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'Nos grands moments de solitude'

Diabolos et l’anti virus…

diabolos-copierDepuis quelques temps (et là je vais rester soft), Diabolos avait un comportement encore plus curieux qu’à l’ordinaire (ce chat est aussi givré que sa maîtresse, je précise).

Il a ses trucs à lui, ses marottes, il rouspète tout le temps, ou réclame je ne sais quoi. Entre lui et moi c’est une grande question d’incompréhension réciproque.

C’était venu d’un coup, dès que je m’installais derrière l’ordi, il venait s’asseoir à côté de moi en miaulant.

Check list :

  • Il a des croquettes
  • Il a de la flotte en quantité, éventuellement renouvelée pour qu’il ferme sa gueule le faire taire, et qu’il aille y plonger la tête (je vous ai dit qu’il était givré)
  • Sa litière est propre.
  • Il a un carton où se planquer + 2 cabas, + ses couettes préférées et j’en passe (moi, il me faudrait changer ma literie, ce chat est mieux logé que moi)
  • Il peut aller s’installer DANS le clic clac
  • Sa couette favorite est bien pliée (il peut se glisser DEDANS)

Mais que veut-il à miauler comme ça ?

J’ai compris tout à coup et là, vous allez franchement vous marrer, car les animaux sont vraiment plus fins qu’on ne peut le croire.

L’homme de l’art m’avait fait télécharger AV*ST comme anti virus, à son avis, le meilleur (article non sponsorisé). Hors, si vous possédez AV*ST, vous savez que ça cause.

Après ouverture d’internet, avec ou sans haut débit, au bout de quelques minutes, vous voyez une fenêtre bleue s’ouvrir, alors qu’une voix suave vous annonce “la base de signature des virus a été mise à jour”, ou un truc dans le genre. Je n’arrive jamais à m’en souvenir, car ce qui s’affiche n’est pas ce que la nana dit.

Cette voix intriguait Diabolos, dont je n’avais pas remarqué qu’il allait vérifier s’IL Y AVAIT QUELQU’UN ! Car en effet il fait très bien la différence entre ma voix (TU AS DES CROQUETTES !) et une autre…

Comme je ne quitte jamais la maison sans couper internet, dès mon retour, il venait se poster à côté de moi, attendant LA voix… En MIAULANT. C’est un chat qui cause…

Ainsi qu’à 21 H tapante où la base a été à nouveau mise à jour.

Et puis il y a la sirène aussi “attention, il y a un virus sur votre ordinateur”. Comme je me dérange tout de suite, Diabolos en fait autant.

Là, il a été pris en flagrant délit de reniflage du plan de travail. NON, c’est ETRANGE : ILY A QUELQU’UN QUI CAUSE alors que MON PETIT NEZ ME DIT QU’IL N’Y A PERSONNE !

Du coup, il retourne se coucher, découragé. Mais un chat c’est obstiné, il va guetter pendant un bon bout de temps la personne qui cause dans l’ordinateur et qui  finira bien par en sortir. Une souris ça sort toujours fatalement de son trou non ?

On ne sait jamais, dès fois qu’elle lui donne des croquettes supplémentaires…

Même pour un chat, la vie n’est qu’un long calvaire !

Posté le 30 mars '10 par Calpurnia, dans Nos grands moments de solitude. 22 Commentaires.

NON, vous comprenez parce que ce jour là…

non-copierDire NON n’est pas toujours une chose évidente, et ce sont les bonnes résolutions de début d’année de certaines qui m’ont fait réfléchir à cela.

Pourtant le NON est spontané, et c’est souvent un des premiers mots du cher ange après “papa” et “maman”.

Mon père m’avait prévenue avec Pulchérie, et ça n’a pas loupé… Un NON bien franc et ferme devant une proposition de “vavout”, et il n’y avait pas à revenir là dessus. 3 ans plus tard, Delphine malgré son côté moins révolte que sa soeur, nous a sorti un NON admirable, (car elle n’était pas de nature contrariante…).

Il faut dire qu’en tant que parents, nous ne pleurons pas le “non” à notre progéniture :

  • Non on ne  met pas les doigts dans la prise de courant
  • Non on ne joue pas avec une fourchette
  • Non on ne touche pas à l’ordinateur de papa
  • Non on ne tire pas le chat par la queue
  • Beaucoup d’occasions de dire non.

J’ai longtemps souffert d’un gros handicap : ma mère est incapable de dire non franchement, il lui faut toujours l’assortir d’une explication, même si tout le monde sent bien que c’est du pipeau…

Au dentiste qui lui propose le  mardi 15 à 16 H, elle ne peut pas dire tout simplement “non, proposez moi autre chose”, mais se croit obligée de préciser “non 16 H ça ne m’arrange pas, c’est l’heure où je vais voir ma tante Hortense à la maison de retraite car vous comprenez blablabla…”. Je passe un peu là-dessus, car elle un une liste d’excuses longue comme ça !

J’avais pris l’habitude de faire comme elle, l’ayant toujours vue  fonctionner de cette manière : toujours une excuse, comme si dire non était grossier et mal élevé. Il m’a fallu faire la connaissance avec ma chère psychologue pour m’entendre dire “quand on pose une question, il faut s’attendre à une réponse négative éventuelle, vous n’avez pas à vous justifier tout le temps et encore moins à rajouter que vous êtes désolée !”.

Peu de temps après, je rentrais chez Truchon. Au départ le patron c’était l’oncle, avec lequel je m’entendais bien, et qui m’avait téléphoné d’ailleurs après mon licenciement pour me préciser que s’il avait été encore en place, les choses se seraient passées différemment (ça m’a fait des jambes ravissantes, vous imaginez bien).

Avec lui, il avait été convenu que de temps à autre, je serais amenée à faire du rab le soir. A charge de revanche bien sûr. Sauf que son neveu (Truchon), n’en avait rien à faire du “à charge de revanche”.

Il ne demandait jamais d’ailleurs à ce que l’on reste plus tard. Simplement il fallait que ce soit terminé pour le soir. Ce qui lui permettait, quand nous avions besoin de partir plus tôt un jour, de nous répondre “non” sans motif et sans être désolé, et de nous préciser que si nous étions restés régulièrement plus tard le soir ces temps derniers c’est parce que nous l’avions bien voulu…

Donc à l’oncle qui demandait, je répondais régulièrement “non, désolée, mais…” assorti d’un prétexte fallacieux, genre RV chez l’orthodontiste pour Delphine, le médecin pour Pulchérie, etc (garagiste, parents, grand-mère…), jusqu’au jour où dépité parce qu’il avait vraiment besoin de moi, il m’a précisé que j’avais vraiment des filles en mauvaise santé, une voiture de merde, des parents chiants, et une grand mère qui n’avait pas besoin de ma visite tous les quatre soirs…

Qu’à cela ne tienne, j’étais outrée qu’on m’en demande de plus en plus (sans être payée plus), sans jamais aucune compensation (je ne notais pas les minutes non plus), et  j’ai pris la décision de dire simplement “NON”, à la prochaine demande.

Qui s’est passée 8 jours après :

  • Coraline j’aurais besoin de vous un peu plus tard ce soir. Vous pouvez rester un peu plus ?
  • NON Monsieur Truchonnet ! Je ne peux pas rester un peu plus ce soir (point final, et perplexité de l’adversaire).

GRAND PROGRES, je n’ai pas précisé “désolée“, et je n’ai donné aucun motif. A compter de ce jour, Truchonnet qui était si chiant et qui après son départ nous a tant manqué pourtant, n’a plus jamais eu besoin de moi le soir.

Son neveu si, et de plus en plus, mais la demande était toujours faite par mail interne, dont il savait que je l’imprimais pour l’emporter chez moi, et à compter de ce jour, j’ai toujours pu bénéficier du 1/4 d’heure, de l’heure ou de quoi que ce soit comme espace temps, en cas de besoin, sans conflit, car je n’ai jamais abusé.

Et ne me dites pas que c’est pour cela qu’il m’a virée un jour, nous avons très bien fonctionné après cet épisode, pendant 7 années.

Simplement, il savait que je savais dire NON. Et cela me rendait respectable à ses yeux, lui qui savait si bien manier ce mot.

Surtout depuis ce jour où il m’avait demandé si je pouvais m’occuper du traiteur et faire le service pour de gros clients belges et où j’avais répondu :

  • Je veux bien commander au traiteur, mais faire le service, NON, c’est hors de question !

Le “hors de question” rajouté au “NON”, a un immense avantage : généralement l’autre ne revient pas sur sa demande… Du coup ils sont tous allés au restaurant.

NON parce que vous comprenez, faut pas charrier non plus car la vie est assez un long calvaire comme ça !

Une fois que l’on a appris, cela se passe comme une fleur…

Posté le 22 février '10 par Calpurnia, dans Histoire de sorcière, Nos grands moments de solitude. 27 Commentaires.

Question existentielle…

rasoirSi si, ça me travaille dur, je n’en dors plus la nuit (faut bien que je trouve un prétexte).

Je me souviens de l’arrivée du Gilllette G2 (article non sponsorisé, d’ailleurs j’ai fait une faute volontaire)

Albert et sa barbe de brun que jamais il n’avait l’air rasé de frais, avait immédiatement adopté cette merveille de technologie, dont la pub nous expliquait bien comment cela se passait.

  • La première lame coupe le poil et le tire légèrement, et là, la deuxième lame le coupe avant qu’il ne se rétracte.

MER-VEILLEUX ! Barbe bleue c’était enfin terminé… Ben non. Et un homme très brun même rasé de frais, cela fait Barbe bleue (brr….)

  • Est arrivée la troisième lame. La première lame coupe le poil et le tire légèrement, et là la deuxième lame le coupe avant qu’il ne se rétracte, en le tirant encore un peu plus, ce qui fait que la troisième lame le coupe avant qu’il ne se rétracte totalement.

N’ayant pas de mec actuellement, je suis les pubs quand je n’ai rien d’autre à faire. Là, on en est à 5 lames (à des prix prohibitifs).

Alors question existentielle : pourquoi les hommes se rasent-ils toujours tous les jours ? Parce que là, suite à tirages de poils que l’on coupe avant qu’ils ne se rétractent, on devrait arriver au moment béni où l’on a coupé carrément le bulbe (youpee !)

Parce que depuis le temps que le poil est coupé avant de se rétracter, les hommes devraient rester glabres au moins 3 jours.

Je sais de quoi je parle, j’ai testé les 3 lames sur mes jambes sur lequel pousse un vague duvet (question glamour toujours…).

Pour aller récupérer le vieux rasoir de papa, dans lequel on met la lame nous même… Pas moderne mais tout aussi efficace et achement moins cher…

Et j’ai beau guetter : le poil ne se rétracte pas, ne se tire pas non plus…

Nous mentirait-on ?

Posté le 29 janvier '10 par Calpurnia, dans Histoire de sorcière, Nos grands moments de solitude. 24 Commentaires.

Les #!?#! colis de Mrs Bibelot…

paquets31 décembre 2009 vers le milieu de l’après midi, Mrs Bibelot appelle un relais livraison pour apprendre avec une joie sans mélange que son colis Becq*et est arrivé.

Comme si elle en manquait, elle a en effet commandé du linge de maison, et en particulier des nouveaux coussins pour les chaises de cuisine et d’autres pour celles de la salle à manger, s’étant décidée par là à sacrifier ceux qui dataient de mon arrière grand mère (qu’à mon avis elle a planqués dans le grenier…)

-”Tu ne voudrais pas aller me chercher mes colis ma chérie ?”

Vouloir non, franchement je n’ai pas envie d’aller chercher à me garer à ce petit centre commercial de la bourgade voisine, vu l’heure et le jour. Mais ce n’est pas grave, je vais y aller quand même.

Il est 16 H et, gagné, le parking est plein à craquer. Ne reste qu’à tournicoter en attendant qu’un couillon libère une place. Le plus loin possible de l’entrée, le dit couillon arrive, et je me gare enfin.

Le relais Becq*et est plein à ras bord de personnes venant chercher leurs colis, car il fait aussi les 3 Hélvètes, j’la r’doute et j’en passe. Le monsieur me fait signer le papier et revient de l’arrière boutique, avec un énorme carton, et 3 sacs plastiques moins conséquents, en équilibre instable sur le carton. Comme il est très grand (le monsieur), cela ne paraît pas si encombrant que ça. Il sort de derrière son comptoir.

Chic : il va m’accompagner jusqu’à ma voiture avec les colis. Quel brave homme !

Même pô : il me pose le tout dans les bras en me précisant : ce n’est pas lourd. Quel con !

Car moi, c’est tout juste si j’y vois clair, je ne fais pas son 1,95 mètres, mais juste 1,65. Et que si, finalement c’est lourd, et que si que j’aurais su, j’aurais pris un caddy.

Sauf que je ne savais pas et que de toutes manières il n’y avait plus un seul caddy de disponible.

J’avance comme je peux, les colis posés sur mes bras tendus, le carton appuyé sur mon menton (mais trop grand pour que je le cale avec le menton), en maudissant Becq*et de livrer en 24 H comme promis.

Et plus les pas se font, et plus cela me pèse, et plus j’ai mal aux bras, mes épaules en pas trop bon état renâclent, mais il faut que j’aille coûte que coûte jusqu’à la voiture.

Ne pas compter sur un bon samaritain dans mon genre, qui vous proposera un coup de main. Pourtant il est évident que j’en chie. Je me sens rouge, je ne sens plus mes bras et je vois la voiture loin, loin là-bas.

Tout le monde va au pas de charge acheter ses dernières huitres, je peux crever !

Au moment où j’arrive à la voiture : vlabadaboum, tout s’écroule par terre. Devant la voiture. Alors que les colis doivent aller dans le coffre. Finalement non me dis-je, je vais les mettre sur le siège arrière. Sauf qu’une fois la portière ouverte, je ne peux pas passer avec le carton. Je referme la portière et j’ouvre le coffre dans lequel je vais déposer le maudit carton et les maudits sacs.

Transpirante et haletante, je reprends mon souffle dans la voiture. Faut que j’arrête de fumer décidément, puis je démarre, ON me laisse gentiment quitter ma place (évidemment, quelqu’un attendait qu’un couillon en libère une, et là le couillon c’est moi).

Arrivée à la sortie du parking heureusement fort large, un voyant rouge sur son tableau de bord alerte le couillon :

  • Les freins ?
  • La batterie ?
  • L’arbre à came qui va péter ?
  • La courroie de transmission qui a du mou dans le genou.?
  • Alerte à la bombe ?

Le couillon trouve que le coffre n’a pas fait le bruit habituel en le refermant et descend donc pour le claquer dûment. Merde, toujours le voyant rouge.

Je fais mon chemin doucement, tracassée par ce voyant, ce qui fait que je ne suis plus le couillon qui a libéré une place, mais une pauvre femme sans défense qui va tomber en panne. Dès que je peux m’arrêter sans soucis, je le fais et là un doute m’assaille : ai-je bien refermé la portière arrière que j’avais ouverte au départ ?

Je descends la claquer bien fort et je m’assoie à ma place : le voyant est toujours allumé. Il ne s’éteindra que quand j’aurais claqué ma portière à moi…

Je venais de découvrir le voyant qui vous signale qu’une portière est mal fermée.

J’étais ravie…

Maman n’était même pas désolée de mes mésaventures et papa et moi nous sommes collés dare dare à l’enfournage des coussins dans leurs housses (fallait ça pour le 1er janvier où nous allions être 8 à déjeuner), pendant que Mrs Bibelot faisait de jolis noeuds pour fixer le tout sur les chaises parce que pour les noeuds, papa et moi ne sommes pas doués, d’après elle (en ce qui me concerne remarquez, ce n’est pas faux).

J’avoue qu’il m’a fallu quelques heures pour trouver ces nouveaux coussins charmants, de bon goût et confortables. Le temps que je récupère mes bras et épaules en vrac, qui ont pas mal protesté contre le traitement que je leur avais infligé.

La prochaine fois je prendrai un caddy. Et là il y aura 4 taies d’oreillers et 2 serviettes de toilette.

M’en fous. L’autre grand couillon qui tient le relais presse, ne m’aura plus…

Posté le 8 janvier '10 par Calpurnia, dans Histoire de sorcière, Nos grands moments de solitude. 18 Commentaires.

A ceux pour qui les fêtes ne sont pas des fêtes…

A ceux qui se sentent seuls, désemparés, ignorés, mal aimés, abandonnés, isolés, perdus, sans espoir, sans avenir, qui sont malheureux et loin de toute fête. A ceux qui passeront ce moment à l’hôpital pour eux ou un de leurs proches. A ceux qui ont perdu un être cher juste à cette période…

A ceux que les lumières voisines renvoient à une solitude pesante, à ceux qui pleureront ce jour qui devrait être de joie, à ceux qui se demandent si la vie a un sens. A ceux qui se demandent si une année nouvelle vaut qu’on la fête.

Je veux vous dire que tout mauvais moment a sa fin un jour, et qu’un jour de l’an, c’est peut-être une fête pour certains, mais que c’est une journée dans la vie et rien d’autre.
Et c’est toujours un jour de notre vie. Un jour de notre vie c’est encore la vie.
C’est toujours la vie et nous n’en avons qu’une.

Toi qui passe par hasard “chez moi” en ces jours où tu es seul et triste, j’ai quelque chose à te dire d’important, alors lis moi jusqu’au bout.

Les statistiques sont formelles : la période des fêtes est très difficile pour certains, pour beaucoup (donc tu n’es pas seul), et les urgences, les pompiers ne travaillent jamais autant qu’en cette période où des personnes désespérées ont voulu s’arrêter là.

Nous connaissons tous ces moments où l’on pense qu’il n’y a plus d’avenir, plus rien à espérer, où la tristesse est intolérable, où la fête se déroule sans nous, où la seule issue semble être le sommeil éternel. J’ai connu des moments de ce genre, en ces périodes ou autres, car on ne choisit pas les sales périodes et mauvais jours, et grâce au ciel j’ai deux filles à qui je ne voulais pas faire “celà” Mais ce n’est pas parce  que tu n’as pas d’enfant peut-être que tu as une excuse réelle.

J’ai connu maintenant plusieurs personnes qui ont choisi d’en finir, le jour de Noël, le jour de l’an, c’est dire si le sujet m’interpelle, (et un jour de premier janvier solitaire, j’ai appelé SOS détresse amitié). Malgré famille, amis, il n’y avait plus rien pour eux que des problèmes insurmontables, qu’ils ont cru résoudre par la mort. La mort c’est le rien, la fin de tout espoir ! Parce qu’il n’y a plus rien après ! Tout est terminé sur cette option là, on ne peut pas revenir signer “j’ai coché la mauvaise case”. Quand c’est fini c’est fini. Plus de case à cocher, c’est le rien. C’est le rien que tu veux vivre chez moi aujourd’hui ? Réponds que non…

Ces problèmes ne seraient plus rien à ce jour pour celui qui avait 33 ans, pour l’autre qui à 50 se croyait désormais inutile parce qu’un patron l’avait jetée comme une malpropre après 25 années de bons et loyaux services, et pour les autres il y avait de beaux jours à vivre encore… Tous laissaient une famille. Ils n’étaient pas seuls, et pourtant le désespoir les a poussés à l’irréparable, parce qu’en finir avec la vie est la seule chose irréparable. Alors je pense à ceux qui se sentent vraiment seuls… S’il y a un vraiment. Sans oublier que parfois on se sent seuls aux côtés de ceux que l’on aime.

Rien ni personne ne vaut la peine que l’on préfère partir… La solitude se combat, on sort toujours du tunnel, il y a toujours une porte à pousser, un appel téléphonique à passer, et qu’importe que ce soit un anonyme qui saura écouter et répondre. Il y a toujours un mail à envoyer même si on ne connait pas vraiment le destinataire . Il y a une lueur dans la nuit, et par plein de blogs amis une terre où se poser enfin, l’air à respirer, les étoiles à regarder.

La nuit du 31 décembre au premier janvier, et le premier janvier ne sont qu’une nuit, et une journée.

Toi l’inconnu qui passe, ce jour, ici, avec une boule dans le ventre, du mal à respirer, des larmes plein la gorge, du sel plein l’estomac,  et l’impression d’être nul ou qu’il n’y a plus d’espoir, sache que la sorcière te maudira pour tes prochaines vies si tu fais une bêtise !
Tu peux contacter l’auteur, mais ne fais surtout pas de bêtise !!!!

Au pire tu prends un papier et un crayon et tu écris ta peine et ton désespoir. Pour le relire plus tard en te demandant comment tu as pu être aussi malheureux.

Demain sera un autre jour… Il y a plein d’autres jours… Je ne te souhaite pas une bonne année à venir, parce que cela ne veut finalement pas dire grand chose, si nos voeux se réalisaient, la vie serait merveilleuse pour tout le monde.
Je te souhaite simplement de continuer ta route.

Et tu vois, moi j’ai pensé à toi… 31 décembre/1er janvier, sont souvent des jours tristes
Tu n’es pas seul alors vas voir les lumières faibles qui s’allument aussi pour toi

En hommage à Sophie qui a cru qu’à 38 ans, il n’y avait plus qu’une option possible, qu’un amour perdu c’est la fin du monde, et dont la beauté  se décompose repose dans la terre du sud-ouest (eh oui, une de plus pour plomber Noël, soyez sympas de ne pas plomber le jour de l’an)

Posté le 30 décembre '09 par Calpurnia, dans Nos grands moments de solitude. 42 Commentaires.

Quand je serai grande, je serai écrivain.

Pulchérie m’a envoyé un jour un message qui portait ce titre “quand je serai grande je serai écrivainecrivain-3.

Coucou
Je lisais ton post ce matin, et ça m’a fait rire (c’était l’oeil qui fait pouêt).
Et je me suis dit que tu écrivais décidément trop bien pour te cantonner à ton blog. (le reste nous appartient, sauf que j’ai dû rectifier deux fautes de sa part, et que le “décidément trop bien” c’était un peu trop pour moi…. Si vous ne l’avez pas compris, je me hais…).

(Lire la suite…)

Posté le 17 décembre '09 par Calpurnia, dans Chroniques d'une vie ordinaire, Coup de gueule, Je m'insurge, Nos grands moments de solitude. 37 Commentaires.

Je te fais pouêt pouêt… (fin)

clin-doeilDivine chanson du passé, de l’époque où l’on écrivait des paroles intelligentes (dixit mon arrière grand mère) et non pas n’importe quoi (bis repetita placent).

Donc, vous l’avez compris, mon oeil gauche faisait gling gling. En fait avant de partir à la Grande Motte, j’étais allée jeter un coup d’oeil sur internet, concernant cet étonnant et tordant symptôme.

Ne JAMAIS dire à Acromion que vous êtes allés voir sur internet. ON ne consulte pas sur internet. D’ailleurs depuis l’avènement du Dr House, il n’a jamais eu autant de consultations pour des maladies rares et forcément graves et ça l’énerve.

Donc mon oeil a fait gling gling pendant pas mal de temps. Cela a commencé à m’énerver quand cela s’est manifesté aussi dans la journée ou le soir, et non plus uniquement le matin quand mon nez réclame du pisch.

Et puis un matin, j’ai ouvert les yeux, moribonde comme chaque matin (me lever est un long calvaire même à midi), et là, quand j’ai cligné de l’oeil gauche, cela a bien fait gling gling, mais dans mon oreille.

Depuis quelques temps, je sentais comme qui dirait une petite bulle d’air qui se déplaçait entre le canal lacrymal et je ne sais où. Tout est relié dans le secteur. Tout le monde sait que quand on pleure par exemple, on a le nez qui se bouche.

Je n’en étais pas au point de m’affoler parce que pleurant, j’aurais eu des larmes me sortant par les oreilles par exemple… Là, je serais allée illico aux urgences…

Mais comme pour la première du gling gling, je me suis redressée sur mon lit en me disant “ah non alors !”.

Si à chaque fois que j’avais besoin de cligner de l’oeil (à peu près toutes les 5 à 6 secondes) j’entendais gling gling dans l’oreille gauche, j’allais devenir folle à brève échéance (déjà que je suis bien partie de nature).

Et puis bon, pish dans le nez, secouage de l’oreille, j’ai eu une sensation curieuse au niveau du tympan, et là, terminé le gling gling.

Définitivement terminé depuis un petit moment.

Vous allez rire : il me manque.

Quand j’ai évoqué le truc à Acromion, ne pouvant plus rien lui faire entendre, il m’a dit qu’en cas de congestions nasales répétées, c’était un phénomène moins rare que je ne pouvais le penser, mais sans danger aucun. Une petite bulle d’air en effet, qui se promène.

Espérons que l’oreille l’a bien éjectée. Imaginez qu’elle soit descendue dans la vésicule (au hasard), et qu’à chaque digestion cette dernière ne fasse gling gling…

Je n’ose imaginer cette hypothèse…

Vous si, je vous entends trèèèèès bien ricaner derrière vos écrans…

La vie n’est qu’un long calvaire

Posté le 7 décembre '09 par Calpurnia, dans Histoire de sorcière, Nos grands moments de solitude. 14 Commentaires.