Parfois mes parents réussissent très bien dans cette série qu’ils ne connaissent pas…
Fort heureusement cela ne dégénère jamais, mais je préfère toujours prendre la fuite, on n’est jamais trop prudent…
Jean Poirotte doit aller chez le marchand du coin récupérer de l’outillage qu’il a commandé (parce que chez le petit marchand du coin c’est moins cher qu’à Casto…).
- Bon, je vais y aller, je préfère que tu me prépares le chèque à l’avance
- Et pourquoi ? Tu ne peux pas prendre le chéquier ? (Mrs Bibelot)
- Je n’aime pas me trimballer avec le chéquier, vous les femmes, au moins, vous avez un sac à main, moi le chéquier ça m’encombre…
- Bon et bien, voici un stylo, tu n’as qu’à faire le chèque toi-même, tu es assez grand !
- Oui bien sûr que je suis assez grand.
- … (il va chercher le sac à main de sa femme)
- … (il en extirpe le chéquier)
- … (rédaction du chèque)
- … (habillage du père)
- … (départ du père)
Mrs Bibelot regarde partout pour remettre le chéquier dans son sac à main puisque c’est elle qui a la garde de la chose.
- Ben il est où le chéquier ?
- Papa est parti avec (moi).
Oui. Il a bien rempli le chèque parce qu’un chéquier est encombrant, mais il est parti avec le chéquier à la main, sous mon regard ironique…
Le retour…
- C’était bien la peine de remplir le chèque pour partir avec le chéquier…
- Oui mais cela m’a évité de prendre mes lunettes. Tu comprends, vous les femmes, vous avez un sac à main, moi mes lunettes ça m’encombre…
- Oui et si tu as à remplir un constat amiable tu fais comment ?
- Bon ben moi j’y vais, à demain !
On sait quoi lui offrir pour la fête des pères…
Piste de danse installée dans le petit bois, voilà t’y pô que Pulchérie a une idée de génie le mercredi soir (ne pense pas ma chérie, ne pense pas !).
Le jeudi, son père doit venir monter la baraque à frites (ou à je ne sais plus quoi d’ailleurs, je commence à m’y perdre dans le petit bois…), donc elle doit venir superviser, le gentil également.
Rajoutez sa soeur et gendre n° 2. Sans doute là pour éviter que je ne flanque à Albert un coup de fourche en le voyant. Meu non, je suis civilisée, tout s’est très bien passé avec Albert. Sauf que cela a traumatisé les filles de nous voir nous faire la bise et avec le sourire en plus, et même deviser toujours avec le sourire, sur surtout un peu n’importe quoi (faut pas qu’on cherche à trop creuser non plus et nous le savons tous les deux).
On se serait mis sur la gueule cela les aurait traumatisées également. Jamais contentes…
D’un autre côté nous ne nous étions pas vus depuis 2004 et puis je me voyais mal serrer la main d’un homme avec qui j’ai conçu deux filles les doigts dans le nez.
Bref la veille Pulchérie avait pris une décision, eu une idée, une de celles qui germent dans le cerveau d’un designer inspiré ou téléguidé, et qui terrorisent tout l’entourage. Quand elle dit “j’ai une idée”, tout le monde se fige (sauf les moustiques).
Fallait peindre la piste de danse EN BLANC. Et en rose vif sur la piste de danse AU CENTRE, une étoile à cinq branches.
Mon ainée aussi adorée que sa soeur, aurait pu décider de faire peindre l’étoile de David, une croix Zvastika (http://fr.wikipedia.org/wiki/Svastika) levogyre, une croix de Lorraine, une croix potencée, un symbole de l’infini, la grande Ourse, l’étoile du sud, la constellation d’Orion, du petit baigneur, ou du petit cheval blanc. Non, elle voulait une étoile à cinq branches ou pentagramme étoilé…
QUE CA A FAIRE QUE DE SE PRENDRE LA TETE POUR UNE ETOILE DANS LE PETIT BOIS. Nous n’en avions pas rêvé, elle l’a fait !
Dans des cas comme celui-là, je discute avec Pulchérie APRES, quand elle trouve que le blanc c’est moche et que finalement ce serait mieux en vert, ce qui m’ôte le plaisir de lui faire reconnaître que j’avais raison (elle déteste). Ce que je pensais dès le départ, mais si je m’étais prononcée, rien que pour me contrarier (farpaitement), elle aurait fait projeter des paillettes sur le blanc pour qu’il flamboie.
Bref, une fois les chaussettes des deux gendres pleines de blanc lavable à l’eau, il a fallu dessiner le pentagramme sur le sol en partant bien du centre, Pulchérie ayant bien repéré celui-ci.
Dessiner un pentagramme demande un mode d’emploi précis et tout simple (http://www.kulturica.com/pentagramme.htm). J’ai ramené ma toute petite science (tout en me demandant pourquoi ma fille avait eu cette idée tout à coup, ce qui pour moi n’est pas anodin, car le pentagramme symbolise entre autres : le mariage, le bonheur, l’accomplissement) pour préciser que c’était un symbole ésotérique très fort, et qu’il fallait positionner la dite étoile dans la bonne position.
Laquelle ? C’est une bonne question. Théoriquement quand on arrive, qu’on trébuche sur le rebord de la piste de danse et que l’étoile à cinq branches vous remonte soudain à la gueule (comme une bordure de trottoir l’avait fait à un voisin de mes parents qui rentrait chez lui complètement bourré) on doit voir la branche du haut si l’on n’a pas pété ses lunettes ou perdu ses lentilles de contact.
Albert était plein d’idées, avec Pi2R ou PiR2. Tout faux. Les filles en ont profité pour nous dire que nous étions intoxiqués CM2, mais que pour elles c’était loin (que dire de nous… du coup nous avons ricané en coeur ce qui a rajouté à leur traumatisme primal).
Mrs Bibelot précisait que si les américain avaient un pentagone et non pas un hexagone, un octogone ou un tetragone ce n’était pas pour rien, rapport au symbole. Comme elle a fait du grec ET du latin jusqu’au bac les moustiques atterrés ont fuit. C’était toujours ça de pris… (mais je vous rassure, cela n’a pas duré).
J’ai suggéré à gendre n° 1 de s’étendre dans la peinture sur la piste de danse en prenant la position de “l’Homme” de Léonard de Vinci qui l’avait intégré (l’homme) dans un pentagramme.
Gendre n° 1 s’est opposé formellement à cette proposition digne d’une future belle doche, qui nous aurait permis de tracer l’étoile à cinq branches autour de lui et on se demande pourquoi il était un peu énervé le soir à castorkarma où nous allions acheter de la peinture verte, parce que le blanc sur la piste de danse, finalement c’était moche…
Albert parti en divisant dans sa tête 360° par 5 (je pose mon 9, je retiens 1), les garçons ont essayé de tracer un nouveau pentagramme sur la piste, au moyen de scotch et avec l’aide d’internet, après avoir recouvert la précédente étoile à 5 branches qui pouvait brouiller les pistes, de ce qu’il restait de peinture blanche lavable à l’eau (en s’enfermant dans la peinture, gag à mourir de rire pour les autres).
Gendre n°2 cet inconscient, a déclaré qu’il viendrait le lendemain, dès l’aube, à l’heure où vrombissent les moustiques, peindre la nouvelle étoile, et attaquer le vert.
Le soir, nous sommes allés contempler, Pulchérie et le gentil de retour pour le WE (le vendredi ils bossaient), l’oeuvre d’art, en subissant le blitz des moustiques de retour.
En vert pour le fond, c’était nettement mieux. ON m’aurait demandé mon avis (ON étant ma fille) AVANT, ON aurait économisé 2 pots de peinture blanche…
Mais pour l’étoile à cinq branches, il y a une branche plus étroite que les autres, et je pense qu’elle restera comme ça…
Je l’ai dit… Erreur fatale, mais cela sautait aux yeux comme un coup de pied aux fesses…
Personne n’a répondu. J’ai senti à quel point j’avais gaffé. Parce que la veille, Pulchérie s’était mis la rate au court bouillon (et celle des autres avec) à cause de cette fichue étoile, et que sa soeur et moi avions fini par l’envoyer bouler lui dire qu’il n’y avait qu’à ne pas peindre d’étoile et point barre…
La vie n’est qu’un long calvaire… Pas besoin d’en rajouter pour se la pourrir…
PS : Le 6 juin, outre l’anniversaire du débarquement, c’était les 4 ans de mon blog. J’ai complètement zappé les deux dates…
C’est beau les pubs. J’avais oublié pendant pas mal de temps à ne jamais regarder la TV. Là, je suis un peu réconciliée avec (j’ai dit “un peu”), et donc, j’ai redécouvert les pubs.
Dimanche c’était grandiose. Nous avons fait journée pubs…
- Ma belle soeur est arrivée avec sa nouvelle tenue à 60 Euros : une paire de lunettes fushia. Elle avait oublié les fleurs, mais comme elle était à poil, personne n’y a prêté attention (aux fleurs).
- Mon frère était en train de devenir maboule à force de comparer les occasions du Lion, et toutes les autres voitures, que, bientôt on nous paiera pour les acheter. Il était connecté 100 % pub voiture et on pouvait presque l’entendre crier “j’achète !” comme un traider véritable .
- Mais mon père n’a pas cru bon le reprendre. Il mangeait du boeuf. En entrée, en plat de résistance, en lieu et place des fromages et dessert. Car qui mange du boeuf mange du boeuf. Il n’a pas arrêté de nous dire que ça ne voulait rien dire, mais c’était comme ça : il mangeait du boeuf.
- Mon neveu aussi d’ailleurs, qui piquait dans l’assiette de son grand père qui lui faisait miroiter le jour où, grâce au boeuf, il ferait West Point.
- Pendant ce temps là, ma nièce se rongeait les coudes pour séparer les moutons avec juste 3 cordes. Ouais, parfaitement, à table. Ca ne se fait pas… Mais la console machin, c’est la console machin.
- Elle m’a prêté la console pour un programme bidon qui m’a révélé que j’avais l’âge mental d’une femme de 89 ans, c’est de la daube. J’aurais bien voulu pouvoir dire “je me sens à l’aise dans ma quarantaine, j’ai le cerveau d’une femme de 28 ans” (en français dans le texte de la pub)
- Et sa cousine de 4 ans n’était pas choquée d’avoir sa mère à poil mais voulait des tartines de Nutellla, puisque c’est dit tout le temps : avec le boulot qu’elle s’était cognée le matin à jouer avec ses barbies, il lui fallait bien ça.
- Mais ma soeur n’a rien vu concernant les enfants, qui avait amené 2 T Shirt repassés avec une tache. Et Mrs Bibelot lui faisait une démonstration de Vanish dans la salle de bain (sans manger de boeuf). Le temps d’un lavage, essorage, séchage, vous n’avez qu’à compter.
- Pour le dessert il y avait des paniers. Mais SI ! les vrais, les derniers, les trucs aux fruits frais. J’ai amené le dessert : des vavouts comme aurait dit Delphine.
- Super le dessert. Vous savez : quand on les mange, la pub de l’ex été le précisait bien : n’importe qui peut frapper à la porte, on le regarde dans les yeux et puis on retourne à son vavout. C’est ce qu’on a fait avec le voisin qui apparemment nous demandait d’appeler les pompiers vu qu’il avait une panne de fixe ET de portable. N’importe quoi : il s’imaginait qu’on allait lui répondre en mangeant des vavouts, du boeuf, et pour le reste j’en passe…
- Mon beau frère n’était pas là, il est parti faire le tour du monde à reculons…
- Ma tante n’était pas là non plus, elle s’était retrouvée statufiée par du plâtre à prise rapide dans un magasin où une conne avait payé par chèque. 2 heures pour la dégager…
Ce fut un dimanche magnifique ! Comme les pubs…
Edit du soir (espoir). Le jeu finalement c’est de reconnaître le produit. Dans le cas contraire, la pub a loupé son but…