Oui, tous aux abris (la Castafiore va chanter…)
Non, je vous rassure, la Castafiore n’est pas prévue au programme. Tout simplement, ce soir JE SUIS EN VACANCES, et ce pour 3 semaines ! (+ un jour, je récupère le 15 août, je ne reprends JAMAIS un lundi) (et en plus mon chef préféré ne sera plus là…)
Je ne vous ai pas mis comme l’année dernière la photographie d’une hallucinée ressemblant traits pour traits à ma deuxième belle mère (sur 3, il faut suivre, mais c’était la mère de Charles Hubert, donc elle, elle a le rang n° 2 par rapport à sa belle mère (à Charles Hubert) qui arrivait troisième parce que c’était la deuxième femme du père, le furoncle ayant le privilège de rester n° 1) (eh oui d’être soudain en congés ça esquinte se disent ceux qui n’ont pas tout suivi…) En fait j’ai eu trois belles-mères et franchement ce n’est pas top. Me remarier ? Sous la menace d’un commando terroriste peut-être et pour peu qu’on me demande encore ma main… (oui je sais, ça esquinte…)
J’ai plein de projets que je ne réaliserai pas, donc je vous les épargne (ben non, je veux remettre l’appart à neuf, c’est un beau projet non ? enfin plein de beaux projets si l’on pense “pièce par pièce”) (oui je sais, ça esquinte…) (d’un autre côté si certains non-esquintés veulent venir me donner un coup de main…)
BREF ! (Albert me supportait parce qu’il était plus bavard que moi…) Ce qui m’inquiète, habitant en région parisienne et y restant pour les vacances, c’est que généralement le temps se détraque dès que je pose un jour de RTT et qu’il se détraque encore plus dès que débutent mes congés… En mai cela a été pourri de la mort qui pue à ramasser le muguet sous la pluie… Je me demande pourquoi le gouvernement français n’a pas exigé que je sois en congés dès début juillet (ou juin, moi je veux bien) pour m’expédier là où l’on meurt de chaud et où les incendies ravagent tout. Je me pointe, il pleut, c’est tout simple… Et finalement me payer 3 ou 4 mois de congés (pourquoi pas 5 ?) ça et là serait d’un coût modéré par rapport au reste… (et en plus je serais canonisée par le Vatican de mon vivant, ce serait top, même si je n’y crois pas, mes filles seraient tout de même les filles d’une sainte, cela pourrait les aider à postuler ça et la… (à radio Notre Dame par exemple…))
Là je sens qu’il y en a qui s’insurgent (et moi donc). L’autre mauvaise nouvelle étant que le temps se détraque également quand mon beau frère (le mari de ma soeur, Jean Pascal) débute ses congés également, quand il ne s’exile pas dans le sud l’été.
Hors cette année il ne s’exile pas dans le sud, il déménage (et ma soeur avec), et il est en congés en même temps que moi, à savoir ce soir… D’où cyclone annoncé, mais que météo france n’a pas encore repéré…
Alors reste à espérer que - + - = + (pas sur mon compte en banque) (je crois que c’est - x - = +, Dame Venezia va me repérer…), sinon s’il y a une tempête de neige aux alentours du 15 août, il ne faudra pas être étonné du tout. Jean Poirotte a fait remplir ses réserves de fuel, Mrs Bibelot a retrouvé une vielle doudoune qui peut toujours servir… Il faut être prêt à tout…
Moi perso, je crains le pire. Inutile d’espérer pouvoir aller me baigner au petit plan d’eau voisin. Il va vaser, venter, menacer… Je vais être obligée de remettre à neuf l’appartement, sans aucune excuse… Le temps sera splendide dès mon retour de congés… Comme depuis un moment…
M’en fous, je suis en congés… Exit Truchon qui était également en congés cette semaine : 4 semaines sans voir sa tronche : vous imaginez ?
La vie n’est qu’un long calvaire.
Comme je ne pars pas, bien entendu je vais vous bassiner régulièrement avec mes posts à la con… Comme le temps sera totalement détraqué tout le monde (en Ile de France) sera devant son ordi, à attendre mes historiettes passionnantes…
Je n’ai pas la grosse tête, mais je me sens toute drôle : 3 semaines à VIVRE MA VRAIE VIE !!!!! J’ai peine à y croire…
Votre sorcière complètement déjantée… (mais bon pour l’histoire du temps qu’il fait quand je suis en congés, c’est tout vrai…)
Je ne vous ai jamais parlé de Maritza, une amie de maman, qui quand elle débarque pour 8 jours flanque la migraine à Jean Poirotte de la veille de son arrivée au lendemain de son départ. (Je le comprends, elle est charmante, mais est très fatiguante, j’écourte mes visites quand elle est là, et il faut la sérénité distraite de Mrs Bibelot pour la supporter). D’ailleurs j’aurais l’occasion de vous reparler d’elle sur de nombreux sujets…
Cette femme a eu une vie hors du commun. Je ne vais même pas exagérer, je me demande, si je ne vais pas censurer quelques trucs d’ailleurs, sinon on ne me croira jamais…
Donc la voici partie fille au pair en angleterre, en, 1958, (elle est plus jeune que Mrs Bibelot). Mineure bien sûr, la voici tombant amoureuse d’un très beau Trévor. Ils décident de se marier sans l’accord des parents, à Gretna Green, où c’est un forgeron qui officie et où c’est officialisé partout. La sotte prévient sa mère par téléphone avant de partir pour l’écosse au lieu d’attendre pour lui apprendre par courrier la bonne nouvelle (je suis mariée, pouêt !).
La mère ne fait ni une ni deux, elle alerte Scotland Yard, qui rattrape les deux fugueurs à l’entrée du village fatal (Scotland Yard est une institution très efficace)… On ramène dare dare Trévor dans sa famille, et la petite à la frontière où sa mère l’attend. Mère qui a trouvé un excellent pensionnat en Suisse pour sa fille, qui va s’y tenir bien tranquille.
Que nenni, au cours d’une promenade dans un parc, Maritza séduit un homme marié qui lui fait dare dare un enfant (sans doute sur la pelouse du parc). La mère est enchantée d’apprendre qu’elle va être grand mère et maudit les suisses tout en intentant un procès au pensionnat pour défaut de surveillance. Pendant ce temps là, Maritza se trouve un travail, s’installe, et met au monde une fille qui passe comme une lettre à la poste. Et puis elle décide de rompre avec le père au bout de deux ans parce qu’un homme marié ce n’est pas possible.
Et puis d’ailleurs elle en a rencontré un autre, qui lui fait un enfant dans la foulée (et on parle de la lenteur suisse, elle en ricane). Ils se marient pour découvrir qu’ils ne sont pas fait pour la vie à deux. Ils divorcent donc au bout de 6 mois, tout en restant amants. Elle accouche à nouveau, d’un fils (”mon fils, suisse allemand, les pires” dit-elle toujours) (cette opinion n’engage qu’elle).
Le temps passe, passe, et les amants avec (elle n’a jamais rien eu de séduisant, et rien à voir avec la photo, comme quoi les femmes fatales ne sont pas toujours celles que l’on soupçonne). Les enfants sont grands. Elle se demande ce qu’est devenu Trévor, elle se renseigne via amis communs (hasard, hasard). Et la voici partie un beau jour au volant de sa deudeuche pour rallier l’angleterre et Tintagel. Trévor est là célibataire comme annoncé, deux heures après les retrouvailles ils sont au plumard et décident en grandes personnes de se marier, comme 35 ans plus tôt (elle avait passé l’âge de se retrouver en cloque, un coup de bol). Ce qui est fait, au grand damned de la belle mère de Maritza qui ne peut pas la supporter et qu’elle ait voulu débaucher son fils jadis. Au grand damned des enfants de Maritza qui sont suisses dans l’âme et voient d’un mauvais oeil leur mère s’expatrier en angleterre loin du lac de Genève.
L’histoire d’amour dure… Puis Trévor travaillé par sa mère (et sans doute sa femme qui est, il faut bien le dire, invivable), disparaît un beau jour. Maritza a fait venir sa mère désormais gaga en angleterre dans une maison de retraite où elle travaille comme aide soignante. Elle est coincée. Comme Trévor ne paye plus rien, elle se réfugie dans la cabane de jardin pour y survivre, va se laver chez les voisins compatissants, se chauffe avec une couverture de survie, mais s’accroche. Cela dure jusqu’au décès de la maman (2 ans). Trévor retrouvé via une visite chez sa môman par la police locale auprès de laquelle elle a porté plainte, le divorce est prononcé à ses torts à lui. Avec l’argent qu’il a dû lui verser, elle décide de retourner en Suisse en emportant les cendres de sa mère pour les verser un jour, à l’occasion, dans le canal St Martin (elle ne se déplace jamais sans l’urne, dès fois qu’elle passe devant le canal lors d’un séjour en France) pour s’acheter une boutique à pas cher… Certes, à pas cher parce que celle qui la lui vend, oublie de la prévenir au passage que certains jeux ne seront plus possible dans cette boutique dans deux mois. Chute vertigineuse de la clientèle…
Deux années difficiles passent. Trévor la contacte. Il n’en peut plus sans elle… La voilà repartie pour l’angleterre avec tout son barda pour se remarier avec Trévor, non sans avoir au préalable fait établir par le “sollicitor” (trop d’années passées en angleterre, elle en a perdu son français) un contrat très strict. Et la belle doche est toujours là… Elle a l’âge de la reine mère et mourra à peu près en même temps qu’elle. Guerre ouverte entre les deux femmes. Trévor a des problèmes cardiaques graves et Maritza l’oblige à suivre son traitement et son régime. Il va se gaver d’apple pie et de pudding chez sa mère en douce…
La belle doche clamse enfin… Trévor passe sa vie au lit, malheureusement paraît-il, sans en avoir l’usage le plus agréable. Donc, l’orgasme mensuel promis sur contrat officiel ne risquant plus d’arriver, re-divorce aux torts de Trévor qui lui laisse tout et part s’installer dans une maison de retraite (où elle va le voir de temps à autre d’ailleurs)
On attend la suite. Elle est tranquille dans la maison de Trévor, elle a de l’argent devant elle (la vente de la maison de la belle doche…), elle est devenue anglaise à 100 %, mais un de ses vieux suisses va bien la retrouver un jour… On le sent, on le craint, on attend… Ou alors elle va se remarier avec Trévor et s’installer dans la maison de retraite. Elle a le temps de faire encore plein de bêtises, elle n’a que 65 ans…
Le suspense est haletant. Sauf pour Jean Poirotte qui en a ras le bol des périgrinations de Maritza qui a pour fâcheuse habitude de demander l’avis des gens pour faire exactement l’inverse, et se trimballe toujours avec les cendres de sa mère qui doivent impérativement être répandues dans le canal St Martin…
Qu’elle aille donc passer une journée à Paris dans ce but, ça lui fera des vacances la prochaine fois qu’elle viendra rendre visite 8 jours à sa vieille amie…
Comment vont les enfants de Maritza ? Adultes ils sont très perturbés et cumulent à eux deux 5 divorces. Sinon ils vont très bien…
Compte à rebours commencé. Pour une fois j’ai décidé d’y croire, après avoir lu le billet de Katia (ici) qui m’a remonté le moral. (Si j’ai loupé le lien Katia, pardooooonnnnnne moi !!!)
D’habitude je me demande ce que changer d’année va bien changer dans ma vie ou celle des autres. On se souhaite bien évidemment bonne année, bonne santé (important la santé, les jeunes ne comprennent pas) et plein de bonnes choses. Pour finir en décembre par avoir hâte de voir cette année de merde se terminer. C’est souvent comme ça.
Mais là, c’est sûr, 2007 rime avec plein de trucs sympa, dont “chouette” (je ne vous parle pas de l’oiseau de nuit…) et galipettes (je parle de sport, vous avez mauvais esprit)
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2007 donc sera une année chouette
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2007 pourra même être croquignolette
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2007 sera peut-être l’année où je terrasserais enfin la cigarette (je vais être d’une humeur de dogue si ça marche, je ne vais pas arrêter de rouspéter, vous êtes prévenus, pendant au moins 3 semaines)
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2007 verra enfin la mère et la fille arrêtez de se disputer à en être bêtes
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Pour 2007 j’arrête de me prendre la tête
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Dès début 2007 je signale à tous qu’il est inutile de me prendre la tête (ça marchera plus, c’est cassé)
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En 2007 je me remets à faire moi même des chouquettes
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En 2007 je me damne peut-être, mais je fais tout pour changer enfin ma moquette ou la recouvrir de carpettes
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En 2007 j’apprends à faire la différence entre tournevis et clef à molette
Et vous, quelles sont vos bonnes résolutions ? J’ai essayé de ne pas en prendre trop, sinon, on ne les tient pas… La cigarette c’est le but important, de l’argent pour la moquette, etc…. Je n’ai pas dit quand, je me prépare psychologiquement…
BONNE FIN D’ANNEE A TOUS !!!
ET D’AVANCE : BONNE ANNEE 2007 !!!
Posté le 30 décembre '06 par Calpurnia, dans Tous aux abris. 1 Commentaire.
Je vous en ai déjà parlé, Jean Poirotte (papa), adore faire la cuisine (ici)
Vendredi 3 novembre, l’heure est grave, il lui vient à l’esprit de manger un gâteau de riz. Manque de bol, Mrs Bibelot s’esbigne avec une amie en séjour chez eux pour quelques jours, afin d’aller faire les boutiques et probablement éviter de faire le gâteau elle-même. Elle lui précise tout de même “la recette est dans le placard de droite au dessus des plaques gaz”.
Je suis arrivée à la fin de ce grand moment de l’histoire culinaire et je ne suis pas restée dîner, ayant des choses importantes à faire (pas l’envie de goûter la chose).
Ma mère est comme moi, (enfin je tiens d’elle) quand elle a fait un plat une fois elle se souvient de la marche à suivre. Comme moi elle note sur un papier les ingrédients et point barre + quelques codes éventuels que nul ne saurait décrypter et c’est à cause de cela que sa grand mère a emporté dans la tombe son exquise recette de rillettes de lapin… (quelle famille !)
Jean Poirotte s’est donc retrouvé avec un papier sur lequel était inscrit “180 g de riz, 1 litre de lait, 150 grammes de sucre etc…“.
En avant pour trouver le riz (au lieu de chercher un livre de recettes). Comme elle savait elle, qu’il faut du riz rond, elle ne l’a pas précisé sur le papier (d’ailleurs tout le monde sait cela). Jean Poirotte a donc fait cuire de l’incollable de chez l’eusse-tu cru dans le lait avec le sucre. Il a sorti un moule et s’est rappelé qu’il fallait faire un caramel (non indiqué sur le papier non plus, faisant certainement partie du etc… ce sont les proportions du riz au lait dont Mrs Bibelot ne se souvient jamais). Quand je suis arrivée il était en train de se brûler les doigts avec le moule en y répandant le caramel (c’est chaud).
Puis le dialogue du siècle : Elle/lui :
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Où diable as-tu mis les raisins secs qui trempent dans le rhum ?
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Quels raisins secs ? putain ça brûle ce truc ! passe moi un dessous de plat viiiite !
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Tu sais bien qu’on met des raisins secs dans le gâteau de riz ! Remarque ça tombe bien, il n’y en a plus… Tiens le voilà ton dessous de plat fait gaffe à ma nappe.
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Tu ne met pas toujours de raisins, ta grand mère n’en mettait jamais, d’ailleurs ce n’est pas écrit sur le papier
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Et dis-moi qu’as-tu pris comme riz ? Il a une drôle d’allure ton riz au lait, arrête il y a assez de caramel et fais attention à ma nappe !
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J’ai pris le paquet de riz dans le placard de gauche
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Mais non pas celui là, il faut du riz rond pour le riz au lait, pas du riz long !
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Et il est où ton riz rond à riz au lait ?
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Dans l’arrière cuisine sur l’étagère de gauche, tu sais bien qu’il faut du riz rond, tout le monde sait cela
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…
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Bon maintenant il te faut battre les oeufs en omelette
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Quels oeufs ?
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Ceux qu’il faut mettre pour que le gâteau tienne ! Il en faut 4
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(moi) : non 6 : 4 entiers + 2 jaunes
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Ah zut il n’en reste plus que 2. Comment cela se fait que je nous laisse manquer d’oeufs? Bon bah ça ira avec 2.
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Je bats les oeufs et j’en fais quoi ?
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Tu les mélange au riz refroidi ou tiède, tu mets dans le moule et tu fais cuire (soupir)
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45 minutes plus tard : c’est bon, tu peux sortir le gâteau du four
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Il a une drôle de tête on dirait du riz au lait tout simple !
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Evidemment il n’y avait pas assez d’oeufs. Ca nous fera du riz au caramel…
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….
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Tu ne reste pas dîner ma chérie ?
La vie n’est qu’un long calvaire ! (et oui je sais je fais partie d’une famille un peu originale, c’est ce qui fait tout son charme)
Je m’en vais devancer l’appel des prochaines élections présidentielles dont on va nous rebattre les oreilles jusqu’à ce qu’elles en soient rompues, et avant qu’au mot “électoral” vous ne me quittiez avec rage ce qui m’attristerait fort… Je reviendrai peut-être sur le sujet en avril, avec la bave aux lèvres (j’aime bien).
Je ne vais pas vous saoûler avec la politique, je pense que vous avez votre dose et que dans le cas contraire vous avez à faire ailleurs que sur mon blog (sortie autorisée, retour bienvenu pour d’autres thèmes).
Moi ce que j’aime tout particulièrement pendant les campagnes électorales, c’est le tour des marchés et les poignées de main que les candidats distribuent avec autant de générosité que leurs promesses qui n’engagent que ceux qui les recoivent.
JE TROUVE CELA BEAU
pour un peu j’en pleurerais d’émotion
(d’ailleurs je pleure rien que d’y penser).
Voici un homme ou une femme, qui vit benoîtement dans son 12 pièces ou hôtel particulier, quartier tranquille exposé plein ouest à l’abri des émanations des usines proches généralement positionnées à l’est rapport aux vents dominants, ou à Matignon, voire même carrément à l’Elysée et qui découvre soudain qu’il lui manque quelque chose d’essentiel dans sa vie morne : faire son marché et la tournée des boutiques.
C’est-y pas ballot tout de même ? Louper le marché ? Et les boutiques ? (encore qu’aucun ne se promène chez H&M ou Sephora ce qui est louche).
Et voici donc l’homme ou la femme (on dira l’homme rapport à l’Elysée pour simplifier) qui se découvre un soudain besoin de se rapprocher de la vie de tous les jours, du filet de boeuf non frelaté distribué par un marchand forcément souriant, des oeufs non en boîte, du poulet fraîchement plumé, et du poisson à l’oeil vif.
Et voilà ce beau monde faisant le marché avec 3 gardes du corps et la garde républicaine aux aguets, il faut ce qu’il faut.
Question piège : “votre poisson est-il frais ?” avec un grand sourire au poissonnier qui n’en revient pas et ne va surtout pas répondre “il a 8 jours, je vous le déconseille“. On se serre la main. L’homme politique qui lui, porte des gants l’hiver précise “vous avez les mains froides ! dans la glace les poissons sont bien conservés, vous êtes un homme de confiance“.
Là où mon coeur se serre c’est quand je réalise à la lueur qui s’allume dans les yeux du poissonnier, qu’il va forcément voter pour le crétin qui lui a demandé l’état de santé de ses daurades et des 3 sardines qui lui restent. Il va rentrer chez lui, émotionné et bouleversé d’être passé aux infos, et il sommera toute sa famille de voter pour cet homme tellement près du peuple qu’il fait son marché lui-même (mais sans panier).
Et vas-y que je te continue le marché. Les oeufs ont-ils survécu à la grippe aviaire et les volailles ont-elles été bien vaccinées ? Le boeuf est-il indemne de pyroplasmose et la trippe est-elle aussi fraîche que le maquereau ?
Je précise que tout doit être frais sur les marchés où l’on vient acheter de la daube qui a dépassé la date de péremption de 6 mois, sauf l’homme politique qui généralement n’est pas un perdreau de l’année. En France un jeune ça n’irait pas du tout, l’homme politique doit avoir minimum 50 ans (au pire) : le français est anti-jeune : un homme politique de 30 ans est un suicidaire : s’il vit en concubinage ou n’est pas marié, il ne lui reste qu’à commander le peloton d’exécution et à courir droit vers les fossés de Vincennes pour rappeler le bon vieux temps.
Rayon lingerie sur le marché maintenant. Il va prendre une super blouse sexy pour sa femme qui jardine régulièrement (si si). Vous voyez le look de la blouse ? Celle avec un mélange rayures verticales/pois/carreaux/rayures horizontales en caimaëu de vieux rose, vert, jaune et bleu des mers du sud ? Avec des bottes en caoutchouc c’est magnifique et à rétamer Albert si l’on porte la culotte gaine qui va avec (ne pas oublier de récupérer l’assurance vie quand il aura enfin clamsé à la vue de la blouse et de la lingerie fine).
Bon l’homme politique ne la prend pas tout de suite (la blouse), n’est-ce pas ? il a oublié son panier, mais choupinette jardine et il y pense très fort : deux électeurs de plus : le marchand de blouses + celui des culottes gaines juste à côté (on attend Choupinette en blouse à ses côtés pendant la campagne).
On se serre la main avec le sourire c’est important. En plus il y a un cameraman qui passait justement là par hasard, et qui ne filme jamais le marchand de poissons qui rétorque “eh ducon, t’as vu tes taxes glups, et jamais je ne te vois sur mon marché glups, je ne te serre pas la main et je ne vote pas pour toi glups, d’ailleurs je l’avais bien dit à Germaine de ne pas voter pour toi glups” (du coup Germaine à lourdé sa blouse et sa culotte gaine, il est mal mais il assume)
Celui qui est finalement élu est au bord de la crise de foie, rapport aux saucissons, coups de rouge, harengs bretons, olives alsaciennes et choucroutes périgourdines qu’il a dégustés sur de nombreux marchés. Je n’évoquerais que brièvement sa tendinite du coude droit, son blocage du poignet droit et son épaule en louis XV, vu le nombre de paluches qu’il aura serrées… (bien fait !)
Moi je m’en vais voter généralement contre le poissonnier, le charcutier, le boucher, le volailler, en me demandant comment on peut être aussi… naïf pour basculer ainsi et finir par voter pour un crétin qui fait semblant de faire son marché (à moins qu’il ne s’agisse du comptable de l’Elysée déguisé pour l’occasion pour toucher un 36ème mois, ce qui expliquerait tout).
Je ne glisse pas de hareng dans l’urne : cela ferait un vote blanc et c’est nul…
Ce qui m’afflige le plus est que le racolage est réprimé par la loi et que je ne vois jamais aucun gendarme venir verbaliser l’homme politique qui racole, alors que la pauvre fille qui gagne sa vie de bien triste manière, ne lui échappe pas…
Il faut que je vous parle de Mrs Bibelot. Pour ceux qui n’auront pas suivi depuis le début, il s’agit de maman qui trouve son surnom tout à fait mérité.
Donc ma mère adoooooorrre les bibelots, d’ailleurs sa maison (et celle de Jean Poirotte), qui est immense, est envahie de bibelots. Et encore, elle en a 3 cartons pleins d’autres qui n’ont pas trouvé leur place sur une étagère (cruel manque d’étagères, et à la seule expression “étagères à accrocher” Jean Poirotte se trouve une tendinite et une double rupture de la coiffe des rotateurs, ce qui est un minimum).
Elle a commencé petit, mais on sentait bien qu’elle aimait les petits trucs jolis à poser partout, et à épousseter soigneusement.
Sa mère (ma grand mère donc, suivez un peu), Mrs Morgan (c’était le sosie de Michèle M….. mais personne ne lui ressemble pour l’instant, la vie étant injuste et le larguage des chromosomes aléatoire), avait ouvert une boutique de luminaires. Jusque là tout allait bien. Sauf que pour décorer la boutique, il fallait des bibelots. Des boîtes, des statuettes miniatures, des reproductions d’oeufs de Fabergé, etc…).
Mrs Morgan refaisant sa décoration régulièrement, refilait à sa fille les bibelots qu’elle avait trop vus. Ainsi commença la collection (2 jolies étagères à accrocher par Jean Poirotte).
Les choses se gâtèrent quand Mrs Bibelot reprit la maison de Tante Hortense partie à 99 ans en maison de retraite, à sa demande (elle s’ennuyait et avait envie de cancaner un peu). Il y avait en effet dans cette maison une vitrine (très jolie d’ailleurs) pleine de bibelots, dont le carnet de bal de l’arrière arrière grand mère qui dansait la Polka, la Valse et le Galop final sans avoir le droit de refuser l’invitation du Hussard qui squattait son carnet de bal + les éventails de la dite arrière arrière grand mère, de toutes ses filles et petites filles + quelques bricoles de valeur, (liste non exhaustive).
Par un étrange détours de sa pensée, Mrs Bibelot décida soudain, à la vue de cette vitrine, de démarrer une collection de timbales en argent pour que la vitrine soit bien pleine (on replie les éventails, du coup c’est moins joli) ET une collection de boîtes à pilules anciennes. Visualiser donc une femme par ailleurs normale, écumant les brocantes, prête à trucider le quidam désirant la même timbale ou boîte qu’elle.
50 timbales en argent après (c’est suant l’argenterie à entretenir) et environ 70 boîtes à pilules + une étagère à poser pour exposer les timbales, Mrs Bibelot se prit de passion pour les dés à coudre de toute espèce… Là le drame intervint et son père nous quittat pour notre plus grande peine à tous (là ce n’est pas de l’humour). Et elle décida de reprendre la maison paternelle… Dans les armoires de laquelle elle retrouva d’autres carnets de bal, de la barbotine à exposer absolument (et résolument magnifique, j’adooooore la barbotine ancienne), et d’autres bibelots anciens, le mot ancien finissant par déclencher de l’urticaire à tout le monde. Garde l’ancien et vend le moderne du départ NDD !!!!
Jean Poirotte se refusat à garnir les murs de multiples étagères, mais sur ce coup là il se fit avoir. Des fenêtes furent posées dans l’ancienne grange transformée en immense séjour/salon et cuisine, s’ouvrant vers l’intérieur. Vu l’épaisseur des murs l’appui de fenêtre fait environ 30 cm qu’elle a fait recouvrir de bois….
Devinez ce qu’il y a sur les rebords de fenêtre ??? Elles ne seront jamais ouvertes, il eut mieux valu poser des fenêtres fixes…
Mrs Bibelot est interdite de brocantes par toute la famille, et une police spéciale “anti brocantes” oeuvre depuis quelques années, avec succès… Quand par contre il y a une brocante dans le village nous sommes nombreux à avoir la tentation de poster un fléchage “musée, antiquités, tout à brader” dans le bas de sa ruelle pour diriger les acheteurs direct chez elle… (Jean Poirotte est d’accord mais on se dégonfle tous).
Curieusement ma soeur et moi ne collectionnons que les bougies et détestons les bibelots dont Pulchérie a déjà juré à sa grand mère, qu’elle récupérerait tout (minute, il y en a de très jolis…). Le syndrôme semble en effet sauter une génération…
Vous retrouverez Mrs Bibelot dans un prochain épisode : “Jeter ? Ca ne va pas ???!!!

Mrs Bibelot le dit souvent, Jean Poirotte (papa) est un homme à marottes. Je souris bêtement et je compatis.
Après son infarctus (Jean Poirotte aime bien alerter le Samu, les pompiers, et toute la famille) pour s’occuper il avait décidé de faire des modèles réduits, sacrifiant au passage la pince à épiler de sa femme pour enduire les pièces les plus petites de colle. Il avait même contaminé Albert qui avait décidé de faire un Messerschmitt (je ne sais pas comment cela s’écrit et j’ai la flemme d’aller sur google) d’où mes premieres périgrination avec la pince à épiler inutilisable après le passage de la colle (Pulchérie ayant 3 ans et Delphine étant en préparation, je ne savais pas ce que j’allais vivre, rapport à la pince à épiler qui aura son post exclusif).
Jean Poirotte nous a fait trois croiseurs, dix huit bombardiers, deux cuirrassés, deux portes-avions et un sous marin, deux dragueurs de mines, sept destoyers, douze frégates et un Titanic. Il les acrochait dans la salle à manger, les avions, et squattait toutes les étagères de Mrs Bibelot avec le reste, c’était magnifique (et ruineux la peinture pour maquette n’étant pas franchement donnée). Abert a constaté que son messertruc ne volerait jamais et m’a rendu ma pince à épiler inutilisable désormais pour l’usage que je voulais en faire, pour retourner aux champignons, en plein mois de décembre, c’était le moment.
Jean Poirotte a trouvé le concept de la maquette dépassé après son deuxième pépin cardiaque, comme les filles plus tard avec le poster (les chiens ne faisant pas des chats), et a décidé de faire des bateaux, mais faits 100 % par lui.
Comme il est menuisier de métier à lui la gloire ! Sauf qu’à chaque fois que Mrs Bibelot voulait mettre une buche au feu, il l’inspectait avec sérieux (ça rigole pas les bateaux faits maison). Sauf qu’il lui fallait tailler chaque bout de bois lui-même pour nous faire les caravelles de Christophe Colomb (la Nina, la Pinta et la Santa Maria) + un bateau prénommé “Tristan” en hommage au premier enfant de ma dernière soeur (je lui cherche un surnom, j’attends qu’elle revienne de vacances, je ne veux plus blesser personne). Donc le sous sol était régulièrement plein de sciure que sa femme aspirait. Pour les voiles il avait lu un livre très intéressant et compris que les voiles n’étaient pas blanches (réfléchissez un peu, ça prend le vent, le sel, le sable, les voiles c’est plutôt teinté). Il a donc taillé dur dans les draps de Mrs Bibelot pour les découper, les teinter, les amidoner dans le sens du vent (avec un fer à friser, il faut ce qu’il faut).
Le “Tristan” terminé il est retourné aux cèpes lui aussi, la simple idée d’assembler deux morceaux avec de la colle, grace à une pince à épiler ne tenant pas ses promeses le dégoutant subitement.
Moi je suis la fille de Jean Poirotte et je l’avoue, je m’humilie, je m’incline. J’ai mes marottes aussi :
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Je vais devenir parfaite et mon appartement fera honte à tout le monde (le premier qui rigole je le flingue)
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Je me mets au tricot. D’ailleurs je tricote très bien, et toujours très cher (le plus cher possible), sauf que je ne fais jamais la deuxième manche du pull quasiment terminé (ne manque que la deuxième manche pour 3 pulls super démodés désormais, j’attends que la mode revienne. Et ne me demandez pas pourquoi je commence un nouveau pull plutôt que de terminer l’autre : je n’en sais rien)
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SUPER le point compté. Reste 3 rangs à finir pour mes potirons, mais j’ai toute la vie pour le faire. J’ai aussi un bébé tout mignon à qui il ne manque que trois cheveux. C’était pour Tristan, ce sera pour mon premier petit enfant (ou le deuxième hein…)
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Je fais mon arbre généalogique : super Internet pour cela. Un peu trop d’informations quand on croise un cousin véritable qui est remonté aux croisades tout seul… Le genre à vous coller des complexes, on arrête l’arbre jusqu’à la prochaine poussée de marotte
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Je me mets à la couture : Pulchérie pardonnes moi, mais finalement la robe à smocks que j’avais commencée pour toi sera pour ta fille. Notes bien : faire une fille (Delphine idem)
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Je fais mes bougies toute seule (ça j’y arrive, on se demande pourquoi, sauf qu’un de mes moulesi ressemble à une capote anglaise et ça me ruine le moral de faire des bougies ressemblant à une…)
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Je vais jeter plein de sorts et rendre le monde meilleur !
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Je vais rendre Bush intelligent. Je ne vous raconte pas le nombre de bouquins et le nombre de cervelles de boeuf que je fais devoir m’acheter…
Bon je vous laisse, j’ai une lessive à faire…