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Exaspération… (part 2)

femme-en-colere-exasperation-2… Ma soeur m’appelle vers 16 H : ils sont toujours aux urgences, tout le monde s’engueule pour savoir dans quel service Jean-Poirotte va être admis.

Pas trop gênée (comme moi), elle a consulté les notes de la pierre tombale du SAMU qui discute toujours avec le réanimateur des urgences, et me donne ses conclusions sur les anomalies de l’ECG et le reste. Je note. Le soir nous allons squatter Internet pour comprendre le jargon des pierres tombales.

Ce n’est pas la peine de nous faire la morale, si c’est secret, ils n’ont qu’à garder leurs papiers avec eux. C’est grâce à une négligence de ce type que Jean Poirotte a su en novembre qu’il était atteint d’une infection nosocomiale…

Finalement Jean-Poirotte est admis en USIC (Unité de Soins Intensifs Cardiologiques). Ma soeur apprend au cours du retour avec maman, qu’il a eu des palpitations il y a 3 jours mais qu’ils n’ont pas voulu nous inquiéter.

Curieusement, ça m’énerve… Faudrait peut-être que je fasse reconversion gentille sorcière/bonne soeur contemplative.

Mais bon, pour les parents c’est un fait acquis désormais, il nous appartiendra de nous gendarmer en cas de besoin.

Maintenant c’est le parcours du combattant qui démarre avec les pierres tombales (les médecins hospitaliers), parcours d’autant plus difficile que Jean Poirotte a un seuil de tolérance très élevé face à la non information, et pose peu de questions.

Le samedi, maman va le voir avec une amie. Elle sait juste au retour, qu’il a des anomalies sur l’ECG, qu’il n’a pas vu de médecin, et qu’il est dans l’ignorance la plus totale de ce qu’il lui arrive. La seule chose qui est sûre, c’est que tout le monde a écarté l’hypothèse de l’embolie pulmonaire.

Le soir, il l’appelle un peu abattu : il a finalement vu un médecin qui lui a dit qu’il avait le coeur fatigué. Cela remonte le moral c’est sûr. Il ne va plus rien faire sans se demander si ce n’est pas de cueillir une pâquerette qui va le tuer, et maman ne va plus pouvoir supporter de le voir se lever avec 1/4 d’H de retard…

Maman ne se sent pas bien du tout, et je lui rappelle que Tante Hortense est DCD à 99 ans et 11 mois, avec un coeur fatigué depuis 30 ans et un traitement nettement moins au point que ce qui se fait de nos jours…

Me revoici sur Internet à chercher le pourquoi du comment, à essayer de comprendre, de savoir. Acromion m’assommerait : il déteste que l’on prenne des renseignements médicaux sur Internet. Mais j’ai besoin de savoir, et j’y passe une partie de la nuit.

Dimanche midi : papa a téléphoné à sa femme. Il a revu un autre médecin qui lui a parlé potassium surtout et l’a collé la veille au soir sous diurétique à haute dose. Moralité, il a passé sa nuit à aller pisser tous les quarts d’heure. Sa femme n’a pas osé lui dire qu’il avait eu un aperçu de ce que c’est qu’être enceinte de presque 9 mois : elle le lui dira plus tard.

Il doit passer un angioscan le lundi. Il ne sait pas ce que c’est mais la pierre tombale est partie trop vite pour qu’il pose des questions. La bonne nouvelle c’est qu’il a quitté l’USIC et qu’il est au troisième étage où l’on trouve de tout (y compris des peintres), mais qui n’est pas un service cardiologie. On lui a dit que son ECG était à nouveau normal, que l’oedeme était résorbé, et qu’il restait à attendre les résultats de l’examen.

Maman va le voir avec celle qui n’est pas comme tout le monde. Elle rentre assez rassurée.  Elle l’a trouvé rajeuni de 10 ans, tellement il est dégonflé et reconnaît que j’avais raison (tout de même), mais qu’elle ne s’est rendu compte à quel point il était gonflé avant, qu’en le voyant débarrassé du superflu…

Le lundi, nous attendons les résultats de l’angioscan. Rien à l’horizon, et enfin, Jean Poirotte va sortir de sa non curiosité pour enquêter. Comme on lui a retiré sa perf, il peut gambader dans les couloirs et ne va pas s’en priver…

  • Car déjà, sa femme ne vient pas le voir avec moi comme prévu, pour ne pas arriver pendant qu’il passe son examen auquel on le prépare depuis la veille car il est allergique à l’iode (donc je prévois limite une réanimation suite au choc à l’iode)
  • Il sait que du coup j’ai entraîné ma mère au muguet pour lui changer les idées (ça marche toujours)
  • A 16 H comme personne n’est venu le chercher pour l’examen il se déplace jusqu’au bureau des infirmières, où il apprend ravi, qu’il n’a jamais été prévu qu’il passe un angioscan. En tout état de cause le service interrogé n’a pas eu connaissance d’un Jean Poirotte à examiner ce jour là. Là il commence une grosse colère car on le traite tout de même contre une allergie éventuelle. C’est incohérent ! Qu’il s’énerve est très rare chez lui, mais généralement ça compte.
  • Le cardiologue de service du 3ème le prend de haut “mais monsieur je ne vous connais pas, je n’ai même pas votre dossier”.
  • Jean-Poirotte peut crier plus fort que le médecin dont il note le nom, il le prouve et donc ça s’entend. Des portes de chambres s’ouvrent discrètement.
  • Après avoir dit sa façon de penser au connard, après une discussion houleuse avec un homme plein de morgue, il descend à l’étage inférieur (la cardiologie), et tombe par le plus merveilleux des hasards sur son cardiologue. Qui lui demande stupéfait ce qu’il fait là, en PYJAMA !
  • Jean Poirotte le lui explique
  • L’autre (et son service) n’a jamais été averti de son hospitalisation. Sinon sa collègue l’aurait bien entendu visité le vendredi après midi (celle qui a opéré 2 fois Jean Poirotte, et qui était de garde le WE)
  • Il examine son patient et trouve que tout est parfait. Pourquoi un angioscan ?
  • Il appelle l’USIC
  • Les médecins s’engueulent
  • Mon père est furieux. Du coup pour arpenter les couloirs, il n’a plus mal au dos (il y a des miracles)
  • Son cardiologue aussi est furieux, qui revoit l’ordonnance tout de même suite à ce que l’on vient de lui transmettre, et compte rendu pris du boîtier du défibrillateur qui fait aussi big brother et note toute anomalie.
  • Mon père toujours furieux décide de gambader jusqu’à l’USIC pour avoir des explications j’attends.
  • On lui répond que l’oedeme résorbé son ECG redevenu normal, tout est rentré dans l’ordre.
  • C’est un fantôme sans doute demande-t-il, qui lui a parlé de l’angioscan alors qu’il ne connaissait même pas le terme et n’avait pas pu l’inventer. (Pour la coronaro, le scanner simple, l’échographie intra oesophagiene il est imbattable par contre…)
  • Il remonte voir son cardiologue qui lui dit qu’il sort le lendemain… En fait il suffisait (de ce qu’on lui en dit) de terrasser le taux trop haut de potassium et de le faire pisser pendant 8 H. Mais nous avons eu raison d’appeler le SAMU tout de même.
  • Donc, ordonnance renforcée, mais le cardiologue/rythmologue est rassurant : le coeur va bien, il n’est pas “fatigué”. Lui par contre  (le cardiologue) si, par les multiples merdes de communications entre services, dont certains vont entendre parler…

Donc je suis à nouveau exaspérée. Par le manque de coordination entre les services, le mutisme de certains médecins, ET le fait que putain j’en ai marre d’avoir toujours raison (enfin dans certains cas).

Quand je lui avais signalé que je le trouvais gonflé, il lui aurait suffit de voir Acromion ou son remplaçant, et jamais il n’en serait arrivé à avoir les poumons engorgés (d’où les symptômes), un ECG perturbé et j’en passe.

Parce que le peu qui lui a été fait à l’USIC (terrasser le potassium et le faire éliminer), Acromion pouvait le faire tout seul vu que la cardiologie c’est tout de même beaucoup son rayon… Son cardiologue a confirmé que s’il était venu le voir “entre deux” 8 jours plus tôt, il n’y aurait pas eu d’hospitalisation…

Mais rien ne s’est passé normalement, car la vie n’est qu’un long calvaire.

J’ai fait jurer sur la Bible à ma mère de m’écouter, ou d’écouter ma soeur ou mon frère, la prochaine fois.

Cause toujours : elle est totalement athée…

Posté le 5 mai 2010 dans Ah ces parents !, Crise de nerf.
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Exaspération… (part 1)

femme-en-colere-exasperationPour ceux qui ont suivi, nous en avons bavé (lui compris) lors de l’hospitalisation de Jean-Poirotte du 2 novembre au 24 décembre 2009.

Il était sorti avec une légère insuffisance rénale à surveiller, l’avertissement qu’il lui restait des végétations accrochées au coeur, qui en cas de détachement pouvaient provoquer une embolie pulmonaire, et un taux de potassium trop élevé à surveiller également et éventuellement à traiter s’il persistait.

Dans un premier temps Jean-Poirotte a bien consulté le médecin régulièrement (pour ça il ne renâcle pas), procédé à ses analyses, et Acromion devant un taux de potassium trop élevé s’incrustant, l’a mis sous traitement.

Lui dire de consulter immédiatement en cas d’oedeme c’est visualiser théoriquement mon père avec une bulle au dessus de la tête “cause toujours”. Idem pour Mrs Bibelot. Lui demander de surveiller un peu son mari, revient au résultat que j’obtenais quand je disais “les filles allez ranger votre chambre”. Deuxième bulle au dessus de la tête “cause toujours”.

C’est déjà bien assez barbant de prendre des médicaments deux fois par jour, de s’obliger à boire de l’eau en suffisance (troublée par du sirop de menthe glaciale), de subir une prise de sang par mois.

Limite c’est pire que l’hospitalisation, tout le monde sait ça. Mais bon, Jean-Poirotte était discipliné, et déterminé réellement à se faire suivre.

Sauf que…

  • J - 10, je  viens prendre mon thé quotidien avec Mrs Bibelot. Mon père se lève de sa sieste quotidienne et je le trouve curieusement bouffi.
  • Je le lui fais remarquer avec diplomatie
  • Ma mère : “cause toujours mais non, c’est parce qu’il vient de se lever”
  • Mon père : “cause toujours : je viens de me voir dans la glace, tu te fais des idées”.
  • Jour après jour je trouve que le phénomène s’accentue mais j’obtiens toujours la même réponse (cause toujours), même quand je suggère une consultation avant le prochain RV prévu.
  • Je rentre chez moi, jour après jour exaspérée. Le déni m’énerve. Qu’ils aient peur c’est une chose. Ne rien faire ne conduira à rien de bon, au mieux une hospitalisation qui peut peut-être être évitée, au pire…
  • Vendredi 30 avril ma mère me téléphone. Jean-Poirotte ne se sent pas bien. Il a passé sa nuit oppressé avec des difficultés respiratoires, il a une barre dans la poitrine et s’essouffle pour faire 3 pas.
  • “Appelle le SAMU” (je pense immédiatement, à l’embolie pulmonaire, à rien d’autre car je ne suis pas médecin)
  • “Ton père ne veut pas”. “On termine de déjeuner et je l’emmène à la clinique X (qui l’a tiré d’affaire)”
  • “APPELLE LE SAMU !” (Putain De Bordel De Merde)
  • “Non, ton père ne veut pas, et puis je ne vois pas ce qu’ils pourront faire” (tout le monde sait que le SAMU est une sombre daube inutile, payée inutilement par l’argent du contribuable, même s’il a sauvé la vie de papa une fois)
  • J’ARRIVE !

Je raccroche, échevelée, énervée, inquiète, pas lavée (mon bain était en train de couler) et je saute dans mes fringues avec une violence inouïe. Diabolos devant mon comportement n’ose même pas me faire remarquer qu’il n’a pas trop de croquettes (si le plat ne déborde pas, il craint la famine). Le temps de prendre mon portable, le chargeur, mon manuel de survie et je file telle un pet sur une toile cirée…

Ma soeur m’appelle : elle aussi fait le pet sur la toile cirée, et nous devons nous retrouver chez les parents dans un délai très bref,  toutes les deux divinement coiffées. Mon père oppressé et un peu pâle (et en plein oedeme, ça saute aux yeux comme un coup de pied aux fesses), refuse que l’on appelle le SAMU. Il n’a rien de grave, finalement il se sent très bien…

J’ai poussé ma gueulante 3 minutes avant l’arrivée de ma soeur, elle en fait autant à son tour “Mais enfin, vous ne vous rendez pas compte ? Et si tu fais un malaise pendant que maman t’emmène (20 km), elle fait quoi ? vous faites quoi ?”.

J’appelle le SAMU. Les parents capitulent. Il ne se sent pas si bien que ça, elle a peur.

Arrivée d’abord comme toujours, des pompiers qui précèdent ou accompagnent le SAMU. Ils sont 4 et procèdent à l’interrogatoire du suspect qui se débat, mais inutilement, car ma soeur ou moi sommes tour à tour présentes pendant que maman prépare une petite valise “en cas d’hospitalisation”, pour répondre en cas de mauvaise foi.

Arrivée du SAMU : 5 personnes. Le médecin m’interroge moi, pendant que 2 personnes s’occupent, l’une d’un électrocardiogramme et l’autre de lui prélever des flacons de sang pendant qu’un autre surveille un masque respiratoire et un ballon. Face au Vampire, Jean-Poirotte se crispe un peu, ma soeur le soutient moralement, et je fais l’historique au médecin du SAMU, à sa demande depuis l’infarctus de 1983… (Ma mère est toujours dans sa valise qui ne peut pas attendre 10 minutes…)

On lui apporte régulièrement des tracés de l’ECG. Je le vois bien prendre des notes, et je l’interroge, mais il est aussi bavard qu’une pierre tombale. Une hospitalisation est nécessaire finit-il par me dire, lassé par mes questions, reste à savoir si la clinique où il est suivi pourra l’accueillir. La réponse tombe au bout de 10 minutes : c’est oui, il est attendu par un réanimateur et aux urgences avant.

Et voici l’embarquement de mon pauvre papa, ligoté par les perfs multiples et les banderilles permettant le relevé ECG en continu. Ma soeur embarque ma mère incapable de conduire…

Moi je reste comme une conne avec la mission d’avertir tout le monde, pour attendre des nouvelles… Un après midi de rêve en vue…

Inquiète mais toujours exaspérée tout de même par ce refus de voir les choses en face. Avoir peur de l’hospitalisation je peux le comprendre, mais se cacher des symptômes qui s’accentuent et peuvent y mener tout droit, je trouve cela stupide. D’un autre côté, je ne sais pas comment je serai dans 20 ans…

Je pense à ce moment là, qu’une consultation 10 jours plus tôt aurait peut-être rendu inutile tout ce tintouin.

La suite me prouvera que j’avais raison.

Mais la vie n’est qu’un long calvaire…

Posté le 3 mai 2010 dans Ah ces parents !, Je m'insurge.
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Fausse manip…

Ca m’apprendra à téléphoner en pianotant sur l’ordi.

Une fausse manip de ma part a effacé mon dernier posts et vos gentils commentaires…

Toutes mes confuses…

Posté le 2 mai 2010 dans Histoire de sorcière.
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Les filles ça cuisine… (réédition du 10 août 2006)

Filles_et_cuisineVous pensiez tout savoir sur les filles avec mon billet de 3 km sur “conseils utiles aux ignorants…”, et les autres. Et bien NON. Et encore je suis loin de la fin !

Un jour où elle ne sait pas quoi faire “mamannn j’m'ennuuiiiie”, la fille décide de faire de la cuisine.

La première fut Pulchérie qui devait avoir 12 ans, et s’ennuyait mortellement pendant ses vacances, les occupations proposées par Mrs Bibelot et moi même étant ringardes comme de coutume, et sa meilleure amie partie.

La fille ne va pas se faire la main sur du bête pain perdu ou des oeufs sur le plat, ni même une salade de tomates. Elle attaque direct avec une recette de dessert de préférence, bien compliquée.

Munie de tous les ingrédients et du livre célèbre “la cuisine de Tante Hortense” que Mrs Bibelot tenait de sa grand mère et annoté de partout, Pulchérie s’est donc enfermée dans la cuisine pendant 3 longues heures, sa soeur regardant pour la 35ème fois “la folie des grandeurs” et ayant décidé de fuir la cuisine avec un instinct très sûr.

De la cuisine nous parvenaient des bruits de casseroles, de plats violemment posés sur la table, tout un remue ménage inquiétant, d’autant qu’aucun bruit d’eau ne venait nous rassurer sur l’état futur des ustensiles de cuisine qu’elle avait tous monopolisés.

Quand elle a émergé pour aller regarder une niaiserie à la télévision, la cuisine ressemblait à Berlin en mai 1945 et une superbe tarte aux fraises nous attendait. A nous le récurage des plats (il en faut autant pour faire une tarte ?) et de la cuisine.

Pour la tarte elle avait pris pour la pâte la recette de “la pâte à sablés” (le gâteau) et non pas la recette de la pâte sablée. La tarte était exquise (rendons lui cette justice), mais ne résistait pas au découpage, c’était dramatique et le grand père y a laissé sa réputation de découpeur hors pair.

Comme elle s’ennuyait ferme, nous avons eu droit aux éclairs au chocolat faits maison, à la tarte à la rhubarbe, à la bête mousse au chocolat, aux îles flottantes pralinées, à la crème renversée, à la tarte au citron meringuée, aux choux à la crème, à des charlottes multiples et variées. Il était temps que sa meilleure amie (Vivi) rentre de vacances, nous avions tous pris 3 kg.

Ne pas rentrer dans la cuisine pendant que la fille oeuvre, c’est dangereux :

  • Elle peut vous réquisitionner pour laver les plats et saladiers, vous avez tout le temps, toute la nuit devant vous

  • Vous lui faites peur : elle relève le fouet des blancs qu’elle bat en neige sans arrêter le batteur et vous vous retrouvez entièrement moucheté

  • Vous pouvez glisser sur une coquille d’oeuf : un accident est si vite arrivé

  • Elle vous demande l’oeil mauvais si les fraises sont fraîches : vous jouez avec votre vie.

Pulchérie était la reine du riz au lait. Elle mettait le riz au lait en route et l’oubliait. 4 casseroles de flinguées dé-fi-ti-vement… (j’ai tout essayé même le HCl pur et la soude caustique, pas en même temps, mais contre 5 cm de carbonisé, on ne peut rien…)

Delphine elle, a directement attaqué une salade ultra composée. On n’a jamais retrouvé la recette, elle avait fait des variantes délicieuses mais ne se souvenait plus lesquelles…

En règle générale elle préférait cuisiner du salé, ce qui est à remarquer car assez rare… Du coup, elle est assez bonne cuisinière ce qui n’est pas le cas de toutes les jeunes femmes filles de sa génération…

Quant au nettoyage de la cuisine après avoir oeuvré, elles ont mis du temps à s’y mettre… Une fille en cuisine c’est du boulot pour la mère, même si elle a fait le repas…

La vie n’est qu’un long calvaire…

Posté le 29 avril 2010 dans Ah ces mômes !, Crise de nerf.
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France j’te cause (l’histoire sans fin…)

femme-au-telephone-3Mes démêlés avec France Télécom sont une source inépuisable de rires (pour les autres).

Des mois que cela dure, qui finissent par faire 1 an et demi…

Le premier acte fut un jour la mise en service restreint de ma ligne pour cause de rejet du prélèvement automatique par mon ancienne banque… (dont j’ai été avertie quand j’ai découvert le service restreint…)

Règlement effectué par téléphone et carte bleue, et envoi d’un nouveau RIB pour régulariser la situation.

Jusque là, tout allait à peu près bien… Pour la suite je vous en épargne les 3/4 parce que je suis sympa (si si, j’insiste sur ce point)…

  • “Votre ligne a été mise en service restreint, car nous n’avons pas reçu votre paiement… Pour régulariser… Bip” 2 mois plus tard.
  • Appel : j’ai transmis un nouveau RIB. Oui mais c’est le service France Télécom qui bloque maintenant les prélèvements automatiques car il y a eu un incident une fois. Nouveau RIB : veut pas le savoir. Règlement en ligne à nouveau.
  • “Votre ligne a été mise en service restreint, car nous n’avons pas reçu votre paiement… Pour régulariser… Bip”
  • Appel : je n’ai pas reçu ma facture. T’inquiète pas ma bichette, je te complète ton adresse tout de suite sur l’ordinateur, et je prends ton règlement.
  • “Votre ligne a été mise en service restreint, car nous n’avons pas reçu votre paiement… Pour régulariser… Bip”
  • Appel : ah bah non finalement l’adresse n’a pas été complétée, c’est l’ordi… Bon je prends en compte votre règlement en ligne, mais je trouve que vous payez beaucoup. Voici le nouveau forfait que je vous propose.
  • Elle s’est mal exprimée, je crois qu’il s’agit de 2 MOIS, et j’accepte cette offre si intéressante.
  • Elle le note sur l’ordi, et complète mon adresse au passage (il est à noter que pour vous faire payer plus cher finalement, l’ordinateur fonctionne parfaitement, mais pas pour mettre à jour une adresse)
  • “Votre ligne a été mise en service restreint, car nous n’avons pas reçu votre paiement… Pour régulariser… Bip” : un mois après.
  • Appel : je n’ai pas reçu ma facture, j’ai payé il y a un mois, faut pas pousser mémé dans les orties, elle n’a pas de culotte et les orties ça pique.
  • Réponse : avec votre nouveau forfait, c’est payable mensuellement, ON a dû vous le dire (non).
  • Je ne percute pas tout de suite. Je paye, et je demande à nouveau que l’on complète mon adresse pour la facture qui s’égare je ne sais où…
  • Je n’ai en effet toujours pas reçu ma facture
  • Pas de souci, la dame s’en occupe immédiatement comme toutes les fois précédentes…
  • J’en passe. A chaque fois, on complète mon adresse immédiatement.
  • “Anne ma soeur Anne, monte en haut de la tour, hélas que Dieu me damne mais que mes frères soient là le facteur soit là avant la fin du jour. Anne ma soeur Anne ne vois-tu rien venir point une facture de France Télécom venir ?”
  • “je ne vois que le soleil qui flamboie et le facteur qui merdoie !” (ça le change tiens, celui-là !)
  • J’avais noté la date à laquelle j’avais réglé la dernière fois, ainsi que la référence du règlement (comme de coutume) et je m’étais donc promis d’appeler le lundi 26 avril, le temps que je retrouve mon post-it, dans les temps pour régler en ligne.
  • Le dimanche 25 : “Votre ligne a été mise en service restreint, car nous n’avons pas reçu votre paiement… Pour régulariser… Bip”
  • Là, je pique une crise. J’ai effectué mon dernier règlement il y a moins d’un mois, je n’ai bien évidemment pas reçu ma facture. Pas de bol, je suis de mauvaise humeur : un camion de déménagement bloque le parking pour la journée.
  • Appel. Règlement immédiat, et “passez-moi un commercial S’IL VOUS PLAIT, avec votre offre alléchante que j’ai acceptée en novembre, je paye plus qu’avant”.

L’offre était en effet alléchante, car elle se présentait pour 2 mois, alors que non, c’était pour 1 mois. 3 H de forfait (par mois) pour appels vers toute la CEE et les portables. Vérification faite par le commercial, pour la facture que je viens de régler, j’ai téléphoné en 1 mois : 32 minutes, le mois d’avant 1 H, celui d’avant 16 minutes, effectivement ce forfait n’est pas pour moi (le seul mois où cela a été valable a été quand je cherchais à joindre mon père sur le serveur vocal de la clinique dont-on-sait-ce-que-j’en-pense).

Si j’ai si peu de minutes d’appel, c’est que les 3/4 de mes correspondants ont les appels gratuits, et me rappellent toujours immédiatement.

Pour moitié moins cher (par mois), là on me propose 2 H de forfait (par mois), uniquement sur la France et la CEE (on ne sait jamais, Delphine va peut-être repartir à Berlin). Là, OK, c’est intéressant. J’accepte.

Vu le problème d’adresse à compléter sans doute jusqu’à ce que je change d’opérateur, le commercial me fait un avoir des frais de mise en service restreint. Ca fait tout de même 60 Euros… On peut avoir des soupçons : l’adresse n’est pas complétée, car cela permet de mettre la ligne en service restreint et de le facturer au client, alors qu’il suffit de faire un clic pour couper et un clac pour rétablir…

Et si on pouvait compléter mon adresse UNE FOIS DE PLUS ET POUR DE VRAI, pour faire cesser mes soupçons abominafreux dont je fais part au commercial un peu gêné, ce serait super, pour que je ne rate pas la prochaine facture (dans 25 jours je suppose…)

“Pas de problème madame, c’est fait”.

MAIS, je le sens bien, vu cet avoir de 60 Euros, mes trois prochaines factures (que je ne recevrai pas) seront de 0,00 Euros.

Et comme je vais oublier d’envoyer un chèque de 0,00 Euros, fatalement je vais avoir droit à :

  • “Votre ligne a été mise en service restreint, car nous n’avons pas reçu votre paiement… Pour régulariser… Bip”

La vie n’est qu’un long calvaire…

Posté le 27 avril 2010 dans Je m'insurge, Nos grands moments de solitude.
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Conseils utiles aux ignorants qui ont mis au monde des filles

Petites_fillesRéédition d’un post du 5 juillet 2006 qui avait contribué à me faire un peu connaître de la blogosphère.

Mise en page très difficile à résoudre, 1000 excuses…

A une certaine époque, quand je voyais les fils de mes amis, j’avais l’impression de voir, dès l’adolescence, de grandes choses molles, à la voix qui mue, scotchées à leurs consoles de jeux, la télé, une paire de roller ou un skate board. Des mâles en puissance très intéressés par la moto, la voiture, le dernier jeu vidéo intéressant, le foot, la F1, et accessoirement les filles (le temps passant). (Lire la suite…)

Posté le 23 avril 2010 dans Ah ces mômes !.
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BUG…

J’ai un bug sur mon post précédent, que je n’arrive pas à résoudre… J’ai donc été obligée de le rééditer, en perdant malheureusement les commentaires…

1000 excuses pour ceux qui avaient commenté…

Edit : Pulchérie est passée par là (tout à fait par hasard :-)) et a réparé le bitoniaux…

On la remercie…

Posté le 23 avril 2010 dans Histoire de sorcière.
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