Bienvenue sur le blog de la Gentille sorcière.

'Notre vie quotidienne à nous les femmes'

Poil mon ami…

A l’âge de 10 ans, j’avais déjà accompagné ma mère de nombreuses fois chez l’esthéticienne où elle allait se faire épiler les jambes, enfin les mollets.

J’avais compris depuis déjà un moment que le poil pour les femmes, surtout sur les jambes, ce n’était pas esthétique, quand tout d’un coup il m’en vint un à un endroit curieux. Maman regarda mon premier poil pubien, constata que j’en avais aussi sous les bras (je ne me regardais jamais à cet endroit là) et cru bon informer mon père avant de m’expliquer que c’était NORMAL.

Quoi que puisse faire penser certains posts, ma mère était plutôt moderne pour l’époque. Elle me rassura donc : j’étais en train de me préparer à devenir une femme.

Sauf qu’une femme c’est sensé ne pas être poilue.

Oh j’ai longtemps enquêté pour savoir d’où venait cette idée. Car en fait il faut bien le dire : nous avons du poil sous les bras, au pubis, sur les jambes, avant que le pire ne pointe. Laurence Foresti a beau dire que c’est un râté de la création, le fait est là. Il faut vivre dans certains pays où les femmes affichent leurs poils sur les jambes avec fierté pour prouver qu’elles n’ont pas de sang indien pour éviter la corvée de l’épilation. Dès l’Egypte ancienne, les femmes s’épilaient et parfois de partout…

Arrivée à 12 ans et formée, j’avais un petit duvet très blond sur les mollets. Ma mère m’interdit de me le raser “cela repoussera plus dru”, mais évidemment je n’allais pas l’écouter : les mères racontent n’importe quoi. D’autant que la mère de ma meilleure amie lui avait payé une épilation en institut et qu’elle nous montrait chaque jour ses jambes indemnes de poils. Je profitais donc d’une double absence des parents pour piquer le rasoir de mon père et résoudre (que je croyais), le problème.

Des mollets mignons, tout doux… Impec….

J’ignorais alors que je débutais un combat sans merci contre l’ennemi le pire quoi soit : LE POIL.

Car le poil est con. Il faut le dire. Il est programmé pour pousser et il pousse, jusqu’à ce, qu’ayant atteint la lumière il prenne… 1 bon cm (ça se voit et c’est là que l’on voit ce que c’est qu’un cm). Le poil est d’autant plus con qu’on a beau le raser, l’inonder de produit dépilatoire, l’arracher, IL PERSISTE à pousser. Rien ne le fera jamais renoncer. Il mourra avec nous.

Dans mon jeune temps, du temps que j’étais adolescente, il n’y avait pas tout ce qu’il y a maintenant sur le marché. Ma mère m’acheta une cassolette (à faire chauffer sur le gaz), de la cire et une spatule et me laissa me démerder, après m’avoir donné un cours pour que je ne me brûle pas.

C’était la corvée du samedi avec ma meilleure amie, mais finalement cela se déroulait  plutôt bien, dans une ambiance de harem, avec ma petite soeur nous admirant “quand je serai grande je me dépoilerai comme vous”. Il fallait faire chauffer la cire, attendre qu’elle soit à bonne consistance, et jeter le tout après usage (épilation terminée), aucun filtre n’existant pour cela…

A l’âge de 18 ans tout à coup il me fallut admettre que mes poils refusaient de se faire épiler. La peau se refermait immédiatement sur le trou laissé béant par ce con de poil. Moralité, pour repousser, il me déclenchait un bouton (poussant sous la peau sans jamais renoncer). Aux endroits où j’avais deux poils très proches, j’avais carrément un abcès.

J’optais donc pour le rasoir, comme pour les dessous de bras. Un jour forçant un peu, je détraquais définitivement le rasoir électrique de mon père qui pour me punir en revint à la mousse à raser et au rasoir à main.

Il me fallut me résigner à me raser, la crème dépilatoire coûtant cher et mes parents refusant de me l’offrir vu ce que je coûtait en lames de rasoir (ah oui à l’époque les gillettes G3 n’existaient pas… On se coupait régulièrement avec le rasoir de papa qu’il fallait démonter pour monter une nouvelle lame, mais cet engin préhistorique n’est visible actuellement dans aucun musée).

Et puis vint le jour où je me suis retrouvée enceinte de grande fille (la petite), et là je vis que le poil décidément était contrariant.

Sur les seins, autour du mamelon ils pointaient avec bonheur. Et niveau pubis, cela dépassait LARGEMENT le dit endroit, à savoir que cela se mettait à descendre légèrement au niveau des cuisses. Ce n’était plus un MAILLOT, mais un CALECON. Pour les seins je n’ai jamais rien envisagé d’autre que la pince à épiler, mais bon franchement, ils pourraient décider de décéder, je ne les pleurerais pas.

Grande fille éjectée les poils étaient toujours là, PARTOUT.

Je luttais pied à pied : j’achetais le premier épilacire (filtrant la cire) pour découvrir régulièrement que non : un poil = un bouton, deux poils = un abcès.. Je me ruinais en produits dépilatoire pour gagner deux jours sur le rasoir. J’ai testé avant le père de mes enfants le gillette G2 pour me balafrer le mollet droit. Combat inégal face à un adversaire très con !!!!

Puis sont sortis les produits anti-boutons post épilation : j’en ricane. Le gant de crin ne servait à rien. Et puis vint une période….

Il faut que je me ridiculise définitivement ici. J’étais seule, sans homme. Je me suis dit que si raser ou arracher un poil lui donne de la vigueur, j’allais les laisser crever de leur belle mort. Le cycle de vie du poil serait de 3 mois. C’était l’automne et pas le moindre mâle en vue… L’hiver passat, je n’avais pas froid aux jambes, les poils qui devaient défuncter le firent en étant remplacés par aussi résistants qu’eux… Plus de remord du coup pour mon premier coup de rasoir. D’ailleurs je ne m’étais pas rasée le seins pour voir s’il y avait des poils là…

Un beau jour sur internet je découvre une recette anti poil définitive à base de piment… J’ai testé. Je peux attester que là où la peau pèle et l’on semble brulée, le POIL lui, survit.

Alors je me rase et ça me rase à un point pas possible. Je n’ai pas les moyens de tester le laser alors je trouve VRAIMENT que le POIL c’est un truc très CON ! Putain, ça fait… depuis ce temps là que je ne veux plus de VOUS et VOUS êtes toujours là.

Si les hommes pouvaient être aussi fidèles….

 

Posté le 20 juin '06 par Calpurnia, dans Notre vie quotidienne à nous les femmes. Pas de commentaire.

Nos bonne résolutions

Ca vous dit quelque choses ces serments pathétiques du premier janvier ou de notre anniversaire ?

  • Je perds 10 kilos et je reste mince
  • J’arrête de fumer
  • Je me démaquille tous les soirs
  • Je ne crie plus comme une harpie à la moindre contrariété
  • J’appelle maman deux fois par semaine
  • J’arrête le chocolat (moi je ne suis pas fan, mais je sais que beaucoup le sont)
  • La charcuterie : terminée
  • Je cuisine diététique
  • Je marche 20 minutes tous les soirs
  • Je me lève un quart d’heure plus tôt le matin pour ne plus cavaler
  • Je fais une liste de course
  • Pas de TV un soir par semaine
  • Plus de cancans avec la comptable
  • Pas d’internet deux soirs par semaine
  • Je repasse au fur et à mesure
  • Je vais devenir maniaque
  • Terminé le shopping : j’ai tout ce qu’il me faut
  • Je vais ranger mes placards
  • Pas d’alcool en semaine, juste deux repas par semaine et uniquement le WE
  • J’AIME mon patron et j’en suis convaincue
  • Avec l’argent économisé par l’arrêt de la cigarette, je vais chez l’esthéticienne une fois par mois
  • J’arrête les anti dépresseurs
  • Je trie mes cassettes vidéo
  • Je ne fais plus de Sudoku le soir jusqu’à pas d’heure sur internet

MAIS

  • J’arrête de fumer + je perds 10 kg tout en restant aimable est totalement impossible
  • Pour le shopping il faut bien que j’accompagne ma soeur
  • MON PATRO EST UN CON
  • La verveine ne me fait aucun effet
  • Je sais très bien que la cassette appelée “‘Forest Gump” c’est “Ben Hur”
  • Ca me troue d’avoir encore un magnétoscope et des cassettes
  • Ma mère m’appelle tous les jours
  • Je monte et descend 90 étages par jour au boulot, pourquoi marcher en plus ?
  • J’aime bien les rillettes, le chorizo et le saucisson sec
  • La comptable va penser que je lui fais la gueule
  • Bon pour le Sudoku je pense que je vais pouvoir tenir, maintenant que j’ai MON BLOG

Posté le 18 juin '06 par Calpurnia, dans Notre vie quotidienne à nous les femmes. 2 Commentaires.