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Le jour le plus long…

Ils_ont_d_barqu__73441768Nous connaissons tous l’histoire, nous avons tous vu “le jour le plus long” au moins 3 fois. Nous savons que ce n’était pas le jour idéal et que sinon il fallait reporter d’un mois.

Les conditions météo étaient mauvaises (c’était un mois de juin pourri), mais à 0 H 15 commence l’opération “Overlord”.

23 000 parachutistes lâchés sur la Normandie. A 3 H 14 c’est le bombardement aérien et à 5 H 30 la préparation de l’artillerie navale. A 6 H 30 les premières vagues d’infanterie d’assaut et de chars débarquent sur les plages d’invasion de la côte normande… Heure inhumaine et bien militaire : comment voulez-vous être à 100 % de vos performances éventuelles à 6 H 30 ? (c’est mon point de vue et je le partage)

130 000 hommes. Sur 17 km il y a un bateau tous les 70 mètres. Avec le jour naissant cette prodigieuse Armada se découvre. Des milliers de péniches de débarquement avancent, appuyées par 8 cuirassés, 22 croiseurs, 93 destroyers, 450 escorteurs et dragueurs, et 360 vedettes lance-torpilles. Quand les américains le veulent, c’est comme quand ils ne le veulent pas… (comme Albert)

Il y a des ratés, des endroits où la plage n’est pas la bonne. C’est la boucherie du siècle sur certaines, qui fut enfin révélée avec “il faut sauver le soldat Ryan”, autrement moins propre comme film que “le jour le plus long” qui reste lui, regardable (si, malgré le parachutiste qui tombe direct dans un puit, les morts font propres et John Wayne est impatient et joyeux d’aller au combat)…

Le soir de ce jour le plus long, 5 divisions américaines, 3 divisions britanniques, 2 divisions canadiennes ont débarqué entre l’Orne et la Vire. Il y a même des “bon dieu de merde d’Australiens” (rien contre les australiens mais il paraît qu’à l’époque leurs soldats étaient très grossiers, et se prénommaient ainsi, étant en grande minorité). Rommel est rappelé d’urgence. Il l’avait assez dit : “les 24 premières heures seront décisives”. Il avait raison, mais trop tard. Les allemands, Hitler, ne croyaient pas en la Normandie…

Après tant de combats, de fureurs, de douleurs, voici enfin venue la bataille de France, la bataille de la France, la vraie (pas celle de 40). Elle le sera. Les troupes avançant péniblement vers l’est s’en rendront compte en entrant enfin en Allemagne : la résistance française les a beaucoup aidées sur son territoire. En Allemagne la percée est moins nette, plus difficile…

Ce sont aussi les petites histoires qui me sont chères. Le papa de Mrs Bibelot, hurlant à sa femme étendant le linge dans le fond du jardin, au risque de se faire arrêter parce qu’il écoutait radio Londres “Ils ont débarqué !”. Là il a commencé à apprendre à Mrs Bibelot à dire aux américains qu’elle rencontrerait “chocolate please”… Elle ne savait pas ce que c’était. C’est ce qu’elle a dit quand Rambouillet a été libéré, et elle a eu sa première barre de chocolat de sa vie…

Ce sont mes arrières grands parents se retrouvant avec tous les voisins dans la rue principale du petit village pour chanter la marseillaise et parfois danser…

Jean Poirotte se souvient aussi du “Ils ont débarqué“. Tout le monde se sentait sauvé tout à coup. Là bas en Allemagne, son père ne savait rien. Sa mère a pleuré un coup (je tiens d’elle, une vraie fontaine), mais tout le monde était content (voir paragraphe précédent). Quand il a vu ses premiers américains également, il a reçu tout un tas de trucs à boulotter et n’a pas compris ce qu’était un chewing gum sur le coup (j’imagine bien la surprise des mômes)… Pendant ce temps là, son grand père en “Marcel” découvrait le “T shirt” qui protège les épaules du coup de soleil cuisant, avec envie…

Mais je laisse la parole à Tom, brancardier américain, qui avait connu une jolie infirmière française et s’est implanté en France, dans le petit village de mon enfance que je fréquente toujours, sans jamais perdre son accent terrible. Tom était brancardier pendant le débarquement et après… Un soir de cuite, il a parlé…

“La mer moussait rose… L’écume était rose de sang, il y avait du je ne sais quoi et je ne voulais pas savoir, qui flottait sur la marée montante puis descendante. Partout, des hommes parfois coupés en deux, atrocement mutilés, ou amputés d’un membre et perdant leur sang, criant, hurlant, et appelant leur mère… Nous n’avions déjà plus de morphine. Nous avions tous fait sous nous, après avoir vomi de trouille dans nos casques dans la péniche. Il y avait de la tripaille partout, de la cervelle sur la plage, des bras et jambes arrachés ça et là. Aucun mort propre sauf certains, semblant dormir, les pires… Combien avons nous laissé d’encore vivants sur cette maudite plage ? Ils avaient l’air morts mais ne l’étaient pas forcément… J’ai sû après qu’on en avait enterré d’encore vivants sans le savoir (véridique)… Trop pour ma conscience… Nous étions trop peu nombreux pour tous ces blessés. Brancardier ce n’était pas la planque, j’ai pété la gueule de tous ceux qui ont prétendu le contraire, jamais de quelqu’un d’autre”…

Non, brancardier Mr Tom on le sait que ce n’était pas une sinécure. Hommage à toi.

Et hommage à tous ceux qui sont morts ce jour là. Juste pour débarquer. La suite allait être longue. Songez qu’il y a des hommes qui ont débarqué le 6 juin 1944 et sont allés jusqu’au 8 mai 1945. Sont-ils rentrés complètement intacts chez eux ces vainqueurs ?

Posté le 6 juin 2007 dans J'aime bien l'histoire.
Un truc à dire ?

Bon anniversaire ma petite maman !

Coeur_LS015908Bon anniversaire à Mrs Bibelot, née juste avant l’anniversaire du débarquement et surtout, la pauvre, juste aux périodes “fête des mères”… (à un jour près elle cumulait les deux)

Que l’avenir nous accorde de t’avoir longtemps encore avec nous, avec ta fougue, ton côté un peu “à côté de la plaque” qui fait tout ton charme, ton amour de la vie, ton énergie qui parfois me manque, moi avec qui tu n’as que 21 ans de différence (mais nos vies ont été tellement différentes que j’ai décidé de ne plus culpabiliser)

Que l’espoir ne soit pas vain de te voir encore tailler avec amour tes rosiers dans 10 ans et voire même encore plus longtemps, pendant que je t’aide à tondre ta grande et vaste pelouse parsemée “ça et là” de plantations qui obligent à faire des détours pas possibles… (passer la tondeuse dans ce jardin magnifique est une horreur absolue…)

Que tes souvenirs restent, oui, qu’ils restent, toi qui est la mémoire de ta famille dans laquelle je puise souvent… Que tu sois encore là longtemps pour me recueillir le coeur en vrac ou la tête brisée, quand je viens m’abriter à l’ombre de l’amour tutélaire de mes parents qui savent faire ce qu’il faut, et dire ce qu’il faut.

Que je t’entende dire “gouzi gouzi arrheu il est mignon le tout petit” au prochain bébé qui sera de mes filles ou de leurs cousins/cousine…

Que tu garde encore pour longtemps ta démarche alerte, toujours de jeune fille, ton côté excentrique, ta passion des bibelots… Quoi que puisse en penser Pulchérie il y en aura que je récupérerai, certainement en larmes, en pensant à toi, le plus tard possible je l’espère…

Bon anniversaire ma petite maman. Tu n’as pas Internet alors je te téléphonerai bien sûr… Je n’aime pas te voir prendre un an de plus. Egoïstement je sais que je te suis à 21 ans à peu près, et surtout surtout, que le temps passe de plus en plus vite, qui fauche nos espoirs, nos amours, notre vie…

Pour moi tu es toujours la jeune maman de 30 ans, ces 70 ans, c’est une mauvaise blague du destin…

Tu es toujours la jeune grand mère de 44 ans couvrant ta première petite fille de vêtements, tu es toujours la femme enceinte de ma petite soeur, celle sur laquelle j’ai toujours pu compter. Je sais que tu sais que tu peux également compter sur moi. Enfin je l’espère.

J’ai mis le gros coeur sur Internet, car se dire “je t’aime” entre nous, comme je le fais avec les filles, cela n’a jamais été de mise. Je n’ai néanmoins jamais eu de doutes sur l’amour que tu me portais et en cela je te dis à jamais merci.

Bon anniversaire Mrs Bibelot (et bien SI, je lui ai offert un bibelot pour la fête des mère et son anniversaire…)

Posté le 4 juin 2007 dans Chroniques d'une vie ordinaire.
Un truc à dire ?

Fait ou pas ?

SourireRécupéré chez les ménagères qui le tenaient de Okatarinabella ce que j’ai fait (en bleu) ou non… (j’adore les tests)

1 - Payer votre tournée dans un bar : (je ne rentre dans un bar qu’accompagnée ou quand il fait aussi “tabac”)
2 - Nager avec des dauphins dans l’océan (mon rêve)
3 - Escalader une montagne (une montagnette) : (contrainte et forcée, je déteste la montagne)
4 - Conduire une Ferrari (pour me tuer ?)
5 - Visiter les Grandes Pyramides : (ça valait le coup mais que de monde et quelle chaleur !)
6 - Porter une tarentule (ça ne va pas la tête ? une toute petite araignée déclenche déjà chez moi une crise de panique absurde)
7 - Prendre un bain avec quelqu’un à la lumière des bougies (ça me regarde)
8 - Dire « Je t’aime » en le pensant vraiment, chaque fois… (ben non, parfois on ne le pense pas vraiment…)
9 - Prendre un arbre dans vos bras (oui je sais c’est ballot, mais j’adore ce chêne)
10 - Sauter à l’élastique (…)
11 - Visiter Paris (faut déjà que j’aille y voir les filles !)
12 - Regarder un orage sur la mer (pas eu trop le choix, mais ça valait le coup)
13 - Rester éveillée toute la nuit pour regarder le lever du soleil (quelle idée saugrenue !)
14 - Voir une aurore boréale (hélas non !)
15 - Aller dans un grand événement sportif (Pulchérie faisait de la GRS et elle a eu la médaille d’or intra départementale)
16 - Monter les marches de l’Oratoire Saint Joseph (c’est où ?) (je sais maintenant, j’irai pas tout de suite…)
17 - Faire pousser et manger vos propres légumes (j’aimerais bien)
18 - Toucher un iceberg (comme je regrette de ne pas avoir étée sur le Titanic…)
19 - Dormir sous les étoiles (avec la porte de la tente ouverte pour admirer)
20 - Changer la couche d’un bébé (des milliers de fois, et de plusieurs bébés)
21 - Faire un voyage en montgolfière (pour tomber ? douée comme je suis…)
22 - Voir des étoiles filantes (voui, une nuit des étoiles filantes, installée dans un transat sous une couette, avec Mrs Bibelot en jacassant comme deux pies. Aucun voeu ne s’est réalisé)
23 - Être grisé(e) par le champagne (ou par autre chose)
24- Donner plus que vous ne pouviez à une œuvre caritative (je suis monstrueuse, je ne donne qu’à l’Unicef)
25 - Observer la nuit avec un télescope (c’est magique)
26 - Participer à un record du monde (je laisse le record du monde de la connerie à d’autres)
27 - Faire une bataille avec de la nourriture (et ben non, je n’ai jamais mangé à la cantine de ma vie étant petite !)
28 - Parier sur le cheval gagnant (c’est truqué, mon frère me l’a dit…)
29 - Demander votre chemin à un étranger (souvent, quand on est perdue on n’a pas le choix)
30 - Faire une bataille de boules de neige (évidemment !!!)
31 - Crier aussi fort que vous le pouvez (oui, dies irae)
32 - Porter un agneau (pour faire quoi ?)
33 - Voir une éclipse totale (non j’ai loupé la dernière, mon patron m’ayant refusé ma journée de congés alors que j’étais déterminée à aller dans la zone du total vrai)
34 - Escalader une dune (on ne m’y reprendra pas j’avais les mollets ruinés)
35 - Écraser un animal en voiture (un idiot de lapin qui a déboulé, rien pu faire, un mignon écureuil idem)
36 - Danser comme un fou sans se soucier de qui vous regarde (enfin bon, rarement tout de même et plutôt quand j’étais ado)
37 - Adopter un accent pour une journée entière (non mais c’est une idée à retenir, je fais très bien l’accent espagnol (alors que je n’en ai jamais fait)
38 - Se sentir vraiment heureux, même un court moment (oui et on ne sait même pas pourquoi en plus)
39 - Avoir deux disques durs sur votre ordinateur (ça me fait penser qu’il faut que j’en achète un de secours)
40 - Prendre soin de quelqu’un qui est ivre (je sais prendre soin de moi de temps à autres…)
41 - Danser avec un inconnu (si on ne dansait qu’avec les gens que l’on connait on ne rencontrerait pas grand monde)
42 - Observer les baleines dans l’océan (on fait ça tous les jours ou bien on est nul…)
43 - Voler un panneau (j’aurais du piquer un sens interdit à poser sur la porte de ma chambre quand les filles étaient encore là, mais cela les aurait-elles découragées)
44 - Voyager « sac au dos » au Canada (ou en Finlande, pourquoi pas…)
45 - Entreprendre un long voyage sur la route (800 bornes avec deux gamines et un chien hystériques, c’est un long voyage)
46 - Escalader des rochers 
47 - Faire une balade de minuit sur la plage (et se faire surprendre par la marée montante dans je ne vous raconte pas quelle position)
48 - Faire du parapente (pfuiit)
49 - Visiter l’Irlande (c’est zoli, dommage, j’avais le furoncle et ses commentaires)
50 - Avoir le cœur brisé plus longtemps que vous n’aviez été amoureux (hélas oui)
51 - Au restaurant, vous asseoir à une table d’inconnus et manger avec eux
52 - Visiter le Japon (ça ne me tente pas)
53 - Traire une vache et aussi des chèvres (et pourquoi pas un bouc, comme dans “Hatari” ?)
54 - Trier vos CD par ordre alphabétique (ça ne vas pas la tête ? Je les classe par genre)
56 - Chanter dans un karaoké (oui expérience qui ne sera pas reconduite)
57 - Traîner au lit toute une journée (oui, sans être malade)
58 - Jouer au football (sans commentaire…)
59 - Faire de la plongée sous-marine (j’ai immergé le tuba et bien respiré, d’où l’arrêt de la chose)
60 - S’embrasser sous la pluie (faut dire qu’on s’embrassaient n’importe où avec Albert)
61 - Jouer dans la boue (ma mère était ravie)
62 - Jouer sous la pluie (jétais ravie que les filles aient eu cette idée)
63 - Être dans un théâtre de plein air( Hamlett y reste moyen même en Arles)
64 - Visiter la grande Muraille de Chine (l’Asie ne me tente pas)
65 - Créer votre entreprise (ressembler un jour à Truchon non plus)
66 - Tomber amoureux sans avoir le cœur brisé (ça peut peut-être m’arriver encore ?)
67 - Visiter d’anciens monuments (j’adore)
68 - Suivre un cours d’arts martiaux (c’est Kill Bill ou rien…)
69 - Jouer à la XBox pendant 6h d’affilée (non, mais au spider solitaire si…)
70 - Être mariée (deux fois !)
71 - Tourner dans un film
72 - Organiser une fête surprise
73 - Être divorcé (deux fois !)
74 - Ne pas manger pendant 5 jours (j’avais perdu l’appétit complètement)
75 - Faire des biscuits à partir d’un sachet tout prêt (même pas bons on a cru que c’était de moi…)
76 - Gagner le premier prix à un concours de déguisement (j’avais 3 ans, j’étais déguisée en hortensia géant, et j’ai eu une trouille bleue quand le monsieur m’a prise dans ses bras pour me présenter à la foule)
77 - Conduire une gondole à Venise
78 - Être tatouée (eye liner sur les paupières supérieures, devait tenir 3 ans, est toujours là depuis 1993)
79 - Faire du canoë-kayak
80 - Être interviewée à la télévision
81 - Recevoir des fleurs sans raison particulière (si une fois, mais c’était pour l’anniversaire de la voisine partie en vacances…)
82 - Jouer sur une scène (gala de danse annuel)
83 - Être à Las Vegas (je ne suis pas Joé dans Friends)
84 - Enregistrer de la musique (passons sur cet épisode peu glorieux)
85 - Manger du requin (quand on voyage beaucoup…)
86 - S’embrasser dès le premier rendez-vous (ben quoi, faut préparer l’avenir…)
87 - Être en Thaïlande (l’Asie j’ai dit non)
88 - Acheter une maison (je pourrais vous raconter le coup des travaux un jour…)
89 - Enterrer un de vos parents (je ne suis pas pressée)
90 - Faire une croisière (en fait 4)
91 - Parler plus d’une langue couramment
92 - Élever des enfants (2 = 20)
93 - Suivre votre chanteur favori en tournée
94 - Faire une randonnée en vélo dans un pays étranger
95 - Déménager dans une autre ville pour une nouvelle vie (la vie n’est jamais nouvelle, elle continue tout simplement)
96 - Manger des fourmis (je suis allergique)
97 - Marcher sur le Golden Gate Bridge
98 - Chanter à tue-tête dans votre voiture et ne pas avoir arrêté alors que vous saviez qu’on vous regarde
99 - Subir de la chirurgie esthétique (honnêtement si je pouvais je me ferais rectifier une ou deux bricoles)
100 - Survivre à un accident auquel vous auriez pu ne pas survivre (je jette du sel par dessus mon épaule)
101 - Écrire des articles pour une grande publication
102 - Perdre plus de 18 kg
103 - Soutenir quelqu’un qui perdait connaissance (vachement évident quand c’est un grand gaillard d’1m90 100 kg…)
104 - Piloter un avion
105 - Toucher une raie vivante (quand elle est morte la pauvre bête je l’aime bien au beurre blanc)
106 - Briser le cœur de quelqu’un (ça arrive à tout le monde un jour)
107 - Aider un animal à donner naissance (et on pleure comme pour un humain, on est très bête)
108 - Gagner de l’argent à un jeu télévisé
109 - Vous casser un os (le chirurgien s’en est chargé lui-même pour me rectifier une épaule)
110 - Percer une autre partie de votre visage que les oreilles
111 - Utiliser un revolver ou autre arme à feu (élevée dans une famille de chasseurs)
112 - Manger des champignons que vous aviez récoltés (sans mourir et sans garder le mortel pour beau papa, l’exploit du siècle)
113 - Monter un cheval (pauvre bête)
114 - Subir une importante opération
115 - Avoir un serpent comme animal de compagnie (non j’ai un chat, mais à y bien réfléchir, un serpent c’est peut-être moins chiant)
116 - Dormir plus de 30h d’affilée (on aurait mis 20 H j’avais tout bon)
117 - Visiter tous les continents
118 - Faire une randonnée en canoë de plus de 2 jours
119 - Manger du kangourou (non mais j’ai mangé du crocodile au “carnivore” à Nairobi)
120 - Manger des sushis (le pire c’est que je n’aime pas)
121 - Avoir votre photo dans le journal
122 - Changer l’opinion de quelqu’un à propos de quelque chose qui vous tenait vraiment à cœur (l’autre était bourré)
123 - Reprendre vos études
124 - Faire du parachute
125 - Porter un serpent (au Maroc, pendant une distraction club med… Je n’étais pas fière mais bon c’est faisable pas comme l’araignée)
126 - Construire votre PC à partir de différents morceaux (quels morceaux ?)
127 - Vendre une de vos créations à quelqu’un qui ne vous connaissait pas
128 - Teindre vos cheveux
129 - Raser votre tête (non mais ça va la tête ?)
130 - Sauver la vie de quelqu’un (sans doute un jour, mais je ne le sais pas, il paraît que l’on sauve tous une vie un jour, sans le savoir)
131 - Voler quelque chose (un CD à une époque de vaches très très maigres, et même pas honte mais tellement peur que plus jamais…)
132 - Louer un avion
133 - Vivre dans un pays placé sous la protection des Casques Bleus
134 - Dire oui lorsqu’on a envie de dire non (j’ai épousé Charles Hubert et renoncé devant la foule…) 
135 - Travailler à l’étranger pour une courte durée
136 - Lire un roman en une journée (là dessus je suis imbattable)
137 - Skier dans la poudreuse (je hais la montagne, sa neige, et surtout le ski sur lequel je ne sais pas tenir)
138 - Allaiter son bébé (les deux)
139 - Accrocher un asticot au bout d’un hameçon
140 - Prendre un cours de cuisine auprès d’un professionnel
141 - Tricher à un examen (trop peur de me faire prendre, et puis j’étais bonne élève nananèreu)
142 - Aller dans un lieu nudiste 

 

A qui le tour ?

Posté le 28 mai 2007 dans Trucs de filles.
1 Commentaire et vous ?

Quand j’étais jeune fille…

Je_revais___l_avenir_53329550Si j’avais été aussi jolie…

J’étais jeune fille désormais, cela se voyait partout et je n’étais même plus “autorisée” à me faire une queue de cheval, étant théoriquement libre de m’habiller et coiffer comme je le voulais (sans frange tout de même, c’était mauvais genre), jusqu’à ce que papa décrète que je l’énervais en pantalon au mois de juin.

Mrs Bibelot me ressortit une vieille jupe à carreaux et les soquettes allant avec, confisquant mes deux pantalons (oui notre garde robe était assez pauvre, mais c’était pour tous pareil). J’ai compris plus tard que maman avait vraiment du mal à voir ses enfants grandir et était ravie de m’habiller encore en petite fille. Le traumatisme fut tel que jamais je n’ai imposé à mes propres filles de s’habiller comme je le voulais. En effet, arriver à ce qu’on appelait “le lycée” en jupe à carreaux et soquettes c’était 15000 personnes minimum se foutant de votre tronche. Mes filles ont peut-être été certes ridicules parfois, mais de leur propre gré et avec l’agrément du collège… Assez de motifs de conflits pour ne pas en rajouter un inutile (d’un autre côté elles n’ont jamais exigé de se mettre des épingles à nourrice dans les oreilles et de s’habiller péri-esthéticienne (dixit Delphine - 8 ans)).

Meilleure amie arrivait donc le matin au volant de sa mobylette, avec un jean à elle, dans la cave où je rangeais la mienne (de mobylette) pour sauver mon honneur. J’enfilais le jean et sortais par derrière l’immeuble. Le soir je réapparaissais, méprisante et boudeuse, en jupe à carreaux ET socquettes blanches. Mon père cédat après 3 semaines d’air outragé et de bouderie au repas du soir (tout de même)

Passage important dans la vie que de devenir “jeune fille”, maman se croyant obligée de préciser même au poissonnier : “c’est une jeune fille maintenant“. Compliments de tout le monde et nous l’envie de rentrer sous terre et de creuser après… Toute la famille était avertie de ce moment crucial qu’on aurait voulu taire, via le téléphone et pour ceux qui ne l’avaient pas : un télégramme (disparu depuis) “Coraline formée stop, bisous à tout le monde”. Retour de télégramme “heureux, stop, aurait pu attendre dimanche” (on payait au mot, jamais compris le pourquoi de la réponse…) (j’ai épargné aux filles les commentaires en précisant “vous ne savez-rien-je-ne-vous-ai-rien-dit” (elles m’ont toutes les deux fait cela chez ma soeur et téléphoné immédiatement bien sûr, mais pourquoi diable toutes les deux chez ma soeur ?).

Je rêvais à l’avenir, écrivant mon journal (un cahier trafiqué pour faire cahier de maths qui a pu y croire ?…), songeant à ce qui allait m’arriver de super (oubliant bien évidemment au passage toutes les merdes qui pouvaient parsemer mon chemin). Naturellement j’étais amoureuse et l’élu de mon coeur faisait la une du dit journal avec des coeurs dessinés en gros, en bleu comme les yeux de l’élu et écrit en gros “Dominique je t’aimeuuu et je t’aimerai toujouuuurs”. Pendant ce temps là meilleure amie gribouillait en vert (comme les yeux de l’élu) en disant à peu près la même chose sauf que le prénom était différent. Aucune imagination (et nos lectures n’y enclinaient pas) (Je précise que meilleure amie a tout de même épousé son premier amour, moi pas…)

Nos échanges quotidiens par courrier (écrits au stylo plume, mis sous enveloppe, et trimbrés, le moyen âge juste après le chevaucheur) pendant les vacances étaient une rengaine extraordinaire “je l’aimeuu” “je l’aimeuu” “je n’aimerai jamais que luiiii” “moi aussiiii”. Et à part ça la santé ? et le thé sur les jambes et le concombre sur la figure ? Ca rend bien merci. On tartinait 3 pages par jour parce qu’il y avait autre chose à raconter, en particulier à quel point nos parents étaient emmerdants.

Jusqu’au jour où il nous fut impossible de passer nos vacances l’une sans l’autre. Mes parents se résignèrent à ce que nous squattions la maison de mes arrières grands parents à la campagne, (les parents de meilleure amie ayant la même chose mais en Bretagne : trop loin), las qu’ils étaient de traîner avec eux une martyre sans meilleure amie à la campagne. Las qu’étaient également les parents de meilleure amie de l’entendre pleurer sans moi le soir dans sa chambre…

La maison était sans chauffage central, sans eau chaude, avec juste un poêle à charbon et les toilettes dans le fond du jardin + un poêle à mazout dans la chambre.. Papa venait vérifier tous les jours que nous ne risquions pas de nous intoxiquer au monoxyde de carbone (et rallumait donc les poêles, nous étions nulles). Nous prenions nos vélos pour aller faire les courses. On écoutait de la musique plein pot sur mon vieil “électrophone” (c’est quoi tatie un électrophone ?), et notre occupation favorite était de parlotter jusqu’à des heures indues et d’écrire notre journal. La grande joie du soir etait de nous laver les dents en crachant l’eau de rinçage par la fenêtre, ce qui faisait hurler le chien du voisin à 22 H, à la campagne ça craignait à l’époque… Nous étions mal vues avec notre musique plein pot et les crachages nocturnes.

A J - 5 plus rien à manger et plus un centime. Mon arrière grand mère (l’autre) (mes parents étaient quand même juste à 200 mètres, chez elle) nous refilat donc en douce des parents heureux de nous prouver que nous ne pouvions pas nous débrouiller sans eux, des bocaux de lapins en sauce et de poulet en blanquette, trois pots de confiture + du pain destiné normalement aux poules, pour assurer notre survie (dieu la bénisse cette sainte femme qui rigolait bien !).

Consternation des parents : nous nous en étions sorties. Des mitaines aux mains pour gribouiller notre journal avec des coeurs partout tous les soirs, en écoutant Demis Roussos sur mon “toune disque” + les beatles. Question des neveux et nièces : c’est quoi un disque et pourquoi il tournait ? Renoncer à expliquer.

On essayait de se faire belles en copiant les stars d’après guerre et Brigitte Bardot, à grand renfort de recettes de grands mères et avions ruiné notre argent en concombres… (je vous ferai un post excusif là dessus, vous aller rire, mais meilleure amie est OK pour se ridiculiser avec moi (je précise c’est important)

A partir de ces vacances là, nous avons squatté la maison des arrières grands parents régulièrement. Nous maitrisions les poêles à mazout ou à charbon, et courageuses, nous nous lavions au jet d’eau (à Pâques c’est super), dans la cour, ignorant que le vieux voisin nous mattait. Nous avons été dans cette maison, les plus heureuses jeunes filles du monde, avec que de l’espoir et des certitudes…

Comme me l’a dit un jour meilleure amie : qu’est-ce qu’on étaient heureuses. Et on ne le savait pas (c’est le problème du bonheur qui est souvent le passé…) Car après quand on sait, c’est que la vie n’est qu’un long calvaire…

Posté le 25 mai 2007 dans Chroniques d'une vie ordinaire.
Un truc à dire ?

Tante Alphonsine à l’hôtel Lutécia…

Alphonsine_accouche

4 fils. Tous les 4 dans la résistance sans lui en avoir jamais parlé bien entendu. Fort heureusement, elle protégeait déjà l’oncle Jules qui avait son réseau mais faisait léger (deux ou trois messages de temps à autre, sinon il était privé de sel, elle avait trop peur). Elle n’a jamais été inquiétée : elle prenait l’air tellement niais quand on l’interrogeait vaguement… Elle pensait naïvement et vraiment que ses fils étaient en dehors de tout cela… Alors que tous les mâles de la famille étaient en plein dedans, dont l’un aura son post à part parce qu’il était à part…

4 fils arrêtés un beau jour (pas le même mais à peu d’intervalle et deux par deux) et partis pour elle ne savait où. Une prison certainement. 2 seulement, de ce qu’elle en savait, étaient passés par le siège de la Gestapo et ça lui foutait tout de même les jetons. Pour les deux autres, elle ne savait pas, sauf qu’ils avaient été arrêtés ensemble, et que la maison avait été perquisitionnée en vain heureusement.

Elle a envoyé des colis semaine après semaine, elle assiégeait le mari de sa soeur de missives incendiaires pour qu’il se rappelle qu’il fabriquait du beurre, du camenbert, et tuait le port 365 jours par an. Il lui fallait de tout pour ses fils. Qu’elle envoyait à une adresse qu’on lui avait donnée avec des missives comme les écrivent les mamans aimantes. Les allemands ont bien mangé et jeté les lettres bien entendu.

Et puis le premier communiqué sur “certains prisonniers rentrant d’Allemagne” à l’hôtel Lutécia… Elle s’y est précipitée pour voir 10 morts vivants débarquer. Elle leur a posé juste une question “combien de temps avez-vous survécu ?”. Elle a fait ses comptes. Elle a eu peur, elle savait… Elle a déclaré à Mrs Morgan avoir vomi à n’en plus finir après ces premiers vagues entretiens, et avoir perdu le sommeil pendant une éternité…

Bien avant le 8 mai 1945, les choses vont vite, les libérations ont précédé l’armistice, petit à petit… On sait où étaient parties certaines personnes. D’où ils revenaient… Elle savait finalement qu’ils ne pouvaient revenir d’autre part ses fils… Ils étaient partis dans des camps de la mort, et point barre. Déterminée, elle y allait tous les jours tout de même à l’hôtel Lutécia, muette et résignée à faire partie des meubles, en attendant le rescapé au grand désespoir de l’Oncle Jules qui ne croyait plus à rien…

  • Retour de Louis. Ce n’est pas elle qui l’a reconnu, c’est lui qui a vu sa maman et lui a sauté dessus en lui faisant peur, qu’elle a ramené en pleurant et en se privant de manger et l’oncles Jules avec (le ticket d’alimentation était toujours en vigueur). Le médecin qui soutenait ce fantôme ambulant lui avait précisé qu’on avait fait le maximum pour lui mais qu’il n’était pas sorti d’affaire. Elle avait un oeuf coque par jour à lui donner rapport au voisin compatissant qui avait des poules et pas l’envie sur ce coup là d’en profiter un max (et qu’Alphonsine le dégomme un jour par hasard avec un 24)

  • Retour de Léon, en pire état que son frère. Les services sanitaires de son camp avaient été trop débordés pour le soigner assez longtemps. 3 mois pour le tirer d’affaire et récolter de quoi le nourrir aux voisins et amis. Là je ne sais pas ce qu’elle a fait. Je sais simplement que mon arrière grand père l’apiculteur lui a apporté lui même 10 kg de miel. Pas envie qu’un affamé de la poste (ça existe), chourre le colis précieux. Je sais aussi qu’elle avait du lait assez facilement en prenant son vélo et en faisant 20 km en dehors de Paris qu’une amie d’enfance lui donnait pour ses fils.

  • Retour des autres ? Jamais ! Jamais ils ne sont revenus. Elle n’a jamais su et l’oncle Jules non plus où ils avaient terminé leur vie, dans quelles conditions, et quand. Leur vie semble s’être arrêtée le jour de leur arrestation. Toutes les enquêtes sont restées vaines. Où sont-ils morts ? Quand ? Où aller se recueillir ?

Deux fils sur quatre de revenus, quelque part elle s’estimait heureuse, ils n’auraient pas tenu un mois de plus. Mais elle le disait toujours “le pire c’est de ne pas savoir”. On imagine tout ce qui a pu lui passer par l’esprit quand tout s’est sû, petit à petit…

Le plus extraordinaire est qu’un des survivants est toujours de ce monde et approche des 100 ans, avec toute sa tête… Je l’ai interrogé un jour, quand j’avais 18 ans, et lui ai demandé s’il regrettait.

  • Nous savions que nous prenions des risques, mais pas vraiment lesquels, pas à quel point. Si j’avais sû, honnêtement, et bien comme je n’ai rien d’un héros, je ne serais jamais rentré dans la résistance. Oh oui je regrette, Léon l’a toujours regretté aussi. Quant à Georges et Edouard, je pense malheureusement qu’ils ont vécu le pire. Là on voudrait revenir en arrière, mais c’est impossible… Oui je regrette…

Sinon, il n’en parlait jamais, ou au hasard des enfants refusant de manger, ce qui le révoltait toujours, lui qui pendant longtemps à récupéré les miettes de pain sur la table. Il a dicté ses mémoires à son fils il y a 15 ans : c’est pour la famille quand il aura rejoint les siens…

Alphonsine en avait vécu d’autres avec Oradour sur Glane, mais c’est une autre histoire…

La vie n’est qu’un long calvaire…

Posté le 23 mai 2007 dans J'aime bien l'histoire.
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Les pompiers à la maison

Pompiers_HJ6333_001Avec les filles, ces adorables créatures divinement réussies, j’ai eu les pompiers à la maison deux fois. Une fois pour l’aînée, une fois pour la cadette.

Arrêtez de fantasmer les filles, je n’ai vu aucun beau mec débarquer, preuve sans doute que je suis maudite (car les pompiers ont une sacré réputation, ou bien je ne suis pas touchée par le syndrôme de l’uniforme) (ou alors, autre possibilité, j’étais tellement inquiète que je n’ai rien vu du tout)

N° 1 : Pulchérie. Je préparais ma soirée d’anniversaire pour le lendemain. J’étais hyper débordée comme il se doit. Nous étions vendredi et j’avais tout faux comme de coutume. Albert rigolait doucement ce rat, parce que j’ai toujours tout bon avec 3 heures d’avance.

Il avait la garde du trésor, j’avais des poubelles à sortir, et je pose un petit sac sur le piano + le carton de produit lave-vaisselle vide (non la pastille n’existait pas !). Je retourne dans la cuisine prendre le deuxième sac, ignorant qu’Albert était allé aux toilettes (un homme n’attend jamais 15 secondes pour aller pisser, c’est dingue) et là j’entends un hurlement.

Il avait fallu très exactement 8 secondes à Pulchérie pour échapper à la surveillance de son père, escalader le tabouret du piano, s’emparer du carton vide, l’ouvrir, et ingurgiter quelques grains de lessive lave vaisselle. D’où le hurlement : apparement, ça brûle.

  • Je me précipite sur le combiné et j’écoute avec impatience le répondeur me disant que l’on va donner suite à mon appel.

  • Albert se rembraguette comme il le peut car je l’incendie en écoutant le répondeur et qu’il a peur (pour sa fille, et de moi)

  • On me répond. Ne rien donner à boire au trésor, mais en attendant l’arrivée des secours qui sont en train de partir, lui nettoyer la bouche avec un gant de toilette humide (facile avec Pulchérie qui a un jour mordu le dentiste au sang)

  • Arrivée de 7 hommes en uniforme qui m’ont dégueulassé ma moquette. L’un d’eux s’est précipité sur mon trésor en sucre rose pour l’examiner (c’était le médecin)

  • Pulchérie lui a hurlé “patate !!!!!” (désolée Madame Patate, c’était son insulte de prédilection) pendant qu’il lui examinait la bouche avec une loupiotte pour repérer les dégâts. Puis il s’essuya le pouce mordu au sang après m’avoir demandé du sopalin et du désinfectant. De ce qu’il avait pu voir, elle n’avait rien et semblait en forme, mais ils allaient tout de même l’emmener à l’hôpital pour en être certains.

  • Me voici partie avec la petite, dans la voiture des pompiers. Elle pêtait la forme. Dès qu’ils ont mis la sirène en route, elle s’est mise à chanter “pompiers, pompiers”, avec le ton.

  • Le médecin des urgences (l’avait qu’à mettre des gants mapppa) m’a assuré qu’elle se portait bien.

  • Elle se portait bien et n’avait avalé aucun granulé malsain de toute évidence. Je pense qu’il n’avait pas envie de pousser ses explorations trop loin.

  • Contrôle le lendemain (le jour de la fête), avec le pédiatre des urgences à 16 H 15 (super quand on attend tout le monde à 19 H) Elle l’a traité aussi de patate et a manqué lui crever un oeil en jouant avec le stéthoscope qu’il lui avait inconsciemment confié pour l’occuper… Puis elle s’est mise à hurler parce qu’elle voulait garder l’engin pour palper ses poupées…

Delphine maintenant. J’étais en train de détartrer le fer à repasser. Les enfants sont d’une rapidité dialolique, j’étais au courant pourtant. Elle arrive en disant “a foif maman”, s’empare du truc machin fait exprès dans lequel j’avais dilué le détartrant, et à peine le temps de me coucher sur la planche à repasser en me ruinant une vertèbre pour l’empêcher de s’en emparer, elle avale ça cul sec.

  • J’appelle les pompiers

  • J’interpelle les voisins à qui je vais refourguer Pulchérie qui pour une fois se tenais tranquille.

  • J’enfile des chaussures sur mon jogging (oui c’était un mercredi matin, tôt : 10 H)

  • Les pompiers arrivent à 9. Le médecin me demande quel produit ma fille a ingurgité, je lui tends la bouteille en pleurant

  • Tout est écrit en allemand sur le flacon rescapé de la poubelle. On part (moi avec) avec le mode d’emploi, le médecin en ligne avec le centre anti-poison, un autre la gardant consciente “comment tu t’appelles mon trésor” “?”, “tu te sens bien” “?” “c’est normal qu’elle ne réponde pas madame” “oui c’est normal elle est timide”.

  • Réponse du centre anti poison au moment où nous arrivons aux urgences de l’hôpital de Versailles “ce produit est absolument inoffensif”. Les 9 pompiers me lourdent aux urgences avec ma gamine qui a “faim maman”, en jogging, sans sac à main, et une vague paire de chaussures dépareillées. Et quand je dis “ils me lourdent”, c’est très réel, tout juste s’ils ne se sont pas servi d’un siège éjectable.

  • Obligée d’appeler Mrs Bibelot pour qu’elle vienne me récupérer (3/4 d’heure) et me ramener à la maison. Ceci parce que la secrétaire des urgences était vraiment gentille et m’avait autorisé à utiliser son téléphone, sinon, basta je faisais la route du retour à pied…

  • On récupère Pulchérie qui s’est gavée de beignets en attendant le décès de sa soeur en pleurant

  • Merde, j’avais oublié de débrancher le fer…

  • Merde, Pulchérie ne digère toujours pas les beignets…

La vie n’est qu’un long calvaire et avoir des enfants un choix absolu…

Posté le 21 mai 2007 dans Ah ces mômes !.
Un truc à dire ?

La grande réussite d’Albert…

Albert_repr_sentant_10079627Non je ne vais pas vous coller une photo des filles. D’ailleurs nous étions deux pour réussir ces purs chefs d’oeuvres…

Albert croyait qu’il était fait pour le commerce. Il avait fait une école spéciale. Il vendait de tout d’ailleurs, parce que la vente ce n’était finalement pas son truc et qu’il changeait de secteur régulièrement.

Il a vendu des appartements à la montagne, des aspirateurs, des je ne sais plus quoi d’ailleurs… Puis il rejoignit Jean Poirotte pour le seconder dans son entreprise (ne jamais travailler en famille, ce qu’Albert persista à faire en s’installant après avec son beau frère (et en plus ça rime))

Il était déjà avec Jean Poirotte, mais il lui restait 2 aspirateurs à fourguer quand un beau samedi, dring à la porte. Je me souviens qu’il s’emmerdait vaguement devant un match de rugby qu’il regardait parce que cela fait mec et que Pulchérie bien remise par sa sieste à elle l’empêchait lui d’envisager une sieste crapuleuse (l’avait qu’à s’y prendre plus tôt)…

C’était l’époque où ils se promenaient à deux pour nous annoncer la fin du monde (maintenant qu’elle n’a pas eu lieu on les voit nettement moins). Les témoins de Jéotruc qui refusent les transfusions et autres… J’ouvre la porte, Pulchérie charabiatant à mort accrochée à mes jupes mon caleçon bien moche du samedi “je glande”. Moi en voyant le couple je me fige. Pas le temps d’en placer une sur le “oh le beau bébé il est à vous ?” (non je l’ai emprunté à la voisine pour occuper mon samedi) que voici Albert prêt à les lourder gentiment j’imagine (restons civilisés).

Ben non, il les fait entrer et les installe dans le salon. Ils sont ravis. Ils ont tort. Mais généralement on leur claque la porte au nez sous un prétexte fallacieux et là, ils sont reçus. Ils sont coincés, ils ne sortiront pas comme ça…

Albert alla jusqu’à faire du café et à le servir avec des petits gâteaux qu’il trouva sans mon aide, pendant que je donnais le bain à la petite, ce qui me prenais un moment (c’est igolo l’eau maman). Ca blablatait ferme dans le salon (surtout Albert). Les témoins de l’apocalypse futur ignoraient qu’ils étaient tombés sur le bavard du siècle. Si si, il arrivait à me clouer le bec, c’est dire (coucou Dom !). Je tends l’oreille, ça cause religion et bible et les malheureux ne sont pas sortis de l’auberge, même un jésuite ne tiendrait pas la route face à Albert… (alors que dire de bénévoles non formés à la dialectique, parce qu’un jésuite on peut dire ce qu’on veut, ça tient la route sur le plan conversation…)

Après le bain de Pulchérie qui charabiate (quelle hérédité a cette petite, c’est consternant), quelques rangements, je commence à préparer le repas en passant donc devant le salon et souriant hypocritement à un homme et une femme légèrement crispés, cela se sent nettement… Ils m’évoquent vaguement un insecte englué dans une glue quelconque et qui se débat désespérément pour s’échapper…

2 heures 60 minutes à discuter avec Albert. Tout ça pour quoi ? Je vous le donne en mille. Pour repartir avec un aspirateur sans l’avoir échangé contre une bible, ni surtout converti Albert… De dos, ils faisaient peine avec leur démarche anéantie..

On ne les a jamais revus… ils ont déserté le quartier… Je pense qu’ils se sont suicidés en rentrant chez eux… Ils l’avaient assez dit que la fin du monde approchait. C’était la leur…

La vie n’est pas qu’un long calvaire, j’étais morte de rire… Mais bon, Albert ne pouvait pas passer 3 heures à chaque client pour faire fortune dans les aspirateurs… D’où sa reconversion un jour sur les cours de la bourse…

Posté le 19 mai 2007 dans Dans la série Diabolique.
Un truc à dire ?