Bienvenue sur le blog de la Gentille sorcière.

Tempéraments différents…

Temp_raments_diff_rentsOn espère élever nos enfants avec égalité et on a tout faux… Il faut compter avec la place de l’enfant dans la famille et surtout, son tempérament profond.

Pulchérie qui pourtant ne s’est jamais laissée abattre a été la seule des deux à terminer dans un pommier à l’école maternelle (on attendait les pompiers pour la descendre, 2 mètres j’hallucine, les maîtresses n’étaient vraiment pas à la hauteur elles).Jamais Delphine ne serait grimpée dans un pommier avec son manteau neuf… (déjà, nuance…). D’ailleurs elle n’aimait pas particulièrement grimpouiller partout, elle préférait se couper les cheveux (en commençant par le dessus de la tête c’est mieux)… et ratiboiser au passage les barbies, consternée de découvrir que non hein, chez les barbies les cheveux ne repoussaient pas…

J’habillais Pulchérie pour une soirée, deux minutes après elle ne ressemblait plus à rien. Elle était décoiffée de partout, sa jupe descendait, son collant était filé, bref, c’était l’horreur (et maintenant elle fait du shopping à tout va…). Delphine dûment habillée allait, elle se poser dans un fauteuil sans même remuer un sourcil et restait présentable à la fin de la soirée (et maintenant elle fait du shopping à tout va…)

Et voici Pulchérie rentrant en larmes un beau jour de l’école. De vraies larmes, sanglots et tout et tout. Le coeur d’une mère se brise, c’est évident.

  • “Ma chérie, qu’est-ce qu’il se passe ?”

  • “Eh bien Vincent il m’a proposé 3 bonbons pour voir ma culotte

  • Le salaud et alors ?”

  • “Eh bien je lui ai fait voir ma culotte, mais j’ai pas eu les bonbonnnnnns !!!!!”

  • “Ma pauvre chérie… Les hommes sont tous des rats et Albert arrête de ricaner…” (corvée de bonbons en plus et ça vous fait rire ?)

Delphine retrouvant l’école maternelle également après son opération de l’appendicite…

  • “Maman, Charles Louis m’a proposé 4 bonbons pour voir ma cicatrice, je suis super contente”

  • “Oh ma chérie, tu la lui a fait voir ?”

  • “Non j’attends qu’il me propose plus de bonbons” (à noter elle a tenu jusqu’au paquet et l’a ramené à la maison…)

Bref on se dit qu’élevés pareils, nos enfants ont tout de même des tempéraments différents. Exemple : Delphine a eu les bonbons une autre fois, et jamais montré sa culotte : ce jour là elle avait oublié de la mettre. Comment qu’ils se sont fait avoir… (mais bon elle avait à l’avance ses paquets de bonbons, elle est du genre “on paye d’avance, la maison ne fait pas crédit”, Pulchérie faisant confiance pour relever le défi)

Adultes (!) laquelle est la plus débrouillarde des deux ? j’hésite… C’est quoi se debrouiller finalement ? Pulchérie gère très bien les finances et les papiers, Delphine gère autre chose mieux que sa soeur et ça s’engueule du coup à coup de “TAVEKA !” (les soeurs qui s’aiment faut que ça s’engueule) (à cliquer absolument…).

Et moi maintenant je ricane en douce quand je les entends s’étrangler avec une écharpe… (mère indigne)

Posté le 8 juillet 2007 dans Ah ces mômes !.
Un truc à dire ?

Entendu ça et là…

Entendu__a_et_l__57417054J’ai bien fait de faire arrêt Rampion en rentrant du boulot, pour trouver une ampoule de rechange pour mon hallogène qui m’a lâchement laissé tomber hier (ils n’en avaient pas, d’ampoule, le contraire eut été surprenant, ils n’ont jamais ce que je cherche et toujours ce dont je n’ai pas besoin, c’est une malédiction).

Deux jeunes filles d’environ 15 ans. L’une d’elle super coiffée pour faire les poussières, pas à dire. Elle expliquait à sa copine qu’elle avait le porte monnaie archi plein la veille (quelle chance).

“Trop de pièces, alors j’en ai eu marre ! je les ai toutes prites, toutes prites tu m’entends ? Je les ai toutes comptées et bien j’en avais au moins pour 10 euros ! la pharmacienne a été ravite d’avoir de la monnaie” (persiste et signe)

On ne rigole pas, on passe son chemin, moi je recherche une ampoule de rechange pour mon hallogène mais les autres les ont toutes prites c’est honteux.

Il y avait déjà eu en son temps :

  • Les tomates sont pourrites, j’en ai pas pris (la mère de la jeune fille peut-être)

  • C’est l’anarchie dans ce local poubelles, une véritable narchie et je sais de quoi je parle (une concierge de mauvaise humeur)

  • Ah ils ont eu une fille, ils doivent être contents, eux qui z’en voulaient une (avant l’invention de l’échographie)

  • A la tombée de la nuit on y verra plus clair (un journaliste parlant d’évènements au moyen orient, passé à la postérité bien avant que je ne le cite, mais je l’adoooore celle-là !)

  • Cette peinture est criarde de vérité (un admirateur de Léonard à Londres)

  • Je ne comprends pas ce que vous me disez (un ancien patron à moi, et oui, il a réussi)

  • C’était d’un blanc écarlate (ça c’est de moi, j’avais 8 ans, et je pensais que le terme écarlate que je venais de découvrir signifiait “éclatant”)

  • On a fait installer un appareil pour démoraliser l’eau qui était trop calcaire…

Et vous, vos meilleures, dites ou entendutes ?

Posté le 5 juillet 2007 dans Dans la série Diabolique.
Un truc à dire ?

Il s’en va…

C’est quelqu’un que j’aime beaucoup, que j’apprécie beaucoup… Il a décidé de nous quitter pour vivre une autre vie dans une autre société… Pour le temps qu’il lui reste à faire avant la retraite dans quelques années. “Une opportunité” dit-il, “l’envie de me poser un peu”

Je n’ai rien à dire sur ses motivations, les raisons de sa démission, qui lui appartiennent, je suis simplement triste qu’il parte… Il va me manquer terriblement, même si son successeur est agréable, charmant et tout le bataclan (pour de vrai), il va me manquer vraiment. L’annonce de son départ fut un choc pour beaucoup… Dont moi. J’avais les mains moites et le coeur palpitant à 40 de tension… Non pas lui !

J’ai travaillé avec lui main dans la main pendant des années, je l’ai épaulé à ses débuts. J’ai pisté tout ce qu’il pouvait perdre et le retrouver, je lui ai fait GPS, je lui ai trouvé des chambres d’hôtel de la gare en catastrophe. Je l’avais au bout du téléphone 15 fois par jour… Sur les gros dossiers “chauds” nous nous soutenions à raison de plusieurs appels par jour, c’était toute une vie (professionnelle) en fait… J’étais son assistante, celle sur laquelle il comptait, et je peux compter avec juste une main les mercuriales méritées ou non, que j’ai pu prendre de sa part…

Il m’appelait “perso” quand il y avait des problèmes autres (comme quand Truchon a fondu un câble), pour m’assurer de son soutien, me remonter le moral et le sien au passage.

Aujourd’hui, c’est le “pot” de départ et je rentrerai tard, certainement triste, très triste, mais je ne le montrerai pas vraiment parce que certains se réjouiraient de ma tristesse et de celle de beaucoup. Parce que certains aiment la tristesse des autres, la méchanceté qu’ils divulguent sans honte, donner glorieusement 2 euro pour le cadeau. Parce que “fêter” un départ c’est tout de même un départ. S’il partait à la retraite, je serais également triste mais plus sereine… J’aurais sû à l’avance.

C’est “entre nous” au téléphone qu’il saura qu’il va me manquer et j’oserai lui dire “tu m’abandonne” d’ailleurs je l’ai déjà fait. Oui il m’abandonne et d’autres avec, sur un chemin que nous avions pavé ensemble… Mais il le sait déjà qu’il va me manquer, nous manquer, à tous ceux qui ne le montreront pas aujourd’hui, et dieu reconnaîtra les siens et lui avec, et je sais qu’il va être triste face à moi, et comme je ne le serai pas, nous resterons dignes. Les plus pleurnicheurs seront les plus hypocrites…

C’est toute une période qui va mourir aujourd’hui lorsque, je le sais, il va me faire la bise en m’appelant sa petite Coraline chérie… Avec son départ c’est toute un monde qui s’en va et ne reviendra jamais. C’est une voix que je n’entendrais plus que rarement, c’est une ambiance qui meurt.

C’est juste un collègue qui s’en va… Quelqu’un que j’appréciais, qui me faisait rire, me donnait beaucoup de travail, mais j’étais là pour ça, avec qui je partageais plein de choses..

Il va terriblement me manquer. Et sachez le, il n’y a jamais rien eu entre nous que la bonne entente entre collègue….

J’ai découvert avec l’annonce de son départ que les deuils ne se vivaient pas qu’avec des “proches”… Il va me falloir faire mon deuil de lui et ce ne sera pas simple. Il s’en va effectivement le 31 juillet alors que je débuterai mes congés. A mon retour de congés, je pourrai mesurer le vide… Pas de mail de lui, pas d’appel…

Ce “pot” de ce jour, n’est qu’un long calvaire… (ça c’est sûr…)

Ca vous est déjà arrivé ?

Posté le 4 juillet 2007 dans Chroniques d'une vie ordinaire.
Un truc à dire ?

Moi je me tenais bien à table (pas le choix)

Je_me_tenais_bien___table_53272467Ne pas bien se tenir à table était puni des galères, de l’échafaud via la peine de mort, voire pire encore (j’avais bien noté en lisant des lectures interdites, qu’il existait un sort pire que la mort… surtout pour les femmes, mais je ne voyais pas bien ce que cela pouvait être).

Déjà et d’un : les enfants ne parlaient pas à table. Suplice horrible que je n’ai jamais infligé à mes filles, le repas du soir étant un moment convivial à mon sens. Jean Poirotte sadiquement exigeait de ses petites filles deux minutes de silence au dessert, que Pulchérie était incapable de tenir, ce qui rallongeait la corvée facile à 10 minutes (Delphine réclamant les deux minutes de silence en cas d’oubli pour emmerder sa soeur, la chipie (mais elle avait ses raisons), et tant pis si son grand père était attendu par le tour de France (il assumait) et malgré sa soeur menaçant de l’assassiner sans témoin).

Papa avait accepté que l’on parle à table, mais uniquement “culture”. Les gaulois dans la plaine  c’était culture, la trombine du nouveau voisin ne l’était pas (même si cela intéressait maman aussi). Henri IV assassiné c’était culture, sa poule au pot ne l’était qu’à moitié, et la poule au riz de l’arrière grand mère à laquelle nous pensions tous du coup pour le WE prochain était interdite de séjour.

Il fallait mettre les poings sur la table une fois le plat terminé. Quand on se laissait aller à les mettre sur les genoux on s’entendait dire “on n’est pas en Angleterre ici”. Je n’ai jamais vérifié s’il est exact que la politesse anglaise passe à table avec les mains sur les genoux (je suppose que si c’est vrai, les petits anglais ont envie de les poser sur la table).

Ne rien laisser dans l’assiette, même sur le bord (le coin de l’assiette ronde étant difficile à définir). Pourtant on étaient champions pour disperser le gras tout autour de l’assiette. Papa a renoncé à nous le faire manger le jour où on lui a fait remarquer qu’il avait laissé un gros bout de gras de blanquette bien en évidence (et pourtant ce n’était pas culture).

Il fallait terminer le pain. Important le pain pour des parents qui en avaient manqué pendant la guerre. Maintenant s’il n’en reste pas on a l’impression d’avoir tout faux quelque part… On poussait avec le couteau (à l’anglaise) ou avec un petit morceau de pain que l’on n’était pas obligés de manger (curieux).

Pas de menu particulier pour le difficile : on mangeait ce qu’il y avait. Si l’on n’aimait pas on était autorisé à ne pas manger DU TOUT, en souvenir des années avec cartes d’alimentation. Personne n’osait risquer le “je sors de table” et se priver du reste. On mangeait donc…

Faire Slurrrpp avec une paille attirait des regards indignés (d’ailleurs la paille était rare). Finir son verre d’eau était obligatoire (la déshydratation nous guettait). On demandait “puis-je sortir de table ?” et non pas “je peux sortir de table ?” faute de grammaire inqualifiable (et en avant pour la révision des participes passés et de tous les temps y compris du “plus que parfait” dont on se demande pourquoi il est au masculin) Si “oui”, interdiction de partir en criant “youpeee !”. On pliait notre serviette avec application. Si “non”,  il n’y avait plus qu’à ronger son frein en attendant la sentence : “tu peux sortir de table”.

Papa aimait bien prononcer cette phrase juste avant l’arrivée du dessert…. Petit voyou va !

La vie n’était déjà qu’un long calvaire…

Posté le 2 juillet 2007 dans Chroniques d'une vie ordinaire.
Un truc à dire ?

Les livres 4 à 4…

SourireMe voici invité par Danaée aux livres 4 à 4… Donc je réponds… Bien évidemment mes 50 ans proches vont se faire sentir…

4 livres qui ont marqué mon enfance :

  • Les aventures de Suzy la rouquine, traduites du danois dans la série “rouge et or”. Je sais c’est une série, mais pour moi c’est un livre.

  • Les aventures de Puck, là encore traduites du danois dans la série “rouge et or Dauphine” (on progresse). Pareil, c’est une série mais pour moi c’est un livre uniquement.

  • “Gulla” fille de la colline et ses suites (là encore pour moi juste un livre). Rouge et or Dauphine également, traduit du Suédois et montrant vraiment la misère d’une époque et des conditions de vie difficiles (pas étonnant qu’ils aient émigré en masse aux futurs USA…)

  • “Aggie” (bande dessinée). La jeune américaine qui a changé souvent de dessinateur. On passe de l’infortunée Aggie malheureuse à l’Aggie gaie et flamboyante en pleine adolescence, dans l’Amérique d’après guerre. J’adorais. Il y avait “l’espiègle Lilly” aussi, mais je n’avais droit qu’à 4 (et comment je triche !)

4 écrivains que je relirais, encore et encore

  • Margaret Mitchel : dommage qu’elle n’ait écrit qu’un seul livre

  • Maurice Druon : j’ai débuté à 14 ans avec les rois maudits, et j’ai lu tout le reste dans la foulée. Mes parents avaient la paix pendant les vacances à la campagne sans meilleure amie…

  • Zola : pas drôle drôle mais j’adore son écriture. En plus comme il n’est pas traduit, je pense qu’il a vraiment bien écrit….

  • Agatha Christie (que j’appelais petite “tagada Christine” quand maman me demandait d’aller lui chercher son livre) Je ne m’en lasse jamais, et j’espère un jour avoir l’intégrale à la maison, sans racheter un livre que j’ai déjà… (ma spécialité)

4 écrivains que je ne relirai plus

  • Boris Vian : désolée ce n’est pas classe de l’avouer, mais je déteste (jamais pu finir un truc de lui…)

  • Balzac : ce mec m’a toujours gonflée grave, ce n’est pas de sa faute, de la mienne certainement, mais c’est comme ça

  • Patrick de Carolis : Pulchérie connaissant mon amour du moyen âge m’avait offert les “demoiselles de Provence”. Choix judicieux quand on me connait, sauf que je le préfère en journaliste qu’en écrivain (je n’ai pas pu terminer le livre). Ca m’a fait peine comme on dit dans le midi, que ma fille se soit donné du mal pour trouver le bon livre qui tombe pile dans mes goûts et manque de bol…

  • Pour tuer définitivement ma réputation : Jean Paul Sartre… J’ai hésité avec Albert Camus, mais ma réputation est à jamais ruinée… Ils me gavent comme pas possible… (Désolée Simone, et l’autre aussi d’ailleurs…) (et comment que je triche encore)

4 livres à lire, en attente dans ma bibliothèque

  • “Nous les dieux” de Bernard Werber. J’adore depuis les fourmis et surtout les “thanatonautes” (ah bon ça ne s’écrit pas comme ça ?)

  • Le dernier Dan Brown qui en fait était le premier comme celui d’avant d’aiilleurs (”Deception point) qui  fut déception  tout court… (c’est l’auteur dont on édite les livres à rebours en précisant “par l’auteur de Da Vinci Code”

  • Rien d’autre, je n’ai jamais 4 livres en attente dans ma bibliothèque, sauf cas d’angine monstre… Ah si, Dame Vénézia m’a prêté “le parfum”…

4 livres que je suis en train de lire

  • Je lis un livre à la fois… Désolée… Donc “les cavaliers” de Kessel que je relis régulièrement…

4 livres que je n’ai pas terminés

  • “la mémoire dans la peau” de Ludlum. J’aime bien les films que l’on fait de ses bouquins, mais le lire me fatigue (j’ai hésité à le citer comme auteur un peu plus haut)

  • Le dernier “Mary Higgins Clark” : je n’ai pas accroché, d’ailleurs depuis pas mal de temps j’ai du mal à la lire…

  • L’histoire des croisades en 15 volumes que m’a léguée mon grand père maternel (celui qui avait des ruches). C’est sympa les croisades et j’adore le moyen âge, mais en 15 volumes forcément ça fatigue…

  • Le journal d’Anne Franck : de savoir comment ça c’est terminé ça m’a toujours plombé le moral. Je n’ai jamais pu aller jusqu’au bout à cause de cela…

4 livres que j’apporterais sur une île déserte (c’est quoi cette restriction barbare ?)

  • “Autant en emporte le vent”

  • “Les rois maudits” de Maurice Druon (ça fait 6 tomes mais pour moi c’est UN livre)

  • “Les mémoires de Zeus” du même auteur (idem, il y a deux tomes mais c’est UN livre)

  • “Les semailles et les moissons de Troyat”. Curieusement je n’aime que ces 5/6 tomes là de lui (donc un livre) sinon il me fatigue (surtout quand il se promène en Russie dans la première partie de la série : “tant que la terre durera” “les semailles et les moissons rassemblant les français et les russes dans le dernier tome)

  • l’intégrale de Nicole de Buron

  • “Les fourmis” de Werber et le reste avec d’ailleurs

  • “l’esprit de famille” (en plusieurs tomes également) de Jeannine Boissard, et tout ce qu’elle a pu écrire d’autre au passage, on dira qu’un auteur = un livre

  • L’intégrale de Tagada Christine (idem pour elle)

  • Y’a les Robin Cook aussi (le meurtre médical et l’infirmière qui a une tête de sérial killeuse dès le premier chapitre)

  • L’intégrale de Zola pour rigoler un peu sur mon ile…

  • En BD il me faut l’intégrale de Franquin… + Aggie bien sûr et l’espiègle Lilly…

  • “les lions diffamés” de Pierre Naudin

Je ne peux pas tout prendre ? (et encore j’ai fait des restrictions) J’y vais pas sur cette île de merde ?! (pour y faire quoi d’ailleurs ?) Je préfère tout de suite m’ouvrir les veines avec un post-it.

La vie n’est qu’un long calvaire… Faudrait aller sur une île déserte qui ne le sera plus dès que j’y aurais posé les pieds, et en plus de ne pas avoir d’ordi, faut se restreindre sur la lecture… (bon d’un autre côté faut se nourrir et j’aurais bien fait de lire “Robinson Crusoé” plus à fond dans mon enfance au lieu de lire Aggie, comme Jean Poirotte me le conseillait)…

La vie n’est qu’un long calvaire. Si quelqu’un a des insomnies je peux lui énumérer ma bibliothèque, il ne sera pas déçu (j’ai même des livres sous mon lit, dans des cartons…). Pour l’insomnie tenace, aller jeter un coup d’oeil chez Jean Poirotte et Mrs Bibelot : les chiens ne font pas des chats…

Posté le 30 juin 2007 dans Chroniques d'une vie ordinaire.
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A la recherche de l’acide borique…

La_chaussure_infernale_57210724On m’avait refilé un super tuyau pour les chaussures, qui s’appelait “acide borique“. (shalima mon éternelle reconnaissance).

Restait à trouver la chose et là les choses se sont gâtées rapidement. Car j’étais déterminée à trouver de l’acide borique, et quand je suis déterminée à quelque chose, je peux faire l’armée du Reich qui marche sur Berlin (quand on est déterminé on peut faire n’importe quoi d’abord….)

Première pharmacie dans mon bourg (il y en a deux). Je n’y vais jamais car le pharmacien (oui c’est bien lui) sort du troquet ou s’apprête à y retourner quand il nous reçoit, donc on dérange. J’avais besoin d’acheter des croquettes pour Diabolos chez le gentil petit arabe d’à côté, donc je suis venue lui demander de l’acide borique. Ben il n’en avait pas. Il en reçoit des sacs de 50 kg qui sont vite périmés (à l’écouter) (en fait je pense qu’il ne savait même pas de quoi je pouvais bien lui parlotter)… Je lui ai demandé du périmé avec réduction, il n’a pas voulu me le vendre (”qu’elle foute le camp cette conne, j’ai un coup à aller boire”).

Le lendemain soir (obsession, obsession) me voilou à l’autre pharmacie. Je l’aime bien celle là… Sauf que la préparatrice à qui je demande de l’acide borique se fige. Elle a bien de tous les acides, mais de l’acide borique point… Elle peut me fournir éventuellement en acide nitrique, chlorhydrique, ou en soude caustique ou bicarbonate de soude j’imagine, mais pour l’acide borique… Elle me regarde d’un drôle d’air, j’ai l’impression de faire partie d’un commando terroriste, en étant celle qui touille les mélanges et à qui il manque un ingrédient…

Je vous le dis : il doit être plus facile de fabriquer de la nitro-glycérine (quoi que ce soit très dangereux de faire cela soi-même dans sa cuisine, même si c’est possible, parce que la chose est hautement instable, c’est la raison pour laquelle Nobel l’a solidifiée, on l’admire), que de désodoriser efficacement des chaussures. Car les ingrédients pour la nitro, on les trouve partout (non non, je ne me souviens pas des proportions, Bader, sort de mon corps illico, les terroristes foutez le camp…) (c’est dingue ce qu’on nous apprenait en chimie d’ailleurs…)

“C’est pour quoi ?” “Pour les chaussures…” Ah, mais ce n’est pas un souci, j’ai ce qu’il vous faut”. Tu parles Maurice Albert, j’ai déja testé…

Je me dis qu’à la droguerie du coin je vais trouver. Mme POPO est super. Vous rentrez chez elle, c’est un bordel pas possible et elle vous trouve en 3 minutes ce qu’il vous manque. En plus depuis 30 ans elle ne change pas, c’est merveilleux, j’ai toujours 18 ans. Une courroie pour la machine à laver truc ? Elle l’a. Elle la trouve en plus, ou du morphanganiate de sodium pour tuer les guêpes (ne cherchez pas, ça n’existe pas). Mais d’acide borique elle n’a point. On sent qu’elle va enquêter mais si elle n’en a pas j’ai peur…

Je renonce (voui, moi) et je m’en vas deux ou trois jours après acheter de l’anti migraine dans une autre pharmacie (à Rauchan)… Au hasard et fataliste, je pose la question : “avez-vous de l’acide borique” “mais bien sûr madame, il vous en faut combien de sachets ?”

Je l’avais mon acide borique, vendu à un prix prohibitif (sur le coup j’ai trouvé, mais on n’use pas la chose énormément non plus)…Mais ça marche…. Maintenant mes pompes sentent l’acide borique (soit rien)…

J’atteste ici que l’acide borique ça marche vraiment. Faut assumer aussi de marcher avec les pieds poudrés. J’ai testé de laisser un peu de la poudre dans les chaussures…. La sensation n’est pas super au départ, mais la transpiration est bloquée réellement (ce qui semble curieux), et tout se passe bien.

Et finalement l’acide borique n’est pas si cher, comparé aux produits coûteux qui nous sont vendus et qui ne marchent pas…

La vie n’est pas toujours qu’un long calvaire…

Posté le 28 juin 2007 dans Dans la série Diabolique.
Un truc à dire ?

Mon radio réveil…

R_veil_55949019Mon radio réveil a très exactement eu un quart de siècle en décembre dernier. Il a l’âge de Pulchérie. Albert me l’avait offert cet innocent pour que je n’oublie pas de nourrir la petite. Quand on sait la force avec laquelle elle braillait, pas besoin de réveil du tout, on ne risquait pas de l’oublier.

Cet instrument est devenu capricieux. Depuis 2 ans il change de station tout seul, comme ça, sans me demander mon avis. Un beau jour j’ai été réveillée par un truc super sur les cours de la bourse… Pour se rendormir rien de tel… Ca ne pouvait pas durer, j’ai réussi péniblement à re-régler une radio classique (surtout pas France culture, la culture du chou en Finlande me rendort aussi sec que les cours de la bourse).

J’ai tout testé : l’antenne en plastique et autre (je ne veux pas savoir quoi) là ou là (en fait il faudrait que je la tienne approximativement à bout de bras au milieu de la chambre, c’est pratique pour dormir, et le radio réveil n’est plus d’aucune utilité). A une certaine époque l’engin ne fonctionnait que l’antenne enroulée autour de la tête de lit. Et puis crac un beau jour, RTL, Europe 1 ou autre classique ne fonctionnaient plus qu’avec un terrifiant bruit de fond (ils descendent de la montagne à cheval, ils sont un bon million et ils chantent tous une chanson différente). Su-per, quand on a le réveil glauque comme moi…

J’ai testé toutes les positions possibles et immaginables pour l’antenne (bande de vicieux). Un beau soir, elle était bien placée à l’étage supérieur de mes étagères et je captais hyper bien un match de foot donc j’avais bien capté une bonne chaîne, j’ai fixé l’antenne avec du scotch vu la manière dont il fallait la disposer. Ca marchait hyper bien, pas de bruit de fond, impec.

  • Des chants grégoriens. Je déteste autant que le hard rock et c’est inhabituel sur une radio, mais bon, passons

  • “Il est 7 heures”

  • “La météo du jour… Il va pleuvoir du matin jusqu’au soir et la température ne dépassera pas 18° sur Paris” La météo qui se concentre sur Paris, c’est tout de même rare.

  • “La personnalité du jour : le père Joseph qui nous revient des Carpathes” Interview intéressant, mais j’ouvre vraiment un oeil avec 10 minutes d’avance sur la normale (mon radio réveil est programmé sur 7 H 15 et avance de 15 minutes, cela a toujours été comme ça, ne me demandez pas pourquoi je ne le mets pas à l’heure pour le faire sonner à 7 heures)

  • “Et maintenant les demandes de prières du jour”

  • “Seigneur, assistez ma tante Solange qui a 105 ans et plus la force de vous prier mon Dieu” “aidez là à retrouver la foi”

  • “Je m’appelle Scholastique et je suis au chômage depuis 5 ans, mon dieu, aidez-moi à retrouver du travail”

  • “…”

  • Et maintenant prions mes frères pour toutes ces personnes citées” “Notre père qui êtes aux cieux…”

Je ne me suis jamais levée aussi vite, sans attendre encore 5 petites minutes Monsieur le Bourreau (si je coupe le radio réveil je me rendors aussi sec). Si les filles étaient encore à la maison je pourrais les accuser mais non… Je raconte l’anecdote au boulot et mes 2 collègues se marrent. “T’es tombée sur radio Notre Dame” pronostique Dame Vénézia qui en sait des choses… Le match de foot de la veille (il n’y en avait pas d’officiel retransmis ailleurs) devait être un match entre prêtres et évèques, on ne voyait que ça… On a bien rigolé sauf que…

Sauf que mon radio réveil refuse les grandes ondes, les petites ondes (sauf avec brouillage genre “radio Londres”) et ne capte plus que la FM, et uniquement cette radio là sur la FM.

Donc je me lève avec 10 minutes d’avance dès que s’annoncent les prières à faire… (ça me mine le moral…)

D’un autre côté je cavale moins le matin, mais si cette chaîne là me lâche, j’ai grand peur de ne retrouver que les cours de la bourse.

Changer de radio réveil ? C’est comme si Pulchérie n’était pas née un 18 décembre en 1981. C’est à cause de cette chipie que je me farcie radio Notre Dame tous les matins… Jusqu’où va l’amour maternel ? Quand je regarde ce radio réveil dans la nuit, je pense à la première fois où je l’ai vu et où ma fille trônait à coté de mon lit dans son petit lit (dès fois qu’on la loupe quand elle se mettrait à brailler…)

Priez pour moi mes frères ! et alléluïa ! (je ne veux blesser personne mais l’église ce n’est pas mon truc du tout)

D’un autre côté si vous faites partie des personnes que mon mail ne blessera pas (chacun ses croyances, et je les respecte pour peu que l’on respecte les miennes), essayez de capter cette radio…

Et ne venez pas me dire comme mes collègues incroyants que mon radio réveil est mort et que si je ne capte que cette radio là, c’est parce qu’elle vient direct du ciel…

La vie n’est qu’un long calvaire…

Posté le 26 juin 2007 dans Dans la série Diabolique, Dictionnaire d'une civilisation tordue, Notre vie quotidienne à nous les femmes.
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