Oui c’est lui… Ici (cliquez juste avant sur “oui c’est lui”) et là…
Il fait partie de l’histoire familiale, mais du côté de mon grand père maternel (le mari de Mrs Morgan), alors que Tante Alphonsine était de la famille de cette dernière. Les deux familles avaient bien sympathisé (et on se demande pourquoi j’ai des problèmes…).
Il est né avec des conneries plein la tête… C’était une tête brûlée, un farceur de première, un gamin brouillon et téméraire, un aventurier dans l’âme.
Il est très particulier d’avoir une personne “célèbre” dans sa famille. Parce que Robert était célèbre de son temps. Pas du nôtre, tout le monde l’a oublié… Pourtant il a sa place dans le Quid pour avoir gagné les 24 heures du mans, et il est le premier réel champion du monde automobile français.
Ne reste de lui que son cénotaphe au cimetière du village, son nom sur le monument aux morts et plein de photos que Mrs Bibelot protège avec attention. Mais ses cousines parlaient de lui. Mon arrière grand mère, et tante Hortense. C’était leur cousin germain et elles se souvenaient surtout de ses blagues de gamin qui les avaient fait mourir de rire (genre, enfoncer la pipe du visiteur dans le TDC du chien et comment que tous les gamins rigolaient en douce de voir le dit visiteur tirer sur sa pipe après…).
Mon grand père s’en souvenait aussi très bien qui l’a connu longtemps, et Mrs Morgan avec qui il était marié à l’époque. Ils m’en ont parlé, ayant vécu de grands moments historiques, genre la future belle soeur de Mrs Morgan qui avait un amant à la Gestapo (et non on ne l’a jamais tondue elle, et tant mieux parce que c’était une pratique ignoble) et invitant celui qu’il traquait à dîner… (on met ça dans un film on se fait tuer). Tout s’est bien passé finalement, la photographie ce n’était pas celà à l’époque… mais pas mal de personnes assistant à ce dîner l’ont très mal digéré… (on bouffait mal à l’époque, c’était dommage de ne pas digérer un bon repas)
J’étais trop fière sur ce coup là quand que j’étais petite, d’avoir une personne célèbre, même disparue, dans mon entourage. Je l’enviais. Sauf que sa fin n’est pas à envier du tout et que son courage n’appartient qu’à lui ainsi que sa vie. La célébrité peut parfois rejaillir sur qui ne l’a pas méritée en somme. Mais aujourd’hui, je veux parler de lui et que l’on sache qu’il a existé. Et vraiment existé, autrement que comme héros. Comme un homme tout simplement, à qui je ne dois rien… que son souvenir transmis par des êtres qui l’aimaient…
Quand il a débuté dans l’aviation, son plus grand plaisir était d’aller faire du rase motte au dessus du jardin de sa grand mère à Achères, qui sortait en brandissant sa canne “Robert, descend, je te l’ordonne, que je te mette une claque“… Il faisait peur aux poules… Et s’amusait de voir sa grand mère brandir sa canne !!!! Ses cousines en rigolaient encore à 95 et 93 ans… Ca c’est un souvenir de famille !
Quand il a décidé de faire coureur automobile, chez Delage et Bugatti de préférence, tout le monde a été contre. Allait-il dilapider l’héritage familial en bêtises (mais où est donc passée la cassette ????). Il y a une course qu’il a gagnée malgré un tête à queue, en marche arrière… C’est normalement historique et je cherche l’article (illustré, de l’époque !) que m’a confié Mrs Bibelot et que j’ai tellement protégé que je ne sais plus où je l’ai mis… (mais je vais le retrouver, je pense qu’il est dans un certain tiroir auquel je n’avais point songé avant de commencer ce post… Ben non, je l’ai bien planqué, je serai obligée d’y revenir du coup…)
C’était le héros de mes grands pères, le Senna de l’époque (et encore, avec Senna, je date). Tous les gamins le connaissaient… Robert Benoist c’était LE coureur automobile de l’époque.
Vint l’autre guerre mondiale et évidemment il fallait qu’il fasse quelque chose même s’il avait pris un peu de bouteille (pas vraiment, d’après Mrs Morgan il était d’une séduction pas possible, et sur ce coup là on peut la croire, elle avait l’oeil…). Il était impossible qu’il reste immobile à ne rien faire. Pris pour la première fois par les allemands comme résistant reconnu, ces derniers ne trouvèrent rien de mieux que de le mettre au volant de sa propre voiture, dans un convoi. On en ricanerait presque. Evidemment il leur a faussé compagnie à la première occasion. On ricanerait s’il n’y avait pas la suite…
Mais vint sa mère mourante qu’il voulait absolument aller voir, ce qu’il fit au nez et à la barbe des allemands qui pourtant surveillaient les alentours, et puis tout à coup qui (qui l’a reconnu jour de dies irae) l’on sait dans la famille, pour dire aux allemands où le trouver, alors que l’on a accusé son frère injustement. La fille du frère (la nièce donc), est toujours de ce monde pour nous raconter, à nous, la dernière génération, ce qu’il s’est vraiment passé (c’est difficile parce que la pauvre a toujours sa tête à 90 ans mais est sourde comme un pot). La version officielle est qu’il se fit prendre en allant voir sa mère (ce qui la met toujours hors d’elle (la fille du frère) car elle l’a revu juste après). La version familiale est toute autre… Il se fit prendre dénoncé par… Direction nuits et brouillards après le passage obligé dans une rue de Paris de triste mémoire.
Mort pendu à des crocs de boucher car les nazis avaient beaucoup d’imagination, le 9 septembre 1944, à Buchenwald alors que la France respirait vraiment un air de liberté…
Paix à son âme et à ses cendres qui sont restées là bas. Au cimetière du village, au moins c’est bien lui qui est gravé sur le “in mémoriam”. “Robert Benoist, assassiné par les nazis en 1944″ (je vous fais grâce du reste) C’est lui, comme sur les photos de famille, comme dans les articles que tout le monde a gardé (Pulchérie veut récupérer un max, mais tout ce qui est papier, c’est pour moi !).
Paix sur terre… Et in mémoriam pour tous les anonymes qui ont vécu la même chose… Comme quoi la célébrité ne protège pas de tout. Tellement de talents, d’écritures en devenir, de chansons à succès, de vies tout simplement ordinaires, brisés net par les deux grandes guerres…
Hommage ici à Louis Pergaud, Anne Franck, l’auteur du “Grand Maulne”, et tant d’autres, engloutis par l’absurdidé humaine. Et hommage à Robert. Plus personne ne l’ayant connu réellement n’est encore en vie (sauf sa nièce et Mrs Bibelot, mais elle, était trop petite pour s’en souvenir vraiment, elle n’a que le souvenir de ses parents, surtout de son père, mais bon, elle l’a connu)
Et hommage aussi aux inconnus qui ne passeront jamais à la postérité et qui avait tout simplement leur vie à vivre et forcément un talent…
C’est aussi pour lui que le 8 mai on ne rigole pas trop dans la famille et que l’on assiste à la cérémonie… C’est peut-être férié comme le 11 novembre, mais ce n’est pas pour rien… C’est aussi pour cela que je m’en vas vous gaver avec la deuxième guerre mondiale pendant un bout de temps.
La vie n’a été pour eux qu’un long calvaire à la fin. Et une fin c’est important… Pendu à des crocs de bouchers, ça me tétanise toujours, j’en frémis à l’écrire. Comment peut-on infliger de telles tortures à son prochain ? Comment peut-on rester humain ainsi… ?
Pourquoi n’ai-je pas la Foi ? Pour tout cela… Si dieu existait, il ne supporterait pas…
PS : vous remarquerez que je cite une anectode qui n’est pas mentionnée dans les articles en référence (qui ne sont pas d’accords sur la date de la mort, qui pour la famille via des témoins de confiance est bien le 9 septembre 1944). J’ai préféré vous présenter celui que ma famille a connu et ce que l’on savait vraiment…
Je ne sais plus comment Pulchérie en était arrivée à jouer aux échecs. Une chose est certaine, elle m’avait donné des cours et à sa soeur également, ainsi qu’à Jean Poirotte.
Elle s’inscrivit à un tournoi (au lycée) et rentra maussade le soir parce qu’on lui avait fait “le coup du berger”. Qu’elle me fit le soir même, mais avec la haine tout de même…
Avec papa à une certaine époque, nous faisions une à deux parties par jour (j’avais un bras en vrac). On commençait à se débrouiller et j’avais même acheté un livre.
Puis, mon bras remis, Charles Hubert (qui était hélas entré dans ma vie) ne supportant pas de perdre et ne voulant pas m’affronter (comme si j’étais championne de France des Echecs), je fis l’acquisition d’un logiciel pour jouer sur l’ordi. J’en ai bavé avant d’arriver au stade 2 pour découvrir qu’il y avait un bug dans le programme. Inutile que je vous décrive le bug si vous ne savez pas jouer, mais en bref (pour ceux qui savent), la partie se déroulant de la même manière, l’ordi me bouffait mon cavalier en fin de partie, mettant le roi en échec avec ma dame. D’ailleurs il faisait “blops”, alors que quand il gagnait il faisait “youpee”…
Donc un moment que je n’ai pas joué aux échecs. Faut que je m’y remette c’est clair, et que je trouve le bon programme pour m’exercer sur l’ordi…
Ma soeur déménageant, mes parents se retrouvèrent dernièrement avec les deux petits (10 et 8 ans), à garder. Hors mon neveu adore jouer aux dames (même s’il se fait battre par papy car il est distrait) et aux échecs… Devant son refus de jouer aux dames, Jean Poirotte accepta de faire une partie d’échecs et je les abandonnais là, devant le jeu retrouvé (enfin) pendant que nous allions nous promener et que Jean Poirotte visitait la maison de fond en comble pour retrouver le jeu.
Mon père déteste téléphoner. Je précise c’est important…
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Dring !!!! J’arrive tout juste et je viens de commencer à me regarder un film… “Coraline, nous ne sommes pas d’accord sur la disposition des pièces. Tu les mets comment ?” (moi j’émerge de mon film)… “Heu… Tour… Cavalier… Fou…”
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“Non, c’est le fou avant le cavalier”
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“Si tu veux”. (raccrochage) (ne pas contrarier papa dans certains cas, et j’ai un suspense à tenir moi…)
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Dring ! “c’est le roi ou la reine sur la case de sa couleur ?” (je ne saurai jamais qui donc a tué Harry…)
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“C’est la reine”
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“Je ne suis pas d’accord c’est le roi…” (raccrochage) (ils sont bien partis je le sens bien, avec fou et cavalier pas à leur place, le roi et la reine non plus…)
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Dring ! (4 minutes après) : “dis moi Coraline quand un pion arrive à Dame on en fait quoi ?”
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Je réfléchis deux secondes (je suis toujours dans mon film et pas du tout concentrée sur Echecs) : en 15 minutes il y a déjà un pion arrivé à Dame. Ils jouent comme des manches ! est ma seule pensée…
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“Ce que tu veux. Moi je prends toujours une dame, mais bon chacun sa technique”
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“Et je la reconnais comment ?”
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“Tu peux te faire une tour aussi (moi je joue énormément avec les tours, ce sont mes armes de prédilections ou un fou, ou un cavalier”
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“Oui mais je le reconnais comment”
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“Tu mets un post it dessus !, ou une marque, ce n’est pas compliqu锑 (raccrochage)
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Dring ! “le roi il bouge comment déjà ?” (bien temps de s’en préoccuper avec 2 dames au moins dans un des deux camps)
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“De case en case, pas plus d’une à la fois et il ne peut pas se mettre en échec”
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Conciliabule avec le petit déclarant à son grand-père “tu vois que j’avais raison”
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“Et pour le cavalier dis-moi, il bouge comment ? Thibaut lui fait sauter des pions” (ils jouent vraiment comme des manches, enfin, mon père ne sait plus jouer)
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“C’est normal, c’est la seule pièce qui peut sauter des pions… s’il trouve une bonne place”
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“Bon bah on recommence une partie, on te rappelle ma chérie, en cas de besoin“…
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DRING !
Adieu, veaux, vaches, cochons (Harry), me voici partie à la recherche de mon livre concernant les échecs pour le remettre religieusement à mon père le lendemain. (Je sens qu’il potasse la sortie espagnole qui lui a fait perdre tant de parties face à moi…)
La vie n’est qu’un long calvaire. (Il est à noter que j’ai pu faire à Jean Poirotte 3 fois de suite le coup du Berger alors que moi comme Pulchérie, on ne nous y reprendra JAMAIS !)
J’avais fait une vague allusion au portail automatique de mes parents lors de mon post sur les beautés du progrès (ici). Portail qui s’ouvre avec un bip. Pratique quand on part et quand on revient : pas la peine de descendre de voiture, d’ouvrir le portail, de re-descendre de voiture pour refermer le portail… Un truc achement bien. Permet en plus de filtrer les visiteurs via une sonnette et un interphone. Hyper top.
Qui tombe en panne il y a 3 ou 4 semaines. Reste à ouvrir le portail à la main et à appeler l’électricien qui est parti en vacances, ce rat.
Donc on peut refermer le portail à la main, mais ça grippe un peu. Aquisition d’une grosse chaîne et d’un cadenas pour fermer le portail et grosses angoisses de Mrs Bibelot qui a pris l’habitude de se sentir en sécurité chez elle…
Mon frère suggère une panne de fusibles. Jean Poirotte ouvre un boîtier : point de fusibles. De l’électronique, c’est ça qui merde, c’est certain. Tout le monde sait que l’électronique ça se détraque un jour ou l’autre…
Dans la famille on est du genre têtu, (mais pas buté, je vous rassure). Jean Poirotte n’avait pas vu de fusibles à changer éventuellement, parce qu’il n’y en avait pas dans le boîtier qu’il avait ouvert.
Et voiloù les parents partis passer leur mois de septembre à la Grande Motte, les veinards. C’est mon frère et ma belle-soeur qui gardent chien et chat, et la maison. Et mon frère est têtu, comme son père. Il a décidé qu’il y avait des fusibles, il y a forcément des fusibles, il trouvera les fusibles, il changera les fusibles avant le retour de l’électricien en vacances (ce rat).
Dimanche 2 septembre, me voici me pointant : portail fermé. Eux ont décidé de le coincer, même si ça grippe et de mépriser le cadenas et la grosse chaîne apparement. Je sonne. Ma belle soeur (coraline bis) sort pour m’ouvrir et hop, voiloù le portail qui s’ouvre car elle vient d’actionner le bip. Fugitivement, je pense que l’électricien est rentré de vacances, qu’il s’est déplacé le samedi et qu’il est bien sympa ce gars…
Ben non. Mon frère a ouvert la bonne boîte (il y a des fusibles NDDD !) sur les deux s’occupant du portail, trouvé les fusibles dont l’un était visiblement fondu dans un coin, est allé en racheter des neufs, et youpee, le portail remarche (et il y a un fusible de rab, pour 2 euros la réparation, ça valait la peine de les chercher les fusibles).
Appel aux parents à la Grande Motte.
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Oui c’est Coraline Bis, l’électricien est rentré de vacances, il a fait un devis à la louche, il y en a pour environ 400 euros de réparation
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Consternation de Jean Poirotte : c’est quoi le problème ?
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Un composant électronique qui a grillé… Compliqué… On fait quoi ?
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Bah faut le réparer, donc on répare, on vous envoie un chèque dès lundi pour réparation le plus vite possible, 400 euros ça fait suer…
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Ah, ne quitte pas je te passe ton fils.
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Allô papa ? Tu me dois 2,50 euros pour les fusibles du portail que j’ai changés…
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Quels fusibles ?
Là ce n’est pas chrétien du tout, mais on rigole doucement, parce qu’il est certain qu’à 800 km de là, Jean-Poirotte se torture l’esprit pour savoir où sont ces fichus fusibles qu’il a loupés. Il faut savoir qu’il est très bricoleur, mais pour ce qui est électricité, il n’est pas du tout à son top. La preuve.
Mrs Bibelot connaîtra-t-elle la vérité ? Lui a-t-il dit “le portail refonctionne à nouveau c’est à n’y rien comprendre ?” “il y avait bien des fusibles, changés ça a tout arrangé”… Mystère. Parce que sur le coup des fusibles, elle va rouspéter Mrs Bibelot qui avait acheté une méga chaîne et le cadenas qui va avec…
Enfants indignes de rire de nos parents et de leur portail électrique (une clef, il n’y a que ça de vrai…)
La vie n’est qu’un long calvaire…
Au cas où vous z’auriez loupé l’information, il y a eu 10 ans le 31 août que Lady Di nous a quittés… (moi je me suis dit égoïstement : comme le temps passe)
Je me souviens trèèèès bien de ce jour. Les filles étaient chez leur père et devaient me revenir sous peu (mes trésors….) mais j’avais une soirée chez une copine habitant à 10 mètres de chez mes parents. L’idéal pour rentrer à pied (en titubant éventuellement, mais finalement non), faire un poker et jouer “au bouchon”, comme des imbéciles jusqu’à 3 heures du mat.
Le dimanche matin j’ai émergé vers 11 H 30 pour entendre Jean Poirotte me déclarer : “la terre s’est arrêté de tourner cette nuit”. On ne me la fait pas, murgée de la veille ou pas, j’ai quand même quelques notions de physique… C’est sa formule à lui pour annoncer un évènement, donc comme je suis toujours accrochée au sol (alors que si la terre avait arrêté de tourner je serais en lévitation), je demande des précisions : “Lady Diana est morte”.
Je me suis figée. Moi qui ne suis PAS DU TOUT PEOPLE j’ai été sciée un petit moment. Comment ? Où ? Pourquoi ? Mais bon il y avait de la blanquette à manger et le grand-père encore là, anti monarchiste à mort, donc on a causé d’autre chose au déjeuner. En plus j’avais une GDB inhabituelle à me coltiner…
Comme UNE GAMINE, j’ai regardé tout, tout et tout la semaine qui a suivi sur la Lady Di… Avec les filles nous nous sommes levées à l’heure le samedi matin de l’enterrement (j’adore le faste de la couronne d’Angleterrre, pour cela on ne me refera pas), pour ne pas louper un sabot de cheval martelant Londres. Nous avons pleuré comme des fontaines à cet enterrement… J’ai même acheté le CD rapport à une musique que j’avais bien aimée (gaie comme tout, comme il se doit…)
Et puis le temps a passé… Diana a été révélée comme étant autre chose que la reine des coeurs et autres. Je ne lui jette pas la pierre Pierre, mais je la retiens surtout comme “bonne mère”… Pour le reste, ne pas oublier qu’elle était issue d’une famille très en haut de l’échelle pour la couronne, et que malgré ses déboires de petite fille, elle ne pouvait pas ignorer ce qui l’attendait en tant qu’épouse de l’héritier du trône… Ce n’était pas une fille du peuple… Maintenant qu’elle ait voulu changer les choses, je suis tout à fait d’accord avec elle. Elle l’a fait finalement sans le vouloir, en mourant, hélas pour elle. Mais hélas également c’est cette mort prématurée qui fait d’elle ce qu’elle reste actuellement…
Mais qu’on arrête de nous gonfler avec la princesse un enfant atteint du Sida dans les bras. C’était médiatique à mort et ça l’est resté… J’ai pensé à elle en voyant “Palais Royal” où l’on sent bien la manip de la part de celle qui était au départ la pauvre cruche et qui met en péril la couronne en attirant trop les feux des projecteurs…
Donc le 10ème anniversaire ça m’a gavée légèrement… Et vous ?
Elle en avait plein. Elle était belle, elle était gentille mais fallait pas pousser non plus, elle assumait et oh combien pour son époque. Elle a surmonté ses peurs, ses deuils, elle a tout simplement affronté la vie. En cela, toujours soutenue par un mari aimant.
Elle a perdu une soeur à Oradour sur Glane et s’est occupée de la survivante partie en vacances là bas, qui resta prostrée longtemps. Elle a perdu également deux de ses quatre fils, tous dans la résistance, qui ne sont jamais revenus de nuits et brouillards, plus de nouvelles, alors que les deux autres étaient revenus (en piteux état, mais revenus et survivants). Elle a assumé sa nièce (Mrs Morgan) après le décès de la maman bien trop précoce, et l’autre nièce nettement plus jeune pendant que la maman était prostrée. Et elle a eu ce qu’elle méritait : une mort digne, en pleine santé si je peux me permettre… L’oncle Jules l’a retrouvée un beau matin toujours endormie et souriante… Sauf qu’elle dormait du sommeil éternel… Elle est partie ainsi, laissant un veuf inconsolable et deux fils encore en vie malgré les camps… Elle est partie sans rictus laissant craindre qu’elle avait senti la mort venir la chercher dans son sommeil. Pour elle, il y a eu une justice. Elle avait 85 ans, l’oncle Jules attendit 10 avant d’aller la rejoindre, 10 ans inconsolable.
Comment avoir une peau de rêve ? son vinaigre dont la composition m’est arrivée via Mrs Morgan. Je l’utilise et meilleure amie également qui a hérité de la recette en même temps que moi, un jour de séjour chez Mrs Morgan… (cliquer sur Mrs Morgan, l’affichage merdouille régulièrement, ça m’énerve). VOUS, VOUS ATTENDREZ UN PEU POUR LA RECETTE !!!! (je vous sens vous précipiter telles des vautours, sur LA recette…)
Sans le savoir, elle était diététicienne et infligeait (outre le sans sel) des choux fleurs (c’est bon pour la santé) à sa petite famille 3 fois par semaine. Il est réel qu’elle salait peu et fronçait les sourcils quand on se servait de la salière. Les légumes étaient obligatoires, et elle avait décrété que de manger de la viande trop souvent c’était trop… Elle achetait du poisson en dehors du vendredi, ce qui la rendait excentrique.
Elle militait pour que la femme vote. Pour elle il était inconcevable que le monde ne soit dirigé que par du mâle qui avait fait ses preuves dans le pire pendant des millénaires.
Elle avait eu 4 garçons en 4 ans (ici). Pas envie d’arrêter ses galipettes avec l’oncle Jules. Comme elle l’expliquait à Mrs Bibelot : les galipettes c’est chouette. Sur ce coup là, sa nièce fut longue à comprendre (une autre histoire)…
Elle se promenait avec ses 4 chieurs de première, en 1915, attendant comme toute femme qui se respecte, des nouvelles de son homme. Comme elle était du genre petite puce, elle attendrissait avec sa marmaille remuante. Et comment qu’elle s’ouvre à la marchande de carottes sur son attente d’une permission de l’oncle Jules, sauf que là, tout à coup, elle a peur d’un 5ème fils… Sans Jules pour l’assister dans les toilettes…
Et la marchande de lui dire “il y a un truc”. C’était précieux à l’époque. La mère de tante Alphonsine au moment du 3ème, lui avait donné des trucs pour “le faire passer”, mais elle ne voulait pas de ça… Elle ne voulait “rien faire passer”, juste ne plus concevoir. Partie comme elle l’était elle pouvait avoir 10 garçons, et jamais la fille espérée par elle et l’oncle Jules…
Le truc existait déjà sous Louis XV. Une petite éponge, imbibée d’une préparation à mettre où il se doit… Il est à noter que l’éponge contraceptive existe toujours… Imbibée bien sûr d’une préparation hautement plus efficace que le vinaigre (parce que oui, c’était du vinaigre…) mais bon…
J’ai testé la version moderne, c’est facile à mettre en place, moins facile à récupérer (adopter la position dite “du lotus écartelé” dans la salle de bain, loin de tout regard…)
Alphonsine fit provision d’éponges qu’elle imprégnait totalement de son vinaigre personnel à elle. Elle était allée se renseigner chez l’herboriste qui lui avait conseillé des plantes anti conception, qu’elle avait bien évidemment fait macérer dans le vinaigre… Le vinaigre c’était son truc… Pour le teint, pour les cheveux, pour les petits bobos, elle avait tous les vinaigres possibles… Un de plus…
Est-ce cela qui a marché ? Jamais plus Alphonsine ne se retrouva enceinte et son mari ne sut jamais pourquoi, car lui ne sentait rien (une éponge, tu parles comme ça se sent). Pourtant malgré son savoir, elle voulait une petite fille. Mais courir le risque d’une 5ème garçon : hors de question.
Quand je repense à tout ce que Mrs Bibelot m’a dit d’elle, elle avait pourtant un régime typique fille. Elle a bien eu raison de ne pas courir le risque… Et puis un enfant chaque année, cela s’assume comment ?
Quand je le dis qu’elle était admirable… Car elle a refilé la recette des éponges à sa nièce, à une époque où l’encouragement à la contraception était passible de prison, voire même un crime (fallait repeupler la France après la boucherie de 14/18). Elle le fit tout de même. Pas compliqué de faire du vinaigre et d’utiliser des éponges (quitte à faire l”e lotus écartelé” pour la récupérer à l’abri de tout regard, cela va sans dire, c’est trop top glamour…)
Sa vie a été parfois merveilleuse, parfois un long calvaire (souvent même, trop…) Paix à son âme. Je ne l’ai jamais connue, mais je l’aime beaucoup la tante Alphonsine…
Aujourd’hui est la date anniversaire du moment où l’oncle Jules a réalisé que finalement elle ne dormait pas… Mais Mrs Bibelot manque cruellement (partie en vacances, enfin) pour me rappeler l’année (et mon programme arbre généalogique boude, car la vie n’est qu’un long calvaire et les ordinateurs capricieux)…
J’ai un peu attendu pour répondre, dans la mesure où il y avait trop d’affluence sur mon blog en août et que c’était invivable… (et puis surtout que mes légatrices n’étaient pas là pour constater que j’avais tout bien répondu)
Maquillage à quel âge ?
J’ai tenté le coup vers 13 ans, mais mon père était résolument contre. Il faut dire que je donnais dans le non discret : beaucoup de blanc piqué à maman (c’était la mode), trop de mascara (en cake), surtout sur mes sourcils d’albinos…
Et depuis c’est tous les jours ?
Quand je bosse : le minimum : sourcils (plus discrets que jadis, parfois j’ai le courage de faire une teinture), et mascara. Quand je sors c’est le grand jeu. Pendant les vacances… heu… Ben non, faut que ça repose…
J’ai toujours dans mon sac :
Du paracétamol et un anti gastro… Quand je sors vraiment, un crayon khôl pour faire un raccord, mais rapport au maquillage, rien du tout. Sinon j’ai une brosse à cheveux, mais ça reste banal…
Budget beauté par mois :
Très variable, surtout depuis que Pulchérie m’a des produits avec de trèèèès intéressantes réductions. Je peux rester des mois à vivre sur mes réserves (ce qui risque fort d’arriver vu l’état actuel de tout ce que j’ai) ou craquer pour de préférence des gélules pour être belle directement de l’intérieur… (je prends de l’huile d’argan, d’onagre, et plein de trucs… Ca doit marcher puisque je le pratique depuis mes 30 ans (19 ans) et que je ne fais pas mon âge alors que je fume… Ou alors c’est l’hérédité…
Un produit fétiche :
L’eau de beauté Caudalie : plus chère qu’un champagne millésimé… Mais bon 2 flacons par an, ça se gère… Surtout quand on la mélange avec du vinaigre de la Reine de Hongrie fait maison… Sinon vinaigre anti-calcaire pour les cheveux, à la camomille et à la sauge (maison bien sûr, sorcière ou non ?)
Au saut du lit :
Je vérifie qu’on n’est pas samedi (une distraction)… La douche et après un pshiit de l’eau de beauté façon sorcière… Avant le thé salvateur, le reste venant après…
Avant de me coucher :
Démaquillage total + sérum + crème éventuelle, sauf 1 soir par semaine où je remets juste un pshiit de l’eau de beauté (et les dents bien entendu…)
Une super astuce beauté :
Sorcière pure et dure : du vinaigre de la Reine de Hongrie que je fabrique moi-même, et dont un flacon contient un adjuvant naturel pour matifier le teint… (me contacter pour la recette, c’est peu donné de débourser 2000 euros pour rester belle à vie. Et la recette vient de la tante Alphonsine)…
Un beauty faux-pas (ou faut-pas, je ne sais pas…)
Le blanc quand j’ai commencé à me maquiller. Une horreur, je comprends l’horrification de mon père. Il a fallu que Mrs Morgan passe par là et me donne un cours pour qu’il accepte enfin que je me maquille. Et puis un orange hideux sur les zongles, à faire fuir Dracula que je n’ai d’ailleurs jamais revu depuis…
Un truc qu’il faut faire et que je ne fais pas :
Un lifting complet… Une épilation au laser…, la totale sous anesthésie générale donc…
Ce que j’aimerais qu’on m’offre à part des diamants :
Je ne veux pas faire beurk mais je n’aime que les perles et l’or jaune ou rouge en terme de bijoux… Donc je prends les diamants, je les revends et après j’avise… (probablement l’anesthésie générale…)
Merci les filles ! J’ai répondu le plus honnêtement que j’ai pu car l’eau Caudalie va AVEC le vinaigre de la Reine de Hongrie, mais il est compliqué d’expliquer comment je fais le mélange (de sorcière…)
Tiens je refile le BB à ma méchante et à toutes ses copines… (coucou les filles !)
La deuxième semaine de vacances aux Arcs eut lieu avec le furoncle et son époux…
Quand Albert leur avait proposé cette semaine merveilleuse, je n’avais pas moufté, juste boudé dans la voiture au retour, car il ne m’avait pas consulté avant (crime impardonnable). La troisième semaine devait avoir lieu en amoureux, mais la société lui demanda d’aller voir ailleurs…
Je sentais que ce serait nettement moins folklo que la première semaine avec mon frère. Exit pétards, placards, engueulades, fou-rires…
A l’arrivée, généreux (le furoncle et son bubon), ils se proposèrent pour dormir dans l’entrée (avec les lits superposés que nous avions dé-superposés avec Albert un mois avant), pour laisser “aux jeunes”, le canapé dépliant 2 places dans la pièce commune avec cuisine à l’américaine….
Et d’une dormir dans le lieu commun n’était pas sympa du tout… Le Furoncle débarquait à 6 heures pour commencer la tambouille du petit déjeuner “ne vous dérangez pas pour moi les enfants“… Heu ben non, on va juste faire 36 positions du Kama Soutra, tu ne regarde pas hein ? Albert était d’ailleurs totalement paralysé par la présence de ses parents à 3 mètres (moi aussi, ça tombait bien), qui eux, n’avaient aucune discrétion et en ont profité tous les soirs (et nous avec, mais sans aucun plaisir, on comprendra pourquoi…). Ce n’est pas mon frère et mon ex future ex belle soeur qui auraient risqué de nous voir débarquer à 6 heures… Entre jeunes finalement, on avait sû faire discret… Là non…
A 7 heures tapantes le beau père débarquait, dûment douché (aussi discrètement que pour le reste), rasé, au son de “alors les jeunes, aucune santé, la vie appartient à ceux qui se lèvent tôt !”. A la montagne en janvier c’est l’idéal de se lever tôt : il faut nuit noire… Albert n’osait rien rétorquer, j’étais bien obligée de me lever pour faire le lit.
“Ah il faut secouer la literie par la fenêtre ma petite Coraline” “chez nous on l’a toujours fait” (le “chez nous aura son post exclusif”).
Je sentais bien que cela lui faisait peine de m’avoir fait chauffer de l’eau à part pour mon thé alors qu’ils buvaient tous les trois du café. Sa consternation restait grande de me voir mettre du lait dedans “chez nous on n’aime pas le lait” (donc dépense inutile) Albert essayait de mettre de l’ambiance, vainement, je ne l’y aidais d’ailleurs pas vraiment… Elle jacassait courses, déjeuner, dîner, économies à réaliser “tout est hors de prix ici”… Etc… Puis Albert chaussait ses chaussures de ski, entraînant ses parents. J’allais me repieuter et il le savait bien, puisque le rendez-vous était fixé à tel restaurant d’altitude à telle heure bien tardive. J’avais bien le temps de les haïr (tous, un miracle que les filles soient là)… Lui m’enviait de me recoucher en douce dans des draps pas secoués par la fenêtre, sans ses parents à proximité (bien fait !)…
A partir du rendez-vous c’était le Furoncle admirant son fils skiant “regardez le mon fils” “qu’il est beau mon fils” “qu’il skie bien mon fils”, le beau père qui avait du mal à respirer et mal aux yeux, et ne comprenant pas que moi aussi il me faille des lunettes protection 500 “à votre âge”. Ma seule vengeance : lui avoir donné la canette de bière qu’il me réclamait en l’ayant secoué juste un petit coup : entièrement aspergé le beau père. Albert sur ce coup là fut très bien “c’est normal, c’est l’altitude…”
La nuit tombe vite. Personne pour se planquer dans un placard. Nain jaune obligatoire. Autant c’était marrant avec mon frère et sa future, autant là c’était glauque, tellement le beau père était radin (même au nain jaune). Le dîner le plus économique possible avait été concocté par le Furoncle, moi chargée par Albert de l’empêcher de tout faire brûler (sa spécialité)… Et puis en avant pour se coucher de bonne heure (car la vie appartient à ceux qui se lèvent tôt), et à Albert et moi d’écouter grincer un sommier (interdiction de seulement lire, la lumière les dérangeait)
Je n’ai jamais de ma vie repris le travail avec autant d’enthousiame…