'Nos grands moments de solitude'
Divine chanson du passé, de l’époque où l’on écrivait des paroles intelligentes (dixit mon arrière grand mère) et non pas n’importe quoi.
En fait je ne fait pas pouêt pouêt, c’est réservé à Pulchérie, je fais gling gling.
Enfin pas moi, mon oeil gauche.
Vous allez rire.
Si.
Vous savez déjà que je souffre de rhinite allergique saisonnière et je suis persuadée d’ailleurs que vous n’en dormez pas de la nuit. C’est gentil.
En plus pour rajouter à vos insomnies dues au souci que vous vous faites pour ma santé, je précise que je suis allergique aux poils de Diabolos, ce qui fait que le saisonnière se transforme en annuelle…
J’ai donc un arsenal pour me soigner, des comprimés que je prends enfin, du pisch dans le nez et des gouttes dans les noeils.
Tout cela pour me réveiller un beau matin avec l’oeil gauche faisant gling gling quand j’en clignais (de l’oeil).
Le bruit m’a tout de suite alertée, et je me suis mise en position verticale à une vitesse infernale, comme si qu’un commando terroriste me demandait de me lever tout de suite.
Une fois debout, pas le choix, première chose à faire : le pisch dans le nez. Et là, mon oeil a cessé de faire des glings.
Etrange.
En tâtant tout de même l’aile du nez côté canal lacrymal, j’ai eu l’impression qu’une bulle d’air se promenait dans le secteur. Me manquait plus que de ne dormir que d’un oeil pendant que l’autre pouvait jouer la symphonie lacrymale en la mineur (j’aime mieux le la mineur que le do majeur et c’est comme ça).
Evidemment, personne ne m’a crue : le chômage ça esquinte.
Donc un matin, en me levant à la grande Motte, j’avais l’oeil qui faisait pif, paf glong, je ne me suis pas mise le pish dans le nez tout de suite, et j’ai fait entendre à Mrs Bibelot. Qui a trouvé cela extraordinaire.
Sauf que quand elle a appelé son mari (mon père), la position verticale avait joué et que mon père a cru que c’était une blague, d’autant que Mrs Bibelot a perdu pas mal de sa capacité auditive (tout en refusant de l’admettre) et qu’elle était donc aussi fiable comme témoin, qu’un aveugle ayant vu la voiture du tueur quitter le parking du super U où l’héroïne s’était fait descendre (oui j’étais en période polars).
Le problème c’est que maintenant, ce n’est plus uniquement à mon petit lever que mon oeil chante, mais parfois dans la journée, quand j’ai la narine gauche qui se bouche (mon oeil droit est insensible à la narine droite qui se bouche), et qu’il me faut faire plusieurs pressions pour que la bulle ou je ne sais quoi (un allien ?) foute le camp et me fiche la paix. Ceci bruyamment, l’oeil n’est pas d’accord, la narine non plus.
Donc ce dimanche, j’ai pu faire entendre à plusieurs témoins dignes de foi mon oeil cliquetant.
Tout le monde a trouvé cela tordant. Comme ça ne me fait pas mal, c’est super marrant effectivement, sauf quand les dialogues de la série made in USA du soir sont couverts par un gling gling gling persistant, à tel point que Diabolos vient me renifler pour vérifier que cela vient de moi.
Je lui confirme : c’est bien mon oeil gauche qui est en cause ou je ne sais quoi d’ailleurs.
J’attends que le droit (d’oeil) s’y mette à son tour pour aller rejouer la symphonie du nouveau monde chez Acromion en lui demandant si je dois consulter un ORL ou un ophtalmo.
Cruel dilemme…
La vie n’est qu’un long calvaire pouêt pouêtant !
J’espère que la musique va vous trotter dans la tête toute la journée, pour ceux qui la connaissent (c’est du grand art !)
Soudain, l’évidence vous saute aux yeux comme un coup de pied aux fesses : vous n’êtes plus de toute première jeunesse.
C’est comme ça, parfois le regard un peu glauque de vos gamins de 25 ans vous signale que vous parlez de quelque chose qu’ils ignorent, pire encore quand il s’agit de vos neveux et nièces qui ne savent même pas ce qu’était le mur de Berlin.
- Vous vous souvenez où vous étiez quand vous avez appris la mort du président Kennedy (c’est mon cas et j’avais un peu plus de 5 ans)
- Votre premier pape s’appelait Paul VI (en apprenant qu’il y en avait un qui s’appelait Pie 7 vous aviez fait HI HI HI !)
- Vous pensiez que le Général serait toute votre vie votre président
- Vous vous êtes maquillée les cils pour la première fois avec un cake et une brosse indépendante
- Vous aviez interdiction de vous laver les cheveux plus de deux fois par mois à l’adolescence
- Vous avez dépavé une rue de Paris en mai 68 pour balancer des pavés aux CRS SS
- Vous vous souvenez d’Armstrong posant le pied sur la lune et de l’émotion de tous le monde
- Vous ne mangiez des tomates qu’en juillet, août et septembre
- A l’école la blouse était obligatoire, et le pantalon interdit aux filles
- Ce que disait le maître ou la maîtresse c’était parole d’évangile
- Vous aviez des PATINS A ROULETTES et non pas des rollers
- Vous en faisiez d’ailleurs sans casque
- 90 % de la famille n’avait pas le téléphone
- Il y avait des télégrammes à envoyer en cas d’urgence
- On pouvait téléphoner en PCV
- Vos parents avaient une vieille Olivetti mécanique datant de la dernière guerre mondiale, pour vous apprendre le clavier
- La queue de cheval n’était autorisée qu’après la formation
- La frange c’était mauvais genre
- Vous avez vu l’avènement de la première mini-jupe
- On ne savait pas si c’était fille ou garçon avant ponte de la pastèque
- Les grands parents avaient un “garde manger” et les cabinets dans le fond du jardin, et pas l’eau chaude courante
- Pour se chauffer à la campagne, il n’y avait que les poêles à bois ou à charbon
- Vous avez connu plein de gens qui pouvaient vous parler de 14/18 et 39/45
- Vous pouviez jouer aux billes dans les caniveaux en rouspétant contre les deux voitures garées dans la rue…
- La mixité balbutiait
- Le boucher ne demande plus ce que la demoiselle veut, mais “et à la petite dame, qu’est-ce que je lui sers ?”
- Les gamins ne vous regardent plus biner votre jolie courette, mais précisent “je regarde le pépé faire son jardin”
- Vous savez qui sont Poulidor, Anquetil, Nash et Mac Enroe (entre autres)
- Quand vous parlez de quelque chose, vous dites “il y a 30 ans”…
- Vous envisagez de prendre une convention obsèques.
- Vous vous êtes émerveillé devant la première TV couleur
- Vous vous souvenez du moment où le sphinx a perdu son nez…
La vie n’est qu’un long calvaire.
Nous avons fêté ce dimanche 25 octobre, les 50 ans de ma soeur qui n’est pas tout à fait comme les autres.
Evidemment les parents avaient prévu sa marraine (et tante), frère et soeurs, Maritza de retour comme l’heure d’hiver. Pulchérie et le gentil nous ont rejoints pour le dessert ainsi que Miss Vésicule qui estimait qu’arrivant à 4 personnes cela faisait trop de monde pour le repas.
Car mes parents prennent de l’âge comme tout le monde, et les trop grandes tablées les fatiguent.
Nous évitons d’ailleurs en règle générale, de nous projeter trop dans le futur lorsque nous discutons avec eux. Je ne peux par exemple pas dire à ma mère que j’espère avoir sa pêche à son âge (72 ans), car je sais que dans sa tête l’horrible calculette se mettra en route : 72 + 20 = 92 = serais-je là pour voir si Coraline a la frite ?
Sauf que l’héroïne du jour est totalement dépourvue de cette aimable diplomatie, que nous possédons tous à des degrés divers, et qui nous permet de naviguer dans la vie sans tuer un maximum d’emmerdeurs, et qu’elle est incapable de se mettre à la place des autres.
On ne la refera pas, ça ne changera pas. Elle gaffe aussi bien que Pulchérie qui à 4 ans précisait à son cousin sommé de faire la bise à une très vieille dame “il faut être gentil avec tante Hortense, car elle va bientôt être morte” (heureusement elle était sourde).
Donc, au “bon anniversaire” de l’apéritif elle nous a fait un petit discours :
“A la maison du bout du monde (la fondation où elle vit), on m’a dit que 50 ans c’était encore la jeunesse. Par contre je ferai une méga fête pour mes 60 ans et je vous inviterai tous au restaurant…”
Là elle a regardé les parents, l’oncle et la tante :
“SI VOUS ETES TOUJOURS VIVANTS, BIEN SUR…”
Moi qui ai culpabilisé pendant des années de ne pas être une femme parfaite, ce que j’adore sur la blogosphère, ce sont les aveux de plus en plus nombreux, de femmes jeunes ou pas, avouant être totalement nulles comme femme d’intérieur, cuisinière, etc…
Avec ma soeur nous nous comprenons, les armoires rangées au cordeau, la vaisselle par ordre de couleur, et j’en passe, ça nous fout limite les jetons. Notre mère est intermédiaire. Elle aime le propre et le rangé, mais avec son petit bordel tout de même (la planche à repasser est toujours sortie par exemple, chez moi jamais, je repasse une fois l’an étant la championne de l’étendage de linge).
Moi la personne qui me précise que je peux manger par terre dans ses chiottes, ça me tétanise : pourquoi irais-je manger par terre dans les chiottes ? Et pourquoi pas dans sa fosse sceptique désaffectée ? J’aime tout de même quand c’est propre, j’ai juste un problème avec le rangement, y compris des produits d’entretien, c’est paradoxal à priori…
Nous reconnaissons tout de même que nous, ce qui nous fout aussi les jetons, c’est que quelqu’un passe à l’improviste chez nous. D’où mon “maman n’est pas là pour l’instant” miaulé dans l’interphone pour que personne ne puisse voir ce qu’il se passe chez moi. Surtout dans l’entrée, et l’entrée c’est stratégique quand vous ouvrez la porte à quelqu’un. Hors, c’est là que je lourde tout ce que je rangerai “demain”. En plus, j’ai une grande entrée, c’est sans issue…
Demain est un autre jour, ne jamais faire le jour même ce que quelqu’un d’autre (mais qui ?) pourra faire à ma place le lendemain, telle est ma devise. Je pratique la procrastination avec brio et maestria, sauf que ces deux potes là, ne foutent jamais rien…
Donc j’adoooooore lire beaucoup et de plus en plus, celles qui avouent enfin, sans complexe :
- Vivre dans un bordel organisé, ou pas…
- Ne jamais repasser
- Chercher le bon chemisier top dans le tas
- Avoir perdu le mode d’emploi du fer à repasser
- D’ailleurs le fer à repasser où est-il ?
- Cuisiner avec du surgelé ou du sous vide
- Perdre 24 H pour rechercher le dernier courrier de la SS (LA SECU !)
- Rentrer dans la pièce laissée vacante par les enfants partis, avec précaution, parce que par terre il y a des tas…
J’adore voir les anti Bree avouer leurs péchés que je partage, alors qu’à une époque je dois avouer que j’assumais assez bien, avec ça et là quelques embûches…
Parce que moi j’ai assumé avec Albert qui ne faisait pas la différence entre une éponge et un balai à chiotte, j’ai élevée mes gamines toujours propres et bien repassées, j’ai assumé mon appart actuel avec les deux filles, puis Charles Hubert qui ne savait même pas ce qu’était un balai tout court.
Alors maintenant que je suis toute seule, que je n’impose rien à personne (sauf au chat qui s’en fout et dégueulasse tout), je fais ce que je veux chez moi.
D’ailleurs il faut tout de même que je retrouve l’aspirateur qui doit être sous le tas de vêtements à donner. A donner après vérifications parce que souvent après, j’ai des regrets (qui n’agrandissent pas mes placards).
Parce que paradoxalement, j’adore quand c’est impec. A chaque fois que je m’y colle pour en prendre pour 8 H et me coucher avec des courbatures, je jure sur la tête d’un vers de terre que je ferai tout au fur et à mesure dans l’avenir.
Sans pouvoir m’y tenir… Pas pour rien que je choisis un vers de terre anonyme (inutile d’alerter BB, faut pas charrier non plus)
Alors merci les filles pour votre soutien involontaire à ma procrastination légendaire…
Suite à mes mésaventures de sage femme improvisée et complètement traumatisée (maintenant la famille m’appelle “la sage femme sans culotte”), j’ai contacté Marianne pour qu’elle me rappelle sa mésaventure à elle, remontant à 20 ans.
A l’époque j’avais hurlé de rire, elle pas… Mais vous pourrez le constater, elle a fait beaucoup mieux que moi, même en portant une culotte qui ne lui a été d’aucun secours…
Elle m’a donc gentiment fait un mail en me re-racontant son aventure, et en me précisant qu’elle me faisait confiance pour l’humour car elle, elle ne sait pas faire (cette aventure l’a totalement traumatisée !).
Je l’ai donc appelée et nous en avons discuté entre choses et autres (3 heures), et curieusement, en en parlant, elle a pu se souvenir des détails qui l’avaient le plus frappée finalement… Je précise qu’elle est mère de 4 enfants dont des triplés… Et qu’elle m’autorise à raconter après, son accouchement des triplés qui lui a laissé LUI un bon souvenir… D’où les 3 heures tout de même, soyons honnêtes, plutôt 4, les forfaits illimités c’est le pied, ce sont les batteries du téléphone qui craquent les premières…. Oui parce que finalement nous avons papoté pendant 5 heures…
Mois d’août, la France est déserte, Marianne jardine, elle adore, son jardin est immense (et terrifiant pour une personne comme moi).
Arrive sa voisine, en cloque jusqu’à l’occiput, qui marche les jambes écartées.
- “Marianne, clinique, contractions, sensations curieuses, au secours, j’ai perdu les eaux, voiture en panne”
Marianne a chié sa première pastèque en 72 H (comme moi avec Pulchérie), ses triplés en 12 H, elle se sent ZEN. Bon il est vrai qu’on nous dit de partir à la maternité dès la perte des eaux (enfin à notre époque c’était une consigne absolue), mais pour elle, il n’y a pas d’urgence. Comme moi dans aucun cas elle n’a perdu les eaux, cela lui semble curieux comme concept (moi pour les deux filles on m’a percé la poche quasi au dernier moment, pour elle avec les triplés, c’est vachement plus rigolo, donc, vous repasserez…)
Elle range sa binette, sans imaginer à quoi ressemblera la sienne dans 32 minutes très exactement. Fort heureusement, elle aurait pu se suicider avec (la binette).
La voisine (primipare) assise sur la margelle du puits, fait la respiration du petit chien, et Marianne lui précise que c’est du pipeau en allant chercher son sac à main et ses clefs de voiture (à l’époque le portable n’existait même pas).
Inconsciente légèrement, elle fait monter la voisine à coté d’elle, au lieu de la lourder à l’arrière ou dans le coffre. La voisine pose ses pieds sur le tableau de bord, les pattes écartées et continue à souffler.
Et voici Marianne en route vers la clinique.
Manque de bol, personne n’y a pensé, c’est jour de marché, encombrements maximum malgré le mois d’août.
Tout à coup, la voisine, pousse un hurlement à faire fuir Dracula : “Il se passe quelque chose, je ne peux pas rester assise comme ça, arrête toi ! la tête est en train de sortir”
En plein milieu de la place du marché où tout le monde tourne en cherchant en vain, une place. La clinique est à 250 mètres à vol d’oiseau, mais Marianne n’a qu’une voiture.
Un peu inquiète tout de même, elle pile en mettant en route les warnings…
Elle recule le siège passager au maximum et elle, risque un doigt en s’excusant un peu, car elle est mal placée pour jeter un regard… Merde, elle sent confusément quelque chose. Elle risque 3 doigts : pas de doute, la tête commence à sortir.
Et la voisine qui invoque la vierge Marie ! quand on accouche il y a peut-être une sainte plus efficace ? (la signaler à l’audience, merci !)
Vl’a deux motards qui viennent voir ce qu’elle fout en plein milieu de la place du marché à bloquer la circulation. Elle se sent rassurée, elle a tort.
Car si le premier voit tout de suite où est le problème, le second en comprenant, lui dégueule son petit déjeuner copieux, sur ses pompes neuves Minelli qu’elle a payé la peau des fesses en vendant ses haricots à des prix prohibitifs à ses voisins.
Le premier l’aide à mettre la mère en position (le kiki vers la sortie de la voiture) et lui assure qu’il sait faire. Enfin qu’il a apprit à faire, enfin qu’il espère se souvenir. Marianne se sent soudain très seule, quand sous ses yeux héberlurés, la tête du bébé sort complètement : la mère prévoyante, n’avait pas mis de culotte…
En discutant de la chose nous avons réalisé que nous avions eu de la chance : et si cela avait été un siège, on aurait fait comment en voyant un cul se pointer au milieu du kiki ?
Elle, sait qu’on tire dessus (la tête) pour accélérer le processus. Elle se lance avec inconscience. Elle attrape la tête, tire dessus, avec l’impression qu’elle va se retrouver avec la tête dans les mains, le reste restant coincé. Et puis tout à coup le motard intervient :
- “Faites pivoter la tête, le môme est coincé”
Marianne essaye de faire pivoter la tête, en tirant pour rien, paniquée totalement, pendant que celui qui a dégueulé écarte les curieux. Circulez, y’a rien à voir. Ben si.. Et tout à coup, l’enfant vient. Trop rapidement. En fait il n’était pas coincé il attendait la prochaine contraction. Elle le tient du coup par le cou, et ne sait pas quoi en faire…
C’est le motard qui interviendra enfin pour poser le bébé sur la maman qui remercie la vierge Marie, en le sauvant de la strangulation, et se posera the question “on le couvre avec quoi, avant d’aller à la clinique ?”.
Rien pour couper le cordon, l’enfant semble prendre sa respiration naturellement, et Marianne n’a qu’une solution : retirer son Tshirt devant toute la place du marché, pour couvrir l’enfant, et reprendre le volant, en soutien gorge, escortée par l’équivalent de la garde républicaine qui lui ouvre la voie, tout de même.
Malgré les félicitations du jury (les urgences), elle ne s’en est jamais remise…
De quoi ?
- Une paire de chaussures neuves et de prix : flinguée
- Un Tshirt de marque : idem
- Avoir montré quelques petits bourrelets cachés par le Tshirt, en le retirant, à toute la place du marché, dont madame Irma sa voisine si cancanière…
- Avoir déambulé dans une clinique en soutif, avant qu’une infirmière ne lui propose une blouse bleue en faux tissu.
- Avoir roulé avec l’immonde blouse bleue pour rentrer chez elle.
Pour le reste finalement elle se souvient juste du “le môme et coincé” mais qu’elle a réussi à le décoincer. Du coup elle s’est demandée si elle n’allait pas faire serrurier…
Dès le début de la vie, c’est un long calvaire…
Toute personne de sexe féminin a depuis son adolescence, en sa possession, le meilleur ennemi de la femme.
Mon dermato, le docteur Alopécie (et non pas la blonde à la prise de sang sadique), est d’ailleurs archi contre cet engin qu’il juge dangereux, faussant notre jugement pas toujours terrible au départ…
Je veux parler du miroir grossissant.
J’en ai deux, au cas où l’un des deux ne se brise lors d’une manipulation inopinée (7 ans de malheur, c’était donc ça !).
Sauf que maintenant, ils ne me suffisent plus à traquer le petit duvet pernicieux qui se glisse ça et là sur mon visage, en se transformant en crins, et que je ne vois pas parce qu’ils sont blonds.
C’est idiot, mais je suis persuadée que les autres voient le superflu, d’autant qu’à partir d’un certain âge, le duvet prend une vigueur nouvelle au détriment des cheveux qui se tirent. C’est injuste mais c’est comme ça…
Pour traquer le superflu, j’utilise un miroir/loupe que possède maman, qui lui vient de Mrs Morgan, dans lequel je regarde strictement la zone incriminée. Avant de partir à la Grande Motte, je l’avais suppliée de ne pas oublier cet engin et elle m’a rétorqué : “il y en a un encore mieux dans l’appartement, tu verras”.
J’ai vu.
Grave erreur, j’ai regardé dans le miroir permettant de voir l’intégralité du visage, côté grossissant, sans préparation psychologique préalable.
Des coups à faire une crise cardiaque, à faire monter la tension d’un seul coup d’un seul ou à fabriquer un calcul biliaire (dit lithiase) en moins de 15 secondes.
Quand ils feront plus grossissants (les miroirs), on verra les molécules, les créateurs de microscopes n’ayant plus qu’à aller se rhabiller.
- Pore dilaté = cratère
- Ridule = sillon (abreuvé d’un sang impur)
- Grain de beauté = verrue étendue
- Point noir = pustule
- Poil superflu = pieu qu’on pourrait y sculpter un totem à l’indienne
- Ride = le grand canyon du Colorado
- Petit vaisseau dilaté = varice indurée
- Bref, de quoi faire s’évanouir les filles qui ont pourtant une peau de pêche, alors moi, vous imaginez…
On l’aura compris, j’ai peu utilisé cet engin de malheur qui m’a déprimée grave lors de la première utilisation. Car les femmes sont masos : il m’a fallu bien me regarder sous toutes les coutures et constater que finalement le port du voile intégral n’est pas si bête, et que malgré l’écran total dont j’abuse j’avais des petits points rouges ça et là (qu’on ne voit absolument pas au naturel).
La vie n’est qu’un long calvaire (et le poil traitre mais ça, on le savait déjà…)
Le temps est venu de reprendre de bonnes habitudes à raison d’un post un jour sur deux, et je vous laisse donc méditer ce WE sur vos pores dilatés, vos duvets incrustés, tout ce qui nous défigure, et tout ce que l’on ne voit pas à l’oeil nu (dont les virus et microbes…)
A vu de nez, comme ça, au hasard, j’aurais dit que mon téléphone avait au moins 6 ou 7 ans, tellement il m’a emmerdée.
Perdu : pratique d’avoir un blog, mon téléphone ne datait que de novembre 2007 (ICI).
Heureusement que j’étais assise quand j’ai constaté cela (généralement je m’écroule avec grâce sur une chaise pour faire zouzou avec l’ordi), car sinon j’en serais tombée sur le cul… En me pétant quelque chose, je suis tellement douée…
J’avais pronostiqué que les piles rechargeables clamseraient, que je n’aurais donc qu’à changer de téléphone, et j’avais bien raison (mon dieu ce don de voyance !).
En février déjà, il m’avait fait le coup du “pas bip” quand je le reposais sur son socle, il s’était déchargé en me faisant chier un max, jusqu’au bip salvateur (après 72 tentatives de le repositionner sur son socle).
Depuis février il faisait “bip” comme il faut et là, au moment où les impôts attaquent avec décès du pèse personne, PAF, tout à coup, plus rien. Rien de rien. Rien à faire. Et les gros mots les plus infâmes ne l’impressionnaient pas. Pourtant je m’y connais en gros mots infâmes, vous ne pouvez même pas imaginer… (si ?honte à vous !)
J’ai donc décidé de ne pas me rendre à Rauchan, une fois de plus, mais chez le petit marchand de la bourgade voisine qui vend de TOUT. J’ai bien dit : de TOUT ! (là où d’ailleurs j’ai fais l’acquisition de mon pèse sorcière, j’ai envie de le piéger un jour en lui demandant s’il vend des diaphragmes)
Homme charmant en plus, qui se souvient qu’il m’a connue avec Pulchérie bébé… Limite je rédige mon chèque en chialant d’émotion au lieu de penser à mon solde forcément dans le négatif et sans me scandaliser qu’il ne prenne pas la carte bleue.
Qui a ouvert mon téléphone pour me faire constater que :
- J’avais raison, les piles batteries n’étaient plus simplement déliquescentes mais carrément décédées
- Et que se faisant, en fondant, au passage, elles avaient ruiné à son sens, l’hébergement des batteries immortelles aux dires de Rauchan
- Toutefois m’a-t-il gentiment déclaré, n’étant pas infaillible, il allait nettoyer du mieux possible les résidus de la fonte des piles immortelles pour m’en mettre de nouvelles (piles batteries)
- Je suis donc rentrée chez moi pour constater qu’il n’y avait point de bip
- Comme c’était une fin d’après midi, et que j’étais en plein boum, je suis repartie en chantant “auprès de ma blonde” éructant à l’idée de lui racheter un téléphone neuf
- 49 Euros, ce n’est rien pour une chômeuse, mais je préférais le lui acheter à lui qu’aux escrocs d’hypers (comme pour la balance qui causerait si qu’on se laissait faire…)
- Il a lui-même mis en place les batteries immortelles après avoir récupéré les autres qui ne correspondaient pas et ressemblaient de toute manière, à plus rien, et m’a conseillé de lui apporter mon téléphone tous les 6 mois pour qu’il en vérifie l’état (des batteries et du reste, les batteries rechargeables se remplaçant avant qu’il ne soit trop tard)
- Parce qu’il faut bien le comprendre : son commerce fonctionne toujours très bien malgré la concurrence des grandes surfaces, parce que jamais un client n’a été mécontent de lui. Je ne sais pas si Rauchan peut en dire autant (enfin pas en ce qui nous concerne, ma famille et moi)
Etonnez-vous que je fasse vivre les petits commerces du secteur… Mes parents ont affaire à lui régulièrement. Effectivement il a tout, il connait tout, mais en plus il rend service gracieusement…
Le seul problème est que la sonnerie de mon nouveau téléphone est abominafreuse et que la brochure d’utilisation fait 122 pages, donc je vous laisse deviner quand je vais la lire (jamais)…
Douée comme je suis avec la téléphonie, je ne suis pas prête de cesser de me demander pourquoi dans le film (ou téléfilm, ou série), la personne ne décroche pas son portable. Le temps que je réalise qu’on m’appelle, le correspondant a été redirigé sur top message qui merde régulièrement (c’est un message subliminal pour France j’te cause).
Et sinon, entre la mort officielle de mon sans fil et la mise en service effective du nouveau, j’ai oeuvré avec un poste vintage A CADRAN… Pas besoin de mode d’emploi pour celui là, mais appelez donc EDF pour taper sur la touche *…
C’est l’horreur, et la sonnerie avec également…
Sinon, j’envisage de faire lire la notice à une personne extérieure qui connaît tout bien (genre patron qui maîtrise le YFOKON), notice comme il se doit soporifique et souffrant d’un évident problème de traduction. Généralement cela se passe mal, j’en ai fait les frais avec mon portable :
- Je veux changer la sonnerie, moralité je la coupe.
- Je cherche comment faire bis, je fais une fausse manip et je me retrouve avec une nouvelle sonnerie sans savoir comment j’ai fait (et non, il n’y a pas de touche bis sur mon téléphone fixe, ni sur mon portable d’ailleurs)
- J’essaye de le remettre à l’heure (le téléphone). Du coup, je coupe à nouveau la sonnerie.
- Donc généralement mon téléphone, je m’en sers pour décrocher, composer un numéro, ou décrocher tout court quand on m’appelle.
- Manquerai plus qu’il ne prenne des photos, je ne vous dis pas la tronche qu’aurait Diabolos mitraillé par moi, avec un téléphone…
- Déjà que je ne sais toujours pas envoyer un texto, ou SMS, ou merde quoi !
Quand je vous le dis que la vie n’est qu’un long calvaire… D’autant que bien évidemment mon téléphone ne pouvait me lâcher qu’au moment du décès de la balance et de l’arrivée des impôts…
Et le téléphone est bien la seule chose qui cause que je supporte, avant l’invention du truc démoralisant, dépistant votre arrivée chez vous pour vous signaler d’une voix de pétasse : “vous n’avez eu aucun nouvel appel”…
Mais ne vous inquiétez pas, ça viendra !
Car la vie n’est qu’un long calvaire (bis repetita placent)