Bienvenue sur le blog de la Gentille sorcière.

'Nos grands moments de solitude'

Un tag, un…

36 jours… Bon c’est parti, et d’abord les règles du jeu :

  • Mettre le lien de la personne qui tague : http://catherinegoux.blogspot.com/
  • Mettre le règlement sur votre blog : c’est fait
  • Mentionner 6 habitudes ou tics non importants sur vous même : argh, toutes mes habitudes ou tics sont importants
  • Taguer 6 personnes dans votre billet en mettant leur lien : on verra ça, le choix va être difficile
  • Aller les avertir directement sur leur blog (idem, d’ailleurs je ne tague que les lecteurs réguliers)

Mes tics ou habitudes non importants donc…

  • Je me raconte des histoires que je ne connais pas quand je conduis. Le mieux c’est quand ça me fait rire et que je croise deux flics au stop…

  • Ayant une peur panique de la petite flamme qui peut devenir fatale, je mets mes mégots dans une bouteille d’eau (généralement un litre de lait terminé remplacé par de l’eau), et j’écoute bien si ça fait pshiiiit (la bouteille est très décorative, sur mon bureau particulièrement)

  • J’insulte régulièrement l’ordinateur. Il s’en fout. C’est un rat.

  • Dès que je rentre chez moi je me mets à l’aise, comprendre vieux caleçon + vieux pull, les deux complètement avachis

  • Je vérifie 8 fois par jour que la sonnerie de mon portable fonctionne toujours

  • Je vais voir mes stats bloguestes 8 fois par jour (après avoir vérifié la sonnerie du portable)

Je tague :

http://calliscrapcart.free.fr/
http://einah.free.fr/
http://grandereveuse.canalblog.com/
http://doudouxcie.hautetfort.com/

+ 2 volontaires afin d’éviter les clashes… (on n’est jamais trop prudent, la vie n’étant qu’un long calvaire)

Posté le 22 février '08 par Calpurnia, dans Nos grands moments de solitude. Pas de commentaire.

Le chômeur…

Se_pourrir_la_vie_5680079532 jours…

Le chômeur serait une espèce à part. Nous sommes si peu nombreux… D’ailleurs les Assedics en radient 50 000 par mois environ (véridique) pour ne pas faire exploser les statistiques (si vous êtes arrivé en fin de droit vous ne faites plus partie des statistiques, bien fait pour vous ! Vous n’êtes même plus chômeur, vous n’êtes plus rien, la case qui vous correspond n’existe pas !).

  • Le chômeur a du temps pour lui. Pour ruminer donc, devant la néantitude des petites annonces quand on ne lui a pas encore coupé l’électricité donc Internet. Sans compter avec le site ANPE qui se met en repos le samedi et le dimanche. Et si je veux trouver du boulot le WE moi ? Ben non, je glande…

  • Le chômeur ayant du temps pour lui, est prié de faire ce qu’il a laissé en plan au cours des dernières années. C’est bien beau d’avoir le temps : manque l’argent.

  • Le chômeur est prié de se rendre régulièrement au cabinet chargé de son reclassement où on l’infantilise gravement. Il y rencontre d’autres chômeurs et ils se racontent des histoires de chômeurs. C’est poilant, hilarant, absolument gondolant (d’ailleurs tout le monde est prié de se gondoler). Je n’arrête pas de me gondoler, du coup de je suis vrillée 2 côtes alors le Dr Acromion a préféré m’arrêter : si j’ai une opportunité je n’ai qu’à appeler la SS (la SECU !) pour dire que je reprends le boulot, mais pendant l’arrêt le cabinet de reclassement me fichera la paix (quelle perspective agréable et réjouissante, j’en plane…)

  • Le chômeur surveille de près son téléphone portable, essaye de lui envoyer de bonnes ondes pour qu’il sonne enfin pour une mission intérim, un job, n’importe quoi qui le fasse rentrer dans le rang

  • Le chômeur surveille de près également son téléphone fixe sur lequel appellent les amis et la famille, pour peu qu’il en ait (des amis, de la famille, et un fixe). Le moindre appel est le bienvenu “comment-vas-tu ?” “tu veux passer prendre un verre ?” “je voulais juste prendre de tes nouvelles et te dire que je pense à toi”. Oui le moindre appel est le bienvenu, de qui que ce soit que l’on aime et apprécie. Les jours sans appel sont comme un jour sans pain. Il y en a beaucoup.

  • Le chômeur s’achète un deuxième chargeur de téléphone portable pour recharger le dit engin n’importe où et chez n’importe qui.

  • Le chômeur emmène son téléphone portable même aux ch…. Surtout ne pas tirer la chasse d’eau pendant un appel important (il a mis un post-it sur la porte des WC pour ne pas commettre cet impair). D’ailleurs dans les toilettes il y a un crayon et du papier pour prendre des notes (en plus du reste bande d’ironiques…)

  • Le chômeur a trois cierges : un pour protéger l’ordi de la panne, un pour protéger le portable de la panne, un pour la sainte des causes désespérées (je crois que c’est Rita mais je ne suis plus certaine)

  • Le chômeur qui a une famille aimante et proche s’entend toujours poser la même question “quoi de neuf ?” S’il y avait du neuf le chômeur se serait rué sur tous ses téléphones à la fois pour dire “j’ai un taff !!!!”

  • Le chômeur reçoit plein de conseils du cabinet spécialisé dans le retrouvage de travail. Par exemple : ne pas zoner au lit le matin pour se lever à pas d’heure. Il faut garder un rythme de vie normal. C’est aisé quand on se réveille chaque nuit à 1 ou 2 heures du matin pour cogiter (noir) jusqu’à 5 heures voire 6.

  • Le chômeur se lève souvent la nuit quand il en a marre de refaire son relevé de compte en banque, pour aller consulter les petites annonces. Dès fois qu’entre 18 heures et 3 heures du matin, il y ait du nouveau sur monsteeeer et autre

  • Le chômeur a un médecin qui s’arrache les cheveux, vu qu’il lui a prescrit le somnifère le plus fort et que le chômeur s’obstine à refaire son compte en banque entre 2 et 6 heures du matin

  • Seul avantage du chômeur : pour beaucoup il est en congés grassement payés par l’état, à croiser les doigts pour ne jamais retrouver d’emploi. C’est ce qui lui plaît le plus : au chômeur : que l’on pense cela de lui…

Posté le 18 février '08 par Calpurnia, dans Nos grands moments de solitude. 1 Commentaire.

Hors du monde, hors du temps…

Vir_eJ’avais oublié. On oublie vite. Et puis vite finalement… 9 ans tout de même… On réalise que le temps passe trop vite, beaucoup trop vite, de plus en plus vite.

J’avais oublié le chômage. Il me revient de tous les côtés avec d’antiques souvenirs, de l’époque où l’on allait “pointer”, où la seule façon de trouver était d’acheter le journal jour après jour pour entourer les petites annonces intéressantes d’un crayon rageur.

J’avais oublié les questions importantes comme “comment vais-je m’en sortir avec ça ?”. Et encore, la dernière fois, nous étions trois… Là je suis toute seule à souffrir éventuellement du non achat possible. Je dois reconnaître d’ailleurs que quand nous étions trois, les filles ont toujours été très “matures”, à ne rien exiger et à me demander “maman ça on peut ?”

En 9 ans tout à changé. Tout se passe avec Internet, y compris les échanges avec les ASSEDIC et le mec sensé m’aider à retrouver un emploi, délégué par l’ANPE. C’est une angoisse de plus : quand l’ordinateur mouline un peu, on se dit que s’il nous lâche c’est la débâcle, un trou considérable dans le budget, un genre de naufrage, la cata totale et complète, mais c’est normal, c’est la série…

On retrouve un travail à mi-temps : squatter Internet et les multiples sites proposant des emplois. On se retrouve avec 15 posts-its rappelant les identifiants et mots de passe imposés. On clique 62 fois pour répondre à une annonce sur le site ANPE X 4 fois. On sursaute à chaque appel sur le portable. On s’use les yeux, la patience, le moral (quel moral ?)

On retrouve avec l’angoisse de la recherche, la perte d’appétit ou la boulimie de chocolat, et surtout, cette sensation étrange d’être hors du monde, hors du temps… C’est ce que je vis en tous cas.

  • Virée : la claque, et en même temps, un certain soulagement tellement la peur de l’être a dominé les derniers mois. J’avais tenu grâce à des pilules roses, mais le traitement n’était jamais vraiment adapté.

  • Premier stade : se battre pour obtenir une transaction correcte. 2 semaines passées à angoisser à cause de cela. Cauchemars la nuit : j’étais toujours au boulot. Vous avez eu la joie de vivre avec moi cette extraordinaire période.

  • Deuxième stade : transaction obtenue. Je m’accorde de vraies vacances avec un préavis de 2 mois à faire chez moi. Mais dans ma tête je sais que ce ne sont pas des vacances. N’empêche que je fais comme si… Habitude de se lever tard après 3 heures d’insomnie la nuit (alors que pendant les vraies vacances je dormais super bien).

  • Ne plus savoir quel jour je suis, car je ne tape pas la date 70 fois par jour. Des projets, mais difficiles à réaliser car :

  • Subitement mon corps se rappelle à moi. Sciatique (plein le dos), bras en vrac (j’ai pas les épaules pour supporter tout ça), genou qui se vrille (je ne peux plus avancer), cheville idem (idem). Pourtant je suis toujours en préavis, je fais toujours partie de la boîte. J’ai du temps pour faire plein de choses, mais je ne peux pas les faire. Quelque chose bloque. Et si on allait me rappeler ? C’est ridicule comme pensée, mais elle s’impose à moi quand j’arrive à dormir : j’y retourne. J’y suis d’ailleurs. C’est normal en même temps : je suis toujours payée.

  • Le travail est toujours là dans ma tête. Les collègues sympas prennent des nouvelles. Bon ou mauvais ? Je n’en débattrais pas.

  • Sensation d’être hors du monde : pas grave si je mets mon vieux jean et si je me coiffe à la va-vite. Pas grave si je me lève tard. Pas grave si je ne me maquille pas : ma peau repose. Pas grave si je regarde les petites annonces à 4 heures du matin, en attendant que le sommeil revienne. Pas grave de vivre en décalé, d’aller manger chez papa et maman parce que sinon je ne mange pas. Pas grave en fait, je suis en vacances, en préavis. Cela va bientôt se terminer.

  • Un beau jour, franchissement des portes ASSEDIC/ANPE. Je m’y sens seule désormais dans ces endroits où chaque rendez-vous est programmé. Jadis, je pouvais y discuter avec ceux faisant la queue comme moi, nous partagions beaucoup. Là tout est étouffé, déguisé, anonyme, aseptisé. J’ai l’impression d’être la seule dans ma situation.

  • RV pris par l’ANPE qui me dirige vers un cabinet spécialisé dans la recherche d’emploi. Un peu de chaleur humaine. Quel que soit l’âge, tout le monde souffre, qui de la tête, du ventre, de n’importe où. Le “coach” qui nous a demandé de nous exprimer nous explique que c’est normal. Chacun somatise où il peut. Moi généralement c’est le squelette. En face de moi une jeune femme pliée en deux par des spasmes abdominaux, un homme qui se plaint de migraines horribles, un autre qui pour faire bonne mesure s’est cassé la jambe, n’a rien à faire là, mais juste à envoyer un arrêt de travail aux ASSEDIC. Il est surpris : il était prêt à prendre un poste avec ses béquilles. Le pire c’est le monsieur à mes côtés qui souffre visiblement d’un eczéma/psioriasis aigü : ça l’a pris quand on l’a jeté. “Jeté” est l’expression qui revient unanimement. Je suis assise à une table pleine de kleenex et j’en suis un.

  • Mais là tout à coup, infantilisation à mort… Faut faire ci, ça, pas comme ci, pas comme ça. Faudrait être là tous les jours à y dépenser le peu que l’on peut en essence et parc-mètre, pour mobiliser un ordi et faire ce que l’on fait chez soi. L’impression d’arriver à l’école. C’est normal docteur que je rêve de l’école maternelle pour la première fois depuis au moins 40 ans ? Le docteur n’a pas de réponse. Il s’arrache les cheveux devant ma capacité à faire les effets secondaires de n’importe quoi, et cherche juste à m’équilibrer le sommeil (pas gagné, mais j’ai peut-être un poste en vue : testeuse de médicaments)

  • Impression curieuse de se dédoubler. C’est à la fois moi, et pas moi. Il y a 9 mois je souffrais peut-être, mais j’avais mon job, je m’y accrochais. Là, j’ai l’impression de n’être plus rien. Finalement se battre, c’est ce pour quoi on est fait. Mais là la lutte semble difficile, voire même parfois : inutile. Il y a des moments où c’est tout juste si l’on n’attend pas la mort. Enfin la paix… C’est ce que m’a dit la jeune femme pliée en deux par son ventre, en pleurant. En arriver à penser cela avec un bout de chou de 10 mois : c’est dire ce qu’elle a vécu et ne veut plus vivre à moins de 25 ans à vue de pif.

  • C’est contre cette sensation que lutte le “coach” qui est un jour passé par là. Nous ne sommes pas chômeurs, mais “trouveurs d’emploi”. Tout est mis à notre disposition pour… Nous sommes priés de n’échanger que nos impressions positives : silence qui plane. Horrible silence. Tout le monde s’est senti trahi autour de la table, sauf le seul licencié économique dont la boîte a carrément fermé : le seul d’ailleurs qui ne somatise pas, allez savoir pourquoi.

Il n’empêche que l’on se couche comme on peut, que les nuits sont fragmentées, que le réveil ne sonne plus, que l’on a deux panoplies vestimentaires pour affronter un employeur potentiel et que le reste du temps c’est vieux jean et autre… Que l’on regarde le portable en se demandant pourquoi il ne sonne pas, et que l’on vérifie 5 fois par jour si la batterie est OK.

Il n’empêche que l’on se précipite sur le mail annonçant une super annonce (râté, c’est pour un comptable), que l’on s’use les yeux sur l’écran de l’ordi pour la survie duquel on fait brûler un cierge. Il n’empêche qu’on ne raisonne plus comme les autres. En allant à un rendez-vous dans une boîte d’intérim sérieuse, j’avais l’impression de ne croiser que des actifs bien dans leur peau, qui n’avaient rien à prouver, d’être une extra terrestre.

Il n’empêche que l’on doit se préparer à plein de tests, se préparer à l’entretien que l’on espère et auquel on se rendra le coeur et l’estomac dans les godasses.

Il n’empêche que l’on a tout à prouver à nouveau, tout à essayer de prouver. Que l’on vit de travers. Il est déclaré qu’une partie importante des “trouveurs d’emploi” se lève très tard pour se coucher très tard également. Je n’ai pas voulu regarder toutes les statistiques, car je n’avais pas envie de me miner le moral plus (Docteur, c’est quand que je dors, sans faire d’amnésie antérograde à votre traitement miracle qui m’a foutue dans le coltard ?)

Il n’empêche que les conversations changent. Du “comment vas-tu ?” on passe à “tu en es où ?. Le coach demande des preuves de recherche d’emploi : la panne d’imprimante il s’en moque et apprécie du coup moyen que je lui fasse parvenir une copie de tous les mails de réponses (négatives) que je lui transmets. Il faut que je prouve que je me bouge pour les ASSEDIC qui ne me verseront rien avant début mai. Si je veux du fric avant, il faut bien que je me bouge. Je le fais via ordinateur, ça ne fait pas brûler de calories, mais ça a le mérite d’exister. Sauf qu’on se bouge sans se bouger vraiment : sommes-nous faits pour ça ?

Il n’empêche que l’on vit comme en vacances, un peu comme on veut sur le plan horaires, certains nous envient presque. Sauf que l’on n’est pas en vacances. On est tout simplement hors du monde réel, hors du temps, déconnectés en quelque sorte, de la réalité…

Posté le 27 janvier '08 par Calpurnia, dans Nos grands moments de solitude. Pas de commentaire.

Utiles précisions…

Dans mon post sur les enquêtes (et il y en a d’autres à venir sur le même sujet), mon propos était juste de souligner de quoi sont capables les femmes, isolées ou en groupe, lorsqu’elles veulent enquêter sur leur Jules en cas de doutes. Généralement à posteriori, c’est assez marrant…

En aucun cas il n’était question pour moi de débattre des responsabilités d’Albert ou de sa copine : qui était le plus responsable de la séparation était hors sujet en ce qui me concerne.

Je précise tout de même que je sais parfaitement que certaines femmes se font piéger par des menteurs de première, pour avoir été victime de l’un d’eux un jour, qui profitait du fait que sa femme était en tournée pour deux mois et demi. La chute fut rude…

Mais j’ai sû également très rapidement après le départ d’Albert, qu’il avait quelqu’un. Ceci par des amis communs qui l’avaient rencontré avec elle chez d’autres amis communs. Eux ignoraient qu’il ne serait pas là avec moi, et ne savaient rien de notre séparation. Cela les a ulcéré et vexé comme pas possible (d’ailleurs ils ne l’ont jamais revu après).

C’est eux qui m’ont relaté donc, et ça fait toujours plaisir, qu’Albert la connaissait depuis des mois. Elle s’est très largement vantée d’avoir eu du mal à lui mettre le grappin dessus. Qu’il ait femme et enfants, elle s’en fichait. Comme il renaclait à tout casser, elle a usé des grands moyens, quitté son mari et son fils pour s’installer seule au son de “sans toi ma vie ne vaudra plus rien, je n’ai qu’à mourir”. Albert avait du charme et de l’argent (l’argent pas en me connaissant, il ne pouvait donc pas m’accuser d’avoir été intéressée), et c’était visiblement une personne très attachée au vison et à la bague qu’il lui avait offerts…

Albert n’avait certes pas à se laisser faire et pouvait partir en courant, mais je ne pouvais nullement la considérer comme étant innocente.

Lui passer un coup de téléphone totalement anodin car je suis restée très correcte, avait pour seul but qu’Albert sache que je savais avec qui il était et où il demeurait. Ceci dans le cadre d’une procédure de divorce qui devenait très conflictuelle.

J’ai regretté par la suite, quand elle s’est montrée infecte avec les filles qui font qu’elles la détestent toujours, essayant de séparer leur père d’elles, et manquant de peu de réussir, de ne jamais lui avoir téléphoné pour cette fois lui dire le fond de ma pensée…

Maintenant si l’espionnage intensif de nos Jules en cas de pépin réveille chez vous de mauvais souvenirs, je préfère passer à la catégorie “champignons de nos campagnes” (non encore créée) ou bien vous refaire l’intégrale de la guerre de 100 ans… (je n’en veux à personne du tout, mais il faut parfois savoir changer de sujet…)

Posté le 24 janvier '08 par Calpurnia, dans Nos grands moments de solitude. Pas de commentaire.

La gueule de bois…

GDB_57520193Il y a un sketch paraît-il sur les 3 derniers verres qu’il ne faut pas boire. Savoir lesquels…

En cette période de fêêêêtes, je me dois de vous donner des conseils de sorcière pour vous éviter de vous réveiller avec une GDB abominafreuse.

Je précise pour les non initiés et qu’ils le restent, que la GDB est une Gueule De Bois pas possible dont j’ai découvert la signification de la définition à l’âge respecteux de 25 ans, en me demandant au petit matin, pourquoi l’inquisition me mettait la tête dans un étau alors que je n’avais rien à me reprocher (pour moi)…

J’ai depuis vécu les 3 derniers verres à ne pas prendre, pour moi et pour les autres. Pour moi c’est simple, passé le seuil dont les frontières marquent la fin, j’ai la nausée, si j’insiste je m’en vais me laver les mains dans les toilettes et je me sens nettement mieux. Je termine à l’eau claire. Quand je me mets à l’eau généralement, vous pouvez me présenter le meilleur cru possible c’est niet…

Dans les 3 derniers verres je peux prendre le premier, qui fera que je me réveillerai avec la tête en vrac et les jambes en court bouillon. Mais il y a d’autres symptômes à ne pas négliger, et je parle de faits glanés ça et là dans ma courte vie (et qui sont 100 % authentiques)… Car d’une personne à l’autre, l’abus d’alcool dangereux pour la santé, se manifeste de manière différente sachant qu’il y a l’alcool ému, agressif, gai, ou endormi :

  • Pauvres coquilles d’huitres, pauvres bêtes mangées vivantes : snif, snif, snif, et l’homme est un barbare abominable Ouiiiinnnnn ! Sanglots atroces que personne ne pourra consoler : Un peu d’eau ne fera pas de mal

  • C’est moi le plus fort nom d’un chien, et pourquoi tout le monde me contrarie ? Où est ma carabine ? Un peu d’eau ne fera pas de mal

  • Merde, je me suis planté la cigarette dans l’oreille droite et je me suis allumé le pif : un peu d’eau ne fera pas de mal

  • L’escalier est impossible à monter : les marches sont trop hautes et les toilettes sont à l’étage : un peu d’eau ne fera pas de mal

  • L’escalier zigzague curieusement : quelle idée aussi de faire un escalier à 5 pans tournants : un peu d’eau ne fera pas de mal

  • Il y a la vierge dans la cheminée alors que j’attendais le père Noël : un peu d’eau ne fera pas de mal

  • Je monte à l’arrière de ma voiture : les salauds ils m’ont piqué mon volant : un peu d’eau ne fera pas de mal

  • J’irais bien me coucher, mais j’ai honte de dormir sous une couette en duvet d’oie ! Ouinnnnn, pauvres bêtes que l’on plume et que l’on mange !!!! Ouinnnnn, d’ailleurs cette malheureuse oie était délicieuse : Oinnnnn. Un peu d’eau ne peut pas faire de mal

  • Chérie arrête toi, j’ai vu une soucoupe volante ils ont un message pour moi à délivrer au pape : un peu de dégivrant fera-t-il l’affaire vu le manque d’eau dans la voiture ???

  • Oh le pauvre médor adoré à son non-noncle, qui dort dans un panier, pauvre bête, je m’en va dormir avec toi : un peu d’eau ne peut pas faire de mal, sauf qu’il n’en veut que dans la gamelle du médor adoré…

  • Je n’ai rien bu du tout, tu exagère, mais passe moi la cuvette : un peu d’eau ne peut pas faire de mal à condition d’y rajouter le comprimé ad hoc et de l’éloigner du lit conjugal…

  • J’avais demandé une douzaine d’huitres, pas trois : passer à l’eau déjà…

  • 2 dindes c’était vraiment de la folie !!!

  • Rrrrrr ! Rrrrr ! On s’en va déjà? j’ai à peine vu passer le foie gras… Tu conduis Rrrrr ma chérie Rrrr !

  • Tous des cons les médecins avec leurs somnifères Rrrrr ! Rien ne vaut un coup de punch Rrrrr ! Comment ça non pas tous les jours ??? Rrrrr

Le lendemain matin, le verre sur la table, le regard éteint, et le pshiiiit du comprimé qui fond, non, deux finalement…

Prenez-en de la graine, que vous soyiez un adepte du litron par jour, ou de la cuite annuelle… Il y a LE verre de trop. Le problème est de savoir lequel… Comme je vous avais promis des conseils de sorcières : commencez par l’eau, ou une tisane… Bon c’est nettement moins festif, mais je n’ai rien d’autre à vous conseiller, si ce n’est d’espacer vos prises pour que vous rendiez compte de vos limites, et d’arrêter quand il en est encore temps… (PS : je ne parlais pas de moi, j’y ai échappé totalement !!!)

Posté le 26 décembre '07 par Calpurnia, dans Nos grands moments de solitude. Pas de commentaire.

Arrêter un blog…

Le choix finalement n’existe pas. Encore un moment de la vie où l’on se croit libre sans l’être.

Arrêter mon blog, cela fait un petit moment que j’y songe. J’y consacre trop de temps et surtout trop de moi-même. Et le moi-même est fragile actuellement, trop fragile… Pourtant comme je l’aime mon blog… Comme je les aime mes copines du début, finalement des amies que j’espérais rencontrer un jour. Comme j’aimais à dialoguer avec vous… Même sans vous connaître.

C’est la maladie du non “com” qui m’atteint du coup, alors qu’à une époque elle m’épargnait, car le moi-même est fragile et malade, et fluctuant. Ce no com est comme une négation de moi-même. Je me suis donnée du temps pour écrire, on est venu me lire, mais sinon, rien… Finalement c’est trop de frustrations, de je ne sais quoi dire… 80 coms par jour je ne pourrais pas répondre… 0 je peux trouver une solution facile…. Ce que j’ai écrit était juste lisible, sans plus… Du coup je ne sais plus où j’en suis… Et je n’avais pas besoin de ça. Parce que finalement la conclusion est que j’ai écrit n’importe quoi, n’importe comment. Que je suis nulle.

Un blog c’est aussi constater que l’on n’est RIEN. Quand il faut se reconstruire, est-il utile ? Je ne le pense pas, face à cette déprime atroce devant le NO comment du jour… irrationnelle certes, mais bien là…

Enfin bref de tout… La gentille sorcière sera bientôt “brûlée vive” sur la place du marché. C’était de toutes manières sa destinée… Même si elle vous aimait…

Posté le 1 décembre '07 par Calpurnia, dans Nos grands moments de solitude. Pas de commentaire.

L’incendie…

Hier, fin d’après midi, une certaine agitation dehors. Forcément je vais jeter un oeil comme toute personne un peu curieuse qui se respecte. Beaucoup de monde sur les trottoirs, et des lueurs intrigantes  sur la droite. J’ouvre ma porte fenêtre (brr…) : 4 voitures de pompiers, les flics, et tout le bataclan…

“On” semble courir vers l’arrière de l’immeuble, je m’y précipite et me penche à mon balcon de cuisine : horreur ! des flammes de 3 à 4 mètres sortent d’un appartement trop proche du mien à mon goût.

Je descend sans oublier de prendre mes clefs. Tout le monde se pose la question : on rassemble l’essentiel ? On va nous évacuer ? Ca brûle au troisième et dur, sur la façade avant de l’immeuble. Un chien est réfugié sur le balcon et hurle à la mort. Je me demande pourquoi les pompiers actionnent leur lance de ce côté là. Je connais mal l’immeuble et tout à coup c’est une évidence : ce n’est pas un appartement qui brûle, mais deux…

De mon côté, des 4 ou 5 pièces donnant sur toute la largeur de l’immeuble. Dans la première partie, ce sont des studios ou deux/trois pièces, chacun donnant d’un côté ou de l’autre… D’ailleurs les pompiers se dirigent également avec des lances vers l’arrière. Les flammes semblent se moquer éperdument de l’arrosage plus qu’intensif, et pour les soldats du feu, impossible d’accéder vers l’arrière avec la deuxième grande échelle : le jet perd en puissance.

Tout à coup, comme tout le monde le redoutait,  sur l’arrière, le feu apparaît au balcon du dessus, avec violence également. L’angoisse prend tout le monde : y a-t-il quelqu’un quelque part ?. Non, tout a été évacué dans cette partie de l’immeuble. Les pompiers stoppent finalement le feu de l’étage inférieur, mais au dessus, tout continue de brûler. Il faudra deux heures pour tout éteindre, dans l’angoisse générale. Apparement les 3 appartements incriminés étaient vides. Reste à récupérer le chien sur son balcon, qui ne semble pas du tout disposé à quitter les lieux. C’est un voisin le connaissant par son nom qui revient avec une laisse, se propose de monter avec le pompier, réussira à museler l’animal affolé qui redescend au grand soulagement de tout le monde.

Un bruit unanime circule : bougie oubliée dans l’appartement d’origine. Court circuit, bougie, quoi que ce soit qu’importe.

Il y a des personnes qui sont parties de chez elles hier matin, comme chaque jour et qui sont rentrées pour ne plus rien retrouver du tout. Dans ces cas là, on ne retrouve plus rien ! photos, papiers, meubles, tout ce qui fait une vie et ses souvenirs, il n’y a plus rien. C’est brûlé, inondé, rien à sauver. D’autres sont revenus pour trouver leur appartement inondé car les pompiers ne font pas de cadeau avec leurs lances à incendie et on ne peut pas le leur reprocher. C’est le dégat des eaux maximum pour toute la cage d’escalier et jusque dans les caves.

Nous étions tous secoués et silencieux. La vie peut basculer tout à coup. Un incendie venait de nous le rappeler, car cela, nous l’oublions toujours… Et fort heureusement malgré tout, aucun mort à déplorer, sauf apparement un poisson rouge dans son bocal. Mais comme les poissons rouges d’aboient pas leur désespoir sur les balcons tout le monde s’en est fichu… Un tour de garde a été organisé, pour attendre les malheureux rentrant chez eux, avec 3 pompiers surveillant que rien ne reprenne, prêts à tout, avec leur philosophie bien à eux et dont ils ont bien besoin.

Assez curieusement sur la façade avant de l’immeuble (la moins atteinte) il n’y paraît quasi déjà plus. Pour ceux qui ont du mal à nous croire (parce qu’aucune information n’a circulé sur le sujet jusque là), nous pouvons suggérer une petite promenade à l’arrière… Petite leçon à donner à mes neveux et nièces : “voici ce que ça donne que de jouer avec le feu” (ne jamais perdre une occasion de les instruire). Personne n’a réellement dormi et si cela “avait repris”, il y aurait forcément eu quelqu’un pour le voir…

La vie n’est qu’un long calvaire… Comme le disait Marcel Pagnol “il n’est pas nécessaire de le dire aux enfants”…

Edit du soir : il s’agissait bien d’une bougie, allumée par 7 ou 8 personnes pour chauffer ce qu’il faut à s’injecter alors que c’est illégal… Un torchon là dessus, tout le monde assez en forme pour détaler en précisant à la voisine suspicieuse “y’a le feu”… Elle a cru pendant un moment que c’était une blague de ces affreux, mais non… La drogue c’est dangereux, on ne le répètera jamais assez !!! La bougie parfumée également si on oublie de l’éteindre…

Posté le 21 novembre '07 par Calpurnia, dans Nos grands moments de solitude. Pas de commentaire.