Bienvenue sur le blog de la Gentille sorcière.

Le contrôle technique, copine et moi…

controle-techniqueCopine c’est la voiture qui a remplacé Titine, et que je n’aime pas.

Je n’aime pas ses angles morts, elle est difficile à manoeuvrer, elle démarre quand elle veut de temps à autres (justement au moment où le dépanneur arrive), bref, je ne m’y sens pas à l’aise.

En 3 ans, je n’ai toujours pas réussi à m’y faire.

Je me pointe au garage mardi 10 août pour prendre RV pour le contrôle technique. Font chier avec ça : en 3 ans, j’ai fait 13 000 bornes. Cela pourrait être comme pour les garanties : 3 ans, OU X km, ou carrément tous les X km (il y en a qui flinguent une voiture à faire 250 000 bornes par an, en toute légalité).

Chez mon petit garagiste, ils font un pré-contrôle, et s’occupent de tout. En plus une fois sur deux ils oublient de me faire ma facture (on vous l’enverra : jamais, et quand honnête et tout je me pointe pour régler 6 mois après, ils ne savent plus combien je leur dois).

Le patron avec lequel j’ai un ticket, (on se demande pourquoi), tique un peu : en ce moment ils sont débordés et théoriquement en congés (pourquoi ne suis-je pas mécanicienne ?), il veut vérifier lui-même que je dois faire le contrôle technique avant le 16 août (j’ai acheté la voiture le 17 et il datait de la veille)  et me demande ma carte grise.

  • “Ah oui effectivement ça urge madame, parce que le contrôle technique il fallait bien le faire en août, mais août 2009
  • Vous êtes sor ?
  • Tout à fait sor…

Plus ahurie que moi sur le coup, on ne doit pas pouvoir faire, ma tronche doit valoir son pesant de cambouis, car tout le monde rit dans le garage (moi y compris au bout d’un moment). Dur comme fer, je m’étais mis dans la tête qu’il s’agissait de 2010 pour le contrôle technique.

Du coup ils la prennent en urgence mercredi 11 pour qu’elle passe à la moulinette le jeudi 12 et je n’ai plus qu’à prier St Christophe ET Ste Rita pour que tout se passe bien et que rien de grave ne vienne grever mon budget… (raté, les freins arrières à refaire m’ont plombée de 350 Euros (hors taxes))

Le plus comique de l’histoire, est que je roulais avec une conscience tout à fait sereine, limite j’aurais fait coucou aux flics si j’en avais croisés. Par contre le mercredi 11 j’ai pris le volant la peur au ventre pour aller chez mes parents (3 km) puis porter Copine chez le garagiste (3 km), Mrs Bibelot me suivant avec sa voiture qu’elle me prêtait  pour à mon avis 2 jours et non pas 1.

Car mon garagiste a tout de même un défaut : ce n’est jamais prêt à temps… même quand il n’est pas en vacances, ce qui ne sautait pas aux yeux, car je ne l’ai su (qu’il était en vacances) que quand je suis allée récupérer cette PTBDM de voiture le vendredi 13…

Mais bon, il aurait vraiment fallu une malchance extraordinaire pour qu’un contrôle me tombe dessus, justement le jour où je devais aller porter Copine au garage. Ma malchance ne va pas jusque là, ça me rassure un petit peu (mais juste un peu…).

Le moins drôle de l’histoire, c’est la récupération donc de la voiture le vendredi 13. ON la termine. Elle a passé le contrôle, le garagiste certifiant sur l’honneur au contrôleur qu’il doit réparer ce qui pourrait justifier une contre visite.

Je dois d’ailleurs signer un triple de la facture, attestant que le travail a bien été fait, en échange de quoi on me remet le vrai rapport ne mentionnant pas la contre visite obligatoire pour les freins arrières (et celui mentionnant le contraire pour prouver qu’on ne m’arnaque pas)…

Et là, je le sens hésitant tout à coup sur la facturation. Il sait que je suis au chômage/arrêt maladie. Cela le consterne et moi aussi : (ils auraient bien besoin d’une secrétaire, le temps passé à faire une facture permettrait de changer 4 pneus), et me fait cadeau d’une heure de main d’oeuvre. Pour les freins, matériel et liquide,  il ne peut rien faire, le prix c’est le prix, et nous pouvons donc discuter à égalité de cette PDBDM de TVA.

Il me fait cadeau de l’essence qu’il a remis (et je découvrirais plus tard qu’il en a remis plus qu’il n’en fallait)  et je le sens vraiment mal quand il me tend la facture. Il faut dire que quand il a commencé à dire “797″ sans que je réalise qu’il s’agissait de ma plaque d’immatriculation, j’ai failli disparaître de son comptoir (elle est où la cliente ? Par terre, évanouie…)

Bilan : 498,72 euros. J’ai dû devenir toute blanche (contre coup du coup de la plaque), les larmes me sont montées aux yeux (les grandes eaux c’est mon truc), et j’ai vu le moment où j’allais lui dire que j’allais lui laisser copine en règlement de ma dette, et désormais rouler à pieds…

Ou bien qu’il fallait que je renonce à mes 3 semaines à la Grande Motte. Avec mes parents on mange toujours trop bien, on boit toujours un petit peu trop, j’ai trop de tentation même si je n’ai plus de fille souhaitant se marier pour l’instant. Je garderai mes larmes pour ma rentrée à la maison, et je ne téléphonerai à personne…

La vie n’est qu’un long calvaire…

Mais bon, je roule désormais en toute légalité, avec un compte en banque plus rouge que rouge… Et il faut paraît-il que je remercie le ciel de ne pas m’être pris 90 Euros d’amende pour défaut de contrôle technique…

Remercier le ciel n’est pas trop actuellement, dans mes cordes. S’il n’y avait pas mes filles, j’aurais préféré ne jamais naître…

A qui cela rapporte ce contrôle technique obligatoire, parfois injustes ? Parce que mon garagiste me l’a dit : pour le contrôle mes freins c’était niet, pour la sécurité vraie, ils pouvaient tenir encore 10 000 km… Mais il y a bien quelqu’un à qui cela profite, et comme pour beaucoup de choses, cela me révolte…

Et je le pense : tout finira mal…

Posté le 13 août 2010 dans Crise de nerf, Je m'insurge, Je vous merde tous !.
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Delphine et la fleur à Horloge…

fleur-a-horloge

Depuis qu’elle était petite, Delphine savait que la fleur maudite qui poussait n’importe où, s’appelait “la fleur à Horloge”.J’en ai parlé l’année dernière. Mais mes liens ne fonctionnent plus comme je le souhaite.

Elle n’est pas très calée en botanique, ce n’est pas un truc de la famille : la botanique. Donc,  nous n’avons pas pu seriner les noms latins et l’historique du prunier venant au départ de Chine, à ma descendance (ni aux autres d’ailleurs). Ils ont au moins échappé à cela…

Donc nous avons :

  • La fleur à horloge dont Mrs Bibelot a eu l’inconscience d’en récolter des graines pour les planter chez son père. Maintenant c’est l’envahisseur devant lequel cette année nous n’avons pas renoncé, car l’année dernière, ma guerre personnelle avait tout de même donné des résultats. (Il y en a moins. Je n’ai pas dit qu’il n’y en avait plus, mais bon, cela s’améliore (dans 70 ans, on aura éradiqué la chose…).
  • La fleur à RORO. Une horrible fleur orange et bien moche, qui défigure la cour, et qui s’appelle comme cela car c’est ma première belle mère qui a gracieusement fait cadeau à mes parents du premier plan (un coup du furoncle : un !). Je me demande toujours pourquoi mes parents ont pris le risque de planter cette horreur où elle se trouve, et ils savent POURQUOI je n’éradique pas les fleurs mortes (d’un autre côté, maintenant ma mère a un jardinier, alors j’ai la conscience en paix)
  • Les haricots Philibert… Ceci parce que le premier à en donner des plans à mon arrière arrière grand père, portait ce prénom. Chez mes parents on mange des Philibert, c’est comme ça, mais inutile d’en demander au marché…
  • Dans l’ancienne maison, il y avait “l’arbre à Nénesse”. C’était l’arrière grand père des filles du côté de leur père, via leur grand mère. Le nom scientifique nous a toujours totalement échappé, sauf que nous savions que c’était un poison pour les chevaux. D’un autre côté, comme nous n’avions que des chiens et des chats, PFFFFUIT !
  • C’est sans fin…

En mythologie ou histoire de France nous sommes très calés, en écriture aussi et ornithologie, mais sur le plan botanique c’est zéro pointé de A à Z…

Et donc Delphine, rancunière, me raconte qu’elle est allée se promener dans le parc de Vincennes avec une copine, et qu’elle voit tout à coup des fleurs à Horloge.

  • “Tu es sûre demande la copine suspicieuse-on-se-demande-pourquoi, que c’est le nom de cette plante ?
  • Affirmatif ! on en cause dans ma famille depuis que je suis toute petite !
  • Ah bon ! On dirait pourtant des impatiens sauvages de l’Himalaya…
  • MEU NON, ce sont des fleurs à Horloge.

Mise au point avec mouth (c’est moi)

  • DIS DONC MAMAN, C”EST QUOI LES FLEURS A HORLOGE ?
  • Ben des Impatiens sauvages de l’Himalaya, pourquoi ?
  • Parce que je suis passée pour une conne dans le parc de Vincennes avec une copine…
  • Mais non ma chérie…
  • Bon, si tu fais le marché de temps à autres, ne demande pas des haricots Philibert, c’est privé, c’est un truc de famille…
  • Et le muguet c’est le vrai nom ?
  • OUI (OUF !)

Parce que sinon, il y a aussi un champignon que nous appelons le “raboteux”, et qui est un dérivé du cèpe de Bordeaux. Sauf qu’un cèpe c’est un cèpe, et un raboteux, un raboteux…

Tout comme le “suiiiiit” est un troglodyte mignon…

La vie n’est qu’un long calvaire et nous éduquons mal nos enfants.

D’un autre côté, ils ne gardent pas des souvenirs éblouis des moments où nous les avons VRAIMENT éduqués…

Depuis 2 ans, ma nièce, toujours traumatisée par mes cours d’histoire que ce ne soit pas Vercingétorix qui ait fondé Rome, répond toujours “je ne sais plus les noms”, quand je lui évoque la savoureuse (pour moi) légende de la naissance de Rome. Je crains le pire : à 25 ans, elle dira au recruteur que c’est Vercingétorix qui a fondé Rome. Et il lui mettra 10/10 parce qu’il sera d’accord…

Bon, laissons tranquillement Delphine digérer l’impatiens sauvage du bout du monde…

Posté le 11 août 2010 dans Ah ces parents !, Nos grands moments de solitude.
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J’ai un mort sur la conscience…

soldat-copierElle te l’a raconté qu’elle était dans la résistance et moi aussi ! Je la connais ma femme. Même si cela devait rester secret, 40 ans plus tard, elle n’a pas pu se taire… Moi j’aurais préféré me taire jusqu’à ma mort, mais puisqu’elle a tout dit, je peux enfin parler.Et je me dis que choisir de se taire jusqu’au bout n’était peut-être pas le meilleur de mes choix.

Chef de réseau, risquant ma vie, je ne savais pas que ma femme la risquait également, sous mes ordres à nouveau, après nos promesses mutuelles.

J’étais tout de même inconscient. Au pire dans ma tête, je serais parti en prison. Quand j’ai tout compris après la libération, j’ai été malade de savoir ce qu’étaient devenus certains de mes compagnons “disparus”.

Et il y a eu ce soir sur le bord de la Loire, où j’attendais avec d’autres hommes, des containers d’armes et de munitions devant arriver par le fleuve qui là où tu sais se coupe en deux avec une ïle dans son milieu.

Nous savions que le débarquement était proche, et ces containers, il nous les fallait absolument.

Et là, s’est pointé un petit jeune, un jeunot, un gamin quasi sans barbe, mais pour moi un allemand.

Tout était prêt, les barques, les cordes tendues en travers des deux branches légères de la Loire pour bloquer les containers, nous étions sur le qui-vive, et ce, bien longtemps après le couvre feu.

Je lui ai offert une cigarette en lui racontant que j’avais perdu mon chien, et que je l’attendais là. Il était Korrekt ! mais je n’avais aucune indulgence pour lui. Je le détestais même, à un point dont je ne me sentais pas capable avant la guerre. Et je savais que de plus haut, sur la Loire, arrivaient les containers attendus, et que mon réseau dans les buissons attendait un signe de ma part, et que de l’autre côté de l’ile se trouvant en plein milieu du fleuve, d’autres hommes attendaient ces mêmes containers. Nous dépendions pour ces containers, des caprices du fleuve.

Mais le minot s’incrustait : “GUT FAMILLE, FRANCAIS AMIS”, et ne voulait pas partir, avec en prétexte, une conversation sur la beauté de la France et sa nostalgie du pays.

Ce n’était certainement pas un imbécile,  il  devait trouver ma présence douteuse à tout le moins, et j’ai toujours détesté les films  montrant les allemands comme des cons ne comprenant rien.

Lui, avait des doutes certains et scrutait le fleuve et ses alentours,  et a très bien compris en voyant tout à coup sur la Loire flotter les containers attendus. Il a porté la main à sa ceinture, sans doute pour donner l’alerte ou tirer sur les containers, sans penser que j’étais dangereux. Il avait tort. En le voyant saisir son arme, j’ai dégainé la mienne et je lui ai tiré dessus, en plein coeur.

Je ne peux même pas te dire que j’ai eu l’ombre d’une hésitation, d’un scrupule, d’un doute. J’ai tiré 3 fois, la troisième fois dans le crâne, pour être certain que je donnais le “coup de grâce”. Je sais maintenant que cette expression est atroce.

Il a juste eu le temps de me regarder de l’air de celui qui ne comprend pas, avant le coup  de grâce, il y a comme un ralenti dans mon souvenir, même s’il est tombé comme une masse. Je n’avais rien à faire de lui, rien du tout, et surtout pas l’envie de me faire prendre, ni mes camarades de réseau. J’ai juste poussé le minot dans la Loire, pendant que le réseau récupérait les containers et les armes, et j’ai vérifié que le cadavre partait bien dans le cours de la Loire, sans se coincer dans des herbes du secteur, après avoir récupéré son arme et le chargeur à sa ceinture. je n’ai donc pas opéré machinalement. J’ai tout fait en pleine connaissance de cause.

Sur le coup de l’action, du stress, on fait n’importe quoi, mais je suis rentré chez moi avant l’aube, avec le visage de ce gamin dans la tête, et la satisfaction d’avoir réussi la récupération d’un parachutage et la mise hors d’état de nuire d’un ennemi qui fatalement nous aurait causé plus que du tort.

C’était en mai 1944, pas vraiment longtemps avant le débarquement. J’étais satisfait de moi, j’avais rempli mon devoir.  J’avais fait ce que j’avais à faire, avec de mauvais rêves pour l’avenir, à faire trop souvent. Je ne savais pas tout simplement, que le devoir exige de nous des actes que l’on n’oubliera jamais.

Car tu vois ma petite fille,  plus de 40 ans après, je revois le visage de cet enfant d’à peine 20 ans, avec une netteté incroyable. Sans doute était-il heureux de constater une irrégularité, une promotion probable grâce à elle. Et puis il y a eu ce regard qui a tout compris et tout perdu en moins d’une minute.

Par ma faute. J’ai un mort sur la conscience ma petite fille, que j’ai poussé dans la Loire en veillant bien à ce qu’il parte au gré du courant. Alors que je m’était dit depuis le début de la guerre que ce serait un plaisir pour moi d’en tuer encore et encore des allemands. Là mes souvenirs ne me donnaient aucun plaisir, du regret mitigé seulement, de la mauvaise conscience. J’avais tué et point barre, et ce regard, même pas d’un bleu extraordinaire, je ne pourrais jamais l’oublier. Et me dire que je n’avais pas le choix ne changeait rien à mon souvenir.

Et je n’ai eu que celui-là pour faire de moi un héros. Ce gamin qui pouvait malgré tout faire tout perdre. J’aurais pu l’assommer mais comment le garder à l’abri et surtout, comment le nourrir ? Pas l’envie non plus, je ne sais pas ce qu’il s’est passé dans ma tête, je n’avais pas de solution pour lui, et j’ai tiré.

Tu n’es pas ma vraie petite fille. Je souhaite de tout mon coeur qu’aucune de tes filles, mes arrières petites filles qui peuvent tenir de moi, ne vivent un jour ce que j’ai vécu.

Car j’ai tout de même un mort sur la conscience. Je l’ai caché pendant très longtemps, évitant la croix de machin chose pour avoir tué un allemand.

Mon acte était tellement lâche et banal qu’il ne méritait aucune décoration. Et la vie a raison qui punit sans l’aide des hommes. Ce gamin, son regard, sa stupéfaction face à la mort, n’appartiennent qu’à lui et à moi, et à personne d’autre. Et comme c’est lui qui est mort, ce moment là, me hantera jusqu’à ma mort à moi. Comme je t’en parle, cela fait plus de 40 ans. Et comme je suis en bonne santé, cela peut se prolonger…

Qui a gagné ? Lui ou moi ? Je ne sais pas, et je ne le saurais jamais… Même s’il me plaît à croire que ces containers récupérés au prix de sa mort et de mon choix ont sauvé beaucoup de vie… Au jour de ma mort, je sais que c’est lui que je rencontrerai en premier, et nous saurons enfin où était la vérité si elle existe. Peut-être que nous avons une éternité à débattre sur la vérité.

Ma petite fille, pense à moi quand je ne serai plus là, je ne voulais pas le mal, lui non plus sans doute, c’était l’époque qui voulait la mort de notre âme, et j’ai un mort sur la conscience…

Que l’on nous épargne à toi et moi si possible très longtemps, d’avoir à choisir un camp…

Posté le 10 août 2010 dans J'aime bien l'histoire.
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Les aventurières… (2)

Les ENFIN aventurières du Rio Grande (et toc papy), avaient le matin, plein de choses à nous dire.Cela allait d’un bruit qu’elles avaient entendu mais pas la chienne, du coup elles n’avaient pas peur, et allaient voir avec la lampe de poche, pour découvrir un hérisson, en passant par la nuit des étoiles, où elles étaient ressorties de la cabane en douce pour regarder un aussi beau ciel et faire des voeux.

Et puis LA découverte, un beau matin. Il faisait grand jour, et il y avait un petit trou dans la porte de la cabane, qui ne laissait pas passer que de la lumière.

Grande excitation au petit déjeuner (vers 10 H, les filles sont aussi matinales que moi) :

  • Tu sais maman, sur le “mur”, en face du trou de la porte de la cabane, nous avons vu l’image de la porte du sous sol et de l’arrière de la maison !
  • Mais à l’envers maman !
  • Fallait se mettre juste au bon endroit qui changeait tout le temps, mais on étaient certaines que c’était bien l’arrière de la maison que l’on voyait !
  • Mais à l’envers maman !
  • C’ETAIT QUOI ? UN MIRAGE ?

Et bien mes aventurières, c’était ce qui avait permis d’inventer la photographie… C’était bien l’image inversée de l’arrière de la maison qui se reflétait via le soleil, sur le “mur” d’en face le petit trou… Et c’est parce que le soleil change tout le temps de place que la terre tourne, que le bon endroit changeait tout le temps…

Pour bien expliquer le principe de la découverte, il a fallu ressortir les “tous l’univers” et pour une fois, faire un petit cours en révisant (chut !) en étant certains d’être écoutés.

Mais quelle horreur pour elles que de constater que pour leur grande découverte, quelqu’un était déjà passé avant elles !!!

J’avais ressenti la même déception en découvrant le pouvoir de la vapeur (en me brûlant, on connait mes dons innés), mais que Denis Papin avait fait la même longtemps avant moi et que le brevet avait été déposé depuis longtemps…

La vie n’est qu’un long calvaire…

Posté le 7 août 2010 dans Ah ces mômes !, Nos grands moments de solitude.
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L’anniversaire de mon “filleul” (réédition du 5 août 2009)

nouveau-neUN AN DEJA ! Et il marche, sourit toujours, et est bien plus mignon que le jour de sa naissance où il m’a flanqué la trouille de ma vie…

Seul le non “gras” est d’origine…

Je voulais vous en causer du mois d’août. L’occasion est trop belle, je vais le faire mais pas comme c’était prévu.

Dans ma cage d’escalier nous ne sommes que 3 appartements occupés sur 9. Tous les autres sont partis, même le vieux con d’en dessous.

Ne restent que mes nouveaux voisins de pallier avec leur petite Marion qui semble bien turbulente, ceux du dernier étage dont la dame devait accoucher le 19 août, et votre sorcière et son chat noir.17 H, coups de sonnette affolés. Quand on sonne dring dring dring dring, c’est soit pressé/urgent, soit quelqu’un qui pense que vous êtes sourd.

Je n’ouvre jamais sans demander de quoi qu’il s’agit. C’est le voisin, du dessus de chez madame Vampire, qui crie au secours…

J’ouvre. D’ordinaire cet homme charmant est noir, là il est gris clair…

  • Ma femme accouche, ma femme accouche ! Vous vous y connaissez en accouchement ?

Heu, je sais pousser en montrant mon kiki à 7 personnes dont un peintre égaré dans la salle d’accouchement, mais mon savoir s’arrête là.

  • Vous avez appelé les pompiers ?
  • Quels pompiers ?
  • Les pompiers… Le 18
  • Venez vite, venez vite, ma femme accouche.

Je le suis dans les escaliers.  Pendant qu’il appelle frénétiquement le 18 sa femme git sur un magnifique canapé blanc, qui apparemment ne va pas le rester longtemps. Elle souffle comme un phoque et me voit arriver telle le messie.

  • Perte des eaux il y a 1 H… contractions… 2 minutes… peux pas bouger…Faites quelque chose ! (ou est la tronçonneuse pour la césarienne ?)

Les pompiers ne peuvent pas être là avant 20/25 minutes minimum, mais ont rassuré le papa : pour un premier il faut le temps. Et puis si une voisine est là, elle va pouvoir aider, c’est bien connu, toutes les femmes s’y connaissent en accouchements.

  • “Essayez un médecin” que je dis, mal aimable, en le voyant toujours gris clair, tourner en rond, qu’on dirait Diabolos qui se prépare à se coucher

Il essaye, aucun n’est joignable, tous les répondeurs renvoient vers le même médecin qui ne peut pas être là avant 2 bonnes heures. Faudrait emmener la mère aux urgences dit-il au père de plus en plus clair. Pour qu’elle accouche dans ma voiture sans doute, son mari n’a qu’une camionnette de société…

Et là, elle précise qu’elle ne bougera pas, parce qu’elle sent que la tête est déjà fortement engagée. Elle est assise donc sur le canapé (blanc), vêtue d’un grand Tshirt, les jambes posées sur la table basse, écartées, donc je vois très bien qu’elle a gardé sa culotte et je sens qu’il va falloir la lui retirer… Elle est dans une bonne position théoriquement mais…

Je transpire. Déjà qu’il fait une chaleur pas possible.

Le père me demande s’il doit mettre de l’eau à chauffer (faut vraiment arrêter avec le coup de l’eau chaude), je lui demande d’aller chercher des serviettes de toilette propres, beaucoup, une cuvette, des ciseaux, du désinfectant, d’ôter la culotte de sa femme en la cisaillant avec une paire de ciseaux puisqu’elle ne peut pas bouger, et je vais me laver les mains dans la cuisine, en les passant au  moment du rinçage à l’eau de javel, verte de trouille : ça en fait des couleurs !!!

Pourvu qu’elle se trompe et que l’enfant attende au moins les pompiers. Mais comment on fait ? J’essaye de me souvenir du chapitre destiné à Albert “comment faire face à un accouchement inopiné” (j’en ai toujours ricané après coup) dans mon premier livre sur la grossesse, mais mes méninges se mélangent les pinceaux. En plus j’ai mal au ventre moi aussi, par solidarité sans doute.

Elle ne semble pas souffrir plus que ça cette emmerdeuse, je la vois reprendre son souffle après une sacrée contraction, et je soulève sa chemise de nuit, pour risquer un oeil. Pas l’habitude de fréquenter les femmes en leur zieutant le kiki. Je peux vous assurer que vous pouvez vous en passer, vous ne perdez rien.

Putain de bordel de merde, je vois confusément quelque chose. Elle n’a pas tort, cela doit être le haut du crâne de l’enfant ou alors elle a le kiki mal foutu. Elle pousse en plus et ça se précise. C’est bien la tête, elle va sortir, elle va sortir, je passe du désinfectant qui ne me semble pas poser de problèmes d’allergies éventuelles,  avec du coton, comme je peux, dans le secteur incriminé, en me demandant quel crime j’ai commis dans une vie antérieure, pour mériter cela.

Un grand boum derrière moi, c’est le mari qui n’est même plus gris qui vient de tomber dans les pommes… Heureusement j’ai toutes les serviettes de toilette de la maison à ma portée, je les dispose un peu partout, et je me demande comment procéder, quand tout à coup après un grand coup de “poussez madame” que même pas j’aurais osé dire, la tête sort complètement, et du sang aussi, du sang partout, maman j’ai peur.

Au même moment l’interphone sonne, enfin les pompiers, et l’autre par terre qui est incapable d’aller ouvrir la porte d’entrée et de préciser qui il est (à mon avis il ne le sait plus, j’aurais dû me méfier quand il m’a dit “quels pompiers”).

Le choix est cornélien. La tête est sortie, théoriquement je devrais tirer dessus (pourquoi est-ce lui et non pas moi qui est dans les pommes ?). Et si je lui arrachais la tête (au BB)  ? je serais inculpée d’infanticide volontaire.

Je sais tout de même, qu’à la prochaine contraction, si elle continue à pousser avec cette ardeur, l’enfant va sortir totalement même si on ne tire pas la tête.

Et tomber par terre si je suis en train d’ouvrir aux pompiers.

Je choisis l’option “je tiens la tête, mais je ne tire pas”, et la mère me précise “allez leur ouvrir, je vais tenter de me retenir”… T’en foutrais moi, quand on accouche en quasi moins d’une heure, tu parles qu’elle va se retenir…

5 secondes pour ouvrir aux pompiers en glapissant “dernier étage à gauche en sortant de l’ascenseur”, et voici le chiard qui sort et que je récupère. C’est gluant, c’est plein de sang, c’est merveilleux.

Je pose l’enfant sur le ventre de sa mère. Couper le cordon, plutôt mourir, d’ailleurs on ne sait jamais, s’il avait des problèmes respiratoires… Mais non, il ne crie pas mais sa petite cage thoracique bouge un peu. Il commence sa respiration doucement.

Les pompiers débarquent donc. Deux pour s’occuper du père (toujours dans les pommes), le médecin qui coupe le cordon, enveloppe l’enfant (un garçon) dans un linge stérile, avant de procéder à la délivrance (j’avais bien fait de prévoir une cuvette).

Moi j’ai la bloblotte, je pleure. D’émotion (une naissance même de petit chat, me fait pleurer), et de peur rétrospective : et si… et si… et si…

Il y a donc une pompière qui s’occupe aussi de moi, le médecin qui me félicite après s’être occupé de la mère que l’on va embarquer avec son môme à la maternité la plus proche et qui m’a embrassée de reconnaissance et demandé si je voulais bien être la marraine. Le père reprend conscience, apparemment il ne s’est pas blessé, mais il va faire un petit passage aux urgences (je peux certifier qu’il ne s’est cogné la tête sur rien).

Il a suffisamment reprit ses esprits pour me proposer un coup à boire.

Je déteste le cognac, 17 H 25 c’est un peu tôt pour l’apéro, mais j’ai bu mon verre de cognac sous l’oeil hilare du médecin (qui m’avait demandé si je devais ou non conduire) et je suis redescendue chez moi escortée, pour réaliser qu’heureusement j’étais en train de bloguer avec un très très long Tshirt, parce que moi, j’étais totalement sans culotte…

Moralité : copulation en novembre à proscrire car = accouchement en août, au moment où la France semble être rescapée d’une attaque nucléaire ou d’un sale virus. Je ne critique pas les pompiers qui étaient déjà sur un accouchement de jumeaux prématurés, mais ne pouvoir trouver personne pour aider, franchement, faut pas charrier…

Et autre moralité : le canapé en tissu blanc c’est à proscrire si vous souhaitez vous reproduire…

Encore autre moralité : comme me l’a dit le père avant de perdre son si peu : ne pas trop se fier aux dates soi-disant exactes à la minute près… Car la dernière fois que j’avais croisé la mère, elle ressemblait réellement à une montgolfière en pleine ascension et que j’avais du mal à croire qu’elle tiendrait encore 15 jours…

MAIS : la vie n‘est qu’un long calvaire

Posté le 5 août 2010 dans Je m'insurge, Nos grands moments de solitude.
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Le guet-apens, le traquenard, le piège (2) (part two)

57520741Delphine tire légèrement la tronche dans la voiture, alors que nous allons à Conforama.

Je pourrais peut-être les emmener à Ikéa tout de même, s’ils ne trouvent pas (ils ne trouveront pas, les dés sont pipés).

Je peux bien faire cela pour eux (1 euro pour chaque fois où j’ai entendu “tu peux bien…”, valable aussi pour les Jules d’ailleurs…)

Evidemment, ils ne trouvent rien à Conforama, le fauteuil qu’il y a le même en moins cher à Ikéa n’existe pas dans cette enseigne, et ils le savaient très bien.

Devant la trombine de ma cadette, je cède, furieuse. En route pour Plaisir…

Il me faut préciser que jamais je n’ai pu aller chez le suédois en conduisant, sans me perdre à l’aller, ou au retour. Un jour j’ai erré dans je ne sais plus quelle commune en maudissant les ponts et chaussées et leur fléchage de merde, pendant 1 heure, chargée de 3 bibliothèque qui faisaient un bruit suspect à l’arrière…

Là nous avons fait la totale, l’iphone de Delphine ayant rendu l’âme de ses batteries en cours de route, adieu GPS. Nous nous sommes donc paumés à l’aller, et nous avons erré à la recherche d’un panneau fléchant “Ikéa”.

Plaisir c’est grand. Puis nous avons vu le panneau, après une errance diabolique et mal fléchée, mais nous nous sommes trompés de route pour rejoindre l’enseigne, bien en grand, et nous narguant, alors que nous étions sur une sombre déviation. Ce sont les grandes vacances, il y a des travaux partout.

Enfin, nous sommes arrivés à bon port, et les deux jeunes ont bien compris que j’étais plutôt mal lunée et qu’ils avaient intérêt à trouver la merveille en magasin en 50 exemplaires (Delphine avait vérifié avant la panne de batteries).

Finalement nous avons trouvé le fauteuil, leur carte bancaire faisait l’objet d’une erreur, et j’ai réglé avec la mienne, et nous voici repartis vers la voiture et l’aventure.

Car évidemment au rondpoint fatidique, c’est toujours aussi mal fléché, et nous avons pris la mauvaise direction. Les dernières fois, c’était le jeune marié qui conduisait et quand je ne conduis pas j’ai peur je ne regarde pas les panneaux…

Evidemment la direction de merde nous a menés immédiatement sur une voie rapide d’où il était hors de question de sortir. Les fléchages suivants, toujours aussi merdiques, me proposaient tous de mauvais choix. Tout à coup, un bon => Trappes.

Je suis la route, mais Trappes passe à la trappe à un moment donné. En fait la sortie qui y mène n’est pas fléchée, il faut avant s’engager sur la bretelle pour voir le panneau indicateur… en haut de la bretelle. Donc on le voit trop tard…

Je suis totalement incapable de décrire notre périple. L’oeil sur mon compteur m’a permis de constater que nous avions fait 35 km au lieu de 12, quand enfin, j’ai pu rejoindre la RN10 salvatrice.

De bonne humeur, vous l’imaginez bien…. Je rêvais d’un thé au lait avec un croissant au beurre, mais arrivés enfin dans le village de mes parents, nous avons constaté non sans irritation qu’en fait le boulanger ne fermait pas le dimanche à venir, mais avait fermé le dimanche précédent.

Et un “fermeture annuelle”, n’a jamais rempli un estomac criant famine et calmé une colère juste en train de s’éteindre.

Je ne sais pas QUAND l’une des chairs de ma chair osera prononcer le mot Ikéa ou Emmaus devant moi…

Car là, je risque pour une fois, d’être très ferme. Je suis comme ça, il me faut le temps, mais quand trop c’est trop, c’est la goutte d’eau qui met le feu aux poudres, ou l’étincelle qui fait déborder le vase, et là, je peux être très butée et obstinée.

M’en fous, j’irai pas… j’irai plus, sauf bien sûr si on me kidnappe sournoisement et que l’on m’orne d’un baillon, dans le coffre fermé ce sera mieux.

Parce que, qu’est-ce que j’ai pu éructer et dire des gros mots pendant ce long calvaire…

Posté le 4 août 2010 dans Ah ces mômes !, Histoire de sorcière.
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Le guet-apens, le traquenard, le piège (2) (part one)

57520741Delphine et gendre n° 2, sont venus passer 4 jours chez mes parents, pour se mettre un peu au vert.

Ca tombait super bien, mes parents n’osaient pas leur demander de venir garder la maison et les 3 chats (ils ont récupéré ceux des jeunes mariés pour 3 semaines) pendant 2 jours où ils devaient s’absenter.

Ils sont donc arrivés (les jeunes) le mardi, la piscine a été gonflée et remplie, mais manque de bol le temps s’est détraqué le mercredi, nous empêchant de profiter de l’eau. Et puis nous préparions une petite soirée pour le départ des jeunes mariés pour Tahiti, et l’anniversaire du marié.

Au cours du repas du soir, Delphine m’a demandé avec un air innocent dont je me méfie toujours trop tard, si je pouvais les conduire le lendemain ou le vendredi, chez Emmaus. Ca me manquait tiens ! Mais bon, ils ont besoin d’un fauteuil, et comme je vais leur emporter mon chat pour 3 semaines en septembre, ça tombe hyper bien maman, tu nous apporteras le fauteuil par la même occasion (avec le chat chantant ramona à l’arrière, dans sa boîte…).

Je pense que mes filles pourraient faire fortune avec le mode d’emploi qu’elles n’ont pas manqué de rédiger un jour : “comment truander Mouth (c’est moi) en 15 leçons et lui faire avaler n’importe quelle couleuvre”. Mode d’emploi contenant bien sûr les éléments suivants :

  • Comment amener la conversation sur le sujet qui peut fâcher
  • Utiliser le conditionnel c’est primordial
  • Comment avoir l’air triste de me déranger éventuellement
  • Comment me laisser entendre que si je dist “non”, je suis une mère indigne
  • Et gnagnagna !

C’est subtil, c’est très bien joué, j’admire toujours… Après coup…

Donc, comme ni l’un ni l’autre n’ont le permis, je ne pouvais pas y couper : j’allais bien entendu les emmener chez Emmaus, le temps ne me permettant pas de dire qu’il fallait me laisser mourir tranquille dans la piscine…

Saloperie de météo…

Donc, arrivée chez Emmaus, où l’on m’a demandé des nouvelles du mariage. Delphine et gendre n° 2 ont fait le tour de la boutique en 7 minutes pour constater que rien ne leur plaisait.

Eventuellement au retour, pourrais-je les arrêter à Conforama, c’est sur le chemin ?

Parce qu’il y a un fauteuil qui leur plait bien sur le site de Confo.

D’ailleurs, il y a le même en moins cher à Ikéa, mais bon, ils savent bien que Ikéa et moi, ce n’est pas du tout la grande histoire d’amour. Sinon ils pourraient éventuellement aller chez le suédois parisien, mais le fauteuil à trimballer dans le métro, bonjour l’angoisse.

Et puis ben non, ils n’ont pas de copains à voiture pouvant leur rendre un petit service…

Qu’à cela ne tienne, nous allons aller chez Conforama…

Posté le 2 août 2010 dans Ah ces mômes !, Histoire de sorcière.
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