Compte rendu… (3)
A l’annonce faite par papa, je ressors aussi sec en allumant la lumière extérieure.
Merde alors, c’est vrai, ce fichu pneu est dégonflé de moitié.
Jean-Poirotte a l’art de la question qui tue :
La vie n’est qu’un long calvaire…
Bienvenue sur le blog de la Gentille sorcière.
A l’annonce faite par papa, je ressors aussi sec en allumant la lumière extérieure.
Merde alors, c’est vrai, ce fichu pneu est dégonflé de moitié.
Jean-Poirotte a l’art de la question qui tue :
Posté le 6 février '12 par Calpurnia, dans Histoire de sorcière, Nos grands moments de solitude. 2 Commentaires.
Tout était simple que je croyais, pour aller faire du comparatif de prix ça et là (moi qui adore faire les magasins, j’étais servie à l’avance, d’ailleurs je cachais achement ma joie).
Oui, je suis une fausse femme, je déteste faire les magasins…
Sauf que, la vie n’étant qu’un long calvaire :
C’est là que les choses se gâtent, car quand j’arrive le lundi, pour le thé quotidien avec Mrs Bibelot, elle me précise que cette visite chez “Boulanger” qui comme son nom ne l’indique pas, vend de tout, sauf du pain, “tombe bien”.
Quand ma mère me dit qu’une expédition “tombe bien“, cela me fait le même effet que quand les filles me disent “ne t’inquiète pas maman“. Je sens le coup fourré.
Mon instinct toujours très sûr ne me trompe pas, car elle me sort une liste :
Aïe Aïe Aîe… Mon père qui a RV avec son cardiologue (big brother qui inspecte le défibrillateur implanté), se marre doucement devant ma mine consternavrée…
Premier arrêt à la pharmacie et pourquoi pas en même temps, au tabac…
Puis arrivée chez Boulanger, non sans mal, Mrs Bibelot qui conduit, ne connait pas ou très peu le secteur.
Donc, arrivée finalement chez Boulanger qui ne vend pas de pain, où les choses vont encore empirer rapidement…
Car la vie n’est vraiment qu’un long calvaire…
Posté le 15 décembre '10 par Calpurnia, dans Dans la série Diabolique, Nos grands moments de solitude. 8 Commentaires.
Un beau matin de tout fin octobre parfois, on descend pour prendre la miraculeuse voiture et là : paf : c’est gelé.
On arrive au boulot avec 1/4 d’heure de retard, parce que c’est le temps qu’il faut à l’andouille de voiture, pour pouvoir circuler sans givre aucun et une visibilité obligatoire et de bon aloi.
Ce n’est qu’un début : continuons le combat.
Désormais, on scrute la météo autrement que pour savoir si l’on mettra la petite robe ou pas. Non, on veut savoir s’il ne faut pas sacrifier 1/4 d’heure de sommeil pour gratter le pare brise (perspective enivrante).
Certains hivers sont cléments : on gratte deux ou trois fois le pare brise, on va s’acheter le petit gant qui va bien avec la spatule au bout, et hop, plus besoin de gratter : tout s’est radouci comme par miracle. Ce sera pendant les saints de glace, quand on ne s’y attend plus, qu’il faudra encore gratter une dernière fois et prendre 1/4 d’heure de retard.
D’autres hivers s’incrustent, enfin redeviennent ce qu’ils étaient jadis mais on l’a oublié. Et que je te neige, et que je te gèle à moins 6°, et que je te neige par dessus, du coup ça tient. Et si l’on n’a pas une place attitrée, il faut être certaine de ne pas gratter la mauvaise voiture. Parce que sur le coup ça vous semble drôle mais ça ne l’est pas du tout.
Chaque matin, on part en pestant, les mains glacées, les pieds congelés, le nez en gargouille. Le pire étant le verglas qui en plus vous ruine vos essuies glace en deux temps et trois mouvements quand on “vérifie” que c’est bien de la flotte maintenant que cela chauffe, et non plus de la glace (cela ne mérite même plus le nom de givre).
Déjà qu’il faut marcher comme une petite vieille pour ne pas prendre un gadin…
Et là on le découvre au hasard : il n’y a pas qu’à pied que cela glisse… En voiture aussi, et pour celui d’en face ça glissait aussi, et il roulait bien plus vite que nous.
Et faire le constat amiable, en escarpins, dans la neige pourtant théoriquement salée par la maréchaussée : c’est un coup à choper des engelures.
Quant aux escarpins n’en parlons plus : le sel les a définitivement ruinés…
Sinon, il parait que l’hiver pour certains, est une belle saison, que le gel c’est bon pour la nature, et qu’enfin on retrouve de vrais saisons…
C’est fou ce que cela peut nous rendre heureuses, au petit matin, quand il faut s’occuper de la voiture… D’ailleurs si vous observez bien, tous les gratteurs ont un sourire extatique sur les lèvres…
Posté le 11 février '10 par Calpurnia, dans On achève bien les chevaux.... 19 Commentaires.
Filou (pas de nom de code), c’est le chat de mes parents. Un très beau chat. Un très gros chat dont la fourrure est impressionnante.
Ce qui permet à Mrs Bibelot de prétendre avec une mauvaise foi criante qu’il n’est pas si gros que ça, mais le poil touffu n’explique pas tout NON PLUS. Il n’y a qu’à le prendre dans les bras pour constater que filou pourrait perdre un peu de poids…
Contrairement à Diabolos qui est un chat d’appartement, sans que l’on sache s’il l’a toujours été, Filou est un chat qui sort, qui chasse (c’est un tueur), qui l’été passe sa nuit dehors à l’affut comme tous les félins. Bref Filou est un chat qui vit une vraie vie de chat… et l’a toujours vécue.
Et Filou nous en veut à mort de détraquer le temps à l’automne, ou l’été même. Comme Diabolos qui sort sur le balcon en juillet et qui rentre en m’engueulant parce qu’il pleut et que c’est scandaleux. Franchement, je pourrais faire un effort non ?
Pour eux, c’est nous qui détraquons le temps.
Et Filou n’apprécie pas du tout, mais pas du tout la neige. D’ailleurs c’est simple, météo france, il lui dit merde (en miaulant, mais le ton y est).
Jeudi 7 il a émergé d’un lit quelconque, en demandant la porte. Est resté perplexe devant la couche de neige (20 cm). Il nous avait déjà fait le coup lors de la petite chute de décembre. Il a filé un coup de patte dans la neige, a créé une boule après laquelle il s’est mis à courir, puis s’est réfugié sous la voiture de Jean Poirotte d’un air indigné ET perplexe.
Puis dare dare il a demandé à rentrer. Cela se passait côté “cour”.
Il a semblé réfléchir un petit moment, puis a demandé à sortir côté “jardin”. On ne sait jamais, dès fois que dans le jardin cela soit plus acceptable.
Que Nenni ! Nous l’avons donc vu se planter d’un air désespéré, devant la fenêtre de la cuisine donnant sur le jardin, pour qu’on lui ouvre la porte de toute urgence.
Je ne vous raconte pas à quelle allure il rentre, en nous chantant Ramona sur tous les tons…
Entre le 7 janvier et la fonte, il a passé son temps à réclamer la porte d’un côté, à rentrer, à sortir de l’autre côté pour redemander à rentrer illico presto…
Le froid, il peut supporter vu son poil, mais la neige pour les papattes, c’est très désagréable, c’est tout mouillé, et c’est très froid…
Quand c’est que vous retirez ce truc blanc immonde qui m’empêche de faire mon métier de prédateur ?
Puisque c’est comme ça je vais me recoucher sur le radiateur sur lequel maman m’a mis une couecouette ! Et je vais dormir 17 heures, d’abord…
Parce que cela fait aussi partie de mon métier de félin : dormir !
D’autant que pour faire fondre la neige, Mr ou Mrs Météo envoie de la pluie ou du brouillard, en tous cas, c’est toujours tout mouillé partout. Fuck Mr ou Mrs Météo !
La vie n’est qu’un long calvaire !
(Pour comprendre son état d’esprit, vous n’avez qu’à voir la catégorie que je lui ai choisie (et oui, ce n’est pas forcément moi…))
Posté le 20 janvier '10 par Calpurnia, dans Je vous merde tous !. 32 Commentaires.
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