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Le mariage de Pulchérie : samedi 26 (part 3)

alliances-copierSur la route TVB, arrivée à Rambouillet, direction la mairie, et paf, une place de libre juste au bon endroit.

Mon père fait sa manoeuvre, ravi, et nous voilà arrivés à pied d’oeuvre si l’on peut dire… Il fait beau et chaud (célèbre contrepèterie Belge), mais c’est supportable, je ne vais pas dégouliner…

Il y a tout ça de monde ! Je ne reconnais pas mon ex beau père, je visualise vaguement quelques têtes connues, car Delphine précise que tout le monde doit monter, hop hop hop et plus vite que ça ! Pas le temps de me poser vraiment.

Nous montons donc et j’ai bien fait de changer de sandales. Arrivée dans la salle des mariages, une femme que je ne reconnais pas me saute au cou : c’est mon ex méchante belle soeur (conne et hypocrite en plus, elle pouvait se contenter de me saluer vaguement). Elle qui a passé sa vie à critiquer le physique des autres, ne s’est pas arrangée. J’étais prévenue, mais avec malice, j’apprécie de constater. Son mari idem, me saute au cou et pareil, je ne le reconnais pas tout de suite.

C’est tellement sincère que cela se voit, et lui, ça le vexe… “ben oui, on vieilli plus ou moins bien”. Je le prend pour moi en compliment : comme il m’a reconnue, j’ai mieux vieilli que lui (HI HI !)

Mon ex nièce qui elle est sincère vient m’embrasser également et me présente son mari et ses deux fils. Puis je me dirige vers un banc pour m’avachir m’asseoir avec grâce. Une employée de mairie me fait signe que non et quand je précise que je suis la mère de la mariée, m’installe sur le banc juste devant où Albert vient me rejoindre. Encore un trauma en vue pour les deux filles !

Commence le discours connu de tous, avec des rajouts par rapport à mes deux mariages, concernant l’autorité parentale et l’éducation des enfants. Depuis mes parents, le livret de famille s’est étriqué : actuellement il n’est prévu QUE pour 10 enfants…

Et puis enfin, ce sont les “OUI” prononcés fort et clair, alors que Delphine (un des témoins de sa soeur), essaye de ne pas pleurer d’émotion…

Cornaquée par ma soeur, ma nièce, la petite fée, s’avance, grave et sans doute très intimidée, avec les alliances à donner aux mariés pour l’échange éternel de l’anneau qui se met au doigt du coeur, à la main gauche…*

Albert me glisse “ça y est, nous l’avons mariée” et je me surprends à sourire avec lui en me demandant d’où lui vient ce “nous”. Je suis émue mais sans trop, ce n’est pas moi qui vais trompeter dans un mouchoir. Je suis contente et sereine.

10 ans qu’ils se connaissent, 8 ans qu’ils vivent ensemble, 2 ans que l’on parle de ce mariage, 9 mois qu’on le prépare, ce grand moment. Lointaine est l’époque où la fille quittait ce jour là le domicile paternel, où une mère “parlait” à sa fille au dernier moment avec tristesse et résignation. Là, tout baigne…

L’adjointe oublie de suggérer le baiser des mariés, la foule s’en mêle et donc, bisous bisous bisous. Flashes. On se croirait au festival de Cannes !

Sortie de la mairie. C’est le moment de retrouver et reconnaitre tout le monde (sauf mon ex beau père, qui visiblement est malade, a terriblement maigri et que je ne repèrerai qu’en montant dans le petit bois). Des blogueuses que je connais viennent me faire la bise (Katia et Deedee), ils ont dit “OUI”, je suis zen ! Anne So mitraille à tout va !

Les mariés montent enfin dans la twingo (mais sans ballons). Seul mauvais timing : il est 16 H et le RV dans le petit bois est prévu pour 17 H APRES la séance photos. Tout le monde part donc vers le petit bois (que faire d’autre ? Aller visiter le château ?) en suivant telle ou telle voiture. Ma soeur faisant le guide perdra une voiture, mais ses occupants finiront par arriver à bon port ! Les portables, c’est fantastique !

Direction donc : le petit bois où nous attendent une décoration de rêve, les tables mises, le coin camping nickel, et tout le reste…

Mais la perfection n’est perfection que s’il y a un lézard quelque part…

Car la vie n’est qu’un long calvaire…

* Au moyen âge, on passait légèrement l’anneau au niveau du pouce “au nom du père”, de l’index “au nom du fils”, du majeur “du saint esprit” et on le mettait enfin à l’annulaire “ainsi soit-il”.

* Pendant longtemps, on a pensé que l’annulaire gauche était relié directement au coeur…

Posté le 8 juillet 2010 dans Ah ces mômes !, Crise de nerf, Histoire de sorcière, Nos grands moments de solitude.
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Le mariage de Pulchérie : samedi 26 (part 2)

zen-copierPulchérie ayant quitté la salle de bain du RC, tatie chérie part prendre une douche, pendant que Delphine fourbanse je ne sais quoi à l’étage au son de “maman je n’ai pas que ça à faire !” (vérifier mon maquillage).

La glace dédiée à la coiffure n’est pas idéale pour se maquiller, sauf si l’on veut faire travelo : il fait un peu sombre dans ce secteur là.

Les deux photographes finlandaises mitraillent à tout va (maman j’ai de plus en plus peur !) et semblent trouver que l’atmosphère des mariages français c’est vraiment super !Tatie chérie sortie de la salle de bain enveloppée d’une serviette, je prends sa suite pour me maquiller, non sans avoir fusillé Delphine redescendue, du regard. Le stress monte e, même temps que la grande aiguille de la pendule.

Qui part avec qui, et qui va chercher mes neveux à la gare ? Ils appellent, ils ont pris le train d’avant, ils attendent déjà. Avec plus d’une heure d’avance…

Tatie chérie part en vitesse les chercher.

Moi, je m’enferme dans la salle de bain. Zut alors !

Il est rare que je sois de mauvaise humeur, mais généralement, ça se voit. Delphine tambourine donc à la porte de la salle de bain, alors qu’après examen je trouve qu’il me manque quelque chose : mon khol. Je manque me flanquer le crayon dans l’oeil quand elle se met à tambouriner comme si j’étais en train de m’ouvrir les veines dans la salle de bain (limite), et je lui ouvre.

Elle peaufine le teint, me fait rajouter du mascara qui allonge les cils de 20 km, me trouve parfaite, me pshitte du parfum comme si je ne savais pas faire, puis s’esbigne.

Me reste à enfiler ma robe et mes sandales. Maman a cueilli 7 fleurs de géranium et fignole le bouquet de la mariée qui veut du vert autour, et puis finalement non (Mrs Bibelot avait en tête de s’occuper de ce bouquet depuis déjà une semaine, un stress de moins pour moi, mais je l’ai su juste en arrivant, elle aurait pu me dire plus tôt “t’inquiètes ma chérie, je m’en occupe avec joie”…)

Et vlan ! Voilà Albert qui arrive avec sa copine…

Je suis maquillée, mais non habillée, et je m’étonne :

  • “Bonjour, finalement c’est toi qui emmène Pulchérie à la mairie ?”
  • Albert se marre. Il connait tout de même sa fille
  • “Je ne sais pas, elle m’a dit de venir, alors je suis venu, mais si c’est toi qui veux l’emmener…”
  • “Je ne veux rien de spécial, juste savoir…”
  • “Alors là, nous sommes mal barrés…”
  • Il rentre, tout se passe bien, d’ailleurs sa copine est charmante et souriante (sauf qu’elle fait nettement plus vieille que moi nanana…)
  • Pulchérie ne sait toujours pas qui va l’emmener à la mairie. Elle retire le vert de son bouquet.
  • La twingo de maman prévue pour le retour des mariés doit tout à coup être décorée de ballons (Pulchérie : le retour)
  • Merde alors, elle n’avait qu’à y penser plus tôt
  • Papa tu me range immédiatement ce fil ringard qui nous permettrait d’accrocher les ballons. Elle n’avait qu’à y penser plus tôt. Et puis ton fil à pêche, ça va scier la base, c’est la mort assurée des ballons et gnagnagna…
  • La salle de bain est à nouveau close, et moi je voudrais bien m’habiller
  • Je le fais dans les toilettes et j’enfile la paire de sandales choisie par Delphine
  • Je marche comme un canard : 10 minutes. Inutile d’insister, avec ça aux pieds, je monterai les marches à la mairie, mais je resterai coincée en haut où l’on retrouvera mon cadavre le lundi à l’ouverture.
  • Je change de sandales pendant qu’Albert se demande s’il emmènera ou non sa fille jusqu’à la mairie.
  • En même temps, il matte mes jambes. J’hallucine, il les connait par coeur.
  • Maman décide de conduire SA voiture avec laquelle les mariés reviendront de la mairie, je monterai avec papa qui souffre terriblement du dos. Si l’on ne trouve pas une place juste à côté de la mairie, j’irai garer la voiture. En plus il a la clim (le break de mon père).
  • Je suis habillée, ma mère me regarde d’un oeil approbateur, sauf que je n’ai pas de bijoux.
  • Pas besoin de bijoux !
  • Tu es sore ?
  • Tout à fait sore !

Finalement la mariée et sa soeur montent dans la voiture de leur père (qui n’a pas la clim : la voiture), maman s’en va juste après ma nièce qui véhicule les photographes, et ma tante qui véhicule mes neveux, ne nous reste plus à papa et à moi qu’à faire de même, dans une voiture qu’il a mise à refroidir il y a 15 minutes…

Maman téléphonera 3 fois pour bien montrer que pour une fois, elle n’a pas oublié son portable :

  • N’oubliez pas de fermer à clefs
  • J’ai oublié mes clopes
  • Il faut mettre des croquettes au chat…

15 H 05 pour un mariage prévu à 15 H 30, nous partons, enfin au frais, direction Rambouillet…

Posté le 7 juillet 2010 dans Ah ces mômes !, Histoire de sorcière.
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Le mariage de Pulchérie : samedi 26 (part 1)

masque-copierComme si l’on pouvait ne pas se réveiller le jour du mariage de sa fille, je passe ma nuit à me réveiller en sursaut pour surveiller le radio réveil. Donc je dors très mal mais bon, j’ai tout de même l’occasion de dormir assez, ayant prévu d’arriver chez mes parents vers 14 H pour y fignoler mon apparence, avec départ à 15 H pour la mairie (c’est dire si le fignolage prend du temps).

Moralité je saute du lit tôt, à 11 H 30 (je vous rappelle que j’insomniaquise depuis des mois), j’avale mon thé et je me précipite vers la salle de bain où je prépare tout ce qu’il faut… Et il en faut peu pour être heureux pour se faire belle le jour du mariage de sa fille.

  • Dring : c’est mon père “tu arrive à quelle heure ? Apparemment c’est toi qui emmène Pulchérie dans la twingo de ta mère” (qui a la clim (la twingo))
  • “Ah bon, je dois emmener Pulchérie à la mairie ?” Première nouvelle. Du coup, je pense arriver vers 13 H 30 (ne me demandez pas pourquoi devoir véhiculer la mariée va me demander 1/2 H de battement…)
  • Raccrochage.
  • Pendant que le bain coule, je m’apprête à repasser ma robe neuve. Fort heureusement j’ai l’idée géniale de tester le fer sur un torchon : gagné il crache du noir. Il faudra que j’arrive chez mes parents vers 13 H (il faut au moins 1/2 H pour repasser cette merveille).
  • Je rentre dans mon bain, je laisse poser le shampoing spécial balayages, et j’étale mon masque (celui qui fait miauler Diabolos, vert à pois roses)
  • Dring !
  • Merde, putain, bordel ! je ne vais pas sortir du bain maintenant. Je m’essuie les mains tout de même car j’ai mon portable à portée de main et que fatalement il va sonner.
  • Même pô
  • Je termine mon bain relativement relax. Puis j’en sors. Tout ceci sous l’oeil dubitatif de Diabolos qui a perdu l’habitude de me voir m’agiter à des heures indues…
  • Je contemple mon boîtier signal d’appel : rien. C’est normal, par un étrange caprice de France j’te cause, quand mes parents m’appellent, ils n’apparaissent pas sur le boîtier depuis 9 mois et je ne sais pas pourquoi car ils sont les seuls. Quand je ne suis pas là, je ne peux pas savoir en rentrant s’ils m’ont appelée…
  • Je rappelle.
  • Je tombe sur Delphine.
  • Elle a oublié son masque à Paris, celui que je lui ai acheté la veille n’est pas le bon (mais je ne le reverrai jamais), est-ce que je peux lui apporter un des miens (VI, j’en ai plusieurs).
  • Mais pas trop tard maman hein ?
  • “SOUPIR”
  • “Je me démêle les cheveux et j’arrive ma chérie”.
  • Reste à préparer un cabas avec mon maquillage, tout ce qui va bien. Je prend une paire de sandales sur les deux paires que j’ai choisies. J’ai un doute sur le confort des sandales et j’ai eu raison, j’avais pris UNE sandale d’une paire et UNE sandale d’une autre paire. J’embarque les 2 paires (bien inspirée, car à l’habillage je tiendrai 10 minutes avec la paire choisie et aurai du change). J’arrive même à ne pas oublier mon parfum, par contre j’oublie mes bijoux. C’est peu féminin, mais la quincaillerie, ce n’est pas du tout mon truc, il faut une occasion spéciale.
  • C’est une occasion spéciale
  • Mais je m’apercevrai de cet oubli trop tard, à 14 H55 alors qu’il faut partir à la mairie.

J’arrive chez mes parents, où règne un charmant désordre qui ne semble pas perturber mon père, seul mâle à la maison avec gendre n° 2 qui aurait tendance à se planquer. Car outre ma mère qui file chez l’esthéticienne, il y a :

  • La mariée dont le chignon est fait
  • Tatie chérie qui a coiffé la mariée
  • Ma soeur qui n’est pas comme les autres
  • Les deux photographes de Pulchérie qui vont dormir là le soir et mitraillent la baraque sous tous ses angles (y compris moi : au secours !)
  • Ma nièce qui parlant l’anglais couramment, a amené les deux photographes
  • Delphine qui se tartine de vert (à pois roses) dès mon arrivée
  • Moi tout de même, maintenant que je suis là…

Devant cet assemblée de femelles en train de se préparer, la lutte pour entrer dans l’une des salles de bain, mon père reste serein. Il a l’habitude des assemblées féminines.

Pulchérie squatte la plus grande salle de bain et évidemment personne ne peut rien dire : elle est la mariée…

Je repasse ma robe (ouf), et Delphine m’intime l’ordre de l’attendre pour me maquiller. On ne sait jamais, dès fois que je me crève un oeil.

Elle me choisit la paire de sandale qui fait le plus mal aux pieds…

Avec ma nièce nous mangeons un morceau (charcuterie prévue pour 10), ayant décidé de nous maquiller au dernier moment. Il fait en effet chaud, et tant qu’à faire, que cela dégouline le plus tard possible. Puis ma nièce va se faire aplatir sa chevelure dont elle pense qu’elle a trop de volume, par tatie chérie, sous mon regard désespéré.

Moi j’ai passé ma vie a essayer de donner du volume à mes cheveux fins et raides. Personne n’est jamais content.

Mon père se marre, et ma mère qui revient d’être allée se faire maquiller chez son esthéticienne favorite, semble ravie de toute cette agitation.

Agitation est un faible mot, on se croise de partout, l’escalier est constamment encombré, la table où la coiffeuse oeuvre, aussi. On ne pourrait jamais penser que la maison fait 200 m2

Il me reste à me maquiller. J’attends Delphine, mais maintenant qu’elle a fait son masque, elle se fait coiffer et je peux attendre.

Du coup, cela me met de mauvaise humeur.

Car la vie n’est qu’un long calvaire…

Posté le 5 juillet 2010 dans Ah ces mômes !, Histoire de sorcière.
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Le mariage de Pulchérie : vendredi 25…

57417023Les futurs mariés devaient arriver le mercredi 23 dans l’après midi. En fait… 21 H 30, ça démarrait mal pour le timing.

Le jeudi, à moi la joie de l’atelier pompons, et pour pas mal le soir, découpage de cocotes en papier (combien en veux-tu ? tu dois dire 3 fois très vite “les chaussettes de l’archiduchesses sont sèches archi sèches”). Je pars me coucher fatiguée, mais cela fait des mois que je dors mal et que je suis fatiguée, alors je peux toujours rêver que DU COUP, je vais bien dormir.

Le vendredi, fort heureusement, de bonnes âmes ont décidé de venir donner un coup de main qui ne sera pas superflu. Moi j’ai peur. Toutes les chaises d’Emmaus à descendre du grenier des parents et à emporter dans le petit bois, tous les tréteaux et planches pour les tables à emporter également, les nappes (de vieux draps à l’ancienne de Mrs Bibelot), la vaisselle, des miroirs, etc…

Depuis deux jour ma mère fait avec plaisir vrombir son lave vaisselle pour la porcelaine Emmaus, et se fait une joie de préparer les bouquets pour les tables et de planter quelques fleurs dans le petit bois.

Virginie, la weeding planer de Pulchérie est là, charmante et souriante, zen attitude, no problem on maîtrise, on va maîtriser. Genre après Hiroshima “on commence par quoi ?”. J’admire.

Je fais la connaissance de Anne So dont l’énergie pourrait pomper le peu de celle qu’il me reste, et de son mari qui prend en main le break de papa pour de nombreux allers/retours maison de famille/petit bois. Papa serait content de voir sa maison se vider s’il n’était pas en train de se farcir les lampes pour éclairer les lampions.

D’un autre côté il ne réalise pas vraiment qu’il y aura le RETOUR du matériel du petit bois… Sur le coup du retour, la motivation sera moins évidente.

En début d’après midi, comme précédemment écrit, je reste pour aider papa concernant les lumières, mais il me faut rappliquer dans le petit bois tout de même, en début de soirée : Pulchérie à l’autre bout de mon portable, est formelle.

Les tentes sont montées : c’est magnifique. On gonfle des ballons dans l’atelier de droite, on les accroche dans l’atelier de gauche. Virginie m’embauche. Je ficelle les ballons, elle les accroche. Anne So ne sait plus où donner de la tête. On transforme mes découpages de la veille en fleurs magnifiques et je m’amuse à voir Albert rappelé à l’ordre par sa fille “papa, je t’attends”, en train de tripatouiller du papier pelure (rose).

Les hommes en nombre enfin suffisant dans ce petit bois, s’activent sans oublier le barbecue, car si l’homme n’est pas en train de faire griller de la viande il ne peut pas accrocher des lampions.

Les lampes arrivent enfin (j’ai appelé papa pour savoir s’il avait encore besoin d’aide, manque de bol non, il avait terminé). Delphine gonfle des ballons, encore des ballons, et toujours des ballons. Blanc ou rose.

Comme elle en a marre, elle décide qu’il n’y a pas de raison pour qu’elle soit la seule à en avoir marre et m’envoie m’occuper des pompons avec Albert, Anne So, Virginie, ma nièce et une de ses copines. Comme ça tout le monde est d’accord car tout le monde en a marre…

Et les tables qui ne sont pas mises…

Les hommes montent les tentes pour ceux qui vont dormir dans le petit bois. L’ambiance du lendemain se dessine lorsqu’un célibataire demande s’il y a une tente baisodrome de prévue et laquelle. Pulchérie commence à dire “oh ça, ce n’est pas grave important”. On débat de la qualité du H qui pourra être fumé le lendemain, certains font bien de ne pas être là…

Je termine mes fleurs roses et commence à accrocher les lampes dans les lampions et les lampions dans les arbres.  Plus exactement ma soeur accroche des lampions dans les arbres avec une copine, et moi je me préoccupe de l’entrée à éclairer absolument sinon c’est un coup à terminer dans des ronciers… Au passage ON me précise que le coin traiteur doit être éclairé aussi. Je risque donc ma vie dans le coin traiteur, avec des lampes traitres qui se cassent la gueule du lampion et se vautrent par terre. Je finis par recoller tout cela comme je le peux : Pulchérie n’y verra que du feu.

Tout ceci sous fond de musique en boucle, prévue pour le lendemain au moment du “vin d’honneur”, play liste excellente (Delphine a mis un an à la mettre au point avec gendre n° 2). Du coup j’accroche mes lampions en chantant des W Disney dont certaines musiques s’alternent avec des chansons assez anciennes. Je sais que mes parents vont adorer !

Précision utile : tout le monde se flanque des claques, rapport aux moustiques dont le blitz ne faiblit pas. Pulchérie m’a expédiée faire quelques courses de dernière minutes (ça me revient, c’est comme cela qu’elle m’a retirée de l’atelier “lampes” pour que j’aille acheter un peu de tout pour un peu tous les présents (mousse à raser, shampoing, gel douche, etc) dont des trucs anti bestiaux, en forme de spirales, à brûler, qui sont exclusivement réservés au LENDEMAIN !

Demain du moustique tu ne te protégeras point mais aujourd’hui est un autre jour…

Et les tables qui ne sont pas mises…

Nous mangeons enfin les hommes mangent leurs grillades et testent le vin (très important de vérifier le vin). Et la bière. Pour la bière c’est traitre ces trucs là : celle que l’on vient de boire était excellente mais il n’est pas superflu d’en tester une autre…

Gendre n° 2 arrive tout content : à 22 H 30 tout doit être prêt. Loupé, on a encore besoin de lui, mais il est accueilli avec joie autour des braises et de la viande qui grésille.

La weeding planer tout à coup, décide que “pour ce soir c’est bon, le reste je m’en occupe demain matin avec Saint Jean Baptiste (son mari)”. Les mariés sont priés d’aller se reposer, tout sera prêt demain.

Pour le repos du guerrier marié c’est un peu loupé : il doit dormir dans le petit bois pour veiller au grain, avec plusieurs potes à lui. Gendre n° 2 réussit à échapper au traquenard pour rentrer avec Delphine chez mes parents. Pour le reste : peu d’écho le samedi sur la nuit du vendredi au samedi entre potes devant un feu de camp. Quasi tous les mecs de l’enterrement de vie de garçon du gentil sont là : je m’amuse bien en rentrant comateuse chez moi à 1 H 30, en imaginant à quel point ils vont bien dormir…

En me demandant tout de même comment le samedi je vais pouvoir avoir l’air détendue, sereine et tout et tout. Surtout en sachant que “me faire belle”, me prend 2 heures de plus qu’il y a 20 ans…

Car la vie n’est qu’un long calvaire… Sauf que je sens déjà que l’ambiance va être bonne et que je compte bien en profiter !!!

Posté le 1 juillet 2010 dans Ah ces mômes !, Histoire de sorcière.
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Le mariage de Pulchérie : les ateliers…

chaine-copierMa fille ainée a le sens du détail, de la touche artistique qui fait la différence (et qui la fait réellement, d’ailleurs).

On ne se marie pas comme cela. Il faut LES étiquettes à pinard (que son père a dû coller lui-même sur TOUTES les bouteilles remplies par ses blanches mains) assorties aux faire-parts, et au reste.

D’ailleurs il faut aussi des sets de table assortis, à rayures blanc/rose, c’était le thème. Et puis il y avait les badges aussi : superbes. Et puis il fallait des étiquettes pour tel ingrédient, des papillons pour  marquer les verres et les places (même nom que les badges), des cocotes comme dans notre enfance pour donner des gages, des désignations de tables, etc…

Honnêtement c’était magnifique et parfaitement réussi, mais quel stress…

Pulchérie dans un moment de zénitude totale, a pensé pouvoir s’occuper de tout elle-même. J’ignore à quoi celui qui est désormais mon gendre, l’a shootée le soir où elle a cru pouvoir faire hécatonchire…

A SAVOIR TOUT DECOUPER ! 100 bras, même pas que cela pouvait suffire…

Parce que ce n’est pas le tout d’imprimer 722 papillons, 500 trucs ronds avec écrit “mangez moi”, toutes les étiquettes qui allaient bien, etc, mais il faut faire le découpage derrière.

Genre 8 jours avant le mariage, tout à coup cela urgeait. Inutile d’émettre des doutes sur l’utilité du “mangez moi” posé sur le mini hamburger, que tout le monde va flanquer par terre ou se coller une occlusion intestinale avec : c’était comme ça et pas autrement (et j’en oublie)

Pendant que Mrs Bibelot cousait à la machine des pans de tissu rayé rose et blanc pour divers usages, j’ai été recalée à l’atelier découpage de ronds (non mais maman, tu as vu la tronche de tes ronds ?) pour cause que qu’avec des ciseaux je me débrouille comme un manche si ce n’est pas droit, et ma soeur à l’atelier découpage de n’importe quoi avec l’excuse toute trouvée que chez elle ce n’est pas bien éclairé (rusée ma frangine, ses enfants crevés étant partis se coucher comme par hasard).

Mais les excuses ça va un peu, mes filles en ont suffisamment trouvées avec moi pour dépister les miennes, Pulchérie m’a donc trouvé un truc dans mes cordes d’après elle : préparer des pompons en papier rose pour la décoration du petit bois.

Je hais le type qui a inventé le concept et l’a mis sur internet, j’ai trouvé sur le coup, devant sa démonstration, le truc assez simple à faire. Les tâches répétitives ne me dérangent pas : je peux laisser mes pensées vagabonder comme elles le veulent, et c’est la raison pour laquelle certains posts peuvent sembler totalement délirants (fruits d’une pensée vagabonde).

Sauf que là au bout de 5 pliages de 10 feuilles de papier pelure rose en accordéon, à couper au bout pour faire une pointe (sans avoir vu ce que donnait le résultat final, là je me serais moins pris la tête sur la précision, car le résultat aurait été tout de même superbe) :

  • J’avais les épaules tétanisées
  • Je voyais tout zébré à force de faire des accordéons
  • J’avais les doigts ruinés par les ciseaux à force de découper en ne me souvenant jamais dans quel sens je devais commencer
  • Bref, j’étais cuite.

J’ai persisté jusqu’à la tombée de la nuit sans y voir plus clair, jusqu’au moment où face à un accordéon qui ne ressemblait à rien, Jean Poirotte m’a dit que quand on commence à faire n’importe quoi, il vaut mieux s’arrêter et se pendre se détendre.

Ce que j’ai fait.  Cela ne faisait QUE 20 fleurs à venir (je ne voyais toujours pas ce que donnerait le résultat final, je pensais que je préparais des rosaces toutes bêtes) et Pulchérie s’est insurgée  mais pas trop quand même, parce que quand même faut pas pousser…

Je dois dire qu’il y a eu un moment où elle disait “oh ça ce n’est pas grave” qui nous a tous sciés… Nous espérions tous qu’elle n’avait pas choppé la malaria quelque part… (la mariée à la mairie sur un brancard, ce n’est pas le top…)

Il y avait aussi l’atelier lampes à préparer pour les mettre dans les lampions et mon père a dit “présent”, cet innocent.

D’un autre côté, vu comment la chose avait été amenée, tout le monde aurait dit “présent”, même ceux connaissant bien Pulchérie (la preuve, mon père s’est fait avoir…)

C’était simple sur le papier. En fait plus compliqué qu’il n’y paraissait, et le vendredi 25 juin, revenant chez mes parents pour je ne sais plus quel obscur motif à rayure blanc/rose, j’ai trouvé mon père désespéré qui n’avait fait que 15 lampes sur 50 alors qu’il n’avait pas chômé.

J’ai donc précisé à Pulchérie que je restais pour le seconder. Elle m’a dit que tous les prétextes étaient bons pour moi, pour glander, et ne s’est excusée qu’après avoir dit oui. D’un autre côté, elle me dit ce qu’elle veut, c’est comme moi quand je lui parle : ça rentre dans une oreille (et encore), et ça ressort par l’autre (cette précision pour éviter à certaines personnes caustiques de venir me dire que ma fille n’est qu’une emmerdeuse et gnagnagna, je sais qui j’ai mis au monde et je ne fais rien que ce que je veux tout de même… c’est ma fille et je l’adore…) (Dieu reconnaitra les siens…)

Là encore j’ai maudit les idées de génies qui fleurissent sur internet, en fabriquant de quoi éclairer les lampions en accrochant des lampes dedans avec une ficelle de 15 cm de longueur (pas 16). Tout cela pour retrouver le vendredi soir après tests, la moitié des lampes coupées en 2, dont une partie gisait à terre, à récupérer pour les mettre dans le lampion comme on pouvait.

Et c’était aussi joli finalement, pourquoi s’emmerder ?

C’était le but des ateliers…

S’emmerder pour faire compliqué quand on peut faire simple…

Je vous donne la marche à suivre :

  • Acheter chez Ikéa des lampes diodes en forme de demi sphère
  • Acheter les piles qui vont avec (3 par lampe, faites le compte pour 50 lampes doubles)
  • Mettre les piles dans la première lampe, puis dans la deuxième
  • Utiliser un collant double face pour coller les deux lampes ensemble
  • Pester contre ce putain de bordel de merde de double face qui vous ruine un ongle pour le décollage du dessus, idem pour le décollage du dessous
  • Détacher vos doigts de la colle traitre qui s’est déposée dessus
  • Tester la lampe complète
  • L’éteindre
  • Coller sur la lumière un truc jaune pour que la lumière ne soit pas trop violente (idée de Pulchérie qui avait déjà repeint toutes les ampoules des guirlandes électriques en blanc poudré)
  • Prendre une ficelle, y faire un noeud coulant  pour permettre l’accrochage de la lampe double dans le lampion
  • Dire “merde” il en reste X à faire

Le lendemain :

  • Tester les lampions éclairés pour constater que dans les blancs cela fait vert parce que la lumière d’origine est bleutée et qu’avec le truc jaune, cela ne va pas
  • Décoller le truc jaune dans toutes les lampes, parce que le verdâtre n’était pas l’idée d’origine
  • Constater que l’humidité de la nuit qui tombe fait se décoller les lampes les unes des autres
  • Ramasser ce que vous pouvez qui est tombé par terre
  • Coller comme vous le pouvez avec ce qu’il reste de colle, le morceau tombé à terre, dans le lampion
  • Mettre l’autre morceau de la lampe en parallèle dans le lampion pour qu’il ne penche pas
  • Constater que finalement c’est aussi joli que mis en double, avec une ficelle de 15 cm dans l’exact milieu
  • Se demander à quoi on pensait en concevant fille aînée…

La vie n’est qu’un long calvaire…

Posté le 29 juin 2010 dans Histoire de sorcière.
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Mobilisation générale de l’Emmaus de Trappes pour le mariage de Pulchérie

emmausAprès m’avoir kidnappée, ligotée dans le coffre de la voiture trainée à Ikéa traitreusement pour voir le prix des chaises pliantes, des tables pliantes, des tréteaux, des plateaux, des couverts, une vérité s’est imposée à Pulchérie.

Car ce n’est pas le tout, mais faire le mariage dans un petit bois, c’est TOUT prévoir : les tentes (achetées et pouvant être louées après le mariage), le sol, de quoi poser 90 culs maximum (soit 180 fesses), les tables, etc…

Le traiteur pliant les gaules à 24 H ou 00 H 00 et emportant sa vaisselle alors que la fête doit continuer, il fallait en plus prévoir de la vaisselle.

Tout uni pour les chaises, les verres et gnagnagna C’EST MOCHE. Normal, l’ennui naquit un jour de l’uniformité.

Pulchérie a donc eu l’excellente idée que je ne conteste pas, d’aller acheter ce qu’il lui fallait chez Emmaus. Elle pouvait faire une double bonne action en leur achetant ce dont elle avait besoin et en le leur redonnant après pour revente.

Evidemment quelques personnes dont moi, ont demandé si après la fête, elles pourraient récupérer qui des chaises, qui une théière,  qui des tasses, qui 6 assiettes assorties, ce qui fut accordé. Tant qu’à donner…

Première visite chez Emmaüs : Pulchérie ayant une passion perverse pour l’ancien et non pas le nouveau, a commencé à taper dans la vaisselle certainement déposée là par des petits enfants vidant la maison ou l’appartement de leurs grands parents.  Le tout ravissant et désassorti, mais c’était le but.

Vaisselle un peu émouvante aussi : d’une autre époque, mais pas encore redevenue à la mode, preuve de disparitions et de vidages de maisons ou appartements, preuve que le temps passe et nous fauche un jour.

Puis sans le vouloir elle a séduit un monsieur au rayon meubles d’occasion forcément, et lui a expliqué qu’il lui faudrait des chaises, des bancs si c’était possible, des tables, des chaises, des chaises, des chaises, etc…

Première visite : je vais l’attendre à la gare de Trappes avec le break de papa. Pulchérie sait très bien que je suis toujours à l’heure, mais bon, ce n’est pas grave, elle me donne l’heure d’arrivée de son train avec 5 minutes d’avance. Moralité, je poireaute 10 minutes.

L’hiver ça va, quand le soleil tape, bonjour les dégâts…

Tous les samedi pendant un petit moment, nous sommes allées chez Emmaus, où un monsieur charmant, lui mettait toutes les chaises de côté et avait même pris son numéro de portable pour la prévenir d’arrivages exceptionnels.

Tout en l’attendant, quand elle allait choisir de la vaisselle, ou en discutant avec son fournisseur de chaises préféré, j’ai eu l’occasion de rire intérieurement plus d’une fois :

  • Photo à faire : Pulchérie un jour de beau temps (si si, il y en a eu), en combi-short et petit chemisier et vague cardigan, poireautant à la caisse à côté d’une femme voilée du haut jusqu’en bas (en noir évidemment). Le contraste valait son pesant de dragées…
  • Le regard pervers du mari de la femme voilée. M’énervent ceux-la, vu la lubricité qu’ils dégagent, ne pas s’étonner qu’ils voilent leurs femmes (je le dis comme je le pense, et inutile de venir disserter là-dessus, ce n’est pas le vrai sujet)
  • Le(s) petit(s) coups d’oeil appréciateur(s) du réserveur de chaises sur les gambettes de ma fille qui visiblement lui avait tapé dans l’oeil. Dès qu’il le pouvait, il matait gentiment, admiratif et sans lubricité apparente.
  • D’ailleurs il m’a félicitée d’avoir mis au monde une aussi jolie fille, en déplorant que sa soeur ne vienne jamais (HI HI !)
  • D’ailleurs il rameutait des collègues.
  • D’ailleurs il lui a fait plein de prix sympas

Idem pour l’étage (la vaisselle), je pense que l’on se souvient de la “future mariée” à qui l’on emballait tout bien, en faisant un prix également. Certes nous rapporterons pas mal de choses chez eux, mais nous ne savons pas s’il faut ou non, faire un petit geste supplémentaire pour toute la gentillesse rencontrée…

Et ces visites répétées chez Emmaus ont été l’occasion pour Pulchérie, de mentir à sa mère comme un arracheur de dent :

  • “Non je ne prends plus de vaisselle, j’en ai assez”

Comme si je n’allais pas entendre dreling dreling dans un sac plastique qu’elle portait d’un air dégagé pour le planquer dans la voiture…

D’ailleurs c’est Mrs Bibelot qui a tout lavé et moi tout emballé pour le grand jour.

Alors je sais bien qu’elle a acheté je ne sais combien de carafes, dont certaines, magnifiques, ne quitteront certainement pas la famille…

En plus du reste… (65 chaises entreposées dans le grenier de mes parents ont fait que nous avons cessé de hanter ce lieu, mais ce n’est qu’une pause, que faire de ces 65 chaises ?)

Posté le 27 juin 2010 dans Ah ces mômes !, Crise de nerf, Histoire de sorcière, Nos grands moments de solitude.
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ILS ONT DIT “OUI”

C’était émouvant, ahurissant, époustouflant, bluffant.

C’était beau, une musique de rêve, un décors de pays des merveilles…

A la hauteur des rêves de ma fille et de son gentil qui désormais a une belle doche (hé hé…)

Donc, à raconter, en plusieurs épisodes, bien sûr…

Des bises à tous, un peu pompette et ramenée chez moi par un chauffeur dans ma propre voiture, je vous salue à cette heure tardive et m’en vas dormir du sommeil du juste (toujours un peu pompette)…

HIC !

Posté le 27 juin 2010 dans Histoire de sorcière.
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