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'Nos grands moments de solitude'

Madame Van Den Connasse…

57519856Suite à de nombreuses démissions du conseil syndical de la copropriété des immeubles, dont la mienne (de démission), Madame Van Den Connasse, d’origine turque comme tout le monde l’a bien compris, s’est retrouvée propulsée au rang de dictateur absolu du conseil syndical.

Dont l’avis pourtant n’est que vaguement consultatif (d’où les démissions à la chaîne, à quoi bon s’emmerder si votre avis n’est pas pris en compte ?).

Sauf que depuis qu’elle est à la tête du dit conseil, ses ordres sont suivis à la lettre par le syndic (des immeubles).

C’est louche, car c’est du jamais vu. J’en m’en vais enquêter à ce sujet… Si j’avais mauvais esprit je la soupçonnerais de faire des p*pes au responsable de la résidence, mais comme je n’ai pas du tout mauvais esprit, j’écarte momentanément cette hypothèse (le flag risque d’être ardu)…

Depuis qu’elle est (se croit) dictateur en chef, elle promène son chien toute la journée en notant les n° d’immatriculation qui sont garés sur les places de tel ou tel n°. Elle fait assemblée générale sur le parking, elle s’agite, elle brasse du vent (énergie non récupérable) et surtout, elle décide de choses importantes sans demander l’avis de personne (le conseil syndical se réunit 2 fois par an), dont la gestion du chauffage.

Sauf qu’elle habite le petit bâtiment A4, mais régente par la même occasion le B5 et le B6 (que j’occupe), dont les frais de chauffage sont inférieurs. En effet,  le A4 a sa propre chaudière, beaucoup moins d’appartements dont beaucoup sont source de déperdition, et bénéficie d’une orientation beaucoup moins protégée que nous (le B5/B6). Donc le chauffage leur coûte plus cher qu’à nous…

Moralité, début octobre, tout le monde se pelait le jonc (comme le bailli du limousin), surtout au B5 dont beaucoup de studios et 2 pièces  sont exposés nord est exclusivement.

Au B6 nous bénéficions du nord est, et du sud ouest, il n’empêche que quand le soleil est absent pour nous chauffer via les baies vitrées, on se pèle autant que les autres.

N’écoutant que mon courage, ma mauvaise humeur, et les stalactites qui me pendaient du nez, alors que mon thermomètre intérieur affichait 15°, un beau matin, j’ai appelé le syndic pour lui demander pourquoi le chauffage n’était pas allumé.

Il faut vous dire que depuis que j’habite cette résidence, le chauffage est toujours allumé, sauf 2 semaines en août pour une révision et d’éventuels changements de robinets de radiateurs. Il y a des palpeurs extérieurs qui le remettent en route en cas de besoin (juillet 2000 : 9° + pluie), le baissent quand la T° remonte, ou le mettent en veille quand la T° est correcte à l’extérieur. Ces palpeurs nous ont coûté la peau des fesses, je le signale au passage.

Le responsable de mon immeuble chez le syndic prend mon appel, embarrassé. Madame Van Den Connasse a interdit de rallumer le chauffage avant le 15 octobre.

Devant mon courroux, le pauvre homme convient qu’il ne s’agit effectivement pas de dates, mais de T°. Comme je lui précise que j’emmerde Madame Van Den Connasse qui n’a pas à donner “des instructions”,  il s’embrouille un peu et me demande d’aller la trouver.

Ce que je fais derechef. Sauf que la chère dame est partie sur la côte d’azur pour 1 mois

Je rappelle donc également derechef le syndic qui soupire qu’il ne peut pas aller contre les décisions du conseil syndical et donc, de son dictateur. C’est nouveau, ça vient de sortir… Si ce conseil avait le moindre pouvoir, je n’en aurais jamais démissionné…

Le lendemain matin, le chauffage était rallumé.

Là, ça recommence.

Lundi 3 mai : 3° le matin sur mon balcon. Radiateurs vaguement tièdes dans la journée (donc ce n’est pas coupé), mais obstinément froids à partir de 21 h, jusqu’à 9 H. J’appelle donc le syndic.

Je tombe sur une jeune femme mal assurée, qui me dit qu’en mai on n’a plus besoin de chauffage, et je lui précise à nouveau que ce n’est pas une question de date mais de T°, et que tous les bulletins météorologiques nous rompent les oreilles au sujet de températures basses, hors normes de saison. Le climat peut très bien changer totalement en France un jour, auquel cas on aura besoin de revoir LES DATES.

Mon arrière grand mère m’énervait assez quand j’étais jeune, et qu’elle coupait le chauffage le 15 avril à midi. Il pouvait neiger et geler jusqu’à fin avril : “on ne rallume pas le chauffage passé le 15 avril”. Mon grand père prudent avait gardé le poêle à charbon dans la cuisine et les poêles à bois dans les chambres, au cas où il ne pourrait pas aller remettre en route le tout nouveau chauffage central, sournoisement…

Madame Van Den Connasse a laissé encore ses instructions avant de partir à nouveau pour la côte d’azur (où j’espère qu’elle se pèle avant de s’y installer définitivement ou de s’y transformer en iceberg ce qui nous ferait un souci de moins) : plus de chauffage en mai, juin, juillet, août, septembre et jusqu’au 15 octobre. Eventuellement on peut vaguement chauffer dans la journée, mais la nuit, tout le monde sous sa couette peut très bien survivre sans la chaudière.

Car, même s’il y a deux chaudières, la programmation concerne toujours les deux, jamais l’une sans l’autre. Et Madame Van Den Connasse vote toujours contre le prix exhorbitant que va coûter au A4 la séparation de corps de leur chaudière avec la nôtre… A savoir qu’elle ne peut pas tyranniser UNIQUEMENT ses voisins proches (qui la détestent, on se demande pourquoi…)

Je précise à mon interlocutrice que Madame Van Den Connasse j’en ai par-dessus la tête et que je l’emmerde. L’autre, croyant me faire peur (je me gausse), me dit que ce sera répété. M’en fous, c’est dit pour être répété, et je suis bien assez grande pour aller le lui dire en face quand elle aura survécu à ses congères (en lui pétant la gueule à coup de cric : tentation…)

Je demande à nouveau si les ordres de Madame Van Den Connasse doivent être suivis à la lettre et dans l’affirmative si le règlement de copropriété a changé, ce qui nécessite une procédure extrêmement coûteuse qui ne serait pas passée inaperçue et aurait nécessité un vote à l’unanimité de l’assemblée générale. Je demande également si un coup de batte de base ball dans la belle vitrine de l’agence pourrait être pris pour un ordre précis, et suivi à la lettre également.

Le chauffage a été rallumé réellement, à savoir qu’il suit les instructions des palpeurs…

L’autre connasse, j’attends son retour pour aller lui dire ma façon de penser. C’est mal tombé, j’étais de mauvaise humeur… Je sens, je sais, que quand je vais voir sa chevelure peroxydée à mort (jaune d’oeuf avec 5 cm de racines = tranche napolitaine)  sur le parking, je vais retrouver illico cette mauvaise humeur, même si je viens de gagner au loto…

De toutes manières elle a tout de la conne et est l’exemple type de l’adage “donnez de l’autorité à un imbécile et il en profite“.

La vie n’est qu’un long calvaire !

Posté le 7 mai '10 par Calpurnia, dans Coup de gueule, Histoire de sorcière, Nos grands moments de solitude. 18 Commentaires.

France j’te cause (l’histoire sans fin…)

femme-au-telephone-3Mes démêlés avec France Télécom sont une source inépuisable de rires (pour les autres).

Des mois que cela dure, qui finissent par faire 1 an et demi…

Le premier acte fut un jour la mise en service restreint de ma ligne pour cause de rejet du prélèvement automatique par mon ancienne banque… (dont j’ai été avertie quand j’ai découvert le service restreint…)

Règlement effectué par téléphone et carte bleue, et envoi d’un nouveau RIB pour régulariser la situation.

Jusque là, tout allait à peu près bien… Pour la suite je vous en épargne les 3/4 parce que je suis sympa (si si, j’insiste sur ce point)…

  • “Votre ligne a été mise en service restreint, car nous n’avons pas reçu votre paiement… Pour régulariser… Bip” 2 mois plus tard.
  • Appel : j’ai transmis un nouveau RIB. Oui mais c’est le service France Télécom qui bloque maintenant les prélèvements automatiques car il y a eu un incident une fois. Nouveau RIB : veut pas le savoir. Règlement en ligne à nouveau.
  • “Votre ligne a été mise en service restreint, car nous n’avons pas reçu votre paiement… Pour régulariser… Bip”
  • Appel : je n’ai pas reçu ma facture. T’inquiète pas ma bichette, je te complète ton adresse tout de suite sur l’ordinateur, et je prends ton règlement.
  • “Votre ligne a été mise en service restreint, car nous n’avons pas reçu votre paiement… Pour régulariser… Bip”
  • Appel : ah bah non finalement l’adresse n’a pas été complétée, c’est l’ordi… Bon je prends en compte votre règlement en ligne, mais je trouve que vous payez beaucoup. Voici le nouveau forfait que je vous propose.
  • Elle s’est mal exprimée, je crois qu’il s’agit de 2 MOIS, et j’accepte cette offre si intéressante.
  • Elle le note sur l’ordi, et complète mon adresse au passage (il est à noter que pour vous faire payer plus cher finalement, l’ordinateur fonctionne parfaitement, mais pas pour mettre à jour une adresse)
  • “Votre ligne a été mise en service restreint, car nous n’avons pas reçu votre paiement… Pour régulariser… Bip” : un mois après.
  • Appel : je n’ai pas reçu ma facture, j’ai payé il y a un mois, faut pas pousser mémé dans les orties, elle n’a pas de culotte et les orties ça pique.
  • Réponse : avec votre nouveau forfait, c’est payable mensuellement, ON a dû vous le dire (non).
  • Je ne percute pas tout de suite. Je paye, et je demande à nouveau que l’on complète mon adresse pour la facture qui s’égare je ne sais où…
  • Je n’ai en effet toujours pas reçu ma facture
  • Pas de souci, la dame s’en occupe immédiatement comme toutes les fois précédentes…
  • J’en passe. A chaque fois, on complète mon adresse immédiatement.
  • “Anne ma soeur Anne, monte en haut de la tour, hélas que Dieu me damne mais que mes frères soient là le facteur soit là avant la fin du jour. Anne ma soeur Anne ne vois-tu rien venir point une facture de France Télécom venir ?”
  • “je ne vois que le soleil qui flamboie et le facteur qui merdoie !” (ça le change tiens, celui-là !)
  • J’avais noté la date à laquelle j’avais réglé la dernière fois, ainsi que la référence du règlement (comme de coutume) et je m’étais donc promis d’appeler le lundi 26 avril, le temps que je retrouve mon post-it, dans les temps pour régler en ligne.
  • Le dimanche 25 : “Votre ligne a été mise en service restreint, car nous n’avons pas reçu votre paiement… Pour régulariser… Bip”
  • Là, je pique une crise. J’ai effectué mon dernier règlement il y a moins d’un mois, je n’ai bien évidemment pas reçu ma facture. Pas de bol, je suis de mauvaise humeur : un camion de déménagement bloque le parking pour la journée.
  • Appel. Règlement immédiat, et “passez-moi un commercial S’IL VOUS PLAIT, avec votre offre alléchante que j’ai acceptée en novembre, je paye plus qu’avant”.

L’offre était en effet alléchante, car elle se présentait pour 2 mois, alors que non, c’était pour 1 mois. 3 H de forfait (par mois) pour appels vers toute la CEE et les portables. Vérification faite par le commercial, pour la facture que je viens de régler, j’ai téléphoné en 1 mois : 32 minutes, le mois d’avant 1 H, celui d’avant 16 minutes, effectivement ce forfait n’est pas pour moi (le seul mois où cela a été valable a été quand je cherchais à joindre mon père sur le serveur vocal de la clinique dont-on-sait-ce-que-j’en-pense).

Si j’ai si peu de minutes d’appel, c’est que les 3/4 de mes correspondants ont les appels gratuits, et me rappellent toujours immédiatement.

Pour moitié moins cher (par mois), là on me propose 2 H de forfait (par mois), uniquement sur la France et la CEE (on ne sait jamais, Delphine va peut-être repartir à Berlin). Là, OK, c’est intéressant. J’accepte.

Vu le problème d’adresse à compléter sans doute jusqu’à ce que je change d’opérateur, le commercial me fait un avoir des frais de mise en service restreint. Ca fait tout de même 60 Euros… On peut avoir des soupçons : l’adresse n’est pas complétée, car cela permet de mettre la ligne en service restreint et de le facturer au client, alors qu’il suffit de faire un clic pour couper et un clac pour rétablir…

Et si on pouvait compléter mon adresse UNE FOIS DE PLUS ET POUR DE VRAI, pour faire cesser mes soupçons abominafreux dont je fais part au commercial un peu gêné, ce serait super, pour que je ne rate pas la prochaine facture (dans 25 jours je suppose…)

“Pas de problème madame, c’est fait”.

MAIS, je le sens bien, vu cet avoir de 60 Euros, mes trois prochaines factures (que je ne recevrai pas) seront de 0,00 Euros.

Et comme je vais oublier d’envoyer un chèque de 0,00 Euros, fatalement je vais avoir droit à :

  • “Votre ligne a été mise en service restreint, car nous n’avons pas reçu votre paiement… Pour régulariser… Bip”

La vie n’est qu’un long calvaire…

Posté le 27 avril '10 par Calpurnia, dans Je m'insurge, Nos grands moments de solitude. 16 Commentaires.

C’était dans l’air… L’agression…

uppercut-copierNous avons tous bien rigolé concernant les armes défensives qui pourraient être utiles à une faible femme roulant seule de nuit… (ou de jour d’ailleurs…).

N’empêche que c’était dans l’air et comme je suis dans une période de chance, il fallait bien que cela tombe sur moi (ça c’est mon côté positif qui ressort).

Le dimanche midi chez mes parents, après un plantureux repas, il m’est généralement impossible de manger mon dessert. Je le remporte donc pour le déguster le soir.

Dimanche de pâques, une petite faim sur le coup de 21 H : qu’à cela ne tienne, la tarte au citron que j’ai rapporté fera parfaitement l’affaire (j’ai dit une petite faim probablement psychologique vu ce que j’ai mangé le midi).

Elle n’est pas dans le frigo, j’ai dû l’oublier dans la voiture (j’oublie souvent des trucs dans ma voiture). J’enfile en vitesse un slim correct en lieu et place de l’immonde caleçon devenu sarouel que je porte chez moi, je prends mes clefs et je descends.

Normalement la résidence est calme. Là c’est vraiment calme, un peu partout les lumières signalent que tout le monde regarde la TV. Sur ma gauche pas très loin, une silhouette à laquelle je ne prête pas attention : les jeunes du coin aiment bien trainer dans ce secteur (en clopant visiblement en douce de leurs parents). Ou bien quelqu’un promène son chien pas toujours visible.

J’ouvre ma portière, j’attrape la tarte au citron bien emballée, je referme la portière et la voiture, et je me retourne pour rentrer chez moi.

Là, tout va très vite. Quelqu’un en face de moi, je ressens un coup abominable sous le menton, et mon seul réflexe est de serrer mon trousseau de clefs et de m’appuyer à la voiture pour ne pas tomber, me sentant complètement sonnée. Je crie tout de même, alors que le quelqu’un détale à vive allure et s’engage dans la rue adjacente, comme si j’étais en état de lui courir après, alors que bêtement je ne sais que penser “je vais être belle demain”…

J’attends de reprendre mes esprits. Aucune fenêtre ne s’est ouverte, personne ne se manifeste. Ai-je vraiment crié, et assez fort ? A quoi bon crier à nouveau IL est parti en courant…

Je regagne mon hall avec précaution car la tête me tourne et je réussis à rentrer chez moi, non sans vérifier que je ne suis pas suivie. Je n’ai pas vraiment peur, pas eu le temps de réaliser, c’est un étrange état second. Je ne comprends pas. Pourquoi cet uppercut et cette fuite immédiate ? Il voulait quoi ce type qu’il n’a pas demandé ? Mes clefs ? me piquer ma voiture ? Non, il semblerait qu’il voulait juste m’en flanquer une et là, il ne m’a pas loupée.

Je suis consciente qu’il n’a pas frappé de toutes ses forces, car sinon il m’aurait pété la mâchoire, mais je me demande pourquoi, pourquoi, pourquoi, et j’appelle la police.

Ils prennent note. Ils veulent bien se déranger puisque moi je ne peux pas venir les voir, mais si je suis incapable de leur décrire l’agresseur, cela ne va pas servir à grand chose (ils ne sont pas juste à côté). Une agression exactement similaire a eu lieu il y a 3 semaines dans une autre résidence, là aussi, pas de description possible.

Tout est noté sur le registre (mon appel et les faits), et cela en reste là.

Je précise que mon parking n’est pas éclairé et que c’est en arrivant au niveau de l’escalier du hall que se déclenche la minuterie. Je n’ai donc pas vu du tout mon agresseur, juste une silhouette. Sauf qu’il m’a semblé jeune et sportif, et qu’après coup (à tous les sens du terme) j’ai eu l’impression qu’il avait une capuche de sweet comme en portent beaucoup de jeunes.

Le lendemain matin, en me réveillant, j’étais encore dans le gaz, et je me demandais pourquoi j’avais si mal au menton, à la mâchoire.

Et puis je me suis souvenue et là, enfin, j’ai pleuré, avant d’aller constater les dégâts curieusement peu visibles (sous le menton, il devait avoir une bague, je ne sais quoi, qui m’a fait une belle entaille), alors que la douleur menton/mâchoire était elle, bien présente…

Le même coup dans le nez et j’aurais été belle pour le mariage de Pulchérie… C’est ma seule consolation…

Il est parti en courant, heureusement. Car en fait s’il avait voulu me piquer mes clefs j’aurais été incapable de faire quoi que ce soit pendant plusieurs secondes pour me défendre, même avec un fer à repasser, que je n’avais pas de toutes manières…

Comme quoi, rien n’est évident.

La vie n’est qu’un long calvaire, car je sais que je ne pourrai plus jamais rentrer de nuit chez moi, sans appréhension, et en toute confiance, comme avant…

Tarte au citron : à consommer avec modération…

Posté le 7 avril '10 par Calpurnia, dans Histoire de sorcière, Nos grands moments de solitude. 40 Commentaires.

Self défense…

self-defense-copierNous sommes bien peu de choses ma brave dame,  mais ce bien peu de choses, nous y tenons.

A savoir que ce dimanche de Pâques (paix sur terre aux hommes de bonne volonté), ma soeur qui devait aller voir un copain le soir et sachant, se connaissant et le connaissant, qu’elle allait rentrer tard, s’est préoccupée de savoir ce qu’elle pourrait poser sur son siège passager pour assurer sa sécurité en cas d’agression. Entre Colombes et Rambouillet on ne peut être certain de rien… (malheureusement authentique)

  • Ma mère lui a immédiatement apporté une canne épée de son arrière grand père à elle (c’est vous dire l’âge de la relique). Ma soeur a pu l’ouvrir après 3 tentatives vaines, mais le processus remis en route fonctionnait très bien (surtout après graissage par Jean Poirotte) (si ma nièce n’a pas dégommé le chat avec la canne épée c’est parce que ce chat a 7 vies et ses parents 7 noeils qui regardent de tous les côtés).
  • Ma soeur a dit “je prends”, mais c’est bien beau, une canne épée, si le mec m’agresse après m’avoir pété ma vitre, je n’aurais pas le temps, pas le temps…
  • Mon père l’a emmenée dans la cour et sa voiture pour lui montrer la manoeuvre à effectuer quand un intrus introduit son bras dans l’habitacle. Manoeuvre destinée à péter le bras de l’intrus et lui ruiner le coude à jamais (bien fait pour lui). J’ai déjà bénéficié de la leçon et jamais eu l’occasion de la mettre à exécution et tant mieux… Cela doit porter chance !
  • Mon frère à l’abri de tous soupçons et ne craignant aucune agression lui, parce qu’il en a vu d’autres (ah bon ?) a dit qu’un coup d’enclume sur la tête était un remède miracle pour guérir un voyou de son envie de voyouter. Il faut vous dire que mon frère est un maréchal ferrant repenti, mais qu’il en garde des séquelles. Et puis tout le monde sait qu’une enclume ça se manie comme ça, d’un doigt.
  • Ma soeur a décliné mais a pensé qu’un coup de fer à repasser pourrait faire l’affaire : Zoyeux Noël Félix et PAF !
  • Ou bien que mon idée de marteau n’était pas mauvaise.
  • N’étant pas armée dans ma voiture, mais ayant ma croix (à dévisser les saletés de boulons de la saloperie de roue qui aurait connement crevé) à porté de main tout de même restons lucides, j’ai suggéré à ma soeur de mettre la sienne sur son siège passager. Ca peut faire matraque à mort.
  • Mon père a déclaré que la croix à porter c’était le vendredi qui venait de passer et maman m’a précisé pourquoi c’était drôle.
  • Papa lui a précisé que j’avais certainement compris.
  • Du coup, vexée, elle lui a déclaré qu’elle mangerait le baba au rhum
  • Ma soeur a décliné l’enclume, retenu la croix et le marteau (nouveau concept)
  • Sinon, il y avait le Bowie de papa à l’étage. C’est un couteau de chasse, non illégal. Avec lui, vous égorgez un malfrat sans qu’il n’ait le temps de dire merde (d’habitude c’est “ouf”, ici, c’est “merde”).
  • Quand ma soeur a vu la lame et son père se couper avec pour lui montrer qu’elle était aiguisée comme un rasoir, elle a dit “non merci”. Ce n’est pas à l’agresseur qu’elle pensait, mais à elle. On a vite fait de se blesser avec un truc comme ça, comme le prouvait son père en cherchant des pansements en brâmant comme s’il n’avait pas subi un triple pontage et tout le bataclan…
  • Ma belle soeur lui a suggéré le coup du destop à envoyer dans les noeils des salauds d’agresseurs. Excellente idée qui m’a rappelé une amie à moi qui se déplaçait dans le métro avec un pistolet à eau rempli de vinaigre et a visé deux fois les yeux… Avec le destop on peut se faire agresser juridiquement pour tentative de mutilation volontaire, pas avec le vinaigre…
  • Ma soeur a été désolée, mais elle n’a pas de pistolet à eau (carence à laquelle il faut remédier dare dare, y compris pour moi…)
  • Du coup mon père est allée lui chercher un pistolet d’alarme, réplique parfaite d’un je ne sais plus quel calibre, qu’on dirait un vrai et qui fait “pan” en lâchant de l’air comprimé.
  • Mon frère a objecté qu’on voyait bien que ce n’était pas un vrai pistolet
  • Des débats ont débuté sur la capacité d’un loubard shooté, à reconnaître un vrai pistolet d’un faux à 2 H du matin, sur les quais de la Seine.
  • Maman a apporté le dessert et pris le baba au rhum
  • Ma soeur a parlé là de son pot d’échappement qui menace de s’écrouler…
  • Je VOUS EPARGNE LA SUITE !

De ce que je sais, ma frangine partira avec du destop, un marteau, une croix, un fer à repasser, une canne épée, le pistolet d’alarme à rendre à papa dès le retour, et son couteau à ouvrir les huitres paraît-il redoutable (pour elle).

Si les gendarmes nous appellent pour aller la récupérer au poste, nous saurons pourquoi…

Les repas de famille sont grandioses et la vie n’est qu’un long calvaire…

Posté le 4 avril '10 par Calpurnia, dans Dans la série Diabolique, Nos grands moments de solitude. 18 Commentaires.

Diabolos et l’anti virus…

diabolos-copierDepuis quelques temps (et là je vais rester soft), Diabolos avait un comportement encore plus curieux qu’à l’ordinaire (ce chat est aussi givré que sa maîtresse, je précise).

Il a ses trucs à lui, ses marottes, il rouspète tout le temps, ou réclame je ne sais quoi. Entre lui et moi c’est une grande question d’incompréhension réciproque.

C’était venu d’un coup, dès que je m’installais derrière l’ordi, il venait s’asseoir à côté de moi en miaulant.

Check list :

  • Il a des croquettes
  • Il a de la flotte en quantité, éventuellement renouvelée pour qu’il ferme sa gueule le faire taire, et qu’il aille y plonger la tête (je vous ai dit qu’il était givré)
  • Sa litière est propre.
  • Il a un carton où se planquer + 2 cabas, + ses couettes préférées et j’en passe (moi, il me faudrait changer ma literie, ce chat est mieux logé que moi)
  • Il peut aller s’installer DANS le clic clac
  • Sa couette favorite est bien pliée (il peut se glisser DEDANS)

Mais que veut-il à miauler comme ça ?

J’ai compris tout à coup et là, vous allez franchement vous marrer, car les animaux sont vraiment plus fins qu’on ne peut le croire.

L’homme de l’art m’avait fait télécharger AV*ST comme anti virus, à son avis, le meilleur (article non sponsorisé). Hors, si vous possédez AV*ST, vous savez que ça cause.

Après ouverture d’internet, avec ou sans haut débit, au bout de quelques minutes, vous voyez une fenêtre bleue s’ouvrir, alors qu’une voix suave vous annonce “la base de signature des virus a été mise à jour”, ou un truc dans le genre. Je n’arrive jamais à m’en souvenir, car ce qui s’affiche n’est pas ce que la nana dit.

Cette voix intriguait Diabolos, dont je n’avais pas remarqué qu’il allait vérifier s’IL Y AVAIT QUELQU’UN ! Car en effet il fait très bien la différence entre ma voix (TU AS DES CROQUETTES !) et une autre…

Comme je ne quitte jamais la maison sans couper internet, dès mon retour, il venait se poster à côté de moi, attendant LA voix… En MIAULANT. C’est un chat qui cause…

Ainsi qu’à 21 H tapante où la base a été à nouveau mise à jour.

Et puis il y a la sirène aussi “attention, il y a un virus sur votre ordinateur”. Comme je me dérange tout de suite, Diabolos en fait autant.

Là, il a été pris en flagrant délit de reniflage du plan de travail. NON, c’est ETRANGE : ILY A QUELQU’UN QUI CAUSE alors que MON PETIT NEZ ME DIT QU’IL N’Y A PERSONNE !

Du coup, il retourne se coucher, découragé. Mais un chat c’est obstiné, il va guetter pendant un bon bout de temps la personne qui cause dans l’ordinateur et qui  finira bien par en sortir. Une souris ça sort toujours fatalement de son trou non ?

On ne sait jamais, dès fois qu’elle lui donne des croquettes supplémentaires…

Même pour un chat, la vie n’est qu’un long calvaire !

Posté le 30 mars '10 par Calpurnia, dans Nos grands moments de solitude. 22 Commentaires.

NON, vous comprenez parce que ce jour là…

non-copierDire NON n’est pas toujours une chose évidente, et ce sont les bonnes résolutions de début d’année de certaines qui m’ont fait réfléchir à cela.

Pourtant le NON est spontané, et c’est souvent un des premiers mots du cher ange après “papa” et “maman”.

Mon père m’avait prévenue avec Pulchérie, et ça n’a pas loupé… Un NON bien franc et ferme devant une proposition de “vavout”, et il n’y avait pas à revenir là dessus. 3 ans plus tard, Delphine malgré son côté moins révolte que sa soeur, nous a sorti un NON admirable, (car elle n’était pas de nature contrariante…).

Il faut dire qu’en tant que parents, nous ne pleurons pas le “non” à notre progéniture :

  • Non on ne  met pas les doigts dans la prise de courant
  • Non on ne joue pas avec une fourchette
  • Non on ne touche pas à l’ordinateur de papa
  • Non on ne tire pas le chat par la queue
  • Beaucoup d’occasions de dire non.

J’ai longtemps souffert d’un gros handicap : ma mère est incapable de dire non franchement, il lui faut toujours l’assortir d’une explication, même si tout le monde sent bien que c’est du pipeau…

Au dentiste qui lui propose le  mardi 15 à 16 H, elle ne peut pas dire tout simplement “non, proposez moi autre chose”, mais se croit obligée de préciser “non 16 H ça ne m’arrange pas, c’est l’heure où je vais voir ma tante Hortense à la maison de retraite car vous comprenez blablabla…”. Je passe un peu là-dessus, car elle un une liste d’excuses longue comme ça !

J’avais pris l’habitude de faire comme elle, l’ayant toujours vue  fonctionner de cette manière : toujours une excuse, comme si dire non était grossier et mal élevé. Il m’a fallu faire la connaissance avec ma chère psychologue pour m’entendre dire “quand on pose une question, il faut s’attendre à une réponse négative éventuelle, vous n’avez pas à vous justifier tout le temps et encore moins à rajouter que vous êtes désolée !”.

Peu de temps après, je rentrais chez Truchon. Au départ le patron c’était l’oncle, avec lequel je m’entendais bien, et qui m’avait téléphoné d’ailleurs après mon licenciement pour me préciser que s’il avait été encore en place, les choses se seraient passées différemment (ça m’a fait des jambes ravissantes, vous imaginez bien).

Avec lui, il avait été convenu que de temps à autre, je serais amenée à faire du rab le soir. A charge de revanche bien sûr. Sauf que son neveu (Truchon), n’en avait rien à faire du “à charge de revanche”.

Il ne demandait jamais d’ailleurs à ce que l’on reste plus tard. Simplement il fallait que ce soit terminé pour le soir. Ce qui lui permettait, quand nous avions besoin de partir plus tôt un jour, de nous répondre “non” sans motif et sans être désolé, et de nous préciser que si nous étions restés régulièrement plus tard le soir ces temps derniers c’est parce que nous l’avions bien voulu…

Donc à l’oncle qui demandait, je répondais régulièrement “non, désolée, mais…” assorti d’un prétexte fallacieux, genre RV chez l’orthodontiste pour Delphine, le médecin pour Pulchérie, etc (garagiste, parents, grand-mère…), jusqu’au jour où dépité parce qu’il avait vraiment besoin de moi, il m’a précisé que j’avais vraiment des filles en mauvaise santé, une voiture de merde, des parents chiants, et une grand mère qui n’avait pas besoin de ma visite tous les quatre soirs…

Qu’à cela ne tienne, j’étais outrée qu’on m’en demande de plus en plus (sans être payée plus), sans jamais aucune compensation (je ne notais pas les minutes non plus), et  j’ai pris la décision de dire simplement “NON”, à la prochaine demande.

Qui s’est passée 8 jours après :

  • Coraline j’aurais besoin de vous un peu plus tard ce soir. Vous pouvez rester un peu plus ?
  • NON Monsieur Truchonnet ! Je ne peux pas rester un peu plus ce soir (point final, et perplexité de l’adversaire).

GRAND PROGRES, je n’ai pas précisé “désolée“, et je n’ai donné aucun motif. A compter de ce jour, Truchonnet qui était si chiant et qui après son départ nous a tant manqué pourtant, n’a plus jamais eu besoin de moi le soir.

Son neveu si, et de plus en plus, mais la demande était toujours faite par mail interne, dont il savait que je l’imprimais pour l’emporter chez moi, et à compter de ce jour, j’ai toujours pu bénéficier du 1/4 d’heure, de l’heure ou de quoi que ce soit comme espace temps, en cas de besoin, sans conflit, car je n’ai jamais abusé.

Et ne me dites pas que c’est pour cela qu’il m’a virée un jour, nous avons très bien fonctionné après cet épisode, pendant 7 années.

Simplement, il savait que je savais dire NON. Et cela me rendait respectable à ses yeux, lui qui savait si bien manier ce mot.

Surtout depuis ce jour où il m’avait demandé si je pouvais m’occuper du traiteur et faire le service pour de gros clients belges et où j’avais répondu :

  • Je veux bien commander au traiteur, mais faire le service, NON, c’est hors de question !

Le “hors de question” rajouté au “NON”, a un immense avantage : généralement l’autre ne revient pas sur sa demande… Du coup ils sont tous allés au restaurant.

NON parce que vous comprenez, faut pas charrier non plus car la vie est assez un long calvaire comme ça !

Une fois que l’on a appris, cela se passe comme une fleur…

Posté le 22 février '10 par Calpurnia, dans Histoire de sorcière, Nos grands moments de solitude. 27 Commentaires.

Question existentielle…

rasoirSi si, ça me travaille dur, je n’en dors plus la nuit (faut bien que je trouve un prétexte).

Je me souviens de l’arrivée du Gilllette G2 (article non sponsorisé, d’ailleurs j’ai fait une faute volontaire)

Albert et sa barbe de brun que jamais il n’avait l’air rasé de frais, avait immédiatement adopté cette merveille de technologie, dont la pub nous expliquait bien comment cela se passait.

  • La première lame coupe le poil et le tire légèrement, et là, la deuxième lame le coupe avant qu’il ne se rétracte.

MER-VEILLEUX ! Barbe bleue c’était enfin terminé… Ben non. Et un homme très brun même rasé de frais, cela fait Barbe bleue (brr….)

  • Est arrivée la troisième lame. La première lame coupe le poil et le tire légèrement, et là la deuxième lame le coupe avant qu’il ne se rétracte, en le tirant encore un peu plus, ce qui fait que la troisième lame le coupe avant qu’il ne se rétracte totalement.

N’ayant pas de mec actuellement, je suis les pubs quand je n’ai rien d’autre à faire. Là, on en est à 5 lames (à des prix prohibitifs).

Alors question existentielle : pourquoi les hommes se rasent-ils toujours tous les jours ? Parce que là, suite à tirages de poils que l’on coupe avant qu’ils ne se rétractent, on devrait arriver au moment béni où l’on a coupé carrément le bulbe (youpee !)

Parce que depuis le temps que le poil est coupé avant de se rétracter, les hommes devraient rester glabres au moins 3 jours.

Je sais de quoi je parle, j’ai testé les 3 lames sur mes jambes sur lequel pousse un vague duvet (question glamour toujours…).

Pour aller récupérer le vieux rasoir de papa, dans lequel on met la lame nous même… Pas moderne mais tout aussi efficace et achement moins cher…

Et j’ai beau guetter : le poil ne se rétracte pas, ne se tire pas non plus…

Nous mentirait-on ?

Posté le 29 janvier '10 par Calpurnia, dans Histoire de sorcière, Nos grands moments de solitude. 24 Commentaires.