Bienvenue sur le blog de la Gentille sorcière.

'Tous aux abris'

Quelques perles du bac 2007 (je ne m’en lasse pas)

professeur-copierPuisqu’il faut mourir un jour, autant mourir de rire.

Les commentaires sont toujours de mon cru… Et là, franchement, je m’éclate…

Après, ces éditions de perles seront terminées, mais là ça m’arrange parce que je manque d’inspiration

(débarquement impromptu de Pulchérie éructant dans le téléphone “tu te fous de moi, tu as 377 posts en brouillon, s’abstenir, parce qu’il faut que je les relise et les améliore…)

  • L’île de France est une grande île au milieu de la Seine. (la Seine, le fleuve le plus large du monde)
  • Quand il y a des problèmes dans le monde, l’ONU envoie des casquettes bleues. (Pas loin !)
  • Le principe de la musique est de faire des notes avec des bruits de sons. (C’est la raison pour laquelle c’est parfois cacophonique)
  • Les plus grands auteurs de l’époque classique sont Corneille, Racine et Molaire. (Besoin urgent d’aller chez le dentiste)
  • Les hommes politiques financent leurs campagnes avec des dépôts de vin. (Si seulement c’était vrai, on pourrait se dire qu’on a voté pour un con parce qu’on était bourrés…)
  • Dans les villes, le problème de la sécurité est surtout un problème d’insécurité. (C’est d’ailleurs là que le bât blesse)
  • Socrate a été contraint de se suicider lui-même. (Parce que tout le monde s’est débiné quand il a été question de le faire suicider par un autre)
  • Une représentation en trois dimensions, c’est quand on a la longueur, la largeur et la grandeur. (Pensée profonde)
  • Les deux intestins sont le gros colomb et l’instestin grec. (Comment polluer les cours de biologie avec de l’histoire)
  • La loi de la pesanteur montre que c’est toujours le plus gros qui gagne toujours. (Au moins, parfois il est précieux d’avoir du poids en trop)
  • Le mercure est un liquide qui a la particularité d’être solide. (Ce n’est pas comme le vin des dépôts)
  • Il y a deux sortes de gaz : le gaz naturel et le gaz surnaturel. (Le surnaturel pouvant émaner du même humain d’ailleurs, que le simple naturel)
  • Un corps plongé dans l’eau est soumis à la poussée de Chimène. (A la flotte le Cid !)
  • L’acte d’avaler s’appelle l’engloutition. (Dans certains cas c’est tout à fait ça !)
  • Un cercle est une figure en forme de rond-point. (Avant l’invention du rondpoint, le cercle était carré)
  • A la lecture de Freud, chacun peut reconnaître Sally Bido. (Femme très sollicitée, comme il se doit)
  • Dans notre société, le premier motif de l’alcoolisme est la boisson. (Moralité, même un verre d’eau ou un thé à la menthe, c’est dangereux. D’ailleurs l’eau bue éclate…)
  • Bertrand Delanoë est le président de la République de Paris. (Chouans, en avant !)
  • Parmi les Sept Merveilles du monde figurent les jardins suspendus des Batignolles. (Pas loin, c’était presque parfait !)
  • Comme son nom l’indique, le blues a été inventé par les noirs. (Qu’ont inventé les jaunes ? et les blancs ?)
  • Pour arrêter les Allemands, les Français avaient construit le mur de Berlin. (Il était bien temps…)
  • Autrefois, la Belgique s’appelait le Congo belge. (Ce qui a poussé les belges, entre autres, à aller faire chier les africains)
  • L’Europe de l’est est sous la domination du communisme sous le contrôle d’Hitler jusqu’en 1953, à sa mort. (Il était increvable ce mec là, et politiquement hésitant de 1945 à sa mort)
  • L’Asie, elle, se place sur la face atlantique. (Et la Corse sur l’océan indien)
  • La célèbre bourse de Wall Street à Londres. (C’est vrai que ça fait British comme nom)
  • Tout d’abord la ville la plus importante et riche dans tous les domaines au monde, sont les Etats-Unis. Cette ville domine toutes les autres. (C’est THE mégapole !)

Posté le 28 janvier '11 par Calpurnia, dans Crise de nerf, Tous aux abris. 12 Commentaires.

J’aime (pas) les pubs : Kinder Bueno…

kinder-bueno-copierEn règle générale, je déteste les pubs que je trouve très connes dans la majorité des cas. Rares sont celles qui me font sourire, ou me donnent l’envie de tester le produit.

L’arrivée des spots publicitaire me déclenche une envie immédiate d’aller direct aux toilettes…

Le kinder bueno n’échappe pas à la règle.

Il y a eu le footballeur célèbre qui demandait “vous savez qui je suis ?” à celle qui venait de prendre les dernières barres dans le distributeur (cela me hérisse le : vous savez qui je suis ?), le tennisman qui envoyait direct sa pièce dans le même distributeur, avec sa raquette (chiqué !!!)

Maintenant le même, se retrouve confronté, chez le boulanger puis chez lui, à l’emmerdeuse type qui prend le dernier kinder bueno.

Quand vous achetez un kinder bueno, c’est forcément le dernier. Le message est clair : c’est tellement bon que tout le monde se rue dessus.

A la boulangerie cela se passe mal, l’emmerdeuse type ne veut pas de viennoiserie, ni de sablés, généreusement proposés par la boulangère affolée (plus niaise tu meurs) qui sait bien que le tennisman veut le dernier kinder bueno.

Que l’emmerdeuse type prend, en proposant tout de même “on partage ?” au grand soulagement de la boulangère, dont le faciès hilare et niais vous donne envie de lui proposer un joint.

C’est bien connu, dans toutes les boutiques, les supérettes et autres, on voit plein de personnes en train de se partager le meilleur camembert, les yahourts qui rendent malpolis, la tablette du meilleur chocolat, et les kinder bueno (les derniers).

Le pauvre sportif ne sait pas que l’emmerdeuse type est sa nouvelle voisine de pallier, mais il ne va pas tarder à le savoir.

Alors qu’il est chez lui, et a sorti son kinder bueno (le dernier), on sonne à la porte et quand il ouvre, la voisine entre.

Il ne lui a pas proposé de rentrer, mais elle rentre quand même. Il ne lui demande pas ce qu’elle veut, il le sait, elle veut le dernier kinder bueno, et non pas des sablés ou du gâteau au chocolat entamé, qui trône sur la table d’une cuisine qui ressemble à un laboratoire.

Donc il lui donne le dernier kinder bueno contraint et forcé et généreusement elle propose “on partage ?”. On rêve tout debout…

Moi déjà la voisine ne franchit pas le seuil de ma porte. J’en eu ainsi pendant des années, une voisine de pallier, qui sonnait régulièrement chez moi le soir, ne demandait jamais si elle dérangeait (elle dérangeait) et essayait vainement de rentrer, moi devant elle lui bloquant le passage.

Elle tentait bien de me passer sur le corps, mais je ne me suis jamais laissée faire, ce qui ne l’empêchait pas d’essayer de passer au moins la tête, ce qui m’exaspérait profondément. Quand je sonne chez les gens, s’ils ne m’invitent pas à rentrer (avec mon cubi) je reste sur le seuil c’est la moindre des politesses.

La requête était toujours la même : elle avait arrêté de fumer, mais n’en pouvait plus, et souhaitait que je la dépanne d’un paquet. La première fois j’avais cédé, mais je n’ai jamais revu mon paquet alors qu’il s’agissait d’un emprunt, et que cette femme était vraiment plus qu’à l’aise, en tous cas bien plus riche que moi, enfin, comme ce n’est pas une référence, on peut dire qu’elle était riche.

Donc par la suite, je la dépannais au compte goutte par 2 ou 3 cigarettes. 3 fois par semaine pendant 10 ans, ça fait… tout ça au moins…

Sauf que quand j’étais dans mon dernier kinder bueno paquet, je ne dépannais pas. Point final.

Et celui qui sonne, qui rentre malgré mon air aimable, et me prend mon dernier kinder bueno paquet de cigarettes, je lui pète un genou, il est prévenu.

Je pense que les publicitaires ont manqué là la réalisation d’un spot qui pourrait marquer, de publicités groupées.

Oui car on pourrait préciser qu’il lui a donné son dernier kinder bueno, parce qu’elle utilise le déodorant truc qui l’empêche de puer des dessous de bras, le shampoing machin qui fait les cheveux divins, et en plus le dentifrice schmol qui lui fait les dents blanches et l’haleine fraiche.

Même pô.

Dommage : un spot : 4 produits, ce serait une idée qu’elle est bonne en temps de crise. Mais non.

Même pô.

Ce mec est un crétin et la vie n’est qu’un long calvaire.

PS : pour ne pas mourir idiote, j’ai acheté UN kinder bueno, ce n’était pas le dernier, et comble de la déception, aucun bel homme ne s’est rué sur moi pour m’en réclamer la moitié et me violer.
C’est du chocolat quoi. Pas de quoi casser 3 pattes à un canard ou remonter le moral d’un sans emploi…

Ce post n’est bien entendu PAS sponsorisé… (si vous aviez des doutes…)

Posté le 12 janvier '11 par Calpurnia, dans Tous aux abris. 26 Commentaires.

Mrs bibelot fait les soldes…

chaussures-copierC’est un fait assez rare pour être souligné… Un placement arrivé à échéance et replacé en grande partie illico, a mis mes parents un peu l’aise pour un petit bout de temps.

Du coup, Mrs Bibelot a été prise d’une fièvre acheteuse contre laquelle les anti-viraux sont totalement inefficaces, pour la première fois depuis longtemps.

Il faut dire en plus qu’à une époque, nous allions “traîner” elle et moi, tous les samedi après-midi, avec ou sans les filles, et qu’elle a la nostalgie de cette époque. Mon chômage et donc ma disponibilité, quelque part ça l’arrange, tout comme pendant les deux mois où papa a été à l’hôpital quand elle comptait tant sur moi…

Donc, le mercredi, appel de maman un peu excitée : elle irait bien traîner à Rambouillet malgré le froid de canard (on reste soft, on ne fait plus la chaussée d’Antin et Cie), car elle a besoin d’une paire de bottines, de se racheter du parfum, et puis de la poudre, et puis du rouge à lèvres, ETC

Ce jour là, j’ai la tête dans le sac, n’ayant pas pu m’endormir avant 6 H du matin, mais bon, je me résigne, nous allons aller traîner… Cela m’oxygénera en plus de me frigorifier

Acte 1 : faire tous les magasins de chaussures de la ville pour repérer les bottines. La vendeuse du premier magasin peut toujours vanter la qualité de la bottine : Mrs Bibelot ne prendra aucune décision avant d’avoir vu toutes les bottines de la rue principale, heureusement pas si impressionnante que cela. Mais la vendeuse l’ignore cette malheureuse, qui use de la salive pour rien. Idem pour toutes les autres vendeuses…

Acte 2 : coup de foudre dans le dernier magasin, pour une paire de bottines à franges. Je ne tiens pas que de mon père pour les franges… Manque de bol, rien à faire, la bottine lui fait mal aux pieds, même prise taille au dessus.

Acte 3 : on refait tous les magasins à la recherche de franges… Idem, aucune paire ne lui va : elle a le pied creux, le coup de pied fort…

“Puisque c’est comme ça ma chérie, nous irons demain faire la Zone Pariwest…”, perspective enchanteresse pour moi.

Direction la parfumerie. Mrs Bibelot sait ce qu’elle veut et s’offusque de l’absence de certaines grandes marques dont Héléna Rubinstein que Mrs Morgan utilisait exclusivement (et dont Pulchérie est également fan). Elle trouve son parfum Guerlain.  Puis elle trouve sa poudre, son rouge à lèvres, son mascara, après avoir déploré l’absence de certaines vieilles marques désormais disparues, que fort heureusement la patronne connaissait, ayant une bonne soixantaine (la jeune vendeuse par contre…). La patronne nous déroule le tapis rouge vers la sortie et vu la note, nous refile 1 kg d’échantillons…

Demain est un autre jour (jeudi) et nous voici parties vers la zone que je maudis d’avance. Suggestion : s’arrêter chez Bes*on qui n’est pas loin. J’ai en tête que l’on va trouver là.

Effectivement nous avons trouvé.

Les franges n’allaient toujours pas (5 paires), j’apporte à Mrs Bibelot pas moins de 15 cartons à la suite alors que la première paire sans frange lui va très bien, qu’elle est jolie, et qu’elle est confortable au possible.

C’est là qu’elle va me demander au bout d’une heure, d’aller rechercher le premier des 15 cartons sans franges et prend sa décision en pensant tout haut. Les bottines sont jolies, et en plus si elle s’y sent comme dans des chaussons… Ailleurs peut-être (…qu’elle trouvera la paire à franges qu’elle veut, alors qu’elle a essayé toutes les marques…). J’objecte (en essayant de ne pas me trahir) qu’il n’est pas certain de retrouver ces merveilles après d’autres pérégrinations car c’est la dernière paire en taille 37 (vrai) et elle cède…

Une vendeuse nous observe depuis un moment et sourit finement. Je me retrouve projetée 12 ans en arrière, quand j’accompagnais Pulchérie pour ses achats de fringues ou chaussures, avant de décider de lui refiler le budget et qu’elle ne se démerde. Cela doit se voir sur mon visage que je suis légèrement agacée.

Mrs Bibelot a donc acheté la première paire, comme dans mes souvenirs de jeunesse… Et comme ma grand-mère qui avait trois quartiers à chaussures dans Paris, et les écumait tous les trois, avant d’acheter la première paire essayée dans le premier magasin dans le premier quartier !…

Un jour, malgré mes 16 ans et toute la santé, je m’étais bien promis de ne plus jamais aller traîner à Paris avec ma mère et ma grand mère, si l’une d’elles avait besoin de quelque chose… Pour juste lécher les vitrines et boire un thé quelque part j’étais OK, mais pas pour l’expédition.

La vie n’est qu’un long calvaire…

Pensées émues pour gendre n° 1 et 2 qui voient leurs moitiés partir traîner dans Paris… (Elles non plus ne m’auront plus…)

Posté le 9 février '10 par Calpurnia, dans Ah ces parents !, Tous aux abris. 12 Commentaires.

La guerre est déclarée, tous aux abris…

pneu-creveLa Castafiore va chanter…

Ben non, je rigole…

C’était pendant l’horreur d’une profonde nuit tout a commencé un soir où j’étais en train de papoter avec ma soeur sur le fait que la vie n’est qu’un long calvaire, quand tout à coup, coups de klaxon à n’en plus finir.

C’est classique, régulièrement des visiteurs se garent sur les places réservées. Je suis moi-même très souvent exaspérée par ce fait, car ma place je l’ai achetée, et je paye taxe foncière et taxe d’habitation en ce qui la concerne (avec 10 % de majoration car je paye toujours mes impôts en retard, ces rats ne voulant pas admettre que quand on n’a pas de sous on ne peut pas payer, et je n’ose imaginer leurs trombines devant un chèque rejeté par la banque (un jour ils nous pomperont notre sang)).

Donc, certains vont se garer où ils le peuvent, d’autres, dont je fais partie, klaxonnent jusqu’à ce que la personne mal garée se déplace, en s’excusant ou pas. Passé une certaine heure je me contente de dire des gros mots, je n’ai pas envie d’emmerder tout le monde pour un connard, je laisse un mot sec sur le pare brise “ceci est une place privée”, et je vais me garer ailleurs.

Un de mes voisins teigneux, a chez lui des étiquettes 21 x 29,7 imprimées à son bureau, et plastifiées de manière à être collées sur le pare brise. Si que j’aurais eu cette idée géniale, j’en aurais préparé quelques unes chez Truchon.

Mais bon, nous n’en étions pas là. Ca klaxonnait, klaxonnait, et j’ai reconnu un autre de mes voisins teigneux, de l’escalier d’à côté, dont la place était occupée par une grosse camionnette de plombier. Personne ne se dérangeant, il s’est garé de manière à bloquer la dite camionnette, sauf que là, il bouchait carrément la route, et que je suis sortie sur mon balcon pour lui signifier qu’il ne pouvait pas rester là. Il m’a dit d’aller me faire foutre et est rentré chez lui en laissant sa voiture bloquant tout le monde.

Non mais quel grossier personnage !

Bloquées par lui, 3 voitures ont désespérément klaxonné, avant de faire de multiples manoeuvre pour sortir de la résidence en empruntant le sens interdit.

Espionnant un peu après le départ de ma soeur, j’ai assisté à la déclaration de guerre.

  • Le teigneux est arrivé pour coller à la bombe, un énorme papier sur le pare brise du plombier (avec sans doute écrit en gros “CECI EST MA PLACE”, car on voyait de loin, malgré la nuit, qu’il était écrit quelque chose…
  • Il est reparti
  • Une voiture de police s’est montrée via ses girophares, dans la résidence.
  • ILS ont dû trouver très rapidement, grâce à la plaque d’immatriculation, les coordonnées du malfrat qui bloquait la circulation, lui dire “on ne veut pas le savoir” au “on m’a pris ma place”, ou tout simplement ON leur a dit que monsieur Machin bloquait la route
  • Le malfrat est venu retirer sa voiture et dégager le passage sous le regard admiratif des flics. Mais comme c’est un teigneux, j’ai un peu guetté, contrairement à mes habitudes, j’aime bien l’animation dans la résidence.
  • J’ai bien fait… 15 minutes après le départ des flics, le malfrat est redescendu avec un engin suspect et a crevé un pneu à la camionnette du plombier, en vérifiant bien que personne n’arrivait.
  • Puis, se déplaçant tel le ros-minet, il est retourné chez lui.
  • Le plombier est descendu peu de temps après, a constaté les dégâts sur son véhicule, s’est démerdé pour le papier collé à la bombe et a changé sa roue. Ceci en éructant bruyamment, ce qui m’avait permis de me dire qu’il se passait quelque chose, et de regarder quoi.
  • Puis il est parti
  • 5 minutes après son départ, le malfrat est venu garer sa voiture à sa place.
  • 10 minutes après, est revenue la camionnette du plombier qui lui, a, carrément dégonflé les 4 pneus de l’autre. Je me doutais bien qu’il était en embuscade quelque part (hi hi !)
  • L’autre va bien se douter de qui il s’agit, car il avait noté (je l’avais vu), les coordonnées du plombier et son numéro de téléphone (qui étant un fixe, ne lui permettait pas de téléphoner sur un portable en lui demandant de dégager vite fait).

J’attends la suite…

Fort hélas, j’ai autre chose à faire que d’espionner derrière mes rideaux à longueur de journée et de soirée.

Peut-être pourrais-je demander ce service à Madame Vampire avec laquelle je suis réconciliée depuis qu’elle ne fait plus de bruit, en lui demandant de me faire un minute après minute…

Car je sens bien, que l’histoire n’est pas terminée…

D’un autre côté, si le malfrat se déplace chez le plombier pour lui péter la gueule sa voiture, je n’en saurai jamais rien…

SNIF !

La vie n’est qu’un long calvaire

Posté le 11 décembre '09 par Calpurnia, dans Tous aux abris. 30 Commentaires.

On peut parler à tout ce qu’on veut…

Bleck et Princesse Strudel m’ont fait remonter un vieux souvenir… C’est l’avantage du blog. Tout à coup, la Madeleine de Proust prend le dessus, et ce, régulièrement. Un jour je me souviendrai de ma conception, je le crains…

Donc c’était un été ordinaire, où les filles étaient parties chez leur père, m’abandonnant pour un mois.

Ca se passait comme ça :

  • 4 premiers jours : remise en ordre, grand nettoyage, et que je suis bien toute seule dans mon appartement reluisant
  • 5ème jour : je m’ennuiiiiiiie
  • 6ème jour : je commence à guetter le facteur. Ah, cette époque du non texto ou sms, et l’arrivée de l’enveloppe chérie !
  • 12ème jour “maman chéri, on taimeu, mé tu ne nou manque pas du tou on samuse bien”. :-(
  • 17ème jour ‘maman tu nous manqueu, papa né pas toujoure maran” :-))
  • Le reste du mois à tirer avant le retour des chéries adorées.
  • Retour des chéries adorées, grand moment de bonheur
  • Elles sont là depuis deux heures, c’est le bordel partout, pourquoi sont-elles revenues ?

Cette année là (là là là), leur cousine était partie avec elles, et me revenait donc, pour une petite semaine (les 3 ensemble, 1 semaine c’était largement suffisant, croyez-moi sur parole, Albert se les était farcies pendant 4 semaines, bien fait !…).

Donc Cosette (ma première niaise, juste entre ses deux cousiiiines, Pulchérie étant de fin 1981, elle de mai 1983 et Delphine d’octobre 1984, autrement dit l’équipe de fer), s’installe sur le canapé après avoir jeté son sac au hasard n’importe où. Elle attrape ses pieds après avoir balancé ses godasses que l’on cherchera partout (enfin tout le monde sauf elle)…

Elle avait 8 ans et donc des excuses.

Donc elle attrape ses pieds, genre assise en tailleur ou position du lotus pourfendu par le H.

  • “Ca va pied ?”
  • “Moi ça va pied !”
  • “Et toi ça va pied ?”
  • “Moi ça va pied”…

Et là Pulchérie, en train de ranger scrupuleusement ses affaires “le fil rouge sur le fil rouge, le fil vert sur le fil vert”, arrive dare dare de la chambre.

  • “Ah oui, il faut que tu le sache, mais Cosette EST TRES ATTACHEE A PIED ET A AUTRE PIED !”.

Oui il fallait que je sache. PIED, c’était le droit, AUTRE PIED c’était le gauche. Elle leur demandait de leurs nouvelles matin (vers midi), midi (au goûter) et soir au coucher :

  • “Les filles il est minuit”
  • “Oui maman, on attend que Cosette dise bonsoir à pied et à autre pied“…
  • Mama mia ! toutes les excuses étaient bonnes pour parlotter jusqu’à pas d’heure…

Sauf que la causette de la Cosette à ses pieds pouvait s’éterniser avec l’aimable contribution de ses cousiiiiines.

Quand je vous le dis que la vie n’est qu’un long calvaire. D’un autre côté j’ai connu des hommes qui donnait un nom à leur pénis alors pourquoi ne pas causer à ses pieds ? Ce n’est pas eux qui viendront vous contrarier si les chaussures sont adaptées…

Posté le 30 octobre '08 par Calpurnia, dans Ah ces mômes !, Tous aux abris. 13 Commentaires.

Les surnoms…

Je ne suis pas née dans une famille à surnoms… Le temps passant, et certains rapportés (les gendres ou brus, dans ma première belle-famille nous avions droit au surnom agréable de “rajoutures”), ayant leurs habitudes, les surnoms ou petits noms sont venus.

J’ai laissé un jour un indice important sur mon blog pouvant révéler mon vrai prénom, A comprendre même si l’on n’avait lu aucun autre post… Je n’en rajouterai pas un de plus (d’indice), et pour ceux qui me connaissent vraiment : motus et bouche cousue, croix de bois, croix de fer tu vas en enfer !

Albert était lui d’une famille à surnoms, tous plus crétins que les uns que les autres (parfaitement !). Des diminutifs à la con, des mots d’enfants qu’on se trimbale toujours à 25; 35, 50 ans, bref, j’étais contre, sauf que le “Cora” (ce n’est pas ça, gnagnagna…) dont Albert me gratifiait à tout bout de champ s’est communiqué à toute MA famille. Maintenant je suis Cora. Pour mes filles je suis “Mouth”, et pour mes collègues de boulot je ne suis plus “la petite” depuis un bout de temps, et c’est là qu’on se prend le premier coup de vieux…

Quand Pulchérie est née, Albert et SA famille avaient besoin de lui trouver un diminutif, surnom, n’importe quoi… Elle l’a avoué ici et je l’ai confirmé, elle s’appelle Elodie. Mais le “Dodie” n’était pas suffisant : trop simple. Le grand père d’Albert l’appelait “Mélodie” et j’aimais bien.

Et puis un beau soir où Albert rentrait du boulot, qu’Elodie charabiatait dans son transat, elle lui a fait un méga sourire en le voyant arriver, avec un “aga PAPA !”. Et lui tout ému “Ben mon TIBOUT’.

C’était parti. Elodie/Pulchérie a été pour la branche paternelle “TIBOUT”, pendant des années. Je ne sais plus quand elle a commencé à préciser que ça la gonflait grave, vu qu’elle était effectivement un (joli) petit bout de femme. Mais déjà assez femme pour exiger de se faire appeler par son prénom…

Pour Delphine/Estelle, cela a été plus difficile pour tout le monde (sauf pour moi et ma famille, peu encline à chercher un diminutif/surnom dès le début).

Estelle était très câline et adorait les bisous. Dès que quelqu’un lui en faisait un, elle se calmait immédiatement, souriait aux anges, et sa soeur ainée l’a surnommée un beau jour “bizounet”. C’était mignon, son père et moi étions d’accord. C’était bizounet.

Mais du côté du furoncle j’ai enduré des “Tételle” à n’en plus finir. J’ai encore une cassette vidéo où je dis désagréablement à ma belle mère (le furoncle) “NE L’APPELEZ PAS TETELLE !” (cela doit être pour ça qu’Albert m’a plaquée pour une autre !). Pourquoi donner un joli prénom à un enfant pour qu’on le déforme à ce point ? TIBOUT ça allait bien pour le boutchou Elodie, mais après… Bizounet, c’est pareil, il fallait que cela tombe en désuétude un jour ou l’autre… Pourquoi pas mamie Tibout ou mamie Bizounet un jour pendant qu’on y est ?

Je me vois courant au ralenti gare Montparnasse, vers mes filles venues m’attendre après mon long périple pour aller à Paris (c’est un périple de prendre l’omnibus pour Paris, SI, SI) : “MON TIBOUT ! MON BIZOUNET ! MES ZAMOURS !”

N’importe quoi !

D’un autre côté avec leurs prénoms de code ici, avec le furoncle au bout du mulot, cela aurait donné : RIRI et FIFINE.

Je crois qu’elles auraient adoré…

Non les filles soyez sérieuses, vous auriez adoré… Avouez que vous auriez adoré…

Posté le 28 octobre '08 par Calpurnia, dans Tous aux abris. 20 Commentaires.

L’appareil dentaire de Delphine…

Nous n’avons pas pu TOUT réussir chez les filles Albert et moi, donc on ne pouvait pas tout réussir chez Delphine. A l’occasion d’une carie et d’une visite chez le dentiste, ce dernier diagnostiqua un mauvais positionnement des dents. En clair quand elle fermait la bouche, les dents de la mâchoire supérieure rentraient à l’intérieur de la couronne inférieure, et c’était très mauvais. Pour elle, et pour le porte monnaie je précise.

Suçant son pouce, elle avait le palais creux en plus, mais ça, il me précisa que ce n’était pas grave.

Direction orthodontiste à tel âge, avant, le dentiste m’avait précisé que c’était trop tôt…

Constatation du “mon dieu mais quelle horreur”, prise d’empreinte, et nous voici un beau jour récupérant un faux palais avec le mode d’emploi.

Faut visualiser la chose. Immonde, rose pâle comme un bébé qui n’a pas le droit de bronzer. L’engin s’adaptait au palais de Delphine et à sa dentition loupée, et une fois toutes les deux semaines je devais élargir le faux palais d’un petit cran avec une clef ad hoc, et elle le mettre en faisant la grimace et le supporter.

  • La première semaine elle zozota horriblement, il fallait qu’elle s’adapte.
  • La deuxième semaine elle s’insurgea qu’elle ne pouvait plus sucer son pouce
  • La troisième semaine, après le premier tour de clef, elle recommença à zozoter. A la manière dont elle me regardait, je sentais bien qu’elle me détestait. L’ayant surprise à se servir de la clef dans le mauvais sens, je la confiais à mon père (la clef), parce que c’était l’époque bénie où j’étais revenue chez mes parents avec les filles pour cause de haute trahison petits problèmes graves dans ma vie

Puis Delphine s’est adaptée à son appareil, au tour de clef toutes les deux semaines, ou trois semaines au cas où cela la gênerait trop.

Elle s’était tellement adaptée d’ailleurs, qu’on retrouvait l’appareil partout. Dès qu’elle mangeait, elle le retirait, et le remettait soigneusement dès qu’elle commençait sa digestion. Je lui avais expliqué que cela me coûtait un rein et un bras, et elle faisait attention à ne pas le perdre ou l’abimer.

Le problème était qu’elle boulottait pas mal. Tout le monde adore voir un faux palais trôner sur la table basse du salon, face à la TV, avec des morceaux de céréales de coincés dedans. Brosser son appareil avec sa brosse à dent, après retirage et avant reposage, elle savait qu’elle devait théoriquement le faire. Cela restait théorique pour elle.

Elle commençait à dîner “zut mon appareil” (le “merde” lui était interdit à l’époque). Sans moufter, elle le retirait et le posait à côté de son verre avec quelques débris l’ornant bien. Le pire était quand elle le reprenait à la fin du dîner ou déjeuner (au choix) pour le remettre tel que, en place… Tout le monde avait un haut le coeur et elle murmurait que nous étions des chochotes… Après enquête j’ai appris que tous les mômes faisaient la même chose, le comble revenant au fils d’une amie dont l’appareil avait disparu, et qui fut retrouvé dans le sac poubelle. Il le remit direct…

Je la courchassait pour nettoyage le soir de l’appareil, en même temps que le brossage des dents. Quel brossage de dents ? Ces mères, quelle plaie !

On retrouvait le truc partout. Tout le monde savait qu’il fallait le prendre du bout des doigts avec des pincettes et aller le mettre à tremper dans une solution présente dans la cuisine, et la salle de bain. Et tout le monde vérifiait qu’elle le remettait en place immédiatement et sans délais, pourvu qu’elle ne soit pas en train de boulotter.

Elle a mis 6 mois de plus que tout le monde à se retrouver avec un palais à la bonne taille et les dents s’emboitant idéalement.

A l’annonce de la bonne nouvelle, elle a posé le truc par terre et l’a écrasé d’un coup de pied. Tant pis pour le futur musée des horreurs de sa soeur…

Pas de souvenir pour ses enfants. Un faux palais pourtant, c’est top pour les générations futures. Quand je pense qu’on a retrouvé le plâtre de tante Hortense et l’oeil de verre de la gueule cassée de Verdun, je me dis que tout le monde a perdu quelque chose.

Un faux palais qui traîne partout, ça met de l’ambiance dans une maison, je peux vous l’assurer…

De toutes manières, la vie n’est qu’un long calvaire…

Posté le 8 septembre '08 par Calpurnia, dans Ah ces mômes !, Tous aux abris. 14 Commentaires.