Ce sont les vacances, les lecteurs désertent un peu, et j’avais envie de remettre cette liste à jour… (qui était totalement passée inaperçue l’année dernière…)
Vous vouliez un enfant, vous l’avez, bravo. Vous allez désormais faire partie des radoteurs, car vous allez répéter un bon millier de fois les phrases qui suivent. J’ai essayé de respecter la chronologie et le temps qui passe (moi je n’ai eu que deux filles, pour les garçons cela doit être différent)
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Un biberon à ton âge ? (5 ans, le soir)
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Un biberon à ton âge ? (6 ans, le matin)
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Il n’y a pas de monstre sous le lit ni dans le placard (ça peut perdurer)
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Bon OK, je vérifie (on craque toujours)
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Non, pas la porte ouverte avec la lumière de la salle de bain allumée (on craque toujours)
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Qu’est-ce qu’on dit ? (merci)
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Je n’ai pas entendu le mot magique (s’il te plaît)
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Bisou maman…
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Goûte et on verra si tu aime ou pas…
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Il est l’heure d’aller se coucher
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Il n’est pas l’heure de se lever (6 H le dimanche matin)
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Tu as assez regardé la télévision
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C’est mon tour de play station
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Laisse ce téléphone tranquille, c’est maman qui répond (pour éviter le “maman est partie faire caca”)
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Termine ton assiette
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Une cuillerée pour papa, une cuillerée pour maman
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Tu es trop grande pour que je te dessine un jardin dans ta purée
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Range tes jouets dans le coffre, ou le père Fouettard va passer les prendre tous
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Je compte jusqu’à 3…
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Arrêtes de grignoter comme ça on dîne dans 1/2 heure
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Tu as fait tes devoir ? Oui ? Montre un peu…
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Tu appelle cela savoir sa récitation ?
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Tu ne sais pas qu’une chasse d’eau ça se tire ?
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Pourquoi ta brosse à dent est-elle archi sèche ? Montre moi tes dents ! Non mais tu me prends pour une andouille !?
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J’en parlerai avec ton père
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Ton père n’est pas d’accord, débrouille toi avec lui
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Arrête de te précipiter sur le téléphone comme ça, c’est pour moi parfois…
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Qu’as-tu fait de ma pince à épiler ? Comment ça ce n’est pas toi ? Je t’ai vue t’en servir hier soir…
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Baisse moi cette chaîne, c’est insupportable ton Edith Piaf à fond
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Tu ne peux pas écouter autre chose que Milooooord ?
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C’est une position pour téléphoner ? J’ai failli te marcher dessus. D’ailleurs raccroche, ça fait deux heures que tu bloque la ligne
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Tu raccroche j’attends un appel urgent !!!
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La porte !!!
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Qui n’a pas vidé le lave vaisselle et dont c’était le tour ?
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Viens mettre la table, dernière édition après c’est la claque.
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C’est ça, appelle “enfance et partage”, tu me les passeras…
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Il y a un panier pour le linge sale… On dirait ton père… Je ne lave que ce qu’il y a dans le panier
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Pourquoi le panier déborde tout à coup ?
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J’ai dit “Mac Do pas plus d’une fois par mois”
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C’est cela, fait la gueule, tu le lasseras avant moi
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Si tu veux maigrir, arrête de boulotter les trucs appéro
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C’est quoi ce bulletin ?
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Comment ça tes profs sont tous des cons ?
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C’est qui ces mecs qui m’ont aidée à décharger les courses de la semaine ?
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Rendez-moi mes jumelles, illico presto, m’en fous du voisin de derrière…
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Si vous ne rangez pas votre chambre, je m’en charge et je vous préviens… Ca va chier…
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Je t’avertis…
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Il te faut 3 heures pour prendre une douche ? Et vider le ballon d’eau chaude ? Merci pour les autres.
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Tu touche encore une fois à mes affaires et je t’essorille…
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Je n’ai pas de comptes à te rendre.
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Aller te chercher à deux heures du matin ? Tu rêves. Tu dors sur place ou tu ne sors pas, je ne suis pas un taxi
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Tu me parle sur un autre ton ou je t’en colle une. C’est ça, appelle “enfance et partage”, tu me les passeras…
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Je racontais les mêmes bobards à mes parents, et ils ne me croyaient pas plus que je ne vous crois.
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Arrêtez de ricaner bêtement
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Moi aussi j’ai été jeune et con. Ca vous la coupe hein ?
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Vos trucs je les connais, je les ai pratiqués avant vous, et avec autant de non succès…
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ARGG, qu’est-ce que c’est que ce poster immonde ? Si il est immonde !
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Je vous signale au passage que…
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La maison n’est pas un hôtel. C’est comme ça et point barre. C’est ça téléphone leur et passe les moi…
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Je ne suis pas votre bonne
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Tu peux faire 900 mètres à pied je ne suis pas un taxi et la marche est le meilleur des sports…
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L’argent ça se gagne… Travailler ça t’esclave un max… Tu cause mal en plus, mais tu n’aura pas un liard de plus, déjà que tu vis à crédit sur le dos de ta soeur… Ah bon, elle prend des intérêts ?
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Non mais tu a vu le prix ?
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C’est quoi ce pull en mohair en plein mois d’août ?
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Couvre-toi sinon tu va encore tomber malade. on est en novembre je te signale et il fait 2° donc tu ne sors pas en chemisier transparent sans rien d’autre.
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Comment ça tu as donné ton pull en mohair à Marine ?
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Je vois tes profs dans 3 semaines et si cela ne va pas mieux, tu file en pension direct
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Tu me répond encore comme cela une fois et tu file directement chez ton père
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Où est la télécommande ?
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Qui s’est servi de mon vernis à ongle sans revisser le couvercle ?
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Je te signale au passage qu’en arrachant ce poster qui effectivement était immonde, tu as arraché le papier peint avec… Non, papy ne saute pas de joie à l’idée de vous refaire le papier et moi non plus d’alleurs.
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Rendez-moi tout ce que vous m’avez piqué…
Liste non exhaustive, bien entendu j’en ai oublié. La vie n’est qu’un long calvaire.
Posté le 17 juillet 2007 dans Ah ces mômes !.
Un truc à dire ?
Je l’ai oubliée dans mes livres 4 à 4… Elle m’est revenue en mémoire ce midi quand Jean Poirotte devant les couettes de la petite dernière, a évoqué Fifi brin d’acier…
Ma nièce n’est pas Fifi brin d’acier : elle frise… Mais tout à coup me sont remontés à la mémoire ces livres que j’adorais, de cette petite fille vivant toute seule, trop forte, avec des cheveux méga raides… D’où le surnom… Brin d’acier pour la force et la raideur du cheveu… (un peu moi pour les cheveux…)
Y a-t-il UNE personne ici, qui sait qui est Fifi brin d’acier ????
Vous qui partez ce WE en vacances, n’oubliez surtout pas de laisser le pépère ou la mémère sur le bord de l’autoroute, ou n’importe où d’ailleurs. Chien, chat, lapin nain, oiseau, surtout n’hésitez pas, la SPA n’attend que ça…
Ne partez pas en l’oubliant dans l’appart, ça va sentir mauvais à votre retour… (encore qu’un oiseau…).
Bref, ne soyez pas brouillon POUR UNE FOIS !
Une méchante sorcière…
Posté le 13 juillet 2007 dans Coup de gueule.
Un truc à dire ?
Hier matin, en partant au bagne bosser, j’ai croisé sur ma route un chien qui avait l’air un peu affolé et semblait guetter toutes les voitures. Bon il m’arrive très souvent de croiser des chiens qui se promènent, mais au moment des grandes vacances, ça fait un peu louche.
Hier soir, pas de chien… Bon, un vagabond fugueur. D’ailleurs il portait un collier…
Ce matin : re-le-chien, un peu efflanqué par rapport à la veille, mais bon, un mâle à la recherche de sa chérie dont il a senti l’odeur attirante à 7 km, maigrit très rapidement (j’ai connu un setter que l’on avait retrouvé à 7 km de chez lui, à la porte d’une demoiselle “en chaleurs…”)
Ce soir re-le-chien, au même endroit, toujours guettant les voitures, l’oeil paniqué. Pas de doute, plus de doute : chien abandonné. Comme désormais j’ai un portable, je me gare et j’appelle les pompiers… En les attendant (ils sont à 3 minutes), j’essaye d’amadouer la bête. Elle n’est pas méchante, mais je ne suis pas la bonne personne. Les pompiers ont le truc pour lui mettre le grapin dessus.
En fait les maîtres en l’abandonnant, ont été “sympas” si je puis dire… Autour du collier des renseignements pour la SPA. “Je m’appelle Marcel, mes vaccins sont en règle, j’adore les enfants et les chats, je suis très propre, je suis très sage, j’ai vécu en maison avec un grand terrain autour, mais je ne supporte pas les croquettes…”. Un pompier a dit “Marcel !” et du coup le chien l’a suivi…
IL FAUT QUE CA CESSE… C’est dégueulasse d’abandonner son animal. Et cela me rappelle une bande dessinée destinée à sensibiliser les enfants, parue dans SPIROU il y a des siècles.
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On voit le chien dormant confiant dans la voiture aux pieds de la passagère, avec les bulles de conversation des maîtres (on ne voit jamais les maîtres)
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“Tiens, il y a une bonne ligne droite, c’est le moment”
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La voiture ralentit, la portière s’ouvre, le chien est éjecté dehors. Ca le réveille, il panique
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“Mon dieu, je suis tombé, est-ce qu’ils s’en sont rendu compte ?”
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Commence un long périple… Le chien renifle partout, il cherche une piste, il cherche ses maîtres qui doivent être fous d’inquiétude pour lui.
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Il les retrouve après un temps fou. La voiture est là dans un fossé. Ils sont blessés, ils ne lui répondent pas. Il faut qu’il fasse quelque chose.
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Il part vers le premier village. Son comportement alerte une ou deux personnes qui veulent l’attraper : il les dirige vers l’accident avec son comportement curieux, à aboyer en se dirigeant obstinément dans la même direction.
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On le suit finalement. On appelle les secours. Le maire prend cette brave bête chez lui pendant tout le temps de l’hospitalisation des maîtres gravement blessés.
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Ils sortent de l’hopital, le maire les attend : “j’ai une surprise pour vous chez moi”.
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La surprise c’est le chien qui leur saute dessus, tout heureux.
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“Sans lui vous ne seriez pas là” précise le maire, “c’est lui qui nous a conduit sur les lieux de l’accident”.
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Caresse de l’homme, la femme pleure.
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“Mon pauvre vieux” dit l’homme “je crois que je ne pourrais plus jamais te regarder dans les yeux…”
Mais certains se regardent dans la glace sans scrupule. Un chien, un chat, ce n’est pas un jouet. C’est un être qui nous aime, qui a ses repères. L’abandonner c’est le briser, une vie en l’air qui vaut certainement mieux que celle de celui qui est capable de…
Je l’ai déjà dit : quand on fait certaines choses aux animaux, on n’est pas humain… Et on se demande pourquoi l’homme est un loup pour l’homme ?
Une sorcière pas contente du tout du tout… Comme l’année dernière (ici)…
Posté le 12 juillet 2007 dans Coup de gueule.
Un truc à dire ?
Cette histoire est 100 % authentique d’où la série “chroniques d’une vie ordinaire”… (c’est sans commentaires sur “la vie ordinaire”)
Albert vendait des appartements en kit aux Arcs. Vous savez, ceux des bronzés qui font du ski et que si tout le monde prend 12 heures de retard et bien Juniot il skiera en juillet dans 7 ans ?… (et comment qu’il balance le scraable par la fenêtre).
Bref ce n’est pas drôle du tout. Albert devait passer 1 semaine par mois à la montagne pour vendre ses kits, pendant 3 mois.
La première semaine, comme nous avions un appart pour nous tous seuls, nous avons invités mon frère et ma future belle soeur à nous accompagner. Elle était ravie, elle qui était skieuse hors pair, et mon frère aussi (ravi) qui ne demandait qu’à découvrir (le ski) (pour la deuxième semaine Albert avait invité son père et sa mère, et aurais-je la force de faire un post sur cette semaine inoubliable ?)
Déjà à l’époque mon frère et sa future s’engueulaient tout le temps (ça a duré un morceau de temps), mais nous ne nous en rendions compte que le dimanche midi chez le grand père (l’apiculteur) et l’après midi du dimanche. On pouvait espérer que le dimanche n’était pas un bon jour pour eux…
Arrivée dans l’appart : déjà bouderie : un seul lit de deux personnes et des lits superposés dans l’entrée. Comme Albert et moi vivions déjà ensemble (et donc pouvions crapuler à notre aise), nous leur avons cédé très rapidement le lit pour deux pour nous en faire un pour nous dans l’entrée en nous débrouillant avec les lits superposés que nous avons dé-superposés…
Premier petit déjeuner : mon frère ne mange rien le matin et il a tort, parce qu’il va faire du ski et que le petit déjeuner c’est super important… Première dispute “je ne mangerai pas” (des oeufs, du fromage blanc, des toasts à la confiture, des saucisses, etc…) “tu mangeras”, etc… Albert déjà un peu las… qui récupère les oeufs sur le plat de mon frère sous la table pour éviter le carnage… Il me faut reconnaître ici et maintenant que j’aurais aimée avoir l’autorité de ma belle soeur (ben oui je la considère comme cela, du coup ça m’en fait deux (de belles soeurs, suivez un peu)… car moi je suis genre poire qui déteste les conflits, si que cela aurait obligé mon mari à manger des oeufs sur le plat au petit déjeuner… Moi je n’ai pu obliger aucun de mes maris à RIEN.
Je débutais le ski avec mon frère dans l’école ad hoc, pendant qu’Albert partait avec sa future belle soeur (fallait bien que l’on se marie un jour ou l’autre). Le premier jour s’est bien passé, sauf que j’ai alerté le moniteur après une chute “j’ai cassé mon ski” “non c’est la sécurité qui a sauté mademoiselle“…(ça fait rêver longtemps après). Le lendemain je débute une crise de rhumatisme articulaire äigü dans le genou gauche (exit le ski et bonjour ma carrière d’emmerdeuse moyenne qui débutait).
Je m’en foutais un peu, la montagne que je découvrais n’était pas pour moi : la neige me donne mal aux yeux (je souffre de photophobie aigüe depuis ma plus tendre enfance), impossible de trouver mon équilibre sur les skis, quand je suis en haut j’ai le vertige (et mal aux yeux) et quand je suis en bas ça m’oppresse…
Bref, munie du diagnostic, les antibiotiques à haute dose qu’il me fallait sur ce coup là, je rentre à l’appart avec 7 ou 8 livres à bouquiner pendant que les autres skieraient.
Je végététais dans l’appart en lisant ce qui n’est pas abominafeux pour moi… En ayant prévenu que vu l’état de mon genou il ne fallait pas compter sur moi pour faire la bonne à tout faire… Mon frère progressait très vite. “Sans aucun style” d’après Albert qui avait, lui, commencé à 5 ans, mais “il va vite et il n’a pas peur”.
Les voici donc partis un bel après midi, skier à trois : Albert le spécialiste depuis ses 5 ans, mon frère débutant mais près à tout, et ma belle soeur fortiche en ski également mais moins téméraire que les garçons… (d’après Albert, moi j’étais incapable de juger)
Je lisais un truc super quand tout à coup ça sonne : j’ouvre : la belle soeur en rage, ça se voyait tout de suite…
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J’étais avec les garçons, je les suivais, je suis tombée, ils ne se sont même pas arrêtés pour m’aider à me relever (elle pose ses skis dans l’entrée)
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Vraiment des rats les hommes (elle enlève sa combinaison)
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On se fait un thé ? (oui TU fais un thé)
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J’aurais pu me blesser grave en tombant (dit-elle en buvant le thé). Ils n’en avaient rien à foutre, ils sont repartis sans m’attendre.
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J’aurais pu me tuer…
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Ah les salauds, je suis morte sous un pin et ils skient avec allégresse, tu vas voir comment ils vont être joyeux en rentrant…
Là j’ai refermé mon livre.
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Déjà Coraline, tu ne m’as pas vue du tout. Je ne suis pas rentrée. Où sont mes skis ? Je les planque sur le balcon… Ils n’y vont jamais ces rats…
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Ton frère va se faire un sang d’encre, il sera bien temps, j’aurais pu crever sous le pin, je suis morte sous le pin… Bien fait pour lui, j’espère qu’il va en faire un ulcère
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Si je mets ma combinaison sur le balcon ça n’est pas l’idéal, je peux t’emprunter ta valise ? merci, t’es un chou ! Hops je lave et je range ma tasse de thé (deux ça ferait louche)
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Quand ils vont rentrer tu ne m’as pas vue hein ?
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Où que je vas me mettre : tiens dans le placard : regarde j’y rentre tout bien…
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(ouverture de la porte du placard) : j’y tiens bien, mais avec un tabouret ce serait plus confortable… Merci Coraline.
Et la voilà dans le placard à 16 H. A cette époque à la montagne le retour des skieurs a lieu vers 17 heures… Donc elle a poireauté pendant 1 heure et pendant 1 heure à ne rien faire qu’attendre, on cogite, surtout, je l’imagine très bien, assise sur un tabouret dans le noir d’un placard (le salaud, je le quitte, je prends le train de minuit, je suis déjà partie)…
Ouverture de la porte à 17 H pétantes, mon frère en tête, Albert levant déjà les yeux au ciel.
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Coraline ? tu n’as pas vu Julienne ?
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Heu non… pourquoi ?
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Putain, elle fait chier ! elle est tombée, on l’a attendue, elle nous est passée sous le nez en criant je ne sais quoi…
Rien à répondre heureusement. La porte du placard s’ouvre et ma belle soeur en sort comme un diable de sa boîte. Pas le temps de dire quelque chose, mon frère la pointe du doigt.
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Je le savais que tu étais là !
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Tu ne savais rien du tout pauvre crétin ! Je pouvais crever sur la piste, tu n’en avais rien à foutre !
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Tu rigole ? on t’attendait et tu nous es passée sous le nez en disant des choses abominafreuses ! Je le savais bien que tu n’étais pas morte !
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Tu t’en fous que je crève !
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Oui, enfin non, mais là maintenant, tu peux retourner dans ton placard ça nous fera des vacances !
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Où sont passés Coraline et Albert ?
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Je ne sais pas, ils viennent de partir en claquant la porte
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Faut qu’on les retrouve (surtout pas, mais si, ils nous ont retrouvé à la fondue du secteur)
La vie n’est qu’un long calvaire…
Quand on racontait ça au papa de la belle soeur, il souriait en disant ” je ne le la voyais pas comme ça” (et là sa femme levait les yeux au ciel, car des scènes père/fille, elle en avait eu sa dose)
Sinon on s’est bien amusés cette semaine là (me reviennent plein de souvenirs) et il faudra que je vous raconte comment je suis restée moi, deux heures et demie derrière une armoire… Rappelez-moi de le faire (si ça vous intéresse s’entend)…
La vie n’est qu’un long calvaire…
On espère élever nos enfants avec égalité et on a tout faux… Il faut compter avec la place de l’enfant dans la famille et surtout, son tempérament profond.
Pulchérie qui pourtant ne s’est jamais laissée abattre a été la seule des deux à terminer dans un pommier à l’école maternelle (on attendait les pompiers pour la descendre, 2 mètres j’hallucine, les maîtresses n’étaient vraiment pas à la hauteur elles).Jamais Delphine ne serait grimpée dans un pommier avec son manteau neuf… (déjà, nuance…). D’ailleurs elle n’aimait pas particulièrement grimpouiller partout, elle préférait se couper les cheveux (en commençant par le dessus de la tête c’est mieux)… et ratiboiser au passage les barbies, consternée de découvrir que non hein, chez les barbies les cheveux ne repoussaient pas…
J’habillais Pulchérie pour une soirée, deux minutes après elle ne ressemblait plus à rien. Elle était décoiffée de partout, sa jupe descendait, son collant était filé, bref, c’était l’horreur (et maintenant elle fait du shopping à tout va…). Delphine dûment habillée allait, elle se poser dans un fauteuil sans même remuer un sourcil et restait présentable à la fin de la soirée (et maintenant elle fait du shopping à tout va…)
Et voici Pulchérie rentrant en larmes un beau jour de l’école. De vraies larmes, sanglots et tout et tout. Le coeur d’une mère se brise, c’est évident.
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“Ma chérie, qu’est-ce qu’il se passe ?”
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“Eh bien Vincent il m’a proposé 3 bonbons pour voir ma culotte“
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“Le salaud et alors ?”
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“Eh bien je lui ai fait voir ma culotte, mais j’ai pas eu les bonbonnnnnns !!!!!”
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“Ma pauvre chérie… Les hommes sont tous des rats et Albert arrête de ricaner…” (corvée de bonbons en plus et ça vous fait rire ?)
Delphine retrouvant l’école maternelle également après son opération de l’appendicite…
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“Maman, Charles Louis m’a proposé 4 bonbons pour voir ma cicatrice, je suis super contente”
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“Oh ma chérie, tu la lui a fait voir ?”
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“Non j’attends qu’il me propose plus de bonbons” (à noter elle a tenu jusqu’au paquet et l’a ramené à la maison…)
Bref on se dit qu’élevés pareils, nos enfants ont tout de même des tempéraments différents. Exemple : Delphine a eu les bonbons une autre fois, et jamais montré sa culotte : ce jour là elle avait oublié de la mettre. Comment qu’ils se sont fait avoir… (mais bon elle avait à l’avance ses paquets de bonbons, elle est du genre “on paye d’avance, la maison ne fait pas crédit”, Pulchérie faisant confiance pour relever le défi)
Adultes (!) laquelle est la plus débrouillarde des deux ? j’hésite… C’est quoi se debrouiller finalement ? Pulchérie gère très bien les finances et les papiers, Delphine gère autre chose mieux que sa soeur et ça s’engueule du coup à coup de “TAVEKA !” (les soeurs qui s’aiment faut que ça s’engueule) (à cliquer absolument…).
Et moi maintenant je ricane en douce quand je les entends s’étrangler avec une écharpe… (mère indigne)
Posté le 8 juillet 2007 dans Ah ces mômes !.
Un truc à dire ?
J’ai bien fait de faire arrêt Rampion en rentrant du boulot, pour trouver une ampoule de rechange pour mon hallogène qui m’a lâchement laissé tomber hier (ils n’en avaient pas, d’ampoule, le contraire eut été surprenant, ils n’ont jamais ce que je cherche et toujours ce dont je n’ai pas besoin, c’est une malédiction).
Deux jeunes filles d’environ 15 ans. L’une d’elle super coiffée pour faire les poussières, pas à dire. Elle expliquait à sa copine qu’elle avait le porte monnaie archi plein la veille (quelle chance).
“Trop de pièces, alors j’en ai eu marre ! je les ai toutes prites, toutes prites tu m’entends ? Je les ai toutes comptées et bien j’en avais au moins pour 10 euros ! la pharmacienne a été ravite d’avoir de la monnaie” (persiste et signe)
On ne rigole pas, on passe son chemin, moi je recherche une ampoule de rechange pour mon hallogène mais les autres les ont toutes prites c’est honteux.
Il y avait déjà eu en son temps :
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Les tomates sont pourrites, j’en ai pas pris (la mère de la jeune fille peut-être)
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C’est l’anarchie dans ce local poubelles, une véritable narchie et je sais de quoi je parle (une concierge de mauvaise humeur)
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Ah ils ont eu une fille, ils doivent être contents, eux qui z’en voulaient une (avant l’invention de l’échographie)
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A la tombée de la nuit on y verra plus clair (un journaliste parlant d’évènements au moyen orient, passé à la postérité bien avant que je ne le cite, mais je l’adoooore celle-là !)
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Cette peinture est criarde de vérité (un admirateur de Léonard à Londres)
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Je ne comprends pas ce que vous me disez (un ancien patron à moi, et oui, il a réussi)
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C’était d’un blanc écarlate (ça c’est de moi, j’avais 8 ans, et je pensais que le terme écarlate que je venais de découvrir signifiait “éclatant”)
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On a fait installer un appareil pour démoraliser l’eau qui était trop calcaire…
Et vous, vos meilleures, dites ou entendutes ?