Bienvenue sur le blog de la Gentille sorcière.

Les conseils…

L’absence d’illustration est due uniquement à la mauvaise volonté de wordpress et non pas à la mienne !!! (F…)

(une heure à essayer de mettre l’image de mon choix, sauf le respect que je vous dois, ça suffit !)

Les promesses des hommes politiques n’engagent que ceux qui y croient (ces innocents)

Les conseils c’est totalement le contraire : cela n’engage que celui qui les donne.

Il faut en effet avoir un peu beaucoup d’expérience pour écouter les conseils des autres, et encore pas toujours, parce que certains sont rois pour vous conseiller dans des domaines qu’ils ne connaissent absolument pas…

En avançant en âge, on fini par savoir quels conseils sont bons à prendre, et même à en quémander dans certains cas.

Mais comme on ne nait pas avec l’expérience (la sienne et celle des autres) infuse, il y a une période où les conseils des autres,  et bien les autres, leurs conseils, ils peuvent s’asseoir dessus (ou fermer leur gueule, c’est mieux).

Surtout quand le conseilleur et non le payeur, est de la génération d’avant. Jusqu’à un âge assez avancé, la génération d’avant voire pire, celle encore d’avant, ne représente qu’un amas de vieux croûtons qui ne connaissent rien à la vie !

Alors qu’en fait ils savent mieux que nous ce qu’est la vie globalement, même s’ils n’avaient pas internet et tout le bataclan, dans leur jeune temps. Ils ont vécu, ils ont vu vivre, ils savent à peu près ce qui depuis que le monde est monde, est éternel chez les humains.

En gros c’est romanesque :

  • L’amour
  • Le sexe
  • L’argent

Je ne remercierai jamais assez mon grand-père maternel, divorcé après des coups durs que lui avait assénés Mrs Morgan, qui m’avait conseillée, un jour où justement j’estimais avoir besoin d’un avis éclairé : le sien, puisque je vivais ce qu’il avait vécu. C’est la première fois de ma vie que j’ai suivi un conseil.

En donner est très compliqué :

  • On vous le demande
  • On ne le vous demande pas
  • Vous avez un avis à votre sens éclairé à donner

On vous le demande :

  • Faites très attention à ce qu’on vous demande. C’est un vague conseil ? C’est très important ? Vous avez connu ou vécu des cas similaires ? Vous avez une conclusion à donner ? Votre conseil sera-t-il bon ?
  • Partez du principe que de toutes manières toute personne de moins de 40 ans ne suivra pas votre conseil, et acceptez ou non de le donner.
  • Avec certaines personnes contrariantes de nature, donnez le conseil inverse pour avoir une chance qu’en faisant le contraire de ce que vous avez dit, la tête de mule d’en face fera le bon truc
  • Si la personne de moins de 40 ans suit votre conseil (cas aussi rare que la variole de nos jours), et que cela se termine mal, ce sera de votre faute.
  • Si la personne de moins de 40 ans ne suit pas votre conseil, ce sera aussi de votre faute, parce que vous n’avez pas assez assorti ce conseil d’exemples, et que vous n’avez pas assez insisté.

On ne vous le demande pas :

  • Vous le donnez quand même et vous vous faites envoyer paître. Du coup, quand votre conseil après coup semblera avoir été bon, mais qu’on regrette de ne pas l’avoir suivi, vous aurez deux choix :
    Dire : “je t’avais prévenu”, ce qui est toujours risqué et ne changera rien au problème, donc on la boucle.
    La boucler tout de suite, exaspéré par tant de mauvaise foi, et ruminer pendant 6 mois le “je t’avais prévenu” qui vous est resté coincé dans les cordes vocales
  • Vous ne donnez pas le conseil qui vous vient spontanément à l’esprit, et quand les choses se gâtent, vous culpabilisez. Pour vous consoler, vous direz “si j’avais su je t’aurais prévenu”.
    Du coup ce sera de votre faute.

Vous avez un avis à votre sens éclairé à donner :

  • Vous avez vécu la même chose
  • Votre meilleure amie a vécu la même chose
  • Vous connaissez plein de gens qui ont vécu  la même chose
  • Vous pouvez donc citer ce qui a marché ou pas.

BOUCLEZ-LA !

Un conseil que l’on vous demande, se donne par écrit, celui le recevant devant vous signer une décharge datée et dûment annotée. Vous rangerez la décharge dans un tiroir secret, pour pouvoir la ressortir le jour où l’on voudra vous reprocher votre conseil.

Ce jour là, vous aurez le droit d’obliger l’autre à bouffer le papier.

Il est à noter que quand vous avez donné un conseil qui :

  • A été suivi
  • A fait ses preuves
  • A donné le résultat escompté

Personne ne vous remerciera jamais…

Car la vie n’est qu’un long calvaire !

Posté le 10 décembre 2011 dans Dans la série Diabolique.
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CHAT ? Tu es sore ? tout à fait sore…

chat-inconnu-0012Je vous livre cette photo dans sa taille d’origine, et avec les couleurs d’origine car c’était encore l’époque du noir et blanc parce que couleur, c’était trop cher.

Et c’était l’époque aussi, où les photos prises de trop loin ne dérangeaient pas les photographes amateurs…

Nous avons ainsi une foule de clichés pris à bonne distance d’un groupe. Il fallait sans doute voir le paysage derrière, la tête + les chaussures et la taupinière en dessous, je ne sais pô.

Moralité, quand il s’agit d’une photo de famille, on prend une loupe pour reconnaître Tante Hortense, ou bien on décide d’utiliser les technologies modernes. J’ai ainsi rescapé pas mal de photos, à mon époque Truchon quand je travaillais pendant les ponts, que j’étais présente pour la gloire et n’avais rien à foutre.

Scan avec le maximum de pixels, agrandissement, et impression sur des chutes de papier photo, dont Truchon & Co faisait un usage immodéré avec l’ordre, concernant les  chutes “foutez moi ça en l’air”. Pas folle la guêpe, j’imprimais sur le foutu en l’air qui représentait parfois 10 morceaux 21 x 29,7… A ce prix là, je découpais, et j’entreposais…

Bref…

Cette photo a été prise par Mrs Morgan, et vu ce qu’il y a d’écrit derrière “ma petite Gertrude si affectueuse”, nous avons finement compris qu’il s’agissait d’un chat, parce que même avec des loupes ou des yeux de jeunes, il n’était pas évident de savoir immédiatement pourquoi diantre cette photo était amoureusement rangée dans un album.

Le truc par terre, dans ce qui semble être un jardin, ce n’est pas une serpillère ou un tas de feuilles mortes*, c’est un chat.

Si affectueux…

* Faut suivre, parce que la vie n’est qu’un long calvaire.

En tous cas, nous avons été ravis d’apprendre qu’il y avait eu une GUERTRUTTE un jour…

Posté le 7 décembre 2011 dans Nos chefs d'oeuvre en péril.
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Madame…

veuveQuand j’ai appris la mort de votre époux madame, j’ai eu vraiment un serrement au coeur et des larmes sincères me sont montées aux yeux et à la gorge.

Car madame, vous êtes la maman d’un copain de classe de Pulchérie, de ma génération quoi. Vous êtes la première “de mon âge” à ma connaissance, à avoir vu “partir” son époux.

J’ai compris soudain, certains silences de mes parents évoquant trop d’amis désormais disparus, et je me suis révoltée tout à coup contre tant d’injustice, mais bien sûr, pas autant que vous…

Le jour ultime, je n’ai pas voulu vous déranger, alors que vos yeux noirs et noyés de larmes regardaient sans cesse le cercueil que l’on allait vous enlever pour aller en incinérer le contenu loin de vous, car vous ne pouviez pas, non, vous ne pouviez pas l’accompagner jusqu’à la vraie fin…

Le jour ultime, je n’ai pas voulu vous déranger, alors que chacun venait vous embrasser pour vous souhaiter bon courage. Chacun venait vous demander de montrer du courage, alors que le courage, et bien, souvent, on n’a pas d’autre choix que de le laisser en route, quelque part, ailleurs, dans un autre temps.

Je vous ai vue sortir de l’église, votre fils vous serrant contre lui, essayant de vous insuffler une force qu’il n’avait pas. Lui je suis allée le voir, et vos filles aussi. Elles ont un petit peu pleuré dans mes bras, parce que de toutes manières, elles pleuraient. Elles ont tout de même voulu me sourire au travers leurs larmes, pour me remercier d’être là, et finalement de ne rien leur dire.

Que dire ?

Votre fils a bien voulu être un homme moderne et montrer ses larmes en pleurant aussi dans mes bras, avec ces sanglots insupportables des hommes qui veulent être forts.

En le voyant, adulte, j’ai songé un bref instant à la photo de classe sur laquelle il figure avec Pulchérie, alors qu’ils sont si souriants, TOUS, et je me suis dit que dieu merci nous ne savons pas à l’avance.

Je ne lui évoquais sans doute que l’époque où il se crêpait le chignon avec ma fille aînée, en faisant assaut de jolies phrases et de l’humour mordant que découvre le pré-adolescent. L’époque où il était encore un petit garçon et qu’il ne savait pas.

De toute évidence, vous n’aviez qu’une envie : aller vous répandre quelque part, loin de tout le monde et de la foule qui voulait vous saluer en ce jour gris et pluvieux, à la hauteur de vos pensées, si vous pensiez encore…

Seule l’armée française fortement représentée, s’est totalement abstenue de venir vous serrer la main et prononcer des phrases qui ne servent à rien. Cela m’a réconciliée avec elle, et je me suis demandé pourquoi je lui en avais voulu un jour, de je ne sais quoi…

Je préférais vous rencontrer “par hasard” madame, au détour de vos habitudes, de votre descente à la boulangerie, de votre promenade quotidienne. Mais je n’ai croisé à chaque fois “par hasard” qu’une femme au regard noir perdu dans le vague, ne sachant plus certainement qui elle était, semblant frôler les murs en s’excusant de vivre encore.

Votre douleur madame, me semblait devoir être sans amertume. Il ne vous a pas quittée pour une autre, il ne vous a pas trahie. Mais c’est mon point de vue et je ne regrette pas de ne pas vous l’avoir exposé.

Ce sont la vie, les destins, la grande faucheuse qui vous ont trahis tous les deux, vous qui étiez l’apparence et certainement la réalité du bonheur d’un couple. Alors oui, sans doute êtes-vous amère, même sans trahison de sa part à lui…

Vous êtes la représentation même, madame, du fait qu’il y a toujours de l’amertume, de l’injustice, de la révolte, du chagrin, quel qu’il soit… Et en plus du reste, il faudrait être digne et courageux…

C’est inhumain.

J’attendais un jour un sourire timide de votre part, pour vous demander de vos nouvelles. Et puis aussi, pour ne pas vous présenter mes très sincères condoléances tout en le faisant malgré tout, parce que je sais que rien n’est pire que ceux qui font semblant de ne pas… sous prétexte qu’ils pensent risquer de parler au moment où vous n’y pensez pas, alors que vous y pensez à chaque instant, à chaque minute, même dans la nuit noire où vous vous sentez désormais si seule.

Parce que le silence soi-disant respectueux de votre douleur, emporte encore plus le défunt dans l’oubli, la terre ou les flammes… Parce que quel que soit le disparu, en parler ne fait pas plus de mal que son absence jour après jour, mais peut être un baume qui brûle, mais un baume tout de même.

Savoir que nous aussi nous pensons à lui, moins souvent certes, que vous, mais tout de même, ne peut qu’ôter un peu d’amertume, un bref instant, à l’injustice qui vous a frappée de plein fouet.

Vous m’avez parlé de lui, quand j’ai vu que je pouvais  me permettre de vous demander de vos nouvelle, et vous l’avez fait avec un véritable soulagement.

J’ai attendu parce que je sais qu’il ne sert à rien d’évoquer la pluie et le beau temps, le printemps tardif, l’hiver qui a trop duré ou qui s’annonce, alors que quelque part, on s’adresse à une personne qui est entrée dans la nuit…

Un jour enfin, le jour se lève…

Vous donniez l’impression d’accepter enfin que le monde tourne sans lui.

Madame… Vous avez eu un sourire… Noyé de larmes certes, mais un sourire…

Et désormais l’envie de raconter vos souvenirs…

Posté le 5 décembre 2011 dans Coup de blues.
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Le chien de garde : le bain (2)

skd186195sdcIl est apparu assez rapidement que Tibère s’était roulé dans le jardin sur quelque chose, qu’il s’agissait d’un merle crevé (après enquête)  et qu’il avait besoin d’un bain parce que bonjour l’odeur…

J’ai balancé le merle crevé chez les voisins pas sympas (après tout, le merle à 10 mètres près, aurait tout à fait pu mourir chez eux) et je me suis désinfecté les mains.

Comme Tibère est très câlin, il était ennuyeux de ne pas pouvoir le caresser comme il l’aime et j’ai donc décidé de procéder à une grande toilette, mais faut pas pousser.

Les chiens ont en effet une autre vision de la propreté que nous. Ils n’iront jamais se rouler dans de la lavande, dans une charogne si (la preuve). Il paraît que c’est pour feinter l’ennemi et masquer leur propre odeur : ça marche, tous les propriétaires de chiens peuvent en attester un jour ou l’autre…

Je garde un souvenir ému de ma chienne qui s’était bien roulée comme il faut sur une carpe en putréfaction, et à qui il a fallu 3 bains successifs pour que NOUS puissions respirer sans avoir le coeur au bord des lèvres.

Pas question par contre, de désodorisant, d’eau de Cologne encore pire, bref, il s’agissait juste d’un bain.

Enfin une douche.

Sauf que je ne savais pas comment il allait réagir. Féroce et méchant comme il l’est, je redoutais à tout le moins d’avoir à le mettre dans la baignoire moi-même une morsure…

Le mardi déjà, tout avait commencé mal, parce que le chat Filou devait aller se faire détartrer les dents sous anesthésie générale chez le vétérinaire et qu’il était donc à jeun depuis minuit le lundi.

Que Filou avait donc joué les Castafiores sur tous les tons à partir de 3 H du matin (où sont mes croquettes ?), ce qui avait indigné Tibère qui faisait  chorus avec son copain (où sont ses croquettes you you ????).

Et puis on avait escamoté le chat vers 9 H à sa grande indignation. Le chat, lui, devait passer une aussi bonne journée qu’ il y a 10 ans, quand on l’avait tatoué en profitant de l’anesthésie pour procéder à l’ablation de ses coucougnettes. Tibère a donc cherché son copain toute la journée, après avoir manifesté son indignation à nouveau, devant son copain dans sa boîte (et pourquoi qu’il est dans une boîte you you ?????) Ca c’est de la solidarité… Comme Tibère était perturbé, j’ai reporté la douche au lendemain.

Je vous laisse imaginer l’humeur du chat quand il est rentré à 17 H 30, devant rester encore à jeun jusqu’au lendemain matin (vous essayerez de suivre les indications d’un vétérinaire avec ma mère, mais c’est son chat alors elle se démerde (mal)). Du coup Tibère a encore fait chorus avec Filou (il a faim you you !!!!! ) nonméheu…

Bref, le mercredi matin, j’ai attendu que maman parte faire ses courses pour m’occuper de Tibère. C’est pratique, il me suit partout.

Ce qui va suivre est d’une violence insoutenable, éloignez les gosses…

  • J’ai mis à couler la douche pour avoir une bonne température, en n’oubliant pas qu’un chien fait 38° et non pas 37° comme nous.
  • J’ai étalé la petite serviette de bain par terre
  • J’ai retiré le collier du chien
  • Il m’a regardé d’un drôle d’air même si l’eau qui coulait c’était rigolo et a voulu partir, sauf que…
  • Je me suis collé un tour de rein en le mettant dans la baignoire
  • Là, il s’est laissé faire, résigné, pendant que je le douchais et lavais en lui répétant tout le temps qu’il était beau et mignon.
  • Sauf que je me suis rendue compte que je le lavais avec du Lechat aux huiles essentielles et vanille des îles. Pour un chien, se faire laver avec du Lechat, ce n’est pas soutenable.
  • Du coup il est sorti de la baignoire tout seul sur mon injonction
  • Il a refusé de se coucher sur sa serviette et est sorti de la salle de bain en faisant un dérapage non contrôlé sur le tapis de douche, en négociant super bien le virage.
  • Je lui ai couru après avec SA serviette, pendant qu’il se roulait en remuant la queue sur tous les tapis
  • Puis il a disparu alors que je lui courais toujours après avec SA serviette…
  • Pour le retrouver DANS la baignoire, frétillant d’aise ! (Le seul endroit où je n’avais pas regardé de prime abord, chez mes parents, c’est grand. Et puis je ne pensais pas qu’il retournerait direct dans la baignoire d’un air joyeux !)
  • Où j’ai pu l’éponger au maximum,
  • Puis j’ai sorti la brobrosse pendant qu’il s’installait sur une autre petite veviette.
  • Puis il a trouvé que la brobrosse ça allait 10 minutes, et a filé droit vers la salle de bain.
  • Où je l’ai retrouvé DANS  la baignoire encore une fois ! heureusement totalement vide cette fois-ci (parce que la fois précédente, non).
  • J’ai réussi à le coincer dans la cuisine en fermant toutes les portes, à l’installer le long du radiateur (pauvre bête), où il a daigné rester pendant son brossage, séchage, dévorage d’un petit bout de pain qui est la gourmandise à laquelle il a droit 3 fois par jour (qu’on lui avait sucré au petit déjeuner et pour cause : nous savions qu’il aurait besoin d’une consolation).

Après séchage et réouverture des portes, il s’est roulé partout de contentement et est allé gémir devant la porte de la salle de bain (fermée, tout le monde me comprendra).

Quand Mrs Bibelot est rentrée elle s’est inquiétée de savoir comment se portait le chien !

Moi je vous le dis, ce sont des émotions comme cela qui abrègent une vie* qui n’est qu’un long calvaire…

*Alice au pays des merveilles : le chapelier toqué.

PS : le chien n’a pas été traumatisé du tout, à chaque fois que je me dirige vers la salle de bain, il me suit d’un air intéressé, en frétillant férocement, comme il sait si bien le faire…

PPS : quant à moi, je ne ferais pas cela tous les jours.

Posté le 2 décembre 2011 dans Ah je l'aurai méritée ma place au Sénat !.
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Le chien de garde (que nous gardons en fait…) (1)

skd186195sdcL’homme de l’art est tombé dans un piège qui n’était pas un PAC*, car à l’occasion de son anniversaire, son épouse avait projeté de lui faire la surprise de l’emmener faire l’Arctique en raquettes, ce qui était son rêve de toujours (et à elle donc…)

Nous avions été mis au courant à la Grande Motte, avant que papa ne nous prenne la tête avec son genou (je m’admire une fois de plus  :-))

Pourraient-ils garder le chien, Tibère, pendant une absence de 10 jours (j’ai dit l’Arctique), en gardant le secret puisque c’était une surprise ?

Evidemment la réponse a été” oui”, malgré le fait que Tibère, cocker noir, soit un chien d’une dangerosité sans pareille et d’une férocité sans précédent.

Les circonstances étant ce qu’elles sont (je reprendrai la saga de Jean-Poirotte plus tard), et papa étant en maison de rééducation, c’est maman et moi qui avons pris livraison du fauve dimanche soir.

Avec tout ce qu’il faut pour qu’il survive :

  • Sa grande petite couette
  • Ses petites croquettes
  • Sa petite brobrosse
  • Son petit comprimé pour le coeur à prendre tous les jours
  • Ses petites gouttes pour les noeils (décidément c’est mon trip actuellement)
  • Sa petite grande serviette de toilette au cazoù
  • Ses petites gamelles au cas où l’on penserait à le nourrir et l’abreuver.
  • + quelques conseils concernant son bien être : l’emmener en voiture n’importe où : il adore (d’ailleurs après s’être amusé comme un fou chez moi, il y dort serein), et lui donner une petit morceau de pain après chaque repas, etc…

Tibère avait déjà séjourné chez mes parents, donc il a très vite pris ses marques, le chat étant même venu lui faire ses amitiés (c’était mignon…) que Tibère avait bien rendues. Ils se congratulent actuellement plusieurs fois par jour et réciproquement, donc tout va bien de ce côté là.

Comme chien de garde, je n’ai aucune confiance en lui par contre : j’ai trop été habituée à ma malinoise qui était vraiment de bonne garde, et lui a comme seule qualité de donner l’alarme en aboyant (sauf que pour l’instant nous n’avons pas encore compris contre quoi il nous alertait). Mais bon, pour la nuit, c’est toujours cela de pris, donc, je dors un peu mieux sur ses deux oreilles à lui.

  • Le premier jour il a sauté férocement sur les deux jardiniers, en aboyant et remuant la queue pour réclamer une caresse.
  • Le deuxième jour il a gémit de voir le facteur s’éloigner sans avoir eu une caresse.
  • Puis il a été très traumatisé par l’absence de son ami le chat, parti passer sa journée chez le vétérinaire (mais c’est une autre histoire, la suite en fait).

Ce chien souffre par contre d’un syndrome que je ne connaissais pas, enfin qu’aucune des chiennes de la famille n’a jamais présenté.

Je vous explique.

  • Nous sommes deux dans la maison depuis son arrivée.
  • Dès que l’une de nous deux claque la porte d’entrée pour sortir, il doit recevoir comme une décharge électrique au niveau des pattes et du cerveau…
  • La jonction des deux décharges se situe sans doute au niveau de la glotte.
  • Moralité, il se met à hurler à la mort. A 20 mètres on l’entend.
  • Du coup celle qui est restée et s’était traitreusement dissimulée dans les toilettes, ou prenait sa douche, surgit tout à coup en lui demandant si cela va la tête.
  • Alors il sort une bulle au dessus de sa tête “ah bah merde alors, je croyais qu’on m’avait abandonné”.
  • Et il se recouche.

Il souffre également d’un autre syndrome, celui du chien de traineau.

Dès qu’on le met en laisse, il a sans doute le souvenir d’une vie antérieure au cours de laquelle il a dû tirer des charges énormes, et il tire de toutes ses forces.

Si l’on n’est pas dûment prévenu, on peut faire le drapeau derrière et/ou s’écraser par terre car il démarre sans prévenir.

Nous avons proposé à papa de l’atteler à son fauteuil roulant, mais Jean-Poirotte s’est dégonflé… Même pour un petit tour, il préfère se déplacer tout seul

La vie n’est qu’un long calvaire…

Surtout qu’il a fallu lui donner un bain…

*PAC = Piège A Cons ou Couillons, suivant votre état d’esprit… Piège qui a parfaitement fonctionné puisqu’il n’a rien vu venir…

Posté le 30 novembre 2011 dans Dans la série Diabolique.
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La vache à lait…

allaitementJe ne vais pas vous parler des automobilistes ou des contribuables pas du tout riches…

Encore que comme vaches à lait, ils se posent là…

Il y a pas mal de temps, un article de la Mère Joie sur l’allaitement et le lactarium a ranimé en moi de tendres souvenirs…

J’ai allaité mes deux filles par désir et même besoin profond, me heurtant pour l’ainée à des consignes données qui ne me convenaient pas trop, préférant donc suivre les conseils de Mrs Bibelot qui avait allaité 4 fois.

Pour mes deux filles, à la fin de la montée de lait, à la tombée de la nuit du troisième jour, quand on y voit plus clair,  j’étais transformée en représentation vivante de ce qu’il ne faut surtout pas demander à un chirurgien qui vous propose d’augmenter la taille de vos seins.

Je pouvais poser mon menton dessus, cela résume bien le truc. Surtout que mes seins, à la base, ce sont des oeufs sur le plat…

Avec Pulchérie, le démarrage s’est fait un peu lentement, malgré la quantité de lait qui finissait par se répandre dans le lit. Pour Delphine qui a trouvé le mode d’emploi du truc tout de suite, j’étais un peu soulagée mais pas top.

J’ai donc demandé une tireuse pour me soulager un peu, que l’on m’a refusée, suivant le principe que le corps fabrique le lait qui a été bu (ou tiré, enfin bref, évacué, enfin, OUF !), et que donc, le soulagement ne serait que temporaire sans amélioration en vue…

Là mon corps s’imaginait sans doute que j’avais eu des triplés, et la production ne baissait pas, malgré l’ardeur de Delphine qui parfois donnait l’impression qu’elle allait s’étouffer en tétant, semblant savoir d’instinct qu’une guerre carence puisse être  en vue et qu’il fallait VRAIMENT faire le plein A CHAQUE FOIS.

J’ai finalement (attendant en vain une tireuse)  vu débarquer à l’aube du 5ème jour, quand on n’y voit plus clair du tout, les 3 obstétriciens de la clinique qui avaient besoin de lait.

Par pour eux, je vous rassure immédiatement, pour un petit prématuré qui ne tolérait pas le lait maternisé et  dont la mère restait désespérément sèche.

On m’a donc proposé une tireuse (OUF !), ou bien d’allaiter l’enfançon moi-même. Je n’avais rien contre le fait d’allaiter un autre enfant, mais sa mère étant bien portante, il me semblait préférable qu’elle donne elle-même le biberon rempli de mon lait, à son rejeton. C’était mon point de vue et je le partageais totalement.

J’ai donc exigé réclamé accepté une tireuse.

La livraison eut lieu dans l’heure suivante, la faculté n’en ayant subitement plus rien à foutre de la hauteur de ma production. Pire, ils m’ont dépêché une femme du lactarium de Versailles, qui est venue m’encourager à continuer à donner mon lait après ma sortie de la maternité (à l’époque c’était 8 jours de séjour minimum, mais 10 c’était mieux).

Enfin, non, à le vendre. S’il s’agit d’un don aujourd’hui, en 1984, le lait maternel était acheté par le lactarium à hauteur de 90 F le litre, tout de même.

Les contraintes étaient légères quoique : tirer mon surplus après le passage de ma petite gourmande, via une “tireuse” qui me faisait songer au sort des vaches, mais me soulageait tout de même. Sauf qu’après ma petite gourmande, il me fallait essayer de m’aseptiser un maximum et que je trouvais cela très chiant.

Après chaque grattage tirage je mettais mon surplus non écrémé au congélateur, la tireuse donnant directement sur un biberon stérilisé.

3 fois par semaine, un homme charmant m’apportait des biberons de rechange et emportait ma production 100 % bio.

Et pendant ce temps là, Albert faisait les comptes.

  • 90 F le litre, en admettant que j’arrive à un litre par jour, cela permettrait de changer la literie et le buffet dans 3 mois
  • 90 le litre, en admettant que j’arrive à un litre et demi par jour, cela permettrait de changer la voiture dans un an
  • 90 F le litre, en admettant que j’arrive à 2 litres par jour, Delphine étant déjà passée au steack haché, je puisse maintenir la cadence pendant encore un bon moment, et on pourrait s’acheter une belle voiture, le lait bio maternel n’étant pas imposable…

Aux 4 mois de Delphine j’ai arrêté la tireuse, envisageant de la sevrer deux mois plus tard. Ma production s’est très rapidement adaptée, et le sevrage deux mois plus tard s’est parfaitement passé, étalé sur 4 semaines parce que je ne voulais pas traumatiser l’enfant.

Je n’ai eu comme déboire, vu ma production, qu’un engorgement se présentant comme une clémentine dans le sein gauche, bien évidemment un dimanche matin sinon-ce-n’est-pas-rigolo…

Et pourtant, j’avais sevré vraiment petit à petit… En commençant par stopper le tirage du superflu…

Bref ! Albert a vu la tireuse quitter l’appartement avec les larmes aux yeux, et tous les jours, quand il voyait son héritière téter encore avec application, je voyais bien une infecte machine à calculer réglée sur “perte sèche” s’afficher au dessus de sa tête.

A 90 F le litre, songez donc, nous aurions peut-être pu acheter une villa grandiose en bord de mer, dans le midi de la France… Un jour…

Mais bon, je n’avais pas de rêves fous. Et puis Albert a été désolé d’apprendre qu’ayant supporté la corvée de la tireuse et de la désinfection maximum à chaque tétée,  j’estimais que le chèque de 1590 F que j’ai reçu un beau jour, m’appartenait à moi seule et qu’il attendrait pour payer des enjoliveurs à la R5 (les hommes ont de curieuses priorités).

C’est peut-être à cause de ces 90 F le litre qu’il m’a quittée un jour. Parce que franchement, j’ai vraiment gaspillé à cette occasion là…

Allez savoir…

La vie n’est qu’un long calvaire…

Posté le 28 novembre 2011 dans Dans la série Diabolique.
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La mer qu’on voit danser…

vague2Cette photo n’a pas été floutée, son scan est l’exacte représentation de l’original. Photoshop pourrait crier “je n’y suis pour rien !”. Je confirme.

Par contre je ne sais pas si elle est dans le bon sens. D’ailleurs, quel est-il (le bon sens) ?

Finalement je pense que si, la vague semblant s’écrouler vers le bas (phénomène extraordinaire).

Car si l’on regarde bien, il s’agirait de la mer, personne n’ayant à l’époque, pris l’avion pour prendre des photographies des nuages, de là-haut…

Le vent devait souffler pas mal, parce que le photographe semble avoir légèrement bougé…

Tout ce que l’on sait en fait, c’est qu’il y a écrit derrière (précision utile) “été 1956″. Du coup tout le monde peut rigoler un coup, sauf ceux qui avaient l’âge de tenir un appareil photo cette année là.

Les deux côtés de la famille récusent avec force avoir réalisé ce chef d’oeuvre, cette photo est arrivée chez mes parents, dans une boîte à chaussures (avec d’autres photos), par l’opération du saint esprit qui sévit beaucoup dans la famille.

Photographie conservée donc précieusement. Je ne m’en plains pas, j’ai de quoi faire du coup, avec ma rubrique…

Je laisse les éléments déchainés à votre libre interprétation, rêveries diverses et avis avisés…

Je relève les copies lundi…

Car la vie n’est qu’un long calvaire, y compris pour mes lecteurs…

Posté le 25 novembre 2011 dans Nos chefs d'oeuvre en péril.
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