tous des ânes dixit Albert) se révélant être un accouchement de jumeaux et l’aérophagie une vaste blague ?

Vous avez une imagination débordante…

Ma méchante et son gentil ont eu des problèmes avec des souris visitant leur appartement. Il faut les empoisonner, les tuer, les gluer (les souris) bref, c’est l’horreur et du sadisme. Ce n’est pas qu’ils détestent les souris (finalement c’est plutôt mimi), c’est tout simplement que ces visiteuses du soir apparement, semaient des petites crottes partout et mangeaient le chocolat ce qui est crimininel, et se promenaient dans l’appart sans compexe, se faisant fugitivement passer pour des mygales (dans l’ombre). Hors le répulsif tout bête pour souris n’existe pas. Il faut les tuer (ça fend le coeur (A la méchante et au Gentil !), les moyens mis à disposition étant sadiques) ou les supporter (les souris !)

Pulchérie a toujours adoré les chats et en a toujours eu (enfin moi sa mère, du  coup elle au passage, bêtement on habitaient ensembles) et en deux temps trois mouvements, a décidé d’en prendre un, dans la mesure où l’on dit que l’odeur des chats fait fuir les souris (ce qui fait ricaner Jean Poirotte alors que Mrs Bibelot est d’accord avec l’adage, ce qui fait que je les ai quitté hier soir au bord du divorce pour discuter de ce passionnant problème !) et qu’en plus elle en voulait un depuis leur déménagement (Pulchérie bien sûr, Mrs Bibelot ayant terrassé Jean Poirotte avec une soupe au potiron, ou avec la louche, je ne sais plus).

Quand Pulchérie veut quelque chose c’est exactement comme quand elle ne veut pas, c’est dire ! (d’autres sont pareils, faites moi penser à faire un T comme têtu et un O comme obstiné dans mon dictionnaire… (le B comme buté étant réservé à Albert)) (je prends des notes et je reviens).

Renseignements pris chez de gentils bloggeurs le mercredi soir, décision prise jeudi, re-renseignements pris le vendredi et le samedi via une annonce, et les voici débarquant dimanche pour aller à la SPA de Plaisir (où l’on évite de trop regarder toutes ces pauvres bêtes abandonnées, je ne le répèterai jamais assez : c’est une honte (d’abandonner un animal, vous êtes fatigants, la méchante et le gentil n’étant pas en cause !).

Ceci dans le but de revenir avec un chat et non pas une souris (précision pour les distraits). Pulchérie l’a avoué après : elle ne serait pas repartie sans un chat ce jour là chaton ou pas, et quel que soit son âge (d’où le refus de bien regarder avant d’avoir fait le tour avec la personne en charge des chats, pour ne pas avoir de remords après et je la comprends (j’ai eu Diabolos à la SPA et j’ai encore sur le coeur de ne pas en avoir pris deux ce jours là qui s’entendaient si bien…))

Bien évidemment, car nous n’étions pas encore trop avancés en saison, il y avait encore du chaton et il y en avait un bien trop mignon, câlin comme elle aime (elle a été habituée à des glues ne pouvant dormir ailleurs que dans les bras d’un humain) (les intervenants sont vraiment à la hauteur pour évaluer le caractère d’un animal, et ne souhaitant pas louper une adoption, ne pousseront jamais à prendre un animal qui ne nous conviendra pas et réciproquement), avec une petite tête triangulaire de voyou curieux et l’air bien déluré.

Donc le petit mâle qui tenait dans la main (elle voulait une femelle) a séduit toute la famille (le gentil se coltinant sa belle doche le pauvre, mais c’était ma voiture et mon panier à chat), a fait signer des tas de papiers, et a servi de klaxon dans la voiture pendant le retour, avec arrêt obligatoire chez Jardilande pour acheter son nécessaire de survie (alors : un jouet, un griffoir, un panier à litière, un panier à voyage, des croquettes, c’est joli cette cabane en coton, cette fausse souris est admirable, le jouet avec des grelots est terrible, et tu pense qu’il voudra d’un arbre à chat ?) (je sais, j’exagère mais sinon c’est pas drôle, tout en n’étant pas loin de la vérité absolue, car l’arbre à chat était en rupture de stock).

Donc mon premier petit enfant est un petit fils noir et blanc, il a une mignonne tête de coquin avec un nez rose, et je les ai vu repartir (la méchante et le gentil ! pas une souris et un chat !) avec un pinçon au coeur en les voyant avec leur premier, alors qu’ils ondulaient de la toiture et gagataient à mort,  comme n’importe quel amoureux des animaux en faisant coutiou coutiou au mayou…, croulant sous le nécessaire à la survie de la crevette anti souris qui venait de grever le budget chocolat…

Quand je l’ai pris le trésor, dans mes mains en attendant le train (dans la voiture bien sûr !)  en lui disant “c’est mamiiie !!!!” pour le gratouiller sous le cou, je me suis sentie devenir (pourquoi devenir vous direz-vous ?) complètement tarte. Je n’ose penser à ce que je dirai de beau à mon premier petit enfant sans poil : une tirade de chèquespiiiire certainement !

Une sorcière gâteuse… (n’empêche qu’un premier animal pour un jeune couple, c’est une page de tournée et pour les parents idem…) (j’m'ouvre pas les veines, j’écris, c’est l’avantage de ce blog idiot !)

PS : sur la photo, avec l’aimable autorisation de sa môman, voici Georges. Oui, comme le roi d’Angleterre ! Lequel ? J’sais plus. Ou alors c’était un prétendant au trône et moi l’histoire d’Angleterre…

Posté le 25 octobre '06 par Calpurnia, dans Nos grands moments de solitude. Pas de commentaire.

Les grandes décisions…

Les_grandes_d_cisions_53273203Les grandes décisions se prennent rapidement voire même pire encore. C’est cette capacité à prendre de grandes décisions qui distingue le fin stratège de celui qui eusse mieux fait de ne pas faire l’école militaire et de rester chez lui à cultiver l’asperge (j’aime bien les asperges, avec de la sauce hollandaise de préférence).

On peut passer des heures à hésiter pour des trucs idiots (j’aime bien les trucs idiots).

  • Je prends la robe noire ou la bleu marine ? (finalement les deux, le commerçant lassé nous faisant une ristourne de 50 % sur la deuxième, ce qui fait que c’était une affaire à ne pas louper)

  • Je mets mes chaussures à haut talon quitte à faire trop vedette des années 50, où les chaussures de chaisière qui seront divines et pleine de contraste avec le reste ?

  • Je mets de l’essence dans la voiture qui broute ou ça peut attendre ?

  • J’écris au fisc ou je fais la morte en lui envoyant mon attestation de don d’organes ?

  • Je me lève et je vais bosser ou je téléphone que j’ai la peste et que j’attends le SAMU ?

  • Je fais un gigot où une blanquette ? Tarte aux pommes ou fondant aux poires ? Avec ou sans fromage ? Salade ou pas ? (la vie n’est qu’un long calvaire)

Mon avant dernière grande décision, a été de flanquer Charles Hubert mon deuxième ex mari à la porte. Je n’ai pas envie de passer pour une mégère et je m’en vas vous expliquer pourquoi (ne vous endormez pas, merci, parce qu’après il y a ma dernière grande décision qui compte pour moi).

Je suis tombée amoureuse de Charles Hubert étant en pleine recomposition de mon moi existentiel (traduisez : elle n’allait pas bien la pauvre et elle ne s’en rendait pas compte), et lui ayant une double personnalité (cela porte un nom, mais Delphine n’est pas là pour me l’épeler ce nom en “phrène” précédé de “schyzo”. Rien n’est plus dangereux qu’un réel “phrène” doublé d’un maniaco dépressif qui cache bien son jeu (c’est normal, cela fait partie des symptômes, donc, méfiance…). Seulement le problème c’est qu’il avait l’air bien, encore que chez lui ce soit le bordel comme personne ne peut l’imaginer (j’aurais dû partir en courant, je ferai un post sur nos instincts de survie qu’il faut suivre absolument). Excepté le bordel, j’avais l’impression d’avoir rencontré l’homme qu’il me fallait (les filles si vous ricanez, je vous flanque une tarte, je suis tout de même votre mère !)

Nous voulions un enfant (j’aurais bien aimé avoir encore une fille et pourquoi pas encore une autre fille, je pense que je ne m’en serais jamais lassée…). Lui, voulait un gosse. Quand il m’a demandé ma main, je lui ai quand même précisé que passé 40 ans on ne concevait pas et ne chiait pas un chiard aussi facilement qu’à 26, âge limite où j’avais accouché de Delphine en espérant bien lui faire une petite soeur (une fille de plus, Albert s’est dégonflé, je le hais).

Bref. Charles Hubert avait méprisé cet avis pourtant réel, décidé que de fonder un couple était sa seule raison de vivre, qu’il s’en fichait d’avoir ou non un gosse et comme une idiote sorcière, j’ai dit “oui”. Parce que moi je ne sais pas ce que c’est que de se mentir à soi-même… (sauf quand j’ai voulu croire encore qu’il n’était pas fou, pendant environ un an, vous oubliez tout de suite).

Depuis donc un an, il était odieux, parce qu’il était au chômage et je ne savais pas ce que c’était MOI que de toucher les assedics (siiiiiiii). Depuis un mois et demi il était odieux puissance 20, à vouloir partir aux USA faire un reportage photo TOUT SEUL (alors qu’il n’envisageait pas de passer une soirée sans moi, avant un certain soir où il avait loupé le dernier train devant le ramener de Paris), à me faire des crises perpétuellement, hurlant parce que j’avais acheté une pizza et qu’il était assez grand pour se nourrir tout seul…. Il me cherchait continuellement, cherchait le conflit.  L’enfer qui suivait une sale période… J’étais au bord du gouffre, non décidée à ce que cela continue trop longtemps (ça il ne l’a pas senti) et j’ai fait un grand pas un avant un beau jour (sauf que du coup j’ai rebondi sur un gros matelas posé au fond par mon ange gardien).

Vacances pourries. Malade à crever (je suis sûre qu’il m’avait donné de l’arsenic ce rat et je ne rigole même pas, vu son indifférence narquoise aux urgences. Il attendait ma fin et l’usufruit de l’appartement, ignorant qu’il m’avait fait tellement chier que j’avais annulé le tout au dernier vivant parce que je n’étais pas QUE conne), temps de merde, je décide un beau soir devant une promo internet, de partir en Egypte pendant ma dernière semaine de congés. Lui n’était pas libre, ayant trouvé un CDD, et je propose à ma méchante de l’emmener détestant être seule et Delphine ayant connu l’Egypte pour sa majorité, avec Albert (et n’étant pas libre, sinon quel calvaire de choisir).

La méchante hésite 15 secondes “je ne sais pas, il faut que je réfléchisse, OK“. Je réserve le voyage le mercredi pour départ le samedi. Charles Hubert ravi “tu vois que les voyages c’est ce qu’il faut, tu ne pourras pas t’opposer à ce que j’aille faire mon reportage photo aux USA…”. Prends moi pour une conne, on en reparlera… (et quand on commence comme cela c’est mauvais signe, je vous le dis, surtout quand on a annulé son tout au dernier vivant (en fait je voulais tout pour mes filles))

Le lendemain soir, attendant des nouvelles du Tour opérator devant confirmer le voyage, je me prends un mail en pleine tronche, d’une américaine appelant Charles Hubert “mon chéri”, et ravie qu’il puisse venir la voir en octobre vu “que ton femme parte toute seule peut-être avec sa amant en Egypte”. J’ai eu un petit choc devant cette grammaire désastreuse.

Charles Hubert s’est pris un aller et retour en rentrant, et je n’aurais jamais cru que je pourrais giffler un adulte un jour. Mais devant son oeil torve, alors qu’il traitait “sa correspondante américaine, oui j’ai oublié de te parler d’elle” de folle “ce n’est pas de ma faute si elle m’appelle mon chéri ! cette folle”, alors qu’ils n’avaient fait que s’écrire et se répondre et que j’avais donc pu tout lire, je n’ai pas pu résister… J’en ai gardé un bleu dans le creux de la paume pendant 3 semaines (lui rien, il y a un dieu pour les cons)…

Oui j’avais tout lu. Qu’il n’avait pas fait que louper son train. Qu’il était triste depuis qu’elle était partie. Qu’il allait me pourrir la vie et me pousser au suicide pour hériter. Qu’il était fou d’elle, qu’il arrivait pour lui faire beaucoup d’enfants dans une petite maison dans la prairie, etc… Je pense que beaucoup me comprendront (même les hommes).

Je partais tout de même le lendemain avec la méchante, un peu sciée quand même, ne voulant rien faire dans l’urgence car j’aurais fait n’importe quoi (me tirer en lui laissant MON appart). La grande décision je l’ai prise en revenant (après avoir un petit peu cogité, on le comprendra, et merci à la méchante pour ses silences pendant que je soliloquais), en le retrouvant même pas piteux et déconfit, de retour d’Amstermam où il était parti en reportage photos juste pour mon retour… Dépité tout de même que son petit mot sur le bureau “je suis parti à Amsterdam pour le WE, reprenons un nouvel élan, on en parle lundi”, ne m’ait pas satisfaite (les femmes, c’est compliqué, tu es vraiment chiante !). Il a cru bon de préciser “je veux un enfant, j’en ferai un à une non stérile et tu ne pourras que t’incliner et l’accepter”. D’où mon “tu as 2 heures pour partir ou je flanque ta garde robe par la fenêtre”. Comme j’avais pris, très classique, le rouleau à patisserie (il faisait quand même 20 cm de plus que moi et les kg qui vont avec), il s’est exécuté en soupirant : ces femmes toutes des mégères ! (et lui pas con de donner la boite mail commune à sa copine !) et s’en est retourné chez sa mère en attendant que ça me passe.

Sauf que cela ne m’est pas passé. Il ne s’en est toujours pas remis (tout en ayant effectivement fait un gosse à n’importe qui) mais je m’en fous, je plains seulement le gamin et la mère, moyen, parce que j’en ai d’autres à plaindre avant (dont moi qui viens de fêter les 22 ans de sa cadette).

Les grandes décisions se prenent rapidement, et elles ne sont grandes que si l’on persiste et signe. Ne jamais revenir en arrière, telle est ma devise !
(même si 8 jours après on a l’impression que l’on va crever : ça passe !)

Donc ce soir j’ai pris une grande décision en 3 secondes et c’est absolument magnifique.

Surtout pour qui sait ou a deviné ma haine du shopping (oui Hélène je sais, je mérite les mines de sel de bain et tout ce qui va avec, mais c’est comme cela, je déteste faire du shopping).

Depuis ce matin j’en avais un peu marre de toujours porter les mêmes fringues. Non pas que je sois jalouse des pin up de mon boulot. Non, marre d’avoir envie d’un “slim”. J’adore et j’attendais que la mode revienne et ça me va super bien en plus, donc cela me manquait. Marre de bosser pour le percepteur et le syndic. Marre que le banquier me téléphone GENTIMENT en me précisant qu’à la vue de mes relevés de compte il sait bien que je n’abuse pas mais que… Marre tout court. Je voulais tout à coup un slim noir et un pull allant avec, et ne pas me crever le tempérament 47 semaines par an pour une facture de robinet de radiateur que le syndic veut que je change (je m’y oppose, la position ouverte/bloquée me convenant parfaitement) uniquement.

En fait cela me taquinait depuis environ 2 mois

Et là je sors du boulot, je prends la file du milieu pour rentrer chez moi, et tout à coup, en 2 secondes, je décide de prendre la file de droite qui mène à la RN10 et à plein de boutiques, au lieu de prendre la file de gauche qui passe par la campagne et un salon de toilettage pour chiens… Bon OK j’ai bien emmerdé 3 vendeuses et ruiné ma carte bleue, mais bon une fois tous les 18 mois, on me pardonnera…

En tous cas, j’ai pris cette décision en 3 secondes, et je ne suis pas lâchement rentrée chez moi par la RN 10. Non j’avais pris ma décision, et je m’y suis tenue et j’ai acheté plein de trucs !!!!! Parce que depuis deux mois je n’arrêtais pas de me dire dès 15 heures “je vais m’acheter des fringues” (mollo maxi sur la motivation). Et je prenais la bonne direction pour finir par faire celle qui rentrait chez elle et qui testait si ce n’était pas plus rapide la RN 10 que les chemins dans la forêt… Quand j’ai trop mûri ma décision, le fruit est pourri… Surtout quand je dois faire du shopping…

Comment que je suis fière de moi (encouragez moi pour les chaussures, c’est un calvaire pour moi…)

Mais je persiste : LES GRANDES DECISIONS SE PRENNENT RAPIDEMENT !

Et vous, vous avez déjà pris de grandes décisions en deux coups de cuillère à pot ?
(quelles qu’elles soient ? (pour la majorité aller faire du shopping ne compte pas…))

Posté le 19 octobre '06 par Calpurnia, dans Nos grands moments de solitude. Pas de commentaire.

BON ANNIVERSAIRE DELPHINE !

Anniversaire_des_filles_57210832Delphine a eu  22 ans ce 12 octobre à 1 H 35 du matin… Pulchérie aura 25 ans le 18 décembre à 17 H 05…. (oui je sais c’est précis, mais le moment exact où l’on chie sa pastèque, on s’en souvient toute sa vie) (vous saurez ce que c’est que de chier une pastèque, je ne vous ai pas fait les naissances…)

Et là c’est tout bête mais je cafarde à mort (enfin presque) et je ne vois pas pourquoi je ne vous en ferais pas profiter. Vous n’êtes pas ici que pour rigoler, non mais sans blague ! (et puis en plus ce serait trop facile !).

Pour les filles l’anniversaire c’est super sympa parce qu’on fait la fête avec papa d’un côté et maman de l’autre, encore qu’atteindre le quart de siècle soit douloureux pour la grande (laissez moi rire et mes parents plus encore, c’est horrible dans ma têtes ils ont toujours 40 ans et moi 20…). Pour moi fêter l’anniversaire des filles, c’est désormais comme fêter celui de mes parents : il y en a deux qui tirent devant et deux qui poussent derrière et cela devient difficile. Plus de garde fou devant les parents. Quand je suis née j’avais les grands parents et des arrières grands parents devant, j’étais à l’abri. Maintenant je suis en deuxième ligne et je prends de la bouteille… Arrivera un beau jour  un chiard qui me poussera encore plus (et mes parents avec, tout le monde n’étant pas comme le père de Mrs Bibelot qui se croyait immortel, pensait connaître ses arrières arrières arrières petits enfants, et prenait à la banque des placements sur 20 ans à 85 ans pour en discuter à l’échéance)

Ce qu’il y a de terrible, ce sont les souvenirs si vivaces que l’on ne peut pas les vivre comme on l’aimerait. Généralement le cafard me prend 1 mois avant l’anniversaire. Donc pour Delphine dès le 12 septembre (si vous suivez j’étais en plein dedans depuis un petit moment !) je gamberge en revivant mon 9ème mois (le plus long !). Pour Pulchérie cela m’attrape le 18 novembre sur un ciel de traîne, pour le même motif, donc en toute logique dans la foulée, et en plus il y a les “fêtes” en perspective, qui n’en sont plus vraiment depuis qu’il manque trop de monde, qu’elles ne sont là qu’une année sur 4 (au mieux, je parle des filles) et que le père noël n’existe plus, ce que j’ai découvert en regardant Friends, ça m’a sciée et bouleversifiée.

Je me revois avec mon gros bidon, genre mongolfière en pleine ascension, épanouie, confiante pour la naissance (pour l’aînée seulement, pour la cadette, échaudée, j’avais fait aiguiser un couteau de chasse et scier un fusil par papa, pour menacer le personnel de la clinique en cas de non intervention de la péridurale dès que possible), tout bien prêt, heureuse et jeune, confiante en l’avenir. Et dès que Delphine me dit “dans un mois c’est mon anniversaire !” (en rythme, faut connaître), clac, le couperet tombe. 22 ans aujourd’hui. Comment 20 ans de ma vie ont-ils pu se dissoudre de la sorte ? Je dis 20 parce que pour l’instant c’est 20… Dans 10 ans si je vous saoule toujours je dirai 30…

Je me revois quand on me l’a mise dans les bras, ignorant tout ce qu’il allait m’arriver (heureusement, je n’aurais eu que la force de la laisser choir par terre), et Pulchérie soudain très grande par rapport à sa soeur, venant rendre visite à la nouvelle venue dès 14 heures, et s’extasiant sur ses petits doigts et ses petits pieds et m’en voulant de l’abandonner pour quelques jours (en posant ses mains sur mon ventre en me demandant où diable était le bébé..). Je revis aussi la naissance de Pulchérie (dans la douleur comme dans la bible, et toute la salle d’accouchement poussant avec moi, leurs efforts étant 100 % négligeables). En fait, dès que j’attaque la naissance de Delphine, je me fais au passage celle de sa soeur, ce qui fait que je sais pourquoi le dernier trimestre de l’année + un mois (janvier c’est mortel) sont pour moi “maudits” (en plus beaucoup de disparus à cette époque là…). Non pas maudits parce que je les ai eues mes pupuces, j’en aurais bien pondu encore plusieurs (des filles surtout), mais parce que tout a passé trop vite…

Je revois les premiers sourires si merveilleux, les grosses larmes plein les yeux du chagrin à consoler absolument, les premiers aheuuu, les petits bras tendus vers maman tout le temps, le petit visage plein d’espoir levé vers moi parce qu’il fallait que je dise “vazy” et qu’elles me sachent derrière elles en comptant sur moi, le premier jour d’école, les premières grandes vacances quand elles pensaient en avoir terminé avec l’école définitivement “ben maman c’est les GRANDES vacances”. J’entends leurs petites voix (c’est fou la mémoire des voix), leurs questions, leurs discussions. Je les revois jouer et mettant le bazar partout, en me demandant des crèpes  à ma confiture et en riant avec le chien et le chat qui sont eux aussi partis… Je les revois plus grandes, causant, discutant avec moi de choses parfois graves. Je revis nos soirées de 3 filles seules à la maison où on écoutait de la musique choisie à l’unanimité en discutant des grands problèmes de la vie jusqu’à deux heures du matin en rigolant bien (ne jamais se laisser abattre). Tout cela m’attendait à leur naissance, et c’est déjà derrière moi… Elles croquent dans la pomme et moi j’attaque le trognon… (les mecs, restez à vos patates et à votre boeuf !)

Je me revois aussi, triste et anéantie, et pas à la hauteur pour elles à certaines périodes et je m’en veux toujours. (Si c’était à refaire je me shooterais au tranxène pour tenir le coup, mais à l’époque je ne voulais pô, il m’a fallu plonger un jour dans le 356ème dessous pour m’y résoudre, contrairement à ce qu’elles pensent, à contrecoeur). Elles étaient tristes et je n’y pouvais rien, sauf faire semblant et mettre ainsi un  pansement sur une blessure ouverte, donc je ne l’ai pas fait.

Leur enfance a passé tellement vite alors que la nôtre n’en finit pas de se traîner (c’est dingue, jusqu’à mes 16 ans, j’ai l’impression d’en avoir vécu 50)… Je cafarde un peu parce que forcément le temps a coulé trop vite… L’estuaire du fleuve se rapproche et j’ai perdu trop de temps. Sans le savoir. Je vous le dis mais cela ne sert à rien : on le sait toujours trop tard et c’est pour cela que l’on sait : parce qu’on ne peut pas remonter le cours du fleuve et que l’on comprend soudain où l’on est. On ne peut pas revivre le passé en en profitant plus (et j’ai tout fait pour en profiter), et en le changeant (pour pire peut-être). Je vous dis simplement : CARPE DIEM ! C’est VRAI, sauf qu’on nous l’apprend à un âge où l’on ne peut pas comprendre (mais on s’en souvient un jour).

Leurs bêtises et leurs disputes, leurs musiques et leurs fouillis, leurs bricolages, tout cela me manque, même si c’est aussi un plaisir d’avoir des enfants adultes.

Et je me dis qu’un jour j’aurais un petit fils ou une petite fille (ou alors les deux !) à qui j’apprendrai plein de trucs. A qui je ferai des crèpes. A qui je raconterai les bêtises de maman (et oui les filles c’est comme ça… vengeance…) et qui croira au père noël (certainement chez Albert, mais ça, je ne veux pas y penser).

Un jour je referai un sapin et une crèche, pour quelqu’un qui me demandera si j’ai connu Jules César, Charlemagne, Louis XIV… Je ferai un peu partie de la préhistoire pour un gamin qui découvrira que le téléphone portable n’existait pas quand j’étais petite, que mamie a vécu à la campagne avec des toilettes dans le fond du jardin, sans lecteur DVD et sans TV mais avec un “tourne disques”. Je lui raconterai à la bougie (c’est mieux, je couperai le compteur), qui étaient ses arrières grands parents, et les autres, que l’on mangeait bien quand j’étais petite. Et je lui apprendrai ce qu’est un cèpe ou un coprin chevelu, un chêne, un hêtre, un bouleau, et que mamie n’a pas d’anniversaire… (en lui rappelant celui de sa mère). En plus on jouera aux 7 familles avec Disney…

Bon je sais je suis nulle sur ce coup là, mais du 12 septembre au 1er janvier inclus, je broie souvent du noir (je m’en vas vous faire Noël avec allégresse promis, je vais vous tuer le mythe avec dérision)… Alors là je prend les devants… Surtout que cela fait 5 personnes qui me téléphonent pour me rappeler que :

L’anniversaire de Delphine (samedi 14 au soir grève de blog ce jour là) = buffet froid
= ne peut pas se faire sans salade vietnamienne que je réussis si bien alors on me remercie de ne pas l’oublier (je ne risque pas…) 

Et mon chagrin tout le monde s’en fout (qu’elle ait déjà 22 ans et que cela ait passé trop vite). Pas de bol, du coup, ça tombe sur vous, mais je ne peux pas toujours vous parler d’Albert…  D’un autre côté ma soeur commence son petit cafard avec mon neveu qui va avoir 9 ans, mais qu’elle horreur ! Comment le temps a-t-il pu passer si vite ? (je ricane in petto, mais ce n’est pas drôle)

La vie c’est aussi le temps trop vite passé, et en plus un big boss qui choisit un mauvais jour pour venir nous la pourrir encore plus !

Comme dirait Dom, il n’y a pas de hasard…

BON ANNIVERSAIRE MA CHERIE !

Pulchérie aura son tour le 18 décembre, z’êtes là pour en baver…

Posté le 12 octobre '06 par Calpurnia, dans Nos grands moments de solitude. Pas de commentaire.

I.V.N.I chez moi !!!!

Chirurgien_57210952 Au départ je voulais intituler ce post “les mouches“, mais j’ai découvert avec stupéfaction que ce titre était déjà pris par un sombre inconnu qui en a fait tout un livre (ou une pièce, ou une nouvelle, n’importe quoi !), faut pas exagérer tout de même.

Donc ce sera “Insectes Volants Non Identifiés” chez moi, et ne riez pas, c’est pathétique et pas très drôle.

Depuis début juillet, je retrouvais sur mon évier, de manière régulière, de toutes petites bestioles isolées que je m’empressais de noyer (ma compassion ne s’étendant pas vraiment aux insectes, surtout les tarentules et cancrelas que j’ai croisés en Afrique, c’est top diabolique). Bon cela restait léger comme invasion, et j’ai pensé à des bestioles venant de l’extérieur (la porte fenêtre de la cuisine est juste à côté de l’évier).

J’habite en effet un prodigieux appartement qui donne sur (que peut-il bien y avoir derrière chez moi lonlère ?) un petit bois. Qui dit petit bois dit petits insectes qui rentrent régulièrement car j’ai la manie de laisser les fenêtres ouvertes quand la température extérieure dépasse 10°. J’ai donc des mouches de temps à autre, le moustique classique et suprêment agaçant quand il décide de vrombir à côté de notre oreille à minuit, des guèpes, des faucheux, et un jour un papillon qui s’est posé direct sur la queue du chat qui ne s’en est toujours pas remis.

Lors de sa dernière visite, Delphine a décidé de vider mes placards (de réserves) et est venue m’apprendre outrée, que j’avais des bestioles dans l’un de deux-ci Diantre et fichtre bougre : pourvu que cela ne soit pas des charençons.

Je n’ai peut-être pas vécu les horreurs de la guerre, mais j’ai vécu l’attaque des charençons dans cet appartement, ayant acheté du tilleul en vrac chez le pharmacien qui était charançonné (le tilleul). C’est Mrs Bibelot qui m’a dit ce qu’était ce curieux petit insecte qui s’était répandu dans mes farines et tisanes diverses, en snobant la menthe. Le pharmacien ne s’en est pas remis non plus car tout son stock était effectivement charançonné : perte sèche pour lui et remboursement immédiat du tilleul sans dommages et intérêts rapport à ma farine blanche, de blé noir, de pois chiche et de maïs, perdue à jamais.

Depuis je désinsectise à mort et je n’achète plus de tisane en vrac : c’est toujours ça d’économisé.

J’ai donc vidé tous mes placards, tout nettoyé, inspecté à la loupe mes réserves… Rien à redire. J’ai tout jeté quand même, on ne sait jamais. J’ai vidé 4 bombes d’insecticide acheté en gros, par 12 dès l’annonce de Delphine, dans toute ma cuisine, gaines d’aération comprises. Le chat a disparu pendant 4 heures et j’ai toussé comme une malade (d’où la photo car j’avais mis un masque).

Hors donc diable et que diantre, rentrant ce soir du boulot, que vois-je tremblottant sur l’évier sous mes yeux éberlués : 3 insectes pas très en forme, mais bon, 3 insectes tout de même, les mêmes. Impossible de savoir ce que c’est. C’est tout petit, noir. Ce ne sont pas des cafards j’en suis certaine. Je noie les mourants dans l’évier et en avant pour un coup de bombe, nom de d’là !

Puis je m’installe à l’ordi et tout à coup que vois-je passer sous mes yeux toujours éberlués : un petit truc noir qui se pose sur ma main et hop, rentre ses ailes. Donc la bestiole a des ailes et elle vole vite. Elle vient sans doute de l’extérieur, du petit bois lonlère et tralala.

J’ai peur. J’ai très peur. Qu’est-ce que c’est que cette toute petite bête ? (une bête à bon dieu c’est 8 fois  plus gros, c’est dire) qui vole ? S’installe sur mon évier (pour les placards rien à redire, ils sont vernissés d’insecticides) ? M’atterrit sur la main ?

Et si l’insecticide l’attirait ? J’imagine des hordes vrombissantes s’engouffrant via la porte fenêtre de ma cuisine, dès que j’empoigne une bombe. J’imagine des armées volantes d’IVNI frémissantes de joie à l’odeur de la pulvérisation, se passant le mot et se précipitant chez moi. Pour me trouver raide morte. Car l’insecticide j’ai la touxeuse impression que ça n’est pas très bon pour les humains non plus. D’ailleurs Diabolos déteste autant que moi et il miaule à tout va dès qu’il me voit empoigner la bombe (j’ai fait un nouvel achat en gros de 12 bombes contre insectes volants qui sont eux identifiés…).

C’est quand qu’il gèle que je referme la fenêtre sans regrets ? Et quand je le dis que la vie n’est… (vous aurez le droit de piocher dans votre nutella si vous trouvez la fin de la phrase)

Posté le 18 septembre '06 par Calpurnia, dans Nos grands moments de solitude. Pas de commentaire.

Demain c’est dimanche…

Les stats sont nulles sur mon blog le dimanche, pires que le samedi où elles me dépriment quand je les consulte, alors je fais grève le dimanche à partir du 3 septembre, d’autant qu’il y a des champignons et qu’il faut bien la jouer rebelle un jour…

Posté le 2 septembre '06 par Calpurnia, dans Nos grands moments de solitude. Pas de commentaire.

Hypocondriaque ? Moi ?

HypocondriaqueQuand la Faculté a trouvé un calcul grand comme ça dans la vésicule de Mrs Bibelot, je me suis mise à souffrir du ventre précisément dans le secteur de la vésicule. Il faut dire que vu la taille de l’engin, le médecin lui a affirmé qu’elle l’avait débuté il y a environ 20 ans : pile poil à mon âge.

Sauf que…

Sauf que contrairement à maman, je fais tout de travers. Je suis la championne toute catégorie pour les effets secondaires exceptionnels d’un médicament (talonnée de peu par ma soeur) et mon médecin le Dr Acromion en a déjà signalé deux (effets secondaires exceptionnels) à la “vigilance pharmaceutique” car le laboratoire était passé à côté (et pour cause, il ne m’avait pas pour tester, mais j’ai perdu la vue de l’oeil gauche pendant 3 heures pour le premier médicament, et eu l’impression de perdre l’intégralité de mon système digestif pour le deuxième…),

J’ai déjà eu des problèmes de santé normalement mineurs, mais une opération de l’épaule et hop, me voilà avec une complication très rare. 20 mois d’arrêt maladie qui m’ont brouillée à mort avec mon patron qui pensait que je démissionnais doucement avec la complicité de la Sécu. J’en passe. Ah si il y a aussi l’allergie à l’acide formique : une fourmi s’en prend à moi et direction les urgences direct si j’ai oublié mon anti-allergique qui ne me quitte normalement jamais.

L’année dernière premier jour de congés d’été : 40,5 de fièvre. Qui s’est incrusté 2 semaines. On n’a jamais sû ce que j’avais eu mais moi, au fond de mon lit à grelotter je savais : une leucémie aigüe et laissez moi mourir tranquille avec votre paracétamol (ça marchait pas)

Ma douleur vésiculaire (sûre je débute un calcul et lui, va se coincer pour me déclencher une crise de douleurs atroces) s’est déplacée vers la gauche : zut le pancréas. Chacun sait que le cancer du pancréas est mortel, et j’ai donc vérifié que mon testament était en place.

La douleur s’est déplacée de nouveau : le foie. Quand il fait mal c’est trop tard. Le cancer du foie est rare mais justement. Déplacement à nouveau un peu plus bas. Comme on m’a retiré l’appendice, reste le cancer de l’intestin grêle ou du gros colon, au choix, et hors de question que l’on me charcute le ventre (sauf pour un calcul). Un peu trop sur la gauche : le pancréas qui persiste et qui a contaminé la rate (saloperie !)

10 jours après le début des douleurs balladeuses un mal de tête lancinant pendant 12 heures, résistant à tout (je n’ai jamais mal à la tête). Mince, déjà des métastases et dans le cerveau en plus, pas de bol vraiment.

Mon tibia gauche s’est mis à me faire mal juste en dessous le genou avec les premières chaleurs : cancer des os comme tous les ans quand il fait chaud. C’est écrit dans le larousse médical “près du genou et loin du coude”. Et toujours mal au ventre…

Ce qu’il y a d’extraordinaire et de pathétique, c’est que quand je me dis que j’ai fatalement quelque chose de mortel, qu’il est trop tard de toutes manières : même pas peur. Je prends la décision  d’aller me suicider dans les bois à l’aide d’une fourmi juste à temps (encore valide et ne souffrant pas encore trop). Ce serait hyper classe d’avoir une pierre tombale (j’exige cela de mes héritières au cas z’où) avec écrit en lettres d’or : “ci-git Coraline assassinée par une fourmi rouge”, avec un dessin de fourmi.

Depuis que l’on a retiré le calcul et la vésicule qui allait avec à Mrs Bibelot, je n’ai plus mal nul part. Sûr et certain que le système nerveux central est gravement atteint.

Votre sorcière bien détraquée mais souffrant un peu de la chaleur : quand c’est qu’il re-pleut ?

Posté le 27 juillet '06 par Calpurnia, dans Nos grands moments de solitude. Pas de commentaire.